Catégorie : 02 Une vie, une oeuvre, une date

  • L’ancienne chocolaterie Menier ouvre ses portes dimanche …

    L’ancienne chocolaterie Menier ouvre ses portes dimanche …

    Noisiel s’apprête à célébrer les 34e journées européennes du patrimoine, samedi 16 et dimanche 17 septembre. La ville et en particulier sa chocolaterie sont imprégnées du souvenir. L’ancienne installation Menier pourra être visitée dimanche.

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    L’ancienne chocolaterie, symbole de la réussite industrielle française, aujourd’hui siège de Nestlé, ouvre ses portes dimanche. Chaque année, la visite attire plus de 30 000 visiteurs lors de journées du patrimoine.

    Les Noisieliens ont payé un lourd tribut pendant la Première Guerre mondiale. Ainsi, 294 Noisiéliens ont été mobilisés, soit 40 % de la population de la cité ouvrière Menier.

    Pub-Menier
    Située dans le parc Louis-Guilbert, la maison de retraite portait alors le nom de Claire Menier. Il s’agit du dernier édifice construit en 1898 par les Menier, grande famille d’industriels chocolatiers dont l’histoire de la commune est indissociable.

    La maison de retraite devient un hôpital militaire

    Maison-de-retraite claire menier
    L’établissement a été conçu pour les ouvriers en retraite. Son emplacement surplombe l’usine et la cité ouvrière. Après la première bataille de la Marne, qui s’est déroulée à 12 kilomètres d’ici, la maison de retraite est devenue, de novembre 1914 à avril 1919, un hôpital militaire complémentaire (n° 8) près du front.

    Dirigé par Alexis Carrel, chirurgien réputé et prix Nobel de médecine en 1912, il a été aménagé pour recevoir une centaine de blessés accueillis par une quinzaine d’infirmiers et infirmières. Près de 2000 blessés y ont séjourné pendant la guerre. La paix revenue, le bâtiment a repris sa fonction de maison de retraite, avant de devenir aujourd’hui la Maison départementale des solidarités.

    Un cimetière où reposent Français et Allemands

    Cimetière 18 soldats
    Dans le cimetière reposent des combattants français et allemands de la guerre de 1870, auxquels se sont ajoutées les sépultures de dix-huit soldats français décédés à l’hôpital militaire de Noisiel.

    Le cimetière abrite également un monument à la mémoire des 96 Noisieliens morts lors du conflit 1914-1918. Il a été érigé en 1919 et inauguré en mai 1922 par de nombreuses personnalités, dont Gaston Menier (alors sénateur), le maréchal Joffre et le maréchal Pétain.

    « Porté disparu »

    La tragique histoire de Lucien Ribottet est gravée dans l’histoire de la commune. Âgé de 19 ans et demi, garde-champêtre connu de tous les habitants, il venait de se fiancer avant de partir avec son régiment d’infanterie (1 500 hommes) en Argonne où il a été porté disparu, le 13 juillet 1915, après l’explosion d’un obus sur le champ de bataille.

    Du chocolat pour les poilus

    Jusqu’à l’année 1917 qui a vu le rationnement du sucre, l’usine Menier a tourné à plein régime car le chocolat est entré dans la ration de combat du soldat (120 grammes). Pour remplacer les 294 hommes partis au front, 118 hommes ont été nouvellement embauchés et les femmes, comme partout dans le pays, ont joué un rôle prépondérant.

    Dans l’attente d’une lettre de l’être cher parti au front, la vie s’est organisé et poursuivie malgré la peur de « la grosse Bertha » qui a bombardé Paris en 1918 et un bombardement aérien du triage ferroviaire de Vaires-sur-Marne qui a causé, la même année, une trentaine de morts.

    Rechercher un aïeul

    Les familles ont la possibilité de consulter la fiche militaire d’un aïeul dans la base nominative des morts pour la France de la Première Guerre mondiale qui ont tous été recensés par le ministère de la Défense. Serge Moroy

     Mémoire des hommes parcours individuels

  • Kazimir Malevitch, abstraction fondée sur la géométrie et la couleur pure

    Kazimir Malevitch, abstraction fondée sur la géométrie et la couleur pure

    1917, Malevitch écrit: "Alors que le monde est occupé par le péché de la grande boucherie des peuples" … il faut jeter à l'art "une bouée dans cette mer de sang

    Activiste autant qu'artiste il est fondateur d'un mouvement qu'il nomme suprématisme, le "Carré noir sur fond blanc" peint et exposé en 1915 en étant le manifeste.

    Le Monde du 5 août 2017 lui consacre une page…

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    Quelques photos prises dans différents musées de Russie

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    Découvrez les productions de la classe maternelle d'Emma…

     

  • Acquisitions juin 2017

    Acquisitions juin 2017

     

    Simone veil

    Simone Veil, née le 13 juillet 1927 à Nice et morte le 30 juin 2017 à Paris.

    Son combat, le droit des femmes… C'est un symbole qui nous quitte.

    SIMONE, ÉTERNELLE REBELLE

    SARAH BRIAND

    POCHE

    Son destin fascine et intrigue.

    Simone Veil, femme engagée, ministre, présidente du Parlement européen, a soutenu la loi pour le droit à l'avortement.

    Avec des témoignages inédits, Sarah Briand retrace son parcours : son retour des camps de la mort, les coulisses de ses combats politiques, les blessures et les drames qui ont émaillé sa vie.

    Une plongée dans l'intimité d'une combattante.

    Journaliste à France 2, Sarah Briand est également réalisatrice de documentaires pour l'émission de Laurent Delahousse " Un jour, un destin ", et auteure du film Simone Veil, l'instinct de vie.


    Juin 2017
    Un anniversaire au poil,
    Sonia Dagotor

    Le plus beau reste à venir, Hélène Clément

    Cartes postales de Grèce, Victoria Hislop

    Les indésirables, Diane Ducret

    Avant que les ombres s’effacent, Louis Philippe Dalembert

    Miss cyclone, Laurence Peyrin

    Le porte feuille rouge, Anne Delaflotte Mehdevi 

    Tu me retrouveras, Matthew Filzsimmons

    De cauchemar et de feu, Nicolas Lebel

    Une très légère oscillation, Sylvain Tesson

    Pour le meilleur et pour le pire, M.C. Beaton

  • Simone éternelle rebelle, Sarah Briand

    Simone éternelle rebelle, Sarah Briand

     

    Simone veilSIMONE, ÉTERNELLE REBELLE

    SARAH BRIAND

    POCHE

     

    Son destin fascine et intrigue.

    Simone Veil, femme engagée, ministre, présidente du Parlement européen, a soutenu la loi pour le droit à l'avortement.

    Avec des témoignages inédits, Sarah Briand retrace son parcours : son retour des camps de la mort, les coulisses de ses combats politiques, les blessures et les drames qui ont émaillé sa vie.

    Une plongée dans l'intimité d'une combattante.

    Simone Veil, née le 13 juillet 1927 à Nice, est morte le 30 juin 2017 à Paris.

    Son combat: le droit des femmes… C'est un symbole qui nous quitte.


    Journaliste à France 2, Sarah Briand est également réalisatrice de documentaires pour l'émission de Laurent Delahousse " Un jour, un destin ", et auteure du film Simone Veil, l'instinct de vie.

  • Sonia Dagotor livre un roman rafraîchissant pour l’été…

    Sonia Dagotor livre un roman rafraîchissant pour l’été…

    Claye-sonia-dagotor-1
    Sonia Dagotor dédicaçait, dimanche 18 juin, son 4e roman au magasin Cultura de Claye-Souilly. Son héroïne, Julie, 30 ans et célibataire, se retrouve dans la peau d’un homme.

    Le roman de Sonia Dagotor, auteur de 39 ans, a reçu le troisième prix au concours 2016 des Plumes francophones (sur 1174 candidats) et affiche déjà un beau score avec plus de 500 exemplaires vendus avant l’été.

    « Le  concours des Plumes francophones d’Amazon a donné une belle visibilité à mon roman. Il a surpris le jury par sa pertinence et sa drôlerie, ce qui lui a permis d’atteindre le sommet du fameux Top 100 Kindle et de trouver finalement un éditeur » confie la jeune femme avec enthousiasme.

    « J’avais envie de me prouver quelque chose »

    En 2012, Sonia s’est lancé le défi d’écrire une trilogie : Épouse, Mère et working girl. Occupant un poste de responsable dans la grande distribution, rien ne la prédisposait à écrire des livres. Elle résidait à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), avait deux jeunes enfants et un travail chronophage. Malgré un emploi du temps chargé, chaque soir, quand les enfants étaient couchés, elle avait rendez-vous avec ses personnages et inventait des histoires dans lesquelles chacun, homme ou femme, toutes générations confondues, peut se retrouver. Son roman, publié en trois tomes et à compte d’auteur, fait un tabac avec 12 000 exemplaires vendus sur Amazon.

    Un conte des temps modernes

    Il n’en fallait pas plus pour l’encourager à poursuivre les récits romanesques. Le dernier, Un anniversaire au poil ! est sorti en mai. « Suite à son vœu, Julie, célibataire, se réveille un matin dans la peau d’un homme. Elle ou plutôt il, ressemble un peu à l’acteur canadien Ryan Gosling. Cela donne lieu à des situations cocasses et coquines car elle ne sait pas trop comment elle doit réagir dans ce corps d’homme. A travers l’expérience inédite, elle va comprendre certaines situations… Au-delà des clichés, ce roman est positif, plein d’espoir, d’amour et d’humour. Il apporte un bon moment de détente et n’a pas vocation à apprendre quoi que ce soit » avance Sonia. Pour l’auteur, ce n’est pas tant l’analyse des autres que l’analyse de soi qui est intéressante.

    Dans le carnet intime de Julie

    Son héroïne tient un petit carnet rouge dans lequel elle consigne ses réflexions. Parmi celles-ci figure : « L’homme fait pipi sur les bords. C’est normal, surtout quand il est en érection. Pour mieux viser, il vaut mieux s’asseoir. L’homme a plein de copains et surtout plein de copines. L’homme prend soin de lui. Il n’aime pas le ménage, il délègue (y compris le repassage). Il dit beaucoup de vulgarités, mais cela ne fait pas de lui une mauvaise personne. Il est généreux, n’aime pas qu’il puisse y avoir une ambiguïté sur sa sexualité ».

    Toutefois la 56e et dernière remarque du carnet de Julie concerne la femme : « Elle est chiante, exigeante, râle tout le temps, se prend la tête pour rien, se pose mille questions et ne sait pas ce qu’elle veut. Pour comprendre un homme, il faudrait déjà se comprendre soi-même ! »

    « Son roman est rafraîchissant »

    Claye-sonia-dagotor-3
    Christine, Nathalie et Karen, la quarantaine, sont des amies de Sonia, résidant à Claye-Souilly et ses environs. Toutes les trois adorent son style et son humour. « Il y a toujours un moment où l’on se retrouve dedans » confie Karen.  « Je suis maman de trois enfants et, à l’époque actuelle, on essaie de jongler entre les vies professionnelle et personnelle. Ma priorité reste ma famille mais, malgré tout, je ne veux pas passer à côté d’une carrière ; d’où la nécessité de concilier les deux et d’accomplir un double travail. Le roman de Sonia est rafraîchissant : il traite le sujet de façon humoristique, mais sur fond de réalisme » avoue Christine. Nathalie n’a pas encore lu le dernier roman de Sonia, mais a promis de le faire durant les vacances.

    Toujours aussi inspirée, Sonia publiera son 5e roman vers l’automne. « Cette fois, on retourne dans la vraie vie. Ce sera mon devoir de vacances » a confié la jeune femme en souriant. S. Moroy

    Un anniversaire au poil !

    La vie sentimentale de Julie ressemble à un désert, une catastrophe. Pour preuve, le soir de son 30e anniversaire, elle est seule avec une bouteille de vin pour unique compagnie. Elle n’a rien d’autre à faire que de se demander pourquoi ça n’a jamais marché avec les hommes. A minuit, l’heure précise de sa naissance, dépitée mais voulant sauver malgré tout la face, elle plante une bougie d’anniversaire sur un cupcake et formule un vœu : « Je veux enfin comprendre les hommes ». Le lendemain matin, on ne sait par quel miracle, son vœu a été exaucé : elle se réveille dans la peau d’un homme. Au secours !
    Et Julie va enfin comprendre pourquoi un homme ne fait jamais le ménage, se plaint quand il est malade, aime le football et rêve (beaucoup) de sexe. Et si Julie découvrait aussi le véritable secret des hommes, celui qu’ils dissimulent derrière une carapace dès que l’on parle de sentiments ?
    270 pages – City Editions – Prix : 16,90 €.

  • Villevaudé, patrimoine: Le blason

    Villevaudé, patrimoine: Le blason


    Blason (2)Photo: Pièce en plâtre offerte à la bibliothèque par François Chauvin, artiste plasticien, peintre fresquiste et aérographe, ami, qui a disparu malheureusement trop tôt.. Elle a été restaurée par l'équipe de staffeurs des amis du sculpteur Charles Gadenne…


    Savez-vous comment est né notre blason?

    Après le décès en 1784 de la dernière « dame » de la seigneurie de Montjay, Marie Elisabeth Eléonore Aguenin le Duc (enterrée dans l’église), son fils Jean Hallé de Frettevile lèguera tous ses biens, en particulier le château (l'actuel château du Poitou,  maison de retraite SNCF) , à Charles Philippe Bajot de Conantre, Baron d'Empire, maire de Villevaudé.

    Le 14 mai 1823, le fils et la fille de Charles Philippe Bajot de Conantre épousent la fille et le fils de Laurent Symonet, écuyer, maire de Villiers-sous-Chatillon (Marne)

    0blason commune

    Villevaudé adopte comme emblème les armoiries de ces deux familles encore sculptées sur le plafond en bois, à l’entrée de l’église  saint Marcel de Villevaudé.

    1 blas

    2armes blasonLe blason de Villevaudé

    A gauche : Sur fond bleu azur croix de Saint-André (écartelée en sautoir et ondée), du blanc argent au milieu or (semi de points). 2 lions – 1 en haut, 1 en bas – 2 têtes 1 à gauche et 1 à droite.

    A droite : Écusson fascé – 2 étoiles à 5 bandes or – 1 croissant argent – hachures horizontales bleu azur – 3 bandes : 1ère argent ; 2ème semi de points d’or ; 3ème argent – hachures verticales rouges (de gueule).

    Couronne 9 perles

    3

    La frise chronologique détaillée de l'histoire de Villevaudé depuis l'an 1000 est visible en bibliothèque… Nous vous invitons à la consulter aux heures d'ouverture des locaux…

    1 - Copie

    2 - Copie

    Villev

    Les merisiers

    "Un siècle à Villevaudé", réalisé par Monique Mazoyer, et disponible à la bibliothèque…

    Un siècle a villevaude 001

  • Un bleuet pour mémoire

    Un bleuet pour mémoire

    Bleuet
    Si les britanniques ont choisi le coquelicot (poppy), les français ont adopté le bleuet. Ces fleurs des champs abondaient sur les champs de bataille… rouge comme le sang des hommes pour le coquelicot, bleu-horizon comme la tenue des poilus pour le bleuet  ..

    L’initiative de la création du bleuet revint à deux infirmières, Charlotte Malleterre et Suzanne Lenhardt qui, dès 1916, confectionnent des bleuets en papier et en tissu pour les vendre au profit des blessés de guerre.

    La réinsertion professionnelle des quatre millions de blessés français au sortir du conflit, parmi lesquels 300 000 mutilés, est en effet problématique. Le loi Lugol de 1919 leur accorde des pensions d’invalidité trop faibles pour leur permettre de vivre : il n’est pas rare de voir d’anciens héros de 14-18 réduits à la mendicité.

    Parce que cette situation est inacceptable, l’œuvre du muguet continue donc de plus belle et, en 1928, les ateliers qui emploient uniquement des mutilés sont installés aux Invalides avec le soutien du président de la République Gaston Doumergue.

    La vente des bleuets, commencée dans les rues de paris le 11 novembre 1934, s’étend bientôt sur toute la France.

    Depuis 1935, l’État officialise la vente de l’insigne le 11 novembre, date à laquelle vient plus tard s’adjoindre le 8 mai, victoire de la Seconde Guerre mondiale.

    Aujourd’hui, grâce à des dizaines de milliers de bénévoles qui parcourent les rues du pays en proposant la fleur du souvenir, l’œuvre Nationale du Bleuet de France, reconnue d’utilité publique et désormais placée sous l’autorité des Anciens Combattants et Victimes de Guerre, continue d’agir pour la solidarité et la transmission de la mémoire.

  • 1917, L’année qui a changé le monde, Jean-Christophe Buisson

    1917, L’année qui a changé le monde, Jean-Christophe Buisson

    19171917

    L'ANNÉE QUI A CHANGÉ LE MONDE

    JEAN-CHRISTOPHE BUISSON

    PERRIN

    L'album du centenaire, par un des plus grands écrivains d'histoire actuels.

    1917 est une année cardinale non seulement dans le déroulement de la Première Guerre mondiale mais plus largement dans l'histoire du monde.

    1917, c'est d'abord l'année des deux révolutions en Russie, prélude à la fondation du premier État communiste et au développement d'une idéologie qui bouleversera tout le XXe siècle. C'est aussi l'année où, pour la première fois, les États-Unis interviennent militairement en Europe, inaugurant leur leadership sur la planète.

    1917, c'est également l'année de la déclaration Balfour, qui promet aux Juifs la création d'un État ; l'apparition de la notion de " guerre totale " ; l'émergence du mouvement dada et l'invention du terme de surréalisme. Mais aussi et encore : la naissance de l'art conceptuel, le premier disque de jazz, la création de la Coupe de France de football, l'épopée de Lawrence d'Arabie, les apparitions de la Vierge à Fatima, les exploits aériens de " l'as des as " et du " baron rouge "…

    L'ambition de cet ouvrage novateur est de révéler tous ces aspects à l'aide d'une chronologie-monde sélective, très écrite, commentée et superbement illustrée. Une vingtaine de focus sont également proposés pour raconter les 1917 de personnalités en devenir : Hitler, Staline, de Gaulle, Churchill, Roosevelt, Mussolini, mais aussi Céline, Proust, Picasso, Marie Curie, Freud, Einstein et quelques autres.

    En ressort la conviction que cette année sans pareille aura creusé la tombe de l'Europe des Empires au profit d'une nouvelle ère où la mondialisation de la puissance marchera de pair avec le progrès technique et la brutalisation des êtres.

  • 1917, L’année qui a changé le monde, Jean-Christophe Buisson

    19171917

    L'ANNÉE QUI A CHANGÉ LE MONDE

    JEAN-CHRISTOPHE BUISSON

    PERRIN

    L'album du centenaire, par un des plus grands écrivains d'histoire actuels.

    1917 est une année cardinale non seulement dans le déroulement de la Première Guerre mondiale mais plus largement dans l'histoire du monde.

    1917, c'est d'abord l'année des deux révolutions en Russie, prélude à la fondation du premier État communiste et au développement d'une idéologie qui bouleversera tout le XXe siècle. C'est aussi l'année où, pour la première fois, les États-Unis interviennent militairement en Europe, inaugurant leur leadership sur la planète.

    1917, c'est également l'année de la déclaration Balfour, qui promet aux Juifs la création d'un État ; l'apparition de la notion de " guerre totale " ; l'émergence du mouvement dada et l'invention du terme de surréalisme. Mais aussi et encore : la naissance de l'art conceptuel, le premier disque de jazz, la création de la Coupe de France de football, l'épopée de Lawrence d'Arabie, les apparitions de la Vierge à Fatima, les exploits aériens de " l'as des as " et du " baron rouge "…

    L'ambition de cet ouvrage novateur est de révéler tous ces aspects à l'aide d'une chronologie-monde sélective, très écrite, commentée et superbement illustrée. Une vingtaine de focus sont également proposés pour raconter les 1917 de personnalités en devenir : Hitler, Staline, de Gaulle, Churchill, Roosevelt, Mussolini, mais aussi Céline, Proust, Picasso, Marie Curie, Freud, Einstein et quelques autres.

    En ressort la conviction que cette année sans pareille aura creusé la tombe de l'Europe des Empires au profit d'une nouvelle ère où la mondialisation de la puissance marchera de pair avec le progrès technique et la brutalisation des êtres.

  • Le baron Pierre-François Percy

    Le baron Pierre-François Percy

    Maison natale de Percy à Montagney 70 - CopieMaison natale de Pierre-François Percy

    Pierre-François Percy est né le 28 octobre 1754 à Montagney en Franche-Comté. Fils de chirurgien, le jeune Pierre-François étudie à Besançon puis à Paris et fut reçu docteur en médecine à 20 ans. Le 20 juin 1776, il entre dans la gendarmerie de Lunéville comme aide-chirurgien, il y reste cinq ans et y apprend l'art vétérinaire. Puis en 1782, il entre avec le grade de chirurgien-major dans le régiment de Berry-cavalerie. En 1784, il obtient le premier prix de l'Académie de chirurgie grâce à une étude sur les bistouris.

    Correspondance
    Lorsque les guerres de la Révolution commencèrent, en 1792, il se trouve par sa position à la tête du service de santé : d'abord chirurgien à l'armée du Nord, le 1er juin 1792, puis successivement , chirurgien en chef à l'armée de la Moselle, le 15 Germinal An 3, à l'hôpital du Val de Grâce, le 7 brumaire An 4, à l'armée du Rhin et Moselle, le 10 Floréal an 4, à l'armée d'Allemagne, le 24 Vendémiaire an 6, à l'armée d'Angleterre, le 28 Pluviôse An 6, à l'armée de Mayenne, le 12 Brumaire An 7 et à l'armée du Rhin le 27 Nivôse An 8. En 1802, le 29 Germinal An 10, il écrit une lettre au général Bonaparte, Premier Consul de la République française, il se désigne "Percy ex-chirurgien en chef d'armée" :

    " Mon Général

    IMG_3210 - CopieVous avez plusieurs fois daigné me marquer votre satisfaction des services que je me suis efforcé de rendre aux armées, pendant toute la durée d'une guerre que vous avez si glorieusement terminée, c'est m'en avoir accordé le prix le plus honorable et le plus flatteur….. Veuillez, mon Général me faire jouir, pendant la paix, des appointements affectés au grade, non de premier chirurgien des armées de la République ( ce titre a été donné sous le ministère Carnot, à un autre individu qui n'a pas quitté Paris ) mais en ma qualité de simple chirurgien en chef d'armée. Ou bien nommez-moi Inspecteur des hôpitaux militaires et ordonnez qu'on me fasse voyager pour vérifier et faire cesser, s'il est possible, les plaintes, les abus et les désordres de toutes espèces auxquels le nouveau mode de service de santé militaire donne lieu chaque jour, tant dans les Corps armés, que dans les hospices et les hôpitaux…" La lettre a porté ses fruits car le 1er Prairial An 10 ( 21 mai 1802 ), on trouve Percy, chirurgien inspecteur des hôpitaux de l'Intérieur.

    Percy approchait cependant de la cinquantaine sans que la vie absorbante qu'il menait lui eût jusqu'alors permis de songer à se créer un intérieur. Le 12 Prairial  an 10 (1er juin 1802), il épousa Mlle Rosalie- Claudine Wolff. Les lettres de Percy abondent en témoignages de l'amour qu'il portait à la compagne de sa vie.

    Bordeaux château"La petite campagne"

    C'est aussi à cette époque qu'il achète sa maison de campagne à Bordeaux, hameau de la commune de Villevaudé  en Seine-et-Marne. Il était heureux à chaque retour de campagne de retrouver son "Petit-Bordeaux", comme il aimait l'appeler et mentionne dans sa correspondance :

    Lettre" De ma Petite Campagne dite de Bordeaux, route de Lagny, département de Seine et Marne." "Rien n'égalait la joie avec laquelle il contemplait ses champs, ses vignes, ses arbres, ses chevaux , ses vaches, sa basse-cour. Suivi de son chien Brillant, il se promenait dans les allées de son jardin ou travaillait de ses propres mains à l'embellissement d'une demeure que lui rendait particulièrement chère la pensée qu'elle était le fruit de ses labeurs. Sa bonté le fit promptement aimer des habitants du petit village de Montjay : sa femme et lui présidaient à leurs divertissements et le jour de sa fête des salves d'artillerie étaient tirées en son honneur."

    On lit dans le Moniteur Universel  du 28 nivôse an 12 (19 janvier 1804), un arrêté signé Bonaparte : " Les citoyens Heurteloup, membre du conseil de santé ; Percy, chirurgien en chef d'armée ; Larrey, chirurgien en chef de la garde des consuls ; Coste, médecin en chef de l'armée des côtes ; Desgenettes, médecin du Val-de-Grâce et Parmentier, pharmacien en chef de l'armée des côtes, sont nommés inspecteurs généraux du service de santé…"

    Percy entre dans la Grande Armée comme chirurgien en chef inspecteur Général, le 1er Pluviôse An 12 .  "La Grande Armée" qui gardera ce nom jusqu'à Waterloo, a été le nom générique donné par Napoléon pour désigner l'armée d'invasion de l'Angleterre basée à Boulogne (ce projet est abandonné suite à l'anéantissement de la flotte française et espagnole à Trafalgar).  Larrey lui, devient chirurgien en chef de la garde Impériale. Napoléon a transformé sa Garde consulaire, simple unité assurant la protection du gouvernement à l'intérieur, en Garde impériale, corps d'armée d'élite entièrement dévoué à sa personne et exposé seulement à la dernière extrémité.

     

     

    (suite…)