Catégorie : 02 Une vie, une oeuvre, une date

  • IVAN PEYCHÈS (1906-1978)

    IVAN PEYCHÈS (1906-1978)

    IVAN PEYCHÈS (2 février 1906 – 30 septembre 1978)

    0Ivan à Sait GobainElu le 12 mai 1969 à l’académie des Sciences

    Ivan Peychès fait partie de ceux qui ont apporté beaucoup à l’humanité, mais dont le nom et l’essentiel de la vie restent ignorés.

    Cet extrait du discours de  Monsieur Hely D’ Oissel, PDG de Saint Gobain, lors de la cérémonie de remise de la Croix de la Légion d’honneur en février 1954 en témoigne :

    « Il nait en 1906 à Libourne, dans cette Gironde qui lui  vaut à la fois ses connaissances sur les vins et sa pointe d’accent.

    Ses études secondaires à l’institution Montesquieu sont brillantes et son père, modeste commerçant, sait en tirer conséquence et faire les sacrifices voulus pour lui permettre de poursuivre ses études secondaires à la faculté de Sciences de Bordeaux.

    Ivan famille

    Ces photos m'ont été envoyées par Florent Gaillard, neveu d'Ivan Peychès.

    Les certificats de licence classiques s’agrémentent de quelques suppléments, tel que celui d’Astronomie approfondie, qui trahissent sa  curiosité d’esprit.

    C’est la préparation du concours d’agrégation… et après un an de service militaire dans l’artillerie lourde, il commence une nouvelle thèse à la Sorbonne : Saint-Gobain le remarque et il est nommé chef du Laboratoire d’Essais Thermiques, alors qu’il vient  à peine d’obtenir en septembre 1936 un poste au Lycée Pierre Loti à Rochefort.

    Mobilisé, il est  emmené en captivité à l’Oflag IV D en Silésie pendant un an.

    Le 1e janvier 1944, il est directeur des recherches au laboratoire de La Villette

    4 Laboratoire de recherches. Saint-GobainLe laboratoire Saint-Gobain Boulevard de La Villette (1956)

    Ses communications l’ont fait connaître dans le monde verrier et dans le monde savant.

    SAINT-GOBAIN

    Son activité intellectuelle ne s’exerce pas uniquement sur le terrain scientifique : il  publie une étude magistrale sur le château fort de Saint Gobain qui témoigne d’une connaissance profonde de l’architecture militaire du XIIIe siècle. »

    5 Chateau saint gobain 001Notes sur le château-fort de Saint-Gobain. L'influence du château et des premières halles sur l'évolution de la manufacture de saint-Gobain, dont le livret m'a été offert par monsieur Glantzlen de Saint Gobain. 

    Nous devons à ce professionnel exceptionnellement doué pour trouver, mais aussi pour diriger des équipes de chercheurs (jusqu’à 500 en fin de carrière) une contribution essentielle au développement de la fusion électrique du verre qui lui valut de se retrouver à 38 ans directeurs de recherche des glaceries Saint-Gobain. Par la suite, Ivan Peychès inventa le procédé TEL utilisé aujourd’hui  dans le monde entier pour la fabrication industrielle de la laine de verre ; on lui doit le procédé JUSANT qui permit à l’époque de fournir les plus grandes glaces du monde pour la Maison de la radio à Paris ; mais ce sont encore les verres isolants, les verres laser, des verres du four solaire d’ Odeillo, les hublots du Concorde qui sont sortis des usines de la Compagnie Saint Gobain.

     

    (suite…)

  • Le camembert des poilus

    Le camembert des poilus

    36Exposition des 15 et 16 novembre à Villevaudé

    De très nombreux fromages doivent leur origine à des monastères qui depuis le moyen âge, transformaient le lait des dîmes en fromages pour le conserver, comme par exemple le munster ou le saint nectaire. Le camembert doit aussi son origine à un religieux : Sous la Révolution française, un prêtre réfractaire briard (les prêtres réfractaires étaient qualifiés de fanatiques, anti-républicains et intolérants par la propagande révolutionnaire) se cachait chez Marie Harel dans le manoir de Beaumancel à Camembert. Dans la tourmente révolutionnaire, le prêtre apprit à Marie Harel à fabriquer des fromages selon la technique du fromage de Brie, dans des moules où Marie fabriquait du livarot. Marie Harel transmit la recette à sa fille et à son gendre qui en développeront la commercialisation en le vendant sur les marchés d’Argentan et de Caen.

    De local, puis régional, Le camembert acquit une réputation nationale.

    Le camembert prit son aspect définitif vers 1900. On importa de Neufchâtel-en-Bray le « penicillium album » qui lui donnera sa croûte fleurie, blanc jaunâtre.

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    Le camembert
    Vers 1910, on inventera sa boîte de copeaux   de peuplier qui l’entoure jusqu’à nos jours. La popularité du camembert sera définitivement assurée par la guerre de 14-18. En effet, si au début de la guerre, le principal fromage fourni aux poilus était le gruyère, le camembert concurrença vite le gruyère en 1917, du fait de sa boîte pratique et son utilisation facile dans les tranchées, et en-cas avec du pain, ce qui conquit l’intendance et les poilus.

    Le camembert restera dans la mémoire populaire et assurera son succès définitif.

    Patrick Delpierre

    Contact: delpierrepm@wanadoo.fr

  • Exposition sur la Grande Guerre à Villevaudé

    Exposition sur la Grande Guerre à Villevaudé

    Affiche distributionVILLEVAUDÉ  - Exposition

    Organisée par l'Association loisirs Jeunes de Villevaudé), une exposition réalisée par Y.Godefroy, présidente de l'association, retrace la chronologie des évènements du conflit et, dans une seconde partie, apporte un éclairage sur ce qui s’est passé dans le village. Intitulée « Villevaudé dans le camp retranché de Paris », cette dernière résulte du travail de M. Mazoyer, membre de la Société d’histoire de Claye et ses environs.

    Villevaudé, un petit village dans la Grande Guerre

    En 1914, le village comptait 585 habitants. L’appellation "camp retranché de Paris" existe depuis la création en 1840 de l’enceinte de Thiers, constituée de 94 bastions autour de Paris et de plusieurs forts militaires. Peu efficace après la guerre de 1870, cette protection sera renforcée avec les forts de Vaujours, Chelles, Villiers et Champigny. Plusieurs régiments ont cantonné dans les trois hameaux (Bordeaux, Montjay, Villevaudé) à partir de 1914, dont les 68e régiment territorial d’infanterie et 4e régiment d’artillerie lourde de Vincennes. Les soldats ont résidé chez l’habitant, et l’état-majour dans les château de Bisy et du Poitou (actuelle maison de retraite SNCF). Tranchées, batteries, barbelés, et même des chemins de fer à voie étroite (60 cm comme celles utilisées par les carriers) ont été installés jusqu’en 1915.

    Photo: La gare de Bordeaux-Pomponnette était un chemin de fer à voie étroite servant au ravitaillement des munitions pour les batteries de Carnetin (Col. privée).

    24Un Zeppelin dans la nuit 

    Paris devient la cible des aéronefs à partir de mars 1915. Un Zeppelin est même aperçu durant la nuit du 20 au 21 mars au dessus de l’église de Villevaudé. Etait-ce celui qui, touché par les défenses anti-aériennes de Paris, tentait de rentrer ? Le 29 janvier 1916, un  raid meurtrier aura lieu, faisant 26 tués et 32 blessés avec 18 bombes larguées sur le 20e arrondissement. Les bombardements s’arrêteront peu après car les aéronefs sont devenus trop vulnérables face à l’utilisation des avions dans le conflit.

    S. Moroy

    Jusqu’au 20 décembre à la bibliothèque de la Roseraie, rue Charles-de-Gaulle. Entrée libre. Lundi et samedi de 10 h 30 à 12 h 30, mardi de 16 h 45 à 18 h, mercredi de 16 h à 19 h

    15 et 16 novembre à la salle des Merisiers: La Grande Guerre en miniature

    Durant le week-end, les Villevaudéens ont eu le loisir de visiter l’exposition sur la Grande Guerre organisée par la municipalité, salle des Merisiers. Parmi les stands, celui de Patrick Delpierre a suscité leur curiosité.

    12patrick delpierrePour cet habitant de Chartres (Eure-et-Loir), ancien comptable de 65 ans, la guerre de 14-18 est une véritable passion. Depuis 2005, il réalise des dioramas militaires (scènes miniatures) avec des figurines 1/32 en plastique ou en plomb qu’il repeint minutieusement avant de les installer dans des décors reconstitués. Les scènes vont de la mobilisation générale du 2 août 1914 jusqu’au monument de Haudroy (Aisne) où deux Allemands se présentèrent le 7 novembre 1918 pour demander l’armistice, en passant par la bataille de la Marne, l’enfer de Verdun, la guerre de tranchées, l’évacuation des blessés… « Un diorama peut nécessiter entre 60 et 80 heures de travail. Il y en a 43 exposés. Le prochain portera sur une roulante, la popote des poilus » précise Patrick.

    Le fromage des poilus (cliquez sur ce lien)

    Un avion de 1916 côtoie des taxis de la Marne rutilants… et des boîtes de camembert de taille réelle. « Le 22 décembre 1917, le syndicat des fabricants du camembert de Normandie vota la production d’une journée par semaine de ce fromage pour les poilus du front. Un million de camemberts par mois ont été livrés jusqu’en 1918 ; ce qui explique qu’il deviendra notre fromage national ». Car, dans sa tenue de colonel du 102° régiment d’infanterie, alors basé à Chartres, Patrick est intarissable sur sa collection, mais aussi l’histoire de sa ville. « Chartres abrita à partir de 1909 un centre d’aviation militaire très actif. Les premiers vols d’aéronefs y eurent lieu et la première école militaire de formation de pilotes en France y fut créée ». Victime de son succès, « le colonel », comme on le surnomme familièrement, a un agenda de ministre. Il exposera à Chamalières (Puy-de-Dôme) le week-end du 21 novembre et a déjà été retenu par la ville de Nemours… pour le 11 novembre 2018 !

    Pour aller sur la page photos, cliquez sur ce lien 

  • Noces d’or à Villevaudé… 50 ans après, c’est toujours oui !

    Noces d’or à Villevaudé… 50 ans après, c’est toujours oui !

    Marceaux marchent vers le bonheur (Copier)Pierrette et Bernard Marceaux sont repassés devant Monsieur le maire, samedi 8 novembre après-midi, pour célébrer leurs noces d’or. Beaucoup d’émotion chez les époux, mais aussi dans la petite salle, soudain bondée, de la mairie. Bernard, 71 ans, est un enfant du pays puisqu’il est arrivé dans le village à l’âge de 2 ans. Pierrette, 71 ans également, vient de Livry-Gargan. Elle a rencontré Bernard à Villevaudé et travaille avec lui dans l’horticulture depuis 1965. Ils créeront la Serre de Montjay-la-Tour, bien connue de tous pour la qualité de ses produits et des conseils prodigués. « La famille que vous avez constituée vous entoure au grand complet. Il y a là vos enfants, petits-enfants, qui ne manquent jamais une occasion de vous rendre visite. Et puis, il y a aussi vos amis, dont le nombre témoigne de votre générosité, de votre tolérance et de votre fidélité » a déclaré le maire Pascal Pian, tout aussi ému pour la célébration de ses premières noces d’or.
     
  • Noces d’or à Villevaudé… 50 ans après, c’est toujours oui !

    Marceaux marchent vers le bonheur (Copier)Pierrette et Bernard Marceaux sont repassés devant Monsieur le maire, samedi 8 novembre après-midi, pour célébrer leurs noces d’or. Beaucoup d’émotion chez les époux, mais aussi dans la petite salle, soudain bondée, de la mairie. Bernard, 71 ans, est un enfant du pays puisqu’il est arrivé dans le village à l’âge de 2 ans. Pierrette, 71 ans également, vient de Livry-Gargan. Elle a rencontré Bernard à Villevaudé et travaille avec lui dans l’horticulture depuis 1965. Ils créeront la Serre de Montjay-la-Tour, bien connue de tous pour la qualité de ses produits et des conseils prodigués. « La famille que vous avez constituée vous entoure au grand complet. Il y a là vos enfants, petits-enfants, qui ne manquent jamais une occasion de vous rendre visite. Et puis, il y a aussi vos amis, dont le nombre témoigne de votre générosité, de votre tolérance et de votre fidélité » a déclaré le maire Pascal Pian, tout aussi ému pour la célébration de ses premières noces d’or.
     
  • Geneviève Bossu, convoyeuse de l’air en 1945

    Geneviève Bossu, convoyeuse de l’air en 1945

    VILLEVAUDE
     
    Elle a rapatrié les déportés et prisonniers de guerre

    Dès mai 1945, des milliers de prisonniers et déportés français ont été ramenés par avion. Ce rapatriement a été le premier et le plus important de l’Histoire. Sa réussite tient au dévouement de plusieurs acteurs : équipages, diplomates, médecins, infirmières, en particulier les IPSA (Infirmières pilotes secouristes de l’air). Une Villevaudéenne était l’une d’elles.

    Mme Bossu"J'ai vu tellement de souffrances, qu'aujourd'hui encore, je m'interdis de me plaindre".

    Geneviève Bossu, née Albinet, aura 95 ans dans trois mois. Coquette et encore alerte, elle porte sur ses semblables un regard plein de bonté, sans jamais se départir du sens de l’humour et de son sourire. Un beau visage, doux et grave, qui aurait pu, en son temps, inspirer Renoir pour l’un de ses célèbres portraits.

    Ispsa dakotLes IPSA devant un Dakota servant à rapatrier les rescapés

    A cause de son frère
    Quand la guerre éclate, Geneviève a 20 ans. Son frère, Roger Albinet (qui sera maire de Villevaudé de 1947 à 1971) est prisonnier en Allemagne. Avec un simple diplôme d’infirmière, elle intègre les IPSA, section aviation de la Croix-Rouge française créée en 1934, pour aller le chercher. « C’est la raison pour laquelle je voulais récupérer les prisonniers, même si je savais que je ne le retrouverais pas forcément ». 
    Première mission sanitaire 
    Son premier départ intervient en avril 1945. Il s’agit de ramener les prisonniers du camp de concentration de Buchenwald, rassemblés au Luxembourg. « On les a installés dans le train, sur des brancards. Ils avaient tous une étiquette autour du cou car certains ne parlaient pas. Il y avait beaucoup de Français et j’ai même retrouvé un cousin ! ». Le 8 mai 1945, jour où Berlin capitule, avec cinq collègues, elle accompagne en ambulance la première armée française (Rhin et Danube) à Mengen. « Les ponts sur le Rhin étaient détruits, le ravitaillement en essence pour l’armée se faisait par avion, de Strasbourg à Mengen. Les avions repartant à vide, il s’agissait de les remplir à raison de trois rotations par jour ». 1935 soldats, dont 560 couchés, seront convoyés dans une centaine d’avions de type Junker ou Dakota. « On voyait tellement de souffrances autour de nous que l’on ne se plaignait pas quand on était fatigué » confie Geneviève. 

    Les rescapées de Ravensbrück
    En août 1945, la voici à Malmoë (Suède) chercher une centaine de femmes que le comte Bernadotte, diplomate suédois, a réussi à extirper du camp de Ravensbrück, deux mois avant la capitulation allemande. Un terrible spectacle. « Elles n’étaient plus que squelettes. Notre crainte était que les parents les fassent manger trop. On les a soignées sur place pendant deux mois avant de les ramener en avion ».

    En mission en afrique 1946 - CopieLa jeune convoyeuse est ensuite détachée au ministère des colonies pour évacuer des familles et des malades bloqués par les guerres à Madagascar, en Afrique, Inde et Indochine. « Les avions n’étant pas rapides et volant assez bas, il fallait 3 jours aller et 3 jours retour pour faire Paris-Dakar » se souvient-elle.

    Une vie très active
    Fin 1946, Geneviève tombe malade. Sa convalescence se passe à Villevaudé, dans la demeure familiale. Elle réussit son diplôme d’infirmière d’État en 1950 et sera monitrice IPSA, puis hôtesse à Air Maroc. En 1956, elle épouse Henry Bossu, directeur des essais chez Panhard, et devient, jusqu’en 1967, infirmière pour l’OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord). En 1968, elle travaille dans un laboratoire puis, jusqu’à sa retraite en 1981, comme infirmière à la Compagnie générale d’électricité. Après la mort de son époux en 1995, elle reste à Villevaudé.

    Mad Bossu 6

     

    Nommée chevalier de l’ordre national du Mérite par décret du 14 novembre 2003, Geneviève aura le privilège d’être décorée le 11 mars 2004 par Geneviève de Galard, l’héroïque convoyeuse de l’air de Diên Bien Phu. 

     

    S. Moroy

     

    16 000 personnes ont été ramenées dans leurs foyers sans aucun incident aérien. Les opérations se sont heureusement déroulées au cours de l’été 1945. Les équipages se sont dépensés physiquement et ont fait preuve de savoir-faire. Les convoyeuses ont montré un dévouement sans limites. R. Barthélémy. Histoire du transport aérien militaire français. Paris, France-Empire, 1981.

  • Frank Alamo

    Frank Alamo


    Frank Alamo
    « Sing c’est la vie »…  chantait-il


    « Je sais qu’un matin bientôt le soleil se lèvera sur un jour
    différent de tous les autres. Puis ce jour-là ce sera le départ pour moi :
    sur un dernier signe de la main, je partirai par un beau matin… 
    ». Comme
    il le chantait dans son tube de 1966 « Sur un dernier signe de la main » illustrant
    son départ au service militaire, Franck Alamo nous a quittés jeudi 11 octobre.
    Définitivement. Il allait fêter son 71e anniversaire le lendemain à
    son domicile parisien. Je l’avais rencontré le 11 juillet 2007 en compagnie d’Annie
    Philippe, également chanteuse, lors d’une expo sur le cinéma au carré Saint-Sulpice
    (Paris 6e). Il était tellement sympathique et enjoué que je n’avais pas hésité
    une seconde à l’aborder pour évoquer brièvement avec lui la fameuse période des
    Scopitones. « J’avais été contacté à
    l’époque par une réalisatrice et productrice qui s’appelait Andrée Davis-Boyer(*)
    pour tourner en 16 mm et en play-back des petits films parce que j’avais fait
    des tubes qui marchaient très bien. Le Scopitone, c’était cette grosse machine
    qui trônait dans les salles de cafés parisiens. Quand les « Yéyés »
    sont arrivés, ils ont mis dedans les premiers films  avec Henri
    Salvador (Zorro est arrivé, etc.) et nous aussi. Nous étions en fait les
    pionniers du clip actuel. C’est un très bon souvenir les années Scopitone
     »
    m’avait-il alors confié en souriant. Franck tournera 4 petits films Scopitones :
    Sing c’est la vie – Sur un dernier signe
    de la main – Da Doo Ron Ron – Allô maillot 38-37
    . Que du bonheur de
    les revoir à l’écran ! « Sing c’est
    la vie, tu pleures ou tu ris, tu n’as pas choisi, tout ça c’est la vie… »


    S. Moroy


    (*) décédée le 10 mars 2012


    Frank Alamo et Annie Philippe en visite à l’espace Saint-Sulpice (Paris
    6
    e) le 11 juillet 2007 (photo Serge Moroy tous droits réservés).

  • Au fourneau et au chevalet, Jean Jacques Albiac

    Au fourneau et au chevalet, Jean Jacques Albiac

    Jean-Jacques Albiac est professeur de cuisine au lycée René-Auffray à Clichy-la-Garenne (92). C’est aussi un peintre confirmé qui cuisine amoureusement ses tableaux en les assaisonnant du sel de sa vie.

    Acdc

    Des portraits, des paysages, mais aussi des scènes de la vie quotidienne. Celle qu’il côtoie notamment dans son travail au lycée, avec ses élèves qu’il prépare au BTS. Installé à Villevaudé depuis 1986, dans la véranda qui est aussi son atelier, des peintures à l’huile sur des toiles de lin ou de coton enduites de blanc d’Espagne ou de gesso pour mieux amplifier le bruit des couleurs et le mélange des saveurs.« Mon inspiration part toujours de sujets quotidiens, simples, inspirés de ma vie personnelle. Pour moi, l’intérêt d’un tableau, c’est qu’il y ait des rencontres, des regards, une expression et un questionnement ». Autodidacte, Jean-Jacques a commencé à peindre à l’âge de 14 ans, même si sa passion le tenaille depuis la fin de la maternelle. Dans les années 80, il suit des cours de dessins à Montauban avant d’aller à Londres pour s’inscrire au Central Art School. Mais sa famille ne voit pas d’un bon œil sa vocation de peintre professionnel. Sa seconde passion étant les arts de la table, Il entre finalement en apprentissage de cuisine-pâtisserie pour parcourir toutes les étapes qui le mèneront à enseigner dans un lycée professionnel pour les métiers de l’hôtellerie et de la restauration.

    Dans la lignée expressionniste  

    Aujourd’hui, à 49 ans, la flamme de la passion brille toujours dans ses yeux bleus. Dans un style qu’il revendique avant tout comme un regard décalé, ses maîtres sont les expressionnistes allemands et norvégiens, dont Edvard Munch reste le chef de fil incontesté. Il ne cache pas non plus son admiration pour Van Goh, Soutine, Francis Bacon, Gehrard Richter, Maurice Utrillo et ses ambiances mélancoliques… « J’ai toujours été très ambitieux dans le sens où je n’ai jamais voulu faire de la peinture pour vendre. J’ai toujours voulu me faire plaisir, donc constamment rajouter une petite difficulté ou bien essayer d’aller plus loin. Autant je peux être rigoureux en cuisine, mais aussi un peu créatif, autant dans la peinture je me lâche vraiment. Je ne suis pas les modes. L’essentiel pour moi est de peindre et je réalise environ 10 tableaux par an. Le mot « Art » n’est pas évident pour moi car il renvoie à une notion de facilité. Je crois plutôt au travail, car ce n’est pas si facile de peindre. D’ailleurs, quand je fais un tableau je suis complètement vidé » reconnaît Jean-Jacques.


    Apoclayse

    A deux pas de Montfermeil

    JJA 3

    Montjay JJA
    Déjà connu dans la région

    Outre des expos dans des lycées professionnels de restauration franciliens, on a pu voir ses oeuvres au salon d’automne 2008 qui se tient à l’espace Auteuil, le plus ancien et renommé salon parisien consacré aux beaux-arts (créé en 1903). Jean-Jacques a exposé en 2010 à la mairie de Chelles, en 2011 au salon des peintres villevaudéens organisé lors des journées du patrimoine. Cette année, au salon de printemps de Courtry, il a reçu le prix du député Yves-Albarello pour l’une de ses toiles expressionnistes, « Roule ta bille mon loulou ».

    Villevaudé, village d’artistes

    Avec Jean-Jacques Albiac, on dénombre actuellement 15 artistes ayant séjourné ou résidant encore dans le village. Des créateurs qui reflètent pratiquement tous les styles : figuratif, naïf, impressionniste, expressionniste, surréaliste, abstrait. Parmi les plus célèbres, citons le peintre impressionniste Frédéric Levé, la peintre surréaliste Leonor Fini, Stanislao Lepri (l’un de ses élèves), le peintre fresquiste et aérographe François Chauvin, Charles Gadenne, le sculpteur de bronze à taille humaine décédé en janvier dernier… Avec une telle pépinière de talents déjà célèbres, et pour certains autres en voie de le devenir, Villevaudé prendra-t-il au fil du temps l’appellation de « petit Barbizon des portes de la Brie » ?

    Serge Moroy

    Légende des photos :

    1 – Jean-Jacques a immortalisé à sa façon la sortie en mai 2011 de « Live at River Plate », le CD du groupe rock AC/CD, dans une rue de Montmartre à Paris 

    2 – « L’apocalypse », dont le second titre aurait pu être « Elle est pas assez cuite ta viande ! » exprime l’univers professionnel, dur et perfectionniste, des écoles de cuisine. Le  chef, en colère, a les yeux rouges.

    3- « A deux pas de Montfermeil ». L’univers de Cosette à la sauce expressionniste façon Jean-Jacques.

    4. Dans sa cuisine

    5- Montjay-la-Tour (collection privée)

  • Décès de Christian Marin

    Décès de Christian Marin

    Christan Marin

    Le comédien
    Christian Marin s’est éteint mercredi 5 septembre à Paris. Il était âgé de 83
    ans. S’il a beaucoup joué au théâtre, ce Lyonnais d’origine a surtout fait le
    bonheur du cinéma français des 60 et 70 en jouant dans un grand nombre de films
    boudés par le cénacle des cinéphiles, mais très prisés du grand public. Le public
    retiendra principalement ses rôles au côté de Louis de Funès dans l’hilarante
    série des Gendarmes et dans « Les chevaliers du ciel », feuilleton
    diffusé à la télévision pendant l’âge d’or de l’ORTF (voir ci-dessous) où il campa,
    avec son air ahuri et sa silhouette dégingandée, l’inénarrable Laverdure du fameux
    tandem Tanguy et Laverdure. C’est une véritable gueule du cinéma populaire français
    qui vient de disparaître.

    Un
    tandem télé supersonique

     La
    série « LES CHEVALIERS DU CIEL »
    constitue l'un des grands
    feuilletons à succès produits par l'ORTF. Inspirée de la célèbre bande dessinée
    de Jean-Michel CHARLIER et d'Albert UDERZO qui paraît le 29 octobre 1959 dans
    le n° 1 de la revue « PILOTE », elle donne la vedette à deux
    aviateurs de « l'escadrille de chasse des Cigognes », le séduisant
    lieutenant Michel TANGUY (Jacques
    SANTI) et son fidèle et inséparable boute-en-train d'ami, le lieutenant Ernest LAVERDURE (Christian MARIN).


    Avec
    leurs traits de caractère tout à fait particuliers et dissemblables, nos deux
    héros chevaleresques n'auront de cesse de jouer les justiciers sur la terre
    comme dans le ciel, le tout sans s'embarrasser de scrupules ni jamais
    compromettre leur indéfectible et virile amitié. Cette dernière est d'ailleurs
    scellée dans la chanson du générique vigoureusement interprétée par un Johnny
    HALLYDAY en pleine forme, ce dernier ayant également contribué à populariser la
    série : « Les chevaliers du ciel,
    dans un bruit de tonnerre, à deux pas du soleil, vont chercher la lumière.
    Moitié ange et moitié démon, mauvaises têtes mais gentils garçons, ils ne
    savent ni le bien ni le mal car ils ne pensent qu'à leur idéal. Et si l'amour
    vient à passer, c'est l'amitié qui gagne toujours… »


    C'est
    François VILLIERS, le réalisateur de « Hans le marin » (1949) et de
    « Pierrot la tendresse »
    (1960), qui sera chargé par l'ORTF de tourner les 39 épisodes d'une durée de 26
    minutes chacun (dont les 13 premiers sont filmés en noir et blanc). La plupart
    des épisodes sont tournés en décor réel sur les bases aériennes de CREIL (dans
    l'Oise) et de DIJON, ce qui aura pour effet de mobiliser la 10ème escadre de
    chasse et ses fameux « Mirage 3 ».


    Les
    prises de vues aériennes sont assurées par Guy TABARY. Des tournages au sol ont
    lieu également sur les base de ISTRES et de CARPIAGNE, dans les
    Bouches-du-Rhône, et même en Tunisie (base de Bou-Sfer) pour le parfum exotique
    de certains épisodes. Enfin, les raccords de certaines scènes seront tournées
    au fort d’Evry, près de PARIS. Pour cette série épique, l’armée de l’Air a mis
    le paquet : des moyens en matériels mais aussi en hommes sont
    généreusement mis à la disposition du réalisateur, ce qui rend assez crédibles
    les intrigues semées au fil des épisodes qui se veulent aussi (et pour cause)
    apologétiques.


    La
    première diffusion des «  CHEVALIERS DU CIEL » a lieu le 16 septembre
    1967 et le succès est aussitôt au rendez-vous. Succès tellement fulgurant que
    la revue « PILOTE » se verra dans l'obligation de demander aux
    auteurs de modifier les dessins pour qu’ils ressemblent aux héros de la série
    T.V. !


    Mais,
    Jacques SANTI se lasse très vite de cette popularité envahissante et la série
    n'est pas poursuivie. Pourtant, des acteurs comme Victor LANOUX et Marlène
    JOBERT font leur début au cinéma grâce aux exploits héroïques de TANGUY &
    LAVERDURE. Il faut dire que 1967 est encore une année faste pour le cinéma
    puisque l'on dénombre pas moins de 211.400.000 spectateurs dans les salles
    tandis que 7.471.000 téléviseurs trônent dans les foyers français pour cette
    seule année-là (Source : Téléciné n° 197 – Mars 1975).


    Enfin,
    n'oublions pas que la T.V. couleur ne fera son apparition dans les foyers
    français qu’en 1971, d'où la légitime surprise de certains spectateurs de
    découvrir ces épisodes en couleurs, lors de quelques rarissimes rediffusions (Couleurs Pays /A2 / Sept-oct. 1997).


    S. Moroy

  • L’astronaute Neil Armstrong est mort (25 août 2012)

    L’astronaute Neil Armstrong est mort (25 août 2012)

    Neil ArmstrongLe premier homme à avoir marché sur la Lune, est mort à l'âge de 82 ans, annonce NBC News.

    Le
    premier homme à avoir marché sur la Lune a rejoint les étoiles.

    Neil
    Armstrong est mort à l'âge de 82 ans de complications après une
    opération cardiovasculaire, a confirmé samedi la famille, après une
    information de la chaîne de télévision NBC News. Il avait été opéré du
    coeur au début du mois.

    En tant que commandant de la mission
    Apollo 11, il était devenu le premier homme à fouler le sol lunaire, le
    20 juillet 1969. "C'est un petit pas pour un homme mais un pas de géant
    pour l'humanité", avait-il alors déclaré. Une phrase entrée dans la
    postérité.

    Revivez les premiers pas d'Armstrong sur la Lune :

    Neil Armstrong plante le drapeau américain :

    L'astronaute
    avait commencé sa carrière dans la Nasa, l'agence spatiale américaine,
    en 1955. Neil Armstrong avait ensuite été chargé de commander la
    première mission lunaire américaine à bord de la capsule Apollo 11 avec
    les astronautes Buzz Aldrin et Michael Collins. La Nasa l'avait
    notamment choisi pour sa capacité à supporter le poids de la célébrité.

    En
    posant le pied sur la Lune en direct devant des centaines de millions
    de téléspectateurs ébahis, Neil Armstrong était devenu le 20 juillet
    1969 le premier homme à fouler le sol d'un monde extraterrestre. Cet
    homme modeste était instantanément devenu un héros planétaire, une icône
    de l'odyssée de l'espace. Après son exploit, l''astronaute avait
    ensuite peu parlé en public, fuyant micros et caméras, et vivait depuis
    des dizaines d'années dans une ferme reculée de l'Ohio.Il avait quitté
    la Nasa en 1970 pour enseigner la technologie aérospatiale à
    l'université de Cincinnati.