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  • Chelles – Police nationale

    Chelles – Police nationale

    ''Pour être efficace, il faut coller aux réalités''

    Cédric Gambaro a pris ses fonctions le 16 septembre. Agé de 38 ans, le nouveau commissaire de police a en charge la sécurité publique sur la circonscription de Chelles, vaires, Brou, Courtry, Le Pin et Villevaudé. Interrogé sur ses deux premiers mois, il a bien voulu « passer aux aveux ».

    C-dric Gambaro-1 - Copie
    D’où venez-vous et pourquoi Chelles ?

    Sorti de l’Ecole nationale supérieure de la police en 2003, j’ai débuté au commissariat d’Aulnay-sous-Bois comme adjoint au commissaire central, puis comme chef de la circonscription du Raincy, avant de rejoindre la PAF (Police aux frontières) à l’aéroport de Roissy CDG qui est le premier site vidéo-surveillé de France avec plusieurs milliers de caméras pour prévenir les attentats terroristes, mais servant également à lutter contre la délinquance. J’ai souhaité revenir dans la sécurité publique en effectuant une mobilité sur Chelles où il y a une délinquance qui n’est pas très différente de celle que j’ai déjà eu à connaître en Seine-Saint-Denis. Je dirige 112 personnes tous corps confondus, qui vont de l’adjoint de sécurité au personnel administratif, en passant par les corps actifs, soit les gardiens de la paix, les gradés et les officiers. Ce sont des hommes et des femmes motivés, prêts à évoluer pour mieux faire face à une délinquance qui elle aussi évolue.

    Pouvez-vous faire un premier bilan depuis votre arrivée ?
    C’est encore un peu court car il faut beaucoup de temps pour découvrir un service, ses forces, ses faiblesses, les problématiques locales qui sont très mouvantes. Mon objectif est de coller aux besoins de la population. La première source d’information naturelle provient du recueil des plaintes et du compte rendu de nos interventions. Je souhaite qu’elle ne soit pas la seule et c’est la raison pour laquelle j’attache de l’importance aux réunions de quartier et aux permanences du mardi soir au cours desquelles le public est reçu. C’est aussi dans cet esprit que j’ai souhaité renforcer le partenariat avec les polices municipales qui recueillent du renseignement auprès de la population et dont le Maire est destinataire de nombreuses doléances. J’ai souhaité formaliser ces échanges en organisant une rencontre hebdomadaire avec les polices municipales de la circonscription. Ces réunions nous permettent de travailler en confiance et d’effectuer des opérations communes. 

    Quelles sont ces opérations ?
    On procède chaque semaine à des contrôles d’identité sur des zones que l’on juge plus sensibles, dont principalement les abords de la gare. Mon métier est de lutter contre la délinquance du quotidien, c’est celle que l’on trouve dans toutes les villes : délinquance de voie publique, trafic de stupéfiants, voitures qui se font « roulotter », cambriolage… C’est bien de lire les plaintes, mais on a aussi besoin d’autres choses. Depuis mon arrivée, j’ai mis en place une cartographie de la délinquance pour coller à ce qui vient de se commettre, car ce qui est important c’est d’être réactif, pertinent. On alimente cette cartographie avec tous les éléments qui nous parviennent. Elle nous aide à mieux identifier un quartier que l’on n’avait pas senti frémir. On va y orienter nos patrouilles, effectuer des contrôles d’identité préventifs.

    Quels types de plaintes enregistrez-vous ?
    Il faut définir si l’on parle de plainte ou de doléance. S’il s’agit de plainte, on recueille essentiellement des faits de voie publique, comme des dégradations de voitures, des cambriolages, mais également des escroqueries à la carte bleue et des violences intra-familiales. S’il s’agit de doléance, les personnes accueillies à la permanence du mardi relatent essentiellement des troubles de voisinage. L’intérêt de ces réunions est aussi d’expliquer nos façons d’intervenir qui sont parfois incomprises ou bien interprétées comme un désintérêt, ce qui n’est pas du tout le cas. Notre premier outil pour lutter contre la délinquance est la procédure pénale. Or la population ne voit pas toujours ce travail effectué par le commissariat. 

    Quelle est la délinquance la plus fréquente à Chelles?         
    La délinquance liée à l’automobile est assez prégnante. Vols d’accessoires, des véhicules cassés pour être fouillés… Ensuite, à l’image de la problématique nationale, l’on a des cambriolages sur la circonscription. A chaque fois que l’on interpelle un auteur d’infraction, il est signalisé dans nos bases de données : FAED (Fichier automatisé des empreintes digitales) et FNAEG (Fichier national automatisé des empreintes génétiques). Grâce à ces procédés, on élucide 20 % des cambriolages en France, ce qui est un taux tout de même important. A ce titre, je rappelle que le travail de relevés d’empreintes n’est efficace qui si la victime nous requiert rapidement et ne « pollue pas la scène» en rangeant son logement ou sa voiture qui ont été fouillés.

    Et en matière de prévention ?
    Les OTV (Opération tranquillité vacances) sont conjointement coordonnées et menées avec les polices municipales. La sécurité routière est un objectif national et le travail reste immense car les morts sur la route, « c’est toujours pour les autres » dans l’esprit du conducteur. On peut aussi travailler sur l’accidentologie d’un lieu en effectuant des contrôles pour comprendre la cause du problème et surtout faire changer les comportements sur ces mêmes lieux accidentogènes. Nous intervenons dans les collèges et lycées sur les thèmes de la sécurité routière, drogue, alcool, pour faire connaître le métier de policier, auprès des personnes âgées pour les sensibiliser sur les vols fausse-qualité. Nous mettons en place les plans anti hold-up, surtout au moment des fêtes de fin d’année. Il n’est pas rare que nous sécurisions les abords des établissements scolaires lorsqu’on recense des tensions.

    Que pensez-vous de la vidéosurveillance ?
    J’y suis favorable. C’est un bon outil qui facilite nos investigations. Mais on ne peut pas tout miser sur un seul dispositif. Les commerçants ont réclamé de la vidéosurveillance avenue de la Résistance, mais ne prennent pas toujours toutes les mesures de surveillance nécessaires dans leurs magasins. Il existe de nouveaux dispositifs comme l’ADN de synthèse (Smartwater), mais je ne pense pas que ça existe à Chelles. Au-delà de la vidéosurveillance, je souhaite absolument faire comprendre aux administrés de la circonscription que leur sécurité ne peut être assurée sans eux. Il est mille fois préférable d’être requis par les témoins d’un délit pour organiser une intervention rapide que de visionner le délit une fois qu’il est commis. On souhaiterait également recueillir davantage de témoignages lors des enquêtes de voisinage. Mon travail consiste aussi à expliquer nos méthodes afin que les administrés se sentent plus proches de leur police.

    Propos recueillis par S. Moroy

    Le commissariat reçoit le public, avec ou sans rendez-vous, les mardis de 17 h à 19 h, au 2 avenue de Claye (01 60 93 20 00).

    Mail : victime-chelles@interieur.gouv.fr

     Pour le dépôt de plainte en ligne, uniquement pour les biens (vols, dégradations, escroqueries) : www.pre-plainte-en-ligne.gouv.fr

  • Courtry, Osanne expose

    Courtry, Osanne expose

    Osanne ose à la mairie

    2Circée la magicienne, huile sur toile de 116 x 89 cm

    Une quarantaine de personnes assistait vendredi 22 novembre 2013 à la mairie de Courtry au vernissage de l’exposition de quelques œuvres d’Osanne, artiste renommée et prolifique.

    Elle a été élève des arts appliqués à Paris, aux Beaux-arts de Marseille, puis de l’académie Henri Goetz en gravure ; a travaillé pour la télévision, le théâtre avec la confection de décors et de costumes pour les plus grands metteurs en scène. Les vitraux de la chapelle de Fréjus (Var) figurent parmi ses nombreuses créations.

    1La chimère et son enfant, huile sur toile de 100 x 81 cm

    A 79 ans, Osanne expose toujours à travers le monde ses œuvres originales, lumineuses et généreuses, utilisant l’acrylique, la gravure, le collage, le dessin, le papier froissé…  L’artiste reconnaît volontiers l’influence de Picasso, Miró et des incursions dans le bestiaire fantastique de Théophile Gautier pour inviter sirène, angelot, déesse et chimère à batifoler dans ses toiles. « Vous habitez Saint-Maur. Vous êtes née dans le Val-de-Marne, d’un père lorrain et d’une mère espagnole. Et cette culture apparaît dans vos œuvres. Votre univers baroque reflète la richesse de votre parcours et de vos rencontres.  » a déclaré le maire Jean-Luc Pilard.

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    « Osanne a exposé à Villeparisis dernièrement. Il y a beaucoup de féminité dans ses compositions. En l’accueillant à Courtry, vous recevez une artiste complète qui nous transporte avec bonheur et volupté dans un monde chaleureux, coloré où elle transpose ses rêves » a ajouté Michèle Pélabère, conseillère générale, devant la peintre émue. 

    S. Moroy

    Exposition jusqu’au vendredi 13 décembre. Entrée libre. Salle des mariages de l’hôtel de ville.

    Lundi à vendredi, de 9 h à 12 h et 13 h 30 à 17 h 30. Samedi, de 9 h 30 à 12 h. 

  • Claye Souilly, Joyeux anniversaire à la médiathèque

    Claye Souilly, Joyeux anniversaire à la médiathèque

    La maire-Nicole-St-phaniePhoto: Le maire avec à ses côtés Nicole Vibert et Stéphanie Dubois

    La médiathèque à la page…

    Samedi 16 novembre 2013, la Médiathèque de l’Orangerie a ouvert ses portes au public pour ses 20 ans.
    AnimationPhoto: La lectrice mécontente, une parodie interprétée par les acteurs de la compagnie de la Dandinière. A la borne d'accueil, Florence Devret-Mulard et Stéphanie Dubois.

    L’occasion également de souhaiter une bonne retraite à Nicole Vibert, sa directrice. Le public est venu nombreux pour cette journée riche en animations, rencontres, surprises et souvenirs avec l’exposition qui s’affichait sur les murs de l’auditorium.

    Avant 1993 existait au rez-de-chaussée de la mairie une bibliothèque qui a fonctionné durant 35 ans grâce au dévouement de plusieurs bénévoles. Depuis son inauguration, le 5 juin 1993, la médiathèque a connu bien des évolutions qui lui ont permis de devenir ce quelle est aujourd’hui: un phare incontournable de la vie culturelle clayoise avec 2120 abonnés.

    Mais que de chemin parcouru entre le passage du stylo bille au stylo optique pour enregistrer les prêts, l’ouverture de la discothèque en 1995, l’installation du premier poste multimédia en 1997, l’arrivée des Cédéroms en 1999, les animations développées en partenariat avec l’Action culturelle, l’accès libre et gratuit sur internet et l’autoformation en ligne en 2009.

    C’est un beau roman

    La compagnie de la Dandinière, troupe de théâtre de Messy, a proposé un « jeu du portrait chinois » pour faire découvrir au public les multiples services de la médiathèque : Le monde du silence, L’éternel retour, Hannibal-lecteur, Les experts amis-amis, Le bonheur est dans le prêt… « Et si la Médiathèque est à la page, avec des animateurs qui mettent du cœur à l’ouvrage, c’est grâce aussi à son département multimédia car l’avenir a aussi voix au chapitre. Et pour paraphraser Alfred de Musset, qu’importe la fiction pourvu qu’on l’ait livresque » a conclu Jérémy Martin, metteur en scène et comédien.

    Allocution de Nicole VibertPhoto: Allocution de Nicole Vibert

    C’est une belle histoire

    Venue de la grande bibliothèque d’Evry, spécialisée dans la littérature jeunesse, Nicole Vibert prend ses fonctions en mars 1993. « Dès mon recrutement, j’ai été enthousiasmée par le projet. C’était un équipement extrêmement novateur pour l’époque, d’où la grande surprise des Clayois. Une médiathèque, c’estaussi une équipe qui travaille, qui se met en place, et j’ai eu toute liberté pour la constituer. J’ai aussi la chance et le privilège de terminer ma carrière avec une équipe exceptionnelle » a avoué la directrice. Dans le projet de création, le maire a rappelé qu’ilsouhaitait un trait d’union entre la maison briarde et l’Orangerie « et surtout qu’il y ait beaucoup de luminosité car je voulais que cette médiathèque rayonne, qu’elle bénéfice d’une ouverture sur laville pour ses lecteurs ».

     Ecrire une nouvelle page

    Yves Albarello a décerné le titre de citoyenne d’honneur à Nicole Vibert en lui offrant la médaille Grand-or de la Ville, une distinction à la fois exceptionnelle et rarissime. Stéphanie Dubois, directrice adjointe, prend désormais le relais. Elle est à l’origine d’une étude sur le diagnostic territorial pour un projet de lecture publique sur la communauté de communes Plaines et Monts de France (34 communes soitprès de 65.000 habitants). Cette réflexion est menée avec les bibliothécaires et les élus des communes concernées.  S. Moroy

    Repères

    Juin 1993 : 451 inscrits pour 12.615 prêts Décembre 2003 : 1169 inscrits pour 51.840 prêts  Août 2013 : 2120 inscrits pour 66.080 prêts

    Tarifs annuels Clayois : gratuit pour les 0-14 ans et demandeur d’emploi, 5 euros pour les 15-25 ans et + 65 ans, 10 euros pour les 26-64 ans. Hors commune : gratuit moins 3 ans, 5 euros 3-14 ans et demandeur d’emploi, 10 euros 15-25 ans et + 65 ans, 20 euros 26-64 ans. Médiathèque de l’Orangerie, 4 allée André-Benoist (01 60 26 92 10).

    Ouverture : mardi (15 h à 18 h), mercredi et samedi (9 h 30 à 12 h 30 et 14 h à 18 h), vendredi (15 h à 19 h).

    Toutes les infos sur : http://paprika.claye-souilly.fr  et Facebook

  • Carrières de gypse, un gruyère sous la montagne de Chelles ?

    Carrières de gypse, un gruyère sous la montagne de Chelles ?

    4Document: L'un des premiers plans établi en janvier 1877 par le génie militaire. Moins détaillé que le second, on y aperçoit cependant le réseau des galeries courant sous et devant le fort (environ 4 hectares minimum).

    D’anciennes galeries souterraines de gypse courent sous le fort. Et celles-ci semblent ne pas avoir été sécurisées. L’information révélée par l’association "Abbesses de Gagny-Chelles" nécessite quelques explications.

    Désaffecté, le fort a été acquis par la commune en 1972 qui a entrepris de nombreux aménagements avant son ouverture au public le 8 juin 2007. Mais voilà, selon Christophe Nédélec, président des Abbessses de Gagny-Chelles, association de défense de l’environnement créée en 2008, l’espace naturel de 46 hectares était auparavant une butte gypseuse exploitée en carrière à ciel ouvert. Et si la carrière a été remblayée depuis, des galeries profondes subsistent, sillonnant même l’esplanade verdoyante sur laquelle se promène le public et où de nombreuses manifestations sont organisées (dont le feu d’artifice du 14 juillet et le cinéma en plein air durant l’été).

    Pour protéger la capitale
    Suite à la défaite de 1870 face aux Prussiens, le bastion a été édifié sur le mont Chalâts entre 1876 et 1879 pour assurer, à 104 mètres d’altitude, une deuxième ceinture de défense autour de Paris. En 1878, le chantier reçoit la visite du maréchal Mac-Mahon, alors président de la République. La fortification a été utilisée dans le passé par un club de tir, les pompiers de la ville pour leurs entraînements, Kodak pour stocker ses films et produits chimiques, avant d’être acquise par la Ville. Lionel Petit, un Chellois, a réussi à se procurer deux plans du fort de Chelles datant de 1877 et 1902 auprès du SHAT (Service historique de l’armée de Terre) basé à Vincennes. « Je me passionne pour l’histoire du fort depuis 1998 qui, hélas, a été massacré. J’affirme que ce sont les seuls et uniques plans qui existent et j’ai eu beaucoup de mal à les obtenir ».

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    Photo Christophe Nédélec
    Il apprend que le fort a subi un renforcement de ses soubassements en 1877 puis sur la période 1906-1908 par le génie miliaire qui craignait sa fragilité du fait des canonnades, mais constate surtout  l’existence d’un vaste réseau de galeries souterraines à une profondeur de 40 mètres, devant et à l’ouest du fort. Un phénomène fréquent en Seine-et-Marne où le BRMG (Bureau de recherches géologiques et minières) a recensé plus d’un millier de carrières liées à l’exploitation du gypse sous environ 140 communes. Lionel Petit en informe aussitôt Christophe Nédélec, tout autant passionné par le patrimoine local que par les questions environnementales. « Le plan militaire de 1902 est très détaillé et toujours exact. Nous l’avons utilisé pour nous déplacer dans les galeries, à nos risques et périls car certaines d’entre elles sont dégradées et des fontis se forment par endroit. Figurent aussi sur le plan des galeries de troisième masse [Ndlr : gypse de moins bonne qualité] encore plus profondes que nous n’avons pas pu vérifier » s’inquiète Christophe Nédélec qui estime la densité du réseau souterrain à 4 hectares minimum. 

    Déjà un effondrement en 2002
    « Il existe probablement une superposition entre des galeries de seconde et de troisième masse. Sur les documents du génie militaire, il est fait aussi mention de ‘’vastes réseaux de cavages éboulés inabordables’’. Pourtant, lors des travaux entrepris par la commune sur le fort en 2007, on nous a assuré que des sondages avaient été effectués. En septembre 2002, la presse a relaté la découverte par les pompiers d’un effondrement qui s’était produit dans une galerie, au pied du fort. Une partie du site est donc sous-minée et je me demande si ces galeries ont bien été repérées car elles semblent être inconnues, autant du BRMG que de la mairie. Plus inquiétant, elles ne sont pas injectées ou comblées » ajoute le président des Abbesses Gagny-Chelles. Parmi les documents, une publicité de 1860 du carrier Louis-Pierre Parquin (qui était aussi maire de Chelles à l’époque) décrivant son activité industrielle sous forme de schémas. Le carrier aurait ainsi exploité jusqu’en 1880, date de son expropriation par l’armée, trois masses de gypse sur la montagne de Chelles, dont la seconde et la troisième en cavages, à partir de son usine implantée rue Bickart, en contrebas de la montagne. Après son exploration insolite du 25 octobre, Christophe Nédélec a alerté la mairie et la CAMC (Communauté d’agglomération Marne et Chantereine) sur les risques d’affaissement en surface. Contactée par nos soins, la CAMC confirme qu’elle a effectivement « été informée par l’association de la présence de galeries de seconde masse sous la montagne de Chelles, qu’elle faisait procéder à des vérifications et qu’elle ne pouvait, aujourd’hui, apporter plus d’information ». L’affaire mérite donc d’être « creusée » un peu plus. 

    S.Moroy

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    Casernement du fort de Chelles devant lequel le public a accès depuis juin 2007.

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    Christophe Nédélec et Lionel Petit devant l'entrée des galeries qu'ils ont visitées sous le fort puis la montagne de Chelles. "J'apprécie que la mairie, alertée par Christophe, ait enfin empêché l'accès à ces galeries" reconnaît Lionel, la main posée sur la chaîne neuve cadenassée.

  • Au revoir là-haut, Pierre Lemaitre

    Au revoir là-haut, Pierre Lemaitre


    Au revoir la hautAU REVOIR LA-HAUT

    PIERRE LEMAITRE

    ALBIN MICHEL

    Rescapés du chaos de la Grande Guerre, Albert et Edouard comprennent rapidement que le pays ne veut plus d'eux.
    Malheur aux vainqueurs ! La France glorifie ses morts et oublie les survivants.
    Albert,
    employé modeste et timoré, a tout perdu. Edouard, artiste flamboyant
    devenu une « gueule cassée », est écrasé par son histoire familiale.
    Désarmés et abandonnés après le carnage, tous deux sont condamnés à
    l'exclusion. Refusant de céder à l'amertume ou au découragement, ils
    vont, ensemble, imaginer une arnaque d'une audace inouïe qui mettra le
    pays tout entier en effervescence… Et élever le sacrilège et le
    blasphème au rang des beaux-arts.

    Bien au delà de la vengeance et
    de la revanche de deux hommes détruits par une guerre vaine et barbare,
    ce roman est l'histoire caustique et tragique d un défi à la société, à
    l'Etat, à la famille, à la morale patriotique, responsables de leur
    enfer. Dans la France traumatisée de l'après guerre qui compte son
    million et demi de morts, ces deux survivants du brasier se lancent dans
    une escroquerie d'envergure nationale d'un cynisme absolu.

    Revue de presse


    « Quel choc ! Grand roman sur l'après-guerre de 14, grand roman
    sur la spirale qui mène du bien au mal, grand roman existentiel, un
    requiem sombre et brûlant que sert une écriture splendide, dure,
    efficace comme un coup de poing en pleine figure… Lisez ce livre
    démesuré, vous en sortirez médusé. » François Busnel, L' Express

    « L'un des romans les plus puissants de la rentrée. » Pierre Assouline

    «
    Un des plus beaux romans de la rentrée. Cà roule, çà coule tout seul !
    Cà vous arrache le coeur, ça vous révolte, ça vous chamboule. Un grand,
    grand livre !

    Ce n'est pas un énième roman sur la Grande Guerre, c'est l'un des rares textes sur l'après-guerre, son exploitation
    mercantile et politique, sa gestion désastreuse. C'est aussi l'histoire
    rocambolesque et extraordinaire d'une amitié hors normes… Vous verrez,
    Au revoir là-haut est un grand roman populaire, intelligent, documenté,
    qui entremêle subtilement une formidable histoire romanesque à une
    réalité bien peu reluisante. Un roman émouvant, captivant, révoltant, d'une vérité profonde sur la nature humaine dans ce qu'elle a de meilleur
    comme dans ce qu'elle a de pire. Gonflé et irrespectueux, un roman qui,
    longtemps vous restera en mémoire… Un coup de maitre. »

    De Robe de marié à Sacrifices, cinq romans noirs, couronnés par
    de nombreux prix, ont valu à Pierre Lemaitre un succès critique et
    public exceptionnel.

    Alex et Sacrifices sont en rayon à la bibliothèque

  • Torture

    Torture

    
    Brou1 - Copie
    Une partie de l’équipe
    et les deux actrices (laura Tontini et Virginie Molina) face au parc du Château
    de Brou

    Des scènes de « Torture »
    tournées dans la région

    Le parc du château de Brou a servi  jeudi 12 septembre après-midi de décor pour
    le tournage d’un court-métrage dont l’action se passe pendant la Seconde Guerre
    mondiale.

    Torture…
    c’est le titre du court-métrage d’une durée de 8 minutes, écrit et réalisé par
    Victor Dartinet, un Chellois de 22 ans.


    Brou victor
    Victor, à gauche,
    surveille une scène. A la caméra, Pierre Wittermer, et au script Mathieu
    Dartinet.

    Etudiant à l’Ecole internationale de
    création audiovisuelle et de réalisation (Eicar), il a déjà réalisé en mars un
    spot de prévention sur les acouphènes. « Épris d’Histoire, surtout celle du 20e
    siècle, j’ai voulu porter le choix du thème de mon premier court-métrage sur
    cette période qui me passionne particulièrement. Ce film entend montrer les
    sacrifices auxquels étaient prêts de nombreux résistants afin de conserver des
    informations ayant, pour la plupart, menées à la libération nationale
     ». Pour mener à bien son
    projet, Victor a fait appel à cinq jeunes comédiens et constitué une équipe de
    huit techniciens, la plupart issus de son école.

    Petit
    budget mais grande émotion
     


    « Même si c’est court, mon rôle fait ressortir certaines
    émotions et c’est toujours un exercice intéressant pour un acteur. Le petit
    budget du film n’enlève rien à sa qualité et il y a une très bonne ambiance sur
    le plateau
     »
    reconnaît Léo Lesbègue, 20 ans, héros principal du film. Car côté financement,
    Victor a lancé une souscription via un site participatif bien connu des
    internautes (Ulule). Les fonds recueillis correspondent à un quart du budget
    total estimé à 850 euros, sachant que la location des uniformes allemands
    représente près de 20 % de ce budget. Victor financera le solde avec ses
    deniers personnels. Grâce à l’aimable autorisation des propriétaires, le
    tournage a débuté jeudi 12 septembre dans le décor du parc du château de Brou.

    Comme
    de vrais pros… qu’ils seront


    Élève en 1ère année à Eicar, spécialité son, Benoît Griesbach vient de Cergy
    (95). « C’est au
    moins mon 15e tournage. Je suis aussi musicien-compositeur à l’image.
    Auparavant j’ai fait des écoles d’ingénieur et puis j’ai tout arrêté pour me
    consacrer à ma passion »
     confie-t-il
    en veillant à ne mettre sa perche-son dans le champ de la caméra Panasonic HMC.
    « Silence, on tourne ! Évitez de marcher sur le gravier ! » clame Romain Bonningue. En
    tant qu’assistant réalisateur, il ne s’occupe pas des acteurs, dont la
    direction est du ressort du réalisateur, mais gère l’équipe technique. « Je
    suis en fait le pont entre l’imaginaire et la faisabilité
     » reconnaît-il en esquissant un
    sourire.

    «
    Ce film est pour moi un challenge »


    Tel un ressort, Eloïse Martin bondit entre deux prises pour un raccord
    maquillage. Agée de 20 ans, élève à l’Institut technique de maquillage
    artistique professionnel de Paris, elle a déjà participé à quatre tournages
    étudiants et définit sa prestation comme un challenge. « Le
    plus difficile sur un tournage comme celui-ci est de travailler rapidement,
    c’est-à-dire qu’on me donne un minimum de temps pour faire des choses parfois
    assez compliquées
     ».
    Laura Tontini écoute les dernières instructions de Victor. Future comédienne,
    elle a tourné en juin dernier au château de Valmath, (près de Limoges) dans un
    court-métrage, L’homme en rouge, qui
    sortira le 25 septembre à Paris. La scène de son arrestation a été enregistrée
    à la chapelle Sainte-Bathilde, à Chelles. Laurent Cussinet, 29 ans, acteur
    professionnel issu de l’école de théâtre corporel Jacques-Lecoq, campe le
    général SS qui vient l’arrêter. « J’ai rencontré Victor sur un tournage où
    je jouais un rôle d’inspecteur. Victor m’a demandé d’interpréter un personnage
    sombre, avec une voix grave et posée qui affirme à la fois son assurance et sa
    détermination
     ».
    L’occasion de faire apparaître les deux uniformes allemands loués chez « Le
    vestiaire », magasin parisien spécialisé dans les costumes et accessoires, bien
    connu des réalisateurs de cinéma et de télévision. La séquence de torture,
    quant à elle, a été filmée dans les locaux de l’école Eicar, à La
    Plaine-St-Denis (93).Le film sera visible sur le site du réalisateur, mais il
    envisage aussi de contacter le cinéma Cosmos pour une projection destinée aux
    Chellois.

    S.
    Moroy

    www.vectan-production.c.la


    Brou18 - Copie
    Les deux héros du
    film, Léo et Jeanne, font une pause avant d'enchaîner la scène romantique au
    début du film

    Le
    pitch du film

    Dans la France occupée de
    1940, Jeanne Arpane (Laura Tontini) mène une vie ordinaire lorsque soudain son
    destin bascule. Son mari Léo (Léo Lesbègue) est capturé par la gestapo lors
    d’une opération de sabotage. Jeanne est à son tour arrêtée par les nazis. Confronté
    à son mari, elle fait l’objet d’un odieux chantage de la part du général
    Weissmuller (Laurent Cussinet) en vue de soutirer à son époux les précieux
    renseignements qu’il détient.

    Le château de Brou
    On ignore la date de sa construction car les archives ont en partie été
    détruites par les Prussiens en 1870. Le pigeonnier, privilège seigneurial,
    daterait de 1545 mais le château a été édifié vers le milieu du 17e siècle par
    Paul-Esprit Feydau, intendant du roi. Il a subi des travaux tout au long du 18e
    siècle avant de devenir en 1844 propriété de Charles-Floréal Thiébaut, fondeur
    en bronze d’art à Paris. Classé monument historique en 1984, il a été mis en
    vente par ses propriétaires fin 2011. Claude Chabrol y a tourné un film pour la
    télévision, juste avant sa mort en septembre 2010.


    Chelles6 - Copie
    Le général SS
    Weissmuller pénètre dans la chapelle Ste-Bathilde pour arrêter Jeanne venue
    prier pour son mari.

    La chapelle
    Ste-Bathilde, à Chelles

    L’édifice se trouve au 39 avenue de la Résistance. A l’origine, c’était une
    ancienne grange à bois louée par la paroisse pour l’exercice du culte. Elle
    reçut en 1916 le nom de chapelle Sainte-Bathilde en souvenir de celle qui vécut
    à Chelles au 7e siècle. L’édifice devient la propriété de l’association
    diocésaine de Meaux en 1983.

  • Villevaudé, les associations ont fait leur rentrée

    Villevaudé, les associations ont fait leur rentrée


    Forum villevaud- - espace jeunes -
    Des nouveautés à Villevaudé

    Les
    habitants sont venus nombreux dimanche 8 septembre 2013 pour s’inscrire aux
    activités proposées par leurs associations. Douze stands étaient dressés à cet
    effet salle des Merisiers afin de les renseigner. Démonstrations de zumba,
    création de shambala (bijoux) et une tombola gratuite ont égayé
    l’après-midi. Au sujet de cette dernière, Catherine Godart, adjointe au maire
    chargée des affaires sociales et des associations, a précisé « que
    les lots étaient en fait des inscriptions à des activités associatives,
    attribués en fonction du goût des gagnants
     ». Une formule originale pour
    inciter les habitants à participer à la vie associative du village. Parmi les 9
    disciplines figurant  au catalogue de la FRAV (Familles rurales à
    Villevaudé), une nouvelle activité cirque pour les enfants de 8 à 12 ans.

    De
    même, un espace jeunes, nouvelle structure municipale, ouvrira début octobre
    dans le local de l’ancien magasin Vival situé à l’entrée du parc de la
    Roseraie. « Tous les jeunes de 11 à 17 ans y
    seront les bienvenus les mercredis et samedis moyennant une adhésion annuelle
    de 60 euros. De nombreuses sorties (laser game, accrobranche, karting, bowling,
    paintball, Skate-parc, piscine, patinoire) sont prévues, ainsi que des
    initiations sportives et artistiques
     » a indiqué Jonathan Chazarain,
    animateur diplômé d’État.


    Forum villevaude 2


    Forum villevaude
    Avant la clôture du forum, le maire Pascal Pian a
    remis les prix du concours des jardins et maisons fleuris organisé par la
    commune. 

    S. Moroy

    Lauréats de la catégorie jardin d’agrément 
    Jean-Claude Bonhomme (250 euros)  - Alain Gaufriau (150
    euros)  - Jacky Belin (100 euros)

    Lauréats de la catégorie jardinet, balcon et terrasse
    Yves Mesnage (250 euros)  - M. Hébuterne (150 euros) - Alipio
    Alves-Torres (100 euros).

  • Villevaudé: Emma, une championne !

    Villevaudé: Emma, une championne !

    Emma et PascalEmma et Pascal lors d'une séance
    d'entraînement au gymnase de la Dhuys de Courtry.

    Au gymnase de la Dhuy de Courtry,
    quelques savateurs, nom des pratiquants de BFS (Boxe française-savate),
    s’entraînent. Parmi eux, Emma Vartanian, 14 ans. Avec ses 1 m 62 et ses 55
    kilos, ce joli petit brin de fille est vice-championne de France 2013.

    Emma
    s’accorde une pause. Elle enlève ses gants, range une mèche rebelle de cheveux
    blonds. « Petite, j’accompagnais mon père qui
    faisait de la boxe dans sa salle à Noisy-le-Grand. Il préparait des boxeurs
    pour des championnats d’Europe et du monde, tels Johane Beauséjour, Aurélien
    Devogue, Karima Akrour, Sidney Makouza… Cela m’a donné envie de pratiquer dès
    l’âge de 6 ans. Mais peu après, j’ai eu un doute quand j’ai vu mes copines
    faire de la danse ou de la gymnastique. Cette incertitude a duré deux ans.
    Finalement je suis revenue à la boxe et n’ai plus arrêté depuis
     ». 

    Emma
    apprécie l’esprit sportif du club de Courtry où elle s’est fait d’autres amis
    que ceux du collège Maria-Callas. « On est tous soudés, mais une fois
    qu’on boxe entre nous, on ne connaît plus personne. C’est la règle. Et c’est
    peut-être ça qui est le plus dur
     » reconnaît la jeune fille qui
    tient cet esprit de combativité de son père. Pascal Roche, 55 ans, est
    entraineur au club de Courtry depuis sa création, au début des années 80. Il a
    très vite remarqué le potentiel de la jeune Villevaudéenne. « Au
    départ, Emma était inscrite dans les cours comme tous les autres.
    Progressivement, elle a fait preuve d’une grosse motivation. Vu ses excellents
    résultats, et en plus de ses séances hebdomadaires, elle a bénéficié d’un
    entraînement personnalisé, allant parfois même jusqu’à boxer tous les
    jours dans le garage de son père
     ». Après avoir brillamment
    remporté les sélections départementales, régionales, puis de zone (quatre en
    France), l’enjeu logique pour Pascal était d’emmener son élève au
    championnat de France. Celui-ci s’est tenu à La Motte-Servolex (Savoie) durant
    le week-end du 18 mai. Quatre concurrentes de la catégorie minime étaient en
    lice pour le titre, chacune finaliste des quatre zones… dont Emma
    pour l’Ile-de-France et la Bretagne.


    Emma entra-nement-1L’arbitre lui interdit d’utiliser ses poings


    En compétition, lors des assauts, les coups ne sont pas portés. On parle alors
    de « touches » et l’athlète est jugé sur ses qualités techniques et tactiques.
    Les jeunes doivent porter des protections pour les dents, les tibias, la
    poitrine, un casque et une coquille. « Emma s’est qualifiée sans difficulté
    pour la finale en battant deux adversaires. Il y a un système
    d’arbitrage et de jugement en BFS qui autorise l’arbitrage des jeunes pour leur
    formation. Ce qui a malheureusement été le cas pour la dernière épreuve qui se
    joue en trois reprises. Le jeune arbitre a vite été débordé et les
    deux concurrentes ont reçu deux avertissements chacune à la fin de la 2e
    reprise. Avec le stress et surtout l’interdiction pour Emma d’utiliser ses
    poings, technique dans laquelle elle excelle pour enchaîner avec ses jambes, la
    Toulousaine Bérénice Claude, nettement plus grande, a finalement remporté
    le titre 
    ». Une interdiction pleine de non-sens pour
    Pascal car on ne peut pas interdire à un boxeur… d’utiliser ses poings. S’ils
    sont revenus déçus, Emma et son coach ne sont pas pour autant abattus. Toujours
    aussi motivée, Emma reprendra les gants en septembre, en même temps
    que le chemin du collège pour la classe de 3e. « Puisqu’elle
    est d’accord, je vais à nouveau l’entraîner pour une saison de compétition,
    dont éventuellement le championnat de France 2014. Il faudra travailler
    d’autres choses, développer la technique de jambes pour faire des figures plus
    variées, les déplacements, les feintes… c’est extrêmement complexe car il y a
    beaucoup de choses à travailler dans la savate
     » conclut Pascal, plutôt
    heureux de renouveler le challenge avec sa jeune élève.


    Une pépinière de jeunes talents
     


    La section BFS de Courtry compte entre 75 et 100 savateurs, de 6 ans jusqu’aux
    vétérans, comme Gérard Jauneau, 58 ans, son président. Les entraînements ont
    lieu deux fois par semaine. Le club fonctionne étroitement avec celui de
    Clichy-sous-Bois (93) où enseigne également Pascal qui n’a pas plus d’une
    dizaine de combats à son actif. Champion Ile-de-France en 1983, vainqueur de la
    coupe de Paris en 1984 en première série, il est plus porté sur l’enseignement
    que la compétition. Le club peut s’enorgueillir de former de la graine de
    champion. A Paris, en février dernier, Ugo Gil, un Courtrysien, remportait à
    l’unanimité le titre de champion Ile-de-France dans la catégorie benjamin de
    moins de 27 kilos, soit la plus petite catégorie en compétition. L’an dernier,
    Ugo avait gagné l’Open international de Paris. Dans ce noble art qu’est la
    boxe, la valeur n’attend décidément pas le nombre des années.  

    S. Moroy

    Plus d’infos : www.rpsboxe.com – Le club de BFS sera présent
    lors du forum des associations, samedi 7 septembre à partir de 14 heures, à
    l’espace Robert-Jacobsen, Courtry.

    Photo:Emma ne se ménage jamais : le
    lourd sac de frappe reçoit ici un magistral coup de pied fouetté.

  • Villevaudé, la fondation Assistance aux animaux

    Villevaudé, la fondation Assistance aux animaux


    ChiotsLara, Stella, Fox, Isko et tous les
    autres

    Chaque été, départ en
    vacances rime avec souffrances pour des milliers d’animaux. 60 % des abandons
    ont lieu durant cette période. Visite du refuge de Villevaudé créé en 1978,
    l’un des plus anciens de la fondation Assistance aux animaux.

    Avec
    son escorte de chiens conduite par Lara, croisée caniche de 18 ans, et Sushi,
    yorkshire de 13 ans, Martine Atalli, reçoit quelques visiteurs. La responsable
    animalière travaille ici depuis 15 ans.

    « On constate de plus en plus de gens
    qui se débarrassent de leurs animaux parce qu’ils ne peuvent plus les
    entretenir. La capacité du refuge est de 90 pour les chiens et il y en a 120.
    Idem pour les chats qui sont 130. C’est toujours compliqué pour eux car il y a
    moins d’adoptions. Ici nous ne pratiquons pas l’euthanasie, nous les gardons
    tous. Depuis janvier, nous avons placé 150 chiens, mais c’est surtout le Noël
    des animaux, porte de Versailles, qui permettra de placer 80 chats et 50 chiens
    sur les deux jours du salon 
    ».

    D’une superficie d’environ 6000 m², le site est ombragé et Martine est plutôt
    fière d’avoir reçu les félicitations des services vétérinaires sur la propreté
    des lieux lors du dernier contrôle. Les 40 boxes où se côtoient deux voire
    trois chiens selon leur sociabilité, sont arrosés fréquemment pour lutter
    contre les fortes chaleurs. 

    Maltraitance et abandon

    « Isko, braque allemand de 16 ans,
    a été jeté l’été dernier par-dessus le portail. On lui comptait les os. Isis,
    un an et demi, croisée griffon, avait deux pattes cassées 
    » déplore la responsable en se
    dirigeant vers la nurserie des chats. Une quinzaine de chatons de moins de 3
    mois y séjourne, tous abandonnés récemment. « Parfois, on fait des interventions sur
    réquisition de justice. On a ainsi retiré 46 vieux chiens dans le département
    de la Meuse. Il est important pour les personnes âgées de prendre leurs
    dispositions avant leur départ en maison de retraite afin d’éviter certains
    drames, comme cette petite chienne de 18 ans recueillie parce que la
    petite-fille n’en voulait pas 
    ».

    Sensibiliser, responsabiliser, informer sur les pensions d’animaux (comme celle
    de Charmentray) pour endiguer les abandons, faire stériliser… tels sont les
    sempiternels messages de Martine, avec des appels aux dons de couvertures et de
    nourriture pour ses protégés. 


    Emilie et stellaL’importance des
    bénévoles
     

    Le
    centre compte huit salariés. Avec les repos, cela représente cinq à six
    personnes à temps complet. Une trentaine de bénévoles aide le personnel
    l’après-midi pour les soins, les caresses et les promenades dans les trois
    espaces de détente, soit 20 minutes pour chaque chien un jour sur deux.

    Emilie
    Wabresky, 30 ans, vient de Meaux s’occuper des bêtes une fois par semaine. « J’adore
    les animaux, j’ai moi-même un chat et un chien. Si je pouvais faire plus, je le
    ferais. Je prends à tour de rôle tous les chiens pour les faire tourner dans
    les trois enclos du refuge. Pour moi, ce n’est pas un travail mais un loisir 
    ».

    Lors de leur visite, Philippe et
    Catherine Cavard ont flashé sur Baloo, 7 ans, fils de Sushi. Il fait partie de
    la meute des 15 chiens en liberté qui a accueilli le couple chellois dans la
    cour. Catherine n’a pas résisté longtemps. « Nous avons déjà une chienne yorkshire,
    Roxane âgée de 13 ans. Elle est très proche de mon mari. Baloo, c’est mon coup
    de cœur !
    ». 

    S. Moroy

    Refuge de Villevaudé, 8 rue des Plantes. Tél : 01 60 26
    20 48. Visites tous les jours de 14 heures à 17 h 30 sauf jours fériés.

    La fondation Assistance aux animaux

    C’est
    l’une des premières à avoir été créée en France pour porter secours aux bêtes
    et promouvoir le respect de la vie animale. Reconnue d’utilité publique, elle fonctionne
    avec l’agrément des ministères de l’intérieur, de l’agriculture, des finances
    et de l’environnement, mais ne reçoit aucune aide de l’Etat. Avec ses 20
    refuges et centres d’accueil, la fondation emploie une centaine de personnes et
    s’appuie sur environ 450 bénévoles.


    BalooElle assure une mission caritative (5000
    chiens et 4000 chats hébergés, soignés, nourris et replacés chaque année), mais
    aussi humanitaire grâce à l’aide sociale qu’elle apporte aux animaux et à leurs
    maîtres en difficulté dans ses établissements spécialisés. La fondation
    diligente 350 enquêteurs, intente des procès aux tortionnaires et assure une
    formation aux policiers municipaux. Elle sensibilise les jeunes avec la
    diffusion de programmes scolaires et la création de fermes éducatives. Soutenue
    exclusivement par les contributions de ses donateurs, la fondation édite à
    65.000 exemplaires une revue bimestrielle, La
    voix des bêtes
    .

    Photo: Baloo, 7 ans, a trouvé samedi 20 juillet ses nouveaux maîtres
    : Catherine et Philippe.

    Contact :
    www.fondationassistanceauxanimaux.com 

    Tél : 01 39 49 18 18.

  • « L’Edelweiss » a son Courtil à Villevaudé

    « L’Edelweiss » a son Courtil à Villevaudé

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    C'est officiel, "Le Courtil" a été inauguré aujourd'hui 19 juillet au hameau de Bordeaux, en présence de l'équipe de l'externat médico professionnel de l'Edelweiss, des élèves, de nombreux parents et amis. Ce nouveau jardin étant situé tout à côté du terrain du Grimpet occupé par l'Association Villevaudé…demain, Pierre et moi  avons eu le plaisir d'être parmi les convives de cette belle fête qui marquait à cette occasion la fin de l'année scolaire.

    0En vieux français, "courtil" signifie un jardin attenant à une maison

    Connaissez vous l'Edelweiss? Cet établissement dirigé par jean Luc Despujols est situé au Raincy. Il accueille une quarantaine d'adolescents de 14 à 20 ans, présentant des troubles de l'adaptation psycho-sociale et de la personnalité.

    Psychologues, assistante sociale, psychiatre, éducateurs, professeurs, psychomotricien, orthophoniste, infirmier, personnel administratif, agents de services, médecin, agissent ensemble pour favoriser l'épanouissement des jeunes qui leur sont confiés. 

    Cet externat est géré par l'AIPEI, Association Intercommunale des Parents d'Enfants Inadaptés. Y Godefroy

    Quelques photos de leurs réalisations et de cette journée

    3Ces plantes mellifères attirent un grand nombre d'insectes
    7Le potager
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    6La prairie fleurie
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    Les jeunes remercient Pierre Huguenin, voisin et président de Villevaudé…demain pour son aide à la plantation de la jachère fleurie. Ils ont fabriqué pour lui ce très beau pense bête.
      
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