Étiquette : villevaude

  • Claye-Souilly… En avant les Orchestrades !

    Claye-Souilly… En avant les Orchestrades !

    Vendredi 22 mars 2014, devant un public essentiellement familial, les élèves du conservatoire de musique et de danse sont montés sur la scène de l’espace Malraux pour le traditionnel concert des Orchestrades.

    Harpe-1 (Copier)

    Harpe2-1 (Copier)

    Harpe3-1 (Copier)
    Après l’ensemble de harpes dirigé par Martine Jacotin, la chorale des enfants a interprété, sous la conduite de Brigitte Lordat, des chansons de Cabrel, Voulzy et un extrait de Flash Dance.

    Chorale enfants-1 (Copier)
    Les jeunes chanteurs étaient accompagnés à la guitare par Frédéric Leconte, à la batterie par Florent Rondelle et au piano par Blandine Muller. Les formations Coup de vent puis Cordissimo, respectivement sous la direction de Thierry et Corinne Varest, ont joué des morceaux traditionnels, classiques et modernes (Eric Satie), avant de se réunir pour le final. Rendez-vous vendredi 4 avril à 20 h 30 pour le second opus des Orchestrades. Rock, rhythm and blues, grand orchestre et musiques actuelles seront au programme. Espace André-Malraux, entrée libre. 

    S. Moroy

  • Thorigny, quand les collections racontent l’Histoire

    Thorigny, quand les collections racontent l’Histoire

    Présentation au maireMarc Boucher, président de l'Amicale philatélique de Thorigny, présente l'exposition au maire Thibaud Guillemet.

    Le vernissage de la 3e exposition multi-collections organisée par l’Amicale philatélique de Thorigny a eu lieu, samedi 15 mars 2014, au centre culturel du Moustier. Des timbres-poste, bien sûr, mais aussi des cartes postales anciennes et modernes, une collection d’appareils photos de 1920 à 1970, harmonicas, vieilles bandes dessinées reliées, almanach de la Poste courant de 1866 à nos jours, photos de cinéma prises en 1938 avec un hommage à Robert Lynen, jeune acteur et résistant exécuté en 1944 par les Allemands, des dessins et peintures sur Thorigny et ses environs réalisés entre 1966 et 2011 par Bernard et Marc Boucher. Ce dernier est le président de l’Amicale philatélique. Créée en 1970, elle rassemble une quarantaine de membres âgés de 10 à 92 ans. « Notre première exposition était essentiellement philatélique. Très vite, nous avons décidé de l’ouvrir à d’autres collections car nous souhaitons partager notre intérêt pour les documents et objets anciens, dont la collection fait revivre le passé et permet de revoir l’évolution de la vie et de la société ».

    Geneviève PenantGeneviève Penant, secrétaire générale de l’association, férue d’histoire et de patrimoine, a ensuite exposé le fruit de son travail sur les origines du canal de l’Ourcq.

    Elle renouvellera sa conférence publique, mercredi 19 mars et samedi 22 mars, à 16 heures.

    Exposition multi-collections jusqu’au samedi 29 mars, centre culturel du Moustier, entrée libre. Mardi et vendredi de 14 à 18 h, mercredi de 10 à 12 h et 14 à 18 h, samedi de 10 à 12 h 30 et 14 à 17 h.

    Porte passage canal de l'ourcq

    Canal ourcq à ClayeLe premier bateau de fret est parti de Claye-Souilly vers Paris le 15 août 1813.

    Du canal de l’Ourcq à la Villette (Paris)
    Afin de faciliter l’acheminement des récoltes et marchandises jusqu’à Paris, Charles VI autorise l’exploitation de la rivière de l’Ourcq en 1415. Elle prend sa source à 12 km à Fère-en-Tardenois (Aisne) et traverse cinq départements. Sa transformation en futur canal débute en 1529 sous François 1er. Catherine de Médicis, régente et propriétaire de la forêt de Retz, s’intéresse au canal pour le bois de chauffage et de construction. En 1636, les premiers bateaux partent de La Ferté-Milon pour arriver à Paris avec leur chargement de bois. Colbert et Paul Riquet ne verront jamais leurs projets aboutir car Louis XIV a d’autres priorités. La nécessité d’apporter l’eau à Paris, de l’Ourcq depuis Mareuil, devenait pourtant importante. C’est finalement Bonaparte qui, sur une idée de Chaptal, ordonne en mai 1802 la création du canal par dérivation de la rivière de l’Ourcq jusqu’à La Villette. 
    Un chantier énorme
    L’ingénieur Pierre-Simon Girard est nommé à la tête des travaux avec mission de fournir Paris en eau potable, d’y assurer la navigation et d’alimenter les canaux Saint-Martin et Saint-Louis, à Paris. Les difficultés sont énormes, à l’échelle du chantier (108 km). Malgré tout, en décembre 1808, le bassin de la Villette est mis en eau et, en août 1809, la Beuvronne coule à la fontaine des Saints-Innocents, au cœur de Paris. Le 15 août 1813, le premier bateau de fret quitte Claye-Souilly pour la Villette. Le percement du canal se termine en 1822 à Mareuil-sur-Ourcq (Oise), à 97 km du bassin de la Villette. Cinq écluses seront installées afin de réguler les pentes trop fortes et le débit. Seule l’écluse de Varreddes subsiste encore aujourd’hui. 
    Classée monument historique 
    L’usine de Trilbardou est constuite en 1865. La roue-vanne de 11 mètres de diamètres et de 83 tonnes, fonctionnant plus par le poids de l’eau que par la vitesse du courant, est une curiosité unique en son genre. Elle actionne 4 pompes volumétriques qui ramènent l’eau de la Marne dans le canal. Cette roue, classée monument historique, fonctionne toujours. Pour les voyageurs désirant se rendre de Meaux à Paris, un bateau-poste de 22 m de long sur 2 m de large et d’une capacité de 60 passagers, est mis en service en 1838. Son trafic cessera deux ans après l’arrivée du chemin de fer en 1849. Le canal de l’Ourcq reste la propriété de la Ville de Paris et son chemin de halage est devenu une piste cyclable très appréciée.

    S. Moroy 

    Plus d’infos : www.aufildelourcq.org

  • HD Le plaisir France-Arizona, les motards ont du cœur

    HD Le plaisir France-Arizona, les motards ont du cœur

    Le groupe Les Rocke'rs
    Un concert de rock organisé par des motards, membres d’une association d’aide aux enfants malades, a enflammé, samedi 22 février 2014, la salle des Merisiers. But de la soirée : l’achat d’une poussette médicalisée pour une fillette malade. 

    « Nous sommes tous passionnés par le plaisir de rouler et notre objectif est d’aider les enfants malades tout en se faisant plaisir. Tous les ans, on aide ainsi un à deux enfants dans toute la France puisque l’on a une section en Dordogne, dans le Vaucluse et en Haute-Garonne qui font la même chose que nous. Parallèlement, on est en train de créer le même concept en Arizona, près de Phoenix, puisque le projet futur est d’emmener des enfants malades là-bas et, réciproquement, d’en faire venir afin qu’ils puissent découvrir la France » explique Jean-François Naudey, président de HD Le plaisir France-Arizona (HD pour Harley-Davidson). L’association, qu’il a créée en 2006, a son siège à Brie-Comte-Robert et regroupe environ 92 membres au sein de ses quatre sections.

    Affiche
    La soirée rock and roll était organisée afin de financer l’acquisition d’une poussette médicalisée pour Syrine-Leila, une petite fille d’un peu plus de 2 ans, victime d’une maladie orpheline (syndrome de West). Philippe Ghysens, patron du Petit-Bordeaux, café-brasserie situé dans le hameau de Bordeaux, a  soutenu l’opération en finançant la réservation de la salle. « J’ai trouvé l’idée de Jean-François excellente car il y a vraiment besoin de faire quelque chose tant il existe une grosse lacune pour aider les enfants malades. Le fait de mélanger le milieu motard et les enfants malades est atypique. Cela mérite d’être encouragé et contribue à lutter contre un préjugé, car les motards ne sont pas des loubards. C’est un milieu ouvert et convivial ». HD Le plaisir France-Arizona fêtera son anniversaire samedi 29 mars à Yèbles. Le week-end du 21 juin, ses membres organiseront une grande journée américaine à Boullarre (Oise) avec au programme, balades en motos, concert de rock et démonstrations de swing.

    S. Moroy 

    Plus d’infos sur l’association : http://hd.le.plaisir.free.fr 

    Sur l’opération des motards : www.surlespasdesyrine-leila.jimdo.com

  • Bataille de sortilèges sur la Montagne de Chelles

    Bataille de sortilèges sur la Montagne de Chelles

    Dans les traces d’Harry Potter

    Le fort de Chelles a connu ce week-end un étrange remue-ménage. Des étudiants de l’École internationale de création audiovisuelle et de réalisation (Eicar), située à La Plaine-Saint-Denis, tournaient « Warren Flamel, la malédiction de l’immortalité », court-métrage inspiré par Harry Potter.

    Equipe vectan productionUne partie de l'équipe pose devant le fort autour du réalisateur Quentin Berbey (au centre avec le clap).

    « Le monde créé par J.K Rowling a bercé mon enfance. De plus, entre 10 et 15 ans, j’étais le sosie de l’acteur Daniel Radcliffe. Depuis longtemps, j’avais le projet de réaliser un film pour lui rendre hommage. Aujourd’hui la technologie a évolué et les effets spéciaux se sont démocratisés donnant lieu à une multitude de web films sur Harry Potter. La plupart sont américains et médiocres. L’idée m’est alors venue de faire le premier fan-film Harry Potter français, d’une durée d’environ 10 minutes, et surtout de qualité » explique Quentin Berbey, 20 ans. Le film utilisera de nombreux effets spéciaux créés en postproduction par Quentin qui dispose de solides connaissances en ce domaine. « Pour autant, le support est à base de réel. Comme je n’ai pas suffisamment de ressources pour créer les sortilèges, j’utilise la photo d’une flamme que je déforme et colorise » précise le jeune réalisateur. Après plusieurs cascades sur l’esplanade, l’équipe, composée de cinq acteurs et d’une douzaine de techniciens, s’est dirigée vers la forêt pour y enregistrer une séquence de course poursuite.

    MangemortMangemort

    WarrenWarren

    La pierre philosophale comme intrigue 

    « Étant fan d’Harry Potter, j’ai tout de suite accepté de tourner, même si c’est un challenge pour moi car je joue une méchante. Ce rôle m’a permis de toucher autre chose que ce que je connaissais de mon jeu jusqu’alors » confie Laura Tontini, 20 ans, future comédienne. Même enthousiasme chez Nicolas D. Coiffard, 21 ans, héros du film et co-auteur du scénario avec Quentin. « La pierre philosophale influe sur le comportement de Warren, d’autant qu’elle apporte l’immortalité. C’est cette ambivalence que j’aime dans mon rôle. Le film est en quelque sorte un pont entre le premier Harry Potter et le second. Il raconte comment, à la fin du premier, la pierre philosophale a été détruite. L’intrigue se déroulera sur trois épisodes ». Nicolas se relevait à peine d’une blessure suite à une chute de balai qu’il enchaînait une poursuite dans la forêt avec deux séides du seigneur des ténèbres à ses talons.

    Warren et LobeliaWarren sera aidé dans sa quête par une  belle sorcière : Lobelia Odbuck (Marion Denivan).

    Heureusement, Warren sera aidé par Lobelia Odbuck, une belle sorcière interprétée par Marion Denivan, 20 ans, venue de Montpellier pour être comédienne à Eicar. Le premier Warren sera visible sur le web début mars. 

    S. Moroy

    Plus d’infos : www.facebook.com/warrenflamel

    Le pitch du film
    Après les évènements survenus à l’école des sorciers, l’alchimiste Nicolas Flamel est obligé de détruire sa création ultime : la pierre philosophale. Mais le vieil homme en est incapable et se résout à déléguer cette tâche à son neveu, Warren. Le jeune homme part donc en quête de l’objet magique en mesure de détruire la pierre. Mais les forces du mal se liguent contre lui pour l’empêcher d’accomplir sa mission.

  • Courtry, manifestation citoyenne, le fort de Vaujours réactive l’inquiétude

    Courtry, manifestation citoyenne, le fort de Vaujours réactive l’inquiétude

    01
    « Obtenir la vérité sur la radioactivité et les pollutions du fort de Vaujours », tel était le leitmotiv des 380 personnes qui ont défilé samedi 8 février après-midi, de Coubron à Courtry, à l’appel du collectif Sauvons la Dhuis (voir notre note du 16 janvier 2011)

    Déilé - Copie
    « Actuellement, on a tous les services de l’Etat contre nous. Je trouve inadmissible que Claude Evin, directeur de l’Agence régionale de Santé d’Ile-de-France, refuse une étude épidémiologique, c’est-à-dire la vérité aux citoyens. Cela fait plus de 15 ans que les habitants de Coubron et Courtry savent qu’il y a un malaise ; d’autant qu’un rapport de l’ARS de juin 2012 publie des statistiques révélant que 52 % des hommes et 49 % des femmes meurent de cancer à Courtry » martèle Christophe Nédélec, président des Abbesses de Gagny-Chelles, l’une des 9 associations affiliées au collectif.  A cheval sur les départements 77 et 93, le fort surplombe Vaujours, Courtry et Coubron. Après son abandon par le Commissariat à l’énergie atomique à la fin des essais nucléaires français en 1997, Placoplatre, filiale de Saint-Gobain implantée à Vaujours, en est copropriétaire depuis 2010 avec la Communauté d’agglomération Marne-et-Chantereine.

    02
    Expertises et contre-expertises se sont succédé, suscitant des polémiques sur sa décontamination effective. Pour les associations écologistes, le fort n’aurait été que très partiellement décontaminé du fait des coûts élevés de dépollution, soit 1000 m² seulement sur ses 45 hectares de surface. Elles suspectent de la contamination résiduelle en matières uranifères, dont l’uranium 238. Une irradiation confirmée en 2001 par la CRIIRAD (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité) et par le CEA lui-même pour certains ouvrages noyés dans le béton vu l’impossibilité de les décontaminer. 

    Inquiétudes pour l’eau 
    Mireille Lopez, présidente de l’Adenca (Association de défense de l’environnement de Claye-Souilly et ses alentours) s’inquiète pour la qualité de l’eau. « Le fort se trouve sur la butte d’Aulnaye. Les eaux qui en découlent se dirigent pour partie vers la Morée et Aulnay-sous-Bois où il y a un captage d’eau du Sedif, et vers le ru de Chantereine qui se jette dans la Marne, en amont de l’usine d’eau potable de Neuilly-sur-Marne ». Elle redoute également des infiltrations de perchlorate d’ammonium suite à la présence d’anciennes munitions enfouies sous le fort.  S. Moroy

  • Brou-sur-Chantereine, évasion au long cours

    Brou-sur-Chantereine, évasion au long cours

    Les 2 bourlingueursMarc et Damayanti, les yeux encore pleins d'étoiles à l'évocation de leur voyage hors du commun qui a duré 3 ans, 3 mois et trois jours.

    Ils ont sillonné les Amériques en 4×4

    Le service culturel de la mairie proposait vendredi 24 janvier 2013, salle Jean-Baptiste Clément, une rencontre avec les deux Breuillois, auteurs du livre paru en 2013, « Trois ans, trois mois, trois jours : les bourlingueurs aux Amériques ».

    Marc Thiébaut et Damayanti Prakash ont traversé  le continent américain de bout en bout à bord de leur Toyota 4×4, soit l’itinéraire le plus long que l’on puisse accomplir sur terre, d’Ushuaia (Argentine) à l’Alaska, avec 23 pays sur 155 000 kilomètre. « Le diaporama que vous allez voir ce soir porte sur le continent sud-américain. Pour nous, européens, c’est la partie la plus intéressante car la plus dépaysante » annonce Marc. Le 18 juin 2008 le couple embarque au Havre sur un cargo vers Buenos-Aires. La traversée dure quatre semaines. Leur 4×4, aménagé par leurs soins avec tente de toit, frigidaire, réserves d’eau et de gasoil, sera leur seul refuge et ils ne débourseront jamais un centime pour leur hébergement nocturne. « Notre véhicule ne passant pas inaperçu, nous avons plusieurs fois été invités à manger chez les habitants. Nous avons dépensé 22,40 euros par jour et par personne, y compris pour le carburant. Au Venezuela, pays producteur de pétrole, le gasoil nous a coûté 85 centimes d’euro pour 250 litres ! » précise Marc, en réponse à la question d’un participant sur leur budget. Le Brésil et la Bolivie sont les deux pays qui ont le plus marqué nos globe-trotters. La traversée du delta de l’Amazone, avec le 4×4 sur une barge dérivant au fil des méandres de l’Amazone, les a enchantés.
    De même les lagunes et déserts boliviens, ainsi que le lac Titicaca qui serait le berceau de la civilisation inca.

    4x4_lipez_47Laguna verde, Sud Lipez (Bolivie). La beauté presque irréelle des couleurs provient de la la pureté de l'air à plus de 4000 mètres d'altitude (photo Damayanti Prakask).

    Pour des causes humanitaires 
    Après deux années en Amérique latine, le passage aux États-Unis est violent, car tout est contrastes. Des paysages grandioses, chatoyants au fil des saisons, s’offrent à leurs yeux éblouis. Damayanti photographie et Marc profite des étapes pour rédiger le journal de bord et actualiser le site qui permet aux internautes de suivre leur périple. « Il est vrai que les États-Unis possédent la densité la plus grande des plus beaux paysages que j’ai vus au monde. Nous avons tant reçu des autres tout au long de notre voyage qu’il était hors de question de se rémunérer sur un sourire » ajoute Damayanti. Le produit de la vente de leur livre (160 pages, 400 photos) ira à trois associations humanitaires qu’ils ont scrupuleusement choisies : Guinée-Solidarité, Points-Cœur au Salvador, et Objectif Monde afin de financer un projet éducatif en Inde. 

    S. Moroy

    Plus d’infos : http://www.bourlingueurs.com/

  • Nuit du rire à Courty,  c’était la dernière pour Xavier Vanderbise

    Nuit du rire à Courty, c’était la dernière pour Xavier Vanderbise

    Xavier Vanderbise et la troupe cabaret de Renaissance et Culture créée il y a 12 ans
    419 convives se sont réunis à l’espace Robert-Jacobsen pour la 23e nuit du rire, traditionnel dîner-spectacle organisé par l’association Renaissance et Culture.

    Le ventriloque Philippe Lecomte et Bourricot
    Pour cette édition, et toujours dans l’esprit du music-hall et du cabaret, étaient invités Pierre Douglas, chansonnier du Don-Camilo et du César-Palace, le ventriloque Philippe Lecomte, Paul Dureau, un jeune artiste capable d’imiter une centaine de voix, et enfin Amaury Gonzague. « Ce dernier se produit au théâtre des Deux-ânes. Il revient pour la deuxième fois consécutive, ce qui est exceptionnel, car il a été plébiscité l’an dernier par le public. Amaury incarne avec beaucoup de saveur un aristocrate ruiné et décalé qui subit les effets de la crise depuis 1789» précise Xavier Vanderbise, 44 ans, président de Renaissance et Culture depuis 1990.

    Dernière nuit du rire pour Xavier Vanderbise
    La soirée revêtait pour lui un caractère particulièrement émouvant puisqu’il a annoncé sa démission en fin de spectacle. «Membre depuis 25 ans, il me semble aujourd’hui légitime de passer le relais, et c’est pourquoi je ne me représenterai pas à la présidence de Renaissance et Culture. L’équipe sait toutefois qu’elle peut toujours compter sur moi en tant que de besoin ». C’est Olivier Diaz, 38 ans, qui lui succédera. Adhérent depuis 7 ans, il est déjà très investi puisqu’il s’occupe des voyages et de la troupe cabaret amateur. Xavier peut être fier du travail accompli puisqu’il laisse une association en pleine santé, forte de 1483 adhérents avec 43 disciplines (toutes activités confondues) contre 60 adhérents pour 6 activités en 1988.

    Nuit du rire, table des élus
    Sur son initiative, la première nuit du rire a vu le jour en janvier 1991. Depuis, les Courtrysiens attendent chaque nouvelle édition avec impatience. L’an prochain, celle-ci ne sera donc pas présentée par Xavier. The show must go on.

    S. Moroy

  • Déco urbaine, ils transforment les tranfos…

    Déco urbaine, ils transforment les tranfos…

    La bibliothèque de la Roseraie, les Loisirs Jeunes et l'atelier Créatif de Villevaudé vous présentent leurs meilleurs voeux de bonne et heureuse année 2014

    Fresque Merisiers (Copier)
    Ils sont quatre artistes en guerre contre la grisaille et la monotonie ambiantes. Pour ces  jeunes mousquetaires, l’art doit être visible de tous. Leurs armes ? Imagination, talent, peinture acrylique et bombes aérosols.

    Regroupés au sein de l’association Hard-Déco, dont le siège est à Bussy-Saint-Georges, Lionel, Olivier, Grégory et Pierre-Olivier promeuvent la décoration graffiti et la réhabilitation des lieux publics et privés avec leurs palettes de peintres graffeurs. « Au départ, c’est un pari de copains qui faisaient du graffiti depuis les années 2000 et qui ont décidé de créer leur association. En dehors de celle-ci, nous sommes tous des artistes indépendants, des auto-entrepreneurs » explique Lionel Stéphanidis, fondateur de Hard-Déco en mai 2007.

    Lionel et la fourmi (Copier)
    A la demande de la municipalité, les artistes sont venus début novembre décorer la dizaine de transformateurs ERDF (Electricité Réseau Distribution France) disséminés sur la commune. Une grenouille, coccinelle, fourmi, des coquelicots, bambous, tournesols, marrons (sur la place des Marronniers)… l’objectif était de fondre les transfos dans leur milieu grâce à des illustrations figuratives originales.

    Clin d’œil au chocolat Menier

    Enfant -cole (Copier)
    Mais leur mission ne s’arrêtait pas là. La frise en trompe-l’œil de l’enfant écrivant le nom d’Ivan Peychès sur le parapet de l’école du même nom, a été réalisée par l’un des membres du groupe. « C’était une volonté spécifique de la mairie que le garçonnet écrive sur le mur. J’ai donc pris le parti de faire un clin d’œil à l’ancienne illustration publicitaire du chocolat Menier » explique Grégory Dupuis, son auteur qui l’a exécutée en une journée. En revanche, ils se sont mis à quatre pour accomplir en une semaine la fresque murale de la salle des Merisiers, haute de 5 mètres et longue de 10 mètres, que l’on peut admirer en empruntant la rue Adèle-Claret. « Pas d’échafaudage, on a tout fait avec de grandes échelles. Comme on a ici une dominante à tendance sépia avec environnement boisé, on a pris le parti de faire un arrière-plan assez graphique, avec des aplats de couleurs ton sur ton, puis de reprendre l’emblème de la ville dans un médaillon » commente Lionel devant l’oeuvre collective.

    Réhabiliter le graffiti

    « On est des graffeurs, mais on fait bien la distinction entre notre métier de décorateur et notre passion d’artiste-graffeur qui, pour nous, sont deux choses différentes. Etant tous issus du mouvement graffiti, ce style se ressent d’ailleurs dans notre travail de décorateur » nuance le jeune président de 28 ans. Son association est fréquemment sollicitée par des collectivités et des particuliers, surtout pour décorer des chambres d’enfant chez ces derniers. Chaque oeuvre est unique et les artistes mettent un point d’honneur à relever tous les défis, embellir de grands murs ou faire des choses plus complexes. Ils interviennent également auprès des jeunes lors d’ateliers pédagogiques, dans les centres de loisirs ou pendant les vacances scolaires. « Une initiation à la bombe de peinture leur permet d’avoir une approche plus artistique que vandale de l’outil » poursuit Lionel. Pour lui, l’art du graffiti constitue un excellent moyen d’encourager la créativité et développer le talent chez les jeunes. 

    S. Moroy

    Plus d’infos : www.hard-deco.com

    Légende photos :

    -       1 - Les auteurs de la fresque murale de la salle des Merisiers. De gauche à droite : Pierre-Olivier Houdré, Olivier Hassan, Grégory Dupuis et Lionel Stéphanidis

    -       2- Sur l'un des transfos rue Charles de Gaulle, Lionel se fait tout petit devant la fourmi géante peinte en deux jours par Pierre-Olivier.

    -      3-  De gauche à droite, Olivier Hassan, Grégory Dupuis, Lionel Stéphanidis et Pierre-Olivier Houdré, devant la frise en trompe l’œil de l'école Ivan-Peychès réalisée en un jour par Grégory.

  • Repas des seniors au rythme de la samba

    Repas des seniors au rythme de la samba

    Br-sil-Merisiers2-2 (Copier)
    Le traditionnel repas de fin d’année organisé par le CCAS (Centre communal d’action sociale) pour les habitants de plus de 60 ans a eu lieu, samedi 14 décembre 2013, dans la grande salle des Merisiers. Plaisir du palais, les 140 convives ont dégusté le menu spécialement préparé à leur attention par le traiteur Wilhems, de Saint-Mard. Plaisir des yeux et des oreilles également avec les danses latino exécutées par les danseurs brésiliens de la troupe Lilo’s Events et, là aussi, les participants n’en ont pas perdu une miette.

    Public-br-sil-Merisiers2-1 (Copier)
    Catherine Godart, vice-présidente du CCAS, a rappelé que l’action en faveur des aînés s’orientait principalement dans trois directions : la mise en place d’un système de téléalarme, le portage de repas à domicile, le développement des services et aides ménagères chez les personnes en perte d’autonomie légère ou en difficulté du fait de maladie ou d’invalidité. Récemment le CCAS de Villevaudé a adhéré au CLIC de Chelles (Centre local d’information et de coordination gérontologique) afin de mieux évaluer, suivre et accompagner les besoins des personnes âgées sur la commune. De même, plusieurs actions d’information et de sensibilisation effectuées par des professionnels de la santé seront proposées en 2014.

    S.Moroy

    Pour plus d’infos sur le CCAS, contacter la mairie au 01 60 26 20 19.

  • Chelles, la montagne sous surveillance

    Chelles, la montagne sous surveillance

    Fort - Chelles
    Suite à l’article sur un risque d’affaissement de la Montagne de Chelles (édition de La Marne du 13 novembre, (voir notre note du 14 novembre) la Communauté d’agglomération de Marne et Chantereine (CAMC) apporte des précisions.

    « Nous connaissons depuis longtemps ces galeries souterraines sous le fort de Chelles. Ce n’est un secret pour personne, tous les Chellois le savent. Leur accès est strictement interdit par arrêté municipal. D’ici la fin de l’année, nous allons murer l’accès de celle mentionnée dans votre article, car nos chaînes sont régulièrement coupées par des visiteurs indélicats qui s’aventurent dans les galeries au péril de leur vie, et ce malgré la présence de panneaux indiquant les risques d’éboulement » prévient Antoine Rodriguez, vice-président en charge de l’environnement et de l’écologie urbaine à la CAMC. « Sur la superficie totale de la Montagne qui est de 46 hectares, seulement 12 sont accessibles au public. Nous avons effectué tous les sondages nécessaires et pris les mesures en matière de sécurité avant d’ouvrir la Montagne au public en juin 2007. Des équipes la sillonnent tous les jours afin, d’une part d’assurer la propreté du site dont la gestion nous incombe, et d’autre part de surveiller l’état du foncier en nous signalant toute anomalie relevée » complète Vincent Pasutto, directeur adjoint des services techniques de l’agglomération.

    Un risque mesuré et contrôlé
    « Bien sûr qu’il y a des risques d’effondrement. A terme, les galeries s’effondreront, mais leur écroulement n’aura pas de conséquence sur la partie supérieure compte tenu des 45 mètres de remblai du dessus » admet le technicien. S’il n’exclut pas un risque d’affaissement sur certains coteaux de la montagne qui ne seront jamais aménagés, il affirme que la partie du fort est parfaitement sécurisée. « Et s’il y avait effondrement et formation d’un fontis en-dessous de la cote 100, le géotextile [Ndlr : trame synthétique de maintien des sols] se mettra en tension. On constatera que l’allée a subi un affaissement et l’on fermera aussitôt le site pour lancer des investigations géotechniques afin de savoir ce qui se passe. On est ici dans la prévention, c’est un risque parfaitement mesuré et constamment contrôlé » ajoute Vincent Pasutto. Outre des entraînements effectués par les pompiers dans les galeries de service sous le fort, le SDIS (Service départemental d’incendie et de secours) dispose d’un relevé des lieux qui lui permet d’en suivre l’évolution dans le temps.

    S. Moroy

    Christophe Nédélec, président de l’association Abbesses de Gagny-Chelles, a réagi. « La CAMC se base sur une thèse de 1982 (règle de Vachat) pour justifier une absence de risque. Le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières) considère que les zones ouvertes au public sont sujettes à des aléas très élevés de mouvement de terrain, que ‘’la présence d’anciennes carrières souterraines est certaine, et par conséquent le risque de fontis et/ou d’effondrements très grand’’. Selon le BRGM, cette règle ne s’applique pas au gypse et doit être retenue avec ‘’beaucoup de prudence’’. L’inventaire des effondrements qu’il a réalisé démontre bien les limites de cette règle, des fontis ayant déjà été recensés, dont un notamment près de l’aire de jeux pour enfants. De plus certains aménagements, dont le rucher pédagogique, sont bien plus bas en altitude. Quid des risques liés aux poches de dissolution du gypse pouvant survenir près de la surface ? Depuis son ouverture, le site a déjà connu des incidents. Certains accès piétons sont fermés suite à des glissements de terrains répétitifs. L’injection et le comblement des galeries aurait été une solution sérieuse, mais elle a été écartée pour raison financière et aucun principe de précaution n’a été appliqué »