Étiquette : villevaude

  • Tournage dans la région, un film sur le « dernier voyage »

    Tournage dans la région, un film sur le « dernier voyage »

    Hopital 1

    Une scène-clé du film de Pierre a été tournée dans une chambre de la clinique de Brou-sur-Chantereine.

    Trio 2

    Séance de repérage au
    milieu du bois de Brou. De gauche à droite : Victor Dartinet, 22 ans,
    étudiant à l’école de cinéma Icart et qui a apporté son aide pour le
    casting des acteurs, Pierre Win et Lucas Guénand.

     

    Dimanche 23 juin, 22 h 30. Une étrange effervescence règne au cœur du bois de Brou. Autour d’une carcasse de voiture, sous la lumière blafarde de phares automobiles et de deux projecteurs, Pierre Win et son équipe tournent un court-métrage de fiction.

    « C’est la scène capitale du film, la plus difficile. Pour l’instant, tout se passe bien. C’est un travail collectif où chacun y trouve son compte. Mais on peut toujours avoir des imprévus… comme la pluie par exemple » confie le jeune réalisateur en installant son appareil Canon qui filmera en vidéo haute définition. Pierre a fait appel à son réseau d’amis, mais aussi au bénévolat de techniciens et acteurs professionnels pour réaliser son court-métrage financé pour partie par une subvention du Conseil général allouée aux jeunes réalisateurs. « Illusion obscure » relate le drame d’un grand blessé de la route, Victor, qui effectue son dernier voyage. Un thème cher au réalisateur, photographe de formation, qui travaille sur le projet depuis septembre dernier et dont c’est le premier film (voir l'article publié le 20 février dans La Marne).


    Illusionobscure marne
    Après avoir obtenu l’autorisation de tourner dans le bois, interdit à la circulation depuis qu’il est devenu liaison douce en février 2012, Pierre a demandé en début de soirée au Garage-Breuillois de déposer une épave de Polo Volkswagen, à mi-chemin entre Villevaudé et Brou. « Elle sera retirée demain pour ne pas gêner les promeneurs. Il se trouve que j’ai exactement la même, pratique pour le film ! » précise Lucas Guénand, assistant à la réalisation.

    Un rôle surprenant mais intense. « Mardi 18 juin, nous avons tourné la scène du réveil de Victor dans une chambre de l’hôpital privé de Brou. C’était le premier jour de tournage. L’ambiance est sympa car, comme dans tous les courts-métrages, on a affaire à des passionnés, même si on n’a pas le budget et le confort d’un long-métrage professionnel » avoue Gilles Cherqui, acteur et scénariste parisien de 34 ans. « L’accident automobile est la 3e séquence du film. C’est le moment où tout bascule, où l’histoire commence. Victor m’a séduit parce que c’est un rôle fort, surprenant, et aussi parce que c’est rare d’avoir des rôles aussi intenses, même si c’est troublant d’interpréter un personnage qui perd l’usage de ses jambes » poursuit Gilles qui a joué dans la série « Platane » diffusée sur Canal+. Camille Combes, 24 ans, est venue elle aussi de Paris. Elle est entre les mains de Morgane Vandé, maquilleuse chelloise. Tout comme le conducteur, elle perdra la vie, tandis que Victor, à l’arrière, sera projeté à travers le pare-brise avant.

    SangPierre met du (faux) sang sur la chemise de Gilles. Ce dernier est couché sur des coussins afin de ne pas se blesser. A l'arrière-plan, dans l'obscurité, Camille grelotte de froid

    « Mon rôle est court puisque je meurs au début, mais le scénario m’a beaucoup plu. Je suis toujours prête à tourner dans un maximum de films de ce genre… surtout quand la rencontre avec le réalisateur se passe bien ».


    Sortie de boiteSortie de boîte de nuit, juste avant le tragique accident. La séquence a été tournée mardi 25 juin à 23 heures près du parking Auchan, à Chelles. De gauche à droite, les comédiens Gilles, Camille et Cédric.

    Actrice professionnelle, Camille a joué dans plusieurs courts-métrages dont le dernier « Intimité », de Christelle Juteau, est passé récemment au festival de Cannes. On la verra également dans « Je ne suis pas morte », long-métrage de Jean-Charles Fitoussi programmé à la Cinémathèque française pour janvier 2014.

    Reproduire une fracture ouverte. Escalope et fragments d’os de volaille dans les mains, Yann Messalti, un Chellois de 25 ans, s’affaire pour reconstituer une fracture ouverte sur le bras de Camille. Yann assiste la maquilleuse qui dessine maintenant des filets de sang sur le crâne rasé de Cédric Welsch. Ce dernier incarnera le conducteur de la voiture accidentée. Guillaume lance un fumigène sous le châssis du véhicule. « Silence, moteur, action ! ». Kévin, photographe de plateau, arrête de mitrailler dès que Lucas actionne le clap. D’épaisses volutes de fumée grises enveloppent les trois victimes inanimées.


    TournageLoïc et sa perche, Guillaume au réflecteur et Pierre au cadre. Il s'est déchaussé pour ne pas que l'on entende crisser ses chaussures.

    Sa perche-son tendue à bout de bras, Loïc Joyeux suit le lent travelling arrière de Pierre le long de la carcasse de métal. « En tant que professionnel, je suis défrayé pour la location du matériel, mais la prestation technique est offerte. Cela me plaît d’aider les autres » glisse le jeune ingénieur du son.

    Collision frontale. Fabien Savall, Breuillois de 21 ans, ne cache pas son admiration. « Les effets spéciaux sont vraiment bluffant ! ». C’est lui le chauffard à l’origine de la collision.


    Tournage collisionLucas prend les consignes de Pierre qui prépare la scène de la collision en travelling. Kévin déploie un projecteur led qui va éclairer la prise.

    Pour la simuler, deux voitures sont accolées avant de se séparer rapidement : l’une en marche avant et l’autre en arrière. La prise de vue, accélérée et montée en sens inverse, donnera l’illusion du choc frontal. Les prises sont bonnes, Pierre se détend. Il enregistre quelques inserts (détails) dans l’habitacle de l’épave.

    2 h 30 du matin. Le tournage est terminé. L’aventure se poursuivra à Chelles puis à Égreville. Enfin, courant juillet, l’équipe tournera la séquence finale dans les Côtes-d’Armor, en Bretagne. Après montage et post-production, le film sera prêt en octobre, date à laquelle Pierre promet une projection au cinéma Cosmos de Chelles avec tous les intervenants.

    Serge Moroy

    L'histoire du film: Après un violent accident de voiture au sortir d’une boîte de nuit, Victor se
    réveille à l’hôpital, paraplégique et atteint d’un traumatisme
    crânien qui le condamne à compter ses jours. On lui propose de subir
    une opération qui peut lui donner la chance de vivre, comme elle peut
    aussi le tuer. Face à ce dilemme, et contre toute attente, Victor
    choisit une autre option.

  • Meaux, Le guetteur de lumière, nouveau spectacle historique

    Meaux, Le guetteur de lumière, nouveau spectacle historique



    Danse-5

    Vendredi  14 juin 2013, 22 h
    15, quelque 650 personnes pénètrent dans la cour de l’évêché pour prendre place
    dans la tribune, face au vieux chapitre, et assister à la toute première
    représentation du « guetteur de lumière » concocté par Dominique Martens.

    Cela fait 31 ans que la Ville et l’OCAM (Office de concertation et
    d’animation de Meaux) retracent avec audace et panache l’histoire de la
    capitale de la Brie, mobilisant 500 bénévoles qui se relaient pour donner corps
    et âme au passé. « On a eu beau répéter, j’ai quand même
    le trac car c’est une grande première. Je joue plusieurs rôles : gueuse,
    marchande, lavandière… Le metteur en scène nous a demandé d’entrer à fond dans
    la peau de notre personnage tout en tenant compte des autres
     » confie Denise Hocquaux pour
    l’instant au point accueil. Le spectacle historique de Meaux, c’est pour
    elle une histoire de famille qui dure depuis plus de 15 ans. Sa fille Carole,
    29 ans, a débuté à l’âge de 8 ans et participe maintenant en tant que danseuse.
    Le petit-fils de Denise, Nicolas 10 ans, joue également et a commencé à l’âge
    de 3 ans et demi. Avec pour prétexte la première bataille de la Marne
    (septembre 1914), le nouvel opus a séduit les petits comme les plus grands. « C’est
    très coloré, grandiose, les effets sont superbes et les scènes variées. Ma
    fille y joue un rôle
     »
    applaudit Michel Grandgirard à la fin de la représentation.

    Trac et liesse à la fois

    Même enthousiasme chez Guy et Nicole, un couple de retraités
    résidant à Esbly. «C’est
    la première fois que l’on vient au spectacle historique de Meaux. C’est très
    beau, original et réjouissant, avec des tableaux remarquables comme ceux des
    lavandières et du sculpteur de statues
     ». Et Guy d’ajouter : « Réjouissant
    aussi parce que l’on sent une véritable liesse chez les acteurs, un sentiment
    collectif qui déborde quelquefois et que le metteur en scène n’avait peut-être
    pas prévu
     ».
    Leur petite-fille, Niaouli 16 ans, interprétait la scène des épouses recevant
    les lettres des soldats écrites au front. A la surprise des spectateurs, elles
    lisent quelques lignes tout en circulant  parmi eux dans la tribune.
    Impression plus critique pour Pierre qui a vu tous les opus depuis « Meaux en
    marche vers la liberté » produit en 1984. Il avoue avoir été perturbé par
    quelques épisodes qui s’entremêlent sans souci de chronologie. « Pour
    l’instant je suis déçu. Par rapport aux précédents spectacles, il y a des temps
    morts entre les changements de tableaux. Et les seules scènes d’action sont
    celles des danseuses
     ».
    Mais Pierre admet que c’est la première représentation et que les suivantes
    iront en s’améliorant. Camille Chaslin, 12 ans, avoue aussi avoir eu le trac
    pour sa première participation, et surtout avoir été impressionnée par
    l’ambiance de certaines scènes. « Lorsque l’on a répété, c’était en
    journée et ça faisait moins peur
     ». Promis, Camille n’aura plus
    peur pour son prochain spectacle, vendredi 21 juin à 22 h 30. 

    S. Moroy


    Mariage Jeanne et Augustin
    L’histoire 
    :

    Septembre 1914. Augustin,
    personnage principal, est un jeune poilu de 20 ans chargé de guetter les
    mouvements de l’ennemi au loin. Du haut de sa tour, il observe les méandres d’une
    guerre qui n’en finit pas. Pour passer le temps, Augustin se remémore avec
    nostalgie ses souvenirs d’enfance ; car s’il est soldat aujourd’hui, il est
    avant tout un talentueux tailleur de pierres meldois. Il se rappelle chaque
    trésor historique de sa ville, tous les lieux qui ont accompagné son enfance :
    la cathédrale Saint-Etienne, le Palais Episcopal, la Chapelle et le Vieux Chapitre…
    L’événement le plus marquant de sa vie est sans aucun doute sa rencontre avec
    Jeanne, à l’âge de 10 ans à la Cité épiscopale. Depuis ce moment,  elle n’a plus jamais quitté ses pensées. Tout
    deux séparés par la guerre, l’un au front, l’autre à l’arrière, ne rêvent que
    d’une chose : se retrouver.

    Prochaines représentations : Les 21-22-28-29 juin à 22 h 30. Les
    6-13-20 juillet à 22 h 30. Les 30 et 31 août à 21 h 30. Les 6-7-13-14 septembre
    à 21 h 30. Plein tarif : 17 euros. Enfants de moins de 12 ans : 8
    euros. Enfants de moins de 4 ans : gratuit. Tarif groupes : 14 euros.
    Renseignements et réservations : www.spectacle-meaux.fr – Tél : 01
    64 33 02 26
     

    (suite…)

  • Meaux, Le guetteur de lumière, nouveau spectacle historique



    Danse-5

    Vendredi  14 juin 2013, 22 h
    15, quelque 650 personnes pénètrent dans la cour de l’évêché pour prendre place
    dans la tribune, face au vieux chapitre, et assister à la toute première
    représentation du « guetteur de lumière » concocté par Dominique Martens.

    Cela fait 31 ans que la Ville et l’OCAM (Office de concertation et
    d’animation de Meaux) retracent avec audace et panache l’histoire de la
    capitale de la Brie, mobilisant 500 bénévoles qui se relaient pour donner corps
    et âme au passé. « On a eu beau répéter, j’ai quand même
    le trac car c’est une grande première. Je joue plusieurs rôles : gueuse,
    marchande, lavandière… Le metteur en scène nous a demandé d’entrer à fond dans
    la peau de notre personnage tout en tenant compte des autres
     » confie Denise Hocquaux pour
    l’instant au point accueil. Le spectacle historique de Meaux, c’est pour
    elle une histoire de famille qui dure depuis plus de 15 ans. Sa fille Carole,
    29 ans, a débuté à l’âge de 8 ans et participe maintenant en tant que danseuse.
    Le petit-fils de Denise, Nicolas 10 ans, joue également et a commencé à l’âge
    de 3 ans et demi. Avec pour prétexte la première bataille de la Marne
    (septembre 1914), le nouvel opus a séduit les petits comme les plus grands. « C’est
    très coloré, grandiose, les effets sont superbes et les scènes variées. Ma
    fille y joue un rôle
     »
    applaudit Michel Grandgirard à la fin de la représentation.

    Trac et liesse à la fois

    Même enthousiasme chez Guy et Nicole, un couple de retraités
    résidant à Esbly. «C’est
    la première fois que l’on vient au spectacle historique de Meaux. C’est très
    beau, original et réjouissant, avec des tableaux remarquables comme ceux des
    lavandières et du sculpteur de statues
     ». Et Guy d’ajouter : « Réjouissant
    aussi parce que l’on sent une véritable liesse chez les acteurs, un sentiment
    collectif qui déborde quelquefois et que le metteur en scène n’avait peut-être
    pas prévu
     ».
    Leur petite-fille, Niaouli 16 ans, interprétait la scène des épouses recevant
    les lettres des soldats écrites au front. A la surprise des spectateurs, elles
    lisent quelques lignes tout en circulant  parmi eux dans la tribune.
    Impression plus critique pour Pierre qui a vu tous les opus depuis « Meaux en
    marche vers la liberté » produit en 1984. Il avoue avoir été perturbé par
    quelques épisodes qui s’entremêlent sans souci de chronologie. « Pour
    l’instant je suis déçu. Par rapport aux précédents spectacles, il y a des temps
    morts entre les changements de tableaux. Et les seules scènes d’action sont
    celles des danseuses
     ».
    Mais Pierre admet que c’est la première représentation et que les suivantes
    iront en s’améliorant. Camille Chaslin, 12 ans, avoue aussi avoir eu le trac
    pour sa première participation, et surtout avoir été impressionnée par
    l’ambiance de certaines scènes. « Lorsque l’on a répété, c’était en
    journée et ça faisait moins peur
     ». Promis, Camille n’aura plus
    peur pour son prochain spectacle, vendredi 21 juin à 22 h 30. 

    S. Moroy


    Mariage Jeanne et Augustin
    L’histoire 
    :

    Septembre 1914. Augustin,
    personnage principal, est un jeune poilu de 20 ans chargé de guetter les
    mouvements de l’ennemi au loin. Du haut de sa tour, il observe les méandres d’une
    guerre qui n’en finit pas. Pour passer le temps, Augustin se remémore avec
    nostalgie ses souvenirs d’enfance ; car s’il est soldat aujourd’hui, il est
    avant tout un talentueux tailleur de pierres meldois. Il se rappelle chaque
    trésor historique de sa ville, tous les lieux qui ont accompagné son enfance :
    la cathédrale Saint-Etienne, le Palais Episcopal, la Chapelle et le Vieux Chapitre…
    L’événement le plus marquant de sa vie est sans aucun doute sa rencontre avec
    Jeanne, à l’âge de 10 ans à la Cité épiscopale. Depuis ce moment,  elle n’a plus jamais quitté ses pensées. Tout
    deux séparés par la guerre, l’un au front, l’autre à l’arrière, ne rêvent que
    d’une chose : se retrouver.

    Prochaines représentations : Les 21-22-28-29 juin à 22 h 30. Les
    6-13-20 juillet à 22 h 30. Les 30 et 31 août à 21 h 30. Les 6-7-13-14 septembre
    à 21 h 30. Plein tarif : 17 euros. Enfants de moins de 12 ans : 8
    euros. Enfants de moins de 4 ans : gratuit. Tarif groupes : 14 euros.
    Renseignements et réservations : www.spectacle-meaux.fr – Tél : 01
    64 33 02 26
     

    (suite…)

  • Course au trésor sous le signe des couleurs et du soleil…

    Course au trésor sous le signe des couleurs et du soleil…

    022
    La deuxième course au trésor organisée par la bibliothèque
    de la Roseraie et plus particulièrement par Barbara et Julia, a encore ravi les
    élèves de l’école Ivan Peychès.

    0002
    0004
    0001
    09
    Pour nos volontaires bénévoles qui se consacrent à
    l’accueil de la petite enfance et des scolaires la tâche n’est pas mince…Nous souhaitons à ce titre remercier les
    parents qui nous aident tout au long de l'année, la SM BOIS de Villevaudé pour sa participation à l'achat des livres et aussi le ciel pour nous avoir envoyé la chaleur et le  soleil !!!

    023
    Course
    Les neuf classes de l’école, partagée en trois niveaux, ont évolué
    sur des créneaux établis sur la semaine. Chaque classe étant
    partagée en quatre groupes, il s’agissait de définir douze parcours différents.

    0005
    010
    Chaque groupe disposait d’une boîte à indices de couleur, jaune, bleu, rouge ou vert, d’un dossier comportant le plan du Parc
    de la Roseraie, de photos, d' indices écrits permettant de découvrir le "trésor". Une autre petite difficulté : les questions pièges, à lire
    attentivement pour pouvoir y répondre, l’objectif étant de se repérer très
    exactement sur le plan et dans la réalité pour certains (ou le contraire pour
    d’autres)

    021
    A l’issue de cette véritable course d’orientation, chaque
    élève a reçu une récompense. Mais comment peut-on être récompensé dans une
    bibliothèque ? Il vous faut deviner la réponse….

  • Concert au château du Poitou, maison de retraite à Villevaudé

    Concert au château du Poitou, maison de retraite à Villevaudé

    Concert
    Une belle invitation pour les seniors du CCAS de Villevaudé le vendredi 30 mai 2013: les musiciens stagiaires de l’association « Sonat » donnaient   un concert à la maison de retraite SNCF du château du Poitou. « Pour la deuxième année consécutive, la maison de retraite et Sonat ont organisé ce concert de clôture dans le cadre de la formation musicale auquel les enfants ont participé » a annoncé Luc Florès, directeur de l’établissement.

    La petite surprise- Hugo et Dimitri
    Au programme de l’après-midi, des œuvres de grands compositeurs tels Moor, Beethoven, Masson, Joubert… interprétés au violon et à la flûte par 13 jeunes devant une assemblée de 80 personnes composée des résidents, de leurs familles et amis.

    Sonat
    Auparavant, durant toute la semaine, encadrés par Céline Prévot et Anoulay Valentin leurs directrices artistiques, les stagiaires ont occupé les pièces du château par petits groupes ou en orchestre pour travailler et répéter les morceaux adaptés à leurs niveaux pour la plus grande joie des 67 pensionnaires, dont quatre centenaires.

    Jouer dans des lieux insolites

    Public
    A l’origine de cette idée, Cécile Prévot et Aurélie Blanc, toutes deux professeurs violonistes de l’association. « Sonat a pour but de promouvoir la musique classique par le biais de stages destinés aux amateurs et aux futurs professionnels. La pratique de la musique de chambre favorise l’écoute, développe la pulsation et permet de découvrir les répertoires, tout en ayant le plaisir de jouer ensemble dans des lieux inattendus ou insolites » précise Céline Prévot. « Cette immersion musicale est bienvenue car la plupart de nos résidents sont très dépendants. Le lien intergénérationnel qui se tisse à la faveur de ce stage leur est donc bénéfique tant il est riche en échanges » précise Emmanuelle Salvert, animatrice. Dans le cadre de son projet pédagogique visant à  favoriser cette relation, elle a proposé aux stagiaires de participer à des ateliers d’arts plastiques et de poésie avec les résidents. 

    Serge Moroy

    Site : http://concertsstages.wix.com/sonat – Contact : 06 61 13 99 70 – concerts.stages@yahoo.fr

  • Le cercle chansonnier de Chelles,  pour l’amour de l’humour..

    Le cercle chansonnier de Chelles, pour l’amour de l’humour..

    Georges Dubois, pilier
    du Cercle chansonnier, décédait en décembre 2010 à l’âge de 79 ans. Deux ans et
    demi après, si la nostalgie est encore présente, la volonté de poursuivre son
    œuvre tout autant. Et Le spectacle continue, toujours pour la bonne cause.


    Nouvelle confirmation dimanche 19 mai 2013 à la salle
    Albert-Caillou lors du troisième spectacle de l’année. Membre du Cercle
    chansonnier depuis 20 ans, Ellys Branjonneau a pris la succession de Georges
    Dubois à la présidence.


    Christiane danse orientale
    Premier spectacle et déjà
    le succès pour la Chelloise Christiane avec ses danses orientales.

    « Le Cercle, c’est une histoire de
    famille. A sa création, en 1928, nos anciens avaient pour habitude de chanter
    ensemble le dimanche. Alors ils se sont dit… pourquoi ne pas chanter pour les
    autres en faisant le bien ? C’est comme ça que tout a commencé. Raymond Devos,
    Jean Lefebvre et beaucoup d’autres sont venus. Je cherche toujours sur Chelles
    et ses environs des chanteurs et chanteuses.


    Val-rie et Claude
    Valérie et Claude
    interprétant « Tout va très bien Madame la Marquise ».

    C’est le cas de Ludivine qui va
    monter sur scène aujourd’hui et que j’ai découverte à Courtry. Grâce à des
     recrues comme elle, l’oeuvre du Cercle se poursuit
     ».

    Après la
    disparition de Georges, la Campésienne Béatrice Bichet a connu un passage à
    vide. « Même si c’était très dur de
    reprendre, car on le voyait toujours dans la salle avec son éternel sourire, je
    me suis dit qu’il fallait continuer… pour lui. J’ai donc repris mes activités
    au Cercle et j’ai eu la joie de voir de nouvelles personnes arriver, pleines
    d’énergie et de talents
     ».


    Béatrice présentait le spectacle en compagnie d’Ellys. Un exercice qui
    constituait une grande première pour elle.

    Pépinière
    de talents


    LudivineGrande première
    également pour Ludivine, 23 ans, chanteuse de cabaret.

    Photo: Ludivine 23 ans. Un talent
    très prometteur et une grande admiration pour la divine Marilyn Monroe.

    "Je fais ce métier depuis cinq ans et suis
    actuellement à l’AICOM (Académie internationale de comédie musicale) de Paris.
    J’ai intégré le Cercle en décembre dernier. On est accueilli dans une très
    bonne ambiance, la salle est magnifique, le public toujours au rendez-vous…
    Pour un artiste, il n’y a pas mieux !
    ".

    Ludivine se se
    produira les 23 et 24 juin au Théâtre du Palace à Paris.

    Bernard Fournier, un
    Chellois de 65 ans, pratique le chant en amateur depuis l’âge de 20 ans. Il
    fait aussi partie de la Gaîté de Chelles. « Je suis chanteur classique, ténor
    d’opérette. Le fait de participer au Cercle m’a permis d’aborder un autre
    répertoire : le lyrique. Je vais chanter un extrait du ‘’Prince de Madrid’’,
    une opérette de Mariano assez peu connue
     » a-t-il déclaré avant de
    monter sur scène et chanter sans micro.

    La
    surprise parisienne

    Bernard
    Leforestier 82 ans réside à Montfermeil. Il se souvient. « Georges Dubois et Armand Rosencranz, autre Chellois
    de renom décédé en juillet 2011, présentaient les spectacles ensemble. A chaque
    fois, la salle était comble
     ». Membre du Cercle, il a interprété
    des opérettes dans cette salle avec son épouse pendant 18 ans. Il ne dédaignait
    pas non plus la chansonnette. « J’ai plaisir à revenir ici
    aujourd’hui devant un public aussi chaleureux. Je me souviens quand Georges
    Dubois et Yves Chabot m’ont présenté devant vous pour la première fois. Je
    n’oublie pas et je leur dédie ce spectacle
     »
    a lancé Serge Llado, la vedette parisienne invitée.


    Serge llado
    Le triomphe de l'humoriste
    parisien Serge Llado entouré de Béatrice Bichet et Ellys Branjonneau.

    Chanteur et
    auteur-compositeur, l’humoriste se produit actuellement au Don Camilo à Paris.
    Le public s’est régalé avec ses actualités politiques et ses fameuses «
    hallucinations auditives », des chansons étrangères à succès où l’on croit
    percevoir des phrases en français… souvent grivoises.

    Le
    coeur sur la main


    Tour de magie de michel
    Le tour de Magie de Michel
    ne fait pas toujours apparaître ce qu’il devrait !

    Comme tous les
    artistes, Serge Llado participait bénévolement au spectacle. Les adhérents de
    l’association ont procédé pendant l’entracte à la traditionnelle collecte de «
    l’euro du cercle » ; chacun mettant ce qu’il veut dans la corbeille. « Donner aux personnes qui souffrent d’un handicap
    pour faire en sorte que leur vie ressemble à celle des autres
     » a rappelé Ellys. La somme de
    239 euros récoltée cet après-midi-là viendra s’ajouter aux dons précédents et
    aux cotisations des 250 membres pour financer cette fois l’achat d’un fauteuil
    roulant et des chaussures orthopédiques. Car tel est le coup de cœur des
    chansonniers. Prochain spectacle, dimanche 20 octobre à 15 heures, salle
    Albert-Caillou. Entrée libre.  

    S. Moroy 

    Soutenir le
    Cercle : 06 13 60 94 01 – ellysjack@live.fr

  • Claye Souilly, Soul Music in the city

    Claye Souilly, Soul Music in the city


    Soul1
    "So
    excited" de The Pointer Sisters chanté par les élèves de l'atelier chant
    musiques actuelles.

    Les élèves et professeurs du conservatoire de musique et de danse
    ont donné vendredi 17 mai 2013 un concert 100 % soul music devant une salle
    comble.


    Soul2
    Aude
    Macé interprétant "Try a little Tenderness" d'Otis Redding.

    Stevie Wonder,
    Mickael Jackson, James Brow, Jackson-Five, Diana Ross, The Temptations, Pointer
    Sisters, Otis Redding… la plupart des icônes de la soul, cette musique noire
    américaine issue du rhythm and blues, a embrasé l’espace Malraux le temps d’une
    soirée.


    « Les ateliers chant musiques actuelles
    de Delphine Verleene, Jazz et vocal de Yves Keroas, musiques actuelles d’Alain
    Gergonne, chorégraphique de Marie-Cécile Harcouët ont répété plusieurs mois
    pour vous donner ce spectacle et je vous demande d’être indulgents pour cette
    grande première
     »
    a prévenu Francine Guillard, directrice du conservatoire.

    Mais le public
    clayois ne s’est pas fait prier pour applaudir chanteurs et musiciens qui ont
    défilé sur scène à côté d’un diaporama géant, transporté qu’il était par le
    swing de I feel good (J. Brown), Billie Jean (M. Jackson), Blame it on the Boogie (Jackson 5) ou
    encore Upside Down (D. Ross)…


    Soul3
    Rien
    de tel que les Blues Brothers pour faire swinguer l'espace Malraux.

    La
    seconde partie du concert a réuni l’orchestre du conservatoire dirigé par
    William Carosella pour une version plus instrumentale, dont deux medleys dédiés
    l’un aux Blues Brothers et l’autre à Mickael Jackson.

    Répertoire beaucoup plus
    sage dimanche 26 mai avec le concert de chant lyrique qui a présenté des
    extraits d’opéras consacrés au mariage  à l'église Saint-Etienne.

    S. Moroy


    1

    (suite…)

  • Papy fait de la résistance au château de Ferrières-en-Brie

    Papy fait de la résistance au château de Ferrières-en-Brie

    La petite histoire d’un grand film… et
    d’un château

    « Papy fait de la résistance »
    rejoint ces films qui s’inscrivent dans la lignée comique de « La grande
    vadrouille », la fameuse comédie de Gérard Oury… mais en plus caustique.
    Il est d’ailleurs dédié à Louis de Funès pressenti pour incarner le rôle de
    Papy, mais qui mourut en janvier 1983, l’année de sortie du film.


    Banquet au chateau
    Banquet au château : des baguettes
    de pain comme mouillettes géantes ! (photo tirée du film)
    L’histoire

    En 1940 à Paris, les Bourdelle, une
    famille de musiciens virtuoses, refuse de jouer pour les Allemands. En 1943,
    leur hôtel particulier est réquisitionné pour accueillir un général de la
    Wehrmacht. La cohabitation est d’autant plus difficile que l’un des membres de
    la famille n’est autre que « Super-Résistant ».

    De très bons collaborateurs

    Ce film – qui sur son affiche se targue
    avec humour « d’avoir coûté plus cher que le débarquement »
    -  est en fait l’adaptation au cinéma d’une pièce de théâtre du même nom
    écrite en 1981 par Christian Clavier et Martin Lamotte. Il résulte aussi de la
    complicité entre Christian Clavier et le cinéaste Jean-Marie Poiré. Juste
    auparavant ils ont travaillé ensemble avec l’équipe du Splendid pour « Le
    père Noël est une ordure
     » et poursuivront cette collaboration avec
    « Les visiteurs ». Dans une interview de février 1993 accordée
    au magazine cinéma « Première », Jean-Marie Poiré déclarait « Papy
    fait de la résistance » commençait par un film sur la Résistance,
    « Les visiteurs » commence par un film sur le 12e siècle.
    J’aime bien installer d’abord le climat d’une véritable histoire pour la
    démolir ensuite. Parce que le comique démolit
     ». Le rôle de Papy,
    initialement dévolu à Louis de Funès, échoira finalement à Michel Galabru.
    L’histoire est truffée de caricatures populaires et revendique une franche
    revanche par le rire sur cette sombre période de notre histoire. Ainsi, entre autres,
    le général Spontz (interprété par Roland Giraud) rappelle le nom d’un méchant
    dans les aventures de Tintin (le colonel Sponsz) et le maréchal Apfelstrudel
    (traduisez « chausson aux pommes ») est le demi-frère d’Adolf Hitler…
    joué par Jacques Villeret.


    Villeret dans parc
    Villeret dans le parc: A son arrivée, le
    « Reichsminister » admire le parc de Ferrières (photo tirée du film) Et que dire du savoureux numéro au château de
    Ferrières dans lequel ce dernier interprète avec son accent
    « nazillant » la chanson « Je n’ai pas changé » de
    Julio Iglesias ?

    Un casting impressionnant

    Pas tout à fait acteur, mais un peu plus
    que figurant, Patrick Petit-Jean, aujourd’hui âgé de 61 ans, interprétait le
    rôle d’Henrique, le petit espion atteint de nanisme de
    « Super-Résistant ». Il se souvient encore de l’ambiance
    extraordinaire qui régnait en juin et juillet 1983 sur le tournage à Paris où
    il avait la chance de côtoyer cette pléiade de comédiens talentueux, soit sur
    le plateau, soit le soir lors de la projection des rushes au cinéma
    Gaumont… 

    « Martin Lamotte était l’acteur
    avec qui j’avais le plus de relations. Ceci dit, c’était normal puisque j’étais
    son adjoint dans le film…
     Tous les rôles du film – qui disposait
    d’un budget important – étaient tenus par de très grands comédiens car c’était
    un souhait de la production. Même si ceux-ci jouaient parfois un petit rôle ou
    bien une scène très courte. On reconnaît bien l’équipe du Splendid, sauf
    Marie-Anne Chazel puisqu’elle était enceinte, et des représentants de
    l’ancienne génération d’acteurs : Jean Carmet, Jacqueline Maillan, Julien
    Guiomar, Jacques François, Michel Galabru, Jean Yanne, Roger Carel…


    Papy2
    La Bourdelle (Jacqueline Maillan) interrompt le concert (photo tirée du film)

    Il y avait
    même des comédiens issus d’un registre plus dramatique, tel Jean-Claude Brialy
    à qui le producteur Christian Fechner avait téléphoné la veille pour lui
    demander de jouer une courte scène : celle du tennis, au début du
    film »…

    Certains résistants n’ont pas ri

    Mais cela ne fit pas rire tout le monde et
    certains résistants y virent même un affront. Le réalisateur dut alors préciser
    : « Papy n’est pas un film sur la résistance, mais un film sur les
    films de la résistance
     ». Enfin, l’histoire se termine sur une fausse
    chute : un débat télévisé plagiant l’émission « Les dossiers de
    l’écran » avec le présentateur Alain Jérôme en personne. Sur le plateau
    télé, on retrouvait les protagonistes du film quelques années plus tard…
    s’étripant à qui mieux ! Une façon habile de chahuter les critiques et
    leurs perpétuels atermoiements quant aux leçons de l’histoire. Le film sortira
    le 26 octobre 1983 à Paris, en même temps que « Le marginal »
    avec Jean-Paul Belmondo. Malgré cette concurrence, il enregistra tout de même
    4.103.809 entrées en salles !

    Un château très moderne pour l’époque

    Ferrières-en-Brie,
    commune de 2180 habitants (recensement 2012), se situe entre Lagny et
    Pontcarré. Le domaine forestier régional de Ferrières s’étend sur plus
    de 3000 hectares incluant le parc et le château. Ces derniers ont prêté
    leur cadre exceptionnel comme décor à la fin de « Papy » pour la séquence du concert puis celle, totalement ubuesque, du banquet d’apparat. 


    Chateau ferri-res
    Le château et son parc aujourd’hui
    (photo SM)

    Le château, de forme carrée, fut édifié de
    1855 à 1859 par le Baron James de Rothschild, fondateur de la branche française
    de cette illustre famille de banquiers.

    Son style rappelle celui de la
    Renaissance italienne telle qu’on la concevait alors au 19e siècle.
    Il ressemble étonnamment au château de Mentmore, dans le comté de
    Buckinghamshire (Angleterre), construit quelques années auparavant par Mayer
    Amschel de Rothshild, cousin de James. Mais avec ses 4225 m² de superficie, la
    demeure de Ferrières est beaucoup plus grande. Entre les quatre tours carrées,
    les façades sont différentes : style anglais à l’entrée et italien à
    l’arrière. Conçu par l’architecte anglais Joseph Paxton, décoré par le Français
    Eugène Lami, le château faisait preuve d’un modernisme inouï pour l’époque. Il
    possède chauffage central, eau chaude et eau froide dans toutes les salles de
    bain. Les pièces sont agencées de telle sorte qu’elles bénéficient de la
    lumière du jour, y compris le grand hall central. Les chambres à l’étage
    donnent une vue splendide sur la perspective d’un parc de 130 hectares
    aménagé à l’anglaise composé de plantations d’essences rares (cèdres bleutés,
    hêtres pourpres, séquoias). L’édifice des Rothschild est inauguré par Napoléon
    III en décembre 1862.


    Concert au chateau
    Un concert pour la Wehrmacht au
    château (photo tirée du film)

    Occupation allemande

    En 1870, lors de l’invasion de la France par
    la Prusse, Guillaume 1er et Bismarck logent au château. En 1940, le château de Ferrières est
    réquisitionné pour la Luftwaffe, l’armée de l’air allemande, et voit ses
    collections partir pour l’Allemagne. Hitler et Goering s’arrêtent même à
    Ferrières après le pillage du château. Inhabité jusqu’en 1959, sa remise en
    état est l’œuvre du Baron Guy de Rothschild et de son épouse qui ont légué le
    château, avec une grande partie du parc, à la Chancellerie des universités de
    Paris. Sous le nom de « Fondation Marie-Hélène et Guy Rothschild »,
    Ferrières devient alors un centre d’études et de recueillement intellectuel, un
    lieu de rencontres universitaires et de colloques sur les thèmes scientifiques
    et artistiques. Des salles du château sont aménagées en musée, abritent des
    expositions temporaires et peuvent être réservées pour des réceptions ou des
    tournages. Ainsi, outre « Papy », le domaine de Ferrières a
    servi de décor pour « Prêt-à-porter » (1974), « La
    Banquière
     » (1980) et « Palais Royal ! » (2005).

    La commune propriétaire du château

    Le 21 décembre 2012, Edouard et
    David de Rothschild faisaient don du château familial à la commune de Ferrières.
    « C’est sans doute l’événement le
    plus important dans la vie de la commune depuis sa construction. Ce château est l’emblème de Ferrières.
    Pratiquement tous les habitants y ont travaillé pendant des générations. A
    l’époque de James et Betty de Rothschild, le château employait 500 personnes :
    250 jardiniers et autant de cuisiniers, valets et femmes de chambre
     »
    déclare Mireille Munch, le maire de Ferrières. Bien qu’émue par un tel don, elle
    est parfaitement consciente de sa valeur inestimable en même temps que la
    nécessité de préserver ce patrimoine exceptionnel.

    S. Moroy

  • Pauline Kergomard, fondatrice des écoles maternelles

    Pauline Kergomard, fondatrice des écoles maternelles

    BuissonProfitons des vacances pour nous arrêter un moment à "l'école maternelle" (page 1248, Nouveau Dictionnaire de Pédagogie, Fernand Buisson, Editions Hachette, 1911)

    " C'est en 1770 que le pasteur Oberlin fonda dans les Vosges la première "école à tricoter". Avant cette tentative, il n'existait que des "refuges": dans une pièce le plus souvent mal aérée, mal éclairée, malpropre, une femme, presque toujours une ignorante, recevait dix, vingt ou même trente enfants… On était gardienne d'enfants comme on était gardienne d'oisons.."

    "Oberlin protège les enfants contre les dangers de la rue, mais il fait quelque chose de plus, il les instruit."

    La création des "salles d'asile" en France fut déterminée par l'exemple de l'Ecosse et de l'Angleterre: Denis Cochin, maire du 2e arr de Paris fonda en 1928 un asile modèle  ( qui plus tard prit son nom) dans lequel devait être éprouvée et fixée la méthode à suivre.

    Le 28 avril 1848, Hippolyte Carnot, Ministre de l'Instruction publique et des cultes, publiait une ordonnance stipulant que les "salles d'asile" ( qui n'avaient à aucun degré un caractère officiel, l'oeuvre étant purement charitable) deviendraient  "écoles maternelles", mais cette expression ne prit droit de citer qu'après 1881.   

    Kergomard PaulineC'est Pauline Kergomard qui fut à l'origine de cette nouvelle appellation.

    D'abord institutrice, elle se présenta aux examens d'aptitude à la direction puis à l'inspection des "salles d'asile" sur les conseils de FERNAND BUISSON, inspecteur général de l'enseignement, auteur du NOUVEAU DICTIONNAIRE DE PEDAGOGIE ( ci-contre, collection privée)

    On peut y lire:
    " L'école maternelle a pour but de donner aux enfants au-dessous de l'âge scolaire, les soins que réclame leur développement physique, moral et intellectuel…"

    En 1879, Jules Ferry la nomme déléguée générale à l' inspection des salles d'asile:

    Son influence est telle qu'en moins de deux ans, on assiste à la naissance des écoles maternelles.
    Inspectrice générale des écoles maternelles en 1881, elle exercera ses fonctions jusqu'en 1917:

    "POUR AVOIR DES HOMMES A L'AGE D'HOMME, disait elle, IL FAUT AVOIR DES ENFANTS A L'ECOLE MATERNELLE".

  • Claye-Souilly,  Pépins, moustiques et peaux d’lapin…

    Claye-Souilly, Pépins, moustiques et peaux d’lapin…

    Alain Schneider, le troubadour des
    enfants

    « J’imagine
    qu’il vous arrive d’avoir parfois des petits chagrins. Des gros aussi
    d’ailleurs. J’ai un petit secret à vous donner, un rite magique… Quand vous
    mangez des pommes, vous gardez les pépins. Vous les nettoyez, vous les séchez
    et vous les mettez dans une petite boîte que vous cachez dans votre chambre. Le
    jour où vous avez un petit ou un gros chagrin, vous prenez une poignée de
    pépins et vous les lancez très fort vers le ciel en criant : c’est pas pour ma
    pomme !
    ».


    5A. Schneider1-1Samedi 13 avril 2013 à la médiathèque de
    l’Orangerie, Alain Schneider, le troubadour des temps modernes, a jonglé avec
    les rimes et les notes pour le plus grand plaisirs des petits. Sa renommée a
    débuté quand il se met à écrire des chansons pour Adibou, l’extra-terrestre
    malicieux, fidèle compagnon des enfants pour le soutien scolaire sur cédérom.


    Entre révolte, tendresse et nostalgie, et toujours avec humour et poésie, le
    chanteur a interprété quelques uns de ses succès, dont « Sakatou », la ballade
    des moustiques qui s’attaquent à tout, « Ma rue » où toutes les nationalités et
    religions se serrent la main, « Les chevaliers du crochet », en hommage à son
    grand-père Godchaux Schneider. Celui-ci était chiffonnier et sa plus grande
    joie était de trouver des peaux de lapin.


    6public enfants1-1« Y’a pas de sot métier, il n’y a que de
    sottes gens
    » clame Alain dans cette dernière chanson. Un
    refrain repris en chœur par les enfants et leurs parents. A la fin du concert,
    le compositeur parisien a posé sa guitare pour répondre aux questions de ses
    jeunes admirateurs. A celle de Nawell, 8 ans, qui voulait savoir quelle était
    sa chanson préférée, Alain a répondu : « Ce sont les prochaines ». En enchantant à chaque fois
    son auditoire, il a choisi, c’est sûr, l’un des plus beaux métiers.


    S. Moroy