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  • Lagny-sur-Marne, raid humanitaire, Ils ont participé au 4L Trophy

    Lagny-sur-Marne, raid humanitaire, Ils ont participé au 4L Trophy

    6équipageLors du cocktail organisé, vendredi soir,  place de la Fontaine, les 2 équipages posent avec leurs principaux sponsors : Camille Servières, Aïcha Mdidech avec Thomas Rivière et Cédric Urvoy – Maxime Lièvin avec Lionel Arnould.

    Ils ont participé au 4L Trophy

    Le 4L Trophy est un raid dans le désert marocain à bord de Renault 4L, une aventure réservée aux étudiants de 25 ans maximum. Les participants vivent une expérience unique, mêlant sport, dépaysement et solidarité. Le but de l’expédition est d’acheminer des fournitures scolaires, sportives et paramédicales aux enfants les plus démunis du Maroc. Pour la 17e édition, qui a eu lieu en février, deux équipages latignaciens ont avalé 6000 km entre la France, l’Espagne et le Maroc. Après un départ du Futuroscope de Poitiers, ils ont roulé avec 1323 équipages, soit 2646 étudiants venus de 9 pays différents, jusqu’au sud de l’Espagne pour embarquer ensuite à Gibraltar. Une fois dans l’Atlas, les fournitures scolaires ont été déposées à Merzouga pour être distribuées aux enfants.

    Il retape une 4L pour le rallye

    « En plus des bagages et des pièces, on a emmené 60 kg de fournitures scolaires récoltées auprès de particuliers et d’associations » précise Maxime Liévin, 21 ans, étudiant à l’Ecole supérieure de management en alternance de Lognes. Il a fini 541e au classement. Passionné de mécanique, Maxime a acheté en juin 2013 une 4L fourgonnette de 1984 qu’il a retapée pièce par pièce avec des copains. « C’était le 2e rallye de Maxime et quand il m’a proposé de l’accompagner, j’ai tout de suite accepté. C’est un dépaysement total, une aventure qui commence dès la préparation du projet » avoue son coéquipier, Cédric Urvoy, 22 ans. « Nous connaissions les parents de Maxime et quand il nous a présenté son projet, nous avons été séduits car nous souhaitions nous impliquer dans une action humanitaire tout en encourageant une initiative jeune et sympathique » confie Lionel Arnould, de l’agence immobilière Lamasa. Avec Tool-Auto, garage de Bailly-Romainvilliers, il fait partie de la dizaine de sponsors qui ont soutenu l’équipage de Maxime et Cédric.

    Entraide sur la piste 

    Premier rallye pour Aïda Mdidech, 22 ans, étudiante en gestion à Paris-Dauphine et propriétaire d’une superbe 4L rose bonbon. « Le plus dur, c’était le soir, en traversant le sud de la France et l’Espagne. Je m’enroulais dans une couverture de survie pour lutter contre le froid ». Elle a emmené avec elle Camille Servières, 22 ans, infirmière à Paris, une amie qu’elle connaît depuis le lycée. « Ce qui m’a le plus marqué, c’est la solidarité, l’entraide… Par déformation professionnelle, j’avais emporté une trousse complète d’infirmerie. Elle m’a servi pour donner les premiers secours à un conducteur qui avait pris un jet d’essence dans l’œil » raconte Camille. Leur équipage, pourtant classé 5e au début, finira 700e à cause dune casse. « Les deux amortisseurs arrières ont lâché. La panne et la réparation nous ont disqualifiées » soupire Aïda. Leur équipage était soutenu, entre autres, par Thomas Rivière, gérant de l’établissement Thé-Art-Café de Lagny et le garage Brie des Nations, à Noisiel. 

    S. Moroy

  • Claye-Souilly,  Au film de la danse

    Claye-Souilly, Au film de la danse

    1Sur une musique de John Powell, une chorégraphie intitulée "Assassin's Tango" au cours de laquelle les danseuses s'envolent.

    Spectacle du conservatoire

    C’est sur le thème du cinéma que les 80 élèves des classes d’éveil, d’initiation et de danse classique et contemporaine du conservatoire ont donné, samedi 7 juin, leur traditionnel spectacle de fin de saison, à l’espace André-Malraux. Un excellent prétexte pour rendre hommage à Charlie Chaplin, dont on commémore cette année le centenaire de son premier film, mais aussi à des musiques signées par quelques grands compositeurs du 7e art, dont N.H. Brown (Chantons sous la pluie), Yann Tiersen (Amélie Poulain), Howard Shore (Le seigneur des anneaux), Bruno Coulais (Himalaya), Bob Telson (Bagdad Café)…

    2anneauxUne chorégraphie fraîche et colorée, non dénuée d'humour, pour accompagner la musique du Seigneur des anneaux.

    Ce sont ainsi 16 tableaux originaux, chorégraphiés par leur professeur Marie-Cécile Harcouët, que les jeunes danseurs ont interprété devant une salle remplie par leurs familles et amis.

    3Tous des pirates pour le tableau final qui a rassemblé les élèves des classes de danse classique et contemporaine.

    La musique joviale et enlevée de Pirates des Caraïbes, signée Hans Zimmer, a rassemblé tous les élèves sur la scène pour l’apothéose finale. Prochain rendez-vous, samedi 14 juin, pour le spectacle des élèves de danse modern-jazz. Comme le précédent, il se déroulera en deux fois, soit à 17 h et à 20 h 30. Si l’entrée est  libre, il est toutefois obligatoire de réserver les places auprès du conservatoire à cause de l’affluence : 01 60 26 50 84.

    S. Moroy

  • Le Pin, Le Petit Far-West a le mors aux dents

    Le Pin, Le Petit Far-West a le mors aux dents

    CLOTHILDE3La Lyonnaise Clothilde Alboud concourt avec Smart Chick O Leanin pour le derby non pro.

    Equitation western

    Organisée par la NRHA of France (National Reining Horse Association), une compétition internationale de reining a eu lieu, durant le week-end du 7 juin, au parc équestre francilien. Le reining reste l’épreuve reine en équitation western. Les cavaliers doivent effectuer un pattern, c’est-à-dire une figure imposée comportant 4 mouvements différents : le spin (rotation), des grands puis petits cercles et l’arrêt glissé ou stop. C’est l’un des rares sports où les femmes concourent avec les hommes puisque les épreuves sont mixtes. Les classes derby étaient réservées aux chevaux de 4 à 7 ans, mais le concours comportait aussi des classes traditionnelles.

    GILLES BELGIQUELe Belge Gilles Huyghe, 16 ans, pratique l’équitation western depuis 4 ans seulement. Après avoir décroché un titre l’an dernier, il remporte le trophée bronze du derby, catégorie non pro, sur Docs Lil Gun.

    « Sur les 5 jours du concours, il y a eu des épreuves préparatoires et d’échauffement qui ont rassemblé un peu plus de 170 chevaux, ce qui représente environ 800 passages. Nous sommes donc encore en progression par rapport à 2013. On sent qu’il y a un vrai dynamisme dans le reining avec la participation de cavaliers français, mais aussi que les concours organisés en France attirent de plus en plus de monde, avec des cavaliers belges, suédois, italiens, tchèques… » précise Muriel de Moubray, chargée de communication à la NRHA of France.

    MARC LANDRINI"Stop reining" sur Miss Liza Whiz pour Marc Landrini (derby catégorie non pro).

    Championnat d’Europe à Le Pin
    La plupart des participants sont venus répéter avant le championnat d’Europe qui aura lieu dans un mois. Et, heureuse surprise, c’est pour ses installations qui ont fait sa renommée – dont le grand manège couvert de 40 m de large sur 80 m de long qui permet de prendre de la vitesse et faire de grands cercles – que le centre pinois a été choisi. Une grande première pour le Petit Far-West. « Du 9 au 13 juillet, le championnat NRHA d’Europe se déroulera ici. Il y aura des épreuves qualificatives pour le championnat du monde, au mois d’août. On attend environ 250 chevaux pour cet événement exceptionnel et, comme d’habitude, l’entrée sera libre » ajoute, plutôt fier, Kader Ikhlef, fondateur et dirigeant du parc équestre francilien. 

    S. Moroy

    Plus d’infos : www.parcequestrefrancilien.com

  • Montevrain,  Des ruches sur le toit d’Intermarché

    Montevrain, Des ruches sur le toit d’Intermarché

    4matéo apiculteurVenu de Chessy, Matéo 8 ans, en tenue d'apiculteur, s'initie à l'extraction du miel sous le regard de son frère Calvin, 7 ans.

    Les abeilles travaillent… même le week-end

    Samedi 1er juin, dans le hall d’Intermarché, Jacques Dumand, président de l’association « La luciole vairoise », sensibilisait les visiteurs sur le rôle essentiel des abeilles dans la biodiversité. « Depuis février, il y a deux jeunes essaims sur le toit du magasin. Le plus important a déjà produit le premier miel, soit près de 5 kg au début du printemps. L’initiative est due à Francis Gandon, ancien maire adjoint à l’environnement, qui a développé l’apiculture sur Montévrain en recherchant des entreprises pour soutenir le projet. Les ruches appartiennent à Intermarché et nous avons signé un partenariat avec eux pour nous en occuper et développer des actions pédagogiques autour » précise-t-il. Le miel récolté n’est pas revendu. Il est distribué aux partenaires, apiculteurs, écoles, centres de loisirs et associations, « uniquement pour informer le public sur l’importance de l’abeille », insiste Jacques Dumand. Mais l’activité de cette ouvrière hors pair ne se limite pas uniquement au miel. Elle fabrique également de la cire, du propolis, du pollen et de la gelée royale. Sa durée de vie est de 6 semaines, au cours desquelles elle accomplira sept métiers, selon les besoins de la ruche : nettoyeuse, nourrice, manutentionnaire, ventileuse, architecte, garde et butineuse. Pour fabriquer 28 grammes de miel, une butineuse accomplit environ 1600 allers-retours, peut visiter 250 fleurs en une heure et rayonner jusqu’à 5 km de sa ruche. 
    Une ouvrière protégée
    « Le magasin emploie une quarantaine de personnes. Au départ, elles étaient un peu inquiètes lorsqu’on a installé les deux ruches qui abritent, chacune, environ 70 000 abeilles. Jacques Dumand a rassuré les employés et on n’a jamais été embêtés par les abeilles » confirme Jean-Baptiste Berdeaux, 36 ans, gérant de l’Intermarché depuis juillet 2007.

    5terrasse intermarché montevrainJean-Baptiste Berdeaux (à gauche) et Jacques Dumand sur le toit du magasin, à bonne distance des deux ruches car les abeilles sont agitées en ce moment.

    Il envisage même de végétaliser la toiture et d’installer deux ou trois ruches supplémentaires. « Suite aux travaux d’agrandissement entrepris il y a deux ans, j’ai souhaité me tourner le plus possible vers le développement durable. Après les recharges pour les véhicules électriques sur le parking, un bassin de rétention à l’arrière du bâtiment, la replantation de 77 arbres, le partenariat avec « La luciole vairoise », proposé par Francis Gandon, ne pouvait que me ravir » renchérit le jeune dirigeant. Les visiteurs, surtout les enfants, ont posé des questions, ne se privant pas de déguster le miel mille-fleurs disponible sur le stand. « Il faut savoir que 60 % des fruits et légumes sont dus à l’abeille grâce sa pollinisation » rappelle Jacques Dumand. Samedi 14 juin, de 10 h à 18 h, son association organisera la journée de l’abeille, au Chaudron de Montévrain, rue du Port. Rencontre, goûter et débat pour en savoir un peu plus sur ce laborieux insecte qui fait partie des espèces protégées. 

    S. Moroy

    Plus d’infos : www.jorouvi.jimdo.com

  • Villeparisis, Master-class avec Didier Lockwood

    Villeparisis, Master-class avec Didier Lockwood

    éleve et didier (Copier)Carla 8 ans et demi, Alexandra 11 ans et demi et Jérôme 14 ans, attentifs aux précieux conseils de Didier Lockwood.

    Avant son concert avec son frère, au centre culturel Jacques-Prévert, Didier Lockwood a animé, samedi 24 mai 2014, une master-class à la salle polyvalente de la Maison pour Tous. « A la demande de Michèle Pélabère, amie de l’artiste et conseillère générale, il était déjà venu en 2008 animer une classe de violons. Aujourd’hui, c’est une initiation à l’improvisation jazz qui s’adresse surtout aux élèves de 2e et 3 cycles » explique Laure Strahm, directrice du conservatoire de musique et de danse qui compte 530 élèves. « Ces rencontres sont pour moi importantes, car elles sont sources d’échanges. Il m’arrive parfois de tomber sur des élèves doués auxquels je conseille alors de venir rejoindre mon école, à Dammarie-les-Lys. Cet après-midi, je vais rappeler les fondements de l’improvisation et des styles dans celle-ci » confie, enthousiaste, le célèbre violoniste. Devant une trentaine de participants, tous épris de jazz mais impressionnés par sa présence, il a tenu à rassurer. « Il faut faire des erreurs. C’est même grâce à elles que l’on va faire de belles choses. La confiance en soi est nécessaire. Aujourd’hui, on ne va surtout pas penser en notes écrites, mais en ressenti. Un improvisateur, c’est comme un compositeur sans gomme, en temps réel ».

    Didier Lockwood (Copier)Didier Lockwood

    Développer son ressenti
    A partir de trois notes jouées par Julie sur sa flûte traversière, l’artiste a progressivement développé son cours, insistant sur le travail des sens, c’est-à-dire apprendre à sentir le rythme, entendre les mélodies… « Les notes appelant les harmonies, il faut avoir des oreilles. Cela s’apprend car l’oreille est un muscle à mémoire qu’il faut faire travailler d’une manière extrêmement prégnante. Des oreilles d’abord, mais aussi le corps car lorsque l’on joue ensemble, on est soumis à des obligations rythmiques ». Pour illustrer ses propos, Didier Lockwood a exécuté quelques improvisations, accompagné par Pascal Prautois à la contrebasse, Francis Cavallaro à la batterie et Dov Tahar au piano ; tous trois professeurs au conservatoire de Villeparisis. « On ne travaille pas la musique sans travailler la motricité. Tous les enfants devraient faire à la base de la batterie. La principale difficulté dans le jazz consiste à improviser sur une grille et se souvenir du nombre des mesures. Tout cela s’apprend, petit à petit, avec de tout petits outils que vous devez forger vous-même » a conclu l’artiste. 

    S. Moroy

    Le conservatoire : http://www.villeparisis.fr/conservatoire.php
    L’école de Didier Lockwood : http://cmdl.free.fr/accueil_fr.htm

    Didier Lockwood sera à Patrimonio le 23 juillet

  • Polyphonies et musiques corses, Meridianu a fait vibrer l’église Saint Etienne de Claye Souilly

    Polyphonies et musiques corses, Meridianu a fait vibrer l’église Saint Etienne de Claye Souilly

    Meridianu
    Lors de sa tournée en métropole, Meridianu, quatuor corse créé en 2003, a effectué, samedi soir, sa deuxième étape à Claye-Souilly. « C’est un concert exceptionnel. Ils viennent de Balagne, région de la Haute-Corse dont les grandes villes sont Calvi et Ile-Rousse. Et l’un d’eux est même né à Claye-Souilly » a annoncé Marie-Hélène Caspar, leader de la chorale Chœur-Odyssées, à l’initiative de cet évènement avec NS-Organisation et Gérard-Sedru Music. « Depuis l’origine, le chant permet à l’homme d’exprimer ce qu’il y a de plus beau. Cet héritage multiséculaire, nous devons le partager pour qu’il vive » souligne Jean-Antoine Orticoni, l’un des choristes.

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    En alternant savamment tradition et modernité dans leur interprétation a capella ou instrumentale de chants sacrés et profanes, mais aussi de compositions plus personnelles comme « SDF », chanson dédiée aux sans-abris, Meridianu a transporté les auditeurs vers l’autre rive de la Méditerranée. Sous les voûtes de l’église Saint-Etienne, chacun a pu ainsi découvrir et apprécier la beauté d’un patrimoine musical dont le charme fascine toujours, tant il est riche, authentique et profond.

    S. Moroy

  • Brou-sur-Chantereine / Voyage au long cours

    Brou-sur-Chantereine / Voyage au long cours

    Philippe et Laurence
    Ils iront au Kazakhstan en motos

    Philippe et Laurence Lousteau, un couple de motards breuillois, s’apprête à partir au Kazakhstan, soit un trajet de 15 000 kilomètres.

    « L’aventure ne se rêve pas, elle se vit. Les gens y vont en avion, nous, nous irons à moto. Chacun sur la sienne » confie Laurence, 48 ans, cadre dans une entreprise de matériel agricole. Quand elle rencontre, Philippe, 56 ans, technicien chez Veolia, ce dernier émet une condition. Essentielle. « Je t’épouse si tu passes le permis moto car notre voyage de noces sera le tour de Corse en moto ». Et Laurence passe son permis en 2005. Leurs enfants respectifs étant grands, les voyages se succèdent : Grèce, Turquie, Espagne, Portugal… toujours à moto. Car peux eux, le mot vacances signifie enfourcher la moto. En 2012, le couple décide de pousser jusqu’à la mer Caspienne. Mais Laurence ayant entre-temps changé de travail, le projet n’aboutit que deux ans plus tard, avec un itinéraire modifié suite aux évènements en Ukraine et Crimée. Le départ aura finalement lieu samedi 24 mai, au petit matin.
    3000 km par semaine
    Direction Göttingen (Allemagne), soit 800 km avalés d’une traite. Ensuite la Pologne, la Lituanie, la Lettonie et la Russie, pour arriver au Kazakhstan. Le retour se fera par la Russie, la Moldavie, la Roumanie, la Hongrie, l’Autriche et l’Allemagne. Une boucle totale d'environ 15 000 km effectués en 5 semaines. « On a bien sûr négocié pour cumuler nos congés. C’était beaucoup plus tendu pour avoir nos visas d’entrée compte tenu des évènements actuels. J’ai trouvé un contact à Volvograd (Russie) qui nous fournira des pneus à crampons pour équiper nos motos juste avant d’entrer au Kazakhstan » explique Laurence, en charge des formalités ; la partie mécanique étant réservée à Philippe. 
    Le sel de l’aventure
    Coût du voyage : 5000 euros. Les deux motos, taillées pour les longues distances (BMW 1200 GS), ont été renfoncées au niveau des amortisseurs et du cadre. Au Kazakhstan, les motards parcourront 600 km à travers la steppe, sans village ni station-service. Ce sera l’étape la plus éprouvante, mais ils l’acceptent car c’est le sel de leur aventure. Ils emporteront 4 caisses (deux par moto) comprenant une tente, des outils, deux réservoirs d’essence, des vêtements (dont des équipements de pluie), l’alimentation, la pharmacie et de la connectique pour que l’on suive leur itinéraire sur leur blog. « Il y a des moments très forts lorsque l’on roule, mais aussi quand on béquille nos motos. Dans tous les pays, de tout ce que l’on a vu, les rencontres avec les habitants ont toujours été spontanées, naturelles » se souvient Philippe. 
    Globe-trotters insatiables
    Retour à Brou-sur-Chantereine le 30 juin. « Pas le choix, on reprend le travail le lendemain » soupire Laurence. Mais à peine arrivés, les roule-toujours n’auront qu’une idée en tête : repartir. « En 2015, on fera le tour de la mer Caspienne en passant par l’Iran puis la Crimée, puisque nous n’avons pas pu la visiter cette année » renchérit Laurence qui ne renonce jamais.

    S. Moroy

    Pour suivre leur voyage : http://travelstrom.canalblog.com/

    Pays semi-désertique grand comme cinq fois la France, mais avec quatre fois moins d’habitants, le Kazakhstan est la plus européenne des républiques d’Asie centrale. Il fait partie de l’empire russe puis de l’URSS, avant d’acquérir son indépendance fin 1991. Le relief est très varié entre les hauts sommets à proximité de la Chine et les fosses autour de la mer Caspienne à moins de 130 mètres. La population se compose de Kazakhs pour 46 % et de Russes pour 35 %. Musulmans et orthodoxes se côtoient à part sensiblement égale..

  • Claye-Souilly, Fête de la victoire

    Claye-Souilly, Fête de la victoire

    Les GI'S font une pose dans le parc Buffon
    Des GI’s à la cérémonie du 8 mai

    Le 69e anniversaire de la fête de la victoire a revêtu, jeudi 8 mai, un intérêt particulier avec la participation de l’association Ivy Division, représentant la 4e division d’infanterie de l’armée US qui contribua à libérer la France.

    Membres de la Ivy Division à la cérémonie place de l'église

    Le maire dans une jeep US
    Les Clayois ont eu la surprise de voir défiler une dizaine de soldats américains en tenue de combat, escortés par deux jeeps et une automitrailleuse Ford-M8 munie de son canon 37 mm. « Notre association, créée en 1985, est basée à Jossigny. Elle regroupe une vingtaine de membres, tous passionnés par l’histoire de la 4e division d’infanterie de l’US Army et collectionneurs d’objets militaires de la Première et Seconde Guerre mondiale. Nos engins sont immatriculés comme véhicules de collection et peuvent donc rouler normalement » a précisé Serge Dechaume, son président. 

    Foule nombreuse
    Participation nombreuse
    Le cortège s’est rendu devant le monument aux Morts, place de l’église, où Roger Roger, président de la Fnaca (Fédération nationale des anciens combattants d’Afrique du Nord) a procédé à la cérémonie devant une foule importante composée d’élus, du conseil municipal des enfants, de policiers municipaux, pompiers, jeunes sapeurs pompiers et Clayois. « Notre présence, ce matin, dans l’émotion de ce jour anniversaire, donne tout son sens au nécessaire devoir de mémoire qui nous incombe. Le 8 mai signifie la fin de la Seconde Guerre mondiale et marque le début de la paix en Europe. Qui pouvait imaginer que c’est le couple franco-allemand qui serait, quelques années plus tard, à l’origine de la construction européenne ? » a déclaré Yves Albarello. 
    Croire en l’Europe
    Le maire n’a pas manqué de faire un lien avec les élections européennes du 25 mai prochain. « Ne nous laissons pas emporter par les discours de repli sur soi qui naissent à chaque fois que notre Europe vacille. L’histoire nous a montré les conséquences fâcheuses vers lesquelles ils menaient. Sachons-nous en souvenir devant les urnes. C’est à nous qu’il appartient de construire une Europe juste et équitable, respectueuse de chacun, dans le respect de ses différences». L’hymne national et l’hymne européen, interprétés par les élèves et professeurs du conservatoire de musique, ont terminé la cérémonie. 

    S. Moroy

    La 4e division d’infanterie de l’US Army, surnommée Ivy Division à cause de son insigne illustrant une feuille de lierre, a été créée en 1917. Elle participe à la Première Guerre mondiale. Réorganisée en 1940, elle gagne le Royaume-Uni en janvier 1944 et fait partie du débarquement du 6 juin. La Ivy Division prend part à la prise de Cherbourg avant de s’engager dans le bocage normand où elle subit de lourdes pertes. Le général Patton l’intègre dans son opération de la percée d’Avranches. Elle participe également à la libération de Paris.

  • Tournage à Meaux, un film pour comprendre la bataille de la Marne

    Tournage à Meaux, un film pour comprendre la bataille de la Marne

    équipe tournage (Copier)La petite équipe au complet. De gauche à droite : Pierre Larribe, Mégane Romano, Victor Dartinet, Ugo Le Roux.

    Profitant des reconstitutions historiques qui ont eu lieu, ce week-end, sur l’esplanade du musée de la Grande Guerre, Victor Dartinet, un Chellois de 23 ans, a enregistré les premières images de son film. « L’histoire me passionne, surtout la Première et Seconde Guerres mondiales. De plus, c’est d’actualité avec le centenaire de la Première Guerre et cela s’est passé dans ma région. Il s’agit d’un documentaire retraçant le début de la bataille de la Marne (du 5 au 10 septembre) qui constitue une semaine décisive durant cette guerre » explique le jeune cinéaste. Il a décroché une licence d’histoire avant d’entrer à EICAR (École internationale de création audiovisuelle et de réalisation) située à La Plaine-Saint-Denis (93) où il achève actuellement sa deuxième année, comme les membres de son équipe. Cette dernière est volontairement réduire. Elle se compose d’une assistante réalisatrice, d’un cadreur et d’un ingénieur du son. « Il y a beaucoup de secrets sur cette bataille qui n’ont pas été dévoilés. Le film entend relater des faits locaux, verser des témoignages. A cet effet, il sera essentiellement composé d’interviews, d’images du musée de la Grande Guerre de Meaux, de reconstitutions historiques et de prises de vues des alentours : Villeroy où mourut Charles Péguy durant cette bataille, Crécy-la-Chapelle… » poursuit Victor. Il contactera prochainement le SHAT (Service historique de l’armée de terre) de Vincennes (94) afin d’étayer ses recherches. Samedi, compte tenu d’une météo pluvieuse, l’équipe a tourné principalement des scènes dans le musée. Pour les reconstitutions, elle s’est assurée le concours de Jean-Christophe Ponot, président de la Société des amis du musée de la Grande Guerre, association loi 1901 créée dans la foulée de l’ouverture du musée de la Grande Guerre de Meaux, en novembre 2011. D’une durée d’environ 26 minutes, le documentaire devrait sortir à partir du 5 septembre, « de façon à coïncider avec le début de la bataille de la Marne » confie Victor qui y tient énormément. 

    S. Moroy

    Le pitch du film : Le 5 septembre 1914 commença la bataille de la Marne, très exactement dans la région de Meaux. Les combats ont débuté sur les grandes plaines entourant la ville de Meaux. Les Français voulaient à tout prix empêcher les Allemands d’atteindre Paris, située à 45 km d’ici. Que s’est-il passé du 5 au 10 septembre 1914 ? Quels régiments étaient impliqués ? Comment était l’ambiance sur le terrain, les relations entre soldats, entre régiments ? C’est ce que le documentaire va s’attacher à révéler. On pourra le voir en septembre sur le site www.sam2g.fr.

     Légende photo : La petite équipe au complet. De gauche à droite : Pierre Larribe, Mégane Romano, Victor Dartinet, Ugo Le Roux.

  • Meaux, Histoire vivante, Les poilus sur le pied de guerre

    Meaux, Histoire vivante, Les poilus sur le pied de guerre

    Campement poilus., différence d'uniformesDes poilus, dans leurs premiers uniformes bleu-garance (août 1914), côtoient des poilus dans leurs uniformes bleu-horizon (livrés au printemps 1915) qui sont déjà beaucoup plus discrets.

    Artilleur du 4e régiment d'infanterie coloniale Un artilleur du 4e régiment d’infanterie coloniale devant son obusier de 80 mm.

    Le week-end du 26 avril 2014, l’esplanade du musée de la Grande Guerre était parsemée d’une multitude de couleurs correspondant aux uniformes bleu-garance, bleu-horizon, gris et kaki de soldats. Cette effervescence militaire avait pour but la reconstitution du quotidien des poilus durant la guerre 14-18. « A l’origine, la notion de reconstituant était anglo-saxonne, avant d’essaimer en France dans les années 80. Nous avons une soixantaine de reconstituants pour ce week-end, les plus loins viennent d’Avignon. Ce sont avant tout des passionnés d’histoire. Leur objectif n’est pas de jouer à la guerre, mais de rendre hommage à un aïeul tué pendant le conflit car ils ne veulent pas qu’il tombe dans l’oubli » explique Jean-Christophe Ponot, président de la Société des amis du musée de la Grande Guerre. Son association a été créée peu après le musée meldois qui a ouvert ses portes le 11 novembre 2011. « Ce sont Michel Rouget, directeur du musée, et Jean Pierre Verney, grand collectionneur et historien spécialiste de cette période, qui m’ont demandé de créer l’association afin d’animer des activités thématiques en parallèle » poursuit-il.

    Charles et Mathilde en 1914Patrick et Pascale sont venus de Mantes-la-Jolies (Yvelines) pour incarner leurs aïeux, Charles et Mathilde, dans leurs costumes de l’époque 1914.

    Ils s’appelaient Charles et Mathilde
    Patrick et Pascale, deux reconstituants indépendants, sont venus de Mantes-la-Jolies (Yvelines) pour incarner leurs aïeux respectifs, Charles et Mathilde, dans leurs costumes d’époque. « Par respect pour eux et pour le devoir de mémoire » tiennent-ils à préciser.

    Tente de soldats du 4e régiement d'infanterie colonialeUne tente de soldats du 4e régiment d’infanterie coloniale. Au milieu, un tirailleur tonkinois.

    Poilu en sentinelleUn poilu monte la garde sur l’esplanade du musée de la Grande Guerre de Meaux

    Devant sa tente de campement, Jean-Luc De Macedo, adhérent de Scènes-et-Marne 1914, détaille le paquetage réglementaire du poilu. «Le fusil Lebel, une fois équipé de ‘’Rosalie’’, sa baïonnette de 50 cm, était familièrement appelé ‘’la canne à pêche’’ par les poilus. La petite boîte métallique comprenait la graisse pour le fusil et celui pour les chaussures. Le martinet servait à épousseter l’uniforme qui devait être impeccable ». Son association accompagne le petit musée 14-18 de Villeroy pour évoquer la vie du 276e régiment d’infanterie, basé à Coulommiers, et dans lequel a combattu l’écrivain Charles Péguy. « Notre association comprend une douzaine de membres, soit pile une escouade. La plupart d’entre nous a un ancêtre qui a participé à cette guerre. Mon grand-père était engagé volontaire en octobre 1914 dans l’armée belge. Il est mort en 1986 » ajoute Jean-Luc. 

    S. Moroy

    Plus d’infos : www.sam2g.fr ; http://scenesetmarne1914.perso.sfr.fr/geh ; http://museedevilleroy.free.fr

    La bataille de la Marne
    Le plan Schlieffen, qui prévoyait une victoire rapide contre la France, est bien prêt de réussir lorsque les troupes du Kaiser s’approchent de Paris. Mais leur aile droite va infléchir son mouvement vers l’est et, en scindant ses forces, permettre une vaste contre-attaque française conçue par Gallieni. La bataille dite « de la Marne » se déroule pour l’essentiel entre le 5 et le 9 septembre sur un front de près de 200 km entre Creil (Oise) et Vitry-le-François (Marne). Le 10 septembre, le général Joffre constate le repli des troupes ennemies sur l’Aisne, repli qui se poursuit jusqu’au 17 septembre. L’avance allemande est stoppée. Paris respire. Mais dans les deux camps, les troupes sont épuisées et les pertes lourdes.