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  • Saint-Thibault-des-Vignes, les écologistes de plus en plus inquiets

    Ose (Organe de sauvetage écologique) tire la sonnette d’alarme sur les décharges dans le Nord Seine-et-Marne. Selon Edouard Feinstein, son président-fondateur, la situation empire tandis que les aides diminuent.

    Ose
    Où en êtes-vous de vos opérations de nettoyage dans le Nord 77 ?

    On poursuit, mais nous ne sommes plus soutenus. Cette année, et pour la première fois, la subvention du Conseil départemental est égale à 0 (1500 euros en 2014), tout comme celle de la DRIEE qui était de 2000 euros l’an dernier (Ndlr : Direction régionale et interdépartementale de l’environnement et de l’énergie d’Ile-de-France). Du jamais vu. Nous aurions, compte tenu de la baisse drastique des subventions de l’État, admis que ces subventions diminuent… mais de là à ce quelle qu’elles disparaissent ! Qui va nettoyer les bords de Marne maintenant ? Ils ressemblent de plus en plus à des décharges sans fin. Les subventions, au prorata des institutions qui demeurent à nos côtés, comme Voies navigables de France, Port autonome de Paris, la Région Ile-de-France, Marne et Gondoire, ne suffiront pas. Ose va devoir se tourner vers le privé, comme l’association Vacances-propres ou encore Disney et Balao.

    Quelle est la situation à Saint-Thibault, plus grande décharge d’Ile-de-France, avec ses 40 hectares de déchets de toutes sortes ?

    Une aire d’accueil pour les gens du voyage a été édifiée à côté. Il y a eu un semblant d’aménagement, mais les déchets continuent de s’amonceler tout autour. Épamarne a stocké tous les déchets des plateaux en une véritable montagne de détritus, mais les décharges se trouvant le long de la Marne n’ont pas bougé. Les grillages n’empêcheront pas les Roms de s’installer, comme en 2014, mais, en revanche, nous empêcheront d’intervenir sur les berges pour les nettoyer.

    Poursuivrez-vous tout de même le nettoyage sur ce site ? 

    Oui, mais selon nos moyens car notre motivation reste intacte. Certes, nous continuerons à ramasser les déchets, mais ils risquent, une fois triés, de rester en bordure des routes. Il faut que les collectivités prennent la mesure du drame écologique qui se joue et il faut faire passer le message auprès des citoyens. On est tous contents d’avoir des berges et des espaces verts propres, surtout l’été au moment des balades, mais il n’y a plus personne quand il s’agit de donner un coup de main pour les nettoyer. Facile de rejeter la responsabilité sur les collectivités. Il ne faut pas oublier que nous faisons partie de ces collectivités, que c’est aussi à nous de réagir !

    Quand et où votre prochaine intervention ?
    Nous surveillons les sites les plus sensibles, ceux notamment où l’eau est présente car une rivière polluée est un vecteur important de contamination. De plus, un camp de Roms peut toujours s’installer rapidement sur un site jugé sensible. Dès lors, il faut entrer en contact avec eux, expliquer notre démarche, les sensibiliser à la nécessité d’avoir une hygiène de vie ; tout cela avant de revenir avec des bénévoles pour les aider à nettoyer leur camp. Ose compte organiser une opération de nettoyage, à tout moment et à ses frais, sur Saint-Thibault ou encore sur Mareuil-les-Meaux ou Esbly, sites également très touchés. Propos recueillis par S. Moroy

    Plus d’infos : www.oseonline.fr

  • 28 août 1944, Annet-sur-marne est enfin libéré, un habitant témoigne

    Etienne Friche, 89 ans, habite la commune depuis 1932. Ses parents tenaient un bistrot au cœur du village. En juin 1940, l’invasion allemande voit partir la famille sur les routes de l’exode. Ils iront jusqu’à Châtelet-en-Brie où ils resteront 8 jours dans une ferme, avant de revenir sur leurs pas. « Nous sommes retournés au bistrot, mais il n’y avait plus rien. Les tonneaux de vin avaient tous disparu. On a su par la suite que ce n’était pas les Allemands… ».

      Etienne Friche - Copie
    Cohabiter avec l’ennemi

    La Kommandantur s’était installée au château de Louche et des soldats résidaient au château d’Étry. Le village comptait alors quatre grandes fermes et Etienne travaillait dans l’une d’elle. « Les Allemands venaient réclamer du lait et il fallait aussitôt traire les vaches pour les ravitailler. La ferme possédait une belle truie que l’on engraissait. Ils l’ont prise après nous avoir délivré un récépissé. Vers la fin, on a commencé à voir des soldats de tous les âges, de 18 à 55 ans. Ils marchaient toute la nuit et arrivaient au matin à la ferme. Ils étaient tous morts de fatigue. On était obligé de les enjamber pour aller nourrir les bêtes de la ferme qui comptait 80 vaches ». Il n’y avait plus de pont praticable sur la Marne et Etienne faisait quelquefois le passeur pour aider civils et commerçants à traverser la rivière, à l’aide d’un petit bateau de pêche.

    Cachés dans la ferme pleine d’Allemands

    Le 28 août 1944, une colonne allemande est descendue vers 15 h le long du ru de Louche. Elle a été prise à partie par des chars américains arrivant par Trilbardou (Division Patton). Réfugié dans la cave du bistrot des parents d’Etienne, un soldat allemand tirait par le soupirail avec son revolver avant d’être abattu. Etienne et sa femme, alors enceinte, étaient cachés dans la ferme où des Allemands s’étaient repliés en nombre. Ces derniers quitteront finalement le village dans la soirée, en empruntant la D418 actuelle qui mène à Claye-Souilly. Le couple a été libéré vers 22 h par les Américains qui ont poursuivi leur avancée jusqu’à Messy, après avoir libéré Claye-Souilly. Par la suite, Etienne a été embauché à l’usine Sauter, à Claye, avant d’entrer à l’aéroport de Paris où il a fini sa carrière. Aujourd’hui, il est entouré d’une nombreuse famille puisqu’elle comprend 3 enfants, 4 petits-enfants et 9 arrière-petits-enfants. L’Annétois est réservé et peu loquace sur cette période, dont l’évocation lui est toujours douloureuse. S Moroy

  • Marion et Sophie partent au Togo aider les plus démunis

    Marion et Sophie partent au Togo aider les plus démunis

    VILLEVAUDÉ –  Vacances solidaires

    Marion sophie - CopieMarion et Sophie préparent leur projet depuis 6 mois. Ici, lors de la brocante de Villevaudé, en juin.

    Sophie Villois réside à Bois-Fleuri (Claye-Souilly) et Marion Juin à Villevaudé. Amies depuis la maternelle, elles sont âgées de 20 ans et ont décidé d’entreprendre un voyage humanitaire. Elles se sont envolées de Roissy, vendredi 10 juillet, pour Lomé, la capitale du Togo, un petit état africain situé sur la côte occidentale, entre le Ghana, le Bénin et le Burkina-Faso. Marion entreprend un BTS de Design produits et Sophie est en deuxième année d’école d’infirmière à Meaux. « Nous n’y allons pas pour faire du tourisme, mais pour donner du temps aux autres » insiste Sophie. Leur choix s’est porté sur Horizon Nouveau-Togo, association dont le but est d’aider les populations les plus déshéritées et qui mène aussi des actions pour l’environnement. « J’ai connu cette association grâce à une étudiante infirmière qui y est allée deux fois. C’est fiable et sérieux » ajoute Sophie. « Le lieu de la mission est à Kpalimé, à 120 km de la capitale. Nous y resterons jusqu’au 8 août, soit un mois. Une fois là-bas, nous choisirons nos missions, notamment des interventions à l’hôpital, à l’orphelinat, du soutien scolaire, de la rénovation de bâtiments, car les besoins sont différents » complète Marion, qui a été aussitôt emballée par le projet de son amie. 

    La fibre humanitaire
    De par sa formation, Sophie se sent plus attirée par les missions médicales. « Quand je serai infirmière, je pense m’orienter vers l’humanitaire et j’espère que cette expérience confirmera mes projets ». Les deux jeunes filles murissent leur projet depuis six mois. Et pas question de partir l’une sans l’autre. Pas plus que d’arriver au Togo les mains vides. Elles ont récolté des vêtements, fournitures scolaires et du petit matériel médical. Lors de la brocante de Villevaudé, en juin, avec le produit de leurs ventes et les dons, elles ont aussi amassé la coquette somme de 191 euros. « Nous demanderons au directeur de l’association où cette somme sera le plus utile : achat de manuels scolaires, financement d’un ordinateur… ».

    Les deux étudiantes sont conscientes que cette mission va leur apporter beaucoup en termes d’expérience, mais aussi de maturité. « Je sais que l’on ne va pas sauver le monde, mais on veut aider à notre échelle » avoue Sophie. « On va en apprendre beaucoup et ils vont nous en apprendre aussi beaucoup sur nous. C’est un vrai échange, une belle aventure » conclut Marion.

    S. Moroy

    www.horizonnouveau-tg.fr.gd

  • Fondation Assistance aux animaux… Des nouvelles de Lucky

    Fondation Assistance aux animaux… Des nouvelles de Lucky

    Lucky, star malgré lui

    Va mieuxLucky va mieux. Il a repris 5,5 kg en deux semaines

    Lucky, le jeune labrador confié au refuge de Villevaudé après avoir été affamé par ses maîtres, recouvre des forces. Arrivé le 4 juillet, il a pris 5,5 kg en deux semaines, ainsi que goût au jeu. Il faut dire que l’animal l’a échappé belle. Martine Attali, responsable du refuge, ne pensait pas qu’il s’en sortirait.

    « En 17 ans, j’en ai vu des chiens maigres, mais pas à ce point là ! C’était catastrophique : on pouvait lui compter les vertèbres et ses os étaient tellement proéminents qu’ils auraient pu percer la peau. Il s’en est fallu de peu, les gendarmes sont venus le chercher à temps. Aujourd’hui, il est tiré d’affaire. Je lui donne sa nourriture quotidienne, 350 g, en 5 fois au lieu de 6 au début ». Un vaste élan de soutien pour Lucky s’est développé sur le Net et un déluge d’appels, pour prendre de ses nouvelles, s’est abattu sur le téléphone du refuge. 

    Près de 200 appels
    « On n’a jamais connu ça. Les gens appelaient de partout, même de la Martinique. En deux semaines, on a eu 200 appels et une trentaine de demandes d’adoption, dont celle d’un vétérinaire. On a aussi reçu environ 3000 euros de dons » confie Martine. Sans compter les visiteurs qui ont défilé pour le voir et le caresser.

    Phelie et luckyOphélie est venue spécialement de Vaires pour faire des caresses à Lucky.

    Ophélie et Philippe sont venus de Vaires. Idem pour Béatrice et Thierry résidant à Cergy-Pontoise (95), avec leur fils Kenzo, 8 ans. La famille possède deux chiens et deux chats et le couple en a profité pour faire un don de 50 euros à la fondation Assistance aux animaux. Patte cecile pipaLucky donne la patte à Cécile, Pipa n'est jamais loin

    « Lucky a même une fiancée : Pipa, une chihuahua de 8 ans » sourit Cécile, employée du refuge. Devant le bureau d’accueil, Lucky est photographié comme une star. Malins, quelques-uns de ses congénères profitent de sa popularité pour se planter devant les objectifs. « Des labradors comme Lucky, j’en ai une dizaine d’autres, de tous les âges » glisse Martine aux visiteurs en extase devant le chien miraculé, heureuse d’avoir fait deux adoptions dans l’après-midi grâce à lui. 

    6Chaque jour, Lucky reçoit ses visiteurs devant le bureau de l'accueil

    120 chiens et 130 chats
    Chaque été est synonyme de souffrance pour des milliers d’animaux avec 60 % des abandons durant cette période. Le refuge peut accueillir 90 chats et il en compte 130 actuellement, 90 pour les chiens et il y en a 120. Les 40 boxes, où se côtoient deux voire trois chiens, sont arrosés fréquemment en cette période caniculaire. Responsabiliser les maîtres, informer sur les pensions d’animaux (comme celle de Charmentray) et la stérilisation, font partie des messages de Martine, avec des appels aux dons de couvertures et de nourriture pour ses pensionnaires.

    Tina attendTina attend patiemment son futur maître au refuge de Villevaudé

    Caro beagleCaro, Beagle né en avril 2007, attend son futur maître

    Chiens attendent futrsDes chiens, de toutes races et de tous âges, attendent leurs futurs maîtres au refuge.

    Le centre compte huit salariés et une trentaine de bénévoles qui s’occupent, l’après-midi, des soins, caresses et promenades dans les trois espaces de détente. Daniel et Dany Migliorino, un couple de retraités résidant à Livry-Gargan (93), sont bénévoles. «Nous n’avons pas d’animaux, mais cela fait 25 ans que nous passons nos samedis au refuge pour nous occuper des chiens, les sociabiliser » témoigne Dany. Outre les adoptions au refuge, Martine compte également sur le Noël des animaux pour placer ses protégés. L’évènement se tiendra les 14 et 15 novembre, à la porte de Versailles de Paris. « Et si on n’arrive pas à les placer, on les garde. Ici, aucun animal n’est euthanasié » tient-elle à préciser. 

    S. Moroy

    Refuge fondation Assistance aux animaux – 8 rue des Plantes 77410 Villevaudé – Tél : 01 60 26 20 48 – Visites tous les jours, de 14 h à 17 h 30 sauf jours fériés – Les dons sont déductibles de 60% des impôts 

    www.fondationassistanceauxanimaux.com

  • Villevaudé… au refuge de la Fondation « Assistance aux animaux »

    Villevaudé… au refuge de la Fondation « Assistance aux animaux »

    Lucky sauvé in extremis

    Luckie - Copie
    C’est une amie des propriétaires qui a prévenu la police que le chien allait mourir de faim. Auparavant, ces derniers avaient enterré le cadavre d’une petite chienne dans un sous-bois parce que le couple et ses deux filles habitaient en appartement. Vendredi 3 juillet, les gendarmes de Rebais se sont rendus à leur domicile pour saisir le pauvre animal avant de le confier, samedi, au refuge de la fondation Assistance aux animaux, à Villevaudé.

    « Avec le train arrière bloqué, le chien ne marchait plus. Il pesait 13,4 kg au lieu de 25 kg. Nous l’avons emmené chez notre vétérinaire, le docteur Daffos, à Villemomble, qui l’a immédiatement mis sous perfusion. Nous lui avons aussi déposé le cadavre de la petite chienne pour une autopsie qui a confirmé qu’elle était bien morte de faim » précise Martine Attali, responsable du refuge qui ne désemplit pas en cette période où les abandons sont légion. Rebaptisé Lucky, le labrador, âgé de 2 ans, reprend progressivement des forces. Il a déjà pris 3 kg en une semaine, mais ne sera pas adoptable avant un bon mois selon le vétérinaire.

    On va lui choisir un bon maître
    Grâce aux réseaux sociaux, un vaste élan de solidarité s’est constitué autour de Lucky. Le refuge a reçu une soixantaine d’appels de toute la France afin de s’enquérir de sa santé, demander à l’adopter ou bien faire un don. L’animal ne rencontrera donc absolument aucun problème pour trouver un nouveau propriétaire. A condition toutefois de montrer patte blanche car Martine Attali promet d’être très regardante. « On va lui choisir un bon maître, car il a besoin d’une présence avec tout ce qu’il a subi. Pour le réhabituer à manger, je lui donne ses repas en petites quantités, soit 6 par jour, de 7 h à 23 h. Le soir, je l’emmène chez moi afin de lui redonner le moral. C’est un chien très sympathique et, surtout, il n’est pas rancunier ».

    Lucky avait été acheté sur un parking à la sauvette, après la diffusion d’une annonce sur Facebook par son précédent propriétaire. Celui-ci a également été auditionné par les gendarmes. Suite aux plaintes déposées par les fondations Assistance aux animaux et 30 millions d’amis, ses bourreaux, tous majeurs, passeront en octobre au tribunal correctionnel de Meaux. Ils auraient déclaré ne plus avoir les moyens de nourrir le chien.

    S. Moroy

    Nous suivrons les progrès de Lucky… et  bravo à l'équipe de la Fondation !!

     

  • 14 juillet 2015, Guy Gilbert promu Officier de la Légion d’Honneur

    14 juillet 2015, Guy Gilbert promu Officier de la Légion d’Honneur

    Nous avons eu la joie de le rencontrer à plusieurs reprises, nous lui avions consacré une note en 2010, à l'occasion de la messe du 17 octobre sur l'esplanade des Merisiers à Villevaudé

    1Georges Verger et Guy Gilbert - Copie

    2guy gilbert et g. Bossu

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  • Nuit des églises à Lagny-sur-Marne, Jeanne d’Arc et Notre-Dame-des-Ardents

    Jeanne d’Arc était très attachée à Notre-Dame-des-Ardents

    Première nuit des églises, samedi 4 juillet, à Lagny. Devant une soixantaine de personnes, Gilbert Kadjemenje, prêtre de la paroisse, en explique la raison.

    2Sur fond de projection du film muet "La passion de Jeanne d'Arc" (Carl Dreyer, 1928), le père Gilbert a inauguré la première nuit des églises à Lagny.

    « Bienvenue à cette abbatiale du XIIIe siècle, classée monument historique en 1886. Nous avons répondu à l’appel de la conférence des évêques de France, qui en 2011, ont lancé ce projet de la nuit des églises pour les ouvrir aux personnes qui n’ont pas l’habitude d’y venir. Cet événement a pour but de la faire découvrir sous l’angle architectural, mais aussi son histoire ». Au cours de celle-ci, le passage de Jeanne d’Arc, à la tête de ses troupes, pendant la guerre de Cent-Ans. Les faits étaient retracés au fil d’une exposition réalisée par les Amis de l’abbatiale et les Amis du musée Gatien-Bonnet et du patrimoine local de la ville. Des visites guidées portaient sur la chapelle Jeanne-d’Arc (inaugurée en 1956) et celle de la Vierge, avec leurs superbes vitraux illustrant la sainte canonisée par Pie X en 1920. 
    Webmail.laposte.netUne expo retraçait le destin peu commun de l'héroïne des Français, même si celui fut très bref au regard de la guerre de Cent-ans. Des visites guidées ont expliqué les détails des derniers vitraux, réalisés en 1951 et 1956 sur la sainte.

    Elle est venue 3 fois à Lagny
    Après l’échec de l’assaut sur Paris, Jeanne s’arrête le 12 septembre 1429 à Lagny, ville fortifiée et hospitalière, avant de repartir vers la Loire. Elle y revient avec 200 soldats le 6 avril 1430, « pour ce que ceux de la place faisoient bonne guerre aux Anglois ». A l’église Notre-Dame-des-Ardent, elle se joint à des prières pour un nourrisson mort depuis 3 jours. Dans ses bras, le bébé baille 3 fois, juste le temps de le baptiser. On parle alors du « miracle de Lagny ». Jeanne part pour Melun, mais, vers le 23 avril, est de retour à Lagny pour engager un combat (qu’elle gagne) contre une bande d’Anglo-Bourguignons. Vers le 5 mai, elle va à Compiègne et, capturée par les Bourguignons, connaîtra la fin tragique que l’on sait, le 30 mai 1431. Malgré sa mort, le cours de la guerre tournera en faveur dur roi de France car la pucelle d’Orléans a insufflé un patriotisme qui faisait jusqu’alors défaut. En 1436, Paris est repris et, quelques années après, les Anglais sont « boutés hors du royaume ». 

    S. Moroy

    L’épée de Fierbois cachée à Lagny ? 
    Une légende prétend que son épée serait cachée dans l’église Notre-Dame-des-Ardents. A son procès de Rouen, interrogée sur ses armes, Jeanne répondit avoir conservé l’épée de Franquet d’Arras (qu’elle a vaincu près de Lagny) et offert la première à l’abbaye. Or, ce serait celle de Charles Martel, vainqueur des Sarrasins à Poitiers en 732, qu’elle avait récupérée à l’église St-Catherine-de-Fierbois (près de Chinon), au début de sa « mission divine ». L’épée serait dans un souterrain, une crypte ou un pilier. Mais des historiens nuancent. Un frère de Jeanne aurait possédé cette mythique épée après sa mort, puisqu’il était chargé de veiller sur ses biens. Quoi qu’il en soit, le conditionnel s’impose tandis que le mystère, lui, reste bien présent.

  • Acquisitions juin juillet 2015

    Acquisitions juin juillet 2015

    Juillet 2015
    La chorale du diable,
    Martin Michaud

    Justicier, Manon Torielli

    Un doux pardon, Agnès Ledig

    La fille du train, Paula Hawking

    Fenêtre sur crime, Linwood Barclay

    La pieuvre, Jacques Saussey

    Le tigre bleu de l’Euphrate, Laurent Gaudé

    "Les aristos du crime"  Bruno FULIGINI

    "Les grandes hystériques" Bruno FULIGINI

    L'Histoire de France sur le divan"  Michel KUMMER

     

    Et encore des ouvrages jeunesse

     

    Juillet 2015 jeunesse

    La bibliothèque sera fermée le lundi 13 juillet

     

    Pendant les vacances d'été, nous fermerons le samedi 18 juillet après la permanence et serons à nouveau au poste le lundi 24 août à 10h30…

     

    N'oubliez pas de faire le plein de livres pour cette période !!!

     

  • Claye-Souilly, danses classiques, contemporaines et modern’ jazz

     

    Temps-danse,  Modern’jazz

    Trybu (Copier)"Trybu", une chorégraphie sur l'étrange et fascinante musique de The Dø (Slippery slope).

    Les quarante élèves des classes de danse modern-jazz du conservatoire ont présenté, samedi 20 juin, leur spectacle de fin de saison sur la scène de l’espace André-Malraux, devant leurs familles et amis. Un spectacle moderne et dans l’air du temps, donc très tendance, avec plusieurs danses chorégraphiées par leur professeur, Marjorie Rescica, sur des musiques signées Fred Pallem, Clint Mansell, Zenzile, Drehz, ou encore The Dø. Seul bémol à cette soirée, l’annonce du décès d’Yves Keroas, ancien professeur de guitare jazz du conservatoire, décédé dans sa 64e année, vendredi 12 juin, suite à un cancer fulgurant. Il avait pris sa retraite en mars 2012 et était également connu pour ses arrangements de jazz finger, ainsi que pour ses compositions en picking, selon la méthode Marcel Dadi. « J’ose espérer que, de là-haut, il nous a un peu vus » a déclaré, émue, Marjorie Rescica, dans son hommage à la fin du spectacle.

    Les mots de la danse

    Danse3 (Copier)"Différence", prestation interprétée par l'atelier chorégraphique cycle 3

    « La danse est un poème dont chaque mouvement est un mot » disait l’écrivain Philippe Collas. C’est justement sur ce thème que les 80 élèves des classes d’éveil, d’initiation et de danses classique et contemporaine du conservatoire municipal, ont donné, samedi 27 juin à l’espace André-Malraux, leur spectacle de fin de saison. Venus en nombre, les familles et amis des jeunes danseuses (puisqu’il n’y a aucun garçon) ont eu, au travers des 16 tableaux, un aperçu éloquent du travail dispensé par leur professeur, Marie-Cécile Harcouët. Cette dernière n’a d’ailleurs pas hésité à enfiler ses chaussons de danse pour exécuter deux chorégraphies avec ses élèves, dont la remarquable « Métamorphose » sur la musique de la compositrice danois, Agnès Obel. Des chorégraphies par ailleurs très variées puisqu’elles s’appuyaient aussi sur bien la bande originale du film Ratatouille (studios Disney), que Mozart, Bizet, Vivaldi, Starmania (Les uns contre les autres), Édith Piaf (Non, je ne regrette rien), les frères Jacques, ou encore Envol, interprété par Louane dans le film « La famille Bélier ». Les élèves ont terminé en apothéose avec un ballet celtique de O’Stravaganza, illustrant à merveille tout l’enthousiasme et la fougue de cette section de danse du conservatoire. Ce dernier sera présent lors du forum des associations, samedi 5 septembre, au gymnase des Tourelles.

    S. Moroy

     

     

  • Lagny-sur-Marne, Week-end au bord de l’eau

    La Marne en fête

    Croisière
    En 2001, plusieurs villes traversées par la Marne décidaient d’organiser une fête collective en son honneur, un prétexte aussi pour partager de bons moments ensemble. Le week-end du 27 juin qui s’est déroulé à Lagny n’a pas dérogé à la règle. « Grâce au temps superbe, nous avons beaucoup plus de visiteurs que l’an dernier. Mais la réussite exceptionnelle de cet évènement tient surtout  à l’importance du travail partagé par les communes de Marne-et-Gondoire desservies par la rivière » précise Jean-Luc Sanson. Arborant lunettes de soleil et canotier, le président de l’Office de tourisme de Marne-et-Gondoire déambulait, dimanche après-midi, sur le quai de la Gourdine. Une affluence également confirmée par Robert Roy, président du comité des fêtes de Lagny. « Samedi soir, nous avons servi 150 repas complets en deux heures, un record !». 

    Canot vapeur

    Manège

    Yole de Ness passant sous le pont Maunoury
    Ludique et pédagogique

    Le service animation de la Ville et plusieurs associations étaient à pied d’œuvre pour accueillir le flot incessant des visiteurs, avides de pratiquer des activités rafraîchissantes (pédalo, paddle, canoë, kayak, baby-ski, canot à vapeur, excursion en vedette, etc.), mais aussi de s’instruire auprès des stands écologiques, dont celui de la Fédération de Seine-et-Marne pour la pêche et la protection du milieu aquatique, basée à Montereau-sur-le-Jard. Ses membres renseignaient sur les espèces peuplant la Marne (écrevisses et poissons), tandis que l’atelier des Savants fous de Meaux animait un quizz sur la Marne pour les plus jeunes. Les scouts et guides de France marins du groupe Saint-Furcy ont mis à l’eau une yole de Ness, embarcation de pêche à fond plat des îles Shetland, prêtée par la base régionale de loisirs de Jablines-Annet. Le groupe a d’ailleurs pour projet d’en restaurer une et a lancé une souscription (don déductible des impôts à hauteur de 60 %) pour financer l’opération chiffrée à 4300 euros. Ceux qui n’avaient pas le pied marin ont trouvé leur bonheur dans les manèges ou autres activités terrestres : balade en poney, ateliers animés par des artistes de la Tannerie, maquillage et jeux d’adresse proposés par la Ludothèque dans le square Foucher de Careil.
    L’histoire de la batellerie
    La Marne sera encore à l’honneur lors de l’exposition « Embarquons ! 10 000 ans de navigation », une manifestation gratuite qui se tiendra du 10 au 26 juillet à bord de la péniche Damami, quai Saint-Père. Elle retrace l’origine de la batellerie et les grandes étapes de la navigation fluviale en France, de la Préhistoire à nos jours. « Ce bateau a transporté des marchandises pendant 40 ans, avant d’être transformé par mon père en 1990. Depuis cette date, il effectue des croisières et participe à des animations sur Lagny et ses environs » précise Drian Riou, 39 ans, gérant de la société Damami. 

    S. Moroy

    La Marne au fil de l’Histoire
    Longue de 514 km, c’est la rivière française la plus longue. Depuis le Moyen âge, elle est utilisée pour le transport des marchandises vers Paris. Au milieu du XIX siècle, les rivières s’aménagent progressivement avec des barrages pour les canaliser. La Marne devient un lieu de loisirs, accueillant des guinguettes le long de ses rives et organisant des balades en canot. Des crues importantes surviennent en 1876 et en 1910. Les experts ont remarqué que ces fortes crues se produisent environ tous les 100 ans. A partir de 1930, des zones de baignade et d’activités nautiques sont néanmoins créées. En 1942, Melun a sa plage, Meaux en 1950. Cette dernière sera fermée en 1970 pour cause de pollution, mais réouverte en 2007.