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  • Une solution branchée à Rentilly: l’autopartage

    Rentilly – Écomobilité

    Borne électrique - CopieDevant la borne de recharge, de gauche à droite, Andrews Delabona, Célia Corneil et Mélanie Pommier

    Samedi 19 septembre, lors de la semaine européenne de la mobilité, la communauté d’agglomération Marne et Gondoire tenait plusieurs stands dans le parc culturel de Rentilly. Il s’agissait d’informer les visiteurs sur les solutions de déplacement durable que la CAMG a mis en place sur son territoire, depuis sa création en 2002. Parmi celles-ci, le stand écomobilité proposait un essai de la voiture électrique Zoé, modèle de chez Renault. Une initiative qui prend tout son sens puisque le parc est dorénavant équipé, à l’entrée, d’une borne de recharge électrique. En complément du réseau de bus, Marne et Gondoire étend ainsi son offre de stations d’écomobilité, permettant de recharger et même louer des véhicules électriques. « C’est un projet mené conjointement par Marne et Gondoire, Marne-la-Vallée, Val-Maubuée, le SAN Val-d’Europe et Epamarne, avec le soutien du Département et de la Région. A ce jour, nous sommes les seuls en France à avoir fait un projet inter-territorial» précise Célia Corneil, chargée de mission transports et déplacements à la CAMG. La gestion du service a été confiée à MOPeasy, société spécialisée dans l’écomobilité. « Si un particulier veut réserver une voiture, il se connecte sur notre site pour s’enregistrer. Outre l’abonnement de 4 euros, l’utilisation est de 3,50 euros la demi-heure, avec un prix dégressif. Tout est compris : location, énergie, assurance et parking. L’usager accède à tous les véhicules sur le territoire et bénéfice de services complémentaires, comme l’autopartage, le covoiturage et des informations locales sur le transport » explique Andrews Delabona, chargé de développement chez MOPeasy. 

    Une nouvelle façon de se déplacer 

    Chaque particulier possédant un véhicule électrique personnel peut utiliser les stations de recharge. Le coût est de 1 euro l’heure en charge normale (4 heures), 2 euros en charge accélérée (1 h 30). L’autonomie du véhicule peut aller jusqu’à 170 km si l’on se montre économe. « Le service se développe car les gens y voient une offre supplémentaire et propre pour leurs déplacements, privés ou professionnels » ajoute Mélanie Pommier, chef de projet écomobilité chez MOPeasy. L’usager dispose d’un parc locatif de 15 voitures électriques et trois stations de recharge sont déjà opérationnelles : stations RER A de Bussy-Saint-Georges et Montévrain, et devant le centre hospitalier de Jossigny. D’ici fin 2016, 30 nouvelles stations seront déployées sur 16 communes de Marne et Gondoire. Serge Moroy

    www.monautopartage.fr – Tél : 07 63 15 43 21

  • 400 participants à la 1ère cyclo-Lila de Claye Souilly

    Claye1Arnaud donne le départ aux 4 vélos fauteuil qui font la boucle de 25 km.

    Sur la place du marché régnait, dimanche matin, une belle effervescence sportive. Arnaud Connan, 38 ans, président de l’association Un exploit pour Lila n’en revenait pas. « C’est absolument incroyable, génial, on ne s’attendait pas à un tel succès pour notre 1ère édition de la cyclo-Lila ! ». C’est à Sébastien Bruerre, vice-président, masseur-kinésithérapeute à Claye-Souilly et fervent cycliste, que revient l’idée d’avoir organisé cet évènement. Celui-ci a reçu le soutien de la municipalité et de 8 sponsors. Ouverte à tous, la randonnée se déclinait en quatre boucles balisées de 180, 95, 40 et 25 km avec dénivelés. C’était aussi l’occasion d’inaugurer le nouveau vélo fauteuil électrique acquis par l’association. 43 cyclistes ont fait la boucle de 180 km et 135 celle de 95 km. Les 222 autres ont couru celles de 25 et 40 km. Compte tenu de l’affluence, le départ pour ces deux dernières a eu lieu par vagues successives. Quatre vélos fauteuil ont pris le départ des 25 km, dont Léo et sa maman sur le modèle électrique. Mais avant, Arnaud a donné ses recommandations. « Mettez vos casques. Le parcours est encadré, mais restez vigilants car la route n’est pas fermée et vous êtes nombreux. C’est une randonnée, prenez avant tout du plaisir ». Sébastien a ajouté que l’important n’était pas de gagner et que tous seraient récompensés. Le sourire d’un enfant malade ne vaut-il pas en effet toutes les victoires ? Poursuivant son but visant à les aider et à favoriser leur intégration parmi les valides, Un exploit pour Lila participera aux Foulées vairoises. L’épreuve aura lieu dimanche 11 octobre, toujours pour le plaisir d’un enfant qui participera en vélo fauteuil. S. Moroy

    www.unexploitpourlila.fr

  • Lagny-sur-Marne, Village des alternatives

    Vivre autrement pour le climat

    A l’approche de la conférence pour le climat (COP21), Vivre autrement en Marne et Gondoire, collectif fondé en 2012 et œuvrant pour une transition citoyenne, a organisé, samedi 26 septembre, le premier village Alternatiba. Il s’agissait de démontrer qu’il est possible d’enrayer le réchauffement climatique en modifiant notre mode de vie.

    Lagny2
    Une kyrielle de stands étaient dressés square Paul-Tessier, sur le parking des déportés et dans le parc Foucher-de-Careil. Au programme, déplacements doux, consommation responsable, éco-construction, agriculture et alimentation, partage et solidarité, recyclage, conférences et débats, qualité de l’air et de l’eau. « Il y a déjà eu des initiatives en faveur de l’écologie, mais encore jamais aucune de cette ampleur à Lagny » constate Philippe Barbier, conseiller municipal. Il tenait un stand de sensibilisation sur les effets néfastes des pesticides pour l’eau, une ressource naturelle et essentielle, appelée à s’épuiser. Les visiteurs, très nombreux car encouragés par le soleil, ont eu l’embarras du choix devant les solutions alternatives et produits bio, tandis que les enfants participaient à des ateliers ou des jeux collectifs.

    Lagny1
    Anne-Sophie Brunet, paysagiste éco-jardinière à Thorigny, a connu un vif succès avec ses plantes bouturées à l’étouffé, qu’elle distribuait avec sourires et conseils.

    Lagny3
    Square Paul-Tessier, un petit groupe s’initie au Yoga, parmi les nombreuses démonstrations consacrées au bien-être corporel (Zumba, TaÏ chi chuan, Qui Gong, etc.). L’utilisation du bambou dans l’habitat (toiture, charpente, mur et sol, mobilier) et celle du chanvre, ont également suscité une vive curiosité. Le chanvre constitue un excellent isolant naturel (comble, mur, plancher) et peut aussi servir pour la décoration. Créée en janvier 2009 et domiciliée à Jouarre, l’association Planète-Chanvre regroupe 11 agriculteurs seine-et-marnais qui ont décidé de cultiver le chanvre industriel. A son stand, on explique l’usage horticole et maraîcher du paillis de chanvre, produit près de Coulommiers. « Désherber et griffer votre sol. Faites une couche de 3 à 5 cm de paillis aux pieds de vos fraisiers, tomates, cucurbitacées. Arroser pour obtenir une croûte qui tienne bien au vent. Le paillage ne glissera pas et restera en place. Il évite le désherbage chimique, facilite l’entretien du terrain, protège de la chaleur et du gel et n’acidifie pas le sol ». S. Moroy

    Plus d’infos : vivreautrement.marneetgondoire@gmail.com 

    Facebook : Alternatiba en Marne et Gondoire.

  • Courtry, la nouvelle médiathèque est ouverte

    Courtry2
    Situé au cœur du centre-ville, le nouvel équipement culturel, dont les travaux avaient débuté en octobre 2013, a enfin ouvert ses portes au public, samedi. Le bâtiment, d’architecture moderne et aux locaux lumineux, bénéficie des normes HQE (Hautes qualités environnementales). Il occupe 1500 m2 sur trois niveaux pour une hauteur de 15 m. Au rez-de-chaussée, la médiathèque, d’une superficie de 300 m², remplace la bibliothèque des Ormeaux, qui a fermé fin mai. Avec un fonds de 15 000 documents (livres, DVD, CD, magazines, partitions musicales, jeux de société) et un espace multimédia (5 PC connectés à internet et à des ressources en ligne), elle rejoint le réseau de lecture publique des trois autres médiathèques de l’agglo : Chelles, Vaires-sur-Marne et Brou-sur-Chantereine. Les Courtrysiens n’ont pas manqué de venir la visiter et trois agents les ont accueillis durant la journée.

    Courtry3Timothée, 3 ans et demi, l'un des premiers lecteurs dès l'ouverture, à 10 h.

    « C’est très pratique, c’est juste à côté de chez moi » commente un retraité, déambulant parmi les rayonnages, tandis que des enfants dévorent déjà les BD proposées à l’espace jeunesse. En revanche, les prêts d’ouvrages ne seront possibles qu’à partir de mardi 29 septembre. 

    Musique à l’étage 
    Au premier étage, l’école de musique dispose de 9 salles pour les cours. Ces derniers ont déjà repris lundi 21 septembre. Les disciplines, comme les musiques amplifiées, vents, cordes, éveil et formation musicale, piano, percussions et batteries, sont dispensées par 14 professeurs à environ 135 élèves inscrits. Enfin, le deuxième étage, également desservi par ascenseur, est conçu en espace d’animation, partagé entre la médiathèque et l’école de musique, dont un auditorium de 164 m² et une salle pour Renaissance et Culture, la plus importante association de la ville en termes d’activités (une quarantaine) et d’adhérents (environ 1500).

    "On en ouvre une, on en ferme une autre" 

    Médiathèque courtry1
    Un groupe de lecteurs Chellois stationnait sur le parvis pour exprimer leur mécontentement sur la fermeture, prévue fin novembre, de la bibliothèque située au cœur du quartier Monts-Châlats, à Chelles. « La bibliothèque Olympe de Gouges est un espace accueillant qui rend un service de proximité. Elle dispose d’un fonds de littérature adulte, de livres pratiques et de littérature jeunesse répondant aux besoins des élèves de ce secteur de Chelles. Une seule bibliothèque pour une ville de 53 247 habitants comme Chelles, ce n’est pas suffisant. Nous avons demandé rendez-vous au maire de Chelles et au président de l’agglo, en vain ». Leur pétition a déjà enregistré près de 300 signatures.
    S. Moroy

    Médiathèque de Courtry – Place de l’abîme (01 72 84 62 15) www.bibliotheque.courtry@marne-chantereine.fr – Mardi de 14 h 30 à 19 h, mercredi de 10 à 12 h 30 et de 14 à 18 h, vendredi de 14 h 30 à 18 h, samedi de 10 à 12 h 30 et de 14 à 18 h.

    Ecole de musique, même endroit (01 72 84 62 49) – Accueil et secrétariat : lundi de 16 à 19 h, mardi et vendredi de 16 à 17 h 45, mercredi de 10 à 12 h et de 13 h 30 à 18 h 30, jeudi de 16 à 18 h 30, samedi de 9 h 15 à 13 15 h.

  • Villevaudé, Bikers au grand cœur

    Villevaudé, Bikers au grand cœur

    Le baptême moto du Petit Bordeaux est en passe de devenir une tradition. Pour la bonne cause. La 2e édition, organisée par HD Le Plaisir France-Arizona, club de bikers de Brie-Comte-Robert, en partenariat avec le café-brasserie Le petit-Bordeaux, a pris de l’ampleur au vu de la fréquentation, des stands et des animations (démonstrations danses country du club Linin’America de Pomponne, musique rock avec The Crazy Dogs, etc.) sur la place du petit-Bordeaux.

    Petit bordeaux1Démonstration de danses country du club Linin' America (Pomponne)

    Mais ce sont surtout les baptêmes moto qui ont connu le plus de succès auprès d’un public de tout âge, réunissant, comme l’an dernier, des clubs de bikers solidaires (Loners de Lagny, Templiers de Melun), ainsi que des motards individuels venus de partout. L’association A la recherche des autos perdues, de Guermantes, s’était également jointe à l’opération caritative.

    Petit bordeauxVenue de Noisiel, Romane, 10 ans, ravie de prendre le départ sur la Harley 1340 cm3 de Vincent, membre de HD Le Plaisir France-Arizona.

    « Nous finissons de collecter des fonds pour Ewen, atteint du syndrome de Lesch-Nyhan, et débutons une nouvelle action en faveur de Sacha. C’est un petit garçon de 4 ans et demi qui souffre également d’une maladie génétique rare. Elle l’empêche, pour l’instant, de parler et de marcher » explique Jeff, président-fondateur du club de bikers bricomtois. Les parents de Sacha ont découvert une thérapie en Espagne qui peut l’aider à acquérir plus d’autonomie (méthode Essentis). Afin de collecter les fonds nécessaires à ses soins, ils ont fondé une association en décembre 2014, dont le siège est à St-Thibault. « Nous mettons notre passion au service des enfants malades ou handicapés en organisant des manifestations comme celle-ci. C’est le but de notre association depuis sa création, en 2005 » poursuit Jeff. SM

    www.pasapasavecsacha.com

  • Bussy-Saint Georges, le patrimoine flirte avec la high-tech

    BUSSY-SAINT-GEORGES / Journées du patrimoine 19 et 20 septembre 2015

    Moulin russon

    Le moulin Russon proposait une expérience originale avec la projection, dans ses murs, d’un film 360° intégrant des vues aériennes prises avec un drone. Samedi après-midi, 200 personnes ont assisté aux séances et les organisateurs en attendaient autant dimanche après-midi. « Cette vidéo 360° avec lunettes immersives offre une nouvelle façon de faire du tourisme. Elle colle parfaitement au thème retenu pour cette 32e édition des journées du patrimoine puisqu’elle fait appel à la technologie d’aujourd’hui pour faire découvrir notre patrimoine historique » souligne Samuel Charon, responsable des relations extérieures à Marne et Gondoire. Compte tenu de l’affluence, le film a été diffusé en deux parties, 4 minutes chacune.

    Moulin russon patrimoine - Copie
    Les spectateurs, curieux et intrigués, ont dû se couvrir les yeux avec le masque immersif et chausser leurs oreilles avec un casque audio. Ainsi équipés, ils ont survolé le lavoir de Gouvernes, le parc culturel de Rentilly, l’église Saint-Martin, le château de Jossigny, le moulin de Belle-Assise, le canal et l’écluse de Chalifert… Les images, ensoleillées, ont été tournées en juillet et août par Jean-Philippe Dollet, à l’aide de 6 caméras HD GoPro. Le réalisateur habite Conches-sur-Gondoire, fait des films depuis 30 ans et se passionne pour la vidéo 360°. « Dans les prises de vues à 360° avec le drone, on voit tout, il n’y a pas de hors champ. Du coup, je devais me cacher car je suis dans tous les plans. En effet, la réglementation m’impose de voler à vue. Je n’ai pas le droit de perdre la vision du drone » précise Jean-Philippe, qui est également télépilote agréé DGAC (Direction générale de l’aviation civile). Le film a nécessité un gros travail de post-production et le cinéaste a fait appel à Kolor, société française leader sur le marché de l’assemblage d’images 360°. Pauline, 33 ans, réside à Montévrain. Elle quitte son fauteuil un peu étourdie, mais s’avoue séduite. « C’est impressionnant. J’avais l’impression que mes pieds flottaient dans le vide ». Romain, 8 ans, est venu de Lagny. Il a tenu à voir les deux parties du film. « C’est super, vraiment génial. Je connaissais un peu partout, mais ça m’a quand même fait bizarre ».
    S. Moroy

    Teaser du film visible sur You Tube (Marne et Gondoire 360°)

    Pour visiter le moulin Russon

  • 16 hectares du Fort de Vaujours vendus à Placoplâtre par la communauté d’agglomération?

    Le maire de Courtry n’a pas confiance

    Le président de la Communauté d’agglomération Marne et Chantereine a annoncé répondre favorablement à la demande de Placoplatre de faire des sondages géologiques sur la parcelle du fort de Vaujours appartenant à la CAMC, soit 16 ha, un tiers du site (lire notre précédente édition). Xavier Vanderbise, maire de Courtry, conseiller départemental et vice-président de la CAMC, exprime sa désapprobation dans un communiqué. « Je regrette évidemment l’état de cette parcelle achetée dans la précipitation et sans aucune prudence par la majorité précédente de la CAMC pour plus de 1,5 million d’euros. Elle constitue aujourd’hui un élément de patrimoine sans aucune valeur, pollué et inexploitable ». Et d’estimer inconcevable de permettre à Placo d’effectuer une quelconque activité sur cette parcelle. « Je déplore les positions de cette entreprise qui n’a toujours pas présenté de garanties établissant l’absence de danger dans les travaux de démolition opérés sur la parcelle lui appartenant. S’il est incontestable que le site doit faire l’objet d’une dépollution, l’opacité et le manque de considération totale de Placoplatre pour la sécurité des Courtrysiens et des ouvriers présents sur le chantier ne permettent pas, pour le moment, de lui accorder une quelconque confiance ». Jugeant que la position de Jean-Pierre Noyelles va à l’encontre de ses recommandations, entérinées dans une motion votée par son conseil municipal en février, le maire prévient qu’il ne «participera pas aux votes qui iront dans le sens de cette décision ».S. Moroy 

     

  • Villevaudé – Une vie, un destin – vendue à 12 ans à des Romanichels

    Villevaudé – Une vie, un destin – vendue à 12 ans à des Romanichels

    Mauricette aujourd'hui
    Le 18 août, Mauricette Chappuy a eu 77 ans. Sa vie fait penser à un roman de Zola ou de Victor Hugo. Après une séparation conjugale, son père, mineur, quitte les Vosges avec ses deux enfants pour la Belgique où il se met en ménage avec une Flamande. Commence alors un véritable calvaire pour la fillette. « Ma belle-mère était une marâtre. Elle m’en voulait parce que je ressemblais à ma mère. J’étais son souffre-douleur et les coups pleuvaient pour un rien. J’endossais les bêtises de mon frère Claude, plus jeune d’un an, pour ne pas qu’il soit battu. Je ne me rebiffais jamais. Comme il y avait 6 bouches à nourrir, 4 filles et 2 garçons, elle m’a vendue à des Romanichels qui passaient dans la région pour se débarrasser de moi. C’était juste après ma communion, j’avais 12 ans » soupire la petite femme, encore très alerte pour son âge.

    Funambule sur le Niagara
    La troupe de saltimbanques part en tournée dans l’est de la France, avant de prendre le bateau pour le Canada. Par deux fois, sous les yeux d’un public éberlué et retenant son souffle, Mauricette traverse les chutes du Niagara sur un fil tendu 50 m au-dessus de l’eau. « Gilbert, mon patron, m’a donné des espadrilles, mis de la résine sous les semelles, collé un balancier dans les mains et m’a dit ‘’Vas-y !’’. Même sans filet, je n’avais pas peur ». La seule photo immortalisant cet exploit a été confiée, mais hélas jamais restituée. En plus de ses acrobaties, Mauricette a un numéro avec un boa autour du cou qui la répugne. La petite troupe revient en France et s’installe à Paris, porte de la Villette.
    Mauricette 22ans

    La vie de Cosette 
    Son quotidien ressemble alors à celui de la petite héroïne de Victor Hugo, sauf qu’ici Jean Valjean est aux abonnés absents. Henri et Yvonne Mahieu, un couple de forains, prennent pitié d’elle quand, un soir, elle frappe à la porte de leur caravane, maigre, pieds nus et en haillons, pour réclamer un cachet d’aspirine afin de calmer son mal de dents. « Ils ont été très gentils avec moi et sont allés discuter avec Gilbert. On peut dire qu’ils m’ont sauvé la vie. J’ai travaillé avec eux pendant 10 ans, en tenant un manège ». A 24 ans, Mauricette se marie et donne naissance à deux garçons, Henri et Didier. Les infidélités de son époux l’obligent à divorcer au bout de 7 ans. Elle s’inscrit à la mairie du 17e arrondissement qui lui trouve un emploi dans une cantine scolaire. Par la suite, elle emménage avec ses deux enfants à Boissy-Saint-Léger (94) où elle rencontrera, en 1975, Michel Chapon, son compagnon depuis.

    Elle pardonne à sa belle-mère 
    En 1989, son fils Henri se retrouve paralysé à 26 ans après un accident de moto dans le bois de Brou-sur-Chantereine. Mauricette s’installe à Villevaudé, dans le petit abri du jardin parternel qu’elle agrandit, pour être près de lui. Mais Henri meurt d’asphyxie 10 ans plus tard. En 2006, elle perdra un de ses deux petits-fils, Vincent, âgé de 22 ans, dans un accident de voiture. « Une fois de plus, c’est la foi qui m’a sauvée. Sans elle, je serais morte de chagrin depuis longtemps. J’ai beaucoup trop souffert pour avoir peur aujourd’hui de la mort ».

    GG2 (2)Entourée de Georges Verger et Guy Gilbert, au Pin

    Grand écartAu repas des seniors à Villevaudé, avec Liliane Blanadet…

    Repas des anciens4 - Copie

    La Villevaudéenne aime les bêtes. Chez elle, c’est l’arche de Noé : 30 colombes, 5 chats, 3 chiens, 3 oies, des lapins, poules, pigeons, cailles, perdrix… Elle aime aussi son prochain. « Ma belle-mère m’a demandé pardon sur son lit de mort. Je lui ai donné car j’aime tout le monde. Il n’y a ni rancune ni vengeance chez moi ». Si Mauricette a accepté de raconter sa terrible histoire, c’est parce que tous les protagonistes ont disparu. Avant, il était hors de question pour elle qu’ils soient inquiétés. S.Moroy

  • Attention à la pyrale du buis !

    Attention à la pyrale du buis !

    Pyrale
    Importée dans des végétaux venus de Chine vers 2008, la pyrale du buis n’a pas de prédateur en Europe. Or le phénomène s’étend progressivement, après avoir ravagé, en mars, les superbes allées de buis du château de Vaux-le-Vicomte.

    Le cycle chenille-cocon-papillon-œuf se produit trois fois par an, entre le printemps et l’automne. Les débuts de l’infestation sont discrets et l’on s’aperçoit des dégâts quand il est déjà trop tard. « Après l’éclosion des œufs, les chenilles, vertes à points noirs, sont insatiables et mangent les feuilles du buis. Elles sont difficiles à repérer car elles se confondent avec le feuillage. Elles laissent derrière elles des traces ressemblant à des toiles d’araignée, ce qui est trompeur. Il faut tout de même traiter car le buis n’est pas mort et on peut espérer que les bourgeons de réserve sortiront, permettant ainsi à l’arbuste de redémarrer » explique Baptiste Godefroy, un habitant de Montjay-la-Tour. Si les buis ne sont pas trop nombreux, on peut enlever les chenilles à la main (elles ne sont pas urticantes) ou secouer l’arbuste afin de les faire tomber dans un sac disposé à terre. Mais pour essayer de venir à bout du ravageur, Baptiste a dû pulvériser 50 litres de BT (Bacille de Thuringe), un produit biologique disponible dans les jardineries qui paralyse la chenille, et recommencer obligatoirement le traitement 7 jours après, toujours par temps sec. 
    Alerter le voisinage 
    Si vous résidez dans une zone sensible, il est indispensable d’inspecter vos arbustes pour détecter une éventuelle infestation le plus tôt possible. Vous pouvez compléter cette surveillance en plaçant, avant la première ponte du début du printemps, un piège à phéromone, très efficace, qui capturera uniquement les papillons mâles, ralentissant ainsi nettement la reproduction. De même, vous pouvez utiliser un filet anti-insectes pour protéger vos buis  non encore contaminés. En période de beau temps, on peut passer les buis au jet d’eau. L’opération endommage les chenilles, les œufs et les nymphes, limitant ainsi le recours aux pesticides. Si l’une de vos plantations est touchée, ou en cas de capture d’un papillon dans un piège, il est important d’en informer le voisinage car des actions collectives de surveillance et de traitement s’imposent pour empêcher la prolifération de la pyrale du buis. S. Moroy

  • Villevaudé, Drame de la libération

    Villevaudé, Drame de la libération

    Stele1

    Stele2
    Samedi 26 août 1944, Pierre Simon et Pierre Marcassoli, deux jeunes résistants de Clichy-sous-Bois, étaient sommairement fusillés en bordure de la D34, entre Villevaudé et Claye-Souilly, par les Allemands qui battaient en retraite devant les Alliés. Samedi 29 août 2015 après-midi, une trentaine de Clichois sont venus en car pour honorer la mémoire de leurs deux martyrs de la Libération, une cérémonie qui se perpétue depuis 2004. Après le dépôt des gerbes du comité d’entente des anciens combattants de Clichy-sous-Bois, puis celles des communes de Villevaudé et Clichy-sous-Bois, élus, anciens combattants et participants se sont recueillis devant la petite stèle de marbre érigée sur le lieu même de l’exécution. La sonnerie aux Morts et la Marseillaise ont clôturé cette poignante cérémonie. S. Moroy