Catégorie : 18 Chroniques de Serge

  • Villevaudé ► Quand fête de la moto et sécurité routière roulent ensemble   

    Villevaudé ► Quand fête de la moto et sécurité routière roulent ensemble  

     

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    Dimanche 24 septembre, la municipalité a organisé avec le soutien du Département, la journée de la sécurité routière et de la moto. L’événement, premier du genre dans le village, a rencontré un vif succès auprès du public venu nombreux sur l’esplanade des Merisiers.

    « Pour cette journée de la sécurité routière et de la moto, on n’a pas voulu être des donneurs de leçons et faire du bourrage de crâne. On a choisi de mettre l’accent sur le côté ludique de la pédagogie » précise Stéphane Vartanian, premier adjoint au maire en charge de l’environnement et du cadre de vie.

    Les animations étaient proposées par TEAM ZS Moto École, la société Trial-Montreuil, l’Union motoriste nemourienne (U.M.N.) et le Wolf Soul Bikers. Créé en août 2020, ce club de motards est basé à Tacoignières, près d’Houdan (Yvelines), et compte une dizaine de membres, la plupart possesseurs de Harley-Davidson.

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    Ce sont d’ailleurs sur celles-ci que les baptêmes moto ont eu lieu, à la  grande joie des grands, mais aussi des petits comme Lucas, 3 ans, l’un des plus jeunes passagers. « Nous aimons venir en aide aux plus démunis, les enfants malades
    , les femmes battues… C’est notre façon de prouver que les bikers ont du cœur » souligne Butch. Son club reversera une partie des recettes sous forme de don à l’association Loisirs Jeunes de Villevaudé.

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    Loïc Spencley alias « Tigrou », 2e au championnat de France trial 2020, et Victor Goy, pilote du club de Montreuil, ont fait le show devant un public époustouflé par leurs acrobaties. Ils chevauchaient des Vertigo 300 cc deux temps, marque espagnole qui fait référence en trial. Ces motos possèdent un cadre titane et ne pèsent que 72 kg ; ce qui les rend à la fois légères et puissantes.

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    Et la valeur n’attendant pas le nombre des années, de jeunes pilotes âgés de 6 à 12 ans ont pu goûter gratuitement aux joies du trial sur des motos électriques. Très prisée, l’activité était encadrée par les membres de l’U.M.N.

    Les anciennes côtoient les modernes

    Sur le parking de l’école Ivan-Peychès, les visiteurs ont eu tout loisir d’admirer quelques fleurons des gammes sportster, touring et cruiser de chez Harley-Davidson. Les plus nostalgiques ont rêvé devant quelques modèles légendaires, tels la Honda CB 750, première moto de série avec un moteur 4 cylindres en ligne, la Kawazaki 900, la Suzuki GSXR, la Triumph Bonneville T100, la Ducati 900SS, la Royal Enfield Himalayan ou encore la Suzuki T500 (sportive la plus performante au début des années soixante-dix). Ces machines, rutilantes et tous chromes étincelants, appartenaient à des passionnés qui ont bien voulu les exposer. Au stand de l’assureur AXA, la prévention était bien sûr de mise et certains ont testé leurs réflexes (mais à pied) avec des lunettes simulant les troubles de la vue après absorption d’alcool ou de stupéfiants.

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    Les plus altruistes ont pu s’initier aux gestes de premiers secours, dont le massage cardiaque, un exercice capital dispensé par Hervé, sapeur pompier de Paris.

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    Le groupe Rock’Line a mis l’ambiance tout au long de la journée et les familles ont pu calmer une petite faim ou soif auprès du stand tenu par les ados de l’espace jeunesse et de l’association Loisirs Jeunes.

    Alain, quinquagénaire et ancien motard, a bien résumé l’esprit de la journée : « C’est une initiative sympa et bienvenue. J’espère qu’elle sera reconduite. Elle permet d’avoir un regard neuf et sans préjugés sur le monde de la moto, de découvrir les derniers équipements pour bien se protéger, tout en rappelant les règles essentielles à la conduite d’un deux-roues. »

    Texte & photos : S. MOROY

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  • Villevaudé, ondes électromagnétiques : un risque pour la santé des habitants ?

    Villevaudé, ondes électromagnétiques : un risque pour la santé des habitants ?

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    Villevaudé

    Ondes électromagnétiques : un risque pour la santé des habitants ?

    Alors que la commune a entamé une modification de son PLU (Plan local d’urbanisme), la Mission régionale d’autorité environnementale (MRAe) d’Ile-de-France, a émis un avis sur les risques sanitaires liés à la présence de lignes à haute tension sur une partie de son territoire.

    La mairie a donc organisé, mercredi 6 septembre en soirée, une réunion d’information sur le sujet qui a réuni 25 participants dans la salle du conseil municipal.

    Le PLU de Villevaudé a été approuvé en janvier 2018 et fait l’objet d’une première modification. « Dans le cadre d’une seconde modification, à l’étude depuis un an, nous avons mandaté le cabinet Mosaïque Urbaine, agence d’urbanisme à Paris, pour limiter la densification des secteurs et préserver le patrimoine existant » a expliqué Nicolas Marceaux, maire de Villevaudé.

    C’est dans ce cadre que la MRAe (Mission régionale d’autorité environnementale) a demandé à la municipalité une étude environnementale, portant « notamment sur la question des champs électromagnétiques ».

    La MRAe pointe un risque sanitaire

    La commune a alors été informée d’un risque sanitaire électromagnétique et reçu la recommandation de la MRAe de ne pas urbaniser la zone du Clos Marsais (entre le camping et la rue de la Tour) à cause de la présence des lignes haute tension. Dans son rapport, la MRAe indique que « trois lignes à haute tension traversent le clos Marsais du Sud-ouest vers le Nord-est ».

    Parallèlement, dans un avis d’avril 2019, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) considérait « qu’un risque élevé de leucémie chez l’enfant était associé à sa présence dans un secteur où le champ magnétique était compris entre 0,2 et 0,4 microtesla. »

    L’étude sur le terrain réalisée la même année 2019 ayant relevé des valeurs maximales de 0,55 microtesla, l’organisme de l’État recommande de s’éloigner de 74 mètres par rapport aux lignes électriques, préconisation qui s’appuie sur plusieurs études « qui conduiraient à la prudence sur l’urbanisation du site » [nota : on ignore toutefois quelles sont ces études].

    « Ce n’est pas une révision du PLU car on ne remet pas tout à plat. Le zonage reste identique. On enlève juste un petit morceau de parcelle communale au projet et on nous demande de faire une étude environnementale sur les champs électromagnétiques » a réagi Nicolas Marceaux. Le maire, qui souhaite moins de densification et plus de cohérence « pour rester dans l’esprit du village »,  a averti Nexity, promoteur d’un projet immobilier sur cette zone. Parallèlement, l’élu a sollicité l’ARS (Agence régionale de santé) pour une étude sur les ondes électromagnétiques sur sa commune.

    Qu’est-ce que la MRAe ?

    Au nombre de vingt (une par région), les Missions régionales d’autorité environnementale ont été créées par décret du 28 avril 2016 portant réforme de l’autorité environnementale. Elles peuvent formuler des avis indépendants sur tous les plans et programmes d’aménagement où elles ont compétence. Leurs avis sont mis à la disposition du maître d’ouvrage et du public et visent à améliorer la conception du projet, tout en favorisant la participation des intervenants à l’élaboration des décisions qui les concernent.

    Un flou scientifique sur le sujet

    « Il n’y a aucune étude scientifique qui explique et justifierait que les ondes électromagnétiques provoquent des leucémies chez les enfants ou les adultes. Les études disent qu’il y a peut-être une concordance entre l’existence de champs électromagnétiques et une augmentation de la fréquence de leucémies chez les enfants » a nuancé Anthony Vallette, directeur général des services à Villevaudé, en citant l’OMS (Organisation mondiale de la santé).

    Après 2000, d’autres études ont été réalisées, mais elles n’ont rien révélé en termes de nocivité pour la santé humaine.  « On a un devoir d’alerte car si le maire accepte un permis de construire et qu’il y a plus tard un problème de santé, il en va de sa responsabilité » prévient Stéphane Vartanian, premier adjoint au maire en charge de l’environnement et du cadre de vie.

    « Même si on est en retrait des 74 mètres des lignes électriques, le sujet reste controversé et on se trouve avec un sujet sur lequel on n’a pas beaucoup d’informations. C’est la raison pour laquelle on souhaite recueillir votre avis » poursuit Magali Suinot, architecte du cabinet Mosaïque Urbaine, avant de présenter les modifications du PLU aux participants.

    Les modifications du PLU

    La modification de l’orientation d’aménagement et de programmation prévue dans le n° 2 du PLU porte sur la diminution de la densité et des objectifs de logements : 32 à 41 logements (12 à 15 en collectif + 20 à 26 individuels) contre 60 logements (30 en collectif + 30 individuels avant), ainsi que :

    ► Le renforcement de la zone humide et de ses abords.

    ► La réalisation des constructions en dehors des secteurs de passage des lignes électriques, lesquels pourront être aménagés en zone naturelle de promenade, recevoir des aménagements liés à la gestion des eaux pluviales ou encore intégrer des espaces de stationnement.

    ► La multiplication de connexions avec les cheminements piétons existants, ceci afin d’assurer la porosité du site et la continuité avec les espaces environnants.

    ► La création d’une centralité au cœur de la zone en vue de favoriser la convivialité et les rencontres au sein du nouveau quartier.

    ► Réorganiser l’entrée Ouest, en proposant une perspective paysagère continue vers le cœur de la zone pour créer une connexion visuelle depuis la rue vers le nouveau quartier et générer ainsi du lien avec l’existant.

    ► Déplacer la construction de logements collectifs et intermédiaires en entrée de zone Ouest, dans la continuité de l’existant. En poursuivant les implantations traditionnelles à l’alignement et en restant dans le prolongement d’habitations en R+1 voir R+1+C présentes dans la rue ; le nouveau bâtiment saura s’intégrer dans le paysage.

    ► Suppression de l’obligation de construire une maison intergénérationnelle de 160 logements, la commune étant mal équipée pour accueillir des personnes âgées et aucun bailleur social n’ayant manifesté de l’intérêt pour développer des logements aidés sur Villevaudé.

    Concernant la préservation du patrimoine, la municipalité veut « protéger le bâti d’intérêt remarquable » en conservant notamment les arbres anciens situés en front de rue, ainsi que le château du Poitou, sa chapelle et le cèdre au milieu de la cour, la maison de maître sise au 1 rue de la Tour (actuellement effondrée, mais qui sera reconstruite à l’identique), ses dépendances et son marronnier, le château de Bizy, avec ses dépendances et ses deux marronniers.

    Enfin, il est prévu de limiter l’augmentation de véhicules sur la rue du château de Bizy et celle de la Grande rue et de reclasser 1000 m² en zone naturelle, l’obligation de réaliser deux places de stationnement non couvertes (c’est-à-dire dehors) par logement. La moitié de ces places devra bénéficier d’un revêtement perméable afin de lutter contre l’imperméabilisation des sols.

    Prochaine étape : une enquête publique

    Une enquête publique se déroulera du 18 septembre au 20 octobre en mairie où un commissaire-enquêteur, désigné par le président du tribunal administratif, y assurera quatre permanences :

    • Samedi 23 septembre, de 9 heures à 12 heures
    • Jeudi 28 septembre, de 9 heures à 12 heures
    • Vendredi 6 octobre, de 17 heures à 20 heures
    • Vendredi 20 octobre, de 14 heures à 17 heures.

    Le dossier sera consultable en mairie et les remarques des habitants seront consignées sur un registre. Le dossier numérique est disponible sur le site internet de la mairie, avec la possibilité d’envoyer des observations par mail à « urbanisme@villevaude.fr », portant en objet : « Enquête publique modification n° 2 du PLU ».

    Après examen des avis et des conclusions du commissaire-enquêteur, le projet de modification du PLU sera soumis à l’approbation du conseil municipal.

    S.MOROY

    Consulter l’avis de la MRAe :

    https://www.mrae.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/2023-07-12_villevaude_m2plu_avis_delibere.pdf

  • Elodie Muller, ostéopathe à l’EHPAD du Château du Poitou

    Elodie Muller, ostéopathe à l’EHPAD du Château du Poitou

    Bien-être & santé 

    Une ostéopathe à Villevaudé

    Elodie dans son cabinet de travail
    Elodie Mueller, 26 ans, est Villevaudéenne. Elle exerce son métier d’ostéopathe en tant que profession libérale à l’EHPAD du Château du Poitou, à Villevaudé. Elle soulage les résidents de la maison de retraite, mais prodigue aussi ses soins à tout patient extérieur, qu’il soit nourrisson, enfant, femme enceinte ou senior.

    L’ostéopathie est une méthode thérapeutique manuelle fondée sur la manipulation des os, ligaments, tendons, articulations, muscles et nerfs pour une meilleure harmonisation du corps humain dans son ensemble. Elle permet d’identifier la cause des symptômes à l’aide d’un diagnostic spécifique.  Et c’est parce que l’ostéopathe a une connaissance approfondie du corps humain qu’il peut traiter les problèmes de mobilité grâce à des manipulations manuelles. La discipline ne doit pas être confondue avec la kinésithérapie qui nécessite un matériel adapté, même si une synergie avec cette dernière peut être recommandée, tout comme avec d’autres disciplines médicales (sophrologie, podologie, rhumatologue, etc.).

    Cette méthode de soins est autorisée en France depuis la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé. Son usage est strictement encadré, c’est-à-dire réservé à des professionnels ayant suivi un niveau de formation qui reste le plus élevé au sein de l’Union européenne. Malgré son cadre légal, l’ostéopathie n’est pas une médecine conventionnée et, à ce titre, ne peut bénéficier d’une prise en charge par la Sécurité sociale. Des mutuelles remboursent cependant tout ou partie des frais que peut occasionner un recours à cette thérapie douce et bienfaisante.

    Les risques moteurs liés à l’âge

    « L’âge et la vie quotidienne font subir à notre corps de nombreuses transformations et, parfois, des traumatisme qui diminuent nos capacités motrices » souligne Elodie. Ainsi, des douleurs, jusqu’alors inconnues, peuvent apparaître sans raison particulière. Elles entraînent de l’inconfort voire une incapacité à effectuer certains mouvements simples avec, souvent, une diminution de nos propres perceptions.

    « Certaines personnes sont alors privées de leurs repères, d’autres ont des difficultés à communiquer correctement ou connaissent des pertes d’équilibre pouvant entraîner des chutes à répétition. Parfois, les trois en même temps » poursuit la jeune femme. Les corollaires sont la perte d’autonomie et l’isolement dans la vie quotidienne, induisant des difficultés non négligeables sur le plan psychologique et social.

    Prévenir efficacement

    Pour Elodie, l’ostéopathie a une action de prévention primordiale puisqu’elle contribue à préserver notre bien-être au fil du temps. Le but est de maintenir un bon état global, physique et mental.

    Un bon état global parce que « l’ostéopathe va prévenir la dégénérescence tissulaire et l’apparition de troubles fonctionnels (comme la perte d’équilibre) à travers des séances régulières qui vont entretenir la souplesse et l’équilibre chez les seniors » explique Elodie, qui justement s’est spécialisée dans l’ostéopathie tissulaire.

    Un bon état physique parce que le deuxième objectif est de soigner le trouble fonctionnel survenu avec l’âge ou après un traumatisme (comme l’incapacité de marcher après une fracture du col du fémur), ceci afin d’éviter une rechute ou récidive.

    Enfin, le dernier objectif tend à soulager le psychique en diminuant les douleurs corporelles complémentaires. Une lombalgie, une douleur de la hanche, l’arthrose peuvent en effet aggraver le moral du patient qui, parfois, combat déjà une autre maladie (Parkinson, Alzheimer, cancer…) avec une douleur de plus en plus invalidante pour lui.

    « Le corps et l’esprit marchent ensemble. L’ostéopathie est un partenaire de santé efficace pour nous aider à préparer de façon optimale le « bien vieillir » à chaque étape de la vie » conclut la praticienne.

    Serge Moroy

    Café ainés

     

    Cabinet au premier étage de l’EHPAD du Château du Poitou, rue du Poitou (possibilité d’y accéder par ascenseur).

    Parking dans la cour.

    Du lundi au vendredi de 9 heures à 19 heures et le samedi de 9 heures à 17 heures.

    Coût de la séance (1 heure) : 60 euros.

    www.facebook.com/muellerelodieosteopathe

    Prendre un rendez-vous : 07 64 07 93 01 –

    mueller.elodie.osteopathe@gmail.com

  • Fête nationale 2023, Hommage à Jean Moulin

    Fête nationale 2023, Hommage à Jean Moulin

     
     
    Jean Moulin photo
    Il y a 80 ans, le 8 juillet 1943, mourait Jean Moulin
     
    Il était le plus jeune préfet de France en 1937. Il est entré dans la résistance dès la capitulation et créa, sous l’égide du général de Gaulle, le CNR (Conseil national de la résistance). Celui qui avait unifié la résistance en France est arrêté sur dénonciation à Caluire (Rhône), emprisonné à Montluc (dans la célèbre et terrible prison de Lyon, 3e arrondissement) où il y est torturé par Klaus Barbie, puis à Paris, rue Lauriston, siège de la Gestapo. Il a la mâchoire brisée et ne peut plus parler. D’ailleurs, il n’a jamais parlé à l’occupant. Berlin exige qu’on lui amène Jean Moulin afin de poursuivre l’interrogatoire. Il sera retrouvé mort le 8 juillet 1943 en route pour l’Allemagne alors que le train stationne en gare de Metz. Héros national, ses cendres sont transférées au Panthéon le 19 décembre 1964.
    S .Moroy
    Le défilé du 14 Juillet 2023 s'est terminé avec Le Chant des partisans interprété par le Chœur de l'Armée française, symbole de la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale: Chanson composée par Anna Marly, Française d’origine russe, ensuite traduite en mai 1943 par l’écrivain Joseph Kessel et son neveu Maurice Druon, tous deux engagés dans les Forces françaises libres. A suivi la lecture de la lettre que Jean Moulin écrivit le 15 juin 1940 à sa mère et à sa soeur Laure.
     
    Jean moulin 1
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    Jean Moulin 4
     
    Résistance et Honneur (pour en savoir plus) 
  • 6 juin 2023, 79e anniversaire du Débarquement

    Débarquement
    Durant la nuit du 5 juin 1944, des prières collectives sont organisées sur le pont des bateaux amarrés à Southampton où les
    soldats britanniques s’apprêtent à rejoindre les Américains, les Canadiens, les Australiens, les Néo-zélandais et les forces alliées libres dans le cadre de l’opération Overlord.
    Puis vint l’aube du 6 juin, avec ses couleurs qui enflamment le ciel et les visages des soldats anglais se profilant sur un soleil rouge-sang flatté par la pellicule Kodachrome, symbole augural de ce qui sera bientôt l’atroce réalité. Au lever du jour, sur une mer démontée et après les pilonnages intensifs de l’aviation alliée et ceux de l’artillerie maritime, les péniches de débarquement accostent péniblement sur les plages de Normandie où 75 000 soldats allemands, terrés, les attendent.
     
    Débarque gouv
    Pierre-Charles Boccardo raconte : « J’ai sauté dans l’eau, j’ai couru très vite pour sortir de ce pétrin parce que nous étions dans un pétrin épouvantable. Nous étions du gibier et les Allemands nous tiraient dessus comme des lapins. » On pense tout de suite au film magistral de Spielberg, « Il faut sauver le soldat Ryan ». Même ambiance apocalyptique et mêmes couleurs d’une effroyable beauté. Bilan : 2500 soldats sont tués tandis que 7500 blessés repartent vers l’Angleterre. 160 000 hommes ont débarqué et se maintiennent sur cinq plages, entre l’Orne et le Cotentin, soit une seule tête de pont longue de 19 km. Grâce à elle et en trois mois, deux millions d’hommes et 400 000 véhicules seront acheminés sur le continent européen.
     
    Serge Moroy ( extrait de « Ils ont filmé la guerre en couleurs », revue Infos-Ciné de septembre 2002).
    Photo du film « Il faut sauver le soldat Ryan ».
  • 10 mai 1940 : fin de la « drôle de guerre » et début du désastre français

    10 mai 1940 : fin de la « drôle de guerre » et début du désastre français


    Drole de guerre
    Extrait du « Magazine de la France en guerre – Édition spéciale – Journal de guerre n° 33 (semaine du mardi 30 avril au dimanche 12 mai 1940) » / Actualités filmées du SCA (Service Cinématographique de l’Armée française) – Film noir et blanc 16 mm – 305 mètres (durée 28 minutes).
    10 mai 1940 : fin de la « drôle de guerre » et début du désastre français
    ► Vendredi 10 mai 1940 au matin
    « L’Allemand préfère une fois de plus à l’attaque de face, l’ignominie d’une manœuvre qui se doit d’être d’abord l’immolation de trois pays neutres. 2 août 1914 – 10 mai 1940 : l’histoire recommence. Au matin, la Belgique rallie son peuple autour de son drapeau, tandis les premières troupes françaises entrent en Belgique et au Luxembourg, établissant les premières liaisons entre l’armée belges et [nos] troupes » (dixit le commentaire).
    En réponse à l’attaque allemande, les soldats français entrent au Luxembourg, ainsi qu’en Belgique afin de venir en aide à l’armée belge. A un poste frontière luxembourgeois, une colonne de motos équipées de side-cars de la marque Gnome-et-Rhône, fait son entrée dans le Grand-duché, suivie par un défilé d’autobus, de chars Renault R35, tracteurs semi-chenillés Somua MCG, camions, cavaliers, etc. Ils sont acclamés par la foule qui s’agglutine, offrant boissons et cigarettes aux soldats. Le convoi, principalement constitué de chars Renault R35, de chenillettes de ravitaillement Renault 31R, s’étire dans la campagne environnante. A Esch-sur-Alzette et ses alentours (Luxembourg), les soldats se mettent en position de tir : derrière un fusil-mitrailleur FM 24/29 (ou bien une mitrailleuse Hotchkiss 8 mm, modèle de 1914).
    Exode des civils belges et luxembourgeois
    Pendant ce temps, les Belges et Luxembourgeois fuient devant la menace des bombardements allemands. Femmes, enfants et personnes âgées sillonnent alors les routes, utilisant landaus, charrettes, voitures, bicyclettes… tandis que le commentateur vilipende l’aviation ennemie qui bombarde les cortèges. Nota : certaines images de cet exode figurent dans le film de René Clément « Jeux interdits » sorti en 1952.
    ► Samedi 11 mai 1940
    Le commentateur précise que le bilan en France s’élève à 150 morts et 400 blessés civils. Les conséquences des bombardements ennemis sont nettement mises en avant : maisons éventrées, récupération de biens dans les décombres, évacuation de blessés, église et école dévastée, blessés soignés dans les hôpitaux…
    Précision : l’école dévastée serait en fait le lycée Charlemagne, à Nancy, bombardé le 10 mai. [Source ECPAD].
    Le même jour, des villes comme Bruxelles sont aussi victimes d’incendies. Apportant son soutien à Léopold III, roi des Belges, Édouard Daladier, ministre de la Défense nationale et de la Guerre, se rend dans le Nord de la France et en Belgique.
    Précision : la première image de cette visite montre Édouard Daladier entrant dans un château accompagné par 2 généraux : il pourrait s’agir du château de Casteau, près de Mons, siège du Grand Quartier-Général belge dans lequel se tint le 12 mai une conférence interalliée. [Source ECPAD].
    ► Dimanche 12 mai 1940
    Une autre ville belge est la proie des flammes sous le feu de l’aviation allemande « qui s’acharne ».
    « La guerre, que vient de déclencher l’Allemand revêt, nettement le caractère d’une impitoyable guerre d’extermination en même temps que d’une véritable guerre hors-la-loi où les ruses les plus odieuses, les moyens de terreur et de pression sont les plus abominables et les plus déshonorants » (dixit le commentaire). Un civil erre dans la rue muni de 2 cannes sous le bruit des avions allemands et des cadavres de chevaux gisant à même sur les pavés.
    Avions allemands abattus
    Ludovic-Oscar Frossard, ministre de l’Information, chiffre les victoires de l’aviation française. Les images montrent plusieurs épaves d’appareils allemands, comme celles de Stukas ou encore d’un chasseur Messerschmitt BF-110 pour témoigner des pertes infligées à l’ennemi.
    « Déchaînée dans son œuvre de mort sauvage et sans excuse, l’aviation allemande a subi du fait des Alliés des pertes considérables. Monsieur Frossart, ministre de l’Information, a pu formellement affirmer que le 13 mai au soir plus de 400 appareils ennemis étaient détruits : 50 par la DCA, 50 mis en pièce sur le terrain, le reste abattu par la chasse. Nos pertes à nous, comparées à ces chiffres, toujours selon M. Frossart, sont faibles. Pour sa part, un de nos groupes de chasse comptant 18 avions, a abattu 39 appareils ennemis : 16 le vendredi 10 mai, 8 le samedi, 15 le dimanche dans des combats dont l’un fut engagé à Un contre Treize, le dernier à Deux contre Vingt. Une des plus belles pages à la gloire de nos ailes, précise la citation à l’ordre de l’armée » (dixit le commentaire).
    Avis personnel
    Les actualités filmées « Journal de guerre », créées par le Service Cinématographique de l’Armée (SCA, ancêtre de l’ECPAD) dès octobre 1939 pour les armées et les services officiels, ont avant tout une vocation interne, répondant à 3 missions : témoigner pour le futur, faire de la propagande et divertir les soldats sur le front.
    Ces actualités filmées périodiquement (côté allemand, on fait de même) sont également diffusées auprès du grand public, pour contrer le cinéma de propagande nazie. En cela, le journal de guerre du SCA se calque sur les principes mêmes de l’actualité : un reportage hebdomadaire et toujours présenté selon un ordre chronologique. 34 numéros, montés par le réalisateur français Jean Delannoy et commentés par Jean Cassagne, se succéderont ainsi toutes les semaines, soit du 1er octobre 1939 jusqu’au 6 juin 1940.
    Les dernières images sur cette « drôle de guerre » – qui commença le 3 septembre 1939 avec la déclaration de guerre à l’Allemagne et finit le 10 mai 1940 avec l’invasion de la Belgique et des Pays-Bas par les troupes allemandes – révèlent des scènes militaires parfois inattendues, voire surprenantes. Elles sont commentées de façon dithyrambique et patriotique afin d’exalter le courage des forces armées françaises et celles de leurs alliés. D’ailleurs, la mention « Vaincre ! » apparaît au début de ce journal de guerre « Édition spéciale ».
    Serge Moroy.
  • Villevaudé est en deuil. Il a perdu sa doyenne.

    Villevaudé est en deuil. Il a perdu sa doyenne.

    19 monument morts 2015 - Copie
    Geneviève Bossu s’est éteinte lundi 24 avril 2023 dans sa 104e année.

    Villevaudé est en deuil. Il a perdu sa doyenne.

    La commune avait plusieurs fois mis à l’honneur Geneviève Bossu, notamment en lui remettant en 2019 la médaille d’honneur de la ville. Auparavant, en 2003, Geneviève de Galard lui remettait la médaille de l’ordre national du Mérite pour son action héroïque pendant la Seconde Guerre mondiale durant laquelle elle s’était illustrée en rapatriant les prisonniers de guerre par avion. Nous avions déjà relaté son témoignage ici.

    Humble, discrète, joviale, très pieuse, Geneviève Bossu ne laissait personne indifférent tant elle était appréciée de tous. Elle aimait notre village et avait toujours un compliment à l’attention de chacun, petit et grand.
    Quelque part, elle avait fait sienne la devise de Saint-Exupéry, « on ne voit bien qu’avec le cœur » et ses interlocuteurs lui rendaient bien cette flamme d’humanité qu’elle savait leur transmettre. Il n’en fallait pas plus pour la rendre heureuse. Une grande dame s’en est allée. Reste son souvenir à jamais gravé dans la mémoire de ceux qui l’ont connue ou eu la chance de la croiser un jour.
    Requiescat in pace.

    La cérémonie religieuse aura lieu vendredi 28 avril à 14 h en l'église de Villevaudé. Geneviève Bossu reposera au cimetière de Montparnasse.

    Témoignages en photos

  • Campo di Maggio (Napoléon)

    Campo di Maggio (Napoléon)

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    Les Cent-jours (Napoléon), le film où Mussolini a participé à la mise en scène

    « Les Cent-jours » est un film historique italien de Giovacchino Forzano, réalisé en 1934 et dont le titre original est « Campo di Maggio ».
    La musique est signée Giuseppe Becce, avec comme acteurs :
    Corrado Racca (Napoléon), Emilia Varini (Letizia Bonaparte), Enzo Bilioti (Fouché), Pino Locchi (le roi de Rome), Rose Stradner (Marie-Louise d’Autriche), Lamberto Picasso (Metternich), Ernesto Marini (Louis XVIII), etc.
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    Ce film a été adapté de la pièce éponyme de Giovacchino Forzano et de Benito Mussolini.

    ► Benito Mussolini dirige les figurants
    Selon l'historien Jean Tulard – considéré comme l'un des meilleurs spécialistes français de Napoléon 1er et de son époque
    – les déclarations de Napoléon dans la pièce de G. Forzano, « Les Cent-jours, sont en fait de Mussolini. 3
    Le dictateur italien (qui
    rencontrera pour la première fois Hitler le 14 juin 1934 à Venise) était d’ailleurs tellement content de lui qu’il décida d'en faire un film. Celui-ci sera mis en scène par Forzano et produit par le propre fils de Mussolini.
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    Benito Mussolini aurait même, dit-on, dirigé les figurants « demain de maître » pour la grande bataille de Waterloo. Sorti en
    1935, le film ne connut cependant pas le succès escompté et reste méconnu.
    ► Résumé
    Après la campagne désastreuse de Russie, Napoléon a dû abdiquer en 1814 face à une vaste coalition formée par les puissances européennes (Prusse, Russie, Grande-Bretagne, Autriche). Il est exilé à l'île d'Elbe et Louis XVIII est proclamé roi de France.
    En septembre 1814 commence le congrès de Vienne, qui réunit les représentants des puissances européennes afin d'établir une paix durable après la défaite de la France et redessiner la carte politique de l'Europe.

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    Cependant, le 26 février 1815, Napoléon quitte l'île d'Elbe. Il débarque en France le 1er mars. A Grenoble, l’armée ne
    parvenant pas à l’arrêter, décide de l’escorter jusqu’à Paris où il entre  triomphalement le 20 mars 1815. Il convoque aussitôt les représentants du peuple au Champs de Mars, rebaptisé pour l’événement… « Champ de Mai ».  
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    Alarmés par son retour, les participants du congrès de Vienne réagissent aussitôt par une nouvelle coalition. Ils décident d'envoyer des troupes en Belgique, à proximité de la frontière française, pour préparer l'
    invasion de la France, prévue pour le 1er juillet 1815. La bataille de Waterloo, intense et décisive, se prépare. Elle aura finalement lieu le 18 juin 1815.
    Après cette bataille qui voit sa défaite, les députés refusent à Napoléon les pouvoirs dictatoriaux et le somment d’abdiquer. Il sera finalement exilé sur l’île de Sainte-Hélène. 
    ► Commentaire
    Ce film est rare et j’ai pu le visionner grâce à une copie tirée au format 9,5 mm par la firme PATHÉ en 1938 pour sa cinémathèque des films d’édition 9,5 mm (référence 7036 dans son catalogue officiel).
    Le film relate assez bien les cent derniers jours de l’empereur, son point culminant étant bien sûr la bataille décisive de Waterloo, avec des scènes épiques et des gros plans grandiloquents.
    La séquence finale montre Napoléon faire ses adieux à sa mère pendant que le roi de Rome (le fils de Napoléon emprisonné à Vienne) se penche sur une carte du monde… comme le faisait souvent son père, laissant supposer que la « relève est assurée ».
    Quelques intertitres ont été introduits par l’éditeur PATHÉ, ceci afin d’expliquer le contexte politique de l’époque. La pellicule noiret blanc est belle, avec de bons contrastes, et elle ne présente pas de rayure.

    Serge MOROY

  • Il y a 80 ans : Stalingrad, la bataille qui changea le tournant de la guerre

    Il y a 80 ans : Stalingrad, la bataille qui changea le tournant de la guerre

    Stalingrad3
    La bataille de Stalingrad (aujourd’hui Volgograd) débute le 17 juillet 1942, dans la poussière et la chaleur de la steppe. Précédée par des bombardements intensifs, l’opération allemande réside dans une manœuvre en tenaille, c’est-à-dire en deux actions simultanées au Nord et au Sud. Au Nord, von Paulus, qui a passé le Don, bombarde la banlieue de Stalingrad. La conquête de cette grande ville industrielle fait en effet partie du plan allemand qui s’inscrit dans une ample manœuvre depuis le Sud pour prendre Moscou à revers.

    Le 28 août, par des attaques répétées mais contrariées par les Katiouchas (orgues de Staline), les Allemands arrivent enfin dans la banlieue de Stalingrad, qui n’est plus qu’une montagne de ruines. Dans les rues des faubourgs, des combats sanglants se succèdent. Chaque camp se bat de maison en maison, défend et gagne du terrain, mètre par mètre…

    Les Russes se sont retranchés dans les grandes usines (dont celles d’Octobre-rouge et Barricade-rouge). Dans les souterrains de ces usines, on continue de travailler. D’énormes amas de ruines encombrent les rues et les places, gênant les chars allemands qui essaient de pénétrer dans la ville. On se bat alors d’homme à homme car les Russes opposent une résistance acharnée. Hitler voit en Stalingrad un symbole et ordonne à von Paulus de conquérir à tout prix cette place forte soviétique Et c’est ainsi que commence une lutte de position, pleine de pièges.

    Mais au mois d’octobre, les Soviétiques commencent la manœuvre d’encerclement de Stalingrad, du Nord-ouest et du Sud-est. Avec de puissantes colonnes cuirassées, ils enfoncent les lignes allemandes.

    Le 21 novembre, leurs pointes avancées qui progressent en tenaille se rejoignent. Le cercle russe se referme autour des assiégeants de Stalingrad… qui sont à leur tour assiégés. A l’intérieur, 330 000 hommes, soit toute la 6e armée, une partie de la 4e armée blindée et deux divisions roumaines. Von Paulus songe à briser ce cercle, mais en vain car un ordre impératif du Führer le cloue sur place : il faut tenir le terrain coûte que coûte. Et effectivement, cela va coûter très cher.

    Stalingrad1 photo
    Dans les rues détruites, le combat se poursuit. Tout espoir de briser le rideau de feu qui enferme les Allemands dans Stalingrad est perdu. L’aviation soviétique bombarde les soldats de la Wehrmacht, déjà éprouvés par des mois de lutte sanglante.

    Le 8 janvier, les Russes proposent à von Paulus une reddition avec l’honneur des armes, mais celui-ci refuse.

     Le 9 janvier, les Russes commencent alors l’opération d’anéantissement.

    Le 15 janvier, ils enfoncent la résistance de l’enceinte extérieure de la ville et l’armée allemande sera finalement défaite le 2 février.

    Le 3 février 1943, le général Friedrich Paulus (fraîchement nommé maréchal par Hitler) signe la capitulation de la 6e armée allemande.

    La bataille de Stalingrad marque un tournant décisif dans le conflit car avec elle débute l’ébranlement de la puissance allemande. Dès lors plus rien n’arrêtera l’offensive soviétique qui avait démarré le 11 décembre 1942 et enfonce maintenant le front du Don tenu par les Allemands et leurs alliés. Ainsi commence la grande retraite du Don. C’est une marche hallucinante sur des centaines de kilomètres, sous un climat polaire, les tempêtes et les attaques permanentes des Russes.

    Stalingrad2
    La 2e campagne hivernale soviétique anéantit les conquêtes réalisées par les Allemands pendant l’été. Cela aura une influence considérable sur le moral des troupes et de la population. Dans les rues de Moscou, pour célébrer la victoire, on fait défiler les Allemands qui ont capitulé à Stalingrad.

    Serge Moroy

    Synthèse réalisée à partir des archives civiles et militaires de la cinémathèque de Milan.

  • « Charlot émigrant » 1917

    « Charlot émigrant » 1917

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    « Charlot émigrant » était l’un des films préférés de Charlie Chaplin. Le film raconte l’arrivée de Charlot à New York, à bord d’un paquebot bondé d’émigrés. Une chronique sociale, un mélodrame, mais aussi une comédie burlesque qui marquera le cinéma américain du XXe siècle : la longue traversée de l’Atlantique, l’espoir devant la statue de la Liberté, les fonctionnaires autorisant ou non les étrangers à fouler la terre promise…

    Sorti le 17 juin 1917, « Charlot émigrant » a contribué plus que tout autre film à construire le mythe de Charlot, l’anti-héros au grand cœur. Pour le tourner, les méthodes de travail de Charlie Chaplin vont devenir beaucoup plus exigeantes que par le passé.

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    Le film commence sur un bateau d’émigrants en route vers l’Amérique. Charlot, passager, coule une idylle avec Edna (Edna Purviance, l'actrice fétiche de Chaplin). Emu par sa pauvreté et sa beauté, notre héros lui glisse en cachette une partie de l’argent qu’il vient alors de gagner au jeu.

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    Premières désillusions

    Le bateau arrive à New York. Au loin, se profile la statue de la Liberté, symbole de la terre promise et de prospérité pour ces émigrants venus de si loin. Déjà, tous se pressent avec joie sur le pont quand  leur enthousiasme se trouve aussitôt refroidi par les fonctionnaires zélés du service de l’immigration, qui vont les parquer comme du bétail.

    Une fois débarqué, Charlot retrouve par hasard Edna dans un café. Il a trouvé une pièce dans la rue et l’invite. Mais la pièce tombe de sa poche trouée et notre héros va du coup avoir maille à partir avec le serveur du café, un colosse totalement dépourvu d’humanité.

    6 immigrantLa perfection sinon rien

    « Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage » disait Boileau. L’exigence de Chaplin à l’époque était telle qu’il tourna 25 000 mètres de pellicule et passa quatre jours et quatre nuits sans repos pour monter le film dans sa forme définitive. D’une durée de près de 25 minutes, sa réalisation nécessita pas moins de deux mois de tournage. Ainsi, la scène de l’addition opposant Charlot au serveur patibulaire, fut filmée plusieurs fois durant une semaine entière ! Chaplin s’aperçut en effet qu’il faisait fausse route: Henry Bergman n’était pas assez effrayant pour rendre la peur de Charlot crédible. Il annula une pleine semaine de tournage consacrée à cette scène (ce qui était révolutionnaire pour l’époque) pour donner finalement le rôle à Eric Campbell, beaucoup plus inquiétant à l’écran. 

    Victime du maccarthysme

    « Depuis 1840, l’Amérique symbolise l’ascension sociale où nos pionniers espèrent reconstruire leur vie sur un nouveau modèle » ai-je lu dans un magazine. Mais, l’Amérique a-t-elle vraiment été un Eldorado pour Chaplin ? Malgré son immense succès, il est permis d’en douter. Alors qu’il entreprend en 1952 un voyage avec sa famille à Londres, sa ville natale, son visa de retour est supprimé. On lui reproche ses sympathies communistes et il devient Persona non grata aux États-Unis. Frappé par tant d’ingratitude, il s’établira alors en Suisse pour y vivre les 25 dernières années de sa vie avec sa famille.

    En septembre 1957, soit 40 ans plus tard, Chaplin réglera ses comptes dans « Un roi à New York », réalisé en Angleterre. Il s’agit d’une satire au vitriol du mode de vie américain, ainsi qu’une dénonciation féroce du maccarthysme et de la chasse aux sorcières dont il a lui-même été victime. Le film sera d’ailleurs interdit aux Etats-Unis jusqu’en… 1976.

    Mais en avril 1972, Hollywood l’invite. Chaplin oublie alors sa rancœur et traverse l’Atlantique pour fouler à nouveau le sol du pays qui l’a tant fasciné, rendu célèbre, enrichi puis chassé.

    Devant 2700 personnes, qui l’acclament debout en fredonnant la mélodie des « Temps modernes », il reçoit un Oscar spécial pour l’ensemble de son œuvre. Charlot tenait enfin sa revanche.

    Serge MOROY