Catégorie : 18 Chroniques de Serge

  • 1200 voitures de rêve à la jardinerie Laplace

    1200 voitures de rêve à la jardinerie Laplace

    Record battu ! La 18e édition auto-rétro de la jardinerie Laplace a réuni 1200 voitures anciennes durant le week-end du 30 avril. « Il y a 18 ans, trois voitures étaient exposées. L’année suivante, dix ou douze, l’année d’après une quinzaine. Aujourd’hui, dimanche 1er mai, nous avons passé la barre des 1000 puisqu’on en a compté 1200 sur ce site de 4 hectares, situé en plein centre-ville » s’enthousiasme le pépiniériste et collectionneur Laurent Laplace.

    13Peugeot Quadrilette 4 cv 1922

    Un succès qui a permis aux nombreux visiteurs, encouragés par un soleil radieux, d’admirer les châssis, chromes, calandres et moteurs à cylindres de quelques fleurons des grandes marques automobiles mondiales : Citroën, les premières Renault produites en 1913 par Louis Renault qui occupe alors le 5e rang de la production française, Peugeot, Talbot, Rolls Royce (qui résulte de l’alliance en 1905 de Charles Rolls et Henri Royce), Morgan, MG (qui se spécialise dans les voitures de sport), Ford, Panhard, Mercedes…

    Cadeau d’anniversaire

    « On a des véhicules de toutes sortes, de 1910 jusqu’à 1980. C’est un patrimoine en parfait état et qui roule. Cela représente une dizaine de clubs sachant qu’il y a environ 80 adhérents par club. Sont présents également des particuliers, amoureux de leurs voitures et qui les bichonnent toute l’année. On a aussi les motos qui se développent, ainsi que la bourse d’échange des pièces détachées » souligne Alain Roques, membre des Anciennes calandres chelloises, association créée en 2001 et organisatrice de l’événement. Anaëlle est venue de Roissy-en-Brie au volant de sa Chevrolet blanche 1963, moteur 6 cylindres en ligne, boîte automatique, intérieur cuir rouge. « C’est mon papa qui me l’a offerte pour mes 20 ans. Elle se conduit très bien ». Son père est mécanicien et l’a trouvée en  Belgique, une première main.  

    Seul exemplaire au monde

    Photo 3 V10M de 1940, unique exemplaire à ce jour

    Régis Duwer exposait une curiosité, un modèle unique de 1940 du constructeur français Laffly. « Il s’agit d’un prototype destiné à remplacer le mulet dans les troupes de montagne. Il a été présenté en septembre 1939 à l’armée française. Après des modifications et nouveaux essais au printemps 1940, elle commande 500 exemplaires, mais la guerre arrive et le projet tombe à l’eau ». Il n’est pas peu fier de posséder depuis 1965 le numéro 1 des cinq prototypes alors fabriqués. L’engin dispose de roues directionnelles à l’avant et à l’arrière, d’un moteur Amilcar, d’un plancher bois et de quatre vitesses. Régis fait partie de l’association France 40-véhicules, qui regroupe 20 adhérents passionnés par les véhicules militaires de 1940, y compris les chars, et dont le siège est à Fismes (Marne). Son association organisera la journée de la chenille le dernier week-end de septembre à Vincy-Manœuvre, près de Meaux. Prochain rendez-vous de belles anciennes, dimanche 19 juin, de 9 h à 18 h au gymnase G. Roby, à Dampmart. Serge M

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  • Tahir, le cuir dans la peau

    Tahir, le cuir dans la peau

    Pour les journées européennes des métiers d’art, la sellerie tartare a ouvert ses portes à Thorigny-sur-Marne durant le week-end du 2 avril 2016.

    Il flotte une bonne odeur de cuir et de bois quand on entre dans l’atelier de Tahir Sharif, une ancienne grange qu’il a lui-même entièrement réaménagée. « Je suis né en Mongolie où j’étais maréchal-ferrant car là-bas il y a beaucoup de chevaux. J’ai voulu continuer ce métier quand je suis venu en France, il y a vingt-cinq ans. Difficile. Après une formation, j’ai décidé de créer ma propre entreprise en août 2014 ». Chez Tahir, le travail de la sellerie s’accomplit avec des gestes ancestraux et des outils anciens. Passionné de cheval, il est capable de réparer des selles, vieilles carrioles, colliers de trait, tout en répondant aux exigences de l’équitation moderne.

    Tahir2Pour les coutures à la main, Tahir utilise la pince à coudre sur son « poney », petit banc en bois lui offrant la position idéale.

    Réparer et créer

    Mais pour satisfaire les commandes de sa clientèle, il fabrique aussi des ceintures, sacoches, sacs, tabatières, portefeuilles, bracelets, barrettes… Certains articles sont ornés de motifs sur cuir repoussé ou réalisés au matoir. « On a des commandes très éclectiques, comme ce collier et sa laisse assortie pour un chihuahua. En tant que sellier-harnacheur, ce sont des objets auxquels on n’avait pas songé au début, mais vu que Tahir a un côté artistique et qu’il aime le cuir, on s’est dit pourquoi pas » ajoute Fabienne, son épouse et associée. Très soucieux d’écologie, l’artisan thorignien n’emploie que des peaux tannées végétalement, c’est-à-dire sans chrome ni autre produit nocifs pour l’homme ou l’animal. « Pour éviter les frottements avec les chevaux, les coutures sont faites avec du fil de lin et à la main. C’est une question de sécurité, aussi bien pour le cavalier que pour le cheval » précise Tahir. Parmi ses commandes les plus prestigieuses, celle du musée de la gendarmerie nationale de Melun. Pour une rétrospective, on lui a demandé de reproduire les dix tapis de selle qui ont jalonné l’histoire de la maréchaussée depuis 1740. « De par ses origines, Tahir adore le tir à l’arc à cheval. Ce qui explique qu’il aime relever les défis » sourit Fabienne. S.Moroy

    Sellerie tartare
    Sellerie tartare, 134 rue de Claye.Thorigny-sur-Marne.

    Ouvert mercredi, vendredi et samedi de 10 h 30 à 18 h 30.

    Port 06 88 36 05 21. Facebook : sellerie tartare

  • Le Pin…Mannequins pour un soir

    Le Pin…Mannequins pour un soir

    Marie eva 11 ans
    Après l’élection des miss Le Pin, la municipalité innovait en organisant, samedi 2 avril, son premier défilé de mode des enfants et adolescents pinois. Une initiative qui revient à Sandrine Thiebaut, adjointe au maire en charge des fêtes et cérémonies. Un public nombreux, constitué pour l’essentiel des familles des jeunes mannequins, s’était rassemblé dans la salle polyvalente Nicole-Paris. Dix-huit enfants âgés de 3 à 11 ans ont d’abord défilé, seuls ou en binôme, dans des vêtements de la boutique Youki-Neige, à Lagny, représentée par Dina. « Ils défilent dans 32 modèles de la collection Mayoral, marque espagnole haut de gamme, qui propose des vêtements dans une fourchette de prix de 10 à 60 euros. Je fais toute la gamme et habille les enfants de 0 à 18 ans. Il y a aussi, pour les cirés, la collection Week-end à la mer, une marque française ».

    Mannequins
    La seconde partie de la soirée était consacrée au prêt-à-porter féminin. Six adolescentes ont défilé à leur tour sur le tapis rouge et sous le crépitement des appareils photo. Elles revêtaient avec beaucoup de charme la collection printemps-été 2016 de chez Élora, marque française pionnière dans la vente de vêtements féminins à domicile. « On favorise surtout le bien-être dans les vêtements et on veut habiller toutes les femmes, du 0 au 54. Pour cette collection comprenant une vingtaine de modèles, j’ai choisi de mettre du fleuri, du classique et du satin » explique Murielle Merlin, conseillère de mode. Elle recherche des représentantes pour Élora, surtout en Ile-de-France, à temps complet, partiel ou à mi-temps. « C’était vraiment incroyable de voir tous les flashes sur soi et de défiler sous les applaudissements. Je n’ai pas ressenti la fatigue et si c’était à refaire, je le referai sans problème » s’enthousiasme Marie-Éva, 11 ans, avant de confier que le métier de mannequin la tenterait bien. Ayant déjà fait de la publicité, elle avait défilé dans six tenues. Pour Youki-Neige, mais aussi pour Élora avec les plus grandes. Les invités ont pu se rafraîchir au stand tenu par l’association des parents d’élèves de l’école Etienne-Martin. Cette dernière avait organisé une tombola afin de récolter des fonds pour financer les activités futures des écoliers. S.Moroy

  • 9 et 10 avril 2016, exposition de girouettes anciennes

    9 et 10 avril 2016, exposition de girouettes anciennes

    Girouette1 - Copie (2)Durant le week-end du 9 avril 2016, la salle des Merisiers abritera une collection exceptionnelle de girouettes anciennes.

    Elles proviennent du Berry et ont été rassemblées par Marcel et Huguette Suhard, un couple d’enseignants à la retraite demeurant à Issoudun (Indre).

    « Nous sommes passionnés par les traditions populaires du Berry. Très vite, nous est apparue l’urgence de témoigner de la richesse des images déployées au-dessus des toits. Les girouettes sont très mobiles et s’usent. Elles disparaissent bien souvent sans laisser de trace. Après avoir pris de nombreuses photos, nous avons entrepris de les collecter. Aujourd’hui, nous en avons plus de 450 dont une soixantaine est proposée depuis 1991 dans le cadre d’expositions temporaires » explique Marcel Suhard.

    Intitulée « Messagères des toits », l’exposition révèle ainsi une sélection très représentative du travail et de la vie quotidienne des hommes.

    Car si son sens premier était bien d’indiquer la direction du vent, la girouette se voulait être plus que cela pour son propriétaire. Souvenir de croisade, symbole des légendes mythiques ou des métiers de la terre, l’instrument envoyait aussi un message aux passants.

    En plus de la variété des silhouettes, les visiteurs pourront observer les différentes techniques ayant prévalu à leur fabrication et montage. L’initiative de cette exposition revient à Catherine Godart, 1ère adjointe à la culture, aux associations et affaires sociales.

    « Après avoir découvert leur collection inédite, j’ai tout simplement eu envie de la faire partager aux Villevaudéens ».

    S. Moroy

    Giouette2

    Samedi 9 avril, de 14 h à 18 h, et dimanche 10 avril, de 10 h à 12 h 30 et 14 h à 18 h. Salle des Merisiers, rue Adèle Claret à Montjay-la-Tour, grand parking attenant. Entrée libre.

  • Chasse aux œufs, une tradition qui a bon goût

    Chasse aux œufs, une tradition qui a bon goût

    Dès l’ouverture du parc de la Roseraie, dimanche 27 mars à 10 h, le maire Pascal Pian et quelques élus n’étaient pas de trop pour contenir la fébrile impatience des jeunes Villevaudéens, invités à participer à la traditionnelle chasse aux œufs de Pâques.

    Chasse

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    Mais tout d’abord, les intrépides chasseurs devaient passer par la case accueil, afin de recevoir un petit panier. Il fallait le décorer à l’aide de gommettes multicolores et de feutres mis à leur disposition sur de grandes tables. « Environ 160 œufs en plastique ont été disséminés dans ce très beau parc de 6200 m². Les enfants doivent en ramener quatre de couleurs différentes pour recevoir un sac de vrais œufs en chocolat » précise Olivier Tétard, 27 ans, responsable depuis septembre de l’espace jeunesse, et organisateur de l’événement avec la municipalité.

    Chasse3
    Une mission très facile pour la plupart des enfants. Un lapin géant en peluche intervenait toutefois pour aider les plus petits à trouver les œufs cachés, tout en se prêtant aux incontournables photos souvenirs dans les allées du parc. Et en attendant le retour de leur chère progéniture, les parents pouvaient déguster une collation et discuter tout à loisirs sous le grand barnum installé pour la circonstance devant le parvis de la bibliothèque.

    L’espace jeunesse, qui fonctionne depuis fin 2013 et dont le local se trouve dans l’enceinte même du parc (ancien magasin Vival), est ouvert en période scolaire, les mercredis et samedis, de 14 h à 18 h. En période de vacances, les activités du club ont lieu du lundi au vendredi, de 9 h à 12 h et de 14 h à 18 h. Parmi les projets, une visite de deux jours au Puy du fou est programmée pour cet été. « Il y aura une vingtaine de participants, mais il reste encore des places » a tenu à préciser Olivier.

    Mail : jeunesse@villevaude.fr

  • Saint Patrick à Charny

    Saint Patrick à Charny

    Charny,  un fest-noz pour une bonne cause

    Ambiance joyeuse, samedi 19 mars 2016, à la salle des fêtes de Charny où 140 personnes ont célébré le traditionnel fest-noz de la Saint-Patrick.

    Fest-noz
    Après une initiation collective aux danses bretonnes, les groupes Andorin, Hon-Daou et kejadenn ont chauffé la salle, entraînant débutants et danseurs confirmés sur la piste. Et ceux qui ne pratiquaient pas le plinn, la gavotte, l’andro ou la polka piquée ont pu admirer le spectacle en savourant une crêpe ou une galette, accompagnée d’un verre de cidre.

    « C’est l’association Tous en scène, créée en septembre 1998 et qui regroupe treize communes de Seine-et-Marne, qui est à l’initiative de cet évènement. Le but est de recueillir des fonds pour les chiens guides d’aveugles dont l’école de formation est à Coubert » explique Xavier Ferreira, maire de Charny.

    Grâce aux actions de l’association, quatre chiens en douze ans ont pu être offerts à l’école de Coubert, sachant que la formation d’un chien guide coûte environ 15 000 euros. Sylvie, 63 ans et demi, est déficiente visuelle. Résidant à Lognes, c’est la quatrième fois qu’elle assiste à la fête charnicoise.

    Ice-t et les invitésIce-T avec sa maîtresse Sylvie, entre Xavier Toussaint et Xavier Ferreira (à droite)

    Avec elle, Ice-T, son nouveau labrador. « Il a trois ans et je l’ai depuis novembre. Il très affectueux et connaît une cinquantaine de consignes. C’est mon deuxième chien. J’ai gardé le premier, Balzac, qui coule maintenant une retraite paisible ». Assis à ses côtés, Xavier Toussaint, directeur général de l’école d’Ile-de-France de Coubert.

    « L’éducation d’un chien guide d’aveugle dure environ deux ans. Elle comprend deux étapes essentielles. Le chien est d’abord placé en famille d’accueil durant un an pour sa socialisation. Elle se poursuivra avec un éducateur spécialisé qui lui apprend les techniques et les consignes dans notre école afin qu’il soit opérationnel » S. Moroy

    Plus d’infos sur les chiens guides d’aveugles : www.chiens-guides-idf.fr

     

  • Connaître les gestes qui sauvent

    Lagny-sur-Marne – Premiers secours

    Suite aux attentats de novembre, le ministère de l’Intérieur a décidé de proposer en février des sessions gratuites de sensibilisation aux gestes de premiers secours. La Croix-Rouge française a pris une part active à cette opération nationale et, dans leur local situé rue général Leclerc, l’équipe de Lagny a donné, samedi 13 février après-midi, deux sessions de deux heures. Vingt participants, majoritairement Latignaciens, ont assisté, répartis en deux groupes de dix, aux cours dispensés par Magalie Imbault-Marie, directrice de l’unité secouriste de Lagny. Ils ont appris comment protéger la victime, les numéros d’alerte (15, 18 ou 112), faire une compression ou un garrot en cas d’hémorragie externe, la réanimation cardio-pulmonaire sur une personne inconsciente qui ne respire pas avec usage du défibrillateur, la PLS (position latérale de sécurité) pour une victime inconsciente, mais qui respire. 

    Estelle - Copie
    Intervenir efficacement

    « Je suis venue pour savoir réagir sans paniquer face à quelqu’un qui aurait un malaise, avoir quelques éléments pour tenir jusqu’à l’arrivée de secours » confie Nadine, 64 ans, retraitée à Pomponne. « Je tiens un commerce  à Vaires, près de la gare,  et vois beaucoup de monde. Il arrive qu’il y ait parfois des petits soucis et je préfère avoir des connaissances au cas où » justifie Olivier, 38 ans. Valérie, 39 ans, avoue avoir été confrontée à deux ou trois situations problématiques. Elle a improvisé, mais s’est promis d’apprendre les bons gestes en cas de récidive. Christophe, 34 ans, participe avec son épouse. « On peut parfois être confronté à ce genre de problème avec ses proches et je pense que l’on pourrait s’en vouloir de ne pas avoir suivi une formation pour intervenir efficacement ». Afflux des demandes depuis les attentats ? Magalie reste dubitative. « On a toujours été submergé, mais on ne considère pas qu’il y en a plus. En revanche, on en a toujours trop par rapport à ce qu’on peut assurer car nous sommes bénévoles et l’on a tous un travail ». Neuf secouristes de Lagny s’étaient rendus à Paris pour l’attentat au Bataclan. S.Moroy

    www.croix-rouge.fr/Je-me-forme

  • Camp rom, décharge… le grand nettoyage

    Marne et Gondoire – Environnement

    Une association écologique s’est mobilisée, dimanche, pour nettoyer le camp rom situé dans la zone industrielle de Lagny, ainsi que la décharge sauvage de Saint-Thibault.

    « Tout le monde debout, je viens de Paris et me suis levé à 5 h ce matin pour vous aider ! » clame Edouard Feinstein en parcourant, dimanche matin, le camp rom sous les aboiements des chiens. L’ambiance est tendue car les Roms sont sous le coup d’un mandat d’expulsion, mais il a l’habitude et ne se laisse pas intimider

    Ose2madalinaLes Roms évacuent les déchets qui tombent dans la Marne, sous le regard de Madalina, 20 ans, membre de l'association et traductrice.

    Ose4

    « Ce camp a un an d’existence et compte près de 300 personnes, adultes et enfants. Il s’est créé avec une partie des Roms qui ont quitté le camp installé à Saint-Thibault, sous le pont de la Francilienne. Le but est de les responsabiliser et je veux qu’ils nettoient vraiment leur camp côté Marne » insiste Edouard, 47 ans, président de l’association OSE (Organe de sauvetage écologique) qu’il a créée en 1990.

    Ne rien lâcher
    Par petits groupes, hommes, femmes, adolescent s’approchent, râlent un peu, mais demandent des gants et sacs poubelle. Sollicitée par Edouard, une jeune femme décline avec un sourire en désignant son ventre arrondi. « Trois mois ont été nécessaires pour préparer cette première intervention. Nous sommes venus les voir quatre fois. Ils étaient d’accord pour nettoyer, prioritairement côté Marne à cause des risques de pollution. Nous avons le soutien financier de la préfecture de la Région Ile-de-France et du Conseil régional » poursuit Edouard. Car pour mener à bien une telle opération, des aides sont nécessaires et il regrette le silence du Conseil général et du ministère de l’écologie. Il espère obtenir celle des Ports de Paris et de VNF (Voies navigables de France). 

    Ose
    Une opération coup double
     

    Le grand nettoyage concernait aussi la décharge sauvage de 40 hectares de Saint-Thibault, située près de la déchetterie du SIETREM. Des Roms, venus du camp d’Ivry-sur-Seine et amis des écologistes, sont venus aider, ainsi qu’une dizaine de bénévoles de OVS (On-va-sortir). « C’est un site web qui propose des sorties et rencontres amicales. On a lancé une mobilisation pour ramasser les ordures ici car de tels spectacles sont inadmissibles, surtout après la COP21 » lâche Mathieu, 32 ans, un Parisien. Si le problème de la décharge de Saint-Thibault est en voie de résorption depuis l’exemple impulsé par OSE, il y a plus de dix ans, et surtout le nettoyage entrepris par Épamarne fin 2015, les rives de la Marne restent encore sensibles.

    Ose1montagne
    « Ces gravats ont été déposés par des particuliers, il ne faut pas tout mettre sur le dos des Roms » constate Denis Moulin, militant d’OSE, en remplissant le plateau d’une camionnette. Celle-ci sera déchargée dans les cinq bennes de 20 m3 mises à disposition par Marne et Gondoire et qui seront effectivement bien remplies. 

    OSE frappera à nouveau samedi 20 février à Choisy-le-Roi (94). « Il n’y a pas de camp rom, mais nous nettoierons près de la déchetterie où les berges de la Seine sont ruinées » précise Edouard. Il s’inquiète aussi beaucoup pour Mareuil-Les-Meaux et Esbly, sites également très touchés. S.M.

    www.oseonline.fr

     

  • Gressy, une dictée de Pivot

    Ils ont planché sur une dictée de Pivot

    Affûtiaux, amygdales, rastaquouère, esbroufe, péronnelle, apocope… Ambiance studieuse dans la salle des fêtes où 24 personnes de tous âges ont planché, dimanche 7 février après-midi, sur une dictée de Bernard Pivot de 1988.

    Dcitée
    Un parfum d’école primaire pour les plus âgés, mais surtout un excellent moyen de tester leurs connaissances sur l’orthographe et la grammaire. Parmi eux, le plus jeune, Raphaël, 11 ans. « Il y a beaucoup de mots que je ne connais pas, mais je les écris comme je pense ». Devant sa feuille, Simone, la doyenne, 81 ans et demi, ancienne directrice d’école maternelle à Mitry-Mory, hésite sur le participe-passé d’un verbe pronominal conjugué avec l’auxiliaire être. Un piège, effectivement. Alain, 63 ans, ancien prof de lettres, avait gagné l’an dernier et n’aurait pour rien au monde loupé la séance. « La dictée 2015 était plus difficile. J’ai gagné avec 21 fautes, mais il y en a eu jusqu’à 60. Il y a toujours des surprises tant le français est riche et complexe ». Car cette 2e édition était due au GAG (Groupe d’animation de Gressy), association qui propose aux habitants des activités artistiques, culturelles et sportives. « Nous avons 130 adhérents, âgés de 3 à 82 ans, ce qui est une bonne chose pour un petit village comme Gressy » précise Christine Tellier, sa présidente. L’épreuve finie, chaque participant a reçu le texte afin de corriger la copie de son voisin.

    Trio gagant
    38 fautes maximums et c’est finalement Laetitia, orthophoniste, qui a gagné avec 15 fautes, talonnée par Hélène, retraitée, et Gwenola, assistante sociale. Les enfants n’étaient pas oubliés. Divisés en deux groupes selon leurs âges, des contes et activités de coloriage leur étaient proposés dans deux autres salles. La rencontre s’est achevée par une dégustation de crêpes, cidre et jus de fruit. « En mars, le GAG organisera son premier concours de pêche et les familles pourront se retrouver autour d’un barbecue. Nous leur donnons également rendez-vous pour la fête de notre association qui aura lieu le dernier week-end de mai » ajoute Christelle. Les participants ont tous apprécié la dictée, souhaitant même s’y coller à nouveau l’an prochain. S.Moroy

    Plus d’infos : www.gag-gressy.com

     

  • Premiers secours, des gestes pour éviter le pire

    Sur une initiative de la commune de Montévrain, onze habitants ont participé, dimanche matin, à une formation gratuite sur les gestes de premiers secours, dispensée par la Croix blanche. Anthony Larmet, président de l’association des secouristes du Val-Maubuée, a animé la session au village des associations. Après rappel des numéros d’urgence (15 Samu, 18 pompiers), il a évoqué l’hémorragie externe. «C’est un saignement abondant qui remplit un mouchoir un poche en moins d’une seconde. Il faut l’arrêter en comprimant directement la zone lésée. En revanche, pas de garrot car on risque de nécroser le membre. Appliquez la technique des trois A (appuyer, allonger, alerter) ». 

    PlsSous le contrôle d’Anthony, les participants ont tour à tour pratiqué la technique de la PLS.

    Connaître la PLS 
    La position latérale de sécurité (PLS) s’applique pour une victime inconsciente, mais qui respire. « Voir, entendre, sentir. J’attends au moins 10 secondes pour être vraiment sûr qu’elle respire » insiste Anthony. La PLS permet de maintenir la liberté des voies respiratoires en plaçant la victime sur le côté, sa tête alignée dans l’axe du dos. Elle sera couverte pour la protéger du refroidissement corporel. Une couverture de survie convient parfaitement (face indifférenciée). Quand il y a blessure, la PLS sera effectuée côté traumatisme. « Et pour une femme enceinte ?» s’enquiert une participante. « Il faut la placer à gauche car sinon l’embryon va comprimer l’artère du cœur. C’est le seul cas où, quoi qu’il lui arrive, elle sera toujours placée côté cœur ».

    Massages cardiaques
    Pour une victime inconsciente qui ne respire pas, la réanimation cardio-pulmonaire s’impose, si possible sur un plan dur et dans les premières minutes, soit deux insufflations (bouche-à-bouche) toutes les 30 compressions thoraciques jusqu’à l’arrivée des secours. « Je fais un massage précoce et pose un défibrillateur. On fait tout rapidement car chaque minute compte. Toutes les démarches vont être précoces, rapides et efficaces » martèle Anthony. La séance s’est achevée sur le défibrillateur cardiaque. « Une fois posé, c’est lui le patron. On exécute ce qu’il dit ».
    A la fin du cours, tous les participants ont souhaité suivre la formation PSC1 (Prévention secours civique niveau 1), ce qui a réjoui le formateur. « Après les attentats du 13 novembre, on a eu un engouement pour la formation de secouriste. Rien que sur le serveur de la Croix blanche, on a reçu plus de 7 millions de demandes ».

    S. Moroy

    Contact : alarmet@cd77.croixblanche.org   (07 85 86 91 38)