Catégorie : 18 Chroniques de Serge

  • Balade au parc aux papillons de la Prée

    Balade au parc aux papillons de la Prée

    Promenade avec Mathilde dans le parc aux papillons de la Prée, à Claye Souilly.

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  • Truffaut-plage…Les pirates ont débarqué !

    Truffaut-plage…Les pirates ont débarqué !

    Villeparisis

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    Les pirates ont à nouveau envahi le parking Truffaut pour le plus grand plaisir des fans de Jack Sparrow et sa bande de flibustiers. Une bouffée de grandes vacances jusqu'au 11 septembre aux portes de Paris. 

    Encore plus grand

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    Sur une surface de 3000 m2 recouverte de sable fin, les enfants s'ébattent joyeusement en profitant de 22 structures gonflables géantes, dont trois toboggans aquatiques. Ces derniers ont d’ailleurs connu, samedi 16 juillet, un vif succès compte tenu de la forte chaleur. « C’est l’une des plus grandes aires de jeux itinérantes de France. 500 m² de plus pour cette année et j’ai fait rentrer près de 150 tonnes de sable. Mais l’initiative n’aurait pu avoir lieu sans le partenariat de Fabrice Barrault, directeur du magasin Truffaut » souligne Constant Rech.

    Une âme d’enfant

    Malgré ses 63 ans, le forain a gardé une âme d’enfant et, surtout, aime faire les choses en grand pour le plaisir des plus petits. « Le but est qu’il passe un bon moment. Quand il fait beau, j’ai environ 80 enfants par jour. Avec les parents, cela fait entre 160 et 200 personnes tous les après-midis. En dépit des dernières vicissitudes de la météo, c’est plus que l’an dernier » ajoute-t-il. Ses visiteurs viennent de toute la région parisienne, Chelles, Meaux, Créteil, Aulnay-sous-Bois, Villiers-le-Bel, Montfermeil, Bondy… Constant, qui réside à Villeparisis depuis 1959, est bien connu des habitants et la plupart reviennent avec leurs enfants profiter de ses attractions. Et comme Constant aime aussi faire des surprises, il y a une nouveauté chaque année.

    Comme à la plage

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    L’île aux pirates emploie une dizaine de salariés parmi lesquels cinq sont affectés à la surveillance car, même si les enfants restent sous la responsabilité des parents, hors de question de badiner avec les règles de sécurité. Quelques parents s’installent sous un parasol pour déguster une crêpe, une glace, boire un soda ou un café. D’autres se relaxent sur les chaises de plage tout en surveillant du coin de l’œil leur chère progéniture. Inaya, 3 ans, vient de s’élancer du haut du toboggan géant sous les encouragements de Ryad, son papa. « Nous habitons Villiers-le-Bel, dans le Val-d’Oise. Ce sont mes beaux-parents résidant à Villepinte qui nous ont informés de cette attraction. L’an dernier, ma femme était déjà venue ici ». Esther est venue de Gagny avec sa fille, Jane, 7 ans. Toutes deux s’appliquent à faire des pâtés de sable. « Je suis en cours de divorce, donc pas de vacances pour moi cet été. Je crois que je vais souvent venir ici avec ma fille » confie la jeune femme.

    Le show des pirates 

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    Mais soudain Alexis annonce son spectacle qui va se dérouler sous le grand chapiteau. Devant petits et grands, l'artiste de cirque entreprend un numéro de dressage avec ses deux chiens, Doug et Itty, âgés de 9 et 4 ans, deux Jack-Russel respectivement père et fils. Leurs prouesses mais aussi facéties ont beaucoup réjoui les enfants.

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    « Maintenant, il va me falloir un partenaire pour mon tour de magie. Il devra être courageux, fort et ne pas avoir peur du noir et des couteaux. Il va donc me falloir un adulte » lance gravement Alexis. Dans l'assistance, Laetitia se dévoue. Alexis a alors recouvert son visage d’une boîte en bois qu’il a méthodiquement transpercée de plusieurs sabres. Au grand soulagement du public, et surtout du sien, Laetita en est ressortie totalement indemne.

    Il s’agit de la quatrième édition de l’île aux pirates et les jeunes flibustiers comme les petites princesses y seront bienvenus jusqu’au dimanche 11 septembre. S.Moroy

    L’île aux pirates, parking Truffaut, tous les jours de 14 h à 19 h sauf le lundi (relâche). Tarif enfant : 8 euros, gratuit pour les adultes. Durée illimitée. Infos et réservations pour les anniversaires au 06 75 00 35 88 – www.lalegendedespirates.com

     

  • Fondation Assistance aux animaux de Villevaudé

    Fondation Assistance aux animaux de Villevaudé

    Abandons ► Encore un sale été pour les animaux

    Avec 60 % d’abandons, chaque été est synonyme de souffrance pour des milliers d’animaux. Comme tous les ans, Martine Attali, 60 ans, responsable du refuge de Villevaudé, affilié à la fondation Assistance aux animaux, tire la sonnette d’alarme.

    Photo 2 Isko, braque allemand de 3 ans et demi, a été jeté par-dessus le portail du refuge en juin 2013.

    « En mai et juin, on a attaché des chiens au portail et même jeté par-dessus le mur, pendant la nuit. On a dû faire aussi deux saisies suite à des maltraitances animales » lâche Martine Attali. Elle se souvient d’une opération avec des gendarmes où 35 chats vivaient dans un appartement de Villeparisis avec un couple de quadragénaires. « C’était repoussant de saleté, ils vivaient sur un tas d’immondices. Ce sont les voisins qui nous ont alertés ».

    96 chiens et 130 chats

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    Photo 4Sophie, bénévole chelloise, s’occupe d’une chienne récemment abandonnée et qui n’a pas encore de nom.

    Photo 5« Qu’ai-je donc fait de mal pour me retrouver derrière des barreaux ? » semble dire Achille.

    Le refuge de Villevaudé peut accueillir 90 chats et autant de chiens. Actuellement, ils sont 96 canidés et 130 félins. Au mois de juin, maigre contrepartie, le refuge a fait adopter 22 chiens et 15 chats. Les boxes, où cohabitent deux voire trois chiens, sont arrosés fréquemment durant les fortes chaleurs. Responsabiliser les maîtres, informer sur les pensions d’animaux ou maisons de retraite (dont celle de Charmentray) et la stérilisation, font partie des messages de Martine. Sans oublier les appels aux dons de couvertures et de nourriture pour ses pensionnaires. Le centre compte 8 salariés et une trentaine de bénévoles qui s’occupent, l’après-midi, des soins, caresses et promenades dans les trois aires de détente du refuge.

    L’importance des bénévoles

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    Paula Araujo, 46 ans, habite à Meaux. Comme la plupart des bénévoles, c’est l’amour des animaux qui la motive. « Je m’occupe des animaux du refuge depuis deux ans. Présence, soins, caresses… ils ont besoin de nous et l’on a besoin d’être avec eux. Je viens au refuge tous les samedis et dimanches après-midi ». Paula avoue une préférence pour les gros chiens. Ses chouchous sont Jesse, une malinoise de 4 ans, et Ulysse, un croisé dogue argentin-sharpei qu’elle aurait bien adopté si elle n'avait déjà une femelle dobermann. « Malgré ce qu’il a souffert, le chien reste toujours affectueux envers l’humain et cette qualité le rend passionnant » glisse Paula.

    Un chat pour remplacer le chien

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    Photo 8Le refuge accueille aussi les animaux de la basse-cour, suite à des saisies judiciaires pour cause de maltraitance animale.

    Chanthy et Yann, un couple de quadragénaires, sont venus de Villeparisis avec leurs deux grandes filles. « C’est la première fois que l’on vient au refuge. Nous cherchons un animal de compagnie pour mon époux qui est à la maison suite à un problème de santé » confie Chanthy. Tous deux avouent craquer pour beaucoup de chiens et, du coup, ont du mal à choisir. «  Ils sont tous mignons, mais il faut réfléchir encore un peu car une fois adoptés, il faut les soigner, les nourrir. Ce n’est pas une décision qui se prend à la légère » estime Yann. La famille a finalement quitté le refuge sans animal, mais a promis de revenir. Un autre couple, après avoir longuement hésité devant Câline, une femelle Cavalier-King-Charles, est reparti également sans compagnon à quatre pattes. En revanche, Christelle et François-Xavier, un couple chellois, a choisi Turbo, un chaton noir de 3 mois, vacciné et tatoué, au grand bonheur de leur fils, Gabriel, 2 ans et demi. « Nous avions un chien, âgé de 13 ans, mais il est décédé car il n’a pas supporté la chaleur de l’été dernier. Depuis, notre fille nous réclame un chat pour le remplacer » explique François-Xavier. Ce sera donc une belle surprise pour Zoé, 5 ans, la sœur de Gabriel, qui était chez ses grands-parents.

    Des nouvelles de Lucky

    Photo 10Le labrador Lucky, star malgré lui d’une tragédie évitée de justesse (photo juillet 2015)

    Le labrador avait été confié en juillet 2015 au refuge après avoir été affamé par ses maîtres de La Ferté-Gaucher. La pauvre bête, âgée de 2 ans, n’avait plus que la peau sur les os et pesait 13,4 kg. Son sort avait ému la France entière et un vaste élan de soutien s’était tissé sur internet, en même temps qu’un déluge d’appels s’abattait sur le téléphone du refuge pour prendre de ses nouvelles. « On n’avait jamais connu ça. Les gens appelaient de partout, même de la Martinique. En deux semaines, on a reçu 200 appels, des dons et une trentaine de demandes d’adoption » se souvient Martine. Des visiteurs venaient tous les jours voir Lucky, jouer avec lui. Une fois remis sur pattes, il a finalement été adopté en octobre par Jocelyne, 57 ans. Propriétaire d’une maison avec un terrain près de Meaux, elle a fait rehausser sa clôture pour accueillir le labrador. « Lucky vient de temps en temps avec sa maîtresse nous faire une petite visite de courtoisie. Il se porte très bien et fait 36 kg. Il nous reconnaît et nous fait toujours la fête. Il faut dire qu’il revient de loin ! » soupire Martine.

    Le Noël des animaux

    Pour placer ses protégés, elle compte aussi sur la grande opération du Noël des animaux qui aura lieu le dernier week-end de novembre à Paris, porte de Versailles. « C’est un événement très important pour eux. Mais si on n’arrive pas à les placer, on les garde. Ici, aucun animal n’est euthanasié » tient-elle à préciser.

    La fondation Assistance aux animaux

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    Créée en 1930, c’est l’une des premières en France à porter secours aux bêtes et promouvoir le respect de la vie animale. Reconnue d’utilité publique en mars 1989, elle oeuvre avec l’agrément des ministères de l’intérieur, de l’agriculture, des finances et de l’environnement, mais ne reçoit aucune aide de l’État. La fondation emploie une centaine de personnes dans ses 18 établissements spécialisés et s’appuie sur 400 bénévoles répartis dans tout le pays. Elle s’occupe de 5000 chiens et 4000 chats qui sont hébergés, soignés, nourris, vaccinés, tatoués et replacés chaque année . La fondation mandate 350 enquêteurs, intente des procès aux tortionnaires et assure une formation aux policiers municipaux. Elle sensibilise les jeunes avec la diffusion de programmes scolaires et la création de fermes pédagogiques. Soutenue exclusivement par les contributions de ses donateurs, la fondation édite à 65 000 exemplaires une revue bimestrielle, La voix des bêtes. S.Moroy

    Refuge Fondation assistance aux animaux – 8 rue des Plantes 77410 Villevaudé – Tél : 01 60 26 20 48 – Visites tous les jours, de 14 h à 17 h 30 sauf les jours fériés. Les dons sont déductibles de 60 % des impôts.

    www.fondationassistanceauxanimaux.com

  • La vie de château sous Louis XV

    La vie de château sous Louis XV

    Champs-sur-Marne, revivre l’Histoire

    Les visiteurs du château de Champs ont croisé, dimanche 10 juillet, de nombreux personnages du XVIIIe siècle. Une rencontre vivante avec l’Histoire due à une initiative du Centre des monuments nationaux (CMN) qui, depuis 1974, gère le château, le restaure, tout en l'ouvrant au public.

    Photo 1(12) Le parc du château se prête admirablement à la reconstitution historique. 80 films y ont d’ailleurs été tournés, dont Les liaisons dangereuses (1987), Ridicule (1995), Vatel (1999) et Marie-Antoinette, de Sofia Coppola (2005).

    « Dans le cadre de son exposition de costumes sur le thème de l’élégance au XVIIIe siècle, présentée jusqu’au 2 novembre, le château de Champs accueille dans son parc une cinquantaine de membres de la Compagnie de l’Histoire et des arts. Ils reconstituent une journée d’été en 1758, sous forme de spectacle costumé et d'ateliers. Exceptionnellement, figurants et visiteurs auront la possibilité de pique-niquer sur des espaces dédiés du parc » précise Océane Derrien, chargée de communication auprès du CMN. Créée en août 2014, la Compagnie de l’Histoire et des arts, dont le siège est à Argenteuil (95), a pour but de s’associer à des événements costumés historiques de qualité. Des corsets de la Renaissance aux tenues de bain 1900 de la plage normande de Trouville, l’association illustre les multiples facettes du costume en les faisant revivre avec panache.

    Loué par la Pompadour

    Le château de Champs, l’un des plus beaux édifices de l’architecture classique en Ile-de-France, a tapé dans l’œil de la marquise de Pompadour (1721-1764), favorite du roi Louis XV. Elle le loue de 1757 à 1759 pour l’occuper 18 mois et y accomplir des embellissements intérieurs. Elle profite surtout du magnifique parc qui fait alors 600 hectares (contre 85 aujourd'hui) orné de bosquets et de statues, inspiré de Le Nôtre, le célèbre paysagiste de Louis XIV, ainsi que de la perspective exceptionnelle de 900 mètres donnant sur la Marne.

    Deux heures pour s’habiller

    Les visiteurs se précipitent au premier étage du château pour assister à l’habillage de la marquise de Pompadour, grande ambassadrice d’une mode française qui se voulait alors gracieuse et subtile.

    Photo 4(13)Le laborieux habillage de la marquise de Pompadour, maîtresse des lieux en 1758. 

    Pour la circonstance, pas moins de onze personnes entourent la favorite de Louis XV, dont son bon ami, le cardinal de Bernis. Il doit sa réussite à la marquise et a quitté son ambassade à Venise, où il a vécu une vie de débauche avec son ami Casanova. « La marquise est actuellement dans un petit déshabillé. C’est un vêtement léger porté en intérieur. La séance d’habillage pouvait durer jusqu’à deux heures, avec la coiffure et le maquillage. La marquise pouvait se changer deux à trois fois par jour, passant ainsi la plupart de sa journée à la toilette. C’est pour cette raison qu’il y avait toujours du monde autour d’elle pour occuper le temps : ses amis, des lectrices, conteurs, musiciens » commente Fanny Wilk, présidente de la Compagnie de l’Histoire et des arts. Chemise de corps pour protéger les vêtements de la transpiration, mais aussi éviter les brûlures car les habits étaient cintrés, passage des petits paniers, jupe extérieure, corset à baleines et, enfin, la robe en soie délicatement rehaussée de fine dentelle blanche. Particularité sous le règne de Louis XV, la robe était lacée dans le dos. « Il faut savoir qu’à cette époque, certaines robes coûtaient le prix d’un petit château » poursuit Fanny.

    Photo 2(10)La Compagnie de l’Histoire et des arts s’attache uniquement aux reconstitutions historiques de qualité

    Photo 3(13)Face à face avec l’Histoire vivante dans les salles du château.

    Photo 8Une élégante se hâte. Il serait fort malvenu de manquer l’habillage de la marquise de Pompadour, favorite du roi

    Photo 16(5)Des scènes du quotidien étaient également illustrées. « Alors, ça vient ce déjeuner ? » semble dire la petite Éléonore, 6 mois

    Photo 11(8)Le chevalier d’Éon se promenait dimanche dans le parc, costumé en madame de Beaumont. Personnage singulier pour l'époque, il a vécu 49 ans habillé en homme et 32 en femme.

    Jeux et déjeuner

    Agnès est venue de Sarcelles (Val-d’Oise) avec Éric, son époux, et Romane, sa dernière fille âgée de 11 ans. Dans le parc, elle a essayé le jeu des grâces, un loisir qui se pratiquait sous l’ancien régime avec un petit cerceau et deux bâtonnets. Il serait tombé en désuétude après la Révolution. « C’est la première fois que l’on vient ici. On a vu qu’il y avait de nombreux ateliers, maquillage, botanique, jeux d’intérieur et d’extérieur, et l’on a prévu de pique-niquer dans le parc vu que l’on a l’autorisation. C’est très agréable de lier la culture, le plaisir et le beau temps. A 40 km de Paris, on se croirait vraiment en vacances  » s’enthousiasme Agnès.

    Dans la peau d’une vicomtesse

    Photo 9(9)Dans le jardin de l’Orangerie, Barbara anime un atelier sur la botanique qui, suite aux grandes expéditions maritimes, a acquis son statut de science à part entière.

    Qu’ils soient membres d’une association ou simples reconstituants, tous les figurants sont passionnés par l’Histoire. Lorrain alias Thierry, 40 ans, habite à Torcy. Il s’affaire en vue de dresser le couvert de la vicomtesse Acary-de-la-Rivière, l’une des prestigieuses invitées de la Pompadour. Le fidèle valet a choisi d'installer sa maîtresse dans un petit espace ombragé, à l'entrée du parc. « Il faut excuser Lorrain, il débute à mon service et a encore beaucoup à apprendre » justifie la vicomtesse alias Irène, 60 ans. Elle est également reconstituante indépendante et est venue de Paris pour incarner un personnage qui lui est cher. Avec beaucoup de classe et sans jamais se départir d’un sens aigu de l’humour, elle incarne magistralement une aristocrate de haut rang, tenant plus à son personnage qu’à son costume. « C’est devenu une vraie passion. A force d’effectuer des recherches, je sais beaucoup de choses sur elle. C’est réellement fascinant, au travers du moindre geste, j’ai l’impression de la faire revivre ! ». S.Moroy

    La rencontre vivante avec l’Histoire sous la forme d’une exposition se prolongera jusqu’au 2 novembre.

  • Chelles… la guinguette n’a pas pris l’eau

    Chelles… la guinguette n’a pas pris l’eau

    Malgré une météo maussade, les visiteurs n’ont pas boudé l’événement organisé, dimanche 3 juillet après-midi, par la Ville, le restaurant La Goujonnette et le club Vincennes en anciennes. Peut-être aussi un prétexte pour renouer avec les guinguettes d’antan qui, chaque week-end, embrasaient alors les bords de Marne.

    L’ESPRIT GUINGUETTE

    « Depuis trois ans que nous organisons la guinguette, il pleut. C’est comme ça, il faut faire avec. Nous avons environ 120 convives. L’esprit guinguette, c’est faire en sorte que les gens passent un bon moment ensemble, mangent, boivent un p'tit coup et dansent. C’est la seule guinguette qui existe sur Chelles et c’est important de la perpétuer chaque année » déclare Freddy Dominjon, 39 ans, patron de La Goujonnette. Lui et son équipe de dix personnes s’occupaient de la restauration. Pour une formule à 12 euros, les convives ont eu le choix entre un jambon à l’os ou une brochette de poulet avec des pommes grenailles, un verre de vin ou une boisson, et un flan pâtissier en dessert.

    SE DÉTENDRE AVANT TOUT

    Difficile de résister au programme sixties et seventies concocté par l’orchestre Zénith, venu de Melun, parmi lequel se glissait, parfois, une chanson de la môme Piaf. Les convives ne se sont donc pas fait prier pour investir la piste de danse afin d’exécuter une valse, un tango, un slow, mais aussi un rock ou une salsa car la guinguette, aujourd’hui, ce n’est plus seulement les danses qui faisaient le bonheur de nos aïeux. « C’est une bonne chose, cela met de la joie et on en a sacrément besoin en ce moment » commente Jacques, un Chellois, en se promenant le long du quai Auguste-Prévost.

    DES INVITÉES INCONTOURNABLES

    L'association Vincennes en anciennes, l'un des plus grands clubs automobiles de France créé en 1998 (1300 adhérents, 3000 véhicules représentant 60 marques), s’était jointe à l’événement. Un régal pour les yeux des promeneurs qui, à l’instar de Jacques, ont pu admirer tout à loisir les chromes et châssis d’une quarantaine de voitures de collection exposées quai Auguste-Prévost, dont une Ford T des années 1920 et un superbe cabriolet Hotchkiss 1950. Brigitte, Didier, Annie et Raymond font partie du club depuis 2002. Ils sont venus de Savigny-sur-Orge (91) et de Noisy-le-Grand (93) au volant de leurs véhicules, une Caravelle et une Citroën traction avant. « C’est la première fois que nous participons à la guinguette de Chelles. L’ambiance est très bonne et le temps se maintient. J’ai vu qu’il y avait un mini-golf juste à côté. Peut-être irons-nous faire une partie entre deux danses » confie Annie en souriant.

    QUAND LA TRADITION A DU BON

    Autour d’une petite table de camping dressée sur un ponton surplombant la rivière, Alain Mamou, 2e adjoint au maire en charge de la vie économique, emploi et formation, déguste une tarte aux pommes avec des amis. « Les membres de Vincennes en anciennes se réunissent le premier dimanche de chaque mois, donc ce matin, sur l’esplanade du château de Vincennes. Ils ont déjà eu l’occasion de venir deux fois à Chelles et, devant le succès, le maire a souhaité que le club participe à la guinguette de cette année. Seul bémol, les décapotables ne sont pas venues à cause du risque de pluie ».

    C’était la troisième édition et, avec ou sans soleil, les organisateurs comptent bien poursuivre la tradition l’an prochain. S.Moroy

    www.vincennesenanciennes.com

    1Excalibur, la belle américaine néoclassique des années 30.

    2Des voitures anciennes aussi belles qu’appétissantes.

    3Une traction avant qui ne dénotait pas, dimanche, au bord de la Marne.

    5L’ambiance était assurée par l’orchestre Zénith, venu de Melun.

    6Parmi les convives, Claudine Thomas (à droite), conseillère régionale IDF, et Laëtitia Malecki, chanteuse et danseuse au Paradis Latin.

    7Le sourire et le parapluie de la journaliste Jane Hitchcock ont réussi à conjurer le mauvais temps.

    9Une Ford T et une Shelby Cobra, rouges et américaines toutes les deux.

    10Brigitte, Raymond, Annie et Didier, membres de Vincennes en anciennes, ont apprécié leur repas près de la Marne.

    11Tout comme Martine, Christophe Cyssau, Alain Mamou et Alain, qui eux en étaient au dessert.

    15On admire le bloc moteur de la légendaire Ford T.

    16Et si c’était ça l’esprit guinguette ?

  • Petits rats deviendront grands…

    Petits rats deviendront grands…

    Les élèves de l’école de danses du Pin, Petits rats et compagnie, ont donné, samedi 25 juin, leur spectacle de fin de saison.

    Réunies à l’espace André-Malraux à Claye Souilly, les familles ont eu un bel aperçu du travail effectué pendant l’année par toutes les classes, de la catégorie éveil et initiation (dès 4 ans), jusqu’aux élèves de danse classique, contemporaine et folklorique. Le programme de la soirée était divisé en deux parties.

    Fraîcheur et émotion

    Tout d’abord, « A la recherche du collier perdu », une chorégraphie créée par Marie-France Othelet en juin 2000. Une jeune fille fête son anniversaire avec ses amies. Elle reçoit un collier de perles qu’elle perd en dansant. Elle part à sa recherche, explorant les fonds marins et interrogeant ses habitants. Sur des extraits des grands compositeurs, notamment Tchaïkovski, Strauss, Chostakovitch, Verdi, Schubert, Beethoven, Bach et Mozart, les élèves de toutes les classes ont interprété un ballet à la fois émouvant et rafraîchissant.

    Danseuse professionnelle à 24 ans

    Photo 16Invités de la soirée, Shainez Atigui et Alexandre Delamare, danseurs au théâtre d’Halberstadt (Allemagne). Shaïnez est une ancienne élève de Marie-France Othelet.

    Le second volet concernait du classique, mais aussi des danses contemporaines et du folklore espagnol et russe. Une ancienne élève, Shainez Atigui, 25 ans, a exécuté « Pas de deux «  extrait de Casse-Noisette, le ballet de Tchaïkovski, sur une chorégraphie de Can Arslan. « Elle avait à peine 9 ans lorsqu’elle a interprété « A la recherche du collier perdu » que vous avez vu ce soir. Elle est aujourd’hui danseuse professionnelle au théâtre d’Halberstadt, en Allemagne » a annoncé avec fierté Marie-France Othelet. Elle a créé l’école Petits rats et compagnie, sous forme associative en 1989. Marie-France enseigne avec sa fille Émilie, tous deux professeurs diplômés d’État. Elles inscrivent leurs élèves à des concours nationaux et internationaux, accompagnant certaines d’entre elles aux prestigieux concours d’entrée de l’école de danse de l’Opéra de Paris, du Conseil national supérieur de musique et de danse, du Conservatoire régional de Paris ou à toute autre école professionnelle. « Même si la danse est avant tout un plaisir, un tel spectacle représente un énorme travail qui n’aurait pu avoir lieu sans l’aide des parents. C’est la raison pour laquelle, il n’a lieu qu’une fois tous les deux ans à Claye-Souilly » confie Marie-France.

    Lieu et horaires

    Les répétitions se déroulent dans le bungalow du stade, rue d’Enfer, au Pin, tous les jours sauf le dimanche. Des stages sont programmés pour les 11-12 et 13 juillet. Ils s’adressent aux élèves à partir de 7 ans (danses classique et de caractère). Enfin, les inscriptions pour la rentrée auront lieu à partir du samedi 3 septembre. S.Moroy

    www.ecolededanse-petitsrats-et-co.com

    Les photos…

      Photo 3La première partie reprenait une chorégraphie de Marie-France Othelet créée en 2000, « A la recherche du collier de perles ».

    Phto 3 bis.Eugénie Dailly (au milieu), dont c’était l’anniversaire ce soir-là.

    Photo 4Variation du collier de perles, avec Loïcia Thibault.

    Photo 5Scène des villageoises, sur les musiques de Strauss et de Chostakovitch.Tous les costumes ont été créés par Marie-France Othelet puis confectionnés par elle-même et Marie-Rose Dupont. Un ballet plein de fraîcheur et de grâce.

    Photo 8Les marquises, sur la musique de Tchaïkovsky.

    Photo 11Les huîtres (classe du samedi).

    Photo 13L’école des Petits rats, une pépinière de jeunes talents.

    Photo 14Le final du ballet, avec tous les élèves.

    Photo 17Quand les petits rats deviennent spectateurs.

    Photo 15Ambrine Atighi interprète Esmeralda

    Photo 9 La danseuse Lucia Novarin

    Photo 18Un public très enthousiaste.  

  • Le Pin,  Rallye touristique

    Le Pin, Rallye touristique

     Rien ne sert de courir…

    … Il faut partir à point. Et surtout revenir avec des points. L’association Loisirs et Culture a lancé, dimanche 19 juin, la 28e édition de son traditionnel rallye touristique.

    Cette année, 25 personnes ont participé à l’épreuve, se répartissant en 8 équipages qui ont démarré à 8 h 30, rue du Château. « Cette fois, nous avons choisi la région de Moret-sur-Loing, au bord du Loing et à proximité du confluent de la Seine. Nous y sommes restés la matinée, avons fait une étape à Thomery pour déjeuner, avant de visiter Samoreau et Vulaines-sur-Seine » détaille Monique Mazoyer. Elle est l’une des trois organisatrices de l’événement avec Lucette de Grenier, présidente de Loisirs et Culture, et Christianne Pachot. Malgré les difficultés liées aux récentes inondations, la petite équipe a effectué, début juin, des repérages pour établir l’itinéraire, préparer les questions et confectionner des indices qui ont permis aux participants de trouver le bon chemin.

    Voyager en s’instruisant

    Ces derniers ont dû répondre à des questions sur des faits historiques (l’arrivée de l’armée du général Patton à Vulaines, le 23 août), des spécialités locales (le sucre d’orge de Moret-sur-Loing créé en 1638 par des religieuses), identifier d’après photos des monuments ou curiosités (l’arbre de mai de Samoreau résultant du jumelage avec une ville bavaroise). Claire Courbet, venue de Villeparisis, a gagné l’épreuve avec son amie résidant à Courtry. « A deux, c’était difficile, surtout pour répondre aux questions. On a pas mal couru, mais ça valait la peine. C’est la troisième fois consécutive que je participe au rallye, toujours avec plaisir. Pour mon amie, en revanche, c’était la première fois » a confié la gagnante. La deuxième place revenait au Meldois Adrien Génard et ses deux équipiers, et la troisième au Chellois Jonathan Césaro qui avait également deux passagers. Les deux premiers équipages ont respectivement gagné un bon d’achat de 60 et 30 euros et tous les participants sont repartis avec un cadeau et le sourire. « Aujourd’hui, il y a moins de rallye touristique parce que c’est difficile à organiser et que les bénévoles se font rares » remarque Lucette de Grenier. Parmi ses prochains projets, les journées européennes du patrimoine des 17 et 18 septembre, où elle effectuera une visite guidée du village du Pin, et la bourse aux jouets qui aura lieu dimanche 27 novembre. S. Moroy

    Le rallye en photos 1 Un équipage cherche les réponses du questionnaire dans Moret sur Loing (1024x1016)Un équipage cherche les réponses du questionnaire dans Moret-sur-Loing

    2 Jeu de Mémory entre deux étapes (1024x768)jeu de memory entre deux étapes

    3 corrections pendant le pique-nique le midi à Thomery (1024x768)Les dames profitent du pique nique à Thomery pour corriger… Gilbert surveille le Loing…

    4 déguisement pour la course aux trésors à Samoreau (1024x768)Déguisements pour la course au trésor à Samoreau

    5 résultats pendant l'apéritif offert par Loisirs et CultureL'heure des résultats

    Photo 1Lucette de Grenier, Christianne Pachot et Monique Mazoyer ont donné les réponses aux participants qui, à leur retour, s'étaient rassemblés à la salle des fêtes pour un goûter.  

    Photo 2Avant de connaître leur classement, les participants sont attentifs aux réponses qu’ils devaient trouver.

    Photo 3Tous ont reçu un cadeau pour leur participation au rallye.

    Photo 4Gilbert Mazoyer remet son cadeau à un participant.

    Photo 5Chacun découvre son cadeau, pour la plupart des livres sur le tourisme et la cuisine.

    Photo 6C’est au tour de Jonathan Césaro, 3e du rallye, de recevoir son prix.

    Photo 7Adrien Génard, équipage classé 2e, reçoit un bon d’achat de 30 euros.

    Photo 8Un bon d’achat de 60 euros pour la première, Claire Courbet, une habituée du rallye. 

  • Modern’jazz : parcours choré-graphik

    Modern’jazz : parcours choré-graphik

    Photo 1Entrez mesdames et messieurs, le spectacle va commencer !

    Les quarante élèves des classes de danse modern’jazz du conservatoire municipal de musique et de danse de Claye Souilly ont présenté, samedi 18 juin, leur spectacle de fin de saison.

    Photo 2Nuit blanche, sur la musique de Drehz (Final descent).

    Les jeunes artistes sont montés sur la scène de l’espace André-Malraux, faisant face à 285 personnes, essentiellement leurs familles et amis. Ils ont livré à leur auditoire, attentif et ravi, un spectacle très contemporain et résolument tendance.

    Photo 3Jeunesse influençable : solo chorégraphié et interprété par Audrey Perrin pour l’option Bac.

    Photo 4C’est quoi ce cirque ? Clown triste ou farceur, chacun son style. Avec Juliette et Laura Day, Anna Doulache, Daphné Goncalves et Emma Sudre.

    Photo 5Suivre le temps, la note, la pulsation… pour arriver à destination. Sur la musique de Nathan Lanier (Revolt).

    Photo 6 Dominos game, une chorégraphie audacieuse et renversante.

    Photo 7Notre reflet n’est pas toujours celui que l’on voit dans le miroir. Musique de Nathan Lanier (Resolve). Avec Miléna Boileve et Audrey Perrin.

    Photo 8Les élèves de l’atelier percussions ont accompagné les danseurs dans l’interprétation d’une chorégraphie improvisée, « Des murs ».

    Photo 9Tout « contre » toi. Quand le rapprochement soude ou divise. Une chorégraphie présentée cette année à Créteil et Charenton (94) lors de rencontres amateurs.

    Photo 10 Et si on fouillait le grenier. Sur une musique de Nathan Lanier (Time). Avec Juliette et Laura Day, Anna Doulache, Daphné Goncalves et Emma Sudre.

    Photo 11Le final sur la musique de The Johnston-Brothers (Hernando’s Hideaway).

    Les numéros étaient chorégraphiés par Marjorie Rescica, leur professeur, sur des musiques signées Sam Sparro, Drehz, Alt-J, Nathan Lanier, Ludovico Einaudi, Manuel Wandji, The Johnston-Brothers ou encore The Dust-Brothers. Les danseurs, puisqu’il y a quand même un garçon, ont également exécuté une création originale, « Des murs », accompagnés par les élèves de l’atelier percussions dirigé par Thomas Ballarini. A la fin du spectacle, sous les acclamations, Marjorie Rescica a reçu de ses élèves plusieurs cadeaux pour la récompenser de son travail durant la saison. Elle a tout de même eu le temps de glisser que les cours se poursuivraient jusqu’au mercredi 29 juin.

    Photo 14Un public unanimement ravi et conquis dans la salle André Malraux

    Pour mieux faire connaître les différentes disciplines qu’il enseigne, le conservatoire tiendra un stand, samedi 3 septembre, au forum des associations qui aura lieu au gymnase des Tourelles (derrière l’hôtel de ville). S. Moroy

  • Est-on heureux quand on est méchant ?

    Est-on heureux quand on est méchant ?

    Philosophie à Courtry

    Photo 5 Les élèves CM1-CM1 de Jacques-Brel ont travaillé sur le thème de la méchanceté. Leurs œuvres sont exposées à la médiathèque jusqu’au 1er juillet.

    Une quarantaine de participants a assisté, jeudi 16 juin, à la 14e édition du Café de Sophie qui se tenait au cabaret jazz de l’Écoutille, rue Van Wyngène.

    Photo 6« Un personnage peut sourire gentil et inversement »

    La méchanceté est-elle naturelle chez l’homme ou résulte-t-elle de l’ignorance ? Quelle différence entre méchanceté et violence, agressivité et sadisme ? Des idéologies comme le nazisme et le djihadisme sont-elles un terreau propice à sa propagation ? Daniel Ramirez, docteur en philosophie politique et éthique à l’université Paris-Sorbonne, a lancé le débat, mettant en garde sur les similitudes linguistiques, comme celle selon laquelle méchanceté signifierait manque de chance ou encore sur la notion ambivalente de l’hôte, qui peut être ami ou ennemi.

    Une conception judéo-chrétienne

    Photo 9Des dessins et peintures pour mieux exprimer les émotions des écoliers courtrysiens

    « Dans le monde animal, il faut remarquer que la méchanceté n’existe pas » souligne un participant. Socrate, Platon, Rousseau, Hobbes, Kant, Nietzsche ont exprimé leur avis sur la question, mais la notion du bien et du mal renvoie souvent au péché originel dans la genèse biblique.

    Photo 1Pour Daniel Ramirez,(photo ci-contre) la méchanceté poursuit un but, sert un intérêt personnel, use de manipulation. L’éducation combat la méchanceté car « elle résulte souvent de frustrations liées à la pauvreté. Le bonheur est un état d’être. Être heureux, ce n’est pas éprouver un plaisir éphémère, mais une satisfaction relevant d’un état. Or le méchant ne semble pouvoir accéder cela, ce qui le rend malheureux car il n’est pas accompli et reconnu aux yeux des autres » suggère-t-il.

    Cruelle enfance

    Photo 11L’agressivité du quotidien chez l'enfant selon que l’on est bourreau ou victime

    Photo 10L’idée de l’atelier était de faire réfléchir les élèves et les amener à reproduire leur vision de la méchanceté.  

    Photo 12 Retranscription imagée d’un traumatisme vécu.

    Photo 7Être heureux selon Chiara

    Photo 8et selon Maëlane

    Les enfants s’adonnent à la méchanceté plus souvent en groupe que seuls. « Pourtant ils sont bien dans leurs baskets quand ils ont fait des vacheries aux copains » témoigne une assistante maternelle. « Il est vrai que le phénomène de groupe développe une méchanceté extraordinaire. C’est ce que l’on appelle le harcèlement, un phénomène extrêmement grave, important et répandu » réagit le philosophe invité. Il y voit un malaise de chacun d’eux, compensé par le groupe car tout être a la liberté d’arrêter s’il prend conscience de ce qu’il fait.

      Photo 13 Parfois le temps n’étouffe pas l’esprit de revanche.

    Démarche artistique

    Les enfants, justement, ont participé aux ateliers d’arts plastiques animés par Bruno Keip, 57 ans, peintre en résidence à Courtry. L’artiste a installé son atelier près de l’ancienne mairie.

    Photo 3Dans l’assistance, le peintre Bruno Keip (à droite) qui a animé les ateliers d’arts plastiques avec les écoliers. 

    Photo 14Des œuvres certes naïves mais non dénuées de réalisme.

    Après avoir inspiré le thème de la soirée, il a guidé tout au long de l’année les élèves CM1-CM2 de l’école Jacques-Brel pour qu’ils expriment leur ressenti sur le sujet. Leurs œuvres, soit 200 peintures et dessins, seront exposées à la médiathèque de Courtry jusqu’au vendredi 1er juillet. La médiathèque est fermée le lundi et le jeudi, l'entrée est libre.

    Philosopher ailleurs

    « A sa création, en 2006, notre but était de pérenniser la fête du livre. Également, il y avait la volonté d’organiser des réunions culturelles pour perpétuer un mouvement laïc d’éducation populaire » explique Annie Barras, cofondatrice du Café de Sophie.

    Photo 4

    Pour Olivier Lehrer, gérant de l’Écoutille, le vivre ensemble est essentiel pour apprendre à connaître l’autre, accepter ses différences et lutter contre les inégalités.

    L’Écoutille avait immédiatement proposé d’accueillir les débats thématiques. Mais le cabaret fermera définitivement le 25 juin. « Fidèles à l’esprit qui nous anime depuis le début, on continuera à proposer des thèmes surprenants, dérangeants sûrement, mais aussi utiles pour la réflexion et l’analyse de certaines situations dans une société où la vitesse et la multitude des sources d’intérêt ou d’opinion perturbent la plupart d’entre vous » a néanmoins souligné Pascal Barras. Pour le prochain rendez-vous philosophique, il songe à la médiathèque de Courtry. S. Moroy

  • Les vieilles soupapes ont soufflé leur première bougie

    Les vieilles soupapes ont soufflé leur première bougie

    Lagny-sur-Marne

    L’association Les vieilles soupapes 77 (LVS77) a tout juste un an. Pour fêter son anniversaire, elle a organisé, dimanche 12 juin, sa première édition de « The Youngtimers Tour », une balade touristique et ludique de 145 km.

    Photo 1Les voitures de retour sur le parking du gymnase du Cosec après leur balade de 145 km.

    « On a fait une balade de 3 heures et demi, avec une halte à La Ferté-sous-Jouarre où il y avait la fête de la moto. Les participants viennent de toute l’Ile-de-France et ses proches environs » explique le président, Thierry Fontaine, 52 ans. Son association regroupe les amateurs de voitures sportives des années 1970 à 2000 afin de participer à différents défilés, expositions et rassemblements et sauvegarder ainsi le patrimoine automobile ancien. La manifestation bénéficiait du soutien de la ville de Lagny et de plusieurs sponsors privés. Le club LVS77 organise un rassemblement libre tous les 3e samedi de chaque mois, de 10 h à 12 h, sur le quai de la Gourdine, dans le centre-ville de Lagny.  

    Rock et 3D

    Photo 3Ambiance assurée dimanche après-midi grâce au groupe Seven-Days.

    Les visiteurs ont pu se restaurer au stand tenu par l’association et écouter, durant l’après-midi, la musique de Seven-Days, un groupe pop-rock seine-et-marnais. Parmi les exposants, Laurent Berthellemy, de la société nocéenne Cad4Print, faisait une démonstration avec son imprimante 3D. Il s’agissait en l’occurrence de refabriquer des pièces pour les voitures anciennes. « C’est l’avenir. Aujourd’hui, j’ai 80 % de clients professionnels qui veulent faire du prototype. On peut tout faire et l’on n’a plus besoin d’usiner dans des matériaux, comme l’aluminium. Le temps de réaction est très rapide et le coût extrêmement bas » explique Laurent qui est lui-même possesseur d’une voiture de collection. « J’ai certaines pièces sur ma Corvette que j’ai fabriquées sur mesure et je participe à cet événement à double titre, comme professionnel et collectionneur ».

    Un rêve d’adolescent

    Photo 5Des rencontres et des échanges autour d’une passion commune.

    Photo 6Damien devant sa Ford Fiesta S de 2000.

    Damien, 34 ans, est venu de Fontenay-Trésigny au volant de sa Ford Fiesta S, année 2000. « Je la conserve amoureusement car c’est un rêve d’adolescent. Quand j’ai eu les moyens, je suis tombé sur une annonce. Le 30 décembre, j’allais la voir et le 2 janvier 2009, elle était chez moi. Elle est rare car il y a eu moins de 500 exemplaires en France. Pas vraiment ancienne, pas vraiment moderne, c’est en fait un modèle de fin de carrière, en même  temps que sa mécanique a servi à inaugurer les nouvelles voitures Ford ». Damien envisage de s’offrir une BMW série 8. Mais deux voitures de collection, en plus de ses trois voitures d’usage, lui posent un petit problème de place.   

    S.Moroy 

    www.lvs77.onlc.fr