Catégorie : 18 Chroniques de Serge

  • Le sac à dos de Pierre Cajelot

    Précy-sur-Marne ► Voyage

    Pierre cajelot - Copie
    Pierre Cajelot a publié son premier livre, ‘’Mondes parallèles’’. Vous n’y trouverez pas de photos de couchers de soleil sur les gratte-ciel new yorkais ou la baie d’Halong, mais le témoignage pur et dur d’un globe-trotter sur le développement personnel par le voyage.

    Concilier deux mondes

    Pierre Cajelot, 30 ans, est Mosellan d’origine. Il réside depuis six ans en Seine-et-Marne, plus précisément à Précy-sur-Marne depuis 2015. Son métier est de construire et entretenir des terrains de sport. Mais le voyage reste sa grande passion, son monde parallèle, d’où le titre de son ouvrage puisqu’il lui faut concilier les deux aujourd'hui. « J’ai choisi d'autoproduire mon livre pour être sûr de pouvoir y retracer mes expériences, dont certaines sont parfois très dures, et ne pas avoir les mains liées avec un éditeur ».

    Pour guérir de ses blessures

    « A l’âge de six ans, j’étais déjà un grand rêveur et j’aimais regarder les cartes de géographie » glisse Pierre. Il voyage d’abord avec ses parents avant de se lancer en 2011, seul avec son sac à dos et pendant quatre mois, sur les routes de l’Amérique du Sud.

    De tous ses voyages accomplis par la suite, il en tire un autre regard sur le monde. « En découvrant d’autres cultures, j’ai appris aussi à me connaître moi-même. Ce livre était aussi pour moi une thérapie nécessaire afin de me permettre de guérir de mes blessures ».

    Par pudeur, l’auteur n’en dira pas plus mais, outre la fin d’une belle histoire d’amour, on perçoit une souffrance sur l’indifférence de ses contemporains quant aux problèmes de la planète. « Il y a vraiment une transition à mettre en place. Le virage est à faire maintenant voire dans les cinq ans, sinon il sera trop tard » admet Pierre, qui a suivi avec beaucoup d’attention la Cop21.

    Un homme de défi

    Outre le développement personnel qu’il a entrepris, Pierre est un sportif de haut niveau (cyclisme et arts martiaux). Dans ses pérégrinations, il recherche systématiquement l’extrême et la difficulté car « c’est dans ces moments-là que l’on se construit». Il reconnaît d'ailleurs que ses plus belles expériences sont celles où il en a le plus bavé.

    Sortir des sentiers battus

    L’auteur précyen entend militer activement pour un monde plus juste et solidaire. Aussi propose-t-il également une conférence gesticulée. Il s’agit d’une forme scénique mêlant témoignage et audioviuel. « Dans cette démarche, il y a forcément une connotation sociale, politique et économique. J’arrive sur scène avec mon sac à dos en chantant l’hymne du Kilimandjaro. Ensuite, je raconte ce qu’est le voyage hors des sentiers battus en glissant des sujets d’actualité, comme les migrants, le bio-mimétisme… »

    Méditer avec des moines

    C'était inévitable : Pierre prépare à nouveau son sac à dos. Il partira samedi 3 décembre pour un mois en Thaïlande, au Cambodge et à Singapour. « L’idée est de revoir des anciens amis, mais surtout d’accomplir une retraite d’une semaine dans un temple bouddhiste pour étudier cette philosophie et cette sagesse qu’ils ont en eux ».

    Le globe-trotter tente de se résumer dans un sourire : « En fait, mon bonheur, c’est de courir après le bonheur ».

    Livre de Pierre Cajelot
    ‘’Mondes parallèles’’, 98 pages, est disponible au prix de 15 euros sur le site de Pierre. Sur chaque vente, un euro est reversé à Macha’k Wayra, une association qui aide un petit village bolivien situé sur les hauts plateaux de la Cordillère des Andes. S. Moroy

    www.pierreenvadrouille.com

  • Villevaudé… Demain a lancé, samedi 26 novembre, l’opération « adoptons des poules »

    Villevaudé ► Adopter une poule pour réduire ses déchets

    Villevaudé - adoptons des poules 2

    Mathilde 1 - Copie
    Dans le cadre de la semaine européenne de réduction des déchets initiée par l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), l’association Villevaudé… Demain a lancé, samedi 26 novembre, l’opération « adoptons des poules » avec la CCPMF (Communauté de communes Plaines et Monts de France) qui en propose gratuitement.

    Pourquoi adopter une poule ?

    Une poule peut manger jusqu’à 150 kg de déchets organiques et pondre, selon les races, 260  œufs par an. De plus, son fumier, constitué par le mélange de litière et d’excréments, est un excellent engrais naturel. Après une petite information sur le gallinacé assurée au Mille-club, 34 familles sont reparties avec deux poules pondeuses chacune, de couleur rousse (race shaver), âgées de 18 semaines et vaccinées. Venue avec ses grands-parents, Mathilde, 7 ans et demi, a déjà baptisé les deux siennes. « Elles s’appelleront Mathilde et Emma, le prénom de ma sœur ».

    Les bons conseils de l’éleveur

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    Olivier


    « Les poules ont besoin de 15 % de protéines. Il faut toujours leur donner des graines, mais surtout des déchets. Plus vous leur donnerez de déchets et moins elles mangeront de graines » a précisé Raphaël Paquet, employé de l’élevage François-Dano, aviculteur à Villemareuil. « Elles n’aiment pas le froid, les grosses chaleurs et l’humidité. Elles peuvent vivre dehors, bien sûr, mais évitez surtout les courants d’air dans leur abri car une poule peut s’enrhumer » ajoute Raphaël. Pour les vermifuger, il préconise de mettre, une fois par mois, une cuillère à café de vinaigre pour 5 litres d’eau minimum. Graines et eau toujours à disposition seront, si possible, suspendues pour éviter d’attirer les rongeurs.

    Les vertus du compost

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    Distribution de poules, mais aussi de compost issus des déchets verts récoltés sur l’ensemble du territoire de la CCPMF. L’engrais naturel,provenait de la plateforme de traitement du SMITOM basée à Monthyon. « Le compost est un fertilisant naturel. 10 kg de compost valent 100 kg de fumier. A l’automne, on l’utilisera pour amender la terre » a expliqué Jérôme Papegaye, ambassadeur de tri à la CCPMF.

    Faire son compost soi-même

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    Jérôme proposait également un composteur plastique gratuit, moyennant l’inscription à une petite formation qui sera dispensée ultérieurement. Le compostage permet d’alléger en moyenne de 30 % le poids des ordures ménagères, d’améliorer la fertilité du  sol et de produire un amendement naturel, économisant ainsi l’engrais. On peut y mettre des épluchures de légumes fruits, coquilles d’œufs, marc de café et sachets de thé, feuilles mortes, plantes vertes et fleurs fanées, gazon sec, tailles de haie, essuie-tout, cendres de bois. A éviter viande, poisson, os, charbon et matériaux non organiques (plastique,  verre, métal, gros branchages, herbes grainées, coquillages).

    Sensibiliser par tous les moyens

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    « L’association Villevaudé… demain a été créée en 2004, suite à la problématique des carrières. Nous avons lancé de nombreuses actions pour la défense de l’environnement et privilégions également la sensibilisation, comme par exemple cette opération d’adoption de poules que nous reconduisons tous les deux ans »  confie Marie-Françoise Pian, présidente de l’association.

    A titre informatif, elle conseille deux films sortis récemment : ‘’Demain’’, qui aborde des solutions alternatives au niveau mondial et ‘’Qu’est-ce qu’on attend ?’’, film de Marie-Monique Robin. Ce dernier évoque un petit village alsacien engagé dans une démarche de transition vers l’après-pétrole pour réduire son empreinte écologique. « C’est un excellent exemple concret de ce qui peut être réalisé localement » poursuit-elle. S. Moroy

    www.cc-pmf.fr

    www.villevaude-demain.com

  • Les scouts et guides de France ont commémoré les 80 ans de la croix Péguy à Villeroy

    Les scouts et guides de France, groupes  de Meaux et Melun, ont célébré, vendredi 11 novembre, le 80e anniversaire de la croix Péguy qui se dresse à l’angle de l'intersection de la  D129 et D27, à Villeroy.

    Villeroy - Croix Péguy nov 2016 - 1 La grande tombe de Villeroy, sur la route de Chauconin-Neufmontiers, où gisent le lieutenant Péguy et ses camarades tués sur le champ de bataille.

    C’est en effet le 11 novembre 1936, jour pour jour, que le monument a été érigé grâce à l’initiative de Paul Doncœur. Le prêtre, qui était aumônier militaire lors de la Grande Guerre, a mobilisé son entourage pour financer le monument, requérant l’aide des scouts.

    Sur le lieu du départ de l’attaque

    Située à l'origine près de la nécropole (ou grande tombe de Villeroy), la croix a ensuite été déplacée en 1988 sur le territoire de Villeroy, à l’endroit même du départ de l’attaque du 5e bataillon du 276e régiment d’infanterie (RI) qui est intervenu pour la première bataille de la Marne.

    Villeroy - Croix Péguy nov 2016 - 3En haut de la croix Péguy, la petite Espérance qui se penche sur une rose.

    En haut de la croix figure une sculpture de la petite Espérance, signée Henri Charlier. Au pied, un poème de Charles Péguy : Heureux sont ceux qui sont morts dans les grandes batailles, couchés dessus le sol à la face de Dieu, heureux ceux qui sont morts pour leur âtre et leur feu, et les pauvres honneurs des maisons paternelles.

    Croire en quelque chose

    « Il n’y a pas d’imagination sans mémoire et on ne naît pas de rien. On est toujours, quelque part, des héritiers. Aujourd’hui, compagnons, pionniers, caravelles, scouts et guides, vous mettez vos pas dans ceux de vos pères. Et je souhaite que, dans 80 ans, d’autres mettent leurs pas dans les vôtres : dans ce que vous aurez fait, dit ou accompli, dans ce qui aura été vos causes parce qu’il faut que vous ayez des causes, des idéaux. Travaillez à ce qui peut élever l’homme au-dessus de lui-même et soyez des artisans de résurrection et de paix » a déclaré Benoît Vandeputte, aumônier général des scouts et guides de France.

    Pèlerinage annuel

    Villeroy - Croix Péguy nov 2016 - 10Odile Giraud-Péguy s’entretient avec Daniel Clément, membre de l’association Villeroy musée 14-18 et président de la SHCE (Société d’histoire de Claye et ses environs).

    Parmi la quarantaine de participants se trouvait Odile Giraud-Péguy. La petite fille de l’écrivain connaît bien les lieux puisqu'elle vient, chaque année, se recueillir sur la tombe de son aïeul. Elle réside à Antony (Hauts-de-Seine), non loin de Bourg-la-Reine où Charles Péguy a habité la dernière année de sa vie.  « C'est une cérémonie vraiment très émouvante. Mon père n’a pas connu son père pour la simple raison que lorsque mon grand-père est parti à la guerre, ma grand-mère était enceinte ».

    Au patrimoine de l'Unesco

    En septembre 2015, la commune avait inauguré le parcours Charles-Péguy (3 km). Un autre événement honorera prochainement le petit village briard. « Un dossier va être déposé en janvier pour inscrire des lieux de mémoire sur la Grande Guerre (96 en France, 45 en Belgique) au patrimoine mondial de l’Unesco. Pour la Seine-et-Marne, c’est la grande tombe de Villeroy qui a été sélectionnée » précise Natalie Mailliard, trésorière de l’association Musée 14-18 de Villeroy.

    Un petit musée pour une grande passion

    Villeroy - Croix Péguy nov 2016 - 14Bruno Beltramelli, prêtre du secteur pastoral d’Esbly, derrière la table d’orientation des lieux de la bataille de la Marne.  

    Villeroy - Croix Péguy nov 2016 - 2Devant la nécropole, Raymond Pezant, historien meldois et spécialiste de la bataille de la Marne, raconte la grande bataille de la Marne aux scouts.

    « Le 5 septembre 1914, la bataille de la Marne a commencé à 12 h 30 et a fait 1 400 morts, rien que ce jour-là. Vu le nombre des blessés, le service de santé des armées a vite été débordé. Les premiers soins ont été prodigués dans l'église de Villeroy où les médecins opéraient souvent sur l'autel-même et sans anesthésie. Charles Péguy repose dans la nécropole érigée en 1932, au bord de  la route de Chauconin, avec 132 de ses camarades » précise Philippe Braquet.

    Villeroy - Croix Péguy nov 2016 - 5uelques habitants sont venus rejoindre les scouts pour se recueillir devant la croix.

    Villeroy - Croix Péguy nov 2016 - 6 « Chaque pays à l’époque était patriote, parfois jusqu’au nationalisme. Le nationalisme, c’est la guerre ; la patrie, c’est la fraternité » a déclaré Benoît Vandeputte.

    Villeroy - Croix Péguy nov 2016 - 9Les scouts ont déposé des chrysanthèmes

    Villeroy - Croix Péguy nov 2016 - 8Rémy, compagnon scout, a déposé une gerbe de fleurs blanches et vertes, respectivement couleurs de la paix et de l’espérance.

    Villeroy - Croix Péguy nov 2016 - 7 Julien Proffit, conseiller régional Ile-de-France, entre Daniel Froger, maire de Villeroy, et Daniel Clément qui a relaté l’histoire de la croix Péguy.

    Âgé de 45 ans, le passionné d’Histoire et président de l’association gère le petit musée ouvert en août 2004. « Chaque Français avait entendu parler de l'effroyable bataille, pour autant il n’y avait rien dans le secteur pour la rappeler. Daniel Froger, maire du village, nous a soutenus, trouvant intéressante l'idée de créer un musée » poursuit-il.

    Villeroy - Croix Péguy nov 2016 - 13Les hommes du 276e RI étaient des réservistes, âgés de 24 à 35 ans, pour la plupart originaires de la région de Meaux et natifs de Villeroy, Iverny, Claye-Souilly.

    Villeroy - Croix Péguy nov 2016 - 11 On peut voir également un infirmier français soignant un soldat allemand. A droite, la cantine militaire de Charles Péguy.

    Villeroy - Croix Péguy nov 2016 - 12 Au musée 14-18 de Villeroy, un mannequin de Charles Péguy à sa table de travail.

    Au rez-de-chaussée est exposée une collection impressionnante d’objets militaires découverts dans les champs alentour par Philippe et son père lors de fouilles. Ce dernier est décédé en 2004, peu avant l'inauguration du musée.

    Certains objets, rares, voire uniques, témoignent de la vie des soldats et de l'enfer des tranchées. Au premier étage, c’est la bataille du 5 septembre qui est retracée à l’aide d’une maquette géante mais aussi d’objets personnels. Quelques-uns appartenaient au lieutenant Péguy, sa famille les ayant donnés au musée : képi, épaulettes, cantine.

    La fin tragique de Charles Péguy

    Bien qu’âgé de 41 ans et dispensé des obligations militaires, Charles Péguy a répondu à l’appel des armes qui a mobilisé huit millions de soldats en France. Il a quitté les siens, déclarant : « Je pars en soldat de la République pour le désarmement général et la dernière des guerres ». Le 2 août 1914, il a été affecté à la 19e compagnie du 276e RI comme lieutenant. Le 5 septembre, à 17 heures, son régiment, au départ de la route d’Iverny-Chauconin, s’est élancé à travers champs. Sa mission était d’enlever les hauteurs de Penchard et Monthyon, tenues par les Allemands, afin de couvrir la retraite de la brigade marocaine. Dès le début de l’assaut, le lieutenant Péguy, à la tête de sa section, a été tué net d’une balle en plein front. S.Moroy

    L'entrée du musée Charles-Péguy est gratuite. Il se visite sur rendez-vous 

    museedevilleroy@yahoo.fr – Tél : 01 60 61 03 97.

  • Francis Huster fait revivre Molière sur scène

    Francis Huster fait revivre Molière sur scène

    Francis Huster s’est produit dimanche 6 novembre devant quelque 170 personnes réunies salle Coluche à Compans. Il leur a donné la première représentation de son nouveau spectacle ‘’De Molière à Beethoven, la passion’’, avec la complicité du pianiste Elio Di Tanna.

    La langue de Molière en danger

    Compans Huster 4
    « Tout à l’heure, en me baladant parmi vous, j’étais en colère car j’ai constaté que la salle ne compte que six jeunes de 12 à 15 ans. Je n’ai pas de mots assez forts pour condamner les minables qui, depuis la disparition de la grande époque (Malraux, Jack Lang…), ont totalement laissé le pays dans la boue alors que c’est celui de la langue de Molière. C’est honteux ! Combien vont à l’Opéra, au théâtre, ont vu Le Misanthrope ou Le Cid ? » 
    lance Francis Huster. « Cet après-midi, c’est Beethoven qui va jouer et c’est Molière qui va s’exprimer. Vous allez entendre l’âme du cœur, avec un piano et un virtuose. Ce n’est pas une histoire d’éducation et, quand on entend ça, on ne peut pas être un terroriste ou une ordure » poursuit-il, remonté.

    Mentir pour raison d’État

    Molière a présenté sa première pièce, L'Etourdi, en 1655. Il a défié le pouvoir royal, le clergé et la toute-puissance des médecins. Pour ces raisons, il a été empoisonné en 1673 lors de sa représentation du Malade imaginaire. Après la création en 1680 de la Comédie Française, "sa maison", on aurait rédigé sa biographie où tout aurait été sciemment déformé. « Ce qu’on a raconté sur la vie de Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière, est un scandale qui dure depuis quatre siècles. Je vais vous dire des vérités, et probablement neuf sur dix de celles-ci vont vous sidérer. Comment a-t-on pu mentir à ce point sur Molière ? La réponse est très simple : c’est une raison d’État » poursuit l’ancien sociétaire de la Comédie française.

    Réhabiliter son génie

    La réhabilitation sur scène du grand auteur n’intervient qu’à partir de 1920. On la doit à des compagnies de théâtre comme celles de Louis Jouvet, Jean-Louis Barrault et Jean Vilar. « Il était grand temps que l’on découvre enfin sa vraie vie et le sens profond de son œuvre. Molière est irremplaçable, il a redonné le théâtre aux hommes ». Tartuffe reste sa pièce la plus célèbre, celle qui est la plus jouée en France mais aussi dans le monde.

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    Dimanche, la sonate au clair de lune, la 6e symphonie pastorale, ou encore l’Appassionata, morceaux choisis dans l’œuvre prolifique de Beethoven, un autre grand génie, étaient interprétées au piano par Elio Di tanna. Elles ont ponctué à souhait les périodes tumultueuses de la vie de l’illustre comédien de Louis XIV relatées par Francis Huster.

    Fidèle en amitié

    « C’est la troisième fois que Francis Huster vient se produire à Compans où il avait d’ailleurs rôdé l’un de ses spectacles. Une belle histoire d’amitié lie donc le comédien et notre village » glisse Jean-Pierre Bernet, adjoint au maire pour les fêtes et cérémonies.

    Compans Huster 1Françoise Piazza présente son livre sur Francis Huster à Joël Marion, maire de Compans.

    Françoise Piazza, venue de l'Oise, près de Pierrefonds, auteur de "Francis Huster, passeur de rêves", dédicaçait à l’entrée de la salle son livre publié en 2015. « Ce n’est pas une biographie, mais plutôt un portrait subjectif réalisé à partir des témoignages de sa famille et des comédiens qui ont travaillé avec lui. Outre son contenu fouillé, l’ouvrage bénéficie d’une iconographie riche avec, bien sûr, sa participation personnelle car il avait apprécié mes précédents livres sur Juliette Gréco, Petula Clark et Silvia Monfort ». Attirée par le théâtre et la chanson, elle songe à écrire un ouvrage sur la Comédie française, au travers les témoignages de Martine Chevallier, sa doyenne, ainsi qu’une biographie sur Jacques Perrin. Moroy

  • Thomas Dutronc a invoqué les « Esprits manouches »

    Thomas Dutronc a invoqué les « Esprits manouches »

    Dutronc 2Thomas Dutronc et son quartet de jazz manouche

    Thomas Dutronc a fait salle comble, samedi 5 novembre, au centre culturel Jacques-Prévert de Villeparisis. Avec la complicité de son quartet, il a de nouveau invoqué les "Esprits manouches", titre de son concert qui mêle jazz manouche et chanson française, captivant 650 personnes.

    Dutronc 1

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    Villepa - concert T. Dutronc
    Thomas Dutronc marche sur les pas de son idole, Django Reinhardt (1910-1953), avec un bonheur rayonnant et une élégance nonchalante. D'ailleurs, tout comme le guitariste phare pour les joueurs de jazz manouche, Thomas Dutronc manie l'instrument avec brio sur ses paroles tout aussi marquantes, accompagné pas ses musiciens, également virtuoses purs et durs du banjo, du violon et de la contrebasse.

    Le jazz à fleur de peau

    Samedi soir, la victoire était aisée pour l’artiste tant le public était déjà totalement acquis à sa cause avant même les premières notes du concert.

    Patrice, un Mitryen de 54 ans venu assister au concert avec son épouse, confie : « Je suis fan de jazz manouche, une musique réellement magique ! Selon moi, Thomas incarne ce qui se fait de mieux dans le genre à l’heure actuelle, avec ce talent inouï et rare de savoir l’accorder dans la gamme subtile des émotions ». Rêverie, humour, fantaisie, amitié et révolte, alcool et fumée de cabaret parisien (Le film "Les Triplettes de Belleville" n'était pas loin), le décor était campé et le charme a opéré, conforté par les tubes du chanteur : J’aime plus Paris, Allongés dans l’herbe, Qui je suis, Une nuit avec…

    Une voix qui fait vibrer

    Ugo
    Révélé par le concours Tahiti espoir guitare 2015, Ugo, 18 ans, a fait la première partie du spectacle de Thomas Dutronc. Son premier single va sortir prochainement. « J’ai passé quatre ans à Tahiti, une île superbe, et j’espère que mes chansons vont vous faire voyager quelques instants » a-t-il déclaré au public francilien qui l'a découvert. S.Moroy

  • Fête de la châtaigne et du coing à Jossigny

    Fête de la châtaigne et du coing à Jossigny

    Une initiative de bon goût Fêter la châtaigne et le coing, deux fruits de saison, mais aussi organiser un marché des produits du terroir au château de Jossigny.

    Jossigny 1Le château de Jossigny offrait un cadre propice à cette première édition de la fête de la châtaigne et du coing.

    Telle était, dimanche 16 octobre, l’initiative proposée par le CMN (Centre des monuments nationaux) qui gère le château construit au milieu XVIIIe siècle. Un marché alimentaire des produits seine-et-marnais, avec dégustation de châtaignes grillées, soupe bio, crêpes, compote de coing… Le programme avait de quoi allécher les visiteurs qui sont venus nombreux, encouragés par le soleil.

    Crêpe à la farine de châtaigne

    Jossigny 17Les crêpes à la farine de châtaigne de Franck Nanguy, tout un art pour le plaisir du palais.

    Peu d’entre eux ont résisté aux délicieuses crêpes à la farine de châtaigne préparées devant eux par Franck Nanguy. « Les enfants ont la priorité » a dû plusieurs fois prévenir le cuisinier derrière son stand où l’on s’est bousculé. Ses crêpes pouvaient être accompagnées de miel ou de compote de coing. « La recette est très simple. Elle comprend 3 œufs, 200 grammes de farine de blé banche type 65, à laquelle j’ai ajouté 50 grammes de farine de châtaigne. Il y a 65 cl de lait, 10 cl de bière, 35 grammes de beurre doux, 3 grammes de sel et une belle gousse de vanille Bourbon. Il faut laisser reposer au moins trois heures car la préparation est très liquide et il est nécessaire de laisser aux grains d’amidon le temps de gonfler pour obtenir une belle pâte » détaille Franck.

    L’art est naturel

    Dehors, une table couverte de légumes d’automne variés. « Notre but est de sensibiliser tous les publics à l’environnement et à la nature, mais par l’art. Nous mettons en scène des légumes et fruits de saison allant de la courge au poireau, en passant par la carotte au poivron. Tous ces produits sont issus du territoire. Nous proposerons ensuite aux visiteurs un atelier pour réaliser une sculpture en argile, en s’inspirant des formes exposées » explique Barbara Blossfeld, présidente de La paume de terre, association créée en 2005 et basée à Lognes. 

    Tous à la soupe

    Jossigny 2Outre la châtaigne et le coing, les légumes d’automne étaient également à l’honneur.

    Jossigny 5Véronique vérifie la cuisson de la soupe au fenouil, pommes de terre, carottes.

    Jossigny 15Distribution de bols aux visiteurs qui font la queue pour goûter la soupe bio 0 déchets.

    Des légumes fournis par Biocoop ont permis de faire une soupe qui a été distribuée aux visiteurs. « Nous avons récupéré des légumes et allons préparer deux soupes. La soupe pop, c’est un peu la marque de fabrique de notre association qui entend lutter contre le gaspillage alimentaire » renchérit Barbara. « C’est un potage à base de fenouil, pommes de terre, carottes, ail, sel et poivre. On a ajouté deux ou trois betteraves pour colorer un peu. C’est une grande première » complète Véronique Gaillard. « Je trouve qu’elle est bonne. En plus, ce sont des légumes bio » commente Monique, venue de Champs-sur-Marne avec Jérôme, son époux. Françoise, amie de Monique, remarque « qu’elle est faite avec de meilleurs légumes que ceux que l’on trouve dans le commerce ». Jérôme s’avère être un juge impartial puisqu’il n’apprécie pas spécialement la soupe. « J’avoue que celle-ci a un certain fumet. C’est agréable et l’on sent bien le goût des légumes ». La seconde soupe était à base de courge-banane, une ancienne cucurbitacée méconnue qui a été fournie par une maraîchère de Lesches. Pour celle-ci aussi, les visiteurs ont fait la queue pour la déguster.

    Jossigny 9Le stand de Karen Jovené, productrice de safran à Donnemarie-Dontilly.

    Jossigny 18Apprécier les saveurs du radis noir et du radis rouge, avec un brin de sel. 

    Le miel de Jossigny

    Jossigny 3Rémi et Nicolas Martin, apiculteurs par passion.

    Rémi et Nicolas Martin, 30 et 32 ans, sont deux frères apiculteurs récoltants à Lagny-sur-Marne. Ils gèrent les cinq ruches du parc de Jossigny et vendaient le miel récolté, soit une centaine de kilos. « Il y a un miel d’été et un miel de forêt, un peu plus corsé, provenant des châtaigniers du parc du château » précise Rémy.

    Jossigny 4Le miel de Jossigny récolté par les frères Martin était proposé à la vente.

    Leur miel a obtenu le label Cervia Paris Ile-de-France, une garantie de proximité pour les restaurateurs franciliens. « Notre grand-père avait des ruches dans un verger à Thorigny-sur-Marne. Il les avait installées pour éviter qu’on lui vole ses noix et ses pommes et, enfants, nous étions fascinés. Aujourd’hui, nous avons une cinquantaine de ruches et c’est une activité que l’on pratique depuis six ans, en plus de nos métiers respectifs » explique Rémi.

    Des pommes, des poires et du goût.

    Jossigny 12Le stand des croqueurs de pommes a connu un vif succès durant toute la journée de dimanche.

    Du miel de Jossigny, mais aussi des pommes grâce à l’association des croqueurs de pommes Brie-Gâtinais qui présentait sur son stand plusieurs variétés (Nationale, Jubilé, Barré à grappes ou Mauperthuis, Melrose, Fleuritard), mais aussi des poires (Louise-Bonne, Passe-crassane, Jeanne-d’Arc, Comtesse de Paris). « L’association dénombre 8000 membres répartis dans 65 sections locales. La nôtre a été créée en 1988 et compte 160 adhérents. La production intensive, imposée par la grande distribution, limite le choix à quelques variétés de fruits. Or, dans nos campagnes seine-et-marnaises, il y a des centaines de pommiers, poiriers et pruniers. C’est une richesse, dont on n’a pas conscience » souligne Pascal Papelard, son président. 

    Le vin de Marne-et-Gondoire

    Jossigny 10Le stand des vignerons des coteaux de la Brosse était tenu par Franck Panigada et Régis Guérin.

    Jossigny 11Franck propose la dégustation d’un vin rouge cuvée 2015 qui a macéré cinq jours. Les tanins ont pratiquement fondu suite au procédé de décantation.

    « Nous sommes une association de Marne-et-Gondoire et la vigne se situe à Bussy-Saint-Georges. On s’est basé sur le plateau géologique de la Marne et de la Champagne. Il s’agit d’une production artisanale qui comprend 2000 pieds de vigne. C’est un cépage deux-tiers Chardonnay (blanc) et un tiers Pinot noir (rouge) » explique Franck Panigada, président-fondateur des Coteaux de la Brosse. Créée en 2002, l’association compte aujourd’hui 65 adhérents. « Dans le rouge, on a des fortunes un peu diverses car la météo n’a pas été très clémente. En revanche, le blanc a beaucoup de caractéristiques du Chardonnay et l’on en est très satisfait de la cuvée 2015 que l’on a mise en fût de chêne » poursuit Franck. Les viticulteurs amateurs procèdent à toutes les étapes de fabrication, sauf la mise en bouchon qui s’effectue à la coopérative d’Epernay (Marne) par manque d’équipement approprié.

    Jossigny 8L’initiative du Centre des monuments nationaux mettait à l’honneur les produits et savoir-faire des commerçants locaux.

    Jossigny 13Belle affluence également devant les produits Ganot, la plus ancienne fromagerie de la Brie, à Jouarre.

    La prochaine manifestation organisée par La paume de terre, avec le concours de Trois moulins-habitat, bailleur social, sera la première édition de la fête de l’orange. Elle se déroulera samedi 22 octobre à 12 h au carré de la Biche, dans la résidence des deux parcs à Noisiel. Au programme, et toujours sous le signe de la récupération et des savoir-faire : préparation de soupes, jeux, réparation de vélos, grafitéria (échange de produits et services gratuits), atelier couture et poterie jardinage. S. Moroy  

  • Salon du chocolat : un salon très craquant

    Salon du chocolat : un salon très craquant

    Claye-Souilly

    Hors de question pour les gourmets et gourmands de louper le salon du chocolat qui s’est tenu au gymnase des Tourelles, durant le week-end du 8 octobre. Un rendez-vous incontournable qui en a fait craquer plus d’un.

    « 2016 est un bon cru puisque, pour cette 7e édition, nous avons treize chocolatiers, un apiculteur et un biscuitier » précise Julien Boussange, adjoint municipal et coordinateur de l’événement, avec Michel Minotte, président de la Société des fêtes de la Ville, organisatrice du salon. Certains exposants sont venus de loin et la plupart ont été primés au salon du chocolat de Paris, voire même d’un titre prestigieux, tel Mickaël Azouz, de Vesoul (Saône-et-Loire), champion du monde 1989.

    Cuillères et roses en chocolat

    Claye 13Le bouquet de roses en chocolat réalisé par Cédric Tostain pour la Saint-Valentin 2015. Devant son succès, l’artisan a décidé d’en faire un produit permanent

    Beaucoup plus proche, Cédric Tostain, 34 ans, chocolatier clayois, qui s’est installé en 2012 avenue Jean-Jaurès. « J’ai travaillé douze ans chez un grand chocolatier parisien. Je n’utilise que des produits de première qualité et une teneur de 70 % en cacao. Cette année, parmi mes nouveautés, j’ai un praliné aux pistaches. Elles sont caramélisées et broyées très finement, avant d’être mélangées avec du chocolat ». Cédric aime particulièrement travailler les objets : montre, sac, Smartphone, crayons de couleurs, bouquet de roses… « Je fais aussi des cuillères que l’on peut mélanger dans le chocolat chaud. La cuillère fond, donc pas besoin de faire la vaisselle » s’amuse le chocolatier.

    Bon et bio à la fois

    Claye 9    Antoine et Jessica derrière leur stand de chocolat 100 % bio, Cœur de choc.

    Antoine Marchon et Jessica Daugeron sont venus de Montigny-sur-Loing avec leur chocolat pur beurre cacao, présenté sous forme de plaquettes fines. Un produit naturel, garanti sans lécithine, gluten, arôme ou conservateur, qui a obtenu le label Ecocert (certification des produits issus de l’agriculture biologique). « Nous avons créé notre société, Cœur de choc, en début d’année. Elle succède à LN-Création, entreprise fondée par ma mère qui avait élaboré quatorze recettes. Nous utilisons exclusivement du chocolat 100 % bio provenant de la République Dominicaine via le commerce équitable, car nous sommes très respectueux des produits et de la planète » explique Antoine.

    Quand l’Histoire se déguste

    Claye 14                 Jérôme Lepinay et l’une de ses spécialités, Les pavés de Lagny.

    Jérôme Lepinay, 43 ans, chocolatier à Lagny-sur-Marne depuis dix-sept ans, est à l’origine de la création du salon du chocolat clayois. Sur son étal, l’une de ses spécialités : Les pavés de Lagny. « C’est en fait un rocher revisité, c’est-à-dire un praliné amande-noisette, avec des écorces d’orange et une pointe de gingembre ». La boîte affiche une belle lithographie sur la fontaine du centre-ville. « A l’intérieur de la boîte, j’ai retracé, à ma façon, l’histoire de la ville. Lagny est une cité historique, qui a son cachet, et j’avais à cœur de le représenter sur mon produit » justifie Jérôme.

    Tombée dedans toute petite

    La chambre des métiers et de l’artisanat de Seine-et-Marne informait ses visiteurs sur les métiers de pâtissier via ses trois centres CFA (Centre de formation en alternance) de Meaux, Melun et Saint-Germain-en-Laval. L’IMA du pays de Meaux a ouvert ses portes en septembre 2015 et se veut un pôle d’excellence professionnelle. Astrid Quiban, 17 ans, y suit une formation alternée en 2e année, option pâtisserie. « Mon père est boulanger-pâtissier. Après le CAP, j’aimerais faire une mention dans le chocolat, la confiserie et la glace ».

    Claye 11Julien Boussange et Michel Minotte admirent la sculpture en chocolat réalisée par Béatrice Blot, professeur à l’IMA de Meaux.

    Claye 12Thomas donne des conseils à Astrid pour la décoration de son œuf. Tout est à base de chocolat.

    Cette année, le pôle alimentation du CFA connaît un vif engouement auprès des jeunes. « C’est la rançon des émissions culinaires que l’on voit à la télévision. On explique aux apprentis qu’il est important de continuer à se professionnaliser après le CAP. Cela leur apporte bien sûr un perfectionnement dans le métier, mais aussi des atouts supplémentaires qui leur permettront de pouvoir prétendre à plusieurs postes au sein de l’entreprise » complète Thomas Buvat, formateur en boulangerie à l’IMA de Meaux

    Apprendre à pâtisser

    Mais le stand qui a connu le plus de succès était celui de Corine Alaga, ancienne pâtissière qui a exercé pendant onze ans, avant de créer en 2011 sa société de cours à Provins : Les tabliers gourmands. 

    Claye 5

    Claye 7     A la fin de l’atelier, les enfants ont tous reçu un diplôme d’apprenti chocolatier.

    Les enfants ont revêtu toque et tablier blancs pour participer aux douze ateliers de trente minutes, animés par Corinne durant le week-end. « Le but est de faire travailler les enfants sur la motricité fine. Tout en s’amusant, ils travaillent la matière et la sentent. Ils construisent surtout quelque chose qu’ils vont pouvoir manger puisqu’il s’agit de pâte à sucre, d’amande ou de chocolat, ce qui est d’autant plus sympathique  » commente Corinne, qui dispense des animations culinaires dans les écoles d’Ile-de-France. 

    Mignons à croquer

    Claye 10   Les bijoux d’Arlette n’ont pas laissé indifférent… même s’ils ne se mangeaient pas.

    Autre fantaisie, mais qui ne se mangeait pas, les petits bijoux de la Mitryenne Arlette Chevret, 67 ans, auto-entrepreneuse depuis 2013. « C’est à base de pâte Fimo. Je la travaille, la passe au four et la vernis. Je réalise aussi des bijoux en toutes matières, des modèles uniques, sur demande et pour type d’évènement. Aujourd’hui, c’est évidemment sur le thème du chocolat ». Elle exposera à nouveau ses créations au marché de Noël de Dammartin-en-Goële, dimanche 10 décembre.

    Massage au chocolat

    Claye 8                      Catherine effectuant un massage du dos en cabine

    Mais le chocolat n’est pas réservé uniquement au palais. Il peut également servir à masser le dos, les pieds et les mains. « Le beurre de cacao contient des antioxydants naturels. C’est une matière grasse possédant des vertus nutritives, hydratantes et protectrices. La vitamine E, présente dans le cacao, adoucit aussi la peau » souligne Catherine. La séance durait quinze minutes pour dix euros et la Clayoise, qui exerce depuis six ans, était la seule à pratiquer cette activité relaxante, sur fauteuil ou en cabine pour le massage du dos. 

    Claye 15L’espace détente aménagé pour les visiteurs était décoré d’œuvres des membres de la Palette clayoise, sur le thème du chocolat.

    Prochains événements organisés par la Société des fêtes de Claye-Souilly :

    La bourse aux jouets et aux vêtements, dimanche 30 octobre, de 9 h à 18 h, gymnase des Tilleuls. Tarif exposant : 10 euros le mètre, tables et chaises fournies. Buvette et restauration sur place.

    Inscription par mail :

    societedesfetes.clayesouilly@hotmail.com

    Soirée années 80, vendredi 25 novembre, à partir de 21 h, espace André-Malraux. Ouvert à tous, entrée 10 euros.

  • Le Pin, festival équestre Paribérique

    L’élégance à tout crin

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    Le premier festival équestre Paribérique s’est tenu au parc équestre francilien (Le petit Far West) durant le week-end du 16 septembre. Il s’agit d’un championnat de dressage exclusivement réservé au cheval ibérique, qu’il soit de pure race espagnole ou pur sang lusitanien, c’est-à-dire portugais.

    2« L’engouement pour nos magnifiques chevaux espagnols et portugais est croissant. Si depuis huit ans, les MCI (Masters du cheval ibérique) mettent en valeur nos chevaux en Ile-de-France, il fallait plus encore : créer un véritable événement mêlant équitation sportive et ludique aux portes de Paris. C’est ainsi qu’est né Paribérique. Dans un contexte économique très difficile, particulièrement pour l’élevage, il semblait nécessaire d’offrir une nouvelle dynamique » explique Jean Gouëllo, directeur de Paribérique et président de Cheval-animations, association créée dans l'Yonne en mars 2016. Plusieurs disciplines, comprenant des défilés modèle et allure, figures imposées et reprises libres en musique, ont permis aux nombreux spectateurs d’apprécier la grâce et la beauté des chevaux, tout comme le talent des cavaliers et le port altier de leurs costumes.

    Une discipline récente

    C’est en 1997 que le dressage des chevaux espagnols et portugais a vu le jour dans le sud de la France, grâce à des cavaliers passionnés par ce type de chevaux, leur histoire, leurs aptitudes et leur grande complicité avec l’homme.

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    La compétition, soumise aux mêmes règles que celles de la fédération française et internationale des sports équestres, est évaluée par des juges officiels. « La beauté, la grâce, l’osmose cheval-humain, la virtuosité et la témérité, sont des qualités qui sont prises en compte » poursuit Jean Gouëllo. Serge Moroy

  • Rentrée des associations à Villevaudé

    Rentrée des associations à Villevaudé

    1stands marché.JPG
    Cette année, Villevaudé…demain, association de défense de l’environnement, a innové en lançant, samedi 3 septembre, un concours de confitures amateur. Nombreux ont été ceux qui ont envié les jurés.

    Concours de confiture

    Villevaude9Les  jurés du concours meilleure confiture amateur : Jacques Cocquelet, Valérie Bureau, Sylvie Gilardin et Caroline Léger.

    Villevaude11Les 3 confitures retenues. De gauche à droite les pots n° 10 (fruits rouges mélangés), n° 15 (catégorie création) et n° 2 (fruits de saison).

    Villevaude10Pascal Pian, maire de Villevaudé, ne peut résister à la tentation de goûter les confitures sélectionnées par le jury.

    Seize pots ont été déposés dans la matinée. Les quatre jurés ont mis du temps à départager les lauréats des trois catégories retenues : création, fruits rouges mélangés, fruits de saison. L’aspect, l’odeur, la flaveur (odeur et goût d’un aliment), la texture en bouche, ont été leurs critères d’évaluation. Pour préserver l’anonymat des candidats, les pots étaient numérotés.

    Villevaude13Maïssa, 14 ans, gagnante de la meilleure confiture dans la catégorie création, va recevoir son prix des mains de Valérie Bureau.

    Ce sont les pots n° 15 de Maïssa Chebourou, confiture à base de fraise et de mangue (catégorie création), n° 10 (catégorie fruits rouges mélangés) de Corinne Bernard et n° 2, confiture à base de prunes cupolet (catégorie fruits de saison) d'Annie Delavier, qui ont été finalement sélectionnés. Annie Delavier a reçu un bon d’achat de 30 euros à la serre de Montjay-la-Tour et les deux autres participantes un bon de 20 euros.

    L’idée prend racine

    Une bourse aux plantes était également initiée par l’association Villevaudé… Demain. « C’est notre 5e bourse aux plantes. Le principe est très simple. Il s’agit d’échanger des conseils, des plantes, des graines, des boutures et des astuces. Il y a aussi un marché artisanal avec du miel, des fromages de chèvre, de l’huile d’olive, de la bière du grand Morin, du jus de pomme et cidre briard » précise Marie-Françoise Pian, la présidente.

    Son association se mobilisera dans le cadre de la semaine européenne de la réduction des déchets qui aura lieu du 19 au 27 novembre. « Nous renouvellerons l’opération d'adopter des poules, lancée en 2014 avec la Communauté de communes Plaines et Monts de France, qui propose gratuitement deux poules par foyer. Il y aura aussi une distribution de compost par le SMITOM ». Elle rappelle qu’une poule peut manger jusqu’à 150 kg de déchets organiques par an et pondre 200 œufs dans le même temps.

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    Villevaude3Echange de graines de cucurbitacées, passiflore, encolie, aloe-vera, volubilis, rose trémière. Et parmi les plantes : sauge, plantes grasses, iris jaune et violet, anémone chinoise…

    8 villevaude4Franck Foucher, Villevaudéen de 25 ans, exerce le métier d’apiculteur depuis 5 ans. Il possède plus d’une centaine de ruches.

    Villevaude6Exposition de cidre et jus de pomme de la récolte de Bruno Barré, producteur à Coulommes (près de Meaux).

    Villevaude7Christophe Malizia fait déguster sa bière Grand-Morin, produit 100 % terroir qu’il brasse depuis juin 2014 à Dammartin-sur-Tigeaux. Il a reçu fin 2015 le prix de la créativité (Seine-et-Marne éco-attitude), décerné par la CCI du 77.

    Villevaude5L’association Seine-et-Marne environnement sensibilisait les visiteurs au travers d’une exposition sur le jardinage au naturel.

    Des pinceaux et des bidons

    Tonneaux
    Devant la salle des Merisiers, des bidons métalliques attendaient les enfants. Ils ont pu donner libre cours à leur inspiration en peignant les grands bidons qui, installés sur les chemins de la commune, serviront de poubelles. « Il faut aussi faire le tri et éviter de gaspiller les feuilles car, pour les fabriquer, on coupe les arbres » glisse Auriane, 8 ans. Se sentant subitement une âme de peintre, quelques parents n’ont pas hésité à prendre, eux aussi, un pinceau.

    Associativement vôtre

    Dans la salle des Merisiers, une dizaine de stands a accueilli les visiteurs. Randonnées avec l’association De la Dhuys à l’Ourcq, bien-être et détente avec la pratique du tai-chi-chuan et les disciplines proposées par la FRAV (Familles rurales à Villevaudé) qui embrassent le judo, l’aïkido, les arts plastiques, le baby-gym, la danse (contemporaine, break danse, hip-hop) et le fitness.

    10 aljOn s'inscrit à la zumba avec l'association Loisirs Jeunes

    9 bibLa bibliothèque de la Roseraie

    11 atelierL'Atelier Créatif
    Atelier
    Villevaude12La FRAV
    Villevaude8Démonstration de danse contemporaine de la classe enfants, dirigée par Solena Cheny.

    Exploitation du gypse sur la commune

    PIG 2
    La carrière de Le Pin-Villeparisis alimente en gypse l’usine Placoplatre de Vaujours, premier site mondial de l’industrie plâtrière. Exploitée sur le secteur de Bois-le-Comte, ses réserves s’épuisent. Placoplatre souhaite exploiter en carrière à ciel ouvert les secteurs du Bois Gratuel et des Mazarins, situés à l’est de la carrière actuelle, donc sur Villevaudé. « Les effets néfastes de l’exploitation par tirs de mine, les risques de mouvement de terrain et les incidences sur les milieux naturels n’ont pas été retenus par l’autorité environnementale lors des deux précédentes enquêtes. Elle considère qu’il n’y a pas d’incidences notables sur l’environnement et la santé humaine » regrette Marie-Françoise Pian. Aussi, invite-t-elle les habitants à exprimer leurs avis dans le registre d’enquête publique, tenu en mairie de Villevaudé jusqu’au samedi 1er octobre, sur la mise en conformité du POS (Plan d’occupation des sols) avec le PIG (Plan d’intérêt général) pour exploiter les bois de Gratuel et des Mazarins. S.Moroy

    www.villevaude-demain.com

  • Le Pin, Jean-Paul Véron a raccroché son tablier

    Le Pin, Jean-Paul Véron a raccroché son tablier

    Tranche de vie ► Le boucher prend sa retraite

    Après 51 d’activité, Jean-Paul Véron, 65 ans, a raccroché son tablier samedi 23 juillet. La nouvelle a secoué le village où le boucher était très apprécié.

    81962-1963, classe de CM1 devant la mairie. Jean-Paul est au 2e rang, au centre, chemise à carreaux (il baisse les yeux).

    Une aventure familiale

    Boucher depuis l’âge de 14 ans, Jean-Paul repoussait chaque fois l’échéance. Mais cette fois, l’heure fatidique de la retraite a bel et bien sonné. Il avait repris en 1988 la boutique ouverte en 1947 par son père. En 1999, Philippe, son fils âgé de 18 ans, l’avait rejoint dans l’aventure familiale comme charcutier-traiteur. Une belle complémentarité s’était vite installée entre leurs métiers.  

    Le bon goût de la tradition

    « Nous ne proposions que des pièces de choix labellisées : le boeuf d’Aubrac, l’agneau du Quercy, le porc fermier de Vichy, le veau du limousin élevé sous la mère. Il m’arrivait d’acheter des bêtes de concours à la chair généreuse, plus goûteuse et tendre » souligne Jean-Paul. Car dès qu’il le pouvait, il fréquentait les fêtes agricoles fleurant bon la France, ses coutumes et traditions. Notamment la transhumance, période estivale durant laquelle les bovins sont conduits sur les hauts plateaux de l’Aubrac pour y paître l'herbe grasse. Après avoir reçu leurs prix, ils étaient vendus aux enchères et le boucher en remportait quelques-unes. Il ramenait alors de belles bêtes qui faisaient le bonheur de ses clients pendant trois semaines.

    Le vrai secret

    « Je confectionnais chaque jour des charcuteries à partir de porc fermier. Nos clients raffolaient de notre boudin noir, primé au concours international de charcuterie 2003, de notre fromage de tête, de notre saucisse sèche… Le secret réside dans le choix de la viande, dans le savoir-faire traditionnel et, surtout, dans le fait que nous laissions le temps faire son œuvre, développant saveurs et arômes » explique Philippe. Dans l’arrière-boutique, les saucisses restent ainsi dans l’étuve durant une semaine, avant d’en passer deux autres dans le séchoir. Crudités et pâtisseries trônaient également dans la vitrine. « Tout était préparé avec des produits frais. Nous utilisions de vrais œufs et du beurre de Lésigny pour nos gâteaux » renchérit Philippe. L’art subtil et délicat d’un authentique savoir-faire se retrouvait au final dans l’assiette, pour le plus grand plaisir des clients.

    « La plupart sont devenus des amis »

    Même prévenus de son départ, ces derniers ont du mal à se résigner. Certains venaient de loin : Paris, Cergy-Pontoise, Maisons-Alfort, L’Isle-Adam Villeneuve-Saint-Georges, La Ferté-sous-Jouarre, Meaux…

    Sans-titreParmi les derniers clients, Caroline et Lucas, un jeune couple villevaudéen

    « Je connais la boucherie Véron depuis tout petit. Cette semaine, on a un peu la larme à l’œil » avoue Lucas, 27 ans, un Villevaudéen. David, 36 ans, réside à Courtry. « Depuis quelques années, je viens ici une fois par semaine. On se console en pensant qu’on le reverra de temps en temps pour l’apéro ». Des clientes se penchent au-dessus du comptoir pour lui faire la bise et Jean-Paul a reçu plusieurs invitations, y compris au restaurant. Un voile traverse tout à coup ses yeux bleus. « Des liens se sont créés et la plupart de mes clients sont devenus des amis » sourit-il, surpris et ému par tous ces témoignages spontanés. « Je viens chez lui deux fois par semaine. J’apprécie la qualité de ses produits et sa découpe de la viande » confie Stéphanie, une Clayoise de 42 ans. Liliane et Jeannot, un couple de retraités villeparisiens, donnent leur avis. Net et sans appel. « De toute façon, si l’on voulait de la bonne viande, c’est ici qu’il fallait venir ! ». Herveline, cliente depuis 34 ans, reste songeuse. « Ça fait bizarre de savoir qu’il arrête. J’ai connu Philippe quand il faisait ses premiers pas dans la boutique ».

    Un enfant du village

    En 1960, Lucette de Grenier prend ses fonctions comme directrice de l’école des filles au Pin. Elle se rappelle sa première rencontre avec Jean-Paul. « Juliette, ma collègue, me dit : regardez donc ce beau garçon. Ne trouvez-vous pas qu’il a une tête de boucher ? Je suis sûre qu’il sera boucher comme son père ». Elle se souvient aussi d’un excellent élève en calcul mental, très sensible, qu’elle avait accompagné à Claye-Souilly pour son certificat d’études. « Dans la voiture, il était mort de frousse ». L’ancienne directrice, férue d’Histoire, ajoute que Jean-Paul est issu, de par sa mère, d’une très vieille famille du village, les Petitpas. « J’ai retrouvé un Petitpas en 1794. Il était vigneron ».

    Plus qu’un métier, une passion

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    5Jean-Paul prenait les commandes pour les buffets et banquets qu'il préparait avec son fils.

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    « La boucherie, c’est ma vie, ma passion, je n’ai connu que ça. Dès 12 ans, j’accompagnais mon père à l’abattoir » justifie Jean-Paul. Deux fois par semaine, il se levait à 2 h 30 du matin. Destination Rungis pour choisir les plus belles carcasses qu’il désossait ensuite soigneusement à la pointe du couteau.

    7Juin 2014, dégustation devant la boutique. Philippe Véron et Yves Taupin, venu en renfort de Meaux, s’activent derrière leurs pierrades. 

    En 2012 et 2014, il avait lancé des dégustations gratuites. « C’était un pari. Mes clients n’avaient de cesse de me demander de leur faire une dégustation de mes produits ». Devant la boutique, Philippe avait alors laissé libre cours à ses talents culinaires : filets de poulet marinés à la sauce tomate-basilic, filets de caille et de coquelet marinés, râbles de lapin à la provençale, saucisses au cantal, côtes de porc au miel et au citron… Des effluves alléchantes couraient le long de la rue de Chelles.

    Passer à autre chose

    Avec ses deux fils et deux petits-enfants, le nouveau retraité est bien entouré. « C’est une page qui se tourne. Ma mère et lui sont fatigués, ils doivent se reposer. On l’emmènera à la pêche, il promènera son chien, un husky de trois ans, qui l’adore. Et puis, il pourra toujours venir m’aider au restaurant si le cœur lui en dit » souffle Philippe, qui reprend en décembre un restaurant à Beauvoir-sur-Mer (Vendée), à 58 km de Nantes.

    10Damiao va succéder à Jean-Paul. Il est venu, samedi, lui rendre visite pour son dernier jour d’activité. 

    La boutique rue de Chelles rouvrira jeudi 25 août. Ce sera la boucherie de Damiao, du prénom de son repreneur, 49 ans, qui exerçait à Claye-Souilly et continuera dans la boucherie traditionnelle. Après des vacances bien méritées durant lesquelles il fêtera, le 5 août, ses 65 ans, Jean-Paul a promis de venir lui donner un coup de main. Sa façon à lui de ne pas rompre brutalement avec 50 ans de passion et de garder contact avec ses anciens clients. S.Moroy


    2On ne verra plus le logo de la boucherie Véron dans la rue de Chelles.

    3Une génisse remportée par Jean-Paul en mars 2014, à Laguiole (Aveyron).

    9Le boucher a conservé les plaques d’excellence des bêtes qu’il proposait à ses clients.