Catégorie : 18 Chroniques de Serge

  • Modern jazz à Claye Souilly

    Modern jazz à Claye Souilly

    Clay-modern-jazz-1Ouverture du spectacle avec toute les classes de modern jazz.

    Clay-modern-jazz-2Les petites abeilles en effervescence dans "Papa, j'arrive pas à dormir". Musique de Kevin MacLeod (The Builder)

    Sur une mise en scène originale et des chorégraphies signées Marjorie Rescica, les professeurs et les quarante élèves de la section modern jazz ont offert au public, essentiellement familles et amis, un spectacle résolument moderne, sur des musiques de Kevin MacLeod, Superpoze, Manuel Wandji, Julia Kent, The Secession, Nathan Lanier ou Parov Stelar.

    L’événement a rassemblé quelque 240 spectateurs.

    Des danses tendance

    Clay-modern-jazz-3A contre-courant, avec Laura Day, Anna Doulache, Faphné Goncalves et Emma Sudre.

    Clay-modern-jazz-5A voix basse, avec Kim Blondel, Audrey Perrin, Elia Rudelle et Marie Tourdias.

    Clay-modern-jazz-6Une onde passe, « Move Forth » (The Secession).

    Clay-modern-jazz-7A huis clos (épreuve danse au bac), chorégraphié et dansé par Eline Scheltienne et Marie Tourdias.

    Clay-modern-jazz-8Entre cartons et poussière, on retrouve parfois d’anciens jouets oubliés.

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    Sur le chemin, "The Way" (Zack Hemsey).

    Que ce soit en groupe ou en duo, les jeunes danseurs ont ouvert ce soir-là les portes de l’étrange (Scanners, The Secession), parcouru des terres inconnues (Everything, Safri Duo) ou, plus simplement, rencontré l’autre (The Way, Zack Hemsey). La vieille malle, reléguée au fond d’un grenier poussiéreux, a également été rouverte pour libérer un flot de souvenirs d’enfance que l’on croyait à tout jamais perdus (Time, Nathan Lanier).

     

    Clay-modern-jazz-11Coup de chapeau ! Le final sur la musique de Parov Stelar (Mama talking).

    Afin de faire connaître les différentes disciplines qu’il enseigne, le conservatoire municipal tiendra un stand au forum des associations qui aura lieu au gymnase des Tourelles (derrière l’hôtel de ville), samedi 2 septembre. 

  • Sonia Dagotor livre un roman rafraîchissant pour l’été…

    Sonia Dagotor livre un roman rafraîchissant pour l’été…

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    Sonia Dagotor dédicaçait, dimanche 18 juin, son 4e roman au magasin Cultura de Claye-Souilly. Son héroïne, Julie, 30 ans et célibataire, se retrouve dans la peau d’un homme.

    Le roman de Sonia Dagotor, auteur de 39 ans, a reçu le troisième prix au concours 2016 des Plumes francophones (sur 1174 candidats) et affiche déjà un beau score avec plus de 500 exemplaires vendus avant l’été.

    « Le  concours des Plumes francophones d’Amazon a donné une belle visibilité à mon roman. Il a surpris le jury par sa pertinence et sa drôlerie, ce qui lui a permis d’atteindre le sommet du fameux Top 100 Kindle et de trouver finalement un éditeur » confie la jeune femme avec enthousiasme.

    « J’avais envie de me prouver quelque chose »

    En 2012, Sonia s’est lancé le défi d’écrire une trilogie : Épouse, Mère et working girl. Occupant un poste de responsable dans la grande distribution, rien ne la prédisposait à écrire des livres. Elle résidait à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), avait deux jeunes enfants et un travail chronophage. Malgré un emploi du temps chargé, chaque soir, quand les enfants étaient couchés, elle avait rendez-vous avec ses personnages et inventait des histoires dans lesquelles chacun, homme ou femme, toutes générations confondues, peut se retrouver. Son roman, publié en trois tomes et à compte d’auteur, fait un tabac avec 12 000 exemplaires vendus sur Amazon.

    Un conte des temps modernes

    Il n’en fallait pas plus pour l’encourager à poursuivre les récits romanesques. Le dernier, Un anniversaire au poil ! est sorti en mai. « Suite à son vœu, Julie, célibataire, se réveille un matin dans la peau d’un homme. Elle ou plutôt il, ressemble un peu à l’acteur canadien Ryan Gosling. Cela donne lieu à des situations cocasses et coquines car elle ne sait pas trop comment elle doit réagir dans ce corps d’homme. A travers l’expérience inédite, elle va comprendre certaines situations… Au-delà des clichés, ce roman est positif, plein d’espoir, d’amour et d’humour. Il apporte un bon moment de détente et n’a pas vocation à apprendre quoi que ce soit » avance Sonia. Pour l’auteur, ce n’est pas tant l’analyse des autres que l’analyse de soi qui est intéressante.

    Dans le carnet intime de Julie

    Son héroïne tient un petit carnet rouge dans lequel elle consigne ses réflexions. Parmi celles-ci figure : « L’homme fait pipi sur les bords. C’est normal, surtout quand il est en érection. Pour mieux viser, il vaut mieux s’asseoir. L’homme a plein de copains et surtout plein de copines. L’homme prend soin de lui. Il n’aime pas le ménage, il délègue (y compris le repassage). Il dit beaucoup de vulgarités, mais cela ne fait pas de lui une mauvaise personne. Il est généreux, n’aime pas qu’il puisse y avoir une ambiguïté sur sa sexualité ».

    Toutefois la 56e et dernière remarque du carnet de Julie concerne la femme : « Elle est chiante, exigeante, râle tout le temps, se prend la tête pour rien, se pose mille questions et ne sait pas ce qu’elle veut. Pour comprendre un homme, il faudrait déjà se comprendre soi-même ! »

    « Son roman est rafraîchissant »

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    Christine, Nathalie et Karen, la quarantaine, sont des amies de Sonia, résidant à Claye-Souilly et ses environs. Toutes les trois adorent son style et son humour. « Il y a toujours un moment où l’on se retrouve dedans » confie Karen.  « Je suis maman de trois enfants et, à l’époque actuelle, on essaie de jongler entre les vies professionnelle et personnelle. Ma priorité reste ma famille mais, malgré tout, je ne veux pas passer à côté d’une carrière ; d’où la nécessité de concilier les deux et d’accomplir un double travail. Le roman de Sonia est rafraîchissant : il traite le sujet de façon humoristique, mais sur fond de réalisme » avoue Christine. Nathalie n’a pas encore lu le dernier roman de Sonia, mais a promis de le faire durant les vacances.

    Toujours aussi inspirée, Sonia publiera son 5e roman vers l’automne. « Cette fois, on retourne dans la vraie vie. Ce sera mon devoir de vacances » a confié la jeune femme en souriant. S. Moroy

    Un anniversaire au poil !

    La vie sentimentale de Julie ressemble à un désert, une catastrophe. Pour preuve, le soir de son 30e anniversaire, elle est seule avec une bouteille de vin pour unique compagnie. Elle n’a rien d’autre à faire que de se demander pourquoi ça n’a jamais marché avec les hommes. A minuit, l’heure précise de sa naissance, dépitée mais voulant sauver malgré tout la face, elle plante une bougie d’anniversaire sur un cupcake et formule un vœu : « Je veux enfin comprendre les hommes ». Le lendemain matin, on ne sait par quel miracle, son vœu a été exaucé : elle se réveille dans la peau d’un homme. Au secours !
    Et Julie va enfin comprendre pourquoi un homme ne fait jamais le ménage, se plaint quand il est malade, aime le football et rêve (beaucoup) de sexe. Et si Julie découvrait aussi le véritable secret des hommes, celui qu’ils dissimulent derrière une carapace dès que l’on parle de sentiments ?
    270 pages – City Editions – Prix : 16,90 €.

  • Trame verte de l’Est francilien, la promenade de la Dhuis est en danger imminent…

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    Les travaux de Placoplatre ont démarré pour une nouvelle carrière à ciel ouvert, tandis que les écologistes et associations de défense de l’environnement préparent leur mouvement de protestation pour protéger la promenade de la Dhuis. Leur collectif, Sauvons la Dhuis, proposera un grand rassemblement, samedi 17 juin.

    L’apparition des premiers engins de chantier, il y a une quinzaine de jours, en bordure de la RD105, a fait bondir Christian Tarrieu, président de AB2V (Association Ensemble bien vivre à Villeparisis créée en 2015). Le projet était pourtant inévitable suite à l’arrêté du préfet validant, début mai, le projet d’extension de la carrière de gypse à ciel ouvert.

    Les associations dénoncent « la non prise en compte des remarques lors des enquêtes publiques, la destruction de plusieurs animaux (37 espèces protégées),  le tarissement précoce des nappes phréatiques et des sources naturelles, des nuisances de toutes natures liées à l’exploitation du gypse ».

    Le pont sera opérationnel en 2018

    Dans une plaquette distribuée en avril dans les boîtes aux lettres des Villevaudéens, le carrier expliquait son projet : « Pour les besoins de la future carrière [NDLR : secteurs du Bois Gratuel et des Mazarins], on fait construire un pont paysager au-dessus de la RD105. Il permettra de transporter le gypse vers la carrière actuelle de Le Pin-Villeparisis par voie interne, sans utiliser le réseau routier. Dès 2021, le convoyeur existant, qui achemine le gypse jusqu’à l’usine, sera prolongé et empruntera ce pont. Les travaux s’effectueront sans interruption de la circulation sur la route, sauf occasionnellement de nuit. Il sera mis en service début 2018. Le pont enjambera la promenade de la Dhuis sans l’interrompre, y compris pendant la phase de travaux et sans que l’ouvrage ne déborde sur son emprise. Sa signature visuelle, en forme de vague, sera maintenue ».

    Une ressource récupérable

    Franck Rolland, élu municipal EELV à Villeparisis, souligne : « On nous dit que le gypse est facilement récupérable et on continue à l’exploiter, alors que tout cet argent pourrait financer d’autres filières, comme celle du recyclage, et sans perte d’emplois. On est toujours sur une logique de court-terme, sans préservation des matières premières, c’est-à-dire un modèle de croissance aujourd’hui dépassé ».

    Farid Djabali, élu municipal à Mitry-Mory et candidat EELV aux prochaines élections législatives, renchérit : « L’environnement et les espaces sensibles vont disparaître à cause de l’usine Placo à Vaujours. Or il est important d’avoir un développement économique concerté qui ne porte pas atteinte à l’environnement et aux espaces sensibles, comme la forêt de Montgé-en-Goële et le fort de Vaujours ».

    Le collectif reprend du service

    Regroupant sept associations, un collectif, Sauvons la Dhuis, avait réussi à mobiliser tout de même près de 900 personnes lors d’une marche verte, en novembre 2011, sauvant ainsi in extremis un tronçon de l’aqueduc de la Dhuis que la mairie de Paris, son propriétaire, voulait vendre alors à Placo. « Ces carrières signifient la destruction programmée d’une grande partie des massifs boisés de la butte de l’Aulnay sur Le Pin, Villevaudé, Claye-Souilly, Carnetin, Thorigny-sur-Marne et Annet-sur-Marne, ainsi que l’anéantissement total, à terme, de sa faune et de sa flore. L’abattage des arbres du bois Gratuel doit débuter en août » indique un porte-parole du collectif.

    Le nouveau ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a été contacté. « La promenade de la Dhuis fait partie de la trame verte de l’Est francilien et elle est en danger imminent. Pourtant, elle a été aménagée avec l’argent public : six millions d’euros ont été investis entre 2006 et 2007 par la Région » poursuit le membre du collectif.

    Une marche verte, samedi 17 juin

    Pour appuyer son action, Sauvons la Dhuis appelle à une nouvelle grande marche verte. Elle aura lieu samedi 17 juin à 14 h 30, pour une durée d’environ deux heures.

    Le lieu du rendez-vous est fixé à l’entrée de Villevaudé, à l’angle de la rue du Lavoir et de la rue Charles-de-Gaulle. La marche jusqu’au bois Gratuel permettra de découvrir une partie du circuit de la Dhuis. Elle s’arrêtera à la nouvelle plateforme de construction du pont, face au réservoir d’eau implanté de l’autre côté de la RD105, sur la commune du Pin, avant la traversée du CD105.

    Le collectif Sauvons la Dhuis

    Villevaudé… demain, Les Abesses de Gagny-Chelles, Union des Familles Laïques de Marne et Chantereine (UFAL), Les amis de Carnetin, AJT Rando, Marne et Gondoire à vélo, Association de Défense de l’Environnement du Bois Fleuri (ADEBF).

    Serge Moroy

  • Le Pin: Huit équipages ont sillonné la région

    Le Pin: Huit équipages ont sillonné la région

    Le traditionnel rallye de l’association Loisirs et Culture, au Pin, s’est déroulé dimanche 28 mai. Huit équipages ont pris le départ, soit vingt-cinq personnes. Crécy-la-Chapelle et Coulommiers faisaient partie des principales étapes.

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    Le départ a été donné aux équipages, dimanche à 8 h 30, rue du Château. Mais Lucette de Grenier, présidente de Loisirs et Culture, a tout d’abord donné ses dernières recommandations. « Vous avez une enveloppe-parachute si vous vous perdez. Mais ça coûte cher de l’ouvrir, soit 50 points. Vous devez être rentré au Pin au plus tard à 18 heures » a-t-elle rappelé avant que les moteurs ne vrombissent. La première ville étape devait être découverte à l’aide d’un rébus.

    Se balader et s’instruire sur sa région

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    Le rallye du Pin se porte toujours aussi bien, tout comme Lucette de Grenier et ses deux complices : Christianne Pachot et Monique Mazoyer.

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    La petite équipe travaille sur le projet depuis le mois de mars. Elle a effectué des repérages afin d’établir l’itinéraire qui a conduit les équipages à Crécy-la-Chapelle, Coulommiers, ainsi que dans les villages de Doue, Bussières, Saint-Cyr-sur-Morin et Jouarre, soit un circuit d’environ 150 km. Tous ont dû répondre à des questions sur des curiosités et monuments dans les communes traversées. L’occasion de découvrir la maison du peintre Corot, à Crécy-la-Chapelle, et celle de l’écrivain Pierre Mac Orlan, à Saint-Cyr-sur-Morin. A 13 heures, tout le monde s’est réuni pour pique-niquer dans le parc des Capucins, à Coulommiers.

    Un participant âgé de 5 mois

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    « C’est notre quatrième participation consécutive. Nous avions gagné l’édition 2015. Le rallye nous donne l’occasion de nous balader tout en nous instruisant sur notre région »
    confie Nicolas Daubuy, venu de Meaux avec Fanny, son épouse, son fils et Gaël, son petit dernier. Âgé de cinq mois, celui-ci était le plus jeune participant. Son équipage a finalement remporté le rallye après avoir totalisé le plus de points aux épreuves. Il était talonné par Gérard Lagrange, résidant à Lognes, qui a effectué le périple en solitaire et reste un adepte du rallye pinois. Sébastien Nourtier a fini pour sa part 7e. « C’était plus pour m’amuser, passer la journée de façon sympa » confie le Chellois qui a accompli lui aussi le rallye en solo. Tous les participants ont été récompensés lors de la proclamation des résultats à 19 heures, à la salle des fêtes où une collation rafraîchissante les attendait. Le premier et le deuxième ont respectivement reçu un chèque cadeau d’une valeur de 40 et 20 euros.

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    C’était la 29e édition et, pour 2018, la petite équipe se demande comment marquer le coup. « On a célébré la 10e puis la 20e. Pour la 30e édition, il va donc falloir trouver quelque chose d’original » a reconnu Monique Mazoyer.

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    En attendant, l’association Loisirs et Culture donnera son spectacle de théâtre de fin d’année, samedi 10 juin à 20 h 30, à la salle polyvalente Nicole-Paris. « C’est la troupe des enfants et collégiens et, comme d’habitude, il y aura de belles surprises » a promis Lucette de Grenier.

    Les Résultats

    1er Nicolas Dauby (Meaux), 2e Gérard Lagrange (Lognes), 3e Claire Courbet (Le Pin), 4e Jean-Pierre Stepniewski (Le Pin), 5e Famille Bessas (Courtry), 6e Martine Tomas-Espejo (Le Pin), 7e Sébastien Nourtier (Chelles), 8e Christiane Gourdon (Le Pin).

    Serge Moroy

  • Pour Daniel Bernal, la photo c’est tout naturel !

    Pour Daniel Bernal, la photo c’est tout naturel !

    Courtry ► Exposition
    Daniel Bernal est passionné par la nature. Le photographie villeparisien de 71 ans livre une sélection de 140 de ses clichés au regard des visiteurs. Ils sont exposé à la mairie de Courtry jusqu’au samedi 27 mai.

    Daniel Bernal pratique la photographie en autodidacte depuis l’âge de 15 ans. Son premier appareil était un instamatic Kodak et il développait lui-même ses photos en noir et blanc.

    Plus tard, l’arrivée du numérique n’a pas dérouté ce passionné qui, parmi ses sujets, privilégie avant tout les merveilles de la nature. « Nous avons des yeux et ils doivent nous servir pour admirer les belles choses. Du coup, j’ai toujours un appareil photo avec moi car je ne peux pas sortir sans » confie-t-il.
    En tout cas, mercredi 10 mai, lors du vernissage de son exposition, il n’avait pas d’appareil avec lui et les visiteurs ont pu admirer ses œuvres, toutes tirées au format 21 x 29,7 cm (A4).

    Jamais de retouche

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    « Je n’effectue aucune retouche et tire mes photos sur une imprimante jet d’encre six couleurs, toujours sur du papier brillant » explique Bernard à une visiteuse s’étonnant de la qualité des couleurs vives et chatoyantes. Insectes, mammifères, oiseaux, batraciens, fleurs, mais aussi des paysages, comme ces perles de rosée ourlant une toile d’araignée ou encore les cimes couronnées de neige du Mont-Blanc et du mont Cervin. « Adepte d’alpinisme, j’ai escaladé le Mont-Blanc en 1986. Ce ne serait plus possible aujourd’hui » avoue-t-il en riant. Mais le chasseur d’images ne fréquente pas uniquement les zoos ou parcs à félins de Nesles ou Beauval. Il peut aussi être à l’affût pendant trois heures, en pleine nature, pour cadrer un animal dans son viseur.

    Un coléoptériste dans l’âme

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    Chimiste de formation, Bernard a travaillé chez Alstom. Sa passion des coléoptères l’a amené à collaborer avec le Muséum national d’histoire naturelle de Paris. Et même si l’artiste œuvre dans des associations, comme l’Acorep (Association des coléoptéristes de la région parisienne), il ne s’enferme pas pour autant dans un genre. D’ores et déjà, il participe à la préparation de la grande exposition prévue à Courtry pour commémorer le centenaire de l’armistice de 1918. « J’ai assisté à des scènes de reconstitution sur la Grande Guerre ou des batailles napoléoniennes, j’en ai profité pour prendre quelques images » glisse-t-il modestement.

    Mieux comprendre la nature

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    « C’est une œuvre splendide, tantôt très colorée, tantôt plus intime »
     s’est enthousiasme Xavier Vanderbise, maire de la commune. « Nous avons la chance de découvrir des animaux ou des paysages sous des angles inédits, avec une proximité que nous ne pouvons atteindre qu’au travers de ton objectif. Que ces images magnifiques nous permettent de prendre conscience de l’urgence de prendre soin de la nature et d’adopter des comportements responsables pour les générations futures » a poursuivi l’élu.

    Les écoliers vont monter leur expo

    La saison culturelle se terminera avec l’exposition du travail des élèves de CM2 de l’école Jacques-Brel. Elle aura lieu du jeudi 15 juin au samedi 1er juillet, à la médiathèque de l’espace culturel intercommunal. « Les petits artistes ont en effet été invités par l’artiste Bruno Keip [Ndlr : artiste en résidence à Courtry] à s’exprimer sur une question fondamentale : Peut-on vivre sans art ? Je vous invite donc, par avance, à venir admirer l’œuvre tirée de leur imagination lors de cette exposition, dont le vernissage aura lieu mercredi 14 juin à 9 heures » a annoncé le maire.

    S. Moroy 

    Voir les œuvres de Daniel Bernal sur son site Nature77

    L’expo « Photographies de la nature » se tiendra jusqu’au samedi 27 mai, à la mairie de Courtry (salle des mariages, au premier étage). Du lundi au vendredi, de 9 heures à 12 heures et de 12 h 30 à 13 h 30. Mardi, de 13 h 30 à 17 h 30.  Samedi, de 9 h 30 à 12 heures. Entrée libre. Informations au 01 64 26 60 05/06 ou www.ville-courtry.fr

  • Le système de Ponzi au lycée Bachelard …

    Le système de Ponzi au lycée Bachelard …

    Les lycéens de Gaston-Bachelard ont interprété, mercredi 3 mai, à l’auditorium de la médiathèque de Chelles, une pièce de théâtre relatant une phénoménale escroquerie financière.

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    Laëtitia Boisseau, professeur de français, dirige l’atelier de théâtre au lycée Gaston-Bachelard. Cette année, elle a choisi de faire jouer à ses trente-deux élèves, soit deux groupes constitués parmi les classes de première et terminale, une pièce contemporaine de David Lescot  : «  Le système de Ponzi ».

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    La pièce est basée sur une histoire vraie qui s’est déroulée aux États-Unis, au début du XXe siècle. « Vous avez préféré être parmi nous plutôt que devant votre télévision pour assister au débat entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, et vous avez eu raison. Comme pour ces présidentielles, je vous promets quand même du suspens, de l’émotion, de la joie et des larmes » a-t-elle lancé aux 235 spectateurs, essentiellement des amis et parents des lycéens.

    Une escroquerie qui a inspiré Madoff

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    D’origine italienne, Charles Ponzi (1882-1949) a immigré à Boston (États-Unis) où il a progressivement monté une gigantesque escroquerie financière. Le subterfuge reposait sur un principe simple : les intérêts étaient payés avec l’argent frais apporté par les nouveaux clients. Il s’agissait donc avant tout d’en trouver constamment de nouveaux, d’où une inévitable spirale spéculative.

    L’arnaque de Ponzi a inspiré Bernard Madoff. Le célèbre escroc américain avait en effet réussi à abuser ses clients pendant près de 40 ans, en leur garantissant 50 % d’intérêts en seulement 45 jours. La leçon de la pièce devient dès lors limpide : les sirènes racoleuses de la finance ne doivent pas être prises pour argent comptant. La crise mondiale des Subprimes (2007-2008) est d’ailleurs restée dans toutes les mémoires comme étant la meilleure et la plus cuisante des preuves.

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    Les élèves ont été chaleureusement ovationnés et Marie-Christine Culioli, le proviseur, a souligné « le remarquable résultat fourni par le travail de l’atelier théâtre » de son établissement.

    Au sujet de la troupe

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    L’atelier théâtre du lycée Gaston-Bachelard se compose d’une trentaine d’élèves. Les cours ont lieu le mercredi, de 13 h 30 à 16 h 30. Pour ses mises en scène, la troupe amateur bénéficie de l’expérience de véritables comédiens professionnels dont, depuis la rentrée 2016, Sophie Bézard et Elsa Bouchain. Le répertoire retenu est résolument éclectique : il va aussi bien de Sénèque (an 4 avant J-C) à Luigi Pirandello (XXe siècle), en passant par Pierre de Marivaux (XVIIIe siècle).
    S Moroy

  • La fine fleur automobile se cultive à la jardinerie Laplace

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    Malgré une météo qui a joué au yoyo durant le week-end du 1er mai,  ils sont venus nombreux admirer les véhicules de collection exposés aux pépinières Laplace, route de Montfermeil, à Chelles.

    Son expomobile est désormais incontournable. Au fil des éditions, elle est même devenue le plus grand rassemblement de véhicules anciens d'Ile-de-France. « De nouveaux modèles sont présents grâce aux clubs Delage, Mercedes France, Rolls-Royce qui participent cette année. Quand on a débuté en 1998, on avait trois voitures, dont le fourgon Citroën type H de 1948 appartenant au père de Jean-Paul Véron, le boucher du Pin. L’année suivante, on comptait quinze véhicules et, aujourd’hui, ce sont près de 600 voitures qui arrivent par jour » s’enthousiasme Laurent Laplace.
    Sur les quatre hectares de son site s'exhibaient ainsi les plus beaux fleurons des grandes marques automobiles, courant de 1898 (le vis-à-vis de Peugeot) jusqu’aux « Youngtimers », les voitures de 25 ans d’âge.

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    Une jeep pour son anniversaire

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    On dénombrait un millier de modèles et… une seule Jeep : celle de Michel et Evelyne Dollé, qui résident à Le Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne). « C’est une Jeep Willys de l’US Army. Elle n’a pas connu la guerre puisqu’elle a été construite après, mais nous avons fait le 70e anniversaire du débarquement en Normandie avec. C’était grandiose, inoubliable » confie Evelyne. Le privilège de la conduire revient à Michel, 63 ans. « Il me disait toujours qu’il aimerait avoir une Jeep, alors j’ai décidé de lui en offrir une pour ses 50 ans » renchérit Evelyne. Le couple possède également une Peugeot 205 GTI et fait partie de Tacotchic, un club RATP d’autos et motos anciennes situé à Ivry-sur-Seine. « J’espère que j'aurai la remorque pour mon prochain anniversaire » glisse Michel dans un clin d'oeil.

    Conduire un autocar : un rêve de gosse

    Venu de Maisons-Alfort (Val-de-Marne), Gérard Deboux, 77 ans, ancien placier chez Vinci, exhibe son superbe autocar qu’il a dénommé « G. Désiré », un jeu de mots amusant pour résumer le rêve de sa vie. C’est un Setra S 80 de mars 1974, équipé d’un moteur Henschel 551 avec cinq cylindres en ligne. « Mes parents tenaient un restaurant-dancing à Nogent-sur-Marne. C’était l’époque des guinguettes, mais moi j’étais fasciné par les autocars qui amenaient le visiteurs ».
    Gérard connaissait tous les modèles, les photographiait, établissait des fiches. Il s'était lié d'amitié avec les chauffeurs et, devant son insistance, l’un d’entre eux a accepté de lui apprendre à conduire. « Je faisais discrètement mes premiers exercices, le samedi, à Nogent. C'était sur un autocar Isobloc, entre le boulevard de la Marne, les avenues Charles-V et des Tilleuls, le square d'Yverdon » se rappelle Gérard, le visage tout à coup illuminé.

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    Souple comme un char d’assaut

    A cette époque, beaucoup d’autocars d’avant-guerre roulaient encore. De « vrais chars d’assaut » dans lesquels confort et souplesse étaient absents. Les pédales étaient loin, le siège non réglable, le volant et le levier de vitesses résolument durs. Pas de quoi décourager le gamin de 14 ans qui, ayant obtenu la confiance des chauffeurs, finira par garer ou déplacer leurs autocars sur le parking de la guinguette. « Jusque dans les années 70, les autocars ont joué un rôle essentiel dans les mariages car il y avait peu de voitures particulières. Et, encore aujourd’hui, quoi de plus beau qu’une cérémonie en autocar ? » s'extasie Gérard. Le sien peut transporter 34 personnes, y compris le conducteur et un guide.

    Un feu d'artifice en 2018

    C’était la 19e édition et Laurent Laplace prévoit déjà de nouvelles surprises pour l’an prochain. « On prépare une nouvelle entrée goudronnée menant jusqu'en haut, ainsi qu'une plateforme aménagée. De nouveaux clubs vont arriver et il y aura un feu d’artifice pour commémorer la 20e édition » a-t-il confié à Magjournal.
    Après les fleurs, on ne pouvait imaginer plus belle apothéose pour honorer les belles anciennes, si chères au cœur du pépiniériste chellois. S. Moroy

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  • La fine fleur automobile se cultive à la jardinerie Laplace

    La fine fleur automobile se cultive à la jardinerie Laplace

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    Malgré une météo qui a joué au yoyo durant le week-end du 1er mai,  ils sont venus nombreux admirer les véhicules de collection exposés aux pépinières Laplace, route de Montfermeil, à Chelles.

    Son expomobile est désormais incontournable. Au fil des éditions, elle est même devenue le plus grand rassemblement de véhicules anciens d'Ile-de-France. « De nouveaux modèles sont présents grâce aux clubs Delage, Mercedes France, Rolls-Royce qui participent cette année. Quand on a débuté en 1998, on avait trois voitures, dont le fourgon Citroën type H de 1948 appartenant au père de Jean-Paul Véron, le boucher du Pin. L’année suivante, on comptait quinze véhicules et, aujourd’hui, ce sont près de 600 voitures qui arrivent par jour » s’enthousiasme Laurent Laplace.
    Sur les quatre hectares de son site s'exhibaient ainsi les plus beaux fleurons des grandes marques automobiles, courant de 1898 (le vis-à-vis de Peugeot) jusqu’aux « Youngtimers », les voitures de 25 ans d’âge.

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    Une jeep pour son anniversaire

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    On dénombrait un millier de modèles et… une seule Jeep : celle de Michel et Evelyne Dollé, qui résident à Le Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne). « C’est une Jeep Willys de l’US Army. Elle n’a pas connu la guerre puisqu’elle a été construite après, mais nous avons fait le 70e anniversaire du débarquement en Normandie avec. C’était grandiose, inoubliable » confie Evelyne. Le privilège de la conduire revient à Michel, 63 ans. « Il me disait toujours qu’il aimerait avoir une Jeep, alors j’ai décidé de lui en offrir une pour ses 50 ans » renchérit Evelyne. Le couple possède également une Peugeot 205 GTI et fait partie de Tacotchic, un club RATP d’autos et motos anciennes situé à Ivry-sur-Seine. « J’espère que j'aurai la remorque pour mon prochain anniversaire » glisse Michel dans un clin d'oeil.

    Conduire un autocar : un rêve de gosse

    Venu de Maisons-Alfort (Val-de-Marne), Gérard Deboux, 77 ans, ancien placier chez Vinci, exhibe son superbe autocar qu’il a dénommé « G. Désiré », un jeu de mots amusant pour résumer le rêve de sa vie. C’est un Setra S 80 de mars 1974, équipé d’un moteur Henschel 551 avec cinq cylindres en ligne. « Mes parents tenaient un restaurant-dancing à Nogent-sur-Marne. C’était l’époque des guinguettes, mais moi j’étais fasciné par les autocars qui amenaient le visiteurs ».
    Gérard connaissait tous les modèles, les photographiait, établissait des fiches. Il s'était lié d'amitié avec les chauffeurs et, devant son insistance, l’un d’entre eux a accepté de lui apprendre à conduire. « Je faisais discrètement mes premiers exercices, le samedi, à Nogent. C'était sur un autocar Isobloc, entre le boulevard de la Marne, les avenues Charles-V et des Tilleuls, le square d'Yverdon » se rappelle Gérard, le visage tout à coup illuminé.

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    Souple comme un char d’assaut

    A cette époque, beaucoup d’autocars d’avant-guerre roulaient encore. De « vrais chars d’assaut » dans lesquels confort et souplesse étaient absents. Les pédales étaient loin, le siège non réglable, le volant et le levier de vitesses résolument durs. Pas de quoi décourager le gamin de 14 ans qui, ayant obtenu la confiance des chauffeurs, finira par garer ou déplacer leurs autocars sur le parking de la guinguette. « Jusque dans les années 70, les autocars ont joué un rôle essentiel dans les mariages car il y avait peu de voitures particulières. Et, encore aujourd’hui, quoi de plus beau qu’une cérémonie en autocar ? » s'extasie Gérard. Le sien peut transporter 34 personnes, y compris le conducteur et un guide.

    Un feu d'artifice en 2018

    C’était la 19e édition et Laurent Laplace prévoit déjà de nouvelles surprises pour l’an prochain. « On prépare une nouvelle entrée goudronnée menant jusqu'en haut, ainsi qu'une plateforme aménagée. De nouveaux clubs vont arriver et il y aura un feu d’artifice pour commémorer la 20e édition » a-t-il confié à Magjournal.
    Après les fleurs, on ne pouvait imaginer plus belle apothéose pour honorer les belles anciennes, si chères au cœur du pépiniériste chellois. S. Moroy

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  • Villevaudé: Les bons plants s’échangent, la contestation germe

    Villevaudé: Les bons plants s’échangent, la contestation germe

    Bourse aux fleurs à Villevaudé

    La bourse aux plantes s’est déroulée samedi 22 avril dans le parc de la Roseraie. Des fleurs, plantes et graines, mais aussi une information sur le projet d'extension de carrière à ciel ouvert de Placoplatre contre lequel l'association organisatrice s'insurge.

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    La bourse était organisée par l’association Villevaudé… demain, avec le concours de la municipalité. « Le principe d’une bourse aux plantes est très simple : chacun apporte ce qu’il a dans son jardin pour l’échanger avec son voisin. Conseils et astuces sont également les bienvenus » explique Marie-Françoise Pian, sa présidente. Un principe évident pour Mélanie qui est venue de Condé-Sainte-Libiaire avec Julien, son époux, et Loris et Antone, ses deux enfants.

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    « J’ai appris qu’il y avait cette bourse aux plantes grâce à Magali, qui vend des crêpes sur le marché de Lagny-sur-Marne, et qui justement y participe. Nous avons un grand jardin et j’ai apporté, pour échanger, de la sauge, mélisse et ciboulette ». Elle repartira avec un groseillier et un cassissier, des arbrisseaux fruitiers qu’elle n’avait pas dans son jardin.

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    Partenaire de l’opération, la serre de Montjay-la-Tour exposait également ses nombreuses variétés de plantes d’ornements, fleurs aromatiques et de massifs, qui ont connu beaucoup de succès auprès des visiteurs.

    Les bons plants s’échangent, la contestation germe: « Il faut sauver le bois Gratuel »

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    Forte du succès du collectif qu’elle a créé en octobre 2011, et qui a finalement permis de sauver un tronçon de l’aqueduc de la Dhuis que la mairie de Paris, son propriétaire, voulait céder à Placoplatre ; Villevaudé… demain entame un nouveau combat : sauver les 20 hectares du bois Gratuel. Placo a un projet d’extension de sa carrière à ciel ouvert de Bois le Comte pour alimenter l’usine de Vaujours, en service depuis 1946 [Ndlr : Placoplatre est le premier exploitant de gypse en France et 68 % de la production nationale provient du bassin parisien].

    Pour les besoins de la future carrière, Placo construira un pont paysager au-dessus de la RD105. « Après les enquêtes publiques et les arrêtés, une demande d’autorisation de défrichement du bois Gratuel est mise en consultation auprès du public jusqu’au jeudi 18 mai [Ndlr : ce n’est pas une consultation en mairie, mais sur internet]. Le projet a été validé par le préfet le 17 mars alors qu’il entraîne des nuisances, risques et dégâts divers pour la population et l’environnement, largement sous-estimés par Placo. L’association a donc décidé de contester en justice ce projet d’exploitation à ciel ouvert et au tir de mine sur le bois Gratuel » nous a expliqué un membre de Villevaudé… demain.

    Un bilan de douze ans

    Crée en octobre 2004, Villevaudé… demain s’est fixé pour mission de défendre l’environnement sur la commune et ses environs. Des panneaux rappelaient d’ailleurs les multiples actions entreprises depuis ses douze ans d’existence, à savoir des visites et actions de sensibilisation destinées aux scolaires, mais aussi aux adultes : nettoyage dans la commune, campagne de réduction des déchets avec la CCPMF (Communauté de communes Plaines et Monts de France), ateliers de jardinage sur le terrain du Grimpet, rallyes pédestres… S. Moroy

    www.seine-et-marne.gouv.fr/Politiques-publiques/Environnement-et-cadre-de-vie/Foret/Consultations-publiques
    www.villevaude-demain.com

  • Casque d’or… de la guinguette à la guillotine

    Casque d’or… de la guinguette à la guillotine

    Becker oeil - la cam-raJacques Becker vérifie un plan sur la place de l’église d’Annet-sur-Marne (photo Pierre Dubreuil)

    Jacques Becker n’aura réalisé que 14 films entre 1939 et 1960, mais quels films ! « Goupi mains-rouges », « Touchez pas au grisbi », « Ali-Baba et les 40 voleurs » et… « Casque d’or » qui constitue l’une de ses plus belles réussites. Georges Sadoul, l’historien du cinéma, définissait le film comme « son œuvre plastiquement la plus parfaite ». Sans doute les bords de Marne auront-ils inspiré le réalisateur parisien durant ce bel été 1951…

    Boureau boucher

    Le bourreau (au premier plan) était boucher à Meaux ! (photo Pierre Dubreuil)

    Dans cette chronique des bas-fonds de Paris, Jacques Becker a su donner vie à une galerie de personnages dont la justesse éclate à l’écran, sans jamais tomber dans les travers d’une peinture folklorique sur la Belle Epoque. L’époque est d’ailleurs plus évoquée que reconstituée car l’essentiel réside dans l’histoire du drame (réel) romancé. Casque d’or fait preuve d’une belle humanité et exalte un hymne à l’amour impossible entre une fille de joie et un ouvrier. Les comédiens sont portés par cet état de grâce que Simone Signoret évoquait dans « La nostalgie n’est plus ce qu’elle était », son livre paru en 1976 : « Casque d’or, c’est un grand chant très simple à la gloire de l’amour et de l’amitié. On avait tous été en état de grâce pendant le tournage. Jacques était amoureux d’Annette, [Ndlr : Annette Wademant, scénariste] et son amour de l’amour passait dans ses images. Moi, j’étais amoureuse de Montand, et Manda en profitait, et comme Manda c’était Serge, c’était délicieusement incestueux de faire semblant de s’aimer autrement, alors qu’on s’aimait si bien depuis si longtemps. Et Jacques nous aimait tous. On avait passé huit semaines à « s’amuser », passionnellement, et les gens ne comprenaient pas notre film »…

    Rendez-vous raté avec le public

    Effectivement le succès ne sera pas au rendez-vous lors de la sortie du film. Serge Reggiani confiait en décembre 1995 au critique Claude-Jean Philippe que « le public s’attendait à un polar, alors que c’était un film d’amour. Quand le film est parti à l’étranger, il a eu un succès énorme, et c’est à son retour en France, avec ses lauriers, qu’il a reçu un triomphe »… Simone Signoret obtiendra son premier trophée étranger avec ce film. Il faudra pourtant attendre encore 10 ans pour que Casque d’or soit projeté dans un cinéma parisien. « L’une des plus belles histoires que le cinéma français ait racontées » publiait Le journal du Dimanche. Hélas, Jacques Becker était mort avant d’avoir connu cette gloire tardive.

    Un figurant annetois de 24 ans

    Pierre Dubreuil, ancien notaire et maire d’Annet, se souvient très bien du film. Et pour cause, il avait 24 ans et eut la chance de participer au tournage. « Passionné de cinéma, je venais de rater le concours d’entrée à l’IDHEC (Institut des Hautes Etudes Cinématographiques). J’ai donc poursuivi mes études de droit et me suis consolé en fréquentant le plateau de « Casque d’or » où j’ai pu interpréter trois rôles de figuration et prendre quelques photos. Le tournage a débuté à Annet avant de se poursuivre ensuite sur Paris. Il a duré une dizaine de jours et plusieurs figurants ont été recrutés parmi les habitants des environs car c’était la période des vacances. C’était aussi avant mon départ début octobre 1951 au service militaire au cours duquel j’ai rencontré Alain Kaminker… le frère de Simone Signoret ! Le plan d’ouverture où l’on voit les barques accoster a été tourné sur la rive de Jablines, après le petit pont. En revanche, la guinguette est reconstituée en studio. L’évasion des prisonniers fut filmée devant la prison de la Santé, à Paris, mais la discussion entre Bussières et Reggiani dans le fourgon cellulaire a été enregistrée à Annet. Dans une grange du château d’Etry, les techniciens ont construit une grosse caisse en bois monté sur ressorts dans laquelle prirent place les acteurs. Un machiniste la secouait pour simuler les tressautements du fourgon pendant qu’un autre passait régulièrement une branche d’arbre devant un projecteur pour créer les ombres du paysage qui défile…. Quand le film est sorti à Paris le 16 avril 1952, mon père qui était maire a affrété un car pour que les habitants puissent aller le voir au Studio-Haussmann, dont le gérant était depuis 1937 Paul-Ernest Valentin, ancien maire d’Annet ».

    Une vraie guillotine !

    Intarissable lorsqu’il évoque ce chef-d’œuvre qui l’a passionné et sur lequel il s’est abondamment documenté, Pierre Dubreuil poursuit. « Jacques Becker était un réalisateur très exigeant. C’est lui-même qui avait choisi les logements des acteurs sur Annet. Simone Signoret logeait dans le centre ville, à l’hôtel des voyageurs situé Grande rue à l’époque, aujourd’hui 64 rue Charles de Gaulle. Pas d’eau courante et les commodités au fond du jardin. Amoureuse, elle allait tous les jours au bureau de poste téléphoner à Montand qui tournait avec Clouzot « Le salaire de la peur » à la bambouseraie d’Anduze, dans le Gard. Serge Reggiani logeait au Canard qui fume (l’actuel restaurant marocain Le Pacha). Il reviendra dans ce même hôtel 18 ans plus tard lorsqu’il tournera « L’empreinte des géants » de Robert Enrico et se souviendra du lieu. Claude Dauphin rentrait sur Paris le soir même. Il n’a tourné qu’une seule scène, celle sur la place de l’église Saint-Germain, enregistrée en une journée. A l’époque c’était un très grand acteur. Pour preuve, il avait son propre siège à son nom. La séquence où Marie arrive en canot sur la Marne pour rejoindre Manda a été filmée à Trilbardou, en amont du château, juste avant le barrage. La petite maison où ils s’aiment – et qui n’existe plus – se trouvait dans le parc du château de Claye-Souilly, derrière l’IME La Gabrielle aujourd’hui. A l’intérieur de l’église, ce sont les demoiselles Chevance, deux sœurs, qui jouent de l’harmonium pendant le (faux) mariage célébré par le (vrai) curé d’Annet, l’abbé Henri Benoist. Les mariés étaient des jeunes gens du village et Jean-Claude Auzias, alors âgé de 11 ans, interprétait l’enfant de chœur. Il deviendra médecin et réside toujours à Annet. Le décor final de la guillotine a été campé dans la cour de la maison d’arrêt de Meaux, rue Fatou. L’équipe est partie en car le matin et on a filmé toute la journée. Becker avait réquisitionné une grande échelle de pompier sur laquelle il a filmé le panoramique vertical sur la prison. Reggiani a dû répéter douze fois la scène du banc de la guillotine avant que Becker n’accepte la prise ». 

    Et Pierre Dubreuil de conclure avec une pointe d’humour … « A propos de cette guillotine, les détenus de la prison n’en menaient pas large car ils pensaient qu’elle avait été installée la veille pour l’un d’entre eux ! Le curé qui accompagne Manda vers la guillotine était un figurant professionnel qui habitait Thorigny ; et le  bourreau… c’était un boucher qui exerçait à Meaux ! »

    L’histoire du film

    Un dimanche d’automne 1898, la « bande à Leca » (Claude Dauphin) débarque dans une guinguette avec « leurs femmes ». Pour provoquer Roland, « son homme », l’une d’elles, Marie (Simone Signoret) invite à danser un ouvrier charpentier, Georges Manda (Serge Reggiani), ex-compagnon de prison de Raymond (Raymond Bussières). Jaloux, Roland, provoque Manda qui l’étend raide d’un uppercut. Leca, amoureux de Casque d’or, lui donne rendez-vous dans un bal populaire de Belleville où se retrouvent également Manda et Roland. L’affrontement est inévitable. Manda poignarde mortellement Roland. Casque d’or et Manda se retrouvent dans une petite maison à Joinville. Jaloux de la fugue de Marie, Leca, pour éliminer son rival, dénonce Raymond à la police comme auteur du meurtre. Comme prévu, Manda se livre, ne supportant pas que son ami soit condamné à sa place. Lors d’un transfert de prison, Manda et Raymond s’évadent mais ce dernier est mortellement blessé. Informé de la trahison, Manda  abat Leca. Arrêté, il sera guillotiné. D’une fenêtre, Marie assiste impuissante à son exécution.

    Et la vérité sur Casque d’or

    La véritable Casque d’or a défrayé l’actualité de la Belle Époque. Les journaux relatèrent une guerre opposant deux bandes rivales de voyous des quartiers nord-est de la capitale. L'enjeu du conflit était une jeune prostituée de 22 ans, Amélie Elie née le 14 mars 1878 à Orléans. Elle se rachètera une conduite en épousant en janvier 1917 André-Alexandre Nardin, un cordonnier, avant de décéder en avril 1933. En 1939 Jean Renoir songe à en faire un film, mais c’est Julien Duvivier qui est pressenti pour le réaliser avec Jean Gabin dans le rôle de Manda. La guerre fait capoter le projet. En 1946, Jacques Becker écrit un scénario, puis Yves Allégret et Henri-Georges Clouzot reprennent successivement le projet. Ce sera finalement Jacques Becker qui rédigera un second scénario avec Jacques Companeez et qui débutera le film en septembre 1951. Serge Moroy

    Photos: collection privée