Catégorie : 18 Chroniques de Serge

  • Marché de Noël à Villevaudé : il reste encore des places pour les exposants

    Marché de Noël à Villevaudé : il reste encore des places pour les exposants

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    Le traditionnel marché de Noël de l’Atelier créatif de Villevaudé aura lieu,     samedi 24 et dimanche 25 novembre, à la salle des Merisiers.

    Des places sont encore disponibles pour y exposer.

    C’est à la présidente de l’Atelier créatif de Villevaudé que revient l’idée d’avoir créé, en 2009, un marché de Noël dans le village. D’origine Alsacienne, Isabelle s’est souvenue des marchés de son enfance, dont le plus célèbre reste sans conteste celui de Strasbourg. « Il s’agit de la dixième édition et il reste encore des places. Le tarif est de 35 euros pour deux jours et 25 euros pour une seule journée. Le stand fait trois mètres, mais il est possible d’avoir un mètre supplémentaire pour dix euros. Les tables et les grilles sont fournies. Les locaux sont sous surveillance et les exposants pourront laisser leur matériel dans la nuit de samedi » détaille-t-elle. Une attestation d’assurance en responsabilité civile est également réclamée aux exposants.

    Rejane
    Déguster des spécialités, faire ses achats et du patin à glace

    Les visiteurs pourront se restaurer en dégustant des flammeküeches (tartes flambées alsaciennes) cuites sur place et bien d’autres spécialités. Outre les œuvres réalisées par les membres de l’atelier créatif, ils auront le choix entre des chocolats fins, vins, gâteaux, mais aussi des bijoux fantaisie, cartes, calendriers de l’Avent, peintures, céramiques, décorations de Noël et vêtements chauds en laine.

    Une patinoire synthétique sera dressée sur l’esplanade des Merisiers. Une initiative due à la municipalité, qui perdure depuis 2016 et qui fera le bonheur des amateurs de glisse, jeunes et moins jeunes, débutants ou confirmés.

    Une tradition qui remonte à la fin du Moyen Age

    La tradition des marchés de Noël remonte à la fin du XVIe siècle. Concentrés à l’origine en Allemagne et en Alsace, ils sont d’abord dénommés « Marché de Saint-Nicolas » par les catholiques et « Marché de l’Enfant-Christ » par les protestants. Histoire de mettre tout le monde d’accord, ils prennent finalement l’appellation de « Marché de Noël ». Trois siècles plus tard, les calendriers de l’Avent apparaissent dans l’Est. Depuis les années 1990 l’importance des marchés de Noël n’a cessé de croître en Europe et rares sont les communes qui, aujourd’hui, n’ont pas le leur.

    Samedi 24 novembre, de 11 heures à 19 heures. Dimanche 25 novembre, de 10 heures à 18 heures. Salle des Merisiers, rue Adèle-Claret, Montjay-la-Tour (haut de Villevaudé). Parking attenant. Contacts : ateliercreatif77@laposte.net ou 06 60 82 86 06.

    Serge Moroy

    Le marché de Noël 2018 en photos

  • Charlot soldat (1918)

    Charlot soldat (1918)


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    Dans un camp militaire, de nouvelles recrues s’entraînent avant de partir en France pour la guerre. L’entraînement est épuisant pour Charlot. Aussitôt l’exercice terminé, il s’endort. Dans les tranchées, Charlot doit s’accomoder de l’insalubrité et du mal du pays, tandis que les obus pleuvent dans sa tranchée et qu’un assaut va devenir imminent…
     
    En octobre 1918, Chaplin jette un pavé dans la mare avec « Charlot soldat ». Voulant répondre à ses diffamateurs avec ses propres armes, il entreprend la réalisation d’un film antimilitariste. Mais ses amis lui conseillèrent d’en différer la présentation de crainte que cette satire de la vie militaire, projetée en temps de guerre, ne soit considérée comme de très mauvais goût.

    Ce film anti-héroïque dénonce l’atrocité de la guerre non par l’indignation, mais par le rire. Un tel film, qui dépeint avec autant de sincérité et de vérité, la réalité quotidienne de la guerre, a sa place à côté des chefs-d’œuvre tels que « A l’Ouest rien de nouveau » (Lewis Milestone, 1930) ou encore « Les sentiers de la gloire » (Stanley Kubrick, 1957).

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    La tranchée et l’abri reconstitués offrent une remarquable représentation de la réalité du front occidental. Dans les scènes de tranchées, Chaplin et Sydney, ainsi que leurs collègues s’adaptent aux conditions des lignes de feu, la vermine, la pluie, la boue, les inondations et la peur. Ces scènes exigèrent quatre semaines de tournage.

    Entre-temps, la chaleur de ce plein été était devenue si intense que l’on dut arrêter le travail toute une journée. Chaplin passa quatre jours de cette vague de chaleur à suer sous son camouflage d’arbre.
    Il fut d’ailleurs récompensé de sa peine puisque cette scène est l’une des plus follement surréelles et cocasses de son œuvre : envoyé en mission derrière les lignes ennemies, Charlot s’enfuit à travers une zone découverte, caché à l’intérieur d’un tronc d’arbre. A  l’approche d’une patrouille allemande, il se fige dans une immobilité feuillue, échappant ingénieusement à un soldat qui, armé d’une hache, s’apprête à le débiter en bois de chauffage. Une vision mémorable montre Charlot-arbre sautillant vers l’horizon lointain.

    Une conduite d’eau à demi-enterrée découverte par hasard inspira également un autre gag comique. Charlot s’y engouffre comme un lapin et ses poursuivants croient lui attraper les jambes, mais seuls ses bottes et son camouflage en arbre – dont il s’est débarrassé comme d’une peau de serpent – leur restent entre les mains. A la suite de quoi, le gros Henry Bergman, dans le rôle d’un officier allemand, s’y engouffre à son tour et se coince dans la conduite… qu’il faudra briser pour l’en sortir.

    Tout aussi inoubliable, la scène où Charlot se trouve être le seul à ne recevoir ni lettre ni colis, le jour du passage du vaguemestre. Avec un orgueil hors de propos, il refuse le gâteau que lui tend un camarade et quitte l’abri pour la tranchée où un soldat de garde est en train de lire une lettre. Charlot, penché sur son épaule, fait écho à ses émotions qui se lisent sur son visage. Car même s’il en a tiré une comédie, l’absurdité, la tragédie et le gâchis de la guerre devaient toujours dérouter et tourmenter Chaplin.

    Ayant capturé treize soldats allemands, Charlot leur offre des cigarettes. Les Prussiens acceptent volontiers, mais leur officier en prend une pour la jeter aussitôt par terre. Charlot se saisit du petit homme, le couche en travers de ses genoux et le fesse solidement, correction entreprise à la plus grande joie de ses hommes. Cet esprit de camaraderie entre simples soldats dépasse la seule volonté de guerre des gouvernements et des armées.

    Ce film constitue, selon moi, l'un des chefs-d'oeuvre de Chaplin et a, en tout cas, fortement contribué à son succès. Serge Moroy

    Réalisation : Charles Chaplin
    Titre original : Shoulder Arms (1918)
    Production : First National Pictures
    Avec Charles Chaplin (la recrue), Edna Purviance (la Française), Syd Chaplin (le sergent et le Kaiser), Henry Bergman, Albert Austin, Jack Wilson…

  • Emile Reynaud (1844- 9 janvier 1918), un précurseur de l’image animée

    Emile Reynaud (1844- 9 janvier 1918), un précurseur de l’image animée

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    Thaumatrope, phénakistiscope, zootrope, praxinoscope… créés sur le principe de la persistance rétinienne (illusion optique rémanente), ces premiers jouets optiques inventés au 19e siècle figurent en bonne place dans la première salle consacrée à la genèse du dessin animé.

    C’est Emile Reynaud qui perfectionnera le théâtre optique avec une bande de dessins peints sur des carrés de gélatine. En octobre 1892, « Les aventures de Pierrot » sont projetées au musée Grévin. On parle alors de « pantomimes lumineuses » et elles précèdent l’invention du cinématographe des frères Lumière, qui verra le jour à Lyon en décembre 1895. Il faudra néanmoins attendre 1908 pour voir apparaître le premier dessin animé sur pellicule argentique : « Fantasmagorie », soit 700 dessins sur une bande de 36 cm réalisés puis photographiés par Emile Cohl, projection d’une durée de… deux minutes.
    En 1919, Félix le chat, personnage espiègle de Pat Sullivan, devient la première grande star de cartoon. Mais le chat sera finalement « mangé » par la souris Mickey, née en 1928 sous le crayon inspiré de Walt Disney. S. Moroy

  • 1918  Le fabuleux destin du chien RINTINTIN

    1918 Le fabuleux destin du chien RINTINTIN

    Rintintin photoDurant la Première Guerre mondiale, le 15 septembre 1918, le caporal américain Lee Duncan découvre une femelle berger allemand et ses cinq chiots, seuls survivants d’un chenil bombardé à Flirey (Meurthe-et-Moselle).

    Un prénom fétiche 

    Les soldats se partagent les six chiens. Lee Duncan en adopte deux, qu’il nomme Nénette et Rintintin, en référence à deux poupées fétiches que les enfants lorrains offraient alors aux soldats pour leur porter chance.  Quelques mois plus tard, seuls les chiots de Lee Duncan vont survivre, mais Nénette meurt durant la traversée de l’Atlantique, lors du retour aux États-Unis.

    Le soldat entreprend le dressage de Rintintin, qui s’avère être un animal extrêmement intelligent et doué. Au cours d’un spectacle canin en Californie, le producteur de cinéma Darryl Zanuck le voit sauter à plus de quatre mètres (4,11 mètres exactement) pour franchir une palissade. Intéressé, il demande alors à filmer le chien en action.

    Il sauve la Warner de la faillite

     C’est le début d’une grande aventure cinématographique. Rintintin va jouer dans une série de trente westerns, tous produits par la Warner Bros et dont le premier apparaît sur grand écran en 1923

    Rintintin y  joue le rôle d’un chien de l’armée américaine, très intelligent et assurant, bien souvent, le succès des missions.

    Sa carrière derrière l’écran fera la fortune de Lee Duncan et sauvera même la Warner Bros au bord de la faillite pendant la grande crise de 1929.

    Mais Rintintin meurt en août 1932, à l’âge de 14 ans. Lee Duncan le fait rapatrier en France et enterrer au cimetière des chiens à Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine).

    D’autres bergers allemands vont lui succéder à l’écran, dont sa progéniture, mais ils n’auront jamais le talent de leur modèle et aïeul.

    Photo: Le Rintintin que l’on connaît, popularisé par la série TV diffusée en France à partir de 1958.

    2 saint valentinUn héros du petit écran

    On peut ainsi voir son fils, Rinnie, dans un film de soixante minutes, The Test (L’épreuve), réalisé en 1935 et contant l’histoire d’un vol de fourrures chez des trappeurs en Alaska.

    C’est l’un des premiers épisodes sonores (le son est devenu incontournable au cinéma) de la saga des aventure de Rintintin, vingt ans avant la fameuse série TV diffusée en France avec le caporal Rusty, un orphelin recueilli par le régiment de cavalerie après que sa famille eut été décimée par les indiens, et le lieutenant Rip Masters.

    Tout comme les grandes stars de cinéma, le chien Rintintin possède son étoile sur Hollywood Boulevard, à Los Angeles.

    Serge Moroy

    Les cartes Porte-bonheur

    C'est en 1918 que Nénette et Rintintin apparaissent..  Ce  couple de poupées porte-bonheur, dessinées par Poulbot et fabriquées le plus souvent en fils de laine, quelquefois accompagnées de leur enfant Radadou sont vendues dans les rues.

    Elles sont reliées par un fil de laine noué 13 fois (chiffre porte-bonheur).

    Et pour que le charme opère, il faut les garder 9 jours, avant de les offrir à une autre personne.

    Des cartes à envoyer au front à son amoureux …

     

  • Barbebue géant, danse et feu d’artifice…

    Barbebue géant, danse et feu d’artifice…

    Les habitants de Villevaudé se sont rassemblés, samedi 26 mai, pour la fête des trois hameaux de leur village. C’était l’occasion de partager un moment, mais aussi « d’aller à la rencontre de l’autre ».

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    L’ambiance était assurée par Pascal et Isabelle Melody, DJ domiciliés dans l’Oise. Tous deux ont mis le feu à la salle des Merisiers, transformée pour la circonstance en piste de danse géante, faisant zouker, rocker, valser et twister les participants. Dehors, la queue s’allongeait devant le barnum de David et Danièle qui s’affairaient à servir du rôti de cochon de lait cuit à la broche avec des pommes de terre ou, au choix, un morceau de poulet rôti.

    En ouverture des festivités, le maire, Pascal Pian, a rappelé que le village se composait de trois hameaux, Villevaudé, Montjay-la-Tour et Bordeaux, et que « la fête contribuait au bien vivre ensemble de ses habitants ».

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    Yvette, qui réside à Villevaudé depuis 1976, a été surprise de découvrir de nombreux habitants qu’elle ne connaissait pas, appréciant d’y voir aussi des jeunes qui s’amusaient et prenaient plaisir à être là : « Cela prouve que le village vit et évolue, c’est positif ».

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    Un feu d’artifice, réalisé par les sociétés Eurodrop et Pyragric, a été lancé à 23 heures sur l’esplanade gazonnée des Merisiers. Les petits ont écarquillé les yeux devant les étincelles multicolores.

    Prochaines manifestations

    La prochaine fête communale aura lieu samedi 30 juin, pour les feux de la Saint-Jean.

    Auparavant, le CCAS (centre communal d’action sociale) proposera, dimanche 10 juin, sa traditionnelle brocante en plein air au profit des plus démunis.

    De même, et comme chaque année, l’équipe municipale ira à la rencontre des habitants dans le cadre des réunions de quartier qu’elle s’apprête à entreprendre :

    • Samedi 2 juin, 9 h 30 : hameau de Bordeaux
    • Samedi 2 juin, 11 h 15 : place des Marronniers
    • Samedi 9 juin, 9 h 30 : Bisy
    • Samedi 9 juin, 11 h 15 : Grous, Chauvet et église  S.Moroy
  • Bourse aux plantes à Villevaudé: de nouveaux conseils pour mieux lutter contre la pyrale du buis

    Bourse aux plantes à Villevaudé: de nouveaux conseils pour mieux lutter contre la pyrale du buis

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    La traditionnelle bourse aux plantes de l’association Villevaudé… Demain s’est tenue, mardi 1er mai, avec le concours de la municipalité, dans le parc de la Roseraie de Villevaudé. Elle a également permis de faire une piqûre de rappel aux habitants sur les dangers de la pyrale du buis, la chenille invasive et nuisible, qui réapparaît début mai.

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    L’association n’a de cesse d’alerter sur les ravages de la pyrale du buis, qui refait son apparition. « Elle a été introduite accidentellement d’Asie vers 2007 et n’a pas de prédateur en Europe » indique Yvette Godefroy. La chenille dévore les feuilles et l’écorce verte du buis, se nourrissant des feuilles de l’intérieur, ce qui la rend difficilement détectable. En 2016, la chenille avait dévasté les allées de buis du château de Vaux-le-Vicomte.

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             Insecticide naturel

    Un traitement biologique existe : le bacille de Thuringe (Bacillus thuringiensis). Il s’agit d’une bactérie vivant naturellement dans le sol et que l’on trouve dans les jardineries. La chenille est infectée lorsqu’elle dévore les parties de la plante arrosée par la bactérie. Ne pouvant plus s’alimenter, elle meurt paralysée dans les jours suivants. Pour plus d’efficacité, on doit renouveler l’opération dix jours après, toujours par temps sec.

            Ralentir la reproduction

    Les membres de l’association conseillent d’installer, au début du mois de mai, des pièges de phéromones femelles pour capturer les papillons mâles et ralentir ainsi la reproduction. Dès que les premiers vols sont détectés, on peut également installer des diffuseurs de trichogrammes : des micro-insectes ailés qui vont pondre dans les œufs des chenilles et les empêcher de naître. Cette méthode peut se révéler efficace pour éviter la prolifération des œufs de chenille. « Les trichogrammes fonctionnent uniquement sur les œufs des papillons. Il faut donc les mettre pendant les vols, sinon c’est inutile » souligne Yvette Godefroy.

    « Alerter les voisins est important en cas d’infestation »

    « Si l’une de vos plantations est touchée ou en cas de capture d’un papillon dans un piège, il faut informer le voisinage car des actions collectives de surveillance et de traitement s’imposent pour empêcher la prolifération » ajoute-t-elle.

      Valoriser les produits naturels

    Tout au long de la journée, les visiteurs ont pu échanger des graines et des plants, acheter du miel, du jus de pomme, des paniers de légumes locaux issus de l’agriculture raisonnée, du chanvre pour les paillis du jardin ou des plantes de la serre de Montjay-la-Tour. « C’est la septième bourse aux plantes de notre association, qui œuvre pour la défense de l’environnement. Par ses actions, elle concourt à la sensibilisation, au respect et à la protection de notre capital vert » confie Marie-Françoise Pian, sa présidente.

     S Moroy

  • Le mystère de l’épée de Jeanne d’Arc

    Jeanne d'arc 1Lagny-sur-Marne, ville de Seine-et-Marne, à 30 km de Paris, s’est illustrée par le passage de Jeanne d’Arc à la tête de ses troupes pendant la guerre de Cent-Ans. Celle-ci opposa, de 1337 à 1453, la dynastie des Plantagenêt à celle des Valois et, donc les royaumes d’Angleterre et de France.

    Dans le centre-ville de Lagny se trouve l’église Notre-Dame-des-Ardents, une abbatiale du XIIIe siècle, classée monument historique en 1886, et dans laquelle serait cachée, selon une légende tenace, l’épée de Fierbois, l’une des deux épées de Jeanne d’Arc.

    « Envoyez-là quérir, Sire »

    Partie de sa Lorraine natale pour sauver le roi de France, Jeanne d’Arc arriva en mars 1428 à Chinon (Indre-et-Loire). « Mes voix m’ont révélé que Dieu a voulu choisir l’épée qu’il me destine. Elle repose dans la chapelle de Fierbois. Envoyez-là quérir, Sire. On la reconnaîtra à cinq petites croix qui sont gravées près de la garde. Elle se trouve près de l’autel » aurait-elle déclaré à Charles VII.

    Bien que rouillée, mais telle qu’elle avait été décrite, l’épée fut en effet trouvée à l’endroit indiqué dans l’église de Sainte-Catherine-de-Fierbois. Il semblerait que ce soit en fait celle de Charles Martel, qui avait vaincu les Arabes à Poitiers, en 732.

    Jeanne est venue trois fois à Lagny

    En mai 1429, Jeanne d’Arc mène ses premiers combats et environ 10 000 hommes libèrent Orléans assiégée par les Anglais. Mais, après l’échec de l’assaut sur Paris, Jeanne se replie le 12 septembre 1429 à Lagny-sur-Marne, « ville fortifiée et hospitalière », avant de repartir vers la Loire. Elle y revient pourtant le 6 avril 1430, à la tête de deux-cents soldats, « pour ce que ceux de la place faisoient bonne guerre aux Anglois ».

    Au cours de sa deuxième visite, Jeanne, très pieuse, se joint à des prières dans le chœur de l’église Notre-Dame-des-Ardents pour un nourrisson déclaré mort depuis trois jours. Dans ses bras, le bébé baille trois fois, juste le tempsde le baptiser. On parle alors du « miracle de Lagny ».

    Jeanne part ensuite vers Melun, toujours en Seine-et-Marne, mais revient encore à Lagny, le 23 avril, pour engager un combat dans les plaines de Vaires-sur-Marne contre Franquet d’Arras, un chef de bande bourguignon allié des Anglais, ces ennemis tant détestés. Vaincu, ce dernier doit, comme il est alors de coutume remettre son épée à Jeanne. Vers le 5 mai, Jeanne part cette fois pour Compiègne (Oise) afin de libérer la ville assiégée. Le 23 mai, elle est capturée par les Bourguignons qui vont la livrer aux Anglais et elle connaîtra la fin tragique que l’on sait, le 30 mai 1431.

    Malgré la disparition de la jeune héroïne de 19 ans, le cours de la guerre tournera finalement en faveur du roi car « la pucelle d’Orléans » a insufflé un patriotisme qui faisait jusqu’alors défaut. En 1435, Paris sera repris aux Anglais et, quelques années plus tard, ces derniers seront enfin « boutés hors du royaume de France » et conserveront que le port de Calais.

    L’épée de Fierbois serait-elle cachée dans l’abbatiale ?

    Une légende, qui a la vie dure, prétend que l’épée de l’héroïne serait cachée dans l’église Notre-Dame-des-Ardents. Le 3 mars 1431, lors de son procès à Rouen, Jeanne est interrogée sur ses armes. Elle répond avoir conservé l’épée de Franquet d’Arras et offert la première à l’abbaye de Lagny.

     L’épée serait donc peut-être cachée dans un souterrain, une crypte voire un pilier de l’édifice religieux.

    Le chanoine Jager (1879-1965) se fit le champion de l’idée que cette arme était bel et bien restée à Lagny. A tel point qu’après des consultations de radiesthésistes et de sourciers, il alla même jusqu’à promettre une récompense à quiconque retrouverait la fameuse épée.

    Mais des historiens ont nuancé. Un frère de Jeanne aurait été en possession de la mythique épée après sa mort puisqu’il était chargé de veiller sur les biens de sa sœur. Certains l’auraient même aperçue à Jérusalem, pendant les croisades

    Deux épées : une seule statue

    De nos jours, la statue de Jeanne d’Arc, érigée derrière le chevet de l’abbatiale, est le seul monument à la représenter avec les deux épées à la main. Réalisée en 1922, elle est l’œuvre du sculpteur Armand Roblot et sera inaugurée le 13 mai 1923.

    Béatifiée en 1909 puis canonisée le 16 mai 1920 par Pie X, Jeanne d’Arc est devenue l’une des quatre saintes patronnes secondaires de la France et sa fête nationale a été fixée au deuxième dimanche de mai.

    Jeanne d’Arc et Lagny au cinéma

    Le premier film ayant pour héroïne Jeanne d’Arc date de 1898. Dans un film de Victor Fleming de 1948, Ingrid Bergman incarne Jeanne d’Arc, mais la ville de Lagny n’y est pas évoquée. En 1953, dans le film « Destinées » signé Jean Delannoy, Michèle Morgan interprète Jeanne au moment où le nourrisson est ressuscité. Les films ont été tournés en studio, mais les deux actrices souhaiteront plus tard connaître l’église de Lagny-sur-Marne

    Par ailleurs, seul un film soviétique réalisé en 1970 (Le début, de Gleb Panfilov) a fait mention à ce jour de Franquet d’Arras, le chef bourguignon, vaincu par Jeanne, qui combattait pour les Anglais. S Moroy

     

  • Chants polyphoniques : Kouban, des cosaques à l’église

    Le chœur des grandes voix cosaques de Kouban s’est produit, samedi 10 mars, à l’église Saint-Etienne à Claye-Souilly. Cent-cinquante personnes ont été conquises par les voix graves et puissantes de la formation slave.

    Le chœur réunit cinq artistes qui incarnent les plus belles voix d’opéras aussi prestigieux que ceux de Saint-Pétersbourg, Moscou, Kiev, et aussi d’anciens solistes des fameux chœurs de l’Armée rouge. Sous la direction artistique de son chef de chœur, Andréï Kikena (à l’accordéon), les artistes ont interprété, samedi, des polyphonies cosaques et des chansons issues du folklore traditionnel russe et ukrainien, accompagnées de l’accordéon, de la guitare et de la balalaïka.

    « Il est revenu le temps du muguet »

    Tous les chants étaient d’une beauté grave et surprenante. Ils alternaient des airs mélancolique à des mélodies plus légère, avec des fantaisies vocales étourdissantes, magnifiquement rendues par l’acoustique de l’église. A la fin du concert, le groupe slave a invité le public a reprendre en chœur des chants aussi populaires que « Le temps du muguet » et « Kalinka ».

    L’ensemble se produit sur de nombreuses scènes en France et à l’étranger. Il était déjà venu en 2010 à Claye-Souilly pour participer au cinquième festival musiques du monde organisé par Chœur Odyssées et aussi, la même année, à Chelles et Annet-sur-Marne.

    La première partie du programme de la soirée était consacrée à Chœur Odyssées. Accompagnés au piano par Marc Denouel, les choristes ont interprété des chants classiques et profanes (Japon, Ukraine), dont le Stabat Mater du compositeur irlandais Karl Jenkis.

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    Chœur Odyssées se produira à nouveau dans le cadre de son traditionnel festival musiques du monde avec, comme invité, un chœur d’Erfurt, capitale de la Thuringe, une région située au cœur de l’ex-RDA. S Moroy

  • Les jeunes virtuoses récompensés au concours international de piano de Lagny-sur-Marne

    Le concours international de piano de Lagny-sur-Marne s’est achevé avec panache, dimanche 11 février. Venus du monde entier, quatre-vingt jeunes virtuoses se sont affrontés autour d’un piano.

    Lagny-concours-piano-2 2018Les six finalistes de la catégorie major

    Une fois encore les œuvres des plus grands compositeurs ont résonné sous la haute voûte du salon d’honneur de l’hôtel de ville. Deux-cents personnes ont assisté, dimanche après-midi, à la proclamation des résultats des concurrents dans la catégorie major, catégorie dans laquelle s’affrontaient cinquante-quatre jeunes pianistes venus du monde entier et tous âgés de moins de 33 ans.

    « Le niveau était plus fort que l’an dernier »

    Hugues Leclère, pianiste professionnel et directeur du concours, confie : « c’est un excellent niveau, plus fort que l’an dernier, avec beaucoup de Russes, d’Ukrainiens, Hongrois, Roumains ; le bloc de l’Est était bien représenté. Il y avait aussi de très bons pianistes français, malheureusement il n’y en a pas eu en finale. Les six finalistes se sont détachés vraiment, même si nos votes étaient serrés et homogènes. La plupart des pianistes sont des professionnels et vivent déjà de la musique, c’est un plus pour eux ».

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    Faire rayonner le concours

    Le maire, Jean-Paul Michel, a salué les compétiteurs, les familles latignaciennes qui les ont accueillis, une trentaine au total, ainsi que tous les bénévoles. Il a également souligné l’implication de la conseillère artistique, Anne Jomin, et de la conseillère municipale, Isabelle Moreau : « c’est la douzième édition du concours de piano et il n’existerait pas sans Isabelle. Cette année, c’était extrêmement compliqué après la période que nous venons de vivre avec les inondations, la neige puis le froid ». Le maire, aussi président de Marne-et-Gondoire, réfléchit à ouvrir le concours de piano à l’intercommunalité « afin de le faire rayonner auprès des vingt communes et des 100 000 habitants qui la composent ».

    Lagny-concours-piano-4 2018

    Lagny-concours-piano-3 2018
    Palmarès

    Catégorie junior (moins de 17 ans, 10 candidats)

    • 1er prix : Xinyue Gao, 15 ans, Chine
    • 2e prix : Elia Cecino, 16 ans, Italie
    • 3e prix : Piotr Lara, 16 ans, Pologne
    • 1er accessit ex-æquo : David Raoul Salomon Bob, 15 ans, Roumanie et Ayoub Ouahman, 15 ans, France
    • 2e accessit : Liam Dugelay, 14 ans, Canada.

    Catégorie jeune (moins de 22 ans, 16 candidats)

    • 1er prix : Riccardo Gagliardi, 21 ans, Italie
    • 2e prix ex-æquo : Yuiko Hasegawa 21 ans, Japon et Xintian Zhu, 19 ans, Chine
    • 1er accessit : Jérôme Fréjaville, 19 ans, France
    • 2e accessit : Lvjie Zhang, 19 ans, Chine.

    Catégorie major (moins de 33 ans, 54 candidats)

    • 1er ex-aequo : Balázs Demény, 28 ans, Hongrie et Pjotr Naryshkin, 28 ans, Ukraine
    • 2e prix : Oleg Khudiakov, 23 ans, Russie
    • 3e prix : Tsubasa Tatsuno, 27 ans, Japon
    • 4e prix : Osvaldo Nicolas Ettore Fatone, 22 ans, Italie
    • 5e prix : Raul Da Costa, 24 ans, Portugal
    • Prix de la ville de Lagny-sur-Marne ex-æquo : Balázs Demény et Pjotr Naryshkin
    • Prix du public : Balázs Demény
    • Bourse de l’école normale de musique de Paris Alfred-Cortot (valeur 4000 euros) : Pjotr Naryshkin    (Serge Moroy)
  • La médiathèque de l’Orangerie a rendu hommage au polar …

    La médiathèque de l’Orangerie de Claye-Souilly a célébré l’univers du polar, samedi 3 et dimanche 4 février. Des animations, jeux, conférences, rencontres et dédicaces ont égayé le week-end, histoire que les visiteurs ne broient pas du noir.

    Le roman policier, qu’il s’adresse aux jeunes ou aux adultes, représente un tiers des ouvrages empruntés à la médiathèque clayoise. Il n’en fallait pas plus pour que la fête du livre, lancée pour la première fois samedi matin par le maire, Yves Albarello, ne prenne une coloration résolument noire. Un café musical sur les musiques de films policiers, des jeux et des maquillages pour les plus jeunes, des rencontres d’auteurs et de dédicaces (Benoît Minville et Nicolas Mathieu), une sélection des meilleurs polars 2017 par Gérard Meudal, ancien journaliste à Libération, et les bibliothécaires de Claye-Souilly et de Villeparisis, ont ravi les amateurs du genre tout au long du week-end.

    Le fait divers a nourri le cinéma policier

    Samuel Schwiegelhofer, ancien bibliothécaire à la Bilipo (Bibliothèque des littératures policières) à Paris, a tenu une conférence, samedi après-midi, sur le cinéma policier. « Le cinéma policier vient lui-même d’un autre genre, le roman policier qui est apparu au XIXe siècle et dont il s’est fortement inspiré » a-t-il avancé.

    A l’origine, le genre, jugé vulgaire, a été décrié, mais dès l’apparition du cinéma, en 1895, des pionniers s’en sont emparé et en ont fait un divertissement populaire, tels Birt Acres, Georges Méliès, Ferdinand Zecca, Louis Feuillade. « Le fait divers est très lié au roman et film policiers et le XIXe siècle n’en manque pas avec l’essor de la presse. Tout de suite, il y a eu un enjeu commercial entre les grandes compagnies de cinéma, comme Gaumont et Pathé » a souligné l’intervenant.


    En savoir plus sur http://www.magjournal77.fr/claye-souilly-fete-du-livre-la-mediatheque-a-rendu-hommage-au-polar/#twerJGE3AOmFCBYW.99

    La médiathèque de l’Orangerie de Claye-Souilly a célébré l’univers du polar, samedi 3 et dimanche 4 février. Des animations, jeux, conférences, rencontres et dédicaces ont égayé le week-end, histoire que les visiteurs ne broient pas du noir.

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    Le roman policier, qu’il s’adresse aux jeunes ou aux adultes, représente un tiers des ouvrages empruntés à la médiathèque clayoise. Il n’en fallait pas plus pour que la fête du livre, lancée pour la première fois samedi matin par le maire, Yves Albarello, ne prenne une coloration résolument noire.

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    Un café musical sur les musiques de films policiers, des jeux et des maquillages pour les plus jeunes, des rencontres d’auteurs et de dédicaces (Benoît Minville et Nicolas Mathieu), une sélection des meilleurs polars 2017 par Gérard Meudal, ancien journaliste à Libération, et les bibliothécaires de Claye-Souilly et de Villeparisis, ont ravi les amateurs du genre tout au long du week-end.

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    Le fait divers a nourri le cinéma policier
    Samuel Schwiegelhofer, ancien bibliothécaire à la Bilipo (Bibliothèque des littératures policières) à Paris, a tenu une conférence, samedi après-midi, sur le cinéma policier. « Le cinéma policier vient lui-même d’un autre genre, le roman policier qui est apparu au XIXe siècle et dont il s’est fortement inspiré » a-t-il avancé.
    A l’origine, le genre, jugé vulgaire, a été décrié, mais dès l’apparition du cinéma, en 1895, des pionniers s’en sont emparé et en ont fait un divertissement populaire, tels Birt Acres, Georges Méliès, Ferdinand Zecca, Louis Feuillade. « Le fait divers est très lié au roman et film policiers et le XIXe siècle n’en manque pas avec l’essor de la presse. Tout de suite, il y a eu un enjeu commercial entre les grandes compagnies de cinéma, commercial entre les grandes compagnies de cinéma, comme Gaumont et Pathé » a souligné l’intervenant.

    ercial entre les grandes compagnies de cinéma, comme Gaumont et Pathé » a souligné l’intervenant.
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    Le plaisir de frissonner
    Le public se précipitait alors dans les salles de cinéma pour frissonner de plaisir devant les aventures trépidantes de Fantômas ou de Judex, des feuilletons haletants dans lesquels les héros étaient d’ingénieux criminels ou de ténébreux justiciers. La Première Guerre mondiale, si elle met un frein à la production européenne, n’a pas empêché l’apparition d’un personnage emblématique : le détective. Ce dernier connaîtra plus tard son apogée en Angleterre, avec Scotland Yard, mais aussi aux Etats-Unis, avec le FBI.

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    Du gangster élégant au petit truand de banlieue

    Le film noir est typique des années trente. Jean Gabin fait ses débuts dans « Méphisto » avec René Navarre, l’acteur qui incarnait justement Fantômas dans les films de Louis Feuillade. Mais c’est dans « Touchez pas au grisbi » de Jacques Becker (1954) que Jean Gabin va, selon Samuel Schwiegelhofer, « désacraliser en France la figure du gangster ». De même, grâce à l’adaptation des dialogues d’Albert Simonin, l’argot va prendre une nouvelle saveur dans les propos truculents des « Tontons flingueurs », le film de Georges Lautner (1963), avec Francis Blanche, Bernard Blier, Lino Ventura et Jean Lefebvre.
    Enfin, Samuel Schwiegelhofer note que « l’urbanité a favorisé l’apparition des petits truands de banlieue ». Alain Delon, Jean-Paul Belmondo et Gérard Depardieu ont ainsi interprété des rôles de voyous à leurs débuts devant la caméra. S.Moroy