Catégorie : 18 Chroniques de Serge

  • Villeparisis – Un acte de courage

    Villeparisis – Un acte de courage

    Les sauveurs de Gordon distingués

    Encore groggy par les tragiques évènements survenus vendredi 13 novembre à Paris, un petit groupe s’est rassemblé, samedi matin, à la mairie pour une cérémonie bien particulière. Après une minute de silence pour les nombreuses victimes des attentats, Hervé Touguet a décerné la médaille de la Ville aux deux sauveteurs du petit Gordon. 

    GordonUn dénouement heureux pour Gordon, entouré de Delphine, sa maman, et Séverine et Youri, ses deux sauveurs.

    Mercredi 4 novembre, en début d’après-midi, l’enfant de 7 ans a chuté dans le canal de l’Ourcq qu’il longeait à vélo. Alors que sa mère appelle à l’aide, ne sachant pas nager et voyant son fils dériver lentement, Séverine Estivan traverse le pont du canal menant à la gare RER. « J’ai demandé aux gens ce qui se passait. ‘’C’est son chien qui se noie’’ me répond une dame. Mais j’ai vu qu’il s’agissait en fait d’un enfant et j’ai hurlé à mon tour. Autour de moi, les gens ne réagissaient pas. Ils étaient indifférents, comme si j’étais transparente. Ça m’a beaucoup choqué. C’est alors que Youri, qui rentrait chez lui, m’a entendu. Il a couru puis plongé dans le canal pour sauver l’enfant » raconte la jeune femme, très émue à cette évocation.

    Son souffle lui redonne la vie
    Le courageux jeune homme ramène le petit corps inanimé sur la berge pendant que Séverine se précipite pour lui prodiguer les premiers soins, notamment le bouche-à-bouche qu’elle a appris lors d’une formation auto-école pour son permis moto. « Les premiers gestes ont été ici essentiels pour ramener Gordon à la vie, avant l’arrivée des pompiers. La frontière entre le drame et un dénouement heureux est toujours ténue et c’est vous, Youri et Séverine, qui avaient fait en sorte que cela se termine bien » souligne le maire. « Je n’ai pas réfléchi. J’ai couru, enlevé ma veste et plongé » glisse modestement Youri Dinga, grand gaillard de 18 ans, qui exerce la profession de livreur de sushis en scooter. Séverine Estivan, 42 ans, réside depuis 6 mois à Villeparisis. Elle a quitté Cannes pour travailler en Ile-de-France, mais s’est retrouvée à nouveau au chômage début octobre. Tout comme Youri, elle s’étonne des félicitations pour leur beau geste. « C’est un geste tout à fait normal. Ce qui n’est pas normal, c’est de ne pas réagir face à une telle situation ». La jeune femme cherche un emploi de secrétaire commerciale dans un garage ou, mieux, dans une concession de motos car le deux-roues est sa passion.

    S Moroy

  • Claye Souilly, Rentrée littéraire

    Claye Souilly, Rentrée littéraire

    A dévorer sans modération

    Vargas

    Rentrée lit 1De g. à droite : Stéphanie Dubois (Claye), Nathanël Morisseau (Claye), Bernadette Ratel (Villeparisis), Marc-Antoine Ully (Dammartin) et Muriel Rivage (Villeparisis).

    La 6e rencontre autour de la rentrée littéraire, samedi 7 novembre, à l’espace André-Malraux, a rassemblé 80 lecteurs, parmi lesquels Séverine Brouet-Huet, adjoint du maire pour la culture. « Comme pour les éditions précédentes, nous avons travaillé avec les médiathèques de Villeparisis, Annet-sur-Marne et Villevaudé. La bonne nouvelle, cette année, c’est que la médiathèque de Dammartin-en-Goële nous a rejoints dans l’aventure. 589 ouvrages sont parus pour cette rentrée 2015. Nous en avons acheté 90 et, ce soir, allons vous présenter 24 titres que nous avons sélectionnés » annonce Stéphanie Dubois.

    Rentrée lit 3Annie Ghysens, présidente de la bibliothèque de la Roseraie à Villevaudé, présente "Il était une ville" de Thomas B. Reverdy

    Rentrée lit 2
    La directrice de la médiathèque de Claye-Souilly a invité le public dans la salle à intervenir afin d’enrichir les échanges. Parmi les titres retenus, les roman de Delphine de Vigan (D’après une histoire vraie) prix Renaudot, Mathias Enard (Boussole) lauréat du Goncourt, Hédi Kaddour (Les prépondérants) prix Jean-Freustié et du roman de l’académie Française, ce dernier ex-æquo avec Boualem Sansal (2084). Parmi les œuvres étrangères, ‘’Délivrances’’, 11e roman de Toni Morrison, écrivaine américaine prix Nobel de littérature 1993, ‘’La quête de Schindler’’, de Thomas Keneally, auteur de ‘’La liste de Schindler’’, le roman qui inspira le film éponyme de Spielberg en 1993. ‘’Péchés capitaux’’, faux roman policier signé Jim Harrison, interroge l’Amérique sur ses démons (violence, sexe, argent) ; et enfin ‘’L’imposteur’’ de Javier Cercas, livre préféré de Stéphanie Dubois, qui relate la mystification d’un porte-parole des survivants espagnols de l’Holocauste, avant qu’il ne soit confondu. 

    Le second volet sur les coup de coeur des bibliothécaires de cette rentrée littéraire aura lieu à la médiathèque Elsa-Triolet, à Villeparisis, vendredi 20 novembre à 20 h 30. Entrée libre, mais inscription souhaitée auprès de la médiathèque (01 60 21 21 60).

  • Villevaudé, Réunion publique

    Le maire fait de la sécurité sa priorité

    Une réunion sur la sécurité s’est tenue, mercredi 4 novembre, avec le commissaire de police de Chelles. L’occasion de faire le point et d’échanger  avec les habitants.

    « Nous gérons 6 communes. Villevaudé est la plus petite. Nous avons deux sources d’information. La première, les plaintes et mains-courantes. C’est déjà un indicateur, mais c’est loin d’être suffisant pour savoir ce qui se passe dans la commune. La seconde, ce sont les réunions organisées chaque semaine avec votre police municipale » précise Cédric Gambaro, commissaire de police de Chelles, devant quelque 70 Villevaudéens réunis salle des Merisiers. 

    Un seul numéro : le 17
    Pour lui, le village enregistre deux formes de délinquance. Des vols et tentatives de vol par effraction (14 depuis avril) et cambriolages nocturnes (2), ainsi que des dégradations de véhicules (20). Le commissaire met en garde contre les vols par fausse qualité (faux policier ou employé) qui se développent et dont les personnes âgées sont les cibles privilégiées. « Les fêtes de fin d’année sont propices aux escrocs qui vont démarcher. Pour nous appeler, un seul numéro : le 17 » insiste Cédric Gambaro, invitant les habitants à signaler à la police tout individu ou fait suspects. 

    SécuritéDe g. à droite, Cyrille Goedert policier municipal, Denis Logghe adjoint au maire pour la sécurité, Pascal Pian, Cédric Gambaro et Isabelle Kolifrath adjointe au commissaire.

    Réhabiliter les droits du piéton
    Nuisances sonores, occupation de terrains privés par les gens du voyage, décharges sauvages, stationnement gênant exaspèrent les villageois. « Pour moi, les trottoirs sont destinés aux piétons, aux personnes à mobilité réduite et aux poussettes. Certains transforment leur garage en salon, or la mairie ne peut se substituer aux habitants pour trouver des parkings. Même si l’on y travaille ensemble, il y a des règles et je veux qu’on les respecte. En partant de la rue des petits prés – où l’on commence la réfection des trottoirs – jusqu’au Poitou, je veux qu’une poussette puisse circuler sans problème » assène le maire, Pascal Pian. En avril 2016, la rue de Lagny sera refaite avec le concours du Conseil départemental. Une réflexion est en cours pour savoir si elle sera limitée à 30 km/h ou bénéficiera de zones de ralentissement ou de parking. Un protocole sera bientôt signé avec la police nationale pour renforcer l’action du dispositif Voisins vigilants, réparti sur 4 secteurs dans la commune et regroupant déjà 47 inscrits. 

    Contrôles répressifs en vue
    En sus des radars pédagogiques à l’entrée du village, la mairie a acquis un cinémomètre en juin et 45 PV pour excès de vitesse ont été dressés par la police municipale depuis janvier. Celle-ci sera dotée d’un 3e agent début 2016. Parallèlement, 10 caméras de surveillance seront installées sur 9 sites jugés sensibles. Enfin, dans le cadre de la sécurité routière en Seine-et-Marne dont les chiffres, à l’instar du pays, sont très mauvais, le commissaire prévient qu’il va lancer une « campagne ultra-répressive », ajoutant « qu’il sera aidé par des effectifs départementaux importants, avec des motards et des voitures-radars banalisées, stationnées sur les trottoirs ». S. Moroy

    Le commissariat de Chelles reçoit, avec ou sans rendez-vous, le mardi de 17 h à 19 h.

    Tél : 01 60 93 20 00.

    Mail : victime-chelles@interieur.gouv.fr.

    Pour une plainte en ligne, uniquement pour les biens (vol, dégradation, escroquerie) : www.pre-plainte-en-ligne.gouv.fr

  • Des chrysanthèmes et un gros cœur

    LAGNY-SUR-MARNE – Aide par le travail

    La section horticulture de l’Ésat La Grange au Bois (Établissement et service d’aide par le travail) a ouvert, samedi 31 octobre 2015, ses portes pour sa traditionnelle vente de chrysanthèmes avant la Toussaint. « L’activité horticulture comprend actuellement 7 ouvriers et 2 moniteurs. Notre opération a très bien marché puisque nous avions environ 250 chrysanthèmes et tout est pratiquement parti. Il faut dire que la vente avait débuté la semaine dernière » précise Annie Forgeron, responsable. La recette servira à financer les salaires, investissements et charges, dont le chauffage, l’électricité et l’eau pour la serre de 250 m2. L’équipe des travailleurs horticoles s’était préparée depuis longtemps afin de proposer à leurs visiteurs plusieurs variétés et coloris de chrysanthèmes, mais aussi des plantes bisannuelles (pensées, myosotis, giroflées) et des potées fleuries pour la décoration intérieure.

    Cat lagny - CopieYann et Sabine sont conseillés par Christine (à droite)

    Avec Dimitri et Damien, leurs deux fils, Yann et Sabine ont choisi un chrysanthème à pompons bordeaux. « C’est la première fois que nous venons ici. Nous habitons Chanteloup-en-Brie depuis 3 ans et avons vu l’affiche en descendant l’avenue en voiture » avoue Sabine. « Ce qui motive notre geste, c’est aussi l’action. Je travaille au sein d’une DRH et connais le principe et l’objectif de l’Ésat. Il est donc très important que chacun apporte sa pierre à l’édifice, en aidant comme on peut » complète Yann. Ouvert en 1974, l’Ésat est un établissement médico-social de l’association de gestion CPRH (Centres de pédagogie et de réadaptation pour handicapés), dont le siège est à Saint-Thibault-des-Vignes. Il accueille 130 personnes, de 18 à 60 ans, reconnues travailleurs handicapés. L’établissement propose  également des services aux collectivités et entreprises, comme la blanchisserie, la sous-traitance en conditionnement (pesage, emballage, étiquetage, mailing), des travaux de jardins et d’espaces verts (entretien et création). A partir du 28 novembre et jusqu’au 18 décembre, la section horticulture lancera sa vente de sapins de Noël, de type épicéa, mais surtout Nordmann, dont la hauteur varie entre 1 et 2,50 m. Un prochain grand rendez-vous avec le public qui tient beaucoup à cœur à la petite équipe horticole. 

    Plus d’infos : section horticulture (01 60 94 23 11)

    Ésat La Grange au Bois – 24 bis avenue Raymond-Poincaré.lagny-sur-Marne

  • Le vol du Jocond, le coup de maître de Jean-Pierre Bernhardt, enseignant à Thorigny-sur-Marne

    Jocond - CopieL'auteur carnetinois ne s'attendait pas à un accueil aussi enthousiaste.Une séance de dédicaces aura lieu au Louvre, le 19 novembre.

    Léonard de Vinci a peint la Joconde, mais aussi son pendant masculin : le Jocond. Si l’une est au Louvre, où se trouve l’autre ? Autour de ce mystère, Jean-Pierre Bernhardt a construit son deuxième roman, un thriller moderne et haletant qui nous entraîne à Rome, en Suisse, dans le Gers et en Sicile. Publié à 1500 exemplaires, il est sorti le 16 septembre et a connu un très bon démarrage. Entretien avec un instituteur de 61 ans, qui habite depuis plus de 30 ans à Carnetin, enseigne à l’école Gambetta de Thorigny-sur-Marne… et n’a jamais mis les pieds en Italie.

    Pourquoi ce roman ? 
    Tout d’abord, j’ai voulu me prouver que j’étais capable de bien raconter une histoire après mon premier livre, co-écrit en 2006. J’ai donc énormément travaillé le style et la narration. La deuxième chose est de trouver une histoire qui plaise. Etant très attaché aux relations fraternelles – j’ai moi-même un frère et une sœur – je me suis efforcé de traduire la nature de ces relations et les sentiments qu’elles inspirent. Mes quatre personnages, frères et sœurs, vont être embarqués dans une quête parce qu’ils croient à ce qui leur arrive, mais est-ce bien la réalité ? On aime raconter des histoires et on croit les histoires qu’on raconte. C’est tout le problème de la crédulité. Ce thriller m’a pris deux ans et demi et presque autant pour le relire, mais c’était le temps nécessaire pour obtenir une grande fluidité dans la lecture car je suis très exigeant.

    La Joconde comme fil conducteur, ce n’est pas banal
    La version du second tableau du grand maître florentin est certes controversée, mais elle m’a séduit. J’ai eu une chance extraordinaire : mon éditeur est un fan de l’Italie et a particulièrement apprécié ma double fin. Elle amène une réflexion sur le degré de conscience que l’on a autour de soi. ’’Le nom de la rose’’ d’Umberto Eco, avec son ambiance et son histoire de palimpseste, m’avait notamment interpellé et mon intrigue s’est progressivement élaborée.

    Vol jocondLa couverture est très esthétique. Ferez-vous des dédicaces ? 
    Le roman est paru dans la collection « ArtNoir », première et unique collection entièrement dédiée aux thrillers dans le milieu de l’art. Il se caractérise par un très beau papier, extrêmement doux, conçu spécialement pour cette série. Il a aussi une tranche noire, peu courante. Une séance de dédicaces pour la sortie officielle du livre est prévue, jeudi 19 novembre de 19 h à 21 h. Elle se déroulera sous la pyramide du Louvre. Une initiative tout à fait exceptionnelle pour ce grand musée parisien et un petit clin d’œil à la Joconde, son illustre pensionnaire. D’ici la fin de l’année, j’envisage également des dédicaces dans des librairies de Lagny, notamment chez madame Christmann, à qui le roman a beaucoup plu.

    Un autre projet de livre ? 
    Oui et il est même terminé. Il s’adresse aux adolescents. Son titre est « Lou-Ann, la garache. L’histoire d’une petite-fille qui ne voulait pas être loup-garou ». Je viens de l’envoyer à des éditeurs. Il s’agit d’un nouveau défi, mais j’adore. Je ne veux pas être prisonnier d’un genre.
    S. Moroy

    Le vol du Jocond – Cohen & Cohen éditeurs - Broché – 225 pages – ISBN 978-2-36749-025-0 – Prix 20 euros – Facebook Jean-Pierre Bernhardt

  • Craquer et croquer au salon du chocolat à Claye Souilly,

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    Gourmets et gourmands avaient rendez-vous, durant le week-end du 10 octobre, au gymnase des Tourelles. Il s’agissait de ne pas manquer la 6e édition du salon du chocolat, organisée par la Société des fêtes de la Ville avec le concours de la municipalité. «C’est un bon cru puisque, cette année, nous avons 16 exposants contre 9 en 2014. Parmi eux, il y a 6 nouveaux et le plus loin vient du Var. La plupart ont été primés au salon du chocolat de Paris et nous avons bien sûr nos deux chocolatiers clayois : Cédric Tostain et Au Duc de Claye » commente Julien Boussange, adjoint municipal et coordonnateur de l’évènement. Du chocolat, mais aussi des pâtes de fruit, macarons, biscuits et même du miel venu de la Nièvre. Une véritable tentation pour les petits et les grands qui n’ont d’ailleurs pas beaucoup résisté. Côté bien-être, le stand de Catherine proposait des massages de pieds, mains et dos, à base dhuile au beurre de cacao. La séance durait 15 minutes pour 10 euros et la Clayoise était la seule à pratiquer cette activité relaxante. Les visiteurs ont pu boire un café ou déguster une crêpe, à l’espace détente aménagé au centre du gymnase et décoré d’œuvres des membres de la Palette Clayoise… sur le thème du chococolat. La chambre des métiers et de l’artisanat de Seine-et-Marne renseignait les jeunes sur le métier de pâtissier via ses trois centres CFA (Centre de formation en alternance) de Meaux, Melun et St-Germain-en-Laval. De même, l’IMA du pays Meaux (Institut des métiers et de l’artisanat) a ouvert ses portes à la rentrée de septembre. Le nouveau centre se veut un pôle d’excellence professionnelle et sera inauguré lundi 19 octobre à 10 h 30.

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    Côté animation, les enfants ont revêtu toque et tablier blancs pour confectionner une recette fantaisie qu’ils ont pu déguster. Le cours était animé par Corinne Algara, ancienne pâtissière qui a créé sa société de cours à Provins (Les tabliers gourmands).

    ArletteArlette Chevret à droite

    Autre fantaisie, mais qui ne se mangeait pas, les bijoux réalisés par Arlette Chevret, 66 ans. « Aujourd’hui, c’est spécial, je ne fais que des choses se rapportant au chocolat. C’est à base de pâte Fimo. Je la travaille, la passe au four et la vernis. Je suis auto-entrepreneur depuis 2013 et réalise des bijoux en toutes matières. Des modèles uniques, sur demande et pour tout type d’évènement » précise la Clayoise, dont l’originalité créatrice a suscité beaucoup de curiosité.

  • Une solution branchée à Rentilly: l’autopartage

    Rentilly – Écomobilité

    Borne électrique - CopieDevant la borne de recharge, de gauche à droite, Andrews Delabona, Célia Corneil et Mélanie Pommier

    Samedi 19 septembre, lors de la semaine européenne de la mobilité, la communauté d’agglomération Marne et Gondoire tenait plusieurs stands dans le parc culturel de Rentilly. Il s’agissait d’informer les visiteurs sur les solutions de déplacement durable que la CAMG a mis en place sur son territoire, depuis sa création en 2002. Parmi celles-ci, le stand écomobilité proposait un essai de la voiture électrique Zoé, modèle de chez Renault. Une initiative qui prend tout son sens puisque le parc est dorénavant équipé, à l’entrée, d’une borne de recharge électrique. En complément du réseau de bus, Marne et Gondoire étend ainsi son offre de stations d’écomobilité, permettant de recharger et même louer des véhicules électriques. « C’est un projet mené conjointement par Marne et Gondoire, Marne-la-Vallée, Val-Maubuée, le SAN Val-d’Europe et Epamarne, avec le soutien du Département et de la Région. A ce jour, nous sommes les seuls en France à avoir fait un projet inter-territorial» précise Célia Corneil, chargée de mission transports et déplacements à la CAMG. La gestion du service a été confiée à MOPeasy, société spécialisée dans l’écomobilité. « Si un particulier veut réserver une voiture, il se connecte sur notre site pour s’enregistrer. Outre l’abonnement de 4 euros, l’utilisation est de 3,50 euros la demi-heure, avec un prix dégressif. Tout est compris : location, énergie, assurance et parking. L’usager accède à tous les véhicules sur le territoire et bénéfice de services complémentaires, comme l’autopartage, le covoiturage et des informations locales sur le transport » explique Andrews Delabona, chargé de développement chez MOPeasy. 

    Une nouvelle façon de se déplacer 

    Chaque particulier possédant un véhicule électrique personnel peut utiliser les stations de recharge. Le coût est de 1 euro l’heure en charge normale (4 heures), 2 euros en charge accélérée (1 h 30). L’autonomie du véhicule peut aller jusqu’à 170 km si l’on se montre économe. « Le service se développe car les gens y voient une offre supplémentaire et propre pour leurs déplacements, privés ou professionnels » ajoute Mélanie Pommier, chef de projet écomobilité chez MOPeasy. L’usager dispose d’un parc locatif de 15 voitures électriques et trois stations de recharge sont déjà opérationnelles : stations RER A de Bussy-Saint-Georges et Montévrain, et devant le centre hospitalier de Jossigny. D’ici fin 2016, 30 nouvelles stations seront déployées sur 16 communes de Marne et Gondoire. Serge Moroy

    www.monautopartage.fr – Tél : 07 63 15 43 21

  • Bourse aux plantes d’automne, une idée qui porte ses fruits

    Bourse aux plantes d’automne, une idée qui porte ses fruits

    L’association Villevaudé… Demain a organisé sa 3e bourse aux plantes, samedi, avec le concours de la municipalité.

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    Dans le parc de la Roseraie, outre le stand de la serre de Montjay-la-Tour, les visiteurs ont découvert des bulbes de dahlia, rhizomes d’iris, bégonias, fraisiers, groseilliers, géraniums, ainsi que des plantes à bouturer, offerts par les adhérents de l’association.

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    Du miel de Villevaudé, mais aussi des pommes grâce à l’association des croqueurs de pommes Brie-Gâtinais qui étalait une trentaine de variétés anciennes : Akane, Colapuy, Rambour d’automne, Farot, Belle-Joséphine de Brie, Judeline, Hochet (ainsi nommée à cause des pépins qui remuent quand le fruit est mûr), etc. « L’association compte 8000 membres répartis dans 65 sections locales. La nôtre a été créée en 1988 et compte 160 adhérents. La production intensive, imposée par la grande distribution, limite le choix à quelques variétés de fruits. Or, dans nos campagnes seine-et-marnaises, il y a des centaines de pommiers, poiriers et pruniers. C’est une richesse, dont on n’a pas conscience » explique Pascal Papelard, son président.

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    Une benne de 20 m3 de compost venu de Monthyon (SMITOM) était posée à l’entrée du parc. « Le compost est un fertilisant. 10 kg de compost valent 100 kg de fumier. Si au printemps, on l’utilise comme engrais organique ; à l’automne, on l’utilisera plutôt pour amender la terre » précise Jérôme Papegaye, ambassadeur de tri à l’agglo Plaines et Monts de France. Il proposait également un composteur gratuit, moyennant une petite formation dispensée ultérieurement.

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    L’aménagement d’un hôtel à insectes a connu un vif succès auprès des enfants. « C’est un habitat destiné aux insectes, comme les coccinelle, perce-oreille, syrphe, carabe, abeille solitaire, pour qu’ils puissent passer l’hiver au chaud, dans des petits endroits où ils seront protégés des prédateurs. J’ai construit la maison, maintenant vous allez y mettre tous les meubles : briques, parpaings, pommes de pins, paille, morceaux de bambous… Autant d’abris pour les futurs pensionnaires » a expliqué Gilbert Mazoyer. C’était son 2e hôtel à insectes et sa construction lui a pris une semaine de travail. Durant la dernière semaine de novembre, l’association Villevaudé… Demain participera à la semaine europ
    éenne de la réduction des déchets.

  • 400 participants à la 1ère cyclo-Lila de Claye Souilly

    Claye1Arnaud donne le départ aux 4 vélos fauteuil qui font la boucle de 25 km.

    Sur la place du marché régnait, dimanche matin, une belle effervescence sportive. Arnaud Connan, 38 ans, président de l’association Un exploit pour Lila n’en revenait pas. « C’est absolument incroyable, génial, on ne s’attendait pas à un tel succès pour notre 1ère édition de la cyclo-Lila ! ». C’est à Sébastien Bruerre, vice-président, masseur-kinésithérapeute à Claye-Souilly et fervent cycliste, que revient l’idée d’avoir organisé cet évènement. Celui-ci a reçu le soutien de la municipalité et de 8 sponsors. Ouverte à tous, la randonnée se déclinait en quatre boucles balisées de 180, 95, 40 et 25 km avec dénivelés. C’était aussi l’occasion d’inaugurer le nouveau vélo fauteuil électrique acquis par l’association. 43 cyclistes ont fait la boucle de 180 km et 135 celle de 95 km. Les 222 autres ont couru celles de 25 et 40 km. Compte tenu de l’affluence, le départ pour ces deux dernières a eu lieu par vagues successives. Quatre vélos fauteuil ont pris le départ des 25 km, dont Léo et sa maman sur le modèle électrique. Mais avant, Arnaud a donné ses recommandations. « Mettez vos casques. Le parcours est encadré, mais restez vigilants car la route n’est pas fermée et vous êtes nombreux. C’est une randonnée, prenez avant tout du plaisir ». Sébastien a ajouté que l’important n’était pas de gagner et que tous seraient récompensés. Le sourire d’un enfant malade ne vaut-il pas en effet toutes les victoires ? Poursuivant son but visant à les aider et à favoriser leur intégration parmi les valides, Un exploit pour Lila participera aux Foulées vairoises. L’épreuve aura lieu dimanche 11 octobre, toujours pour le plaisir d’un enfant qui participera en vélo fauteuil. S. Moroy

    www.unexploitpourlila.fr

  • Lagny-sur-Marne, Village des alternatives

    Vivre autrement pour le climat

    A l’approche de la conférence pour le climat (COP21), Vivre autrement en Marne et Gondoire, collectif fondé en 2012 et œuvrant pour une transition citoyenne, a organisé, samedi 26 septembre, le premier village Alternatiba. Il s’agissait de démontrer qu’il est possible d’enrayer le réchauffement climatique en modifiant notre mode de vie.

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    Une kyrielle de stands étaient dressés square Paul-Tessier, sur le parking des déportés et dans le parc Foucher-de-Careil. Au programme, déplacements doux, consommation responsable, éco-construction, agriculture et alimentation, partage et solidarité, recyclage, conférences et débats, qualité de l’air et de l’eau. « Il y a déjà eu des initiatives en faveur de l’écologie, mais encore jamais aucune de cette ampleur à Lagny » constate Philippe Barbier, conseiller municipal. Il tenait un stand de sensibilisation sur les effets néfastes des pesticides pour l’eau, une ressource naturelle et essentielle, appelée à s’épuiser. Les visiteurs, très nombreux car encouragés par le soleil, ont eu l’embarras du choix devant les solutions alternatives et produits bio, tandis que les enfants participaient à des ateliers ou des jeux collectifs.

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    Anne-Sophie Brunet, paysagiste éco-jardinière à Thorigny, a connu un vif succès avec ses plantes bouturées à l’étouffé, qu’elle distribuait avec sourires et conseils.

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    Square Paul-Tessier, un petit groupe s’initie au Yoga, parmi les nombreuses démonstrations consacrées au bien-être corporel (Zumba, TaÏ chi chuan, Qui Gong, etc.). L’utilisation du bambou dans l’habitat (toiture, charpente, mur et sol, mobilier) et celle du chanvre, ont également suscité une vive curiosité. Le chanvre constitue un excellent isolant naturel (comble, mur, plancher) et peut aussi servir pour la décoration. Créée en janvier 2009 et domiciliée à Jouarre, l’association Planète-Chanvre regroupe 11 agriculteurs seine-et-marnais qui ont décidé de cultiver le chanvre industriel. A son stand, on explique l’usage horticole et maraîcher du paillis de chanvre, produit près de Coulommiers. « Désherber et griffer votre sol. Faites une couche de 3 à 5 cm de paillis aux pieds de vos fraisiers, tomates, cucurbitacées. Arroser pour obtenir une croûte qui tienne bien au vent. Le paillage ne glissera pas et restera en place. Il évite le désherbage chimique, facilite l’entretien du terrain, protège de la chaleur et du gel et n’acidifie pas le sol ». S. Moroy

    Plus d’infos : vivreautrement.marneetgondoire@gmail.com 

    Facebook : Alternatiba en Marne et Gondoire.