Catégorie : 02 Une vie, une oeuvre, une date

  • AFFAIRE ESTELLE MOUZIN : ILS ONT MARCHÉ AVEC L’ESPOIR DE CONNAITRE ENFIN LA VERITÉ

    AFFAIRE ESTELLE MOUZIN : ILS ONT MARCHÉ AVEC L’ESPOIR DE CONNAITRE ENFIN LA VERITÉ

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    Guermantes, jeudi 9 janvier 2003, il gelait à pierre fendre et Estelle, 9 ans, disparaissait en revenant de l’école. Comme chaque année depuis 2004, Éric Mouzin, son père 64 ans, a organisé en sa mémoire une marche qui a rassemblé 80 participants, samedi 11 janvier. La mise en examen, en novembre dernier, de Michel Fourniret, relance une affaire… qui piétinait depuis 16 ans.

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    Les participants se sont rassemblés à 15 h 30 devant la boulangerie de la place du Temps-perdu, où la fillette a été aperçue pour la dernière fois par un témoin. Le cortège s’est ensuite rendu devant le cerisier du Japon, planté en 2004 au cœur du lotissement où résidait Estelle. « Nous ne sommes pas encore au bout de la recherche, même si la mise en examen de Michel Fourniret est une bonne nouvelle » a reconnu Eric Mouzin, avant de lancer la chanson que Charlélie Couture avait écrite pour Estelle en 2003. Francine et Antoine sont venus de Coubert pour déposer un bouquet de roses : « cette histoire nous a bouleversés. Nous sommes là tous les ans, depuis le début » confie Antoine.

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    Coup d’accélérateur pour le dossier

    Le transfert du dossier au TGI de Paris et surtout l’intervention de la juge d’instruction Sabine Kheiris suscite un nouvel espoir pour le père d’Estelle. Celui-ci a déclaré : « Le dossier a pris un nouveau départ, avec une structure d’enquête, une organisation et des moyens renforcés puisque les services d’enquête de la police nationale sont complétés par une section de recherches de la gendarmerie nationale. L’émulation entre services ne peut qu’être profitable à l’avancée du dossier ».

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    Il poursuit : « Il n’y a pas que la mise en examen d’un suspect, qui est un élément important, mais il y a aussi la reprise en main de tout le dossier : des analyses qui n’avaient pas été faites, que ce soient en téléphonie ou en prélèvements d’ADN. Tout cela constitue une reprise en main du dossier et il ne peut qu’en sortir quelque chose ».

    En janvier 2019, Eric Mouzin avait assigné l’Etat en justice pour son « inorganisation et son inefficacité » dans l’enquête pour retrouver sa fille. « Depuis 17 ans, on a l’impression que l’Etat fait tout pour bloquer, s’opposer, retarder l’instruction de ce dossier » a t-il rappelé samedi après-midi.

    Juste avant la marche silencieuse, l’association Estelle-Mouzin a tenu son assemblée générale à l’espace Marcel-Proust, toujours à Guermantes. Ouverte à tous, son but est de faire un point sur l’avancement du dossier et la bataille juridique qu’elle mène depuis le début avec ses avocats, Didier Seban et Corinne Hermann, afin que le dossier ne tombe pas dans l’oubli.

    Créée en mars 2003, l’association comptait 119 adhérents en 2019. Elle se mobilise également pour les mineurs qui disparaissent chaque année en France (10 000 selon les derniers chiffres établis contre 40 000 précédemment). « Nous ne sommes plus à l’état de l’espoir, mais dans l’attente d’une seule et unique réponse : où est Estelle ? Pour l’association, le combat pour elle et les enfants disparus ne fait que commencer » a conclu Sophie Renon, sa présidente.

    Texte et photos Serge Moroy

    Facebook : association Estelle Mouzin

    (suite…)

  • Epiphanie… Quand les fèves font leur cinéma…

    Epiphanie… Quand les fèves font leur cinéma…

    Dimanche 5 janvier … c'est la fête de l'Épiphanie, une fête chrétienne qui remonte au temps des Romains. Depuis cette époque, la galette des rois comprend toujours une fève. Nombreux sont ceux qui aujourd’hui les collectionnent et ils ont bien raison car elles prennent de la valeur au fil du temps.

    Le roi charlot 2

    La fabophilie

    En France, on les appelle les fabophiles. Ils seraient ainsi près de 2000 qui auraient rejoint une association et environ une vingtaine d’entre eux posséderaient plus de 30 000 modèles.

    Pour les puristes, une fève ne mérite d’être collectionnée que si elle a séjourné dans une galette. Et si la fête des rois est ancienne, il faudra toutefois attendre la fin du XIXe siècle avant de voir un petit sujet en porcelaine de Saxe se substituer au traditionnel mais banal haricot jusqu’alors glissé dans la galette, juste avant sa cuisson.

    Les débuts de la collection

    Les premières collections débutent véritablement vers 1910-1914. Leur valeur ne cessera d’augmenter avec la hausse des prix des objets d’art, surtout dans les années 1980. Il y aura bien sûr des santons destinés à reconstituer la crèche de Noël en miniature, mais pas uniquement. Car si la tradition populaire avait jusqu’alors inspiré des fèves plates en porcelaine illustrant principalement des Guignol, Pierrot, poupon, militaire, lune, soleil, animaux ; les matériaux vont progressivement changer. Ainsi, avec l’utilisation de plus en plus généralisé du plastique, les années 1960 voient apparaître des sujets plus modernes : la locomotive, l’automobile, l’avion, le bateau, la moto…

    Mais on assiste également au retour des matériaux nobles (porcelaine, terre cuite, métal) en lieu et place du plastique habituel. La fabrication échoit aux porcelainiers de l’Asie du Sud-Est, qui assurent environ 90 % de la production des fèves circulant en France.

    Quelques sociétés se partagent le marché mondial de la fève. Parmi celles-ci, la société Prime, implantée à Faverney (Haute-Saône), produit entre 40 et 50 nouvelles fèves par an. Elles seront fabriquées par milliers pour être vendues aux boulangers et magasins de grande surface. Créée en 1989, la société Prime a su innover en proposant des fèves originales en trois dimensions à l’occasion des fêtes de Pâques, Halloween et Noël. Les sujets sont peints à la main et les collections sont élaborées près d’un an et demi avant la date de leur mise sur le marché.

    Aujourd’hui, on peut donc dire que les collectionneurs sont gâtés tant le choix des modèles est devenu extrêmement diversifié dans les thèmes proposés. Signe tangible d’un engouement populaire jamais démenti à ce jour, il existe sur internet de nombreux sites conçus par des particuliers. Certains collectionnent toutes les fèves sans exception, tandis que d'autres ont préféré choisir une thématique bien précise et qui leur est chère.

    La thématique cinéma

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    Le thème du cinéma constitue pour sa part entre 3 et 10 % des créations mensuelles de la société Prime, pour en revenir à l’exemple de notre société franc-comtoise. Tout dépend en fait des héros du moment et, surtout, des licences qui auront pu être négociées avec les ayants-droit (Disney, Fox, pour sa part entre 3 et 10 % des créations mensuelles de la société Prime, pour en revenir à l’exemple de notre société franc-comtoise. Tout dépend en fait des héros du moment et, surtout, des licences qui auront pu être négociées avec les ayants-droit (Disney, Fox, Dreamworks, Warner…) en ce qui concerne la fabrication des petites figurines décoratives.

    Boite-betty-boopCertaines fèves de chez Prime sont d’ailleurs particulièrement recherchées, comme celles créées pour la coupe du monde 1994 de football et dont la cotation avoisine actuellement le prix de revient de fabrication de l’époque, soit 1906 euros ! Et si une ancienne série de Betty Boop, l’espiègle et  sémillante héroïne de cartoons créée par les frères Fleischer en 1930, affiche une cote exceptionnelle d’une centaine d’euros, les autres restent dans des prix plus abordables, c’est-à-dire entre 25 et 40 euros.

    Notoriété du grand écran oblige, on trouve bien sûr des fèves consacrées à des artistes du cinéma français et des personnages du burlesque (Chaplin, Laurel et Hardy), des héros de dessins animés (Bécassine, Félix le chat, Bambi, Babar, Dingo, Bernard et Bianca, Popeye, Winnie l’ourson, Balto…) ou encore d’animation (Kiri le clown, Shrek, Wallace et Gromit).

    Shrek

    Simpsons

    Quant aux super-héros et autres courageux justiciers, ils ne sont pas en reste avec Zorro, Tarzan, Spiderman, James Bond ; sans oublier des blockbusters du grand écran : Toy Story, Star Wars, Batman…

    Certaines séries poussent la particularité d’avoir été éditées avec des variantes (attitude, taille, couleur, modèle), ce qui accroît d’autant leur valeur. Il existe aussi des séries limitées, ainsi que quelques prototypes. Ces derniers ont été fabriqués pendant que la licence était en cours de négociation (gain de temps industriel), alors que celle-ci ne sera finalement pas accordée au fabricant.

    Serge Moroy

  • Chance et malchance, les deux inséparables

    Chance et malchance, les deux inséparables


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    Avoir de la chance, cela veut dire qu’il est probable qu’un événement heureux vous arrive bientôt. Quant à la malchance, on se garde bien de l’évoquer. Mais, plus concrètement, qu’est-ce que cela veut dire exactement ?

    Vendredi 13 : un jour particulier selon la bonne vieille croyance populaire. Mais est-ce un jour de chance ou de malchance ? Les superstitions ont la vie dure. A la loterie nationale, chacun va donc tenter sa chance, mais à sa façon bien sûr et… en se gardant bien de révéler son secret à quiconque !

    Au jeu de pile ou face, on a une chance sur deux de sortir la face pile. On dit alors que la probabilité est de… un sur deux de tomber sur le côté que l'on a choisi avant de jeter la pièce de monnaie en l'air.

    Au jeu du 421, on a 6 chances sur 216 de tomber sur la bonne combinaison en un seul jet. En effet, les dés ont six faces équilibrées avec un chiffre différent sur chacune d'elles et il en faut trois pour jouer. En fraction, 6 sur 216 peut s’écrire 1 sur 36. On a donc une chance sur 36 de tirer 4-2-1… en un seul jet.

    La probabilité existe

    La probabilité existe bel et bien et peut même se calculer mathématiquement, mais, est-ce que cela veut dire que si l’on joue 35 fois au jeu du 421, la 36e sera la bonne ?

    Eh bien non, car il n’y a pas plus de chance que le 35e coup soit meilleur que le premier, le deuxième ou le huitième car le dé, bien sûr, n’a pas de mémoire. Une chance sur 36, cela veut dire que si l’on jette les dés, 1000 fois, 100 000 fois, un million de fois, nous aurons un nombre de 4-2-1 qui s’approchera de 1000 divisé par 36, 100 000 divisé par 36, un million divisé par 36, etc.

    Ainsi, plus l’on joue et plus on aura de chances de tirer la bonne combinaison 4-2-1, mais, en fait, sur la totalité des jets de dés.

    Une estimation à la portée de tous

    Si le hasard n’existe pas, peut-on alors connaître le chiffre mathématique exact de nos chances ? En d’autres termes, existe-t-il une méthode pour accroître sa chance ?

    Non, une fois encore. Mais ce chiffre nous pouvons l’estimer raisonnablement à défaut de pouvoir le calculer avec précision. L'estimation est suffisante pour nous permettre d’apprécier ou non nos chances. C’est d’ailleurs un exercice que nous pratiquons tous au quotidien. Ne vous êtes-vous  jamais posé la question de savoir quelles étaient vos chances de gagner au loto ou encore de ramasser un porte-monnaie ou des billets de banque sur le trottoir ?

    Chance et malchance vont de pair

    Lorsque nous traversons une route ou que conduisons une voiture, nous envisageons immédiatement la situation avant de prendre une quelconque décision. Il s'agit de savoir ici si nous allons en sortir indemne et c'est pourquoi nous évaluons instinctivement s’il y aura danger ou non… sans pour autant sortir la calculette scientifique. A contrario, plus nous répétons l'exercice – traverser la route ou bien conduire – et plus nous augmentons notre risque d'avoir un accident. Chance et malchance iraient ainsi de pair et certains pensent que la guigne ne serait en fait que la résultante de la somme des éléments ou de situations… qu’ils n’ont pas pu ou su prévoir.

    Les prochains rendez-vous du vendredi 13

    Le 13 décembre 2019, le 13 mars puis le 13 novembre 2020. Alors, pourquoi ne pas en profiter pour tenter, vous aussi, votre chance ? 

    Serge MOROY

    PHOTO: Fortune double (bonne fortune et mauvaise fortune, symbolisées par son côté blanc et son côté noir) tournant sa roue, aveugle aux conditions sociales de ceux à qui elle porte chance ou malchance (symbolisé par le bandage sur ses yeux). Enluminure d'Étienne Colaud dans une édition française datant de 1530 du Cas des nobles hommes et femmes de Boccace. BnF 

  • Notre hommage à Geneviève Bossu

    Notre hommage à Geneviève Bossu

    Geneviève Bossu a eu cent ans le 24 novembre 2019… L'occasion de fêter cet heureux événement au repas des seniors organisé par le CCAS de Villevaudé, le 7 décembre 2019.

    Le diaporama présenté le 7 décembre a été réalisé par Olivier et Florian de l’espace jeunesse de Villevaudé et membres de L'Association Loisirs Jeunes de Villevaudé, grâce aux témoignages de Monique Mazoyer, Serge Moroy, Suzette Farignon et Yvette Godefroy.

    1 photo 12 dece 2015
    C’est en ces termes que Suzette s’adressa à  Geneviève Bossu, née Albinet:

    "Vous voilà centenaire, vous êtes comme un  merveilleux livre dont la préface pourrait débuter ainsi :

    « Un siècle ! … J’ai vu huit fois la fumée blanche sur la chapelle Sixtine, de Pie XI jusqu’au pape François…

    « Nous pouvons voir en vous une sœur, une mère, une tante, mais aussi une grand-mère et même une arrière-arrière grand-mère ! Vous avez encore tellement de choses à nous apprendre.. ; votre histoire de vie est une grande science pour nous… »


    2 photo 5 mai 1945 Ordre de mission

    Quand la seconde guerre mondiale éclate, Geneviève a 20 ans. Son frère, Roger Albinet (qui sera maire de Villevaudé de 1947 à 1971) est prisonnier en Allemagne. Avec un simple diplôme d’infirmière, elle intègre les IPSA, section aviation de la Croix-Rouge française créée en 1934, pour aller le chercher.
    Sa première mission sanitaire intervient en avril 1945. Il s’agit de ramener les prisonniers du camp de concentration de Buchenwald, rassemblés au Luxembourg. « On les a installés dans le train, sur des brancards. Ils avaient tous une étiquette autour du cou car certains ne parlaient pas. Il y avait beaucoup de Français et j’ai même retrouvé un cousin ! ».


    3 photo convoi strasbourg mai 45Convoi vers Strasbourg

    Le 8 mai 1945, jour où Berlin capitule, avec cinq collègues, elle accompagne en ambulance la première armée française (Rhin et Danube) à Mengen.

    « Les ponts sur le Rhin étaient détruits, le ravitaillement en essence pour l’armée se faisait par avion, de Strasbourg à Mengen en Dakota.

     

     

    4 photo les ISPA à mengen gauche 45Mengen

    Cherchant dans ses souvenirs Mme Bossu déclare : «   En mai 45, nous partons 6 IPSA en ambulance pour nous mettre à la disposition de la 1ère armée (Rhin et Danube) qui nous envoie sur la base de Mengen ( Wurtemberg) à 13km à l’Est de Sigmaringen. On installe la Base de départ des services de l’ambulance médico-chirurgicale de l’Air n° 401. Le personnel est logé dans les baraquements sur le terrain et nous, chez l’habitant.

    4 photo Ravensbrück dessinEn août 1945, la voici à Malmoë en Suède chercher une centaine de femmes que le comte Bernadotte, diplomate suédois, a réussi à sortir du camp de Ravensbrück, deux mois avant la capitulation allemande. Un terrible spectacle. « Elles n’étaient plus que squelettes. Notre crainte était que les parents les fassent manger trop. On les a soignées sur place pendant deux mois avant de les ramener en avion ».

     

    5 photo 4devant les dakota à droiteLa photo est prise devant un Dakota, Geneviève est à droite

    Les avions repartant à vide, il s’agissait de les remplir à raison de trois rotations par jour ». 1935 soldats, dont 560 couchés, seront convoyés dans une centaine d’avions de type Junker ou Dakota. Elle dit : « On voyait tellement de souffrances autour de nous que l’on ne se plaignait pas quand on était fatigué »

    6 photo 6 d'un JU 52 en 46Devant un JU 52 le 13 mars 1946, entourée du pilote Petot et du mécanicien Roy

    7 photo  en mission en Afrique 1946Geneviève Albinet sera convoyeuse de l’Air jusqu’à la fin 1946, année où elle tombe malade. Sa convalescence se passe à Villevaudé, dans la demeure familiale. Elle réussit son diplôme d’infirmière d’État en 1950 et sera monitrice IPSA, puis hôtesse à Air Maroc. En 1956, elle épouse Henry Bossu, directeur des essais chez Panhard, et devient, jusqu’en 1967, infirmière pour l’OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord). En 1968, elle travaille dans un laboratoire puis, jusqu’à sa retraite en 1981, comme infirmière à la Compagnie générale d’électricité. Après la mort de son époux en 1995, elle reste à Villevaudé, au château de Bisy.

    Photo: 13 mars 1946 au cours d’une mission en Afrique.

    8  chateau bisyLe château de Bisy à Villevaudé

    9 G Verger (2)En 1968 elle fait connaissance à Paris du père Georges Verger, ancien aumônier de l’Armée de l’Air

    En 2002, à la mort du père Edouard, elle intervient auprès du Diocèse de Meaux pour que Georges Verger soit accueilli dans les paroisses de Villevaudé, le Pin et Bois Fleuri.

     

     

    Son ami le père Guy Gilbert, proche de Georges Verger célèbre le 10 octobre 2010 la grand- messe de bénédiction des animaux à Villevaudé, sur la plaine des Merisiers, devant des centaines de villevaudéens.

    13 photo guy gilbert et g. Bossu2010

    10 photo Georges Verger et Guy Gilbert 2010
    11 photo avec Guy Gilbert 17 octobre  2010
    Chevalier de l'Ordre National du Mérite

    15 photo 11 mars 2014Le 11 mars 2004, Geneviève Bossu est nommée chevalier de l’Ordre National du Mérite, décorée par «sa marraine» Geneviève de Galard

    Lors de la remise des insignes, Geneviève de Galard commence son discours par ces mots : 

    «  Malgré mon âge respectable, vous êtes pour moi une ancienne. Une de ces anciennes que nous admirons, des pionnières qui ont tant fait pour improviser, construire et forger ce que sont devenues les Convoyeuses de l’Air… » 

     

    17 photo dien bien phu 1954

    16 photo dien bien phu 54Geneviève de Galard est la célèbre héroïne de Dien Bien Phu, que tout le monde connaît pour l’avoir vue en 2004, dans différentes manifestations commémorant le cinquantième anniversaire de cette bataille. 

    19 monument morts 2015Comme chaque année, au monument aux morts de Villevaudé

    20 expo 11 novembre 2015A l’exposition 14-18

    22 repas seniors 2015 Au repas seniors 2015

    23 photo départ à la messe avec Lazlo DavidDimanche 24 novembre 2019, Lazlo David et Geneviève Bossu prennent le chemin de l’église de Villevaudé

    25 photo 24 nov  2019Ses deux amis, père Isaac et père Ignace ont célébré la messe de ses cent ans, en présence de la communauté chrétienne de Villevaudé, le Pin et Bois Fleuri.

    27 photo nov 2019Avec Mauricette

    28 photo nov 2019Geneviève a connu Père Ignace il y a  27 ans, alors qu’il avait remplacé père Edouard qui était en pèlerinage à Saint Jacques de Compostelle. Il est venu de Cotonou au Benin, afin d’être aux côtés de Geneviève en ce grand jour de fête et d’émotion.

    29 photo novem 2008Au monument aux morts en tenue militaire

     C’est à son amie Suzette Farignon que nous devons ces belles paroles:

    « Avoir cent ans est un cadeau de la vie. Ailée comme un ange, vous touchiez au soleil de votre vie, sans vous brûler les ailes car, contrairement à Icare, « Les ailes brisées » résistèrent aux assauts et vous forgèrent à ce grand voyage… 

     

    Tous nos vœux à la plus belle des centenaires.. »

    Y. Godefroy

  • Geneviève Bossu mise à l’honneur au repas des Seniors 2019

    Geneviève Bossu mise à l’honneur au repas des Seniors 2019

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    La Villevaudéenne Geneviève Bossu, cent ans le 24 novembre, a été honorée au banquet des Seniors organisé par le CCAS, samedi 7 décembre, salle des Merisiers.

    Un diaporama, réalisé par les membres de l’ALJV (Association Loisirs Jeunes de Villevaudé) et l’espace jeunesse, a retracé le parcours hors norme de cette femme volontaire et courageuse.

    Infirmière de la Croix rouge, affectée aux IPSA (Infirmières, pilotes, secouristes de l’air), Geneviève Bossu a participé en 1945 aux rapatriements des prisonniers et déportés en Allemagne avec la 1ère armée, Armée Rhin et Danube. Nommée Chevalier de l’Ordre national du mérite par décret du 14 novembre 2003, Geneviève Bossu a été décorée le 11 mars 2004 par Geneviève de Galard, l’héroïque convoyeuse de l’air de Diên Biên Phu, elle-même Grand-croix de la Légion d’honneur. Plusieurs articles lui ont été consacrés, dans la presse locale, mais aussi dans le journal des retraités du quotidien Ouest-France.

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    Samedi, sous des applaudissements nourris, Geneviève Bossu a reçu la médaille d’honneur de la Ville, des mains de Pascal Pian, maire de Villevaudé, et a été félicitée par Xavier Vanderbise, conseiller départemental et vice-président de la communauté d’agglomération Paris-Vallée de la Marne.

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    Émue et toujours aussi modeste, la centenaire a simplement déclaré que « ce qu’elle avait fait, tout le monde l’aurait fait ».

    Seize femmes d’exception

    Cette année, ambiance cabaret-concert grâce à la compagnie Sans Lézard, qui proposait son spectacle Au chœur des femmes.

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    Les 5 artistes (3 femmes et 2 hommes) ont ainsi livré aux 128 convives un joli florilège de chansons françaises célébrant la femme : Brel, Brassens, Ferrat, Gréco, Lama, Gainsbourg, Juliette, Lynda Lemay…

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    (suite…)

  • Acquisitions novembre 2019 (suite)

    Acquisitions novembre 2019 (suite)

    Livres 21 nov 2019

    Du poison plein la tête, Jacques Saussey

    La vérité à deux visages, Michael Connelly

    Art et décès, Sophie Henaff

    Par les routes, Sylvain Prudhomme (Prix FEMINA 2019)

  • Armistice 1918 ► Plus de cent ans après, commémorer pour ne pas oublier

    Armistice 1918 ► Plus de cent ans après, commémorer pour ne pas oublier

    MonumentA l’appel de la municipalité et des anciens combattants, les Villevaudéens sont venus nombreux, lundi 11 novembre, assister au 101e anniversaire de l’armistice de 1918 ratifiant la fin de la Première Guerre mondiale.

    Le temps de la commémoration, qui a débuté à 14 h 30, un rayon de soleil a fait une apparition bienvenue dans l’enceinte du cimetière au milieu duquel se dresse le monument aux morts. Xavier Vanderbise, conseiller départemental et maire de Courtry, participait à la cérémonie. Michel Courivaud, président de la FNACA (Fédération nationale des anciens combattants en Algérie, Maroc et Tunisie) a donné lecture du message de l’UFAC (Union française des associations de combattants et victimes de guerre), chiffrant le bilan de l’hécatombe à « 1,4 million de morts, 740 000 invalides, 3 millions de blessés et des centaines de milliers de veuves et d’orphelins ».

    Après la guerre, la mémoire et l’hommage

    Nombreuses sont les communes de France qui ont payé un lourd tribut en vies humaines à cette guerre. « Les noms gravés sur nos monuments aux morts nous rappellent constamment les valeurs d’honneur, de courage, de dévouement et de bravoure » a rappelé Pascal Pian, maire de Villevaudé, en lisant le message de Geneviève Darrieussecq, secrétaire d’Etat auprès de la ministre des armées. « La préservation de notre indépendance, de notre liberté et de nos valeurs, repose sur ceux qui ont donné leur vie pour les défendre » concluait la secrétaire d’Etat aux anciens combattants. Un juste et nécessaire rappel à ceux qui estiment que, en temps de paix, « cette commémoration d’un autre siècle n’a plus lieu d’avoir cours aujourd’hui ».

    Après le dépôt des gerbes colorées au pied du monument sur lequel sont gravés les noms des vingt-sept Villevaudéens tombés pour la France, la sonnerie aux morts et la minute de silence, les participants on entonné l’hymne national, accompagnés par les enfants de l’école Ivan-Peychès.

    La cérémonie terminée, le maire a convié les participants à un vin d’honneur dans la salle du conseil de la mairie. A cette occasion et comme il est de tradition, la municipalité a décerné des diplômes d’honneur de la médaille du travail à quelques habitants et souhaité la bienvenue aux nouveaux arrivants dans la commune.

    Fin de l’exposition « Face à la guerre »

    Réalisée à l’initiative de l’ALJ (Association Loisirs Jeunes), l’exposition sur la Première Guerre mondiale s’achevait sur les années 1919 et 1920, révélées sur des panneaux dressés dans la salle du conseil. Fruit du travail de Monique Mazoyer, membre de la SHCE (Société d’histoire de Claye et de ses environs) et des recherches de la présidente de l’ALJ, Yvette Godefroy. L’exposition a retracé année après année, sous forme de fresque chronologique et à partir de 1914, les grands événements survenus dans le domaine de la société et des arts, ainsi que quelques faits divers ayant émaillé les années concernées.

    Blétry

    1919 1920

    On pouvait aussi y découvrir la vie de quelques Villevaudéens partis sur le front. Ainsi, en janvier 1919, c’était le retour, d’Edmond Blétry, adjoint au maire, qui avait été fait prisonnier en 1914. La même année 1919 voyait le décès de Léon-Ernest Claret, des suites de la tuberculose qu’il avait contractée en 1917. Enfin, l’année 1921  voyait l’inauguration du monument aux morts de Villevaudé. Serge Moroy

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  • Le soldat inconnu

    Le soldat inconnu


    FlammeArcTriomphe

    La France à ses morts

    Le 10 novembre 1920, à 15h, en présence d’André Maginot ministre des pensions, le soldat Auguste Thin, du 132e régiment d’infanterie, fils d’un combattant disparu pendant la guerre, désigna par le dépôt d’un bouquet de fleurs cueillies sur les champs de bataille de Verdun, le cercueil qui devait être transporté à Paris.

    Le lendemain 11 novembre 1920, ce mort fut inhumé à Paris sous l’Arc de Triomphe.

    Deux ans plus tard, le 11 novembre 1922, pour la première fois une lumière jaillissait sur la dalle recouvrant le soldat inconnu.

    Depuis cette flamme du souvenir, ranimée chaque jour à 18h30, ne s’est jamais éteinte.

  • La France à ses morts

    La France à ses morts

    TimbreDessiné et gravé en taille-douce par Albert Decaris

    Vente générale le 4 nov 1985

    "Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie 

    Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie"

    Victor Hugo (Les chants du Crépuscule)

    Cette déesse en bonnet phrygien tenant dans sa main gauche une branche de laurier, emblème de la gloire et de l’immortalité et qui, tête baissée se recueille et médite devant une pierre tombale, symbolise la France se souvenant de ses enfants tombés au champ d’honneur.

    Pour rendre hommage à la mémoire des morts de toutes les guerres – des militaires de toutes les armes, des combattants en uniforme, des soldats de l’ombre, des otages, des déportés torturés, brisés, assassinés dans de sinistres camps – ce monument glorifie tous ceux qui ont droit à la reconnaissance de la France.

     

  • Témoignage de résistant

    Témoignage de résistant

    Reprise de la note du 18 juin 2007 

    Le 18 juin 1940, à 20 heures, au micro de la BBC, le général De Gaulle invite "les officiers et soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient s'y trouver (…) à se mettre en rapport avec lui".

    Ce premier appel à la Résistance extérieure s'adresse aux militaires  français de l'émigration pour que, dans une guerre que De Gaulle pressent mondiale, tous continuent le combat….

    En pleine débâcle, peu de Français captent ce premier message radiodiffusé.

    Rendons hommage à un Résistant

    Liliane1

    Roger LEFEBVRE est né le 28 mars 1909 au Neubourg. Pupille de la Nation, son père est mort en 1916 sur les champs de batailles.Sa mère, modeste lingère, l'élève seule. Il deviendra instituteur.
    Au cours de l'exode en 1940, trois de ses six enfants furent grièvement blessés par une bombe. Il en perdit deux des suites de leurs blessures et malgré cette terrible épreuve, se remit au travail sans défaillance.

    En été 1943, il adhère au mouvement de Résistance  "Vengeance". Il sera affecté au service de renseignement du réseau "Turma Vengeance" et plus tard au réseau "Alliance". Il étabilit de faux papiers pour les prisonniers évadés, prépare des terrains de parachutage, effectue des missions de renseignement…

    Le 22 mai 1944 la guestapo vient l'arrêter pour le conduire à la prison d'Evreux. Il rejoindra la plupart des membres du groupe "Vengeance" arrêtés à la même époque.

    Le15 juillet, c'est le départ pour l' Allemagne à soixante par wagon, dans des conditions épouvantables, sans se coucher, sans manger, avec des morts, jusqu' au camp de Neuengamme, le 18 juillet 1944.

    Roger LEFEBVRE supportera avec courage toutes les épreuves, mais affaiblit, il mourra au camp de Neuengamme le 5 décembre 1944.

    Témoignage écrit par Robert Lefebvre, fils de Roger Lefebvre et publié par les membres de l' Amicale de la Résistance des Forces Françaises de l'Intérieur ( F.F.I.) et des Combattants Volontaires de la Résistance ( C.V.R.) de l'Eure.

    Monsieur Blanadet a été sauvé et n'est pas reparti en Allemagne grâce aux papiers que M. Lefebvre a pu lui procurer.

    Liliane Blanadet que nous connaissons bien a écrit à ce sujet une "rédaction" pour Octavie Merlier

    Liliane otavie merlier1 Liliane otavie merlier2

    Nous avions reçu le 29 juillet 2007 un commentaire de Robert Lefebvre:

    C'est un honneur de voir sur votre site le "Parcours de résistant" que j'ai fait sur mon père. Je crois que là, commence le "Devoir de Mémoire". Merci à Liliane BLANADET de cette "Rédaction" qui m'a touché par son récit, j'aimerai qu'elle me l'adresse avec une dédicace. Actuellement je suis très malade, je dois subir 2 fois par mois des séances de chimio. Le traitement semble efficace, mon état de santé s'améliore. LEFEBVRE Robert, 5 rue Roger Lefebvre 27490 ECARDENVILLE SUR EURE.
    Rédigé par : LEFEBVRE Robert | 29 juillet 2007 à 10:45
    Et la réponse de Liliane Blanadet

    Bonjour

    Je viens de prendre connaissance seulement maintenant du commentaire sur l'hommage à un résistant.

    Tout d'abord, j'espère que votre santé est meilleure.

    Votre papa a sauvé le mien, c'est ce que j'ai écrit dans la rédaction, dont je vous fait parvenir copie avec dédicace.

    En espérant de bonnes nouvelles de votre part,

    Patriotiquement vôtre.

    Liliane BLANADET
    NB: vous pouvez me contacter en envoyant un message à cette 'adresse