Catégorie : 01 Expositions

  • Les messagères des toits

    Les messagères des toits

    IMG_6909L'exposition "Messagères des toits" a présenté ce week end une sélection de girouettes de la collection Suhard.

    Quoi de plus banal qu’une girouette ? une autre girouette ?…..

    Et pourtant, une fois entré dans la salle, le visiteur se retrouve dans un univers déconcertant, il est dans l’Histoire,  ces « messagères des toits » lui font découvrir les hommes, leur travail, leurs coutumes, leurs rêves, leurs craintes, leurs loisirs, l’art populaire, un patrimoine qu’il connaissait peu ou qu’il avait peut être oublié.

    A l’origine droit seigneurial exclusif attribué à une personne, puis droit acheté par l’argent, le décret du 20 avril 1791 donna à tous la liberté de monter une girouette sur son toit.

    Chaque girouette envoie son message, les représentations sont variées et originales, scènes de guerre, de chasse, de la vie quotidienne, des animaux familiers, utiles, exotiques, symboliques. 

    Un témoignage, une passion que nous ont fait partager Monsieur et madame Suhard, à l’initiative de la municipalité. Y. Godefroy

    Consultez le site girouettes-expos.fr

    Contact: Huguette et Marcel Suhard

    5 rue de Guyenne 36100 ISSOUDUN

    Tél 06 77 47 11 09  Courriel suhard.marcel@wanadoo.fr

    Pour voir quelques photos de l'exposition, cliquez sur ce lien

  • Le Street art envahit l’ancien hôpital de lagny-sur-Marne

    Le Street art envahit l’ancien hôpital de lagny-sur-Marne

    Métamorphose éphémère… de l'hôpital de Lagny

    Urgences2Le talent débridé des graffeurs donne vie aux mythes. Dans le couloir des urgences,  la Cadillac de SOS Fantômes près d'une jolie infirmière blonde, prête à tagguer.

    Le site Saint-Jean est devenu, le temps d’un week-end (16 et 17 mai 2015), un phare du Street art. Une occasion exceptionnelle que le public n’a pas laissé échapper pour découvrir des œuvres, aussi monumentales qu’insolites, et rencontrer leurs créateurs.

    Urgence2Sur la porte d'entrée qui était réservée aux ambulances, l'œuvre de Treize-Bis illustre une petite fille anatomique qui appelle au secours.

    Et les visiteurs ne se sont pas fait prier pour investir les lieux. On a dénombré près de 2000 personnes durant la seule journée de samedi. Dans l’enceinte de l’ancien hôpital, propriété de Marne-et-Gondoire, ils ont pu admirer les œuvres d’une trentaine d’artistes.

    Fresque de l'artiste portugais Pantonio sur le bâtiment FournierDes fresques courant sur les murs ou les façades, comme celles de Pantonio et Inti sur le bâtiment Denis-Fournier, -réalisée en 4 jours sur une nacelle (25 m de haut)- mais cependant éphémères puisque l’édifice et les pavillons annexes seront détruits en 2016 pour la reconversion du site. Douze photos grand-format forment une haie d’honneur dans l’allée centrale. « Anatomie d’un lieu hautement emblématique et chargé de mémoire et de lumière, l’expo Rayon X rend un ultime hommage à la beauté évocatrice du site Saint-Jean » commente Alain Smilo, son auteur. Tous les artistes ont eu à cœur de s’approprier cet ancien lieu de naissances et de souffrances pour transmettre leurs émotions. Sans état d’âme, selon leur vécu, leur style et leur propre technique. « Le site est vraiment idéal, on ne pouvait rêver mieux. On s’est servi des reliefs sur les murs : grilles d’aération, panneaux, portes, colonnes » explique Elparo, tout en descendant de son échelle.

    Un lieu empli de souvenirs
    Avec deux autres graffeurs, Kataplokito et Euphorie, il a réalisé une fresque géante dans le couloir d’accès des urgences. Face à elle, surgissant du mur, la voiture de Ghostbusters (SOS Fantômes) à côté d’une pulpeuse infirmière, bombe acrylique à la main. « Ici, les connexions sont multiples. Moi-même, je suis né dans cet hôpital, il y a 28 ans » poursuit l’artiste. Car pour beaucoup l’endroit est chargé de souvenirs, parfois douloureux. « Je réside à Esbly et suis venu en 2012 pour me faire opérer du coude. C’est impressionnant et ça fait bizarre de revoir les lieux ainsi » témoigne Jérémy, 22 ans.

    Artistes en herbeDes ateliers ont permis aux street-artistes en herbe d'exprimer toute leur créativité.

    « C’est une idée géniale de laisser les artistes s’exprimer. En plus, cela rend hommage à tous ceux qui ont travaillé ici » applaudit son amie, Yasmine, 23 ans. Même avis pour Danièle, 67 ans, venue de Levallois (92) et dont la sœur habite Lagny. « C’est toujours intéressant quand plusieurs artistes s’associent pour réaliser une œuvre collective au sein d’un même espace, ça ouvre le regard ».

    Autre rendez-vous artistique pour les Latignaciens : samedi 30 mai. De 14 h à 0 h 30, aura lieu en centre-ville la 2e édition du festival consacré aux arts de la rue. 

    S. Moroy

    Arts rue

  • Lagny-sur-Marne, l’enfance du cinéma

    Lagny-sur-Marne, l’enfance du cinéma

    Une expo pour éclairer sa lanterne

    Depuis la préhistoire, l’image fascine l’homme. La superposition de deux vues procure l’illusion de mouvement et, au début du 18e siècle, on utilise la persistance rétinienne (illusion optique rémanente) pour créer des jouets optiques aux noms barbares : thaumatrope, phénakistiscope, zootrope, praxinoscope, zograscope… Mais c’est avec la lanterne magique que tout a commencé. 

    SibraThierry Sibra devant l'une des 3 vitrines consacrées à ses superbes lanternes magiques, toutes issues de l'ancienne usine Lapierre de Lagny.

    Ex-berger et ancien gendarme, Thierry Sibra, 57 ans, est venu de Donzère, près de Montélimar (Drôme), montrer aux Latignaciens quelques unes de ses lanternes magiques qu’il collectionne depuis 1976. 

    Une usine à Lagny 

    « C’est un moine jésuite d’Avignon qui, en 1516, a été le premier à décrire le principe de la lanterne magique. J’ai une collection sur le pré-cinéma et, en exposant ici, j’ai voulu donner un coup de projecteur sur les lanternes magiques produites dans l’usine Lapierre de Lagny qui étaient les plus belles » explique celui qui est devenu conférencier spécialisé dans l’histoire de la photographie. La manufacture d’optique Lapierre était située rue Jeanne-d’Arc.

    LanterneL'exposition retrace la genèse du cinéma, depuis le 17e siècle jusqu'à l'invention du cinématographe par les frères Lumière, en décembre 1895.

    Construites en fer blanc, ses lanternes magiques deviennent populaires en 1880. Après avoir acquis une grande renommée dans la fabrication de projecteurs pour le cinéma amateur, l’usine sera rasée dans les années 1960. « Il y a environ 80 lanternes représentatives de l’évolution du cinéma à travers lesquelles je voudrais que les visiteurs se retrouvent, parce qu’ils étaient devant ou derrière. Evidemment, les appareils photo sont plus proches de nous, mais j’ai rencontré des visiteurs d’un certain âge qui m’ont confié que leurs pères leur projetaient des vues et que certains avaient même peur ». Car, surnommée « lanterne de la peur », l’appareil permet dans l’obscurité la projection sur un drap blanc d’images, fixes ou animées, coloriées sur des plaques de verre.

    VerresAu 19e siècle, les images fixes, peintes avec beaucoup de finesse sur des plaques de verre, entrent dans le domaine éducatif

    Elles sont naïves, féériques, poétiques, mais également satiriques et coquines. « On a aussi des batailles historiques, des scènes folkloriques. A partir de 1850, c’est la fin de la lanterne et le début de la photographie » précise Thierry. 

    Un musée dédié à la passion

    Il dément toute préférence pour une lanterne particulière. « Je les aime toutes. Je souhaite ouvrir un musée pour pérenniser mes collections : 5000 appareils photo, 2000 caméras, 15 000 affiches de cinéma, 30 000 photographies, 400 marionnettes, 650 ours en peluche, 400 masques du monde entier… Ce sera un lieu de rencontre convivial autour de la passion où chacun trouvera son bonheur » s’enthousiasme Thierry qui chiffre son projet à tout de même 4 millions d’euros. Le passionné cherche encore à compléter sa collection pour parfaire ses expositions itinérantes et pédagogiques, ainsi que toute information sur l’usine Lapierre de Lagny. 

    www.memoiredelaphoto.com.

    Salle de la Gourdine (square Foucher de Careil) jusqu’au 19 avril. Mercredi, samedi et dimanche, de 14 h à 18 h. Entrée libre.

  • Le camembert des poilus

    Le camembert des poilus

    36Exposition des 15 et 16 novembre à Villevaudé

    De très nombreux fromages doivent leur origine à des monastères qui depuis le moyen âge, transformaient le lait des dîmes en fromages pour le conserver, comme par exemple le munster ou le saint nectaire. Le camembert doit aussi son origine à un religieux : Sous la Révolution française, un prêtre réfractaire briard (les prêtres réfractaires étaient qualifiés de fanatiques, anti-républicains et intolérants par la propagande révolutionnaire) se cachait chez Marie Harel dans le manoir de Beaumancel à Camembert. Dans la tourmente révolutionnaire, le prêtre apprit à Marie Harel à fabriquer des fromages selon la technique du fromage de Brie, dans des moules où Marie fabriquait du livarot. Marie Harel transmit la recette à sa fille et à son gendre qui en développeront la commercialisation en le vendant sur les marchés d’Argentan et de Caen.

    De local, puis régional, Le camembert acquit une réputation nationale.

    Le camembert prit son aspect définitif vers 1900. On importa de Neufchâtel-en-Bray le « penicillium album » qui lui donnera sa croûte fleurie, blanc jaunâtre.

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    Le camembert
    Vers 1910, on inventera sa boîte de copeaux   de peuplier qui l’entoure jusqu’à nos jours. La popularité du camembert sera définitivement assurée par la guerre de 14-18. En effet, si au début de la guerre, le principal fromage fourni aux poilus était le gruyère, le camembert concurrença vite le gruyère en 1917, du fait de sa boîte pratique et son utilisation facile dans les tranchées, et en-cas avec du pain, ce qui conquit l’intendance et les poilus.

    Le camembert restera dans la mémoire populaire et assurera son succès définitif.

    Patrick Delpierre

    Contact: delpierrepm@wanadoo.fr

  • Exposition sur la Grande Guerre à Villevaudé

    Exposition sur la Grande Guerre à Villevaudé

    Affiche distributionVILLEVAUDÉ  - Exposition

    Organisée par l'Association loisirs Jeunes de Villevaudé), une exposition réalisée par Y.Godefroy, présidente de l'association, retrace la chronologie des évènements du conflit et, dans une seconde partie, apporte un éclairage sur ce qui s’est passé dans le village. Intitulée « Villevaudé dans le camp retranché de Paris », cette dernière résulte du travail de M. Mazoyer, membre de la Société d’histoire de Claye et ses environs.

    Villevaudé, un petit village dans la Grande Guerre

    En 1914, le village comptait 585 habitants. L’appellation "camp retranché de Paris" existe depuis la création en 1840 de l’enceinte de Thiers, constituée de 94 bastions autour de Paris et de plusieurs forts militaires. Peu efficace après la guerre de 1870, cette protection sera renforcée avec les forts de Vaujours, Chelles, Villiers et Champigny. Plusieurs régiments ont cantonné dans les trois hameaux (Bordeaux, Montjay, Villevaudé) à partir de 1914, dont les 68e régiment territorial d’infanterie et 4e régiment d’artillerie lourde de Vincennes. Les soldats ont résidé chez l’habitant, et l’état-majour dans les château de Bisy et du Poitou (actuelle maison de retraite SNCF). Tranchées, batteries, barbelés, et même des chemins de fer à voie étroite (60 cm comme celles utilisées par les carriers) ont été installés jusqu’en 1915.

    Photo: La gare de Bordeaux-Pomponnette était un chemin de fer à voie étroite servant au ravitaillement des munitions pour les batteries de Carnetin (Col. privée).

    24Un Zeppelin dans la nuit 

    Paris devient la cible des aéronefs à partir de mars 1915. Un Zeppelin est même aperçu durant la nuit du 20 au 21 mars au dessus de l’église de Villevaudé. Etait-ce celui qui, touché par les défenses anti-aériennes de Paris, tentait de rentrer ? Le 29 janvier 1916, un  raid meurtrier aura lieu, faisant 26 tués et 32 blessés avec 18 bombes larguées sur le 20e arrondissement. Les bombardements s’arrêteront peu après car les aéronefs sont devenus trop vulnérables face à l’utilisation des avions dans le conflit.

    S. Moroy

    Jusqu’au 20 décembre à la bibliothèque de la Roseraie, rue Charles-de-Gaulle. Entrée libre. Lundi et samedi de 10 h 30 à 12 h 30, mardi de 16 h 45 à 18 h, mercredi de 16 h à 19 h

    15 et 16 novembre à la salle des Merisiers: La Grande Guerre en miniature

    Durant le week-end, les Villevaudéens ont eu le loisir de visiter l’exposition sur la Grande Guerre organisée par la municipalité, salle des Merisiers. Parmi les stands, celui de Patrick Delpierre a suscité leur curiosité.

    12patrick delpierrePour cet habitant de Chartres (Eure-et-Loir), ancien comptable de 65 ans, la guerre de 14-18 est une véritable passion. Depuis 2005, il réalise des dioramas militaires (scènes miniatures) avec des figurines 1/32 en plastique ou en plomb qu’il repeint minutieusement avant de les installer dans des décors reconstitués. Les scènes vont de la mobilisation générale du 2 août 1914 jusqu’au monument de Haudroy (Aisne) où deux Allemands se présentèrent le 7 novembre 1918 pour demander l’armistice, en passant par la bataille de la Marne, l’enfer de Verdun, la guerre de tranchées, l’évacuation des blessés… « Un diorama peut nécessiter entre 60 et 80 heures de travail. Il y en a 43 exposés. Le prochain portera sur une roulante, la popote des poilus » précise Patrick.

    Le fromage des poilus (cliquez sur ce lien)

    Un avion de 1916 côtoie des taxis de la Marne rutilants… et des boîtes de camembert de taille réelle. « Le 22 décembre 1917, le syndicat des fabricants du camembert de Normandie vota la production d’une journée par semaine de ce fromage pour les poilus du front. Un million de camemberts par mois ont été livrés jusqu’en 1918 ; ce qui explique qu’il deviendra notre fromage national ». Car, dans sa tenue de colonel du 102° régiment d’infanterie, alors basé à Chartres, Patrick est intarissable sur sa collection, mais aussi l’histoire de sa ville. « Chartres abrita à partir de 1909 un centre d’aviation militaire très actif. Les premiers vols d’aéronefs y eurent lieu et la première école militaire de formation de pilotes en France y fut créée ». Victime de son succès, « le colonel », comme on le surnomme familièrement, a un agenda de ministre. Il exposera à Chamalières (Puy-de-Dôme) le week-end du 21 novembre et a déjà été retenu par la ville de Nemours… pour le 11 novembre 2018 !

    Pour aller sur la page photos, cliquez sur ce lien 

  • Les Clayois ont remonté le temps et les Latignaciens exposent leur histoire

    Les Clayois ont remonté le temps et les Latignaciens exposent leur histoire

    Yves Albarello avait prédit une commémoration exceptionnelle pour le centenaire de la Grande Guerre, tout en souhaitant que le beau temps soit de la partie. Son voeu a été exaucé puisque, dès 10 heures, le soleil était au rendez-vous, ainsi qu’une foule importante devant l’hôtel de ville pour assister à l’assassinat du député Jean Jaurès et à la mobilisation générale du 2 août 1914, joués par des comédiens de la Dandinière.

    Général maunoury 2

    Soldat allemand prisonnier

    Scène de combat place de la Fontaine
    Un cortège imposant de soldats et véhicules d’époque, conduit par le général Maunoury, a défilé triomphalement dans les rues du centre-ville. La reconstitution a été rendue possible grâce au concours de plusieurs associations d’évocation historique : le musée Villeroy, la Ivy Division, Germinale, Scènes et Marne 1914.

    Le maire défilant rue jean jaurès

    Départ du cortège

    Tous les élus, y compris le conseil municipal des enfants, ont joué le jeu, costumés en poilu, écolier, paysan, curé, nonne, pompier, infirmière, ouvrière ou élégante…

    La cérémonie a pris un ton plus grave et solennel devant le monument aux Morts, place de l’église, pour honorer la mémoire des victimes clayoises et écouter les hymnes nationaux interprétés par les élèves et professeurs du conservatoire de musique. 

    Salut au drapeau
    Honneur à Péguy et Maunoury 
    « Voilà 100 ans que s’est déroulée, tout près d’ici, cette glorieuse bataille de la Marne et de l’Ourcq qui sauva notre pays d’une sanglante invasion. J’ai voulu, non pas que nous, les anciens, nous nous fassions plaisir à nous-mêmes, en ressassant le passé, mais m’adresser aux jeunes pour les informer de ce que fût 14-18, les éclairer sur les raisons de ces évènements, leur faire ressentir ce que la liberté à laquelle nous sommes tant attachés, n’existe pas par la génération spontanée, mais qu’elle se gagne » a déclaré Yves Albarello. Le maire a évoqué la mémoire de Charles Péguy, écrivain et poète fauché par une balle le 5 septembre 1914 entre Penchard et Villeroy, ainsi que celle du général Maunoury, dont des membres des deux familles respectives étaient présents dans l’assemblée. « Nous avons la chance insigne d’avoir accueilli le quartier-général de Michel Maunoury à Claye-Souilly. C’est ici, dans la future mairie, qu’il rédigea la célèbre proclamation du 10 septembre 1914 adressée à ses troupes pour les remercier. Avec sa 6e armée, il stoppa et fit reculer la 1ère armée allemande commandée par le général von Kluck : Paris était sauvé ! ». 

    S. Moroy

    album photo 1

    Album photo 2

     

    Commémoration de la Première Guerre mondiale à Lagny-sur-Marne

    Sur une initiative du service culturel de la Ville, les habitants ont été invités à prêter des objets et documents dans le cadre de la commémoration du centenaire de la Grande Guerre. Près d’une trentaine de familles latignaciennes ont souscrit à cette idée originale et les visiteurs pourront, grâce à elles, se rendre compte du quotidien de leurs ancêtres. L’expo se tient en deux endroits : la médiathèque Gérard-Billy et à la salle de la Gourdine (Musée Gatien-Bonnet).

    Médaille jumelle
    Peintures, dessins, affiches de propagande, médailles, objets militaires ou civils, figurent en bonne place dans les vitrines. Un diaporama dévoile des cartes postales noir et blanc ou sépia sur la lecture de lettres entre les poilus et leurs familles. La ville étant un point de passage obligé sur la Marne, on apprend que John French, commandant en chef de la force expéditionnaire britannique, ordonne de faire sauter les deux ponts (dénommés Pont de pierre et Pont de fer) le 3 septembre 1914, ceci afin de stopper l’avance allemande sur Paris.

    Blessés
    Un hôpital militaire auxiliaire (numéro 202) s’installe en août au pensionnat Saint-Laurent pour recevoir, début octobre, les blessés du front. Une souscription populaire est lancée pour l’édification d’un « monument aux enfants de Lagny morts pour la France » en 1920. « On a été enchanté de l’intérêt des rencontres avec les Latignaciens qui se sont plongés, pour certains, dans leur histoire familiale afin d’expliquer l’origine d’un objet qu’on leur avait transmis. Une petite grammaire russe, un casque miniature faisant office d’encrier… autant d’objet qui avaient leur propre histoire et dont l’expo a parfois permis de ressusciter le souvenir, telle la petite borne en terre cuite contenant de la terre du champ de bataille de Verdun » déclare Céline Cotty, directrice du musée Gastien-Bonnet.  
    S. Moroy

     

    Exposition jusqu’au 19 décembre. Entrée libre. Médiathèque Gérard-Billy, mardi 14 h 30 – 18 h, mercredi 10 h – 13 h et 14 h 30 – 18 h, vendredi 10 h – 13 h et 14 h 30 – 18 h, samedi 10 h – 13 h et 14 h 30 -18 h / Salle de la Gourdine (Musée Gastien-Bonnet), square Foucher-de-Careil, du mercredi au dimanche, 14 h – 18 h.

     

     

  • Lagny-sur-Marne, Jean Sébastien Baye expose

    Lagny-sur-Marne, Jean Sébastien Baye expose

    Quand un peintre montre sa « vraie nature »
    Jean-Sébastien Baye, peintre clayois de 41 ans, expose au Thé-Art-Café. Après ses appels à la paix, peints en 2007, il poursuit son thème, A(bs)traction, rendant cette fois hommage à la nature au travers de deux éléments, primordiaux selon lui : la couleur et la fluidité. « Lors d’un séjour dans le Périgord en 2011, suite à une séparation douloureuse, je suis revenu à ce qui me semble être l’essentiel. Chez moi, nature rime avec peinture et j’essaie d’entrer en symbiose avec elle, transcrire, transcender et capter l’essence même de celle-ci » confie l’artiste. Après un premier travail avec différentes matières (sable, végétaux, minéraux), le peintre finit par retenir un seul médium, l’acrylique. A l’instar de Rothko ou d’Olivier Debré, il aspire à la simplicité des formes et à la pureté des couleurs. « Je ne veux pas figurer ni défigurer la nature, mais me fondre en elle, en laissant libre cours à mon inspiration immédiate. Il y a donc un rapport direct à la couleur, telle une improvisation musicale, mais surtout une relation vraie et forte, tout comme les éléments naturels qu’on ne peut maîtriser ». La couleur trouve sa finalité dans le regard du spectateur, lui proposant apaisement, évasion ou méditation. Mais Jean-Sébastien Baye n’en restera pas là. Toujours en quête de sérénité, curieux d’utiliser les outils de son temps, il songe au numérique comme matériau de ses prochaines créations. 

    S. Moroy

    Thé-Art-Café (salle d’exposition à l’étage)

    1 place de la Fontaine, jusqu’au dimanche 7 septembre. Entrée libre. www.facebook.com/pages/Jean-Sébastien-Baye/281542891878674

    Baye
    Parcours

    Après des études supérieures d’arts appliqués, il entre en 1998 au musée du Louvre, dont les collections sur l’Antiquité et la peinture française le fascinent. Un voyage en Chine le conforte dans ce qu’il pressent déjà : un besoin impérieux de sérénité. Dès lors, il n’a de cesse d’expérimenter différents styles et techniques pour tendre vers cette « nécessité intérieure » chère à Kandinsky. A la faveur d’un second voyage à Shanghai, il réalise ses premières toiles abstraites. De retour en France, il reprend son travail au Louvre et aborde son thème qu’il nomme A(bs)traction, dans lequel « la couleur se suffit à elle-même puisqu’elle est magnétique ». Habité par une vocation (et non une passion), le peintre se considère plus comme artisan que comme artiste. Ses œuvres, exposées en 2006 à la 12e Foire International d’Art Contemporain de Canton (Chine), lui valent d’être reconnu. Il participe à plusieurs salons franciliens, dont à Meaux (Eclats d’Arts) et Claye-Souilly en 2009.

  • Thorigny, quand les collections racontent l’Histoire

    Thorigny, quand les collections racontent l’Histoire

    Présentation au maireMarc Boucher, président de l'Amicale philatélique de Thorigny, présente l'exposition au maire Thibaud Guillemet.

    Le vernissage de la 3e exposition multi-collections organisée par l’Amicale philatélique de Thorigny a eu lieu, samedi 15 mars 2014, au centre culturel du Moustier. Des timbres-poste, bien sûr, mais aussi des cartes postales anciennes et modernes, une collection d’appareils photos de 1920 à 1970, harmonicas, vieilles bandes dessinées reliées, almanach de la Poste courant de 1866 à nos jours, photos de cinéma prises en 1938 avec un hommage à Robert Lynen, jeune acteur et résistant exécuté en 1944 par les Allemands, des dessins et peintures sur Thorigny et ses environs réalisés entre 1966 et 2011 par Bernard et Marc Boucher. Ce dernier est le président de l’Amicale philatélique. Créée en 1970, elle rassemble une quarantaine de membres âgés de 10 à 92 ans. « Notre première exposition était essentiellement philatélique. Très vite, nous avons décidé de l’ouvrir à d’autres collections car nous souhaitons partager notre intérêt pour les documents et objets anciens, dont la collection fait revivre le passé et permet de revoir l’évolution de la vie et de la société ».

    Geneviève PenantGeneviève Penant, secrétaire générale de l’association, férue d’histoire et de patrimoine, a ensuite exposé le fruit de son travail sur les origines du canal de l’Ourcq.

    Elle renouvellera sa conférence publique, mercredi 19 mars et samedi 22 mars, à 16 heures.

    Exposition multi-collections jusqu’au samedi 29 mars, centre culturel du Moustier, entrée libre. Mardi et vendredi de 14 à 18 h, mercredi de 10 à 12 h et 14 à 18 h, samedi de 10 à 12 h 30 et 14 à 17 h.

    Porte passage canal de l'ourcq

    Canal ourcq à ClayeLe premier bateau de fret est parti de Claye-Souilly vers Paris le 15 août 1813.

    Du canal de l’Ourcq à la Villette (Paris)
    Afin de faciliter l’acheminement des récoltes et marchandises jusqu’à Paris, Charles VI autorise l’exploitation de la rivière de l’Ourcq en 1415. Elle prend sa source à 12 km à Fère-en-Tardenois (Aisne) et traverse cinq départements. Sa transformation en futur canal débute en 1529 sous François 1er. Catherine de Médicis, régente et propriétaire de la forêt de Retz, s’intéresse au canal pour le bois de chauffage et de construction. En 1636, les premiers bateaux partent de La Ferté-Milon pour arriver à Paris avec leur chargement de bois. Colbert et Paul Riquet ne verront jamais leurs projets aboutir car Louis XIV a d’autres priorités. La nécessité d’apporter l’eau à Paris, de l’Ourcq depuis Mareuil, devenait pourtant importante. C’est finalement Bonaparte qui, sur une idée de Chaptal, ordonne en mai 1802 la création du canal par dérivation de la rivière de l’Ourcq jusqu’à La Villette. 
    Un chantier énorme
    L’ingénieur Pierre-Simon Girard est nommé à la tête des travaux avec mission de fournir Paris en eau potable, d’y assurer la navigation et d’alimenter les canaux Saint-Martin et Saint-Louis, à Paris. Les difficultés sont énormes, à l’échelle du chantier (108 km). Malgré tout, en décembre 1808, le bassin de la Villette est mis en eau et, en août 1809, la Beuvronne coule à la fontaine des Saints-Innocents, au cœur de Paris. Le 15 août 1813, le premier bateau de fret quitte Claye-Souilly pour la Villette. Le percement du canal se termine en 1822 à Mareuil-sur-Ourcq (Oise), à 97 km du bassin de la Villette. Cinq écluses seront installées afin de réguler les pentes trop fortes et le débit. Seule l’écluse de Varreddes subsiste encore aujourd’hui. 
    Classée monument historique 
    L’usine de Trilbardou est constuite en 1865. La roue-vanne de 11 mètres de diamètres et de 83 tonnes, fonctionnant plus par le poids de l’eau que par la vitesse du courant, est une curiosité unique en son genre. Elle actionne 4 pompes volumétriques qui ramènent l’eau de la Marne dans le canal. Cette roue, classée monument historique, fonctionne toujours. Pour les voyageurs désirant se rendre de Meaux à Paris, un bateau-poste de 22 m de long sur 2 m de large et d’une capacité de 60 passagers, est mis en service en 1838. Son trafic cessera deux ans après l’arrivée du chemin de fer en 1849. Le canal de l’Ourcq reste la propriété de la Ville de Paris et son chemin de halage est devenu une piste cyclable très appréciée.

    S. Moroy 

    Plus d’infos : www.aufildelourcq.org

  • Journée portes ouvertes, expo « De Villevaudé à Paris »

    Journée portes ouvertes, expo « De Villevaudé à Paris »

    Frise du temps avec en haut celle de Paris-1A la frise du temps de Villevaudé se superpose celle de Paris

    La remise des prix du concours de dessins dans le cadre de l’exposition « De Villevaudé à Paris » s’est déroulée dans la matinée du samedi 8 février  à la bibliothèque de la Roseraie. L’expo, qui se veut évolutive, a été conçue par Julia Frizziero et Monique Mazoyer, membre de la société d’histoire de Claye-Souilly et environs.

    Quand Paris reprend des couleurs villageoises-1
    Ainsi, de nouveaux panneaux sur les fontaines, les puits, les lavoirs, la Dhuis, l’Ourcq et l’alimentation en eau du village, est venu l’enrichir avec un travail similaire accompli sur Paris. De même, à la frise du temps qui court sur les murs de la bibliothèque pour retracer l’histoire du village depuis l’an 1000 à nos jours, se superpose désormais celle de Paris. « Un travail de comparaison chronologique remarquable » a reconnu Michèle Pélabère, conseillère générale. Un autre concours est lancé. Il s’agit de photographier le village et la date limite de dépôt des clichés (18×24) est fixée au 31 mai. En outre, la bibliothèque organise une sortie au musée de l’Amtuir (Association pour le musée des transports urbains, interurbains et ruraux) de Chelles. Le départ aura lieu dimanche 6 avril à 14 h à la bibliothèque et les 40 premiers inscrits feront le trajet dans un bus des années 60. Tarif adultes 10 euros, 7 euros pour les moins de 12 ans.

    S. Moroy

    Exposition jusqu’au 28 juin. Bibliothèque de la Roseraie, 16 rue Charles-de-Gaulle. Ouverture lundi et samedi de 10 h 30 à 12 h 30, mardi de 16 h 30 à 18 h, mercredi de 16 à 19 h. Entrée libre. Plus d’infos : www.villevaude-paris.blogspot.fr

    Résultats du concours dessins

    Aléna 5 ans mater-1Madame Michèle Pélabère, conseillère générale, remet son prix à Aléna

    IMG_8256 - Copie
    Aléna (maternelle), Flora CP, Œuvre collective des CE1, Inès CE2, Œuvre collective des CM1, Nolan CM2.

    Lily4 001Catégorie adultes : Liliane Blanadet (81 ans).

  • Courtry, Osanne expose

    Courtry, Osanne expose

    Osanne ose à la mairie

    2Circée la magicienne, huile sur toile de 116 x 89 cm

    Une quarantaine de personnes assistait vendredi 22 novembre 2013 à la mairie de Courtry au vernissage de l’exposition de quelques œuvres d’Osanne, artiste renommée et prolifique.

    Elle a été élève des arts appliqués à Paris, aux Beaux-arts de Marseille, puis de l’académie Henri Goetz en gravure ; a travaillé pour la télévision, le théâtre avec la confection de décors et de costumes pour les plus grands metteurs en scène. Les vitraux de la chapelle de Fréjus (Var) figurent parmi ses nombreuses créations.

    1La chimère et son enfant, huile sur toile de 100 x 81 cm

    A 79 ans, Osanne expose toujours à travers le monde ses œuvres originales, lumineuses et généreuses, utilisant l’acrylique, la gravure, le collage, le dessin, le papier froissé…  L’artiste reconnaît volontiers l’influence de Picasso, Miró et des incursions dans le bestiaire fantastique de Théophile Gautier pour inviter sirène, angelot, déesse et chimère à batifoler dans ses toiles. « Vous habitez Saint-Maur. Vous êtes née dans le Val-de-Marne, d’un père lorrain et d’une mère espagnole. Et cette culture apparaît dans vos œuvres. Votre univers baroque reflète la richesse de votre parcours et de vos rencontres.  » a déclaré le maire Jean-Luc Pilard.

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    « Osanne a exposé à Villeparisis dernièrement. Il y a beaucoup de féminité dans ses compositions. En l’accueillant à Courtry, vous recevez une artiste complète qui nous transporte avec bonheur et volupté dans un monde chaleureux, coloré où elle transpose ses rêves » a ajouté Michèle Pélabère, conseillère générale, devant la peintre émue. 

    S. Moroy

    Exposition jusqu’au vendredi 13 décembre. Entrée libre. Salle des mariages de l’hôtel de ville.

    Lundi à vendredi, de 9 h à 12 h et 13 h 30 à 17 h 30. Samedi, de 9 h 30 à 12 h.