Catégorie : 01 Expositions

  • Villevaudé

    Villevaudé

    La ligne du temps exposée depuis 6 ans à la bibliothèque, ainsi que d'autres nombreux documents nous font découvrir l'histoire de Villevaudé, depuis l'an 1000… nous espérons que ce petit jeu vous incitera à venir à la bibliothèque chercher (et trouver) les réponses !!

    Frise bib

    Trois questions seront proposées sur facebook…les réponses seront publiées lorsque les lecteurs, blogueurs et autres nous les auront fait parvenir (en messages privés, ou directement à la bibliothèque)

    1) Où se trouve cette guérite allemande, vestige bien conservé de la dernière guerre ?

    Guérite

    Elle se trouve près de la "mare Banane", au bord du chemin des épinières,derrière le caravaning du Parc, au bord du chemin de randonnée dont l'accès est en ce moment condamné en raison de travaux de canalisations d'eau.. .

    Il pourrait s'agir de la guérite allemande M1 Mle 1943, très courante, un peu partout en France et surtout sur l'atlantikwall et le Südwall, fabriquée par une entreprise française pour les allemands :
    Société Sanca, 3 bd Lafayette à Paris.

    Des lecteurs ont apporté des précisions très intéressantes: Cette guérite a été découverte à Villevaudé dans les années 55/60 par des habitants de Villevaudé (que nous connaissons bien d'ailleurs), lors de l’extension du Poste EDF. Elle était placée près du transformateur pendant la seconde guerre mondiale.. afin que les allemands puissent exercer une surveillance constante de ce site stratégique. Celui que je nommerai Edmond l'a déplacée dans son GMC américain sur le chemin des épinières où elle se trouve encore.

    2) Quelle famille, dont une rue porte le nom (inscrit sur l'Arc de Triomphe – enterré au père Lachaise) est à l’origine du bureau de bienfaisance (actuel CCAS) de Villevaudé ?

    Rue de PercyLa rue de Percy joint la rue de Lagny à la rue de la Mare, au hameau de Bordeaux

    C'est madame Percy, veuve du Baron PERCY, chirurgien de la Grande Armée de Napoléon … mort en 1825 et enterré au Père Lachaise. Fidèle à sa mémoire, on pouvait souvent la voir rester en contemplation devant la toile du "champ de bataille d'Eylau" où la figure du chirurgien de la Grande Armée se détache au premier plan. Née à  Belleville (Seine), Mme Percy mourut le 25 décembre 1840 à Bordeaux (Seine et Marne).

    La commune de Villevaudé qui possède son acte de décès se souvient de ses bienfaits. Par testament olographe du 12 octobre 1833, elle lègue la somme de 10.000 francs pour les pauvres.

    C'est Mme Percy qui est à l'origine du bureau de bienfaisance de Villevaudé, le CCAS actuel. Dans les actes d'État Civil à l'année 1829, on peut lire : " L'Horloge a commencé à sonner l'heure, le premier octobre 1829 à 7 heures du soir. Elle a été donnée à la commune de Villevaudé par Madame La Baronne  Depercy, de Bordeaux." Il s'agit très certainement de l'horloge de l'église, évènement très important pour l'époque puisque personne n'avait l'heure précise!

    3) La rue des écoles n’existe plus … sous quel nom a t elle été rebaptisée ?

    Rue écoles

    C'est l'actuelle rue Charles de Gaulle, rebaptisée ainsi en 1971 à la mort du général de Gaulle.

  • Commémoration du centenaire de l’Armistice 1918

    Commémoration du centenaire de l’Armistice 1918

    Cette exposition a rendu hommage aux habitants de Villevaudé partis sur le front.

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    L’association Loisirs jeunes (ALJ) et la Bibliothèque de la Roseraie ont retracé, année après année, la vie des habitants durant la Grande Guerre dans une exposition inaugurée, samedi 17 novembre, par le maire de Villevaudé et présentée également le dimanche.

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    Férues d’histoire, Yvette Godefroy, présidente de l’ALJ et vice-présidente de la bibliothèque, et Monique Mazoyer, trésorière de la bibliothèque et membre de la SHCE (Société d’histoire de Claye et de ses environs), sont les deux chevilles ouvrières de l’exposition.

    Yvette Godefroy explique : « Notre objectif était de réaliser une rétrospective des années de guerre dans la mesure où nous disposions de documents qui dormaient jusqu’alors dans un grenier de Montjay-la-Tour. Nous avons pu ainsi retracer le parcours d’Edmond Blétry, âgé de 39 ans et adjoint au maire de Villevaudé en 1914. Au travers de son incorporation jusqu’à sa libération, en passant par sa période de captivité en Allemagne, on suit l’évolution de toute une époque, certes troublée, mais extrêmement riche en événements dans tous les domaines : politiques, sociaux, culturels, artistiques et sportifs ».

    Partager le souvenir

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    Le maire, Pascal Pian, a plébiscité le devoir de mémoire, rappelant « combien la paix pouvait être fragile ». La sénatrice Claudine Thomas a insisté sur l’importance de cette exposition car « les combats parmi les plus importants du conflit, dont la bataille de la Marne, se sont déroulés à quelques kilomètres d’ici ». Le député, Rodrigue Kokouendo, a évoqué « une parenthèse respectueuse pour vivre un moment d’émotion, de reconnaissance et d’union avec les célébrations du centenaire de l’armistice de 1918 ».

    Du timbre-poste au canon

    Lors de l’inauguration, qui a lieu samedi à midi, à la salle des Merisiers, les visiteurs ont pu découvrir les dioramas (maquettes réduites de scènes historiques) de Pierre Delpierre venu de Chartres, des objets d’époque appartenant à des particuliers ou à des musées, dont celui du petit musée Charles-Péguy de Villeroy, des armes et uniformes, une expo sur Bécassine, la célèbre héroïne de bandes dessinée créée avant guerre, et des cartes postales anciennes exposées par le club philatélique de Villeparisis.

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    Ils ont pu aussi admirer une moto Terrot de 1913, en parfait état de marche car patiemment restaurée par Jacques Gilbert, son propriétaire.

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    Les panneaux de l’exposition sont visibles à la bibliothèque de la Roseraie, 16 rue Charles-de-Gaulle. Un livret documenté de 76 pages y est également disponible pour 17 euros. L’entrée est gratuite, aux heures habituelles d’ouverture. 

    Serge Moroy

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  • Marché de Noël à Villevaudé : il reste encore des places pour les exposants

    Marché de Noël à Villevaudé : il reste encore des places pour les exposants

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    Le traditionnel marché de Noël de l’Atelier créatif de Villevaudé aura lieu,     samedi 24 et dimanche 25 novembre, à la salle des Merisiers.

    Des places sont encore disponibles pour y exposer.

    C’est à la présidente de l’Atelier créatif de Villevaudé que revient l’idée d’avoir créé, en 2009, un marché de Noël dans le village. D’origine Alsacienne, Isabelle s’est souvenue des marchés de son enfance, dont le plus célèbre reste sans conteste celui de Strasbourg. « Il s’agit de la dixième édition et il reste encore des places. Le tarif est de 35 euros pour deux jours et 25 euros pour une seule journée. Le stand fait trois mètres, mais il est possible d’avoir un mètre supplémentaire pour dix euros. Les tables et les grilles sont fournies. Les locaux sont sous surveillance et les exposants pourront laisser leur matériel dans la nuit de samedi » détaille-t-elle. Une attestation d’assurance en responsabilité civile est également réclamée aux exposants.

    Rejane
    Déguster des spécialités, faire ses achats et du patin à glace

    Les visiteurs pourront se restaurer en dégustant des flammeküeches (tartes flambées alsaciennes) cuites sur place et bien d’autres spécialités. Outre les œuvres réalisées par les membres de l’atelier créatif, ils auront le choix entre des chocolats fins, vins, gâteaux, mais aussi des bijoux fantaisie, cartes, calendriers de l’Avent, peintures, céramiques, décorations de Noël et vêtements chauds en laine.

    Une patinoire synthétique sera dressée sur l’esplanade des Merisiers. Une initiative due à la municipalité, qui perdure depuis 2016 et qui fera le bonheur des amateurs de glisse, jeunes et moins jeunes, débutants ou confirmés.

    Une tradition qui remonte à la fin du Moyen Age

    La tradition des marchés de Noël remonte à la fin du XVIe siècle. Concentrés à l’origine en Allemagne et en Alsace, ils sont d’abord dénommés « Marché de Saint-Nicolas » par les catholiques et « Marché de l’Enfant-Christ » par les protestants. Histoire de mettre tout le monde d’accord, ils prennent finalement l’appellation de « Marché de Noël ». Trois siècles plus tard, les calendriers de l’Avent apparaissent dans l’Est. Depuis les années 1990 l’importance des marchés de Noël n’a cessé de croître en Europe et rares sont les communes qui, aujourd’hui, n’ont pas le leur.

    Samedi 24 novembre, de 11 heures à 19 heures. Dimanche 25 novembre, de 10 heures à 18 heures. Salle des Merisiers, rue Adèle-Claret, Montjay-la-Tour (haut de Villevaudé). Parking attenant. Contacts : ateliercreatif77@laposte.net ou 06 60 82 86 06.

    Serge Moroy

    Le marché de Noël 2018 en photos

  • Charlot soldat (1918)

    Charlot soldat (1918)


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    Dans un camp militaire, de nouvelles recrues s’entraînent avant de partir en France pour la guerre. L’entraînement est épuisant pour Charlot. Aussitôt l’exercice terminé, il s’endort. Dans les tranchées, Charlot doit s’accomoder de l’insalubrité et du mal du pays, tandis que les obus pleuvent dans sa tranchée et qu’un assaut va devenir imminent…
     
    En octobre 1918, Chaplin jette un pavé dans la mare avec « Charlot soldat ». Voulant répondre à ses diffamateurs avec ses propres armes, il entreprend la réalisation d’un film antimilitariste. Mais ses amis lui conseillèrent d’en différer la présentation de crainte que cette satire de la vie militaire, projetée en temps de guerre, ne soit considérée comme de très mauvais goût.

    Ce film anti-héroïque dénonce l’atrocité de la guerre non par l’indignation, mais par le rire. Un tel film, qui dépeint avec autant de sincérité et de vérité, la réalité quotidienne de la guerre, a sa place à côté des chefs-d’œuvre tels que « A l’Ouest rien de nouveau » (Lewis Milestone, 1930) ou encore « Les sentiers de la gloire » (Stanley Kubrick, 1957).

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    La tranchée et l’abri reconstitués offrent une remarquable représentation de la réalité du front occidental. Dans les scènes de tranchées, Chaplin et Sydney, ainsi que leurs collègues s’adaptent aux conditions des lignes de feu, la vermine, la pluie, la boue, les inondations et la peur. Ces scènes exigèrent quatre semaines de tournage.

    Entre-temps, la chaleur de ce plein été était devenue si intense que l’on dut arrêter le travail toute une journée. Chaplin passa quatre jours de cette vague de chaleur à suer sous son camouflage d’arbre.
    Il fut d’ailleurs récompensé de sa peine puisque cette scène est l’une des plus follement surréelles et cocasses de son œuvre : envoyé en mission derrière les lignes ennemies, Charlot s’enfuit à travers une zone découverte, caché à l’intérieur d’un tronc d’arbre. A  l’approche d’une patrouille allemande, il se fige dans une immobilité feuillue, échappant ingénieusement à un soldat qui, armé d’une hache, s’apprête à le débiter en bois de chauffage. Une vision mémorable montre Charlot-arbre sautillant vers l’horizon lointain.

    Une conduite d’eau à demi-enterrée découverte par hasard inspira également un autre gag comique. Charlot s’y engouffre comme un lapin et ses poursuivants croient lui attraper les jambes, mais seuls ses bottes et son camouflage en arbre – dont il s’est débarrassé comme d’une peau de serpent – leur restent entre les mains. A la suite de quoi, le gros Henry Bergman, dans le rôle d’un officier allemand, s’y engouffre à son tour et se coince dans la conduite… qu’il faudra briser pour l’en sortir.

    Tout aussi inoubliable, la scène où Charlot se trouve être le seul à ne recevoir ni lettre ni colis, le jour du passage du vaguemestre. Avec un orgueil hors de propos, il refuse le gâteau que lui tend un camarade et quitte l’abri pour la tranchée où un soldat de garde est en train de lire une lettre. Charlot, penché sur son épaule, fait écho à ses émotions qui se lisent sur son visage. Car même s’il en a tiré une comédie, l’absurdité, la tragédie et le gâchis de la guerre devaient toujours dérouter et tourmenter Chaplin.

    Ayant capturé treize soldats allemands, Charlot leur offre des cigarettes. Les Prussiens acceptent volontiers, mais leur officier en prend une pour la jeter aussitôt par terre. Charlot se saisit du petit homme, le couche en travers de ses genoux et le fesse solidement, correction entreprise à la plus grande joie de ses hommes. Cet esprit de camaraderie entre simples soldats dépasse la seule volonté de guerre des gouvernements et des armées.

    Ce film constitue, selon moi, l'un des chefs-d'oeuvre de Chaplin et a, en tout cas, fortement contribué à son succès. Serge Moroy

    Réalisation : Charles Chaplin
    Titre original : Shoulder Arms (1918)
    Production : First National Pictures
    Avec Charles Chaplin (la recrue), Edna Purviance (la Française), Syd Chaplin (le sergent et le Kaiser), Henry Bergman, Albert Austin, Jack Wilson…

  • 1918, Klimt, Schiele

    1918, Klimt, Schiele

     Le 6 février 1918 mourait  Gustav Klimt ..

    2 Gustav Klimt portrait d’Adèle Bloch-Bauer
     Klimt crée avec le portrait d’Adèle Bloch-Bauer peint en 1907 un monument à la gloire de la beauté féminine.
    L'exposition immersive à l'Atelier des Lumières est prolongée jusqu'au 6 janvier 2019
    La même année, le 31 octobre 1918, le peintre Schiele mourait de la grippe espagnole .
    10 Mort de Schiele la famille
    Dans ce célèbre tableau non achevé, "La Famille", Schiele se représente avec sa femme et son enfant, alors même qu'il n'est pas encore père et ne le sera jamais, car tous deux meurent de la grippe espagnole, sa femme enceinte le 18 octobre et lui le 31.
     C'est en 1918 que les tout premiers foyers de la grippe dite "espagnole" de type A (H1N1) auraient  été repérés aux Etats Unis. En quelques semaines, le virus se propage, traverse l’Atlantique et  fait quasiment le tour du globe.
    10 grippe espagnoleEn quelques mois, la grippe espagnole allait faire au moins 50 millions de morts. Particulièrement contagieuse, elle reste aujourd'hui la plus grande pandémie de l'histoire..
    0AFFICHE 1918 de la guerre à la paix
     
     
     
  • Emile Reynaud (1844- 9 janvier 1918), un précurseur de l’image animée

    Emile Reynaud (1844- 9 janvier 1918), un précurseur de l’image animée

    1 reynaud mort 9 janvier
    Thaumatrope, phénakistiscope, zootrope, praxinoscope… créés sur le principe de la persistance rétinienne (illusion optique rémanente), ces premiers jouets optiques inventés au 19e siècle figurent en bonne place dans la première salle consacrée à la genèse du dessin animé.

    C’est Emile Reynaud qui perfectionnera le théâtre optique avec une bande de dessins peints sur des carrés de gélatine. En octobre 1892, « Les aventures de Pierrot » sont projetées au musée Grévin. On parle alors de « pantomimes lumineuses » et elles précèdent l’invention du cinématographe des frères Lumière, qui verra le jour à Lyon en décembre 1895. Il faudra néanmoins attendre 1908 pour voir apparaître le premier dessin animé sur pellicule argentique : « Fantasmagorie », soit 700 dessins sur une bande de 36 cm réalisés puis photographiés par Emile Cohl, projection d’une durée de… deux minutes.
    En 1919, Félix le chat, personnage espiègle de Pat Sullivan, devient la première grande star de cartoon. Mais le chat sera finalement « mangé » par la souris Mickey, née en 1928 sous le crayon inspiré de Walt Disney. S. Moroy

  • Les seniors du CCAS visitent les Galeries Lafayette

    Les seniors du CCAS visitent les Galeries Lafayette

    Les Galeries Lafayette, un peu d'histoire…

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    Galeries lafayetteBulletin municipal Juillet 2018

    Situé boulevard Haussmann, ce « Grand Magasin » a été le dernier de son espèce à ouvrir à Paris. Son projet a été en effet conçu en 1893, plusieurs décennies après le Bon Marché, le Printemps, la Samaritaine ou le BHV.
    A son origine, on trouve deux cousins alsaciens, Théophile Bader et Alphonse Kahn, venus de l’univers de la confection
    Ils s’associent en 1893 pour reprendre un commerce de nouveautés, à l’angle de la rue Lafayette et de la rue de la Chaussée d’Antin, qui ouvrira en 1894 à quelques mètres du nouvel opéra de Charles Garnier, et à proximité des grands boulevards ou de la gare Saint-Lazare.
    D’une surface d’environ 70m², et spécialisé dans la mercerie, il aura pour enseigne « les Galeries ».
    Le quartier est en pleine évolution depuis le percement du boulevard Haussmann. Les banques et les sièges de nombreuses sociétés se sont installés aux alentours. C’est donc une clientèle d’employés qui est visée, mais aussi la petite et la moyenne bourgeoisie..
    Dès 1896, la société Kahn & Bader achète la totalité de l’immeuble du 1 rue Lafayette et en devient propriétaire.

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    En 1899, l’entreprise Kahn & Bader se change en société anonyme et prend pour nom Galeries Lafayette. Sur la façade de la rue Lafayette s’étale une immense banderole proclamant : « Les Galeries Lafayette, maison vendant le meilleur marché de tout Paris ».

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    En 1904, changement de taille avec l’acquisition des 38-40-42, boulevard Haussmann et du 15 Chaussée d’Antin, actuel emplacement du magasin.

    Dès le début du XXe siècle, les Galeries Lafayette ont leurs propres ateliers de fabrication de confection afin de démocratiser les toilettes les plus en vue du moment. Des unités de production fabriquent en exclusivité pour le magasin.
    Bader sait que la mode, les goûts et les envies de ses clientes passent vite…
    Il est l’un des premiers à vendre dans son grand magasin des copies de modèles haute couture, accessibles au plus grand nombre. « Ne vendre que du bon, le meilleur marché possible », telle est la devise du magasin.
    Sa méthode est complètement originale pour l’époque : il va aux courses et à l’Opéra, toujours accompagné d’une dessinatrice qui copie discrètement les toilettes des “élégantes”.
    Elles sont ensuite réalisées dans ses ateliers avec des adaptations dans les plus brefs délais.

    Ainsi, les modèles sont proposés quelques jours plus tard à ses clientes.

    Les ascenseurs

    En 1908, le premier magasin situé sur le boulevard Haussmann est ouvert et, pour la première fois au monde, des ascenseurs sont installés Ils sont alors au nombre de 22, entièrement vitrés (il n'en reste plus que 2 aujourd'hui).

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    Mécène au goût prononcé pour les arts plastiques, la musique et l’opéra, Théophile Bader est également préoccupé par le bien-être de ses employés. Il met en place une crèche pour les enfants des employées, une caisse de secours (1899) puis une caisse de prévoyance (1909), avant l’introduction du système national des retraites. Il suit en cela sa devise : « Les gens doivent être bien dans l’entreprise ».

    La coupole

    C'est en 1911 que les Galeries Lafayette obtiennent le permis de construire pour la coupole. Les travaux dureront quelques mois. Le nouveau magasin est inauguré en 1912.

    Inspirée par le style byzantin, d'architecture circulaire, son point culminant est situé à 43 mètres du sol. Ce dôme en verre, couronné par dix piliers de béton, est constitué de dix faisceaux de vitraux peints (que l’on doit à Jacques Grüber), enserrés dans une armature métallique richement sculptée de motifs floraux (œuvre de Edouard Schenck).
    Au sommet du bâtiment, une terrasse permet de découvrir Paris, et sa nouvelle Tour Eiffel.

    La Coupole est coiffée d'une lanterne métallique : à l'intérieur, une poulie sert à hisser le fameux sapin de Noël (mais aussi un avion en 1949).

    Les balustres des étages inférieurs, ornées de feuillages, sont signées Louis Majorelle, à qui l'on doit également la rampe d'escalier. Selon les vœux de Théophile Bader, une lumière dorée, venant de la coupole, inonde le grand hall, avec son escalier d'honneur, et fait scintiller la marchandise

    En octobre 1912, le nouveau magasin est inauguré. Il est composé de 96 rayons, d'un salon de thé, d'une bibliothèque et d'un salon de coiffure. Il a cinq étages, des balcons et une grande coupole.

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    En 1912, Alphonse Kahn, malade, vend ses parts à Théophile Bader, alors que le projet du nouveau magasin est très avancé.

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    En 1914, les ouvrières des Galeries Lafayette, privées de clientes comme celles des autres magasins, se réunissent pour coudre des effets militaires.

    En 1935, à la suite d’une grave maladie, Théophile Bader délègue à ses deux gendres, Raoul Meyer et Max Heilbronn, la direction effective des Galeries, et de toutes leurs succursales.

    Après la débâcle de 1940, les Galeries Lafayette subissent un traitement d’« aryanisation ». En juin 1940, les affiches « entreprise juive » sont apposées sur les vitrines du magasin par les autorités d’occupation.
    Théophile Bader et ses gendres Raoul Meyer et Max Heilbronn, les administrateurs du magasin, ainsi que 129 employés juifs sont contraints de démissionner.
    Les familles Bader, Meyer et Heilbronn sont dépossédées de leurs biens. Protégés par les Allemands, le Suisse Aubert et l’industriel français Harlachol dirigent tout le groupe Les Galeries Lafayette.
    Heilbronn et Meyer s’engagent alors dans la résistance. Arrêté par la Gestapo, Max Heilbronn est déporté à Buchenwald. Après maintes activités clandestines, Raoul Meyer prend une part importante à la libération de Paris en 1944. En conséquence, un conseil d’administration particulier des Galeries Lafayette se réunit le 20 septembre 1944, Aubert et Harlachol sont renvoyés et Les Galeries Lafayette remises aux mains de Raoul Meyer, en espérant le retour de Max Heilbronn, qui reviendra finalement en avril 1945.
    Entre temps, Théophile Bader s’était éteint à Paris en 1942, paralysé et spolié de ses biens.

    A la fin de la guerre: 1918 

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    Illuminations aux Galeries Lafayette en l'honneur du président des États-Unis, Thomas Woodrow Wilson, en visite à Paris

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    Le 19 janvier 1919, Jules Védrines, un pionnier de l’aviation, atterrit sur le toit des Galeries Lafayette.
    Il réussit à poser son Caudron G3 sur la terrasse des Galeries Lafayette, grande comme une piscine (28 x 12 mètres). C’est le premier atterrissage d’un avion sur un immeuble !
    Il relevait ainsi, par temps brumeux, le pari lancé avant-guerre (en 1909) par la direction des Galeries Lafayette, qui se proposait d’offrir 25 000 francs à quiconque réussirait cet exploit.
    Védrines fut verbalisé par la police pour avoir survolé Paris, et pour son atterrissage dans un endroit non autorisé par la Préfecture. Une stèle a été inaugurée sur le toit des Galeries Lafayette en 1921, pour en rappeler l’exploit. Elle y est toujours….


    1932 L'exploit de Jules Védrines a donné des idées aux Galeries Lafayette.

    Pour attirer un public avide de nouvelles animations, une "école de pilotage" est inaugurée sur la terrasse du magasin.
    En réalité, le "pilote" fait un tour complet sur lui-même à bord de l'avion, lequel est penché pour donner l'illusion du mouvement (les roues de l'avion sont fixées sur des rails circulaires)

    Les grèves de 1936, pendant le Front Populaire, paralysent également les Galeries Lafayette

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    Le magasin est tout entier dévoué à la nouveauté et à la mode. Aux rayons traditionnels, sont ajoutés la confection pour homme, l'ameublement, les jouets, et les arts de la table.

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    Les vitrines jouent un grand rôle dans cette mise en scène : elles doivent éveiller toutes les envies et tous les désirs.

    Tout est fait pour que le client se sente bien et ait envie d'acheter

    De 1916 à 1926, les Galeries Lafayette s’implantent en province, à Nice, Lyon, Nantes et Montpellier.

    Théophile Bader investit personnellement dans plusieurs entreprises, notamment Monoprix, enseigne qu’il crée en 1930.

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    En 1951, à l'occasion de l'inauguration du plus haut escalier mécanique d'Europe, Édith Piaf fait honneur de sa présence en donnant un concert devant les Galeries Lafayette Haussmann.

    Entre 1952 et 1956, les premiers escalators sont installés, les halls intérieurs sont supprimés et deux étages sont ajoutés.

    En 1958 sont lancés « les 3J », des articles d'actualité et de bonne qualité mis en vente à des prix exceptionnellement bas pendant trois jours.

    En 1969, un nouveau magasin, réservé à la mode masculine, est construit de l'autre côté de la rue de Mogador.

    En 1974, on démonte l'escalier d'honneur. Le rez-de-chaussée central sera modifié en 1984, afin d'ouvrir des boutiques de prestige.

    En 2018, les Galeries Lafayette fêtent leur 122e anniversaire.
    En mars 2018, ouvrira le siège de la Fondation des Galeries Lafayette « Lafayette Anticipations ». Il s'agira d'une tour translucide de dix-huit mètres de haut conçue par l'architecte néerlandais Rem Koolhaas. Située dans une cour, contre les anciennes réserves du BHV, l'édifice sera invisible depuis la rue, et présentera une collection d'art contemporain.
    Cette année également, un nouveau magasin des Galeries Lafayette ouvrira sur les Champs-Elysées, à la place du défunt Virgin Mégastore.

    Aujourd’hui, Les Galeries Lafayette sont le dernier grand magasin français dirigé par les descendants directs de son fondateur.

  • Charlot émigrant (1917)

    Ne terminons pas l'année sans rappeler que l'exposition "L'année 1917, face à la guerre"  présentée à la bibliothèque de la Roseraie, sera visible jusqu'au 30 janvier 2018 .. venez visiter le parcours de ceux qui ont combattu pour Villevaudé à travers une chronologie de grands événements sociaux et culturels dans le domaine de la peinture, littérature, théâtre, sport, musique…

    A propos du film "Charlot émigrant":

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    Sorti le 17 juin 1917
    , « Charlot émigrant » est, après « Charlot vagabond », le film qui a le plus contribué à construire le mythe de Charlot, l'anti-héros au grand cœur. Pour ce film, les méthodes de travail de Charlie Chaplin devinrent beaucoup plus exigeantes que par le passé. Ainsi, ce film de 30 minutes demanda pas moins de deux mois de tournage.

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    L'émigrant Charlot 1917

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    Le film commence sur un bateau d’émigrants en route pour l’Amérique. Charlot qui y est passager coule une idylle avec Edna (Edna Purviance, l'actrice fétiche de Chaplin). Emu par sa pauvreté, il lui glisse alors en cachette une partie de l’argent qu’il a gagné au jeu.

    Le bateau arrive en rade de New York. Déjà, au loin, se profile la statue de la Liberté qui est le symbole de la terre de la liberté pour tous ces émigrants venus de si loin. Ceux-ci se pressent avec joie sur le pont, mais leur enthousiasme est vite freiné par des fonctionnaires du service de l’immigration qui les enferment comme du bétail.

    Charlot retrouve Edna dans un café. Il vient de ramasser une pièce dans la rue et compte bien inviter la jeune femme. Mais la pièce tombe de sa poche trouée et notre héros va avoir maille à partir avec le serveur du restaurant, un colosse pas commode (Henry Bergman).

    A noter que la scène qui oppose Charlot au serveur au moment de régler l’addition fut filmée plusieurs fois durant… une semaine entière ! Chaplin s’aperçut qu’il faisait fausse route. Bergman n’était pas assez effrayant à l'écran pour rendre la peur de Charlot crédible. Il annula donc une semaine entière de tournage consacrée à cette scène (ce qui était révolutionnaire à l’époque, à Hollywood) et donna enfin le rôle du serveur à l’énorme Eric Campbell, beaucoup plus inquiétant comme serveur patibulaire. 

    Cette même année 1917, Bécassine participait à la guerre ..

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    BECASSINE, la célèbre héroïne des bandes dessinées participe à la guerre dans « BECASSINE CHEZ LES ALLIES » qui parait le 1e janvier 1917.

    La loi du 4 avril 1915 avait autorisé le mariage par procuration des mobilisés. Cette loi, était censée faciliter, pour les couples séparés, la traversée de l'épreuve ; cette politique devait favoriser le bon moral du soldat …. Mais à cause de la lenteur des procédures et la mise en place des permissions, certains soldats mobilisés ont été  spectateurs de leur propre mariage !!

    Certains voient ainsi dans les situations étranges que l’application de cette loi engendre un sujet de raillerie facile qui a inspiré Caumery et Pinchon :

    Dans cet album,  ils mettent en scène un mariage dans lequel les deux conjoints sont représentés par des fondés de procuration et qui aboutit par erreur au mariage de Bécassine avec La Pipe, un vieux garde champêtre.

    Affiche 1917  blog

     

  • Le marché de Noël ne laissait pas de glace…

    L’Atelier créatif de Villevaudé a proposé son traditionnel marché de Noël, salle des Merisiers. L’événement bénéficiait du concours de la municipalité et a connu, samedi 2 et dimanche 3 décembre, une belle affluence, surtout à la patinoire.

    Pour le plus grand bonheur des enfants, une patinoire était dressée sur l’esplanade des Merisiers. D’une superficie d’environ 150 m², la patinoire synthétique était constituée de plaques de polyéthylène de haute densité.

    Une patinoire écologique

    Le maire, Pascal Pian, souligne : « C’est la deuxième année consécutive qu’une patinoire est installée pendant le marché de Noël. Si les sensations de glisse sont légèrement différentes par rapport à une patinoire classique, la surface synthétique permet d’économiser, sur cet événement, la consommation électrique d’une centaine de ménages durant un mois, dix tonnes de gaz carbonique et 12 600 litres d’eau ».

    Villevaudé-marché-de-noel-titre
    Venus du Pin, Nicolas, 7 ans, ne s’est pas fait prier pour chausser ses patins afin de goûter avec sa sœur, Noémie, 5 ans et demi, aux plaisirs de la glisse. « C’est assez compliqué de patiner car les patins ont tendance à tourner, mais le plaisir est tout de même là » confie le jeune Pinois.

    Conforme à la tradition

    Les exposants étaient au chaud, à l’intérieur de la salle des Merisiers. « C’est la neuvième édition du marché de Noël que nous voulons le plus conforme à la tradition alsacienne car c’est à Strasbourg, en 1750, qu’est né le premier marché de Noël » précise Isabelle Kolifrath, présidente de l’Atelier créatif de Villevaudé.

    Sur les vingt-cinq exposants, l’un d’entre eux était d’ailleurs venu d’Alsace pour proposer ses savoureuses flammekueches (tartes flambées alsaciennes) que l’on pouvait déguster sur place, ainsi que de nombreuses autres spécialités tout aussi alléchantes.

    « Il y a plus de monde que l’an dernier »

    Outre les réalisations des membres de l’Atelier créatif villevaudéen, les stands proposaient des décorations de Noël, bijoux fantaisie, cartes et calendrier de l’avent, peintures, céramiques, sculptures et des vêtements chauds. Les visiteurs n’ont donc eu que l’embarras du choix pour effectuer leurs premiers achats, juste avant le grand rush des fêtes de fin d’année. « C’est la troisième fois que je viens à ce marché de Noël, en attendant celui de Courtry, ville où je réside et qui aura lieu la semaine prochaine. Cette année, je trouve qu’il y a plus de monde que d’habitude » remarque Christine, 62 ans.

    Les seniors étaient aussi de la fête

    Le CCAS (Centre communal d’action sociale) a profité de l’événement pour distribuer aux anciens leurs colis pour les fêtes. Au total, ce sont 115 colis gourmets, pour une ou deux personnes, qui ont été remis aux 65 ans et plus inscrits sur la liste. La fête se poursuivra pour eux avec le traditionnel repas de fin d’année, offert par le CCAS, samedi 9 décembre, à la salle des Merisiers.

    Moderne et jazz à la fois

    Les élèves, petits et grands, de la section modern jazz de la FRAV (Familles rurales à Villevaudé), dirigée par Solena, sont montés sur la grande scène pour donner à un public enthousiaste, qui avait dégainé smartphones et tablettes, un bel aperçu de leurs talents.

    Le coin réservé à l’espace jeunesse n’a pas chômé avec un atelier consacré au maquillage et un autre au dessin. Les fonds récoltés serviront à financer les animations destinées aux Villevaudéens collégiens et lycéens, dont un séjour dans les gorges de l'Aveyron, prévu pour le printemps. S. Moroy

  • 1917, Face à la guerre

    1917, Face à la guerre

    Une exposition sur la Première Guerre mondiale et la vie, année après année, de Villevaudéens qui sont montés au front, se tient à la bibliothèque de la Roseraie jusqu’au 30 janvier

    2 permissionnaires gare de l'est 15 fevrier - Copie

    Toutes les communes de France ont payé un lourd tribut à la guerre de 1914-1918 et Villevaudé, qui comptait 585 habitants en 1914, n’y a pas échappé.

    Lancée en 2015, l’initiative de l’exposition est due à l’ALJ (Association loisirs jeunes) et à la bibliothèque de la Roseraie. Yvette Godefroy, présidente de l’ALJ explique : « Nous avons voulu réaliser une rétrospective de cette époque, dans la mesure où nous disposions de documents retrouvés dans un grenier de Montjay-la-Tour. Au travers d’une fresque chronologique de quelques grands événements de la vie civile, dans les domaines des arts, des lettres et des faits de sociétés, nous suivons le parcours de quelques habitants qui ont été mobilisés sur le front ».

    Monique Mazoyer, membre de la SHCE (Société d’histoire de Claye et de ses environs) a apporté sa précieuse contribution et les panneaux, réactualisés chaque année depuis 2015, informent le visiteur sur ce qui s’est passé, de 1914 à 1918.

    Les Villevaudéens dont les noms sont inscrits sur le monument aux morts de la commune ont donc tout naturellement leur place dans la page de mémoire. L’exposition s’attache d’ailleurs à l’histoire de certains d’entre eux, reconstituée grâce à des documents qui les concernaient  : lettres, citations militaires, témoignages…

    Edmond Blétry, adjoint au maire de Villevaudé

    C’est d’abord le parcours d’Edmond Blétry, 39 ans, adjoint au maire de Villevaudé en 1914, qui est parti au front dès le mois de septembre de la même année. Il a été incorporé à Amiens dans le douzième régiment territorial d’infanterie. Sous les ordres du lieutenant-colonel Garrus, il a quitté Amiens dans la nuit du 5 au 6 août pour débarquer à Morbecque (Nord).

    Sa famille résidait au 11 rue Charles-de-Gaulle, à Montjay-la-Tour (haut de Villevaudé). Dans une lettre du 8 août 1914 adressée à son épouse, le sergent Blétry écrivait : « Des premiers bruits de victoire nous mettent de la joie plein le cœur, mais si ça va si bien que cela, nous autres, les vieux, n’auront plus qu’à suivre ». Il a été blessé à la cuisse, fait prisonnier et envoyé en Allemagne où il est resté quatre ans.

    En 1917, Edmond Blétry avait trois enfants. Il espérait figurer sur la liste des pères de famille de plus de 40 ans qui étaient évacués en Suisse et parfois libérés. Néanmoins, il n’a quitté l’Allemagne qu’à la fin du conflit.

    D’autres n’ont pas eu la chance de revenir

    Georges Eugène Aché est mort le 15 mars 1916 dans les combats de Mort-Homme (Meuse). Gustave Lantenois est tué le 17 juillet 1916 à Flaucourt (Somme), le lendemain de son anniversaire. Alexandre Roch est porté disparu le 23 octobre 1916 dans les tranchées de la Maisonnette, près de Biaches (Somme). Il est finalement reconnu décédé le 29 octobre 1916 par jugement du tribunal de Meaux, rendu le 24 février 1921.

    « Félix Marleux a été fait prisonnier pendant la bataille d’Aubérivé (Marne). Victime de la tuberculose, il est décédé le 27 juillet 1917. L’histoire nous dira qu’il y en aura beaucoup plus en 1918 » précise Yvette Godefroy. Elle prépare d’ores et déjà la réactualisation de l’exposition pour 2018, centenaire qui célébrera la fin d’une guerre que l’on croyait être « la der des der ».

    L’exposition Face à la guerre pour l’année 1917, se tiendra jusqu’au mardi 30 janvier à la bibliothèque de la Roseraie, 16 rue Charles-de-Gaulle (à l’entrée du parc). L’entrée est gratuite et l’exposition se visite le lundi et samedi, de 10 h 30 à 12 h 30 et le mercredi, de 16 heures à 19 heures.

    Rechercher un aïeul mort durant la Première Guerre mondiale dans la base de données du ministère des armées :
    http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/arkotheque/client/mdh/base_morts_pour_la_france_premiere_guerre/