Catégorie : 01 Expositions

  • Près de Paris bat le coeur d’un villlage

    Près de Paris bat le coeur d’un villlage

    Capture réale
    Vendredi 15 novembre 2013 a eu lieu à la bibliothèque de la Roseraie le vernissage d’une exposition qui se veut participative, évolutive et changeante : « De Villevaudé à Paris ». 

    « Les villes de banlieue ont souvent une image négative. Alors que dire des villages ? Les gens ne s’y connaissent pas car ce ne sont que des villages dortoirs, partis tôt, rentrés tard. Tandis que Paris rayonne de son histoire, de sa vie et de son importance. Recréer un lien, une histoire à un village, lui redonner ses lettres de noblesses, est donc vital. L’exposition montre que Villevaudé a une histoire très intime avec Paris. Son passé est très riche et qu’il ne tient qu’à nous de faire vivre notre village, recréer ce socle commun pour qu’il y fasse bon vivre» souligne Julia Frizziero, conceptrice avec Monique Mazoyer de cette exposition pour le moins originale.

    Trio expoElle se déroulera jusqu’au 28 juin 2014 et représente un véritable défi pour les deux organisatrices car elles devront l’actualiser chaque semaine pour la faire vivre. Des plans, cartes postales, documents sur les personnalités qui y ont séjourné (dont Ivan Peychès, Roger Warin dit Wybot, Leonor Fini), l’ancien panneau de la « rue des écoles » qui a changé de nom pour devenir « rue Charles-de-Gaulle » après sa venue le 17 juin 1965, les maquettes de bateaux réalisées par Ivan Peychès, un casque de pompier de la brigade de Villevaudé, une affiche de l’exposition de l’artiste surréaliste Leonor Fini… mais surtout une immense frise du temps courant le long des murs de la bibliothèque. «Elle est en deux parties. Sous la ligne des siècles se trouve la frise chronologique de Villevaudé présentant des dates qui ont marqué l’histoire des trois hameaux que sont Villevaudé, Montjay-la-Tour et Bordeaux. Au-dessus de la ligne des siècles, la frise chronologique de Paris qui sera affichée à partir de février. Notre travail n’est donc pas fini » précise Monique Mazoyer.

    Du fief seigneurial à l’intercommunalité 
    La frise commence en 1000. C’est à cette époque que l’on trouve les noms des premiers seigneurs de Montjay dans les écrits. Villevaudé, alias Saint-Marcel (nom du lieu où se trouve l’église), se prénomme alors Ozoir ou Oroir (petite chapelle en latin). La tour de Montjay sera utilisée en 1669 par l’abbé Picard pour calculer la longueur du méridien terrestre par triangulation, en mesurant des angles à partir de tours ou de clochers. En 1789, Villevaudé, petit village boisé et agricole de 10 km², se trouve à la frontière de la Champagne et de l’« Isle-de-France ». Lors de la Première Guerre mondiale, le 68e régiment territorial d’infanterie prend ses positions entre le fort de Vaujours, Chelles, Villevaudé et Thorigny. Son poste de commandement est installé à Montjay. Plus près de nous, en juin 2007, le premier TGV Paris-Strasbourg traverse le hameau de Bordeaux. Un concours de dessins sur le thème de l’exposition est ouvert à tous. Date limite de remise des dessins fixée au 1er février, résultats communiqués le 8 février à la bibliothèque. 

    S.Moroy

    Exposition jusqu’au 28 juin 2014. Bibliothèque de la Roseraie, 16 rue Charles-de-Gaulle. Ouverture lundi et samedi de 10 h 30 à 12 h 30, mardi de 16 h 30 à 18 h, mercredi de 16 à 19 h. Entrée libre. Pour retrouver la frise du temps de Villevaudé et obtenir plus d’infos sur l’évènement :www.villevaude-paris.blogspot.fr

    Photo: De gauche à droite, Monique Mazoyer, Annie Ghysens (présidente de la bibliothèque de la Roseraie) et Julia Frizziero devant la frise du temps et l'un des premiers dessins du concours.

  • Courtry, quand l’art abstrait fait école

    Courtry, quand l’art abstrait fait école


    Port


    Bruno
    Le vernissage de l’exposition Bruno Keip a eu
    lieu vendredi 8 février 2013 à la salle des mariages de la mairie. Les
    Courtrysiens pourront admirer ses œuvres jusqu’au 1er mars.


    Agé de 54
    ans, peintre professionnel résidant à Vaujours, Bruno Keip intervient depuis
    1993 dans différentes structures en animant des ateliers de projets dans des
    écoles du 77 et du 93, mais aussi au centre hospitalier de Ville-Évrard. Il se
    définit comme un peintre non-figuratif plutôt qu’abstrait, terme selon lui
    galvaudé. « La trentaine
    d’œuvres sélectionnées propose au regard des visiteurs des travaux de
    compositions rythmiques élaborées à partir de structures, dont la musique – du
    jazz au classique – fait partie. Il y a ainsi des résonances élastiques au sein
    de chaque tableau dans lequel l’espace doit naître, non de la surface délimitée
    qui l’encadre, mais de son contenu qui le projette » a expliqué
    l’artiste.


    Un
    travail avec les écoliers


    « C’est la 21e exposition à la mairie et
    c’est la première consacrée à cet artiste. J’ai fait la connaissance de Bruno
    Keip à l’occasion d’une expo intitulée ‘’l’art à l’hôpital’’ et nous avons été
    plusieurs à avoir eu un déclic. Cette rencontre fructueuse a débouché sur la
    création en juin dernier d’une résidence artistique, rue du Général de Gaulle,
    qui va elle-même déboucher, dans le cadre d’un partenariat, sur un travail avec
    les élèves des écoles élémentaires Georges-Brassens et Jacques-Brel »
    a délaré le maire Jean-Luc Pilard. L’oeuvre réalisée par les élèves et le
    peintre sera dévoilée aux habitants dans le courant du mois de juin.
    S. Moroy


    Exposition jusqu’au vendredi 1er mars, salle
    des mariages de la mairie. Du lundi au vendredi de 9 heures à 12 h et de 13 h
    30 à 17 h 30. Le samedi de 9 h 30 à 12 heures. Entrée libre.

  • Marché de Noël de l’Atelier Créatif

    Marché de Noël de l’Atelier Créatif



    Produits alsaciens

    Durant le week-end 29
    exposants ont participé à la 4e édition du marché de Noël organisée salle des
    Merisiers par l’Atelier créatif et sa dynamique présidente Isabelle kolifrath.
    Bijoux, pulls, bonnets, écharpes, guirlandes, santons, bougies, céramiques, chocolats,
    calendriers, produits d’Alsace et huîtres de Marennes, ont apporté la note
    colorée et savoureuse d’un marché de Noël typique.

    Serge Santin, 78 ans et seul
    écrivain de Noisy-le-Grand, dédicaçait son 4e roman qui vient de paraître, un
    policier intitulé « Du sang sur les abbesses » dont l’intrigue se passe au pied
    de la butte Montmartre.

    Agnès Kucoyanis, artiste villevaudéenne, exposait ses
    émaux sur céramique pour la première fois. « Je travaille à partir d’empreintes et j’ai une préférence
    pour les fonds marins. Les émaux, cuits à 1060°, révèlent toujours de jolies
    surprises quant ils sortent du four
    ».

    Les élèves, petits et
    grands, du club de zumba ont investi la grande scène samedi après-midi pour
    donner aux visiteurs un aperçu de leurs talents. Rythme et énergie… les cours
    de zumba proposés par l’association Loisirs-Jeunes connaissent un véritable
    engouement (17 enfants et 63 adultes inscrits), même
    si la gent féminine semble être la seule intéressée. Les cours se déroulent
    tous les mardis soirs au Mille-club et le mercredi aux Merisiers. 


    S.
    Moroy

    Pour voir les photos cliquez sur ce lien


  • « Paris vu par Hollywood »

    « Paris vu par Hollywood »

    Projection extrait film Moulin rouge sur -cran g-ant

    Du
    18 septembre au 15 décembre à l’Hôtel de ville de Paris, l’exposition «
    Paris vu par Hollywood » évoque comment le cinéma américain a
    représenté la capitale française sur plus d’un siècle, lui offrant un
    rôle de superstar dans l’histoire du cinéma.

    Plus de 800 films américains ont été tournés à Paris ou bien reconstituent la capitale en décor. « Il y a le Paris de Paramount et le Paris de la MGM, et bien sûr le vrai Paris. Celui de Paramount est le plus parisien de tous »
    déclarait Ernst Lubitsch, un grand spécialiste en la matière puisqu’il
    situa l’intrigue d’une dizaine de ses films à Paris… sans jamais y avoir
    tourné un seul plan.

    De Edison à Woody Allen


    Audrey Hepburn- dans Charade -1963-Le
    Paris historique du cinéma muet est d’abord une ville d’histoire, la
    cité médiévale de « Notre-Dame de Paris », roman de Victor Hugo
    extrêmement célèbre aux Etats-Unis. Mais c’est aussi la ville du plaisir
    de la fin de l’Ancien régime, contrastant avec la peur et la violence
    engendrées par la Révolution française. Dans le Paris mirifique imaginé
    par Hollywood au début des années 50, la capitale devient le lieu
    d’assouvissement de fantasmes romanesques : films à costumes,
    adaptations de grands classiques, comédies musicales ou romantiques,
    mélodrames… Cette image très parisienne est pratiquement inchangée dans
    les films américains actuels, contribuant toujours à faire de la grande
    ville un endroit privilégié pour satisfaire ses caprices et ses
    plaisirs. Marlène Dietrich, femme perdue, chante en français dans «
    Blonde Vénus » (1932) : Moi, j’trouve tout ça très bien.
    John Huston fait ressusciter le peintre Toulouse-Lautrec dans « Moulin
    rouge » (1952), Audrey Hepburn tourne 8 films dans la capitale, dont «
    Drôle de frimousse » (1956) et « Charade » (1963), tous deux signés
    Stanley Donen. Acteurs adulés du public américain, Maurice Chevalier
    chante à tue-tête la beauté de « Gigi » dans les jardins fleuris de la
    capitale (1958), Shirley MacLaine séduit dans « Irma la douce » (1963)
    et Gene Kelly tombe amoureux de Leslie Caron dans « Un Américain à Paris
    » (1951). Audrey Hepburn et Greta Garbo sont alors les grandes stars du
    romantisme parisien revu selon les canons hollywoodiens.

    Paris sera toujours Paris

    Le
    public admirera des dessins, photos, affiches et décors de films,
    notamment ceux de « Un Américain à Paris », « Moulin rouge », « Minuit à
    Paris »… Des robes dessinées par Hubert de Givenchy pour Audrey
    Hepburn, et aussi les statues monumentales créées par le décorateur
    Dante Ferretti pour « Hugo Cabret », le film de Scorsese réalisé en
    2011. Ils pourront également voir (ou revoir) sur un écran géant de 20
    mètres de long une vingtaine d’extraits de films représentatifs, dont
    des dessins animés des studios Disney: « Les Aristochats » (1970) et «
    Ratatouille » (2007).

    S. Moroy

    Expo
    gratuite à l’Hôtel de ville de Paris (salle Saint-Jean), 5 rue Lobau
    (Métro : Hôtel de ville ou Châtelet). Ouvert tous les jours, sauf
    dimanche et jours fériés, de 10 heures à 19 heures.

     Légende des photos :

    –
    Les visiteurs pourront voir sur un écran de 20 mètres une sélection
    d'extraits de films hollywoodiens ayant pour cadre la ville lumière.

    – La grâce, la fraîcheur et l'élégance très parisienne de Audrey Hepburn dans "Charade" de Stanley Donen (1963).

  • Dans les coulisses du film d’animation au musée de la Poste à Paris

    Dans les coulisses du film d’animation au musée de la Poste à Paris

    FlyerLe musée de la Poste à Paris propose jusqu’au 25 août une exposition exceptionnelle sur l’histoire du film d’animation, du premier dessin animé de 1892 aux images de synthèse 3D d’aujourd’hui.

    Thaumatrope, phénakistiscope, zootrope, praxinoscope… créés sur le principe de la persistance rétinienne (illusion optique rémanente), ces premiers jouets optiques inventés au 19e siècle figurent en bonne place dans la première salle consacrée à la genèse du dessin animé. C’est Emile Reynaud qui perfectionnera le théâtre optique avec une bande de dessins peints sur des carrés de gélatine. En octobre 1892 « Les aventures de Pierrot » sont projetées au musée Grévin. On parle alors de pantomimes lumineuses et elles précèdent l’invention du cinématographe des frères Lumière qui verra le jour en décembre 1895. Il faudra néanmoins attendre 1908 pour voir apparaître le premier dessin animé sur pellicule argentique : « Fantasmagorie », soit 700 dessins sur une bande de 36 cm réalisés puis photographiés par Emile Cohl, projection d’une durée de… 2 minutes. En 1919, Félix le chat, personnage espiègle de Pat Sullivan, devient la première grande star de cartoon. Mais le chat sera finalement « mangé » par la souris Mickey née sous le crayon de Walt Disney en 1928.

    Blanche-Neige immortelle

    En 1937 « Blanche-Neige et les 7 nains », premier long-métrage animé sonore en Technicolor de Walt Disney, constitue une révolution dans l’histoire du dessin animé avec ses 400 000 dessins photographiés à la caméra multiplane. Cette nouvelle technique apporte un réalisme saisissant au vieux conte des frères Grimm, lui conférant profondeur et relief. Le film sera projeté le 21 décembre 1937 à Los-Angeles et recevra 8 oscars  en février 1938 : un grand et sept petits… pour symboliser les personnages du film.

    PraxinoscopeUn humour ravageur

    Mais Disney a lui aussi des concurrents. Les premiers sont les frères Fleischer (Koko le clown, Popeye, Betty Boop). Leur premier long métrage « Les voyages de Gulliver », adapté de l’œuvre de Jonathan Swift, sort en 1939. Tex Avery, chef de file du cartoon hollywoodien, se veut quant à lui l’anti-Disney avec des réalisations à l’humour décapant. Il crée de nouveaux personnages (Porky Pig, Daffy Duck, Bugs Bunny) qui évoluent dans un univers loufoque et délirant. Issus de son équipe à la MGM, William Hanna et Joseph Barbera fondent en 1957 leur propre studio qui produira des séries pour la télévision : « Yogi l’ours », 67 épisodes de 7 minutes en 1958, et « Les Pierrafeu », 166 épisodes de 25 minutes diffusés à partir de 1960.

    Le Japon, entre tradition et futur

    Les années 70 voient le règne de l’animation japonaise. « Astro-Boy », première série animée nipponne de 1963, est signée Osamu Tezuka. Le grand studio Toei Animation produit des séries inspirées de mangas à succès (Goldorak, Albator, Candy) et hisse le Japon à la deuxième place derrière les Etats-Unis grâce à sa technique réduisant le nombre d’images par seconde. A l’ère informatique, Hayao Miyazaki (transfuge de chez Toei Animation) réalise de façon traditionnelle « Le voyage de Chihiro » en 2001, c’est-à-dire avec des dessins faits à la main sur des celluloïds ; l’ordinateur ne servant qu’à leur mise en couleurs.

    Jeannot l-intr-pide -1949-Made in France

    La production française n’est pas non plus en reste. Elle peut compter sur les talents inspirés de Jean Image – réalisateur en 1949 du premier long-métrage français en Technicolor (Jeannot l’intrépide) comprenant 160 000 dessins et 600 décors – Paul Grimault (Le roi et l’oiseau, 1980), Michel Ocelot (Kirikou, 1998), Sylvain Chomet (Les triplettes de Belleville, 2003)… Fin avril 1968, « Les Shadocks », de drôles d’échassiers à l’esprit absurde inventés par Jacques Rouxel, font leur apparition au petit écran. Jean Image réalise de son côté plusieurs séries pour la télévision, dont « Picolo et Picolette » et « Kiri le Clown » qui illustre les aventures de marionnettes dans le monde du cirque (130 épisodes diffusés jusqu’en 1969).

    Papier et fil de fer

    Car la créativité dans l’animation ne connaît pas de limite. Elle s’exprime également dans l’utilisation de matériaux divers tels le papier découpé, les marionnettes, le fil de fer, la pâte à modeler… Le théâtre de marionnettes puise sa source dans la culture populaire des pays de l’Europe de l’Est. C’est donc tout naturellement que l’animation tchèque, avec notamment Jiri Trnka, est passée maître dans cet art juste après la Seconde Guerre mondiale. « Le roman de Renard » du Polonais Ladislas Starewitch (1929) et « Wallace et Gromit » de l’Anglais Nick Park dans les années 90 sont aussi, entre autres, de brillants exemples dans le genre. Avec « L’étrange Noël de Monsieur Jack » (1993), l’Américain Tim Burton met la barre encore plus haut : 400 têtes modelées dans de l’argile renfermant une armature pour le seul personnage de Jack !

    La révolution informatique

    L’informatique va révolutionner les techniques de l’animation. « Toy Story » (1995), fruit d’une heureuse collaboration entre les studios Disney et Pixar Animation, sera le premier long-métrage intégralement réalisé en images de synthèse 3D. Sa confection a nécessité 25 000 dessins et mobilisé une équipe de 110 personnes !

    Après cette évocation historique courant sur plus d’un siècle, l’exposition révèle dans les deux dernières salles les secrets de fabrication de deux courts-métrages, l’un en 2D (Oggy et les cafards – 2011) et l’autre en 3D (Nicolas et Guillemette – 2008). Les différentes phases sont développées, depuis le concept et dessins de recherche, la préproduction (synopsis, storyboard, développement graphique, feuille d’exposition), la production (line-test) jusqu’à la postproduction (compositing, montage, musique et bruitages). « C’est plutôt amusant de faire l’impossible ! » déclarait Walt Disney. Il est vrai que l’impossible est inconnu dans l’univers du cartoon. S. Moroy

    L'expo conçue de façon interactive intéressera toutes les tranches d'âges et permettra aux enfants de se familiariser avec les jouets optiques qui ont préfiguré le dessin animé.

    « Dans les coulisses du film d’animation » – Musée de la Poste (Salles 12-13-14-15 ) – 34 Boulevard de Vaugirard 75014 Paris (Tél : 01 42 79 24 24) – Métro : Montparnasse-Bienvenüe – Ouvert de 10 h à 18 h, le jeudi jusqu’à 20 h sauf dimanche et jours fériés – Tarif : 6,50 euros – Tarif réduit : 5 euros – Gratuit pour les moins de 13 ans.

  • Exposition  » Les histoires de Babar » au musée des Arts décoratifs

    Exposition  » Les histoires de Babar » au musée des Arts décoratifs

    Babar afficheBabar, un ami qui n'a jamais trompé (jusqu'au 2 septembre 2012)

    Un soir d’été de 1930, Cécile de Brunhoff, raconte à ses deux enfants, Laurent et Mathieu, l’histoire d’un éléphanteau qui s’enfuit de la jungle après qu’un chasseur a tué sa maman. Il se réfugie en ville où il s’habille comme un homme, avant de revenir plus tard en voiture dans la jungle pour y apporter les enseignements de la civilisation humaine. Il sera couronné roi des éléphants…

    Naissance d’un mythe

    Cette histoire aurait pu rester anonyme, mais les enfants la racontent à leur tour à leur père, Jean de Brunhoff.

    Comme ce dernier est peintre en aquarelle, la suite s’enchaîne très logiquement et « Histoire de Babar » paraît aux éditions du Jardin des modes en 1931. Succès immédiat.

    Aujourd’hui, avec 13 millions d’exemplaires vendus, Babar est traduit en 27 langues et s’exhibe sur de multiples supports, notamment dans l’univers du jouet où il représente l’une des licences françaises les plus importantes.

    Un ami de 82 ans

    « Cela fait plus 60 ans que je dessine des Babar. J’ai été babarisé ! » déclare Laurent de Brunhoff, dans une vidéo de l’expo où il explique la naissance du célèbre héros de la littérature enfantine. Car c’est grâce à lui que les aventures de l’éléphanteau se poursuivent encore aujourd’hui pour la plus grande joie des petits.

    Peintre lui aussi, Laurent a repris les personnages inventés par son père décédé en 1937. Il en a intégré de nouveaux, profité pour agrandir la famille. Babar, ami fidèle des enfants, ne les a jamais trahis en quoi que ce soit. D’ailleurs quatre-vingt plus tard, Babar porte toujours son éternel costume de couleur verte et sa placide candeur souveraine. Ce héros anthropomorphe de notre plus tendre enfance méritait à juste titre son inscription dans notre patrimoine culturel.

    Il méritait aussi une exposition retraçant ses aventures, depuis sa création à travers ses albums d’aventures jusqu’à ses jouets et dessins animés.

    L’illustre et alerte pachyderme, qui a traversé le temps sans une ride ni un rhumatisme, est devenu entre-temps grand-père d’un petit Badou dans la série 3D intitulée « Babar, les aventures de Badou ».

    Bon sang ne saurait mentir. S. Moroy

    Activités autour de l’expo

    I – Atelier enfants de 4 à 10 ans

    La maison de Babar / Babar et la mode / Il était une fois Babar / Babarmania

    II – Parcours conté et stages enfants de 4 à 10 ans et famille 

    En voyage avec Babar / Babar, mon héros / Babar fait son carnaval / Dessine-moi une histoire
    Renseignements et inscriptions : 01 44 55 59 25  Babar1
    Exposition « Les histoires de Babar » – Musée des Arts décoratifs (face au musée du Louvre) – 107 rue de Rivoli 75001 Paris – Tél : 01 44 55 57 50  www.lesartsdecoratifs.fr

    Accès gratuit pour les moins de 26 ans.

    Ouvert du mardi au dimanche de 11 heures à 18 heures

    Nocturne : jeudi de 18 heures à 21 heures. Fermé le lundi.

    Métro : Palais-Royal (ligne n° 7) / Tuileries (ligne n° 1).

    Parkings : Carrousel du Louvre, Pyramides

  • Journées du patrimoine, 17 et 18 septembre 2011

    Journées du patrimoine, 17 et 18 septembre 2011

     

    JJ26 Durant le week-end du 17 septembre  le  CIV (Comité d’initiative de Villevaudé) et la municipalité ont proposé un voyage à travers l’histoire de la commune…

    Une expo qui fera date

    Yves Albarello, député-maire de Claye-Souilly, Michèle Pélabère, conseillère générale, et André Chopelin, maire de Villevaudé, ont inauguré samedi matin à la salle des Merisiers l’exposition de peintures et sculptures consacrée aux 15 artistes ayant séjourné ou résidant encore à Villevaudé. Pas moins de 200 oeuvres de tous styles (figuratif, naïf, impressionniste, post-impressionniste, surréaliste), dont notamment celles de Frédéric Levé, Leonor Fini, Stanislao Lepri, Charles Gadenne, François Chauvin, étaient visibles au public. Certaines pièces, issues de collections privées, sont exceptionnelles et quelques oeuvres figurent dans des collections de musées ou ont participé à des expositions internationales. Georges Verger, curé de la paroisse, avait lui aussi contribué à l’exposition en déposant à la dernière minute des manuscrits qu’ils avaient écrits puis illustrés avec des dessins et enluminures colorés d’une très grande finesse. Ce (nouveau) talent, jusqu’alors ignoré chez lui, a surpris plus d’un visiteur. « Cette exposition est un témoignage de la richesse culturelle de notre village. Elle prouve qu’il possède un véritable capital artistique dans sa continuité et sa diversité. Nous avons voulu réunir le plus grand nombre d’œuvres jamais rassemblées d’artistes de notre village pour les révéler au public et transformer Villevaudé en un petit Barbizon… le temps de ces journées du patrimoine » a déclaré Jean-Claude Bonhomme, président du CIV.  Un livre sur cette exposition exceptionnelle a été édité et, sur une initiative de Claude Petit, un timbre-poste reproduisant l’ancienne tour de Montjay a été spécialement imprimé pour commémorer l’événement.

    Le petit train du patrimoine

    Un petit train a parcouru la commune dimanche pour faire découvrir à ses voyageurs les trois hameaux du village (Montjay-la-Tour, Bordeaux et Villevaudé). Riche d’un passé historique bien souvent méconnu, le village s’est construit au fil des siècles. Des premiers seigneurs attachés au comté de Champagne jusqu’aux dernières personnalités ayant vécu sur la commune, chacun a eu à cœur d’y laisser son empreinte. Citons, entre autres, les familles d’Orgemont, le Baron Percy (chirurgien de Napoléon et inventeur des ambulances militaires), la famille Symonet, Ivan Peychès (savant et académicien). La tour de Montjay a pour sa part servi en 1670 comme point de repère pour des essais sur le calcul de ce qui deviendra sous la Révolution notre système métrique universel.

    A la halte de l’église Saint-Marcel, les passagers ont visité l’exposition animée par la SHCE (Société d’histoire de Claye et de ses environ) sur les églises de l’ancien doyenné de Claye. Une vingtaine d’édifices religieux y étaient évoqués, témoignant sur l’histoire de leurs communes respectives au cours des 10 derniers siècles.

  • Journées du patrimoine, 17 et 18 septembre 2011

     

    JJ26 Durant le week-end du 17 septembre  le  CIV (Comité d’initiative de Villevaudé) et la municipalité ont proposé un voyage à travers l’histoire de la commune…

    Une expo qui fera date

    Yves Albarello, député-maire de Claye-Souilly, Michèle Pélabère, conseillère générale, et André Chopelin, maire de Villevaudé, ont inauguré samedi matin à la salle des Merisiers l’exposition de peintures et sculptures consacrée aux 15 artistes ayant séjourné ou résidant encore à Villevaudé. Pas moins de 200 oeuvres de tous styles (figuratif, naïf, impressionniste, post-impressionniste, surréaliste), dont notamment celles de Frédéric Levé, Leonor Fini, Stanislao Lepri, Charles Gadenne, François Chauvin, étaient visibles au public. Certaines pièces, issues de collections privées, sont exceptionnelles et quelques oeuvres figurent dans des collections de musées ou ont participé à des expositions internationales. Georges Verger, curé de la paroisse, avait lui aussi contribué à l’exposition en déposant à la dernière minute des manuscrits qu’ils avaient écrits puis illustrés avec des dessins et enluminures colorés d’une très grande finesse. Ce (nouveau) talent, jusqu’alors ignoré chez lui, a surpris plus d’un visiteur. « Cette exposition est un témoignage de la richesse culturelle de notre village. Elle prouve qu’il possède un véritable capital artistique dans sa continuité et sa diversité. Nous avons voulu réunir le plus grand nombre d’œuvres jamais rassemblées d’artistes de notre village pour les révéler au public et transformer Villevaudé en un petit Barbizon… le temps de ces journées du patrimoine » a déclaré Jean-Claude Bonhomme, président du CIV.  Un livre sur cette exposition exceptionnelle a été édité et, sur une initiative de Claude Petit, un timbre-poste reproduisant l’ancienne tour de Montjay a été spécialement imprimé pour commémorer l’événement.

    Le petit train du patrimoine

    Un petit train a parcouru la commune dimanche pour faire découvrir à ses voyageurs les trois hameaux du village (Montjay-la-Tour, Bordeaux et Villevaudé). Riche d’un passé historique bien souvent méconnu, le village s’est construit au fil des siècles. Des premiers seigneurs attachés au comté de Champagne jusqu’aux dernières personnalités ayant vécu sur la commune, chacun a eu à cœur d’y laisser son empreinte. Citons, entre autres, les familles d’Orgemont, le Baron Percy (chirurgien de Napoléon et inventeur des ambulances militaires), la famille Symonet, Ivan Peychès (savant et académicien). La tour de Montjay a pour sa part servi en 1670 comme point de repère pour des essais sur le calcul de ce qui deviendra sous la Révolution notre système métrique universel.

    A la halte de l’église Saint-Marcel, les passagers ont visité l’exposition animée par la SHCE (Société d’histoire de Claye et de ses environ) sur les églises de l’ancien doyenné de Claye. Une vingtaine d’édifices religieux y étaient évoqués, témoignant sur l’histoire de leurs communes respectives au cours des 10 derniers siècles.

  • Fantasmagorie, auditorium du Louvre

    Fantasmagorie, auditorium du Louvre

    Louvre Spectacle de Fantasmagorie

    Dimanche 6 mars 2011, 14 h 30 et 18 h, Auditorium du Louvre ( cliquez sur ce lien)

    Dans le cadre de l’exposition et du cycle de conférences « Revenants. Images, figures et récits du retour des morts », la Cinémathèque française et le musée du Louvre présentent une reconstitution inédite du spectacle de Robertson.

    « Apparitions de Spectres, Fantômes et Revenants, tels qu’ils ont dû et pu apparaître dans tous les temps, dans tous les lieux et chez tous les peuples. Expériences sur le nouveau fluide connu sous le nom de Galvanisme, dont l’application rend pour un temps le mouvement aux corps qui ont perdu la vie… »

    C’est ainsi que le « physicien-aéronaute » venu de Liège, Etienne-Gaspard Robert, dit Robertson, fait réclame pour son premier spectacle de Fantasmagorie, présenté à Paris le 3 janvier 1798. Cette technique issue du perfectionnement progressif de la lanterne magique, capable d’électriser le public par des « images mouvementées » et macabres, a en fait été inventée une décennie plus tôt par un autre « fantasmagore », Paul Philidor. Robertson perfectionne cependant à un degré sans égal cet art de faire revenir les morts, mêlant dans le mouvement et le volume apparitions fantastiques ou grotesques, visions de memento mori et résurrections de personnages célèbres. Effets de surprises, dispositifs optiques, acoustiques et catoptriques, dramaturgie et pyrotechnie créent un théâtre inédit de sensations, jouant de l’engouement de l’époque pour les sujets terrifiants du Romantisme noir, avec un propos dont le caractère supposé « scientifique » suscita une certaine perplexité auprès du public d’alors.

    Conception : Laurent Mannoni
    Comédien : Nathan Willcocks
    Bruiteur : Chaab Mahmoud
    Harpiste : Aliénor Mancip
    Lanternistes : Laurent Mannoni et Laure Parchomenko
    Durée : 60 min. environ

    Images issues des collections de la Cinémathèque française, du Centre national du cinéma et de l’image animée, du musée Gassendi de Digne-les-Bains, des collections privées de François Binétruy et Thomas Weynants

    Lieu : Auditorium du Louvre

    Accès : Métro : Palais-Royal / Musée du Louvre.

    Entrée par la pyramide, le passage Richelieu ou les galeries du Carrousel.

    Parking du Carrousel ouvert de 7 h à 23 h.

    Tarifs : 8 euros, 6,50 euros (réduit), 5 euros ("solidarité"), 3 euros (tarif "jeunes")

    Informations : 01 40 20 55 55 (de 9h à 19h du lundi au vendredi).

    Réservations : au 01 40 20 55 00, du lundi au vendredi (sauf le mardi), de 11 h à 17 h, uniquement par carte bancaire.

    Groupes scolaires et centres de loisirs : 01 40 20 50 01 ( conseillé à partir de 8 ans)

    Groupes adultes (associations, comités d’entreprise…) : 01 40 20 54 55.

    A la caisse de l’auditorium : du lundi au samedi (sauf le mardi) de 9 h à 17 h 30.

    Sur le site de la Fnac : www.fnac.com

  • Bardot, les années d’insouciance

    Bardot, les années d’insouciance

    Bardot expo Exposition

    Bardot, la belle insouciante

    B.B star mondiale avec son déhanchement sensuel, sa frimousse ingénue, sa choucroute blonde et ses robes roses à petits carreaux Vichy… Inoubliable femme-enfant. A l’occasion du 75e anniversaire de notre icône nationale, la ville de Boulogne-Billancourt (connue aussi, outre ses usines Renault, pour ses studios de cinéma créés en 1942) accueille depuis le 29 septembre une exposition sur 1000 m² qui lui est entièrement consacrée. Grâce à des photos, archives, affiches, extraits de films, le mythe Bardot apparaît pour une fois au grand jour et dans toute sa splendeur avec, bien sûr, ses innombrables satellites : de Vadim à Saint-Tropez, en passant par Gainsbourg et Harley Davidson. Et bon sang, qu’est-ce qu’elle dansait bien !

    1 m 68, pointure 37, tour de poitrine 91, tour de taille 51, tour de hanches 89… A la fois mythe vivant et véritable sex-symbol, couronnée plus belle femme du monde, Brigitte Bardot incarne aussi la libération de la femme. Loin de masquer les contradictions et les rebellions de celle qui déchaîna les passions (et polémiques) les plus vives, l’exposition s’attache à rendre compte et tente de faire revivre l’intensité et la beauté du phénomène Bardot.

    En 1949, Brigitte Bardot a à peine 15 ans. Elle rêve d’être danseuse et accepte de poser en couverture du magazine Elle. Toutefois, afin de préserver son nom, elle utilise ses initiales. Désormais sa voie est tracée, son destin scellé. La suite tout le monde la connaît avec le choc provoqué en 1956 par le film de Vadim  « Et Dieu créa la femme ».

    De nos jours, les années 50-60 n’en finissent pas d’être tendance tandis que B.B inspire toujours la mode, la déco, l’art de vivre… Femme libre et libérée, d’une beauté incendiaire symbolisant à elle seule toute l’insouciance des Sixties, scandaleuse, amoureuse et tumultueuse, Bardot se livre dans tous ses états, dans tout son éclat, ponctuant dans cette galerie boulonnaise des étapes clefs qui ont jalonné ses 20 ans de sa carrière.

    De ses succès cinématographiques (48 films) à ses combats contre le commerce de la fourrure des bébés phoques (création de la fondation Brigitte Bardot en 1986 qui sera reconnue d’utilité publique six ans après), de sa rencontre puis son mariage avec Roger Vadim aux innombrables couvertures de magazines qui lui furent dédiées (Vogue, Elle, Cosmopolitan, Paris Match, Playboy, etc.), de l’éducation bourgeoise et disciplinée qu’elle reçut à ses chansons pop et acidulées (plus de 80 dont la plupart écrites par Gainsbourg), c’est tout l’univers de B.B qui nous est subitement dévoilé ici.

    Des photos de la France austère de René Coty (dernier président de la IVe République, de 1954 à 1959), des sérigraphies d’Andy Warhol, des objets personnels de la star, des décors de clips ou des ambiances de la Côte d’Azur reconstitués, des pochettes de disques, des partitions, des affiches de produits publicitaires auxquels elle prêta son image, des extraits de ses meilleurs moments télévisés (le « Bardot Show ») et de quelques-unes de ses chansons, des témoignages inédits, des tirages de Richard Avedon, des œuvres d’Aman et d’Antonio Saura ; autant d’objets donnant à cette expo un caractère ludique et foisonnant, certes un peu fétichiste, mais ce genre d’évènement nostalgique ne le recèle-t-il pas toujours un peu ?

    Au final cette expo qui s’est ouverte le lendemain de son 75e anniversaire retrace le bilan de toute sa vie. « C’est sur les épreuves qu’on bâtit la réussite si on n’en meurt pas » écrivait-elle dans la préface de son livre « Initiales B.B. » paru fin 1996. Ce que ne démentira pas Gainsbourg quand il évoquait son égérie : « caustique, nostalgique, malicieuse, acidulée, poivrée »…. Shebam ! Pow ! Blop ! Wizzz ! Bon anniversaire Brigitte.

    A noter : pendant toute la durée de l’exposition, le cinéma de l’Espace Landowski nous fait redécouvrir les plus grands films de B.B. (www.cinemaboulogne.com). Et pour les « bardotphiles » les plus endurcis, la boutique, à la sortie de l’expo, vend les espadrilles en Vichy rouge ou rose de la star, des meubles à son effigie et une sélection de livres, CD, DVD.
    Serge MOROY

    Exposition Brigitte Bardot, les années insouciance – Jusqu’au 31 janvier 2010 au musée des années 30 – Espace Landowski – 28 av. André Morizet, Boulogne-Billancourt (92) – Métro : Marcel Sembat ou Boulogne Jean-Jaurès – Tous les jours (sauf lundi) : de 11h à 18h – Entrée : 11 et 8 € – www.expobrigittebardot.com

    A lire (le livre de l’exposition) :
     « Bardot la légende » d’Henry-Jean Servat, préface de Brigitte Bardot – Edition Hors-Collection – 176 pages – 35 €.

    A relire (disponible à la bibliothèque de Villevaudé) :
    – « Initiales B.B. » Mémoires de Brigitte Bardot – Edition Grasset – Septembre 1996 – 558 pages