Étiquette : villevaude

  • Acquisitions mars 2009

    Acquisitions mars 2009

    Brisingr
    La Révolution Française, Tomes 1 et 2
    ,  Max Gallo

    Profession femme, Eliane Victor

    Sans regrets, Françoise Bourdin
    Un monde sans fin, Ken Follet
    La conspiration du Temple, Steve Berry et Françoise Smith
    Tordu, Jonathan Kellerman
    Sans un mot, Harlan Coben
    La défense Lincoln, Michael Connelly et Robert Pépin
    La trahison de Thomas Spencer, Besson Philippe
    Les déferlantes, Claudie Gallay
    La pluie, avant qu'elle tombe, Jonathan Coe, Jamila Chauvin, et Serge Chauvin
    L'Ame du Temple, Tome 2 : La pierre noire , Robyn Young et Maxime Berrée
    La maison des lumières,  Didier Van Cauwelaert
    D'autres vies que la mienne, Emmanuel Carrère
    Le prédicateur, Camilla Laëkberg

    L'Héritage, tome 3 : Brisingr, Christopher Paolini et Danièle Laruelle

    Abonnements:

    Maison Bricolage Décoration

    Que Choisir

  • Acquisitions de livres, janvier 2009

    Acquisitions de livres, janvier 2009

    Fascination1 001Pour commencer l'année, quelques nouveautés dans nos rayons, un grand merci aux ados pour leur intérêt et leurs suggestions.

    Les cerfs-volants de Kaboul, Khaled Hosseini

    L'Arche de Noël et autres contes, Romain Sardou

    Où on va papa? Jean-Louis Fournier

    Mauvaise base, Harlan Coben

    Un diamant brut, Vezelay-Paris, Yvette Szczupak-Thomas

    Fascination, Stephenie Meyer , au cinéma le 7 janvier 2009

    Révélation, Stephenie Meyer

    Tentation, Stephenie Meyer

    Hésitation, Stephenie Meyer

    Eragon, Christopher Paolini   

    L'Aîné, Christopher Paolini

    Tome 3: à paraître prochainement

    *********************************

    Les ouvrages suivants :

    Au bagne, Albert Londres

    La guillotine sèche, Jean Claude Michelot

    L'homme qui s'évada, BD, Laurent Maffre, adapté de l'oeuvre d'Albert Londres

    La terre de la Grande Punition, Michel Pierre

    ont été commandés pour préparer une exposition accompagnée d'une conférence sur le sujet du bagne de Guyane, que nous espérons vous présenter au dernier trimestre de l'année 2009.

     

  • Christian Zuber (1930-2005)

    Christian Zuber (1930-2005)

    Christian ZUBER 

    ou  le combat par l’image

     Le célèbre reporter animalier, décédé en 2005, avait bien voulu nous recevoir fin novembre 2002 dans un studio de vidéo professionnelle de Boulogne-Billancourt où il effectuait un montage de films pour la Fondation Brigitte Bardot.

    A 72 ans, l’œil est toujours scrutateur et vif, la poignée de main ferme et la parole volubile dès qu’il s’agit des animaux. Entretien inédit avec un homme qui a parcouru toute la planète et pour qui l’existence serait un non sens si elle ne s’inscrivait pas dans un engagement personnel.

    Ci contre: Photo de couverture, Galapagos 1970.

    Christian Zuber filme un couple d’Albatros avec une Paillard-Bolex 16 mm. Deux mois sur une île déserte avec la pellicule enterrée dans le sable pour lutter contre la chaleur !

    Entretien conduit par Serge Moroy  pour Infos-Ciné

    Infos-Ciné : Christian, vous êtes l’inoubliable réalisateur de la série télévisée « Caméra au poing ». Mais, on vous connaît assez mal avant ces expéditions qui vous ont rendu célèbre. Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

    : Tout commence au Maroc où je travaille à l’Education nationale de 1954 à 1960 avant de me lancer dans un métier passionnant : le reportage photo. Je couvre, entre autres, les émeutes au Maroc, le scandale de l’huile frelatée et l’affaire des survivants du voilier Palmir. Je fus aussi le premier non musulman à avoir été autorisé à photographier le roi Mohammed V dans la mosquée de Rabat. Mon premier appareil, acheté d’occasion, était un Leica avec trois objectifs : un 35 – 50 et 90 mm. Je prenais plaisir à travailler l’aspect technique de mes photos, bricolant souvent le matériel qui m’était confié pour l’utiliser dans ses moindres possibilités. Pour des raisons alimentaires, j’ai photographié des starlettes, fait de la photo publicitaire, de la mode et des nus. Mais ma véritable passion était les photos d’animaux dans ce pays d’Afrique du Nord où, hélas, la faune était déjà menacée. En 1959, première expédition aux Galapagos ! Je me sers de mon objectif comme d’une arme, c’est-à-dire pour témoigner et convaincre. Car la préservation de la nature, c’est l’affaire de tous. Tenez, regardez ce nid de mésange [C. Zuber me désigne un nid au faîte d’un arbre, à Boulogne, en pleine ville]. C’est bien de le voir, c’est encore mieux de le sauver. J’ai fait un courrier au maire de Boulogne en ce sens pour qu’il reporte l’élagage des arbres après la période de nidification.

    Et j’ai obtenu gain de cause !

    (suite…)
  • Acquisitions décembre 2008

    Syngué Sabour, Pierre de Patience, Atiq Rahimi
    La voleuse de livres, Marcus Zusak
    L'ombre du vent, Carlos Ruiz Zafon
    L'odeur du temps, Jean d'Ormesson
    Légendes royales, Cyrille Boulay
    Vivre au jardin, Loïc Pianfetti
    C'est l'heure de jouer, Sylvie Dannaud
    Mais où est donc encore or ni k'art, Judith Cressy
    Le Palais de l' Elysée, Arnaud Balvay
    Crooners, Jean Baptiste Tuzet
    Une envie de campagne, Stéphanie Donalson

    Gargouilles, tome 5 – BD

  • 100 ans de cinéma

    100 ans de cinéma

    100 bougies pour le cinéma d’animation

    Film animation Du 10 novembre au 19 décembre se déroule une exposition (entrée libre) consacrée aux 100 ans du cinéma d’animation dans le hall de l’hôtel de ville de Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis).

    Phénomène artistique mais aussi économique et technologique, le cinéma d’animation a connu la plupart des consécrations et les longs-métrages d’animation comptent désormais parmi les plus grands succès de l’industrie du cinéma. Ils révèlent les prouesses techniques les plus innovantes, et que ce soit de Walt Disney à Miyazaki, en passant par Frédéric Back, ils ont donné naissance à de véritables chefs-d’œuvre qui sont restés gravés dans nos mémoires.

    S’adressant aussi bien aux enfants qu’aux adultes, le cinéma d’animation a longtemps été considéré comme une récréation puérile, un sous-genre du cinéma en quelque sorte. Le centenaire du cinéma d’animation qui se déroule en ce moment à Tremblay-en-France revêt un aspect original et festif et entend rendre hommage au savoir-faire et au talent de ces cinéastes d’animation qui ont imaginé des univers fantastiques, peuplés de personnages célèbres ou inconnus dont on se souvient parfois encore. L’exposition s’attache particulièrement à présenter la technique la plus populaire qui soit, c’est-à-dire le dessin animé, ainsi que des documents originaux et rares réunis par Pierre Lambert, spécialiste du cinéma d’animation, auteur d’ouvrages sur ce thème et commissaire de l’exposition ‘’Il était une fois Walt Disney’’ présentée fin 2006 – début 2007 au Grand Palais, puis au musée des Beaux-arts de Montréal. L’expo vise bien entendu le public scolaire qui peut ainsi découvrir les différentes étapes de la fabrication d’un dessin animé, des premières esquisses (story-boards) à l’image définitive en couleur (cellulos et décors).

    Destinée aux spécialistes comme aux inconditionnels du genre, cette manifestation permet aussi d’approcher l’univers visuel du cinéma d’animation en respectant, par une représentation rigoureuse des documents, l’aspect artistique de cet art. Toutes les techniques de dessin y sont pratiquement représentées : des pastels de Norman Mc Laren aux encres de couleur utilisées pour ‘’La planète sauvage’’ (Roland Topor et René Laloux), sans oublier la gouache chère à Paul Grimault et les crayons de couleur utilisés par Frédéric Back pour son chef-d’œuvre ‘’L’homme qui plantait des arbres’’ (1987). Ce panorama initiatique passe par quelques grands réalisateurs qui ont marqué l’histoire du cinéma, d’Emile Cohl, créateur de ‘’Fantasmagorie’’ le 17 août 1908, à John Lasseter, producteur du dernier nouveau né du studio Pixar, ‘’Wall-E’’ ; sans oublier les nouvelles tendances du cinéma d’animation avec ‘’Valse avec Bachir’’ (Ari Folman) et ‘’A scanner Darkly’’ (Richard Linklater) films qu’il est d’ailleurs possible de visionner au cinéma Jacques Tati. C’est d’ailleurs dans ce cinéma que les tout petits peuvent assistent à la projection de courts-métrages chinois réalisés en lavis (Les trois moines, L’aigrette et l’huître ; Les têtards à la recherche de leur maman), ainsi que ‘’Princes et princesses’’ (1990) une animation de papiers découpés et animés en ombres chinoises et signée par Michel Ocelot.

    Aujourd’hui le dessin animé a considérablement évolué avec l’avènement de l’image de synthèse et les outils informatiques. Revers de cette évolution, la disparition de certains métiers, notamment le traçage et la mise en couleur sur cellulos (gouache sur rhodoïd). Malgré tout, on peut encore rêver.

    S. Moroy

    Expo : 100 ans de cinéma d’animation (exposition, spectacle, cinéma)

    Du 10 novembre au 19 décembre 2008

    Du lundi au vendredi de 8h30 à 12h et de 13h à 17h (samedi : 8h30 à 12h)

  • Acquisitions novembre 2008

    La cathédrale de la mer, Falcones Ildefonso, Anne Plantagenet

    L'enchanteresse de Florence, Salman Rushdie

    Un chasseur de lions, Olivier Rolin

    Délivrez-nous du mal, Romain Sardou

    Les carnets de guerre de Victorien Mars, Maxence Fermine

    Miserere, Jean Christophe Grangé

    Anatomie d'un crime, Elisabeth George 

    Une chance de trop, Harlan Coben

    (suite…)

  • Acquisitions octobre 2008

    Quelques nouveaux romans dans nos rayons:

    Ritournelle de la faim, J.M.G Le Clézio

    Mal de pierres, Milena Agus   

    Peau d' Lapin , André Jean Ragot

    La compagnie des glaces, tomes 1 et 2, G.J. Arnaud

    Apocalypse sur commande, Ken Follet

    Dragon déchu, P.F. Hamilton         

    La légende du dragon, Christie Golden

    Histoire de... Daniel Boulanger     

    Le vengeur des catacombes, P.J. Lambert

    Un étranger dans la maison, Patricia Macdonald

    Au pays des vivants, Nicci French

    Mademoiselle Sarah, Pierre Kyria   

    La prisonnière de Malte, David Ball

    L'heure des secrets, Ellen Goudge

    La petite main, Geneviève Dormann

    La ligne noire, J.C. Grangé

    Mémoire infidèle, Elisabeth George

    Le démon du passé, Mary Higgins Clark

    Double vie double mort, Edna Buchanan

    Maléfices, Maxime Chattam

    In ténébris, Maxime Chattam

    23 heures pour sauver Paris, P. Madelin, Y. Ramonet

    La rose rebelle, Linda Holaman

    Le marchand de Bruges, Dorothy Dunnet

                                                                                                                    
    Nouveauté Bande Dessinée:

    Le petit Prince, Joann Sfar d'après Saint Exupéry

    N'oubliez pas  que plus de 300 ouvrages seront renouvelés lors du  passage du Bibliobus le 20 octobre : Nous attendons vos suggestions et vos commandes.

  • Acquisitions de livres, septembre 2008

    Acquisitions de livres, septembre 2008

    Romans

    Un si long voyage, Rohinton Mistry 

    A deux pas de nulle part, Michel Embareck

    La prophétie de l'oiseau noir, Marcus Sedgwich

    Premières requêtes

    Je l'aimais, Anna Gavalda

    La princesse des glaces, Camilla Läckberg

    Les hommes qui n'aimaient pas les femmes, Stieg Larsson

    La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette, Stieg Larsson

    La reine dans le palais des courants d'air, Stieg Larsson

    Rappel:

    Atlas_3
    Le cahier mis à votre disposition à l'accueil de la bibliothèque nous permet de connaitre vos
    souhaits, vos suggestions pour ainsi diversifier les choix et répondre au
    mieux à vos attentes.

    Par ailleurs, si vous souhaitez lire un ouvrage que nous avons publié et qui ne se trouve pas
    en bibliothèque, écrivez dans ce même cahier  le titre,
    l'auteur et  l'éditeur:  nous essaierons dans la mesure
    du possible de satisfaire votre demande en nous adressant à la médiathèque de Melun.

    Prochain passage du Bibliobus: Lundi 20 octobre au matin

    Si vous voulez en savoir plus sur l'acquisition des ouvrages de septembre:

    (suite…)

  • Louis Feuillade, Maître du cinéma populaire, P. Gauthier et F. Lacassin

    Feuillade LOUIS FEUILLADE, Maître du cinéma populaire

    Patrice Gauthier et Francis Lacassin

    Collection Découvertes

    Editions Gallimard

      
    « Mon domaine est celui où rien n’est impossible, où l’on fait arriver tout ce qui vous passe par l’esprit »

    (Louis Feuillade)

     

    Quand Louis Feuillade (1873-1925) se lance en 1905 dans le cinéma, celui-ci n’est encore qu’un divertissement forain. Scénariste et réalisateur, directeur artistique de la puissante société Gaumont (la grande rivale de Pathé), il va contribuer à lui donner ses lettres de noblesse. Louis Feuillade, avec sa culture classique et son goût pour les fêtes populaires, est en effet le relais idéal entre le cinéma des forains et l’éclosion des salles de cinéma qui vont petit à petit essaimer à partir de 1910. Il prend la direction artistique de la cité Elgé en 1907, année ou Charles Pathé chamboule la distribution des films en remplaçant la vente des copies aux exploitants par la location. Parallèlement, les spectateurs sont devenus plus difficiles et les metteurs en scène plus ambitieux. Feuillade est sans conteste l’un des principaux artisans de cette révolution. Films historiques, comédies, drames, Feuillade s’essaie à tous les genres…. Et réussit. Surtout les serials : dès 1913, ses films policiers à épisodes (Fantomas, Les Vampires, Judex), qui ont pour héros d’ingénieux criminels ou d’obscurs justiciers issus de la littérature populaire du XIX et début XXe siècle, le propulsent au sommet de sa carrière. Unissant avec bonheur réalisme et poésie, Feuillade filme leurs poursuites sur les toits ou dans les égouts de Paris, suit la mystérieuse Irma Vep dans les couloirs d’un hôtel, installe Judex dans les souterrains d’un château en ruines. Ce réalisateur inspiré et prolifique atteint toujours son objectif : séduire le grand public. Il réalise ainsi 800 films entre 1905 et 1925 (date de sa mort) et devient le maître incontesté du cinéma populaire, celui dont Alain Resnais (entre autres) n’hésitera pas à dire : « Il est l’un de mes dieux ». Les auteurs, Patrice Gauthier et Francis Lacassin, ressuscitent cette période exceptionnelle qui favorise l’émergence d’une jeune industrie en même temps que la reconnaissance internationale d’un art nouveau. Grâce à une foule de documents, ils brossent le destin passionnant d’un homme qui s’inscrit dans la foulée des frères Lumière et de Méliès, en même temps qu’ils lèvent un coin du voile sur les coulisses de la Gaumont à ses débuts.

    Cet ouvrage, au format de poche, fait partie de la série « Découvertes » lancée avec succès par Gallimard. Tout le talent de Feuillade est mis en valeur par l’abondance de scénarios, manuscrits, photos de films et de plateaux de tournage. Avec l’évocation des acteurs fétiches du cinéaste (hommes et bêtes), ainsi que la reproduction des superbes affiches éditées par Gaumont à cette époque, ce sont en tout plus de 140 documents qui retracent l’œuvre et le portrait du maître. Parmi les témoignages (22 pages), je vous recommande les lettres de Léon Gaumont faisant part de ses réflexions et directives à Feuillade et qui nous renseignent sur les relations entre les deux hommes. Captivant.

    Une véritable petite réussite bibliographique qui réactualise merveilleusement le trop ancien ouvrage que lui avait déjà consacré Francis Lacassin (paru chez Seghers en janvier 1964). Feuillade méritait bien ce dépoussiérage. ( Serge Moroy)


    Louis Feuillade, Maître du cinéma populaire – Patrice Gauthier et Francis Lacassin – 128 pages – Dimensions : 12,5 x 17,5 cm – Illustrations noir et blanc et couleurs –
    Editions Gallimard – Collection Découvertes n° 486 – Dépôt légal : février 2006 – ISBN : 2-07-031926-1 – Prix : 13,10  €.

     

     

     

     

  • Louis Feuillade, Maître du cinéma populaire, P. Gauthier et F. Lacassin

    Feuillade LOUIS FEUILLADE, Maître du cinéma populaire

    Patrice Gauthier et Francis Lacassin

    Collection Découvertes

    Editions Gallimard

      
    « Mon domaine est celui où rien n’est impossible, où l’on fait arriver tout ce qui vous passe par l’esprit »

    (Louis Feuillade)

     

    Quand Louis Feuillade (1873-1925) se lance en 1905 dans le cinéma, celui-ci n’est encore qu’un divertissement forain. Scénariste et réalisateur, directeur artistique de la puissante société Gaumont (la grande rivale de Pathé), il va contribuer à lui donner ses lettres de noblesse. Louis Feuillade, avec sa culture classique et son goût pour les fêtes populaires, est en effet le relais idéal entre le cinéma des forains et l’éclosion des salles de cinéma qui vont petit à petit essaimer à partir de 1910. Il prend la direction artistique de la cité Elgé en 1907, année ou Charles Pathé chamboule la distribution des films en remplaçant la vente des copies aux exploitants par la location. Parallèlement, les spectateurs sont devenus plus difficiles et les metteurs en scène plus ambitieux. Feuillade est sans conteste l’un des principaux artisans de cette révolution. Films historiques, comédies, drames, Feuillade s’essaie à tous les genres…. Et réussit. Surtout les serials : dès 1913, ses films policiers à épisodes (Fantomas, Les Vampires, Judex), qui ont pour héros d’ingénieux criminels ou d’obscurs justiciers issus de la littérature populaire du XIX et début XXe siècle, le propulsent au sommet de sa carrière. Unissant avec bonheur réalisme et poésie, Feuillade filme leurs poursuites sur les toits ou dans les égouts de Paris, suit la mystérieuse Irma Vep dans les couloirs d’un hôtel, installe Judex dans les souterrains d’un château en ruines. Ce réalisateur inspiré et prolifique atteint toujours son objectif : séduire le grand public. Il réalise ainsi 800 films entre 1905 et 1925 (date de sa mort) et devient le maître incontesté du cinéma populaire, celui dont Alain Resnais (entre autres) n’hésitera pas à dire : « Il est l’un de mes dieux ». Les auteurs, Patrice Gauthier et Francis Lacassin, ressuscitent cette période exceptionnelle qui favorise l’émergence d’une jeune industrie en même temps que la reconnaissance internationale d’un art nouveau. Grâce à une foule de documents, ils brossent le destin passionnant d’un homme qui s’inscrit dans la foulée des frères Lumière et de Méliès, en même temps qu’ils lèvent un coin du voile sur les coulisses de la Gaumont à ses débuts.

    Cet ouvrage, au format de poche, fait partie de la série « Découvertes » lancée avec succès par Gallimard. Tout le talent de Feuillade est mis en valeur par l’abondance de scénarios, manuscrits, photos de films et de plateaux de tournage. Avec l’évocation des acteurs fétiches du cinéaste (hommes et bêtes), ainsi que la reproduction des superbes affiches éditées par Gaumont à cette époque, ce sont en tout plus de 140 documents qui retracent l’œuvre et le portrait du maître. Parmi les témoignages (22 pages), je vous recommande les lettres de Léon Gaumont faisant part de ses réflexions et directives à Feuillade et qui nous renseignent sur les relations entre les deux hommes. Captivant.

    Une véritable petite réussite bibliographique qui réactualise merveilleusement le trop ancien ouvrage que lui avait déjà consacré Francis Lacassin (paru chez Seghers en janvier 1964). Feuillade méritait bien ce dépoussiérage. ( Serge Moroy)


    Louis Feuillade, Maître du cinéma populaire – Patrice Gauthier et Francis Lacassin – 128 pages – Dimensions : 12,5 x 17,5 cm – Illustrations noir et blanc et couleurs –
    Editions Gallimard – Collection Découvertes n° 486 – Dépôt légal : février 2006 – ISBN : 2-07-031926-1 – Prix : 13,10  €.