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  • Le frelon asiatique va proliférer au printemps à cause de l’hiver trop doux : un apiculteur donne l’alerte

    Le frelon asiatique va proliférer au printemps à cause de l’hiver trop doux : un apiculteur donne l’alerte

    Montévrain-alerte-frelon-asiatique
    Un retraité montévrinois, apiculteur amateur, est intervenu, lundi 11 mars, au conseil communautaire de Marne et Gondoire pour alerter les élus sur le retour du frelon asiatique en Seine-et-Marne. Selon lui, après un hiver plutôt doux, le frelon va proliférer au printemps.

    Francis Gandon a attendu patiemment la fin de la séance, lundi soir, avant de se lever lorsque Jean-Paul Michel, le président de la communauté d’agglomération, a donné la parole à la salle : « Nous sommes un petit groupe d’apiculteurs amateurs sur le territoire de Marne et Gondoire qui, depuis plusieurs années, avons installé des ruches dans nos jardins. Huit cents nids de frelons asiatiques ont été recensés en Seine-et-Marne en 2018, sans compter ceux qui n’ont pas été repérés. On compte quatre cents fondatrices par nid, dont probablement la moitié aura bien passé l’hiver car il a été doux. Cela va donc faire un sacré paquet de nids cette année ! »

    Il poursuit : « En octobre dernier, un nid de frelons asiatiques s’est installé dans un arbre de mon jardin. J’ai contacté les pompiers, mais ils ne gèrent que les frelons européens pour la somme de cent vingt euros. Ils m’ont conseillé de contacter la mairie de Montévrain, qui m’a donné la liste de spécialistes pouvant intervenir moyennant la même somme de cent vingt euros ».

    La prise en charge, un problème d’intérêt général

    Mais Francis Gandon a appris que Ségolène Royal avait pris, en 2017, un décret pour la prise en charge par les préfectures des frais d’intervention chez les particuliers. Pourtant, malgré sa demande, il n’en a pas bénéficié. Il s’est alors tourné vers la mairie qui lui a confirmé « que certaines communes et communautés de communes prenaient en charge tout ou partie des frais d’intervention chez les particuliers ».

    Montévrain-abeilles-3
    L’apiculteur amateur, qui possède trois ruches, a conclu son plaidoyer : « Il nous semble indispensable que ces frais soient pris en charge par Marne et Gondoire. Qui, à part des habitants sensibles au développement durable et à la survie de la planète, va dépenser jusqu’à cent quatre-vingt euros pour détruire un nid ? Prenez ces frais en charge avant que les nids ne fleurissent partout avant l’arrivée du printemps ». Ses propos ont recueilli des applaudissements nourris de la part de plusieurs élus, mais aussi parmi le public.

    La société Abeilles et miel de Rémi et Nicolas Martin, apiculteurs à Lagny-sur-Marne, ainsi que le GDSA 77 (Groupement de défense sanitaire apicole de Seine-et-Marne), soutiennent l’initiative de Francis Gandon et de Maia

    (Mouvement apiculteurs individuels autonomes), groupement créé en 2013.

    6a00d834eebe2a69e2022ad3dc681b200b-600wiPhoto: Monsieur Lecleuyou, apiculteur amateur à Villeparisis, lors de la conférence qu'il a menée le 31 janvier 2019 à Villevaudé (maison de retraite "SOS Seniors" château du Poitou) 

    Un cadre légal pour son extermination

    Apparu en 2004 en France, le frelon à pattes jaunes ou frelon asiatique, constitue une menace réelle pour l’apiculture, mais aussi pour la biodiversité, dont celle des insectes pollinisateurs. Particulièrement envahissant, le frelon asiatique a été classé espèce nuisible pour l’abeille domestique par arrêté ministériel du 28 décembre 2012, ce qui donne un cadre légal à sa destruction  Serge Moroy

    Une astuce facile à réaliser:

    FRELON2

  • Le mystère Henri Pick, David Foenkinos

    Le mystère Henri Pick, David Foenkinos

    Mystère henri pickLE MYSTÈRE HENRI PICK
    DAVID FOENKINOS
    GALLIMARD
     
    En Bretagne, un bibliothécaire recueille tous les livres refusés par les éditeurs. Parmi ces manuscrits, une jeune éditrice découvre une pépite écrite par un certain Henri Pick.
    Elle part à sa recherche et apprend qu’il est mort deux ans auparavant.
    Mais selon sa veuve, il n’a jamais écrit autre chose que des listes de courses… Aurait-il eu une vie secrète ?
    Auréolé de ce mystère, le livre de Pick aura des conséquences étonnantes sur le monde littéraire.

     
    David Foenkinos est l'auteur de plusieurs romans dont "Le potentiel érotique de ma femme", "Nos séparations", "Les souvenirs" et "Je vais mieux".
    "La délicatesse", paru en 2009, a obtenu dix prix littéraires et en 2011, David Foenkinos et son frère Stéphane l'ont adapté au cinéma, avec Audrey Tautou et François Damiens.
    Ils ont également réalisé le film Jalouse, avec Karin Viard. En 2014, Charlotte a été couronné par les prix Renaudot et Goncourt des lycéens.
     
    "Le mystère Henri Pick" est actuellement sur les écrans, réalisé par Rémi Bezançon, avec Fabrice Luchini, Camille Cottin, Alice Isaaz, Bastien Bouillon, Josiane Stoléru

     

  • Les arts créatifs à Courtry

    Les arts créatifs à Courtry

    Courtry ► Arts créatifs : le traditionnel salon de printemps ouvre ses portes samedi 16 mars

    La ville de Courtry et l’association Renaissance et culture lancent leur traditionnel salon de printemps des arts créatifs. Il ouvre ses portes samedi 16 mars à l’espace Robert-Jacobsen et les refermera dimanche 24 mars.

    A nouveau, peintres et sculpteurs exposeront leurs œuvres, deux cents au total, chacune représentative en leur genre de toutes les tendances artistiques, qu’elles soient anciennes ou modernes. Dans le hall de l’espace Jacobsen, les visiteurs auront également l’occasion d’admirer le travail des élèves des différents cours que proposent Renaissance et culture, association courtrysienne. Des bénévoles accueilleront et guideront les écoliers qui pourront découvrir les nombreuses et subtiles interactions entre le monde de la peinture et celui de la sculpture. Le maire, Xavier Vanderbise, précise : « Pour ce 27e salon, nous avons choisi de mettre à l’honneur deux artistes : Huguette Felicité-Météry pour sa sculpture sur argile et Régis Broustet pour sa peinture réaliste ».

    Les deux invités d’honneur

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    Fascinée depuis son plus jeune âge par le travail de l’argile, Huguette Félicité-Météry, 73 ans, fait glisser la terre entre ses mains avant de la façonner au gré de son inspiration. L’esquisse d’un visage ou le galbe d’une hanche préfigurent déjà sa nouvelle création, qui va prendre vie sous ses doigts agiles. Ses oeuvres sont une véritable ode à la beauté et à la grâce féminines. L’artiste réside à Boissise-le-Roi (Seine-et-Marne).

    Courtry-salon-de-printemps-peinture
    Par un dessin spontané et épuré qu’il associe au lavis d’acrylique et d’encre, Régis Broustet, 61 ans, croque la vie dans les quartiers citadins, dont ceux de Paris où il réside. Ses lavis colorés se révèlent tels des instantanés arrachés à la fuite du temps, qui se veulent être autant de témoignages sur l'environnement et le quotidien de nos contemporains.
    S. Moroy

    Salon de printemps et exposition des arts créatifs. Espace Robert-Jacobsen, 31 rue Charles Van-Wyngène. Entrée libre. Du samedi 16 mars au dimanche 24 mars. Lundi, mardi, jeudi et vendredi : de 16 heures à 18 heures. Mercredi et samedi : de 10 heures à 12 heures. Dimanche : de 14 heures à 18 heures.

  • Jeudi 31 janvier 2019: 9e rencontre CCAS seniors

    Jeudi 31 janvier 2019: 9e rencontre CCAS seniors

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    C'est au château du Poitou qu'avait été projetée la 9e rencontre du jeudi 31 janvier 2019: La neige de la veille n'a pas empêché notre groupe de 15 volontaires de répondre à l'invitation des résidents de la maison de retraite SOS Seniors.

    Un accueil très chaleureux, exposé des projets de la nouvelle équipe, projets très innovants pour la qualité de vie des villevaudéens, visite des lieux…  bureau du médecin, du psychologue,  salle balnéo, salle de kinésithérapie, petit espace coiffure où trois résidentes venaient de terminer un brushing pour descendre assister à la conférence de monsieur Lecleuyou, apiculteur amateur à Villeparisis…. Bref, nous étions attendus.

    La doyenne de l'établissement, madame Granié, qui fêtera ses 104 ans en juin, nous attendait dans sa chambre. "Fêtera" est un bien grand mot, elle préfère le remplacer par "aura" … nous confiant que " le handicap, dans cette maison, c'est d'avoir un grand âge et un cerveau"..  ajoutant: "comme j'ai horreur de exhibitionnisme, il n'y aura pas de goûter ce jour-là, pas de photo et tout le tra la la"… Néanmoins l'invitation est lancée pour partager le dessert qui sera servi au repas de midi !!

    Cliquez sur ce lien pour accéder à la page photos

    J'en profite pour remercier toutes et tous ceux qui ont répondu à cette invitation.

    Y Godefroy

  • ALJ Villevaudé: Le loto des jeunes a établi son record d’affluence


    Villevaudé-loto-1 - Copie
    Le loto proposé par l’association Loisirs jeunes (ALJ) a rassemblé samedi 26 janvier 2019 à la salle des Merisiers, deux-cent-vingt joueurs. Selon ses organisateurs, c’était un record, le nombre de participants étant la limite de la capacité imposée par le règlement municipal. 

    Samedi soir, Yvette Godefroy, présidente de l’ALJ, n’en revenait pas : « On a dû installer des tables supplémentaires et refuser du monde à l’entrée. C’est notre 25e loto et, pour la deuxième année consécutive, les adhérents de l’espace jeunesse nous ont aidés en animant les parties ».

    Villevaudé-loto-3 - Copie
    Fini la craie qui crissait sur le grand tableau noir où l’on inscrivait les numéros sortants : Florian, Camilien, Maximilien et Ancelin se sont installés derrière l’ordinateur, dont l’écran était projeté sur scène, tandis que Lucie rappelait brièvement les règles du loto avant de lancer la partie avec Emma.

    Mille trois cents euros de lots

    Quinze parties d’une ligne, deux lignes et carton plein ont ainsi permis aux joueurs, jeunes et moins jeunes mais tous animés par la même passion, de tenter leur chance. Si la plupart des joueurs étaient de la commune, le bouche à oreille a fait son effet puisque d’autres étaient venus de Pomponne, Lagny-sur-Marne, Chelles, Claye-Souilly, Mitry-Mory, Villeparisis, Le Pin…

    Achetés par l’ALJ avec les recettes de l’année dernière, les lots totalisaient une valeur de mille trois cents euros. Parmi les gros lots, figuraient une tablette Samsung, quatre entrées au parc Disneyland Paris et une console Nintendo Switch, accompagnée d’un bon Carrefour de cinquante euros pour acheter des jeux.

    « Ça tombe plutôt bien »

    Josette, 71 ans, une Clayoise fervente de loto, était venue avec des amis. Une bonne idée puisqu’elle est repartie avec la tablette tactile grâce à son carton plein. « C’est une belle surprise et ça tombe plutôt bien car, justement, la mienne commençait à donner des signes de fatigue et j’envisageais de la changer. Le soir, j’aime bien tricoter devant la télé, mais aussi utiliser ma tablette » confie-t-elle. La console Nintendo a, quant à elle, été remportée par Dorian, un jeune Villevaudéen de 15 ans.

    Villevaudé-loto-4 - Copie
    Une collaboration fructueuse

    L’ALJ a été créée en 1974. Son but est de permettre aux jeunes de mieux appréhender le milieu associatif du village, en mettant un budget à leur disposition. « Notre loto est devenu une véritable tradition dans le village. Il permet à ses habitants de se retrouver, en famille ou entre amis, dans une ambiance bon enfant » souligne Yvette Godefroy.

    De son côté, l’espace jeunesse dénombre cinquante-cinq inscrits. Il s’adresse aux jeunes de 12 à 17 ans de Villevaudé, mais aussi des communes voisines. Les activités ne manquent pas et le voyage pour les vacances de Pâques a déjà été arrêté. « Vingt-cinq jeunes partiront en avril pour un séjour de cinq  jours sur la côte atlantique » a précisé Olivier Tétard, son responsable. Serge Moroy

    Nous remercions chaleureusement la Serre de Montjay pour le don de deux magnifiques bouquets de fleurs.

  • Le célèbre reporter et globe-trotter a 90 ans et pas une ride


    Tin
    Première apparition au château de Moulinsart (Cheverny) en 1943 dans "Le secret de la Licorne"

    Né en 1929 et malgré son grand âge, le reporter du Petit Vingtième est indémodable. Il a traversé le temps avec succès, d’abord en BD puis en films fixes, marionnettes, dessins animés, films avec acteurs, sans acteurs et même en 3D (Le secret de la Licorne, 2011).

    Hergé, anagramme de son vrai nom Georges Rémi (1907-1983), a été bercé dans sa jeunesse par le cinéma muet et les films burlesques américains. Pas étonnant, du coup, que ses bandes dessinées adoptent un découpage résolument cinématographique, avec des scénarios comportant des courses-poursuites en voitures, des gags en tous genres, dignes de Buster Keaton ou de Laurel et Hardy, avec toujours énormément d’action et de rebondissements rappelant le style de Hitchcock.

    Tintin
    Le style Hergé

    Immortalisé grâce à la fameuse « ligne claire » chère à Hergé, héros de vingt-quatre albums traduits dans le monde entier, le premier datant de 1930 et le dernier de 1986, Tintin a réussi l'exploit de captiver quatre générations. A ce titre, il demeure incontestablement l’un des personnages les plus célèbres du monde de la bande dessinée, en même temps que l’archétype absolu du journaliste enquêteur.

    Star de cinéma

    De nombreux cinéastes se sont inspirés des aventures de Tintin, avec plus ou moins de bonheur : Podalydès, Resnais, Polanski, Jeunet, de Broca, Poiré, Sfar… Et si le personnage d’Indiana Jones a un petit air de ressemblance avec Tintin (la houppette en moins, le chapeau et le fouet en plus), Spielberg affirme pourtant ne pas avoir eu connaissance de l’existence de l’œuvre d’Hergé lors de la création de son intrépide professeur-archéologue. 

    La toute première adaptation de Tintin date de 1947, réalisée par Claude Misonne avec des marionnettes en chiffon (Le crabe aux pinces d’or, 1947), présentait un charme attachant.

    Pourtant, force est de reconnaître que les aventures du jeune reporter belge n’ont jamais été bien adaptées à l’écran. Tintin et le mystère de la Toison d’or (J-J Vierne, 1961) et Tintin et les oranges bleues (Philippe Condroyer, 1964) ne sont pas des grandes réussites cinématographiques, bien que l’interprétation de l’instituteur Jean-Pierre Talbot (son vrai métier) ne soit pas dénuée d’intérêt et qu’il ait été, finalement, le seul et unique Tintin en chair et en os jamais porté à l’écran.

    Quand Bébel a mouillé la chemise

    Mais le seul hommage vraiment digne de Tintin au cinéma a été sans conteste L’homme de Rio (1964), film de Philippe de Broca conduit tambour battant par un Jean-Paul Belmondo en pleine forme. En plus de la « French touch », les références à l'œuvre de Hergé sont nombreuses et, pour une fois, plutôt heureuses. Inspiré très librement des aventures du reporter, le film regorge d’action, d’humour, d’exotisme, de mystère, et se déguste comme une bande dessinée, fluide et limpide.

    Serge Moroy

     

     

  • La cave se rebiffe à Notre dame des Ardents

    La cave se rebiffe à Notre dame des Ardents

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    Lagny 1
    L’association La cave se rebiffe a réalisé, samedi 1er décembre, un diaporama géant projeté sur la façade de l’église Notre-Dame-des-Ardents, à Lagny-sur-Marne.

    Lagny 3Malgré la pluie, les Latignaciens sont venus en nombre, samedi soir, pour assister sur le parvis de l’hôtel de ville à une rétrospective audiovisuelle contant l’histoire de leur ville. Celle-ci s’articulait autour de l’église Saint-Pierre de Lagny, ainsi que de son église aujourd’hui nommée Notre-Dames-des-Ardents.

    L’initiative était due à l’association Le Cave se rebiffe, un collectif latignacien créé en février 2006 qui s’est fixé pour objectif de promouvoir les arts, la culture et les loisirs. La préparation du diaporama géant a nécessité six mois de travail. Le spectacle, gratuit et d’une durée de vingt minutes, donnait en fait le coup d’envoi des festivités de Noël dans la ville.

                Une immersion au cœur de l’Histoire

    Le défi du collectif était de redonner vie aux vieilles pierres de l’abbatiale Notre-Dame-des-Ardents, en projetant sur sa façade une évocation de Saint Fursy, fondateur du monastère de Lagny au VIIe siècle, les foires qui ont fait la renommée de la ville, ainsi que les visites de Jeanne d’Arc pendant la guerre de Cent ans. A la fin de la projection, les spectateurs ont été invités « à marcher dans les pas des pèlerins qui, jadis, déambulaient dans les murs de l’abbatiale ».

    « L’histoire de Jeanne d’Arc m’a fascinée »

    Lagny 2En franchissant le porche de l’église, Eric, 43 ans, confie : « J’habite Lagny depuis 2013, mais je ne savais pas que la ville avait un passé aussi riche ». Julie, 34 ans, est venue avec sa fille, Noémie, 7 ans et demi. « C’est vraiment un beau spectacle, une bonne initiative. Ma fille avait les yeux complètement écarquillés. Je n’ai jamais mis les pieds dans cette église, mais là, je vais la visiter car l’histoire de Jeanne d’Arc, l’une des mes héroïnes préférées, m’a fascinée » reconnaît la jeune femme.

    Jeanne d’Arc est venue trois fois à Lagny

    Après l’échec de l’assaut sur Paris, Jeanne d’Arc s’est arrêté le 12 septembre 1429 à Lagny, « ville fortifiée et hospitalière », avant de repartir vers la Loire. Avec deux cents soldats, elle y est retournée, le 6 avril 1430, « pour ce que ceux de la place faisoient bonne guerre aux Anglois ». A l’église Notre-Dame-des-Ardents, elle s’est jointe à des prières pour un nourrisson mort depuis trois jours. Dans ses bras, le bébé aurait bâillé trois fois, juste le temps de le baptiser : on a parlé alors du « miracle de Lagny ». Jeanne est repartie pour Melun, mais est revenue à Lagny vers le 23 avril où elle a engagé un combat victorieux contre une bande d’Anglo-Bourguignons, dans la plaine de Vaires-sur-Marne. Vers le 5 mai, elle est partie pour Compiègne mais, capturée par des mercenaires à la solde des Anglais, a connu la fin tragique que l’on sait, le 30 mai 1431 à Rouen.

    Un haut lieu du patrimoine

    Lagny 6
    L’église paroissiale actuelle, reconstruite après l’incendie survenu en 1184, est celle de l’ancienne abbaye et date de la première moitié du XIIIe siècle. Classé monument historique en 1886, le bâtiment n’est en fait que le chœur d’un vaste édifice inachevé, pressenti pour devenir une cathédrale. Le nom de Notre-Dame-des-Ardents lui a été attribué en juillet 1950. Des vitraux modernes, signés Calixte Poupart, ont remplacé ceux détruits par les bombardements de la ville, les 27 et 28 août 1944. Serge Moroy

     A propos de Notre Dame des Ardents

  • La cave se rebiffe à Notre dame des Ardents

    Lagny-illuminations-historiques-1

    Lagny 4

    Lagny 1
    L’association La cave se rebiffe a réalisé, samedi 1er décembre, un diaporama géant projeté sur la façade de l’église Notre-Dame-des-Ardents, à Lagny-sur-Marne.

    Lagny 3Malgré la pluie, les Latignaciens sont venus en nombre, samedi soir, pour assister sur le parvis de l’hôtel de ville à une rétrospective audiovisuelle contant l’histoire de leur ville. Celle-ci s’articulait autour de l’église Saint-Pierre de Lagny, ainsi que de son église aujourd’hui nommée Notre-Dames-des-Ardents.

    L’initiative était due à l’association Le Cave se rebiffe, un collectif latignacien créé en février 2006 qui s’est fixé pour objectif de promouvoir les arts, la culture et les loisirs. La préparation du diaporama géant a nécessité six mois de travail. Le spectacle, gratuit et d’une durée de vingt minutes, donnait en fait le coup d’envoi des festivités de Noël dans la ville.

                Une immersion au cœur de l’Histoire

    Le défi du collectif était de redonner vie aux vieilles pierres de l’abbatiale Notre-Dame-des-Ardents, en projetant sur sa façade une évocation de Saint Fursy, fondateur du monastère de Lagny au VIIe siècle, les foires qui ont fait la renommée de la ville, ainsi que les visites de Jeanne d’Arc pendant la guerre de Cent ans. A la fin de la projection, les spectateurs ont été invités « à marcher dans les pas des pèlerins qui, jadis, déambulaient dans les murs de l’abbatiale ».

    « L’histoire de Jeanne d’Arc m’a fascinée »

    Lagny 2En franchissant le porche de l’église, Eric, 43 ans, confie : « J’habite Lagny depuis 2013, mais je ne savais pas que la ville avait un passé aussi riche ». Julie, 34 ans, est venue avec sa fille, Noémie, 7 ans et demi. « C’est vraiment un beau spectacle, une bonne initiative. Ma fille avait les yeux complètement écarquillés. Je n’ai jamais mis les pieds dans cette église, mais là, je vais la visiter car l’histoire de Jeanne d’Arc, l’une des mes héroïnes préférées, m’a fascinée » reconnaît la jeune femme.

    Jeanne d’Arc est venue trois fois à Lagny

    Après l’échec de l’assaut sur Paris, Jeanne d’Arc s’est arrêté le 12 septembre 1429 à Lagny, « ville fortifiée et hospitalière », avant de repartir vers la Loire. Avec deux cents soldats, elle y est retournée, le 6 avril 1430, « pour ce que ceux de la place faisoient bonne guerre aux Anglois ». A l’église Notre-Dame-des-Ardents, elle s’est jointe à des prières pour un nourrisson mort depuis trois jours. Dans ses bras, le bébé aurait bâillé trois fois, juste le temps de le baptiser : on a parlé alors du « miracle de Lagny ». Jeanne est repartie pour Melun, mais est revenue à Lagny vers le 23 avril où elle a engagé un combat victorieux contre une bande d’Anglo-Bourguignons, dans la plaine de Vaires-sur-Marne. Vers le 5 mai, elle est partie pour Compiègne mais, capturée par des mercenaires à la solde des Anglais, a connu la fin tragique que l’on sait, le 30 mai 1431 à Rouen.

    Un haut lieu du patrimoine

    Lagny 6
    L’église paroissiale actuelle, reconstruite après l’incendie survenu en 1184, est celle de l’ancienne abbaye et date de la première moitié du XIIIe siècle. Classé monument historique en 1886, le bâtiment n’est en fait que le chœur d’un vaste édifice inachevé, pressenti pour devenir une cathédrale. Le nom de Notre-Dame-des-Ardents lui a été attribué en juillet 1950. Des vitraux modernes, signés Calixte Poupart, ont remplacé ceux détruits par les bombardements de la ville, les 27 et 28 août 1944. Serge Moroy

     A propos de Notre Dame des Ardents

  • Barbe, la sainte patronne des pompiers

    Barbe, la sainte patronne des pompiers

    Sainte-barbe-patronne-des-artilleurs-pompiers-mineurs
    Aujourd'hui 4 décembre, nous fêtons la sainte Barbe, martyre chrétienne fêtée par les catholiques et les orthodoxes.

    Barbe vécut au IIIe siècle après JC.. Refusant d'abjurer sa foi, elle fut torturée, brûlée. Son père, qui la décapita, fut frappé par la foudre, le berger qui la dénonça fut changé en pierre et ses moutons en sauterelles.

    Patronne protectrice des sapeurs-pompiers, mineurs, artificiers, ainsi que d'autres métiers en rapport avec le feu, la légende veut aussi que durant sa fuite, Barbara se soit cachée dans un champ de blé et qu'elle se soit nourrie de cette céréale.

    Ble-sainte-barbe-tradition-noel-provence

    Selon des traditions ancestrales, en Provence et aussi ailleurs, chacun doit semer du blé (ou des lentilles) sur du coton imbibé d’eau dans trois coupelles que l'on pose sur la table ou dans la crèche le soir de Noël.

    Une bonne pousse est signe d’abondance et de prospérité.

  • Charlot soldat (1918)

    Charlot soldat (1918)


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    Dans un camp militaire, de nouvelles recrues s’entraînent avant de partir en France pour la guerre. L’entraînement est épuisant pour Charlot. Aussitôt l’exercice terminé, il s’endort. Dans les tranchées, Charlot doit s’accomoder de l’insalubrité et du mal du pays, tandis que les obus pleuvent dans sa tranchée et qu’un assaut va devenir imminent…
     
    En octobre 1918, Chaplin jette un pavé dans la mare avec « Charlot soldat ». Voulant répondre à ses diffamateurs avec ses propres armes, il entreprend la réalisation d’un film antimilitariste. Mais ses amis lui conseillèrent d’en différer la présentation de crainte que cette satire de la vie militaire, projetée en temps de guerre, ne soit considérée comme de très mauvais goût.

    Ce film anti-héroïque dénonce l’atrocité de la guerre non par l’indignation, mais par le rire. Un tel film, qui dépeint avec autant de sincérité et de vérité, la réalité quotidienne de la guerre, a sa place à côté des chefs-d’œuvre tels que « A l’Ouest rien de nouveau » (Lewis Milestone, 1930) ou encore « Les sentiers de la gloire » (Stanley Kubrick, 1957).

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    La tranchée et l’abri reconstitués offrent une remarquable représentation de la réalité du front occidental. Dans les scènes de tranchées, Chaplin et Sydney, ainsi que leurs collègues s’adaptent aux conditions des lignes de feu, la vermine, la pluie, la boue, les inondations et la peur. Ces scènes exigèrent quatre semaines de tournage.

    Entre-temps, la chaleur de ce plein été était devenue si intense que l’on dut arrêter le travail toute une journée. Chaplin passa quatre jours de cette vague de chaleur à suer sous son camouflage d’arbre.
    Il fut d’ailleurs récompensé de sa peine puisque cette scène est l’une des plus follement surréelles et cocasses de son œuvre : envoyé en mission derrière les lignes ennemies, Charlot s’enfuit à travers une zone découverte, caché à l’intérieur d’un tronc d’arbre. A  l’approche d’une patrouille allemande, il se fige dans une immobilité feuillue, échappant ingénieusement à un soldat qui, armé d’une hache, s’apprête à le débiter en bois de chauffage. Une vision mémorable montre Charlot-arbre sautillant vers l’horizon lointain.

    Une conduite d’eau à demi-enterrée découverte par hasard inspira également un autre gag comique. Charlot s’y engouffre comme un lapin et ses poursuivants croient lui attraper les jambes, mais seuls ses bottes et son camouflage en arbre – dont il s’est débarrassé comme d’une peau de serpent – leur restent entre les mains. A la suite de quoi, le gros Henry Bergman, dans le rôle d’un officier allemand, s’y engouffre à son tour et se coince dans la conduite… qu’il faudra briser pour l’en sortir.

    Tout aussi inoubliable, la scène où Charlot se trouve être le seul à ne recevoir ni lettre ni colis, le jour du passage du vaguemestre. Avec un orgueil hors de propos, il refuse le gâteau que lui tend un camarade et quitte l’abri pour la tranchée où un soldat de garde est en train de lire une lettre. Charlot, penché sur son épaule, fait écho à ses émotions qui se lisent sur son visage. Car même s’il en a tiré une comédie, l’absurdité, la tragédie et le gâchis de la guerre devaient toujours dérouter et tourmenter Chaplin.

    Ayant capturé treize soldats allemands, Charlot leur offre des cigarettes. Les Prussiens acceptent volontiers, mais leur officier en prend une pour la jeter aussitôt par terre. Charlot se saisit du petit homme, le couche en travers de ses genoux et le fesse solidement, correction entreprise à la plus grande joie de ses hommes. Cet esprit de camaraderie entre simples soldats dépasse la seule volonté de guerre des gouvernements et des armées.

    Ce film constitue, selon moi, l'un des chefs-d'oeuvre de Chaplin et a, en tout cas, fortement contribué à son succès. Serge Moroy

    Réalisation : Charles Chaplin
    Titre original : Shoulder Arms (1918)
    Production : First National Pictures
    Avec Charles Chaplin (la recrue), Edna Purviance (la Française), Syd Chaplin (le sergent et le Kaiser), Henry Bergman, Albert Austin, Jack Wilson…