Avoir de la chance, cela veut dire qu’il est probable qu’un événement heureux vous arrive bientôt. Quant à la malchance, on se garde bien de l’évoquer. Mais, plus concrètement, qu’est-ce que cela veut dire exactement ?
Vendredi 13 : un jour particulier selon la bonne vieille croyance populaire. Mais est-ce un jour de chance ou de malchance ? Les superstitions ont la vie dure. A la loterie nationale, chacun va donc tenter sa chance, mais à sa façon bien sûr et… en se gardant bien de révéler son secret à quiconque !
Au jeu de pile ou face, on a une chance sur deux de sortir la face pile. On dit alors que la probabilité est de… un sur deux de tomber sur le côté que l'on a choisi avant de jeter la pièce de monnaie en l'air.
Au jeu du 421, on a 6 chances sur 216 de tomber sur la bonne combinaison en un seul jet. En effet, les dés ont six faces équilibrées avec un chiffre différent sur chacune d'elles et il en faut trois pour jouer. En fraction, 6 sur 216 peut s’écrire 1 sur 36. On a donc une chance sur 36 de tirer 4-2-1… en un seul jet.
La probabilité existe
La probabilité existe bel et bien et peut même se calculer mathématiquement, mais, est-ce que cela veut dire que si l’on joue 35 fois au jeu du 421, la 36e sera la bonne ?
Eh bien non, car il n’y a pas plus de chance que le 35e coup soit meilleur que le premier, le deuxième ou le huitième car le dé, bien sûr, n’a pas de mémoire. Une chance sur 36, cela veut dire que si l’on jette les dés, 1000 fois, 100 000 fois, un million de fois, nous aurons un nombre de 4-2-1 qui s’approchera de 1000 divisé par 36, 100 000 divisé par 36, un million divisé par 36, etc.
Ainsi, plus l’on joue et plus on aura de chances de tirer la bonne combinaison 4-2-1, mais, en fait, sur la totalité des jets de dés.
Une estimation à la portée de tous
Si le hasard n’existe pas, peut-on alors connaître le chiffre mathématique exact de nos chances ? En d’autres termes, existe-t-il une méthode pour accroître sa chance ?
Non, une fois encore. Mais ce chiffre nous pouvons l’estimer raisonnablement à défaut de pouvoir le calculer avec précision. L'estimation est suffisante pour nous permettre d’apprécier ou non nos chances. C’est d’ailleurs un exercice que nous pratiquons tous au quotidien. Ne vous êtes-vous jamais posé la question de savoir quelles étaient vos chances de gagner au loto ou encore de ramasser un porte-monnaie ou des billets de banque sur le trottoir ?
Chance et malchance vont de pair
Lorsque nous traversons une route ou que conduisons une voiture, nous envisageons immédiatement la situation avant de prendre une quelconque décision. Il s'agit de savoir ici si nous allons en sortir indemne et c'est pourquoi nous évaluons instinctivement s’il y aura danger ou non… sans pour autant sortir la calculette scientifique. A contrario, plus nous répétons l'exercice – traverser la route ou bien conduire – et plus nous augmentons notre risque d'avoir un accident. Chance et malchance iraient ainsi de pair et certains pensent que la guigne ne serait en fait que la résultante de la somme des éléments ou de situations… qu’ils n’ont pas pu ou su prévoir.
Les prochains rendez-vous du vendredi 13
Le 13 décembre 2019, le 13 mars puis le 13 novembre 2020. Alors, pourquoi ne pas en profiter pour tenter, vous aussi, votre chance ?
Serge MOROY
PHOTO: Fortune double (bonne fortune et mauvaise fortune, symbolisées par son côté blanc et son côté noir) tournant sa roue, aveugle aux conditions sociales de ceux à qui elle porte chance ou malchance (symbolisé par le bandage sur ses yeux). Enluminure d'Étienne Colaud dans une édition française datant de 1530 du Cas des nobles hommes et femmes de Boccace. BnF
Geneviève Bossu a eu cent ans le 24 novembre 2019… L'occasion de fêter cet heureux événement au repas des seniors organisé par le CCAS de Villevaudé, le 7 décembre 2019.
Le diaporama présenté le 7 décembre a été réalisé par Olivier et Florian de l’espace jeunesse de Villevaudé et membres de L'Association Loisirs Jeunes de Villevaudé, grâce aux témoignages de Monique Mazoyer, Serge Moroy, Suzette Farignon et Yvette Godefroy.
C’est en ces termes que Suzette s’adressa à Geneviève Bossu, née Albinet:
"Vous voilà centenaire, vous êtes comme un merveilleux livre dont la préface pourrait débuter ainsi :
« Un siècle ! … J’ai vu huit fois la fumée blanche sur la chapelle Sixtine, de Pie XI jusqu’au pape François…
« Nous pouvons voir en vous une sœur, une mère, une tante, mais aussi une grand-mère et même une arrière-arrière grand-mère ! Vous avez encore tellement de choses à nous apprendre.. ; votre histoire de vie est une grande science pour nous… »
Ordre de mission
Quand la seconde guerre mondiale éclate, Geneviève a 20 ans. Son frère, Roger Albinet (qui sera maire de Villevaudé de 1947 à 1971) est prisonnier en Allemagne. Avec un simple diplôme d’infirmière, elle intègre les IPSA, section aviation de la Croix-Rouge française créée en 1934, pour aller le chercher. Sa première mission sanitaire intervient en avril 1945. Il s’agit de ramener les prisonniers du camp de concentration de Buchenwald, rassemblés au Luxembourg. « On les a installés dans le train, sur des brancards. Ils avaient tous une étiquette autour du cou car certains ne parlaient pas. Il y avait beaucoup de Français et j’ai même retrouvé un cousin ! ».
Convoi vers Strasbourg
Le 8 mai 1945, jour où Berlin capitule, avec cinq collègues, elle accompagne en ambulance la première armée française (Rhin et Danube) à Mengen.
« Les ponts sur le Rhin étaient détruits, le ravitaillement en essence pour l’armée se faisait par avion, de Strasbourg à Mengen en Dakota.
Mengen
Cherchant dans ses souvenirs Mme Bossu déclare : « En mai 45, nous partons 6 IPSA en ambulance pour nous mettre à la disposition de la 1ère armée (Rhin et Danube) qui nous envoie sur la base de Mengen ( Wurtemberg) à 13km à l’Est de Sigmaringen. On installe la Base de départ des services de l’ambulance médico-chirurgicale de l’Air n° 401. Le personnel est logé dans les baraquements sur le terrain et nous, chez l’habitant.
En août 1945, la voici à Malmoë en Suède chercher une centaine de femmes que le comte Bernadotte, diplomate suédois, a réussi à sortir du camp de Ravensbrück, deux mois avant la capitulation allemande. Un terrible spectacle. « Elles n’étaient plus que squelettes. Notre crainte était que les parents les fassent manger trop. On les a soignées sur place pendant deux mois avant de les ramener en avion ».
La photo est prise devant un Dakota, Geneviève est à droite
Les avions repartant à vide, il s’agissait de les remplir à raison de trois rotations par jour ». 1935 soldats, dont 560 couchés, seront convoyés dans une centaine d’avions de type Junker ou Dakota. Elle dit : « On voyait tellement de souffrances autour de nous que l’on ne se plaignait pas quand on était fatigué »
Devant un JU 52 le 13 mars 1946, entourée du pilote Petot et du mécanicien Roy
Geneviève Albinet sera convoyeuse de l’Air jusqu’à la fin 1946, année où elle tombe malade. Sa convalescence se passe à Villevaudé, dans la demeure familiale. Elle réussit son diplôme d’infirmière d’État en 1950 et sera monitrice IPSA, puis hôtesse à Air Maroc. En 1956, elle épouse Henry Bossu, directeur des essais chez Panhard, et devient, jusqu’en 1967, infirmière pour l’OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord). En 1968, elle travaille dans un laboratoire puis, jusqu’à sa retraite en 1981, comme infirmière à la Compagnie générale d’électricité. Après la mort de son époux en 1995, elle reste à Villevaudé, au château de Bisy.
Photo: 13 mars 1946 au cours d’une mission en Afrique.
Le château de Bisy à Villevaudé
En 1968 elle fait connaissance à Paris du père Georges Verger, ancien aumônier de l’Armée de l’Air
En 2002, à la mort du père Edouard, elle intervient auprès du Diocèse de Meaux pour que Georges Verger soit accueilli dans les paroisses de Villevaudé, le Pin et Bois Fleuri.
Son ami le père Guy Gilbert, proche de Georges Verger célèbre le 10 octobre 2010 la grand- messe de bénédiction des animaux à Villevaudé, sur la plaine des Merisiers, devant des centaines de villevaudéens.
Chevalier de l'Ordre National du Mérite
Le 11 mars 2004, Geneviève Bossu est nommée chevalier de l’Ordre National du Mérite, décorée par «sa marraine» Geneviève de Galard
Lors de la remise des insignes, Geneviève de Galard commence son discours par ces mots :
« Malgré mon âge respectable, vous êtes pour moi une ancienne. Une de ces anciennes que nous admirons, des pionnières qui ont tant fait pour improviser, construire et forger ce que sont devenues les Convoyeuses de l’Air… »
Geneviève de Galard est la célèbre héroïne de Dien Bien Phu, que tout le monde connaît pour l’avoir vue en 2004, dans différentes manifestations commémorant le cinquantième anniversaire de cette bataille.
Comme chaque année, au monument aux morts de Villevaudé
A l’exposition 14-18
Au repas seniors 2015
Dimanche 24 novembre 2019, Lazlo David et Geneviève Bossu prennent le chemin de l’église de Villevaudé
Ses deux amis, père Isaac et père Ignace ont célébré la messe de ses cent ans, en présence de la communauté chrétienne de Villevaudé, le Pin et Bois Fleuri.
Avec Mauricette
Geneviève a connu Père Ignace il y a 27 ans, alors qu’il avait remplacé père Edouard qui était en pèlerinage à Saint Jacques de Compostelle. Il est venu de Cotonou au Benin, afin d’être aux côtés de Geneviève en ce grand jour de fête et d’émotion.
Au monument aux morts en tenue militaire
C’est à son amie Suzette Farignon que nous devons ces belles paroles:
« Avoir cent ans est un cadeau de la vie. Ailée comme un ange, vous touchiez au soleil de votre vie, sans vous brûler les ailes car, contrairement à Icare, « Les ailes brisées » résistèrent aux assauts et vous forgèrent à ce grand voyage…
Chacune des tables du repas des seniors 2019 retraçait succinctement la biographie d’une femme ayant marqué son époque
Geneviève de Galard (née en 1925).
Pendant la guerre d’Indochine, elle s’engage en 1952 dans le corps des convoyeuses de l’air qui rapatrie les blessés entre Dien Bien Phu et Hanoï à bord d’avions sanitaires. Au cœur de l’attaque du Viet-Minh, elle se retrouve prise au piège à Dien Bien Phu : accidenté, son avion sanitaire ne peut plus repartir. Dès lors, elle partage le sort des quinze mille soldats enterrés dans la nasse du camp retranché. Après la chute de Dien Bien Phu le 7 mai 1954, elle demeure auprès des blessés.
Seule femme dans la guerre, elle reçoit la Légion d’honneur et la Croix de guerre, le 29 avril 1954. En 2014, elle est élevée à la dignité de grand-croix. C’est Geneviève de Galard qui remet la décoration de Chevalier de l’Ordre national du mérite à Geneviève Bossu, le 11 mars 2004.
Flora Tristan (1803-1844)
Considérée comme une des premières féministes, cette femme de lettres, ouvrière militante, ose réclamer après 1815 l’émancipation morale, sociale, économique et politique des femmes.
Fille rejetée, mère battue, humiliée, séquestrée par un mari violent, elle réussit pourtant à fuir en 1825, bien qu’enceinte de la dernière de ses trois enfants, Aline, qui devient la mère du peintre Paul Gauguin. En 1838, André Chazal est condamné pour lui avoir perforé un poumon d’un coup de pistolet.
Le droit des femmes à travailler et à divorcer sera le combat de sa vie.
Blanche Peyron (1887-1933)
Orpheline de père et de mère écossaise, l’engagement de Blanche Roussel commence à Glasgow où, jeune mondaine de 17 ans, elle quitte tout pour s’enrôler dans l’Armée du salut en devenant capitaine. Son objectif est de venir en aide aux démunis, quelle que soit leur confession. Mariée à Albin Peyron, Blanche s’engage dans la lutte pour soutenir les défavorisés. En 1925, elle achète un grand hôtel rue de Charonne afin d’y loger des femmes dans la précarité.
Nommé le Palais de la femme, cet établissement de l’Armée du Salut, composé de 630 chambres, est destiné à l’accueil des jeunes filles et femmes seules.
Nelly Martyl (1884-1953) – La fée de Verdun
En 1914, lorsque la guerre éclate Nelly Martyl abandonne sa carrière de chanteuse à l’Opéra de Paris pour s’engager comme infirmière sur le front. Surnommée la « fée de Verdun », deux fois gazée, trois fois blessée, elle donne aussi des récitals pour relever le moral des troupes. Le conflit terminé, elle crée une fondation pour lutter contre les maladies héréditaires, continuant en parallèle sa carrière d’artiste.
Admirée pour son courage et sa volonté de fer, Nelly Martyl fait partie de ces femmes oubliées qui se sont battues pour la liberté.
Berthe Morisot (1841-1895)
Artiste peintre française membre fondateur et doyenne du mouvement d’avant-garde que fut l’Impressionnisme. La première exposition impressionniste est organisée à Paris en avril 1874. Berthe Morisot y présente plusieurs tableaux, Sa participation en qualité de seule femme constitue un acte d’indépendance très critiqué. Inhumée au cimetière de Passy, à Paris, l’inscription sur sa tombe ne mentionne pas son activité artistique, mais simplement : « Berthe Morisot, épouse d’Eugène Manet ».
L’époque n’autorisait pas encore la reconnaissance d’une femme peintre.
Coco Chanel (1883-1971)
Gabrielle Chasnel (alias Coco Chanel), née à Saumur grandit dans un orphelinat. Elle devient couseuse puis modiste à Paris où elle ouvre sa première boutique parisienne en 1910, au 21 Rue Cambon. Avec simplicité et élégance, elle parvient à envahir la mode des années 1920 en libérant les mouvements de la femme, popularisant le port du jersey, du pantalon et les cheveux courts.
Le parfum Chanel n°5 est aussi entré dans l’histoire.
Simone Veil (1927-2017)
Déportée adolescente à Auschwitz, où elle a perdu sa mère, elle perd aussi son père et son frère décédés dans des camps de la Shoah. Simone Veil est l’une des figures politiques françaises les plus populaires. Elle a été la première présidente du Parlement européen en 1979 et la première femme ministre d’État en 1993, mais aussi membre du Conseil Constitutionnel en 1998 ou encore Immortelle à l’Académie.
La « loi Veil » sur l’interruption volontaire de grossesse (IVG) est votée le 17 janvier 1975, moment clé dans l’Histoire des droits des Femmes.
Marie Curie (1867-1934)
Récompensée pour ses recherches sur le polonium et le radium, Marie Curie consacre les quatre années de la Grande Guerre au développement de la radiologie fixe ou mobile et à la formation d’infirmières spécialisées dans l’utilisation des appareillages à rayons X. Elle fait équiper 18 voitures radiologiques, les « petites Curie » qui permettront la localisation des projectiles sur plus d’un million de blessés.
Cette femme d’exception est la première scientifique à recevoir le prix Nobel, elle est aussi la seule femme de son époque à en avoir reçu deux.
Sarah Bernhardt (1844-1923)
Surnommée « la divine », cette actrice devenue célèbre à la Belle Epoque à Paris a joué dans certains des tout premiers films jamais produits, et a ainsi fait connaître au monde la splendeur de l’art théâtral. Sarah Bernhardt a ouvert la voie pour les futures actrices, et donné sa contribution aux arts du spectacle restera dans les mémoires. Pendant la grande Guerre, à peine amputée d’une jambe, elle monte au front en se joignant aux acteurs du théâtre aux Armées.
« De toutes les Sarah, celle qui me semble la plus grande, c’est cette vieille femme de génie qui s’en était venue cahin-caha dans sa petite chaise et sur sa pauvre jambe, donner son cœur flamboyant et son vaillant sourire aux pauvres gens qui souffraient pour nous. »
George Sand (1804-1876)
Romancière et essayiste française, George Sand a scandalisé le public quand elle a commencé à porter des vêtements masculins et à fumer en public. Dans son costume d’homme, elle pouvait circuler librement dans Paris, ce qui lui permettait d’accéder plus facilement aux lieux interdits aux femmes. Cette entrepreneuse et femme politique a fondé son propre journal socialiste et a écrit de nombreux romans qui plaident en faveur de l’égalité des femmes.
Une de ses déclarations est célèbre: « Vous pouvez lier mon corps, garrotter mes mains, gouverner mes actions. Vous avez le droit du plus fort, et la société vous le confirme ; mais sur ma volonté, monsieur, vous ne pouvez rien. »
Claudie Haigneré, (née en 1957)
Première femme française et première européenne à être allée dans l’espace : Elle participe le 17 août 1996 à la Mission Cassiopée et en 2001 à la Mission Andromède, réalisant ainsi un grand pas pour la femme. Elle est astrophysicienne, elle a été spationaute du CNES de 1985 à 1999. Aujourd’hui Présidente de la Cité des Sciences et de l’Industrie, elle est chargée d’une mission sur la préfiguration du regroupement du Palais de la Découverte et de la Cité des Sciences.
Elle reste la seule femme française à avoir vu la terre à 400km de hauteur…
Anna de Noailles (1876-1933)
En 1904, avec d’autres femmes de lettres, elle crée le prix « Vie Heureuse », issu de la revue La vie heureuse qui deviendra en 1922 le Prix FEMINA, récompensant la meilleure œuvre française écrite en prose ou en poésie. Elle fut la première femme reçue à l’Académie royale de langue et de littérature française de Belgique au fauteuil 33, précédant Colette et Cocteau…
En 1931, elle fut la première femme commandeur de la Légion d’honneur.
Hubertine Auclert (1848-1914)
Surnommée « la suffragette française », fervente républicaine et défenseuse des droits des femmes, elle fonde en 1876 la société des droits des femmes qui devient sept ans plus tard le suffrage des femmes pour que les femmes obtiennent le droit de vote. Fondatrice du journal La Citoyenne et grâce à son engagement, les Françaises mariées obtiennent le droit de contrôler leur propre salaire.
Candidate aux élections législatives de 1910, elle se bat jusqu’à sa mort pour l’égalité complète des droits des femmes.
Olympe de Gouges (1748-1793)
Née à Montauban en France, cette petite provinciale qui était destinée à une vie sans éclat a plutôt choisi un chemin moins conventionnel pour son époque. C’est en 1793, lors de la Terreur, qu’Olympe de Gouges, alias Marie Gouze, fut guillotinée. Son crime, avoir osé défendre les droits des laissées-pour-compte et rédiger une Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne.
Aujourd’hui, Olympe de Gouges est considérée comme la première femme ayant réclamé l’égalité des sexes dans les institutions.
Brigitte Bardot, née en 1934
Figure féminine des années 1950 et 1960, cette sublime actrice est une star absolue, l’égérie et la muse de grands artistes de l’époque. Si elle donna une autre image de la femme, il faut aussi lui reconnaître la force et la permanence de son engagement pour la protection des animaux dès les années 70.
La Fondation Brigitte Bardot qu’elle a créée en 1986, vouée à la protection animale, a été reconnue d’utilité publique en 1992.
Alienor d’Aquitaine (1120-1204)
Épouse de Louis VII puis de Henri II d’Angleterre, mère de Richard Cœur de Lion et Jean sans Terre, arrière grand mère de Saint Louis, les mœurs libres de cette reine, amatrice de robes colorées et de décolletés sensuels ne plaisent guère à la cour. En 1147, la reine Aliénor prend part à la deuxième croisade, traversant l’Europe et l’Anatolie à cheval, la Méditerranée en bateau.
Reine cultivée, fine politique, la vie d’Alienor témoigne du comportement très libre des femmes au Moyen Âge.
Les femmes perdront leur autonomie à la Renaissance, quand les juristes ressusciteront le droit romain et le statut d’infériorité féminine qui s’y attache.
Le Code civil de Napoléon, plus romain que nature, aggravera encore cette situation…..
Joséphine Baker (1906-1975)
« Les Français m’ont tout donné. Je suis prête à leur offrir aujourd’hui ma vie » : Joséphine Baker ne considère pas sa nouvelle nationalité comme un droit, mais avant tout comme un devoir, une conquête de chaque jour.
Militante de la Ligue Internationale contre l’Antisémitisme dès 1938, elle devient officier de l’armée de l’air, servant comme infirmière dans le cadre d’actions organisées par la Croix-Rouge. Sur la ligne Maginot, elle donne des concerts mémorables en soutien au moral des troupes.
Elle sert son nouveau pays, au péril de sa vie, protégeant résistants et Juifs dans sa propriété des Milandes dans le Périgord transformée en antenne radio. Elle refuse en 1940 de chanter devant les Allemands dans Paris occupé. Après l’appel du 18 juin du Général de Gaulle, elle rejoint les forces françaises libres. Elle deviendra, en France, une espionne de la Résistance. Dans la lutte contre le racisme, elle a été, aux États-Unis, une militante des droits civiques en faveur des Afro-Américains.
Le 30 novembre 2021, Joséphine Baker est entrée au Panthéon qui sera son cénotaphe: e
Les compositions florales ont été réalisées par Lola, de l’Atelier Skorupski de villevaudé
La Villevaudéenne Geneviève Bossu, cent ans le 24 novembre, a été honorée au banquet des Seniors organisé par le CCAS, samedi 7 décembre, salle des Merisiers.
Un diaporama, réalisé par les membres de l’ALJV (Association Loisirs Jeunes de Villevaudé) et l’espace jeunesse, a retracé le parcours hors norme de cette femme volontaire et courageuse.
Infirmière de la Croix rouge, affectée aux IPSA (Infirmières, pilotes, secouristes de l’air), Geneviève Bossu a participé en 1945 aux rapatriements des prisonniers et déportés en Allemagne avec la 1ère armée, Armée Rhin et Danube. Nommée Chevalier de l’Ordre national du mérite par décret du 14 novembre 2003, Geneviève Bossu a été décorée le 11 mars 2004 par Geneviève de Galard, l’héroïque convoyeuse de l’air de Diên Biên Phu, elle-même Grand-croix de la Légion d’honneur. Plusieurs articles lui ont été consacrés, dans la presse locale, mais aussi dans le journal des retraités du quotidien Ouest-France.
Samedi, sous des applaudissements nourris, Geneviève Bossu a reçu la médaille d’honneur de la Ville, des mains de Pascal Pian, maire de Villevaudé, et a été félicitée par Xavier Vanderbise, conseiller départemental et vice-président de la communauté d’agglomération Paris-Vallée de la Marne.
Émue et toujours aussi modeste, la centenaire a simplement déclaré que « ce qu’elle avait fait, tout le monde l’aurait fait ».
Seize femmes d’exception
Cette année, ambiance cabaret-concert grâce à la compagnie Sans Lézard, qui proposait son spectacle Au chœur des femmes.
Les 5 artistes (3 femmes et 2 hommes) ont ainsi livré aux 128 convives un joli florilège de chansons françaises célébrant la femme : Brel, Brassens, Ferrat, Gréco, Lama, Gainsbourg, Juliette, Lynda Lemay…
Cet après midi, la bibliothèque de la Roseraie offrait un moment de plaisir partagé entre les jeunes de l'espace Jeunesse, les petits du centre de Loisirs et des jeunes villevaudéens accompagnés de leurs parents… Les contes de Françoise, Karine et Dominique, conteuses du Racontoir de Villeparisis ont séduit notre jeune public.
Un refuge depuis 1972 – Rue de Lagny – les accueille encore chaque année .
Bien moins nombreuses que les années du début mais 50 nids au moins les attendent toujours.
Seulement en 2019, est ce la forte chaleur prévue, elles sont venues en plus grand nombre que les deux dernières années.
Dans nos régions, trois espèces d'hirondelles hébergent principalement :
– Le martinet tout de noir vêtu aux cris particuliers.
– L'hirondelle dite " de fenêtre " noire et blanche, plus menue, nichant sous les avancées de toits. C'est plutôt une citadine.
– La 3e hirondelle " la rustique " noire et blanche avec en plus la gorge rouge. Niche à l'intérieur des bâtiments.
Exemple des étables quelque soit l'occupant. Appelée aussi de "cheminée"du temps elles construisaient leurs nids près des cheminées aux larges foyers ouverts à la base. Appelée aussi "de fumée" dans certaines régions.
C'est l'hirondelle la plus répandue donc plus connue demeure attachée aux anciens bâtiments en tant que "campagnarde".
Elle est la plus esthétique, voire élégante.
A mon grand bonheur c'est cette dernière qui habite mon refuge
Elles savent qu'elles y sont attendues.. les portes des dépendances sont ouvertes dès le 25 mars.
AINSI, fin mars, leurs gazouillis nous font penser à l'arrivée du printemps. La renaissance après l'hiver.
Ce petit oiseau de 15 à 20 gr. est un grand migrateur. Elle revient d'un long voyage au moins 6000 km depuis l'Afrique où elle a hiverné plus au chaud.
Revient à son nid dit-on pour assurer sa reproduction.
Infatigable, dès 5 h. du matin, elle part à la recherche de sa nourriture. Attrape environ le double de son poids d'insectes par jour pour nourrir ces 2 à 3 nichées de 4 petits à chaque fois.
Cette reproduction est forcée car le long voyage d'aller ou de retour est très meurtrier, sans parler d'éventuelles maladies.
La fidélité du couple formé en France ou en Afrique continue 2 à 3 ans, voire 6 à 7 ans si pas de veuvage ou d'accidents. Dans ce cas un couple se reconstitue vite (Un journal d'annonces existe t-il dans le ciel??) IL faut être toujours deux pour les nourrir et assurer leur bonne évolution en peu de temps. C'est une nécessité pour leur avenir.
L'accueil dans mon refuge est leur est assuré jusqu'au 15 août environ qui sonne le premier départ. Les dernières nichées, trop jeunes pour le grand voyage, partiront au plus tard le 17 septembre. Je l'appelle " l'ambulance "…
ALORS, l'hiver qui arrive devient triste sans leurs gazouillis.
Les portes des dépendances se referment jusqu'à l'espoir de les revoir l'année suivante reconnaissant ce lieu privilégié conservé pour les six mois à Villevaudé.
EN CONCLUSION :
CONSERVEZ LES HIRONDELLES A VILLEVAUDÉ
C'EST UNE JOIE INDÉNIABLE ENCORE POSSIBLE
PAS BESOIN D'INSECTICIDE ELLE SE CHARGE DE TOUT
INSECTE VOLANT – RIEN NE LEUR ÉCHAPPE –
UN SEUL PRÉDATEUR : LES CHATS ….
DES CONSEILS VOUS SERONT DONNÉS PAR L'ASSOCATION " VILLEVAUDÉ DEMAIN " POUR LES AMENAGEMENTS A RÉALISER ET CONSERVER UNE OUVERTURE POUR QU'ELLES RETROUVENT LEURS NIDS PRÉFÉRÉS.
Les travaux d'aménagement des bords de Marne jusqu'à la passerelle sont terminés. Une belle promenade , au départ de Dampmart. Pas de pommes de terre à glaner cette année , pas de maïs pour les poules de Gilbert, ni de noix pour Marie-Ange: il est encore trop tôt. A jeudi 12!!
le 5 septembre
Annie était notre guide aujourd'hui , pour cette belle balade dans les bois de Brou , récemment ouverts au public . C'est un site à découvrir , à deux pas de Villevaudé . On peut même y croiser des chevreuils dans les allées bordées de chênes majestueux .
Le 2 septembre
Les marches ne se sont pas arrêtées durant les vacances , mais pour moi c'est la reprise avec les photos . Une balade de rentrée traditionnelle , de la maison de la nature à Coubron , en suivant la Dhuis jusqu'à la forêt de Bondy . Environ 7 km pour se remette en jambes .
Atelier des gestes de premiers secours pour les Loisirs Jeunes AVEC LE SDIS de VILLEPARISIS.
Nous avons pu nous suivre les consignes de sécurité du caporal Yohann Chaulet que nous remercions pour son intervention .. merci au SDIS de VILLEPARISIS .
Quelques photos
BIBLIOTHEQUE DE LA ROSERAIE
Les tout premiers ouvrages de la rentrée littéraire sont arrivés…
« Ceux qui brûlent des livres finissent, tôt ou tard, par brûler des hommes » (Heinrich Heine).
Au petit matin du vendredi 1er septembre 1939, 120 000 soldats allemands envahissent la Pologne. Hitler met en ligne 58 divisions, dont la totalité de ses blindés. L’aviation allemande a la maîtrise du ciel. Les routes sont intensément bombardées, tandis que des compagnies entières sont parachutées à l’arrière des lignes polonaises qui, en outre, sont attaquées de front par des formations imposantes de chars.
« Gentleman-Farmer »
Berchtesgaden (Bavière), 3 septembre 1936. Hans Bauer, le pilote SS personnel du Führer, filme l’entrevue entre l’ambassadeur anglais Llyod George et Hitler. Une rencontre pour voir de plus près « cet étrange chancelier allemand » et à l’issue de laquelle Llyod, totalement mystifié, déclare : « Hitler ne rêve pas d’une Allemagne qui menace l’Europe. Les Allemands ont perdu toute envie d’entrer en conflit avec nous ».
De son côté, le dictateur précise dans une note à ses ministres : « Nous avons quatre ans pour préparer la guerre ». Pour donner le change, Hitler joue au Gentleman-Farmer. Il pose nonchalamment devant la petite caméra Agfa Movex 8 mm qu’il a offerte à Eva Braun, sa maîtresse : une belle jeune femme blonde de 25 ans qui joue les hôtesses de maison tout en se languissant d’amour pour son amant, qui refuse quant à lui toute idée de mariage. En voyant cet homme admirer tranquillement les Alpes bavaroises, qui pourrait supposer qu’il mènera près de soixante millions de personnes à la mort, dont six millions de Juifs impitoyablement exterminés avec un sens effroyable de la méthode et du rendement ?
Hitler cherche avant tout un prétexte pour déclencher la guerre. L’invasion de la Tchécoslovaquie sera l’occasion de voler au secours des Allemands prétendument opprimés sur le territoire des Sudètes, bafouant les accords de Munich du 29 septembre 1938 signés avec l’Italie, la France et l’Angleterre. Ces deux derniers pays pensaient pourtant que ces accords leur éviteraient la guerre.
Le rouleau compresseur du Blitzkrieg
Les Polonais, bien qu’inférieurs en puissance et en moyens, opposent une résistance héroïque. Cette attaque est pour le IIIe Reich une épreuve générale de ses moyens et de ses nouvelles méthodes de combat venant s’ajouter aux chars et aux avions Stukas.
La campagne de Pologne, premier exemple de Blitzkrieg (guerre éclair), est caractérisée par des grandes manœuvres d’encerclement qui entraînent la chute des lignes fortifiées. Au fur et à mesure que les poches de résistance sont éliminées, les colonnes blindées se rejoignent en continuant leur avance. En plus de la défense polonaise, bien organisée et coordonnée, un grand nombre de résistants polonais se battent courageusement, mais sont progressivement anéantis par la supériorité de la puissance militaire germanique.
L’Allemagne attaque également de la mer avec ses forces navales. Dantzig est finalement envahie le 13 septembre et Hitler, qui suit étroitement les opérations, visite la ville. La Wehrmacht dépasse les fleuves Vistule et Narew. Neuf jours après le début des hostilités, elle se trouve à l’Est de ces deux cours d’eau. La ville de Cracovie tombe aux mains des Allemands. Un grand nombre de prisonniers sont envoyés dans des camps de concentration. Au Sud, les forces polonaises de réserve sont prises en tenaille et l’armée est en pleine déroute.
La débâcle polonaise
La Wehrmacht fait 170 000 prisonniers, auxquels s’ajoutent des civils. Ils sont tous envoyés dans les camps de concentration. Selon l’exécution de l’accord germano-soviétique, et prétextant la protection des minorités russes, l’armée rouge entre en Pologne et occupe la partie Est du pays. L’intervention soviétique rend ainsi irréalisable les points de défense polonais.
Hermann Göring, commandant en chef des forces aériennes, en accord avec le Führer et les chefs de l’état-major, effectue un bombardement massif de la ville de Varsovie et du camp retranché voisin, qui refusent de se rendre. Varsovie est soumise aux incessants tirs d’artillerie et aux bombardements intensifs de l’aviation. La ville capitule le 27 septembre et le gouvernement polonais se réfugie en Roumanie. Le 6 octobre, il n’y a plus de combat en Pologne. Les nazis étendent dans les territoires polonais leur persécution envers les Juifs. Ces derniers sont parqués dans le ghetto et soumis aux travaux forcés ou à la déportation.
Pour honorer leur engagement, la France et la Grande-Bretagne ont déclaré la guerre à l’Allemagne le 3 septembre. Ces deux pays ont vu tomber la Pologne sans pouvoir intervenir directement et ce, malgré l’aide que Varsovie leur avait demandée à plusieurs reprises. C’est le début de la Seconde Guerre mondiale.
Serge MOROY
Article rédigé à partir du documentaire ‘’Hitler, la folie d’un homme’’ (diffusé le 03/05/2005 sur M6) et des archives de la cinémathèque de Milan (éditées en France sous la série ‘'Le monde en flammes’’).