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  • Témoignage ► « J’avais 16 ans à la libération de Paris »

    Bernard Bauwens, ancien élu municipal, était une personnalité connue à Villeparisis où il résidait depuis 1973 et où il y est décédé le 3 décembre 2017, à 89 ans. Il avait reçu la croix du combattant volontaire de la guerre 1939-1945, ainsi que la médaille de la campagne d’Indochine.

    Bernard Bauwens en août 2014
    Voici son témoignage sur la libération de Paris, qu’il avait bien voulu me confier lors d’une cérémonie commémorative en août 2014.

     
    Quand la guerre éclate, Bernard a 11 ans et il réside à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). Son père, qui avait déjà fait celle de 1914, est mobilisé mais décède en 1940. En 1942, Bernard entre à l’école d’apprentissage de Renault comme ajusteur-électricien. Après le premier bombardement britannique du3 mars 1942, il va résider chez une tante à Villeparisis. Le 4 avril 1943, lors d’un autre bombardement des usines Renault, une bombe tombe, sans exploser, près de son immeuble. « J’étais à la piscine Molitor. J’ai couru pour savoir si ma mère était en vie. Les rues étaient désertes, jonchées de cadavres horribles, femmes sans têtes, corps méconnaissables par le souffle des bombes. Elles avaient percé le tunnel du métro, faisant de nombreuses victimes et les secours étaient débordés » se souvient-il. Par la suite, avec quelques camarades de chez Renault, Bernard se porte volontaire auprès de la Croix-Rouge pour participer au déblaiement de Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et de la rue des Poissonniers, dans le 18e arrondissement de Paris où plusieurs personnes sont retrouvées et sauvées.
     
    Sur ordre du général Koenig
     
    « Juste avant la libération de Paris, nous sommes requis par le général Koenig pour accueillir les habitants de Saint-Cloud et Billancourt. Nous nous installons à l’école de la rue Fessart, à Paris. Les Allemands devaient faire sauter le pont de Saint-Cloud et le tunnel abritant des explosifs. L’insurrection se déclenche et je me retrouve bloqué. Lors du cessez-le feu, je cours chez ma mère. A mon retour, je fais prisonnier un vieux soldat allemand à bicyclette et le ramène à la mairie. Sur lui, un ordre de repli de son régiment sur les Ardennes. On a trouvé le même ordre sur d'autres prisonniers. On aurait dû prévoir cette contre-offensive surprise… Elle a coûté de nombreuses vies et failli tourner en catastrophe » soupire Bernard.
     
    Bataille à la barricade
     
    On lui remet un brassard FFI (Forces Françaises de l’Intérieur) et le charge d’aller porter des munitions avec l’ambulance municipale à la barricade du pont de Sèvres. Mais, au moment de repartir, des Allemands arrivent à bord d’un char et des autos : « Les occupants de la barricade ouvrent le feu avec un FM et divers fusils. Ils lancent les grenades que nous venons d’apporter. Hélas, ce sont des fumigènes ! Nous nous sommes planqués, pas très fier, en attendant notre sort. La fumée disparue, plus rien : les Allemands avaient dégagé par les berges ! ». Un détachement de l’armée du général Leclerc fait finalement son entrée avec, à sa tête, le commandant Jacques Massu. « Ce détachement s’est arrêté devant mon domicile. Le lendemain, une partie a effectué le nettoyage de l’usine Renault dans laquelle les Allemands s’étaient réfugiés » se remémore Bernard.
     
    Intarissable, il poursuit : « Peu après le passage des premiers éléments, alors que nous venions de dégager la barricade, une Jeep est arrivée trop vite dans cette excavation : projection du conducteur, de la machine à écrire et de la Jeep. J’ai retrouvé ce G.I. le soir, arrêté avec sa Jeep chez un dentiste, juste en face de mon immeuble. Ce dentiste planquait des aviateurs alliés. Dans ses écrits, Hemingway signale qu’il est arrivé à Paris par le pont de Sèvres. Peut-être est-ce lui ? Possible car en 1944, il avait 45 ans ».
     
    Bernard fait ensuite partie du service d’ordre du général de Gaulle lors de sa descente des Champs-Elysées. Ce jour-là, le 26 août, il échappe de peu au feu d’un tireur embusqué près de la Chambre des députés, dans le 7e arrondissement. En 1945, à 17 ans, Bernard s’engage dans la Marine nationale. Il part alors sur le croiseur Suffren à destination de l’Indochine.

    Mais ceci est une autre histoire..

    Serge MOROY

  • Moi, Bécassine, je suis née avec le cinématographe

    Infos-ciné déc 2008

    Je reprends aujourd'hui cette note de décembre 2008 en hommage à cette grande dame et merveilleuse amie que fut Liliane Blanadet. Elle reposera dans le cimetière d'Authouillet dans l'Eure. 

    Décembre 2008

    Vifs remerciements à Liliane Blanadet qui a magistralement habité le personnage de Bécassine pour rédiger tout spécialement cet article paru dans INFOS-CINE de décembre 2008, et qui est à votre disposition à la bibliothèque de la Roseraie.

    Y. Frassati-Godefroy et S. Moroy

    Autoportrait

    Moi, Bécassine, je suis née avec le Cinématographe

    Naissance

    Ma naissance littéraire s’est faite dans l’improvisation la plus grande, dans la fièvre d’un bouclage de presse : en ce jeudi 2 février 1905, un nouveau journal pour enfants est sur le point de paraître : ‘’La Semaine de Suzette’’. La rédactrice en chef, Jacqueline Rivière, s’aperçoit que la page 16 est restée blanche. C’est la quatrième de couverture, en couleurs et la seule page récréative du nouvel hebdomadaire. Que faire ? On ne peut pas joindre celui qui aurait dû livrer la page manquante ! Jacqueline Rivière improvise alors un scénario et demande à un dessinateur de passage de le mettre en images. Il s’exécute, croque ‘’sur le champ’’ les traits des protagonistes de ‘’L’erreur de Bécassine’’, une historiette en images qui rapporte ma bévue à propos d’un ‘’homard’’. J’arrivions tout droit de mon village natal Clocher-les-Bécasses (non loin de Quimper) pour être bonne à tout faire chez Mme la Marquise de Grand-Air. Et, si je suis populaire depuis ce 2 février 1905, je le dois à ce père dessinateur : Joseph Porphyre Pinchon, qui, grâce à son génial coup de crayon, a fait surgir mon inoubliable silhouette. Depuis ce jour-là, j’occupe une bonne place dans la littérature enfantine et dans la B.D. française et je continue de nos jours à bien me porter ! Au fait, mon vrai nom est Annaïk Labornez.

     Le rire

    Je fais rire des générations de petites filles (mais les garçons lisent par-dessus les épaules de ces petites filles). Je fais rire surtout les enfants par mon simple comique visuel, mes sottises, par exemple lorsque je salue le portrait de Mme la Marquise de Grand-Air en le prenant pour Mme la Marquise en personne. Il y a dans mes albums beaucoup de quiproquos drôles. Je réécris l’Histoire et mon ignorance fait rire. Je déforme les noms propres et j’ai des souvenirs fantaisistes de faits historiques dont j’ai eu connaissance. Et si vous avez la chance de me découvrir dans un grenier, outre le rire (assuré de sept à soixante-dix-sept ans et même au-delà…) vous vous émerveillerez sur ces albums au joli dos toilé, à la typographie désuète, précieux trésors.

     Je suis drôle avec ma spontanéité, mes fautes d’orthographe, mes erreurs culturelles, mes bêtises. Mais je suis capable aussi de faire preuve parfois de facultés pratiques évidentes, doublées d’un solide bon sens. Le tout accompagné de ma proverbiale bonne humeur ! Je crois qu’est là, la raison de ma pérennité. Et il ne faut pas oublier que je suis un témoignage historique sur l’aspect social, culturel, politique de la première du XXe siècle (les deux guerres, la crise, les expositions universelles,…).

     Emancipation de la femme

    Je suis résolument moderne. Je manifeste à tout instant mon esprit d’indépendance : je quitte l’école de Clocher-les-Bécasses à dix ans pour ne plus être à la charge de mes parents, je participe à l’exode rural pour trouver un emploi ; d’abord apprentie, serveuse, travailleuse acharnée, je veux obtenir une promotion sociale. Je suis avant-gardiste, pionnière de l’émancipation de la femme.

     Une vraie touche à tout

    Bécassine 9  J’apprends à conduire ma propre voiture, on dit ‘’automobile’’, j’effectue de grands voyages : aux Amériques chez les Indiens, en Turquie et en Angleterre. Je prends l’avion; même un avion de reconnaissance où je suis photographe. Les prises de vue sont de qualité. J’ai même été décorée pour ça. Je suis touche à tout, curieuse de tout. Je goûte tous les sports : le ski, je suis une bonne descendeuse ; mon moniteur ne me trouve qu’un seul défaut (je suis incapable de m’arrêter !). Je goûte aussi à l’alpinisme et pourtant je suis ‘’vertigineuse’’, mais je suis douée d’une vitalité et d’une bonne volonté et rien, non rien, ne me décourage. Je suis aussi une adepte des bains de mer ; mais je n’ose guère me montrer sur les plages à cause d’une tenue de bain héritée de ma grand-mère. Je suis aussi ‘’inventeuse’’, j’ai beaucoup d’imagination. Ainsi, j’ai inventé le ‘’biberon de nuit automatic’’ (je vous demande de bien lire l’invention jointe en illustration). Conclusion : le bébé est à peine réveillé et la ‘’nounou’’ ne l’est pas du tout. Mais je n’ai pas eu de prix au ‘’concours Lépine’’. J’écris mes mémoires. Ecrivaine, je suis ‘’tarabustée’’ par mes créateurs qui me réclament la suite de mes aventures. Je comprends très vite l’importance du développement des sciences et des techniques. Le gaz change les habitudes domestiques. Je ne le redoute pas le moins du monde. Je m’étonne devant ce feu qu’il ne faut pas nourrir de bois ou de charbon et qui ne s’éteint pas de lui-même. Madame Bogozier me réprimande sévèrement parce que le gaz brûle en ‘’continu’’ pour rien. Et j’adore téléphone, parler avec la vieille Marie qui est à Roses-sur-Loire et qui me donne ainsi des nouvelles de toute la famille de la Marquise, des domestiques, ‘’cettera’’.

     

    Bécassine 1

    Le cinématographe et moi

     En 1917

    Je vous disais ‘’je suis née avec le cinématographe » et… j’en ai même fait !

    En 1917, je prends le tramway pour aller faire des courses à Madame, ma patronne. Là, je fais la connaissance du général Joffre, du général Nivelle, du général Cadorna, du général Broussiloff, du général Douglas Haig, de l’Empereur et du ‘’marchand de café’’. Ce dernier porte une espèce de grande boîte avec une manivelle ; je pense tout de suite ‘’ça doit lui servir à moudre sa marchandise !’’Après les présentations, ils ont bien ri. Je trouve qu’ils ne ressemblent pas aux portraits d’eux qu’on voit dans les journaux. J’en fais la remarque au général Joffre qui, en riant, m’explique : ‘’c’est fait exprès… pour dérouter les espions !’’. Il m’invite à venir avec eux aux ‘’baraques de là-bas’’.

     

    (suite…)

  • MAN ON MOON

    Le rêve que Jules Verne exprimait dans son roman de 1865 est devenu réalité le 21 juillet 1969. Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, l’homme foulait enfin le sol de la Lune. Quinze ans plus tôt, Hergé y envoyait Tintin dans deux de ses albums : « Objectif Lune » et « On a marché sur la lune ». Flash-back sur un événement aussi retentissant que spectaculaire.

    Man
    Dans le cadre de la mission Apollo 11, c’est le 16 juillet 1969 que la fusée géante Saturn-V décolle de sa base en Floride à destination de la Lune, emportant à son bord Neil Armstrong, Edwin « Buzz » Aldrin et Michael Collins. Le 20 juillet, à 20 h 17 (temps universel), le module lunaire Eagle, avec à ses commandes Armstrong et Aldrin, atterrit enfin sur le sol lunaire, dans la mer de la Tranquillité.

    Le 21 juillet, à 2 h 56 (temps universel) et sous le regard fasciné d’environ un milliard de téléspectateurs, Neil Armstrong, le commandant de la mission, sort de son véhicule et descend lentement l’échelle. « C’est un petit pas pour l’homme, mais un bond de géant pour l’humanité » lâche-t-il en posant le pied sur le satellite de la Terre. Un grand frisson parcourt alors tous ceux qui ont vécu en direct cet événement sur leur télévision noir et blanc. La mission d’Apollo 11 s’achève le 24 juillet avec le retour des astronautes dans le Pacifique.

    Parmi les trois astronautes ayant participé à cette épopée, Neil Armstrong est décédé fin août 2012, à l’âge de 82 ans

    Lire notre article

    Exploit renouvelé avec Apollo 12

    Les astronautes Pete Conrad, Richard Gordon et Alan Bean vont renouveler l’exploit de N. Armstrong, M. Collins et E. Aldrin lors de la mission suivante. Elle se déroule du 14 au 24 novembre 1969 et elle est la sixième mission du programme Apollo, la deuxième à se poser sur la lune. Leur séjour se prolongera 30 heures qu’ils mirent à profit pour parcourir un champ d’exploration plus vaste que leurs prédécesseurs. De ce voyage, Apollo 12 a rapporté de nombreux spécimens de roches (34 kg) et déposé sur le sol lunaire plusieurs appareils scientifiques.

    Le programme d’exploration lunaire prendra fin en décembre 1972 (Apollo 17 est la dernière mission), presque dans l’indifférence générale. Douze astronautes auront pourtant marché sur la Lune, rapportant en tout 382 kg de fragments rocheux, dont certains sont encore étudiés à ce jour. Récemment, la NASA a annoncé qu’elle projetait une nouvelle expédition de notre satellite en 2024.

    Serge MOROY

    Apollo 11 : le film des événements

     

    • 16 juillet 1969 : derniers préparatifs avant l’envol spectaculaire de la fusée Saturn -V avec à son bord les astronautes N. Armstrong, M. Collins et E. Aldrin

    • Le LEM (Eagle) et la cabine Columbia se séparent

    • Eagle se pose sur la base de la tranquillité, un désert lunaire

    • 21 juillet 1969 : Neil Armstrong est le premier homme a posé le pied sur la Lune

    • Les Terriens peuvent suivre cet évènement extraordinaire à la télévision

    • Empreinte historique des premiers pas sur la Lune

    • Marche sur le sol lunaire d’Armstrong et d’Aldrin

    • Le drapeau américain flotte sur la Lune

    • Ramassage de roches et pose d’instruments de mesure

    • Le monde anxieux retient son souffle : le module Eagle doit rejoindre la fusée Columbia restée en orbite

    • Comme prévu, Eagle et Columbia se rejoignent

    • Freinée par un parachute, la capsule se pose sur la mer du Pacifique. Les plongeurs vont aider les astronautes à sortir. Ces derniers sont ensuite hélitreuillés à bord d’un hélicoptère de la Navy

    • Les astronautes sont débarqués sur le porte-avions USS Hornet et aussitôt dirigés vers le caisson de décontamination

    • Le président Richard Nixon vient les saluer à travers la fenêtre de leur caisson de décontamination.

     

  • Rencontre seniors et art floral..

    Rencontre seniors et art floral..

    « Soyons reconnaissants aux personnes qui nous donnent du bonheur ; elles sont les charmants jardiniers par qui nos âmes sont fleuries », Marcel Proust 

    Un après-midi fleuri organisé par le CCAS de Villevaudé dans le cadre des rencontres seniors du dernier jeudi du mois.. Nos invitées étaient les seniors de la maison de retraite SOS de villevaudé…

    Des secrétaires de mairie aux petits soins, la Police municipale à l'écoute … une salle climatisée, petits gâteaux et boissons… des moments comme on les aime, animés et conviviaux, des moments de partage et de plaisir …

    Les 15 participantes sont reparties avec une composition florale du meilleur goût.. il faut dire que les fleurs offertes pour la circonstance par la Serre de Montjay étaient de toute beauté. 

    Messieurs les seniors … nous ne vous avons pas oubliés, mais en raison des fortes chaleurs, le tournoi de pétanque au Mille Club a été annulé .. ce sera pour une autre fois.. 

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  • Le château du Poitou a déroulé le tapis rouge pour le défilé de mode et la fête de l’été..

    Le château du Poitou a déroulé le tapis rouge pour le défilé de mode et la fête de l’été..

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    Retour sur la fête de la musique au château du Poitou de Villevaudé… Compliments aux résidents de la maison de retraite SOS seniors et à leur animatrice Anne Marie pour ce beau moment.. Un grand merci aux 15 villevaudéens qui ont répondu à l'invitation et au personnel technique de la mairie pour l'installation du chapiteau.

    La doyenne de l'établissement, madame Granié, qui fête ses 104 ans en juin, nous attendait dans sa chambre. "Fêtera" est un bien grand mot, elle préfère le remplacer par "aura" … nous confiant que " le handicap, dans cette maison, c'est d'avoir un grand âge et un cerveau"..  ajoutant: "comme j'ai horreur de exhibitionnisme, il n'y aura pas de goûter ce jour-là, pas de photo et tout le tra la la"… Néanmoins l'invitation est lancée pour partager le dessert qui sera servi au repas de midi !!

    Yvette Godefroy, membre du CCAS, explique : « Depuis trois ans, nous proposons des rencontres en partenariat avec le Château de Poitou. Par exemple, le dernier évènement qui s’est déroulé au château était le concert du groupe Sonate qui réunit des musiciens jouant du violon et de l’alto. Jeudi prochain, à l’occasion des derniers jeudis du mois, les résidents qui le souhaitent pourront participer à l’atelier d’art floral dans la salle municipale, le Mille club ».    (Mag Journal)  

    Merci à Irène Playoult de Magjournal77 pour ce bel article…Pour y accéder cliquez sur ce lien

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  • Robert Desnos, 4 juillet 1900 – 8 juin 1945

    Robert Desnos, 4 juillet 1900 – 8 juin 1945

    "Dans la nuit, il y a les étoiles et le mouvement ténébreux de la mer, des fleuves, des forêts, des villes, des herbes, des poumons de millions et millions d’êtres". « Les Espaces du sommeil », Corps et biens, 1930

    Robert-Desnos-à-Terezin-entre-le-8-mai-et-le-4-juin-1945

    .Robert Desnos est mort du typhus le 8 juin 1945 au camp de concentration de Theresienstadt en Tchécoslovaquie à peine libérée du joug nazie 

     

    Desnos-Oeuvres-Quarto-GallimardCe cœur qui haïssait la guerre voilà qu’il bat pour le combat et la bataille !
    Ce cœur qui ne battait qu’au rythme des marées, à celui des saisons, à celui des heures du jour et de la nuit,
    Voilà qu’il se gonfle et qu’il envoie dans les veines un sang brûlant de salpêtre et de haine.
    Et qu’il mène un tel bruit dans la cervelle que les oreilles en sifflent,
    Et qu’il n’est pas possible que ce bruit ne se répande pas dans la ville et la campagne,
    Comme le son d’une cloche appelant à l’émeute et au combat.
    Écoutez, je l’entends qui me revient renvoyé par les échos.
    Mais non, c’est le bruit d’autres cœurs, de millions d’autres cœurs battant comme le mien à travers la France.
    Ils battent au même rythme pour la même besogne tous ces cœurs,
    Leur bruit est celui de la mer à l’assaut des falaises
    Et tout ce sang porte dans des millions de cervelles un même mot d’ordre :
    Révolte contre Hitler et mort à ses partisans !
    Pourtant ce cœur haïssait la guerre et battait au rythme des saisons,
    Mais un seul mot : Liberté a suffi à réveiller les vieilles colères
    Et des millions de Français se préparent dans l’ombre à la besogne que l’aube proche leur imposera.
    Car ces cœurs qui haïssaient la guerre battaient pour la liberté au rythme même des saisons et des marées,
    du jour et de la nuit.

    Robert Desnos, 1943 (paru dans L’Honneur des poètes)

  • Environnement ► L’interco lance son plan climat-air-énergie pour le territoire

    Environnement ► L’interco lance son plan climat-air-énergie pour le territoire

    Plan climat
    La Communauté de communes Plaines et Monts de France (CCPMF) a présenté, lundi 3 juin, son Plan climat-air-énergie-territorial (PCAET), à la mairie de Villevaudé.


    Issu de la COP21, le PCAET est un projet territorial de développement durable qui s’articule autour de cinq grands axes : la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), l’adaptation au changement climatique, la sobriété énergétique, la qualité de l’air et le développement des énergies renouvelables. Selon la loi de décembre 2016 sur La transition énergétique pour la croissance verte (LTECV), il doit être mis en place par les EPCI (Etablissements publics de coopération intercommunale) à fiscalité propre de plus de 20 000 habitants.

    Depuis le 1er janvier 2016, la CCPMF regroupe vingt communes, soit environ 24 150 habitants répartis sur 14 478 hectares. Pour mener à bien son action sur le territoire, cet EPCI dispose de plusieurs compétences : l’aménagement, l’assainissement, les déchets, le développement économique et le tourisme.  « La CCPMF s’est inscrite dans la ligne de l’accord de Paris qui fixe l’objectif de limiter le réchauffement climatique à l’horizon 2100 » a annoncé Alfred Stadler, 6e vice-président de la CCPMF en charge de l’environnement et maire de Saint-Mesmes.

    Un plan ambitieux qui s'inscrit dans la durée 

    Le PCAET de la CCPMF a été initié en 2015 et sera adopté en 2025. Il connaîtra une enquête publique qui se déroulera cette année, en 2019. Les éléments du plan climat sont définis par le code de l’environnement. Ils portent sur l’énergie, la biodiversité, l’agriculture et les forêts, les risques naturels, la santé, la production et consommation de biens, les déchets, la mobilité, l’aménagement et l’urbanisme, les bâtiments.

    Pour la conduite de son projet, la CCPMF s’appuie sur Climat Pratic, un outil gratuit mis à la disposition des collectivités territoriales par l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie).

    Jean-Louis Durand, président de la CCPMF, a rappelé que « le PCAET poursuivait les actions déjà développées sur le territoire, à savoir les balades thermiques pour évaluer les déperditions énergétiques des bâtiments, les pistes cyclables, l’agroforesterie, l’achat de véhicules électriques et de panneaux photovoltaïques ».

    Première étape : un diagnostic du territoire

    Marion Salmon, chargée de mission aménagement du territoire à la CCPMF, a expliqué la première phase, celle de la concertation : « L’élaboration du PCAET est une démarche participative et volontaire, associant les communes, les entreprises, les habitants et les associations, c’est-à-dire tous les acteurs du territoire. La réunion de ce soir expose le diagnostic et les caractéristiques du plan climat, ainsi que les principaux enjeux de lutte contre le réchauffement planétaire ».

    Selon les études, la Terre s’est réchauffée de 0,85 degré depuis 1880 et l’on note une augmentation constante des températures depuis 1950. Les causes seraient dues à la combustion de pétrole et de gaz, la déforestation et l’agriculture intensive. Les impacts pour la France pourraient être des précipitations plus fortes en hiver et plus faibles en été, une diminution de la durée d’enneigement, une augmentation de l’érosion du littoral et la submersion des estuaires.

    Enfin, en 2050, on pourrait vivre 40 jours par an à plus de 35 degrés en Ile-de-France. « Pour la Seine-et-Marne, on a constaté une augmentation des températures moyennes. Elles seraient estimées de plus 2 à 4 degrés d’ici 2070-2100, avec des impacts sur l’eau, les rendements agricoles, les consommations d’énergies, la qualité de l’air et d’éventuelles catastrophes naturelles » poursuit Marion Salmon.

    Seconde étape : définir une stratégie et des actions

    Les principaux enjeux identifiés sont les transports et la mobilité, les déchets et la consommation, la production d’énergies renouvelables, l’agriculture, les espaces naturels, les bâtiments.

    La seconde réunion aura pour but de définir la stratégie à adopter et de fixer des objectifs chiffrés afin de réduire les GES et l’émission des polluants atmosphérique, maîtriser la consommation d’énergie. Les trois gisements potentiels d’énergies renouvelables pressentis sont l’électricité via le solaire photovoltaïque (futur parc solaire de 46 hectares à Annet-sur-Marne), le chauffage produit par le solaire thermique et la méthanisation.

    A l’issue de la réunion, un habitant de Villevaudé s’est étonné du peu de monde présent ce soir-là (douze personnes). « C’est également dommage qu’il n’y ait pas de jeunes. La sensibilisation pourrait en effet commencer dans les écoles, les collèges et les lycées » a-t-il ajouté.

    Prochaine réunion publique, mardi 18 juin à 19 h 30 à Saint-Pathus (salle des Brumiers)

    Serge Moroy

     
    Plus d’infos : 01 60 54 65 57/  planclimat@cc-pmf.fr

     Les 20 communes rattachées à la CCPMF : Annet-sur-Marne,  Charmentray, Charny, Cuisy, Fresnes-sur-Marne, Iverny, Le Pin, Le Plessis-aux-Bois, Le Plessis-l’Evêque, Marchémoret, Messy, Montgé-en-Goële, Nantouillet, Oissery, Précy-sur-Marne, Saint-Mesmes, Saint-Pathus, Villeroy, Villevaudé, Vinantes.

  • Isabelle Kolifrath, commandant de police, retourne en Alsace

    Isabelle Kolifrath, commandant de police, retourne en Alsace

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    Sur sa demande, Isabelle Kolifrath, adjointe au commissaire de Chelles, retourne à Strasbourg où elle avait débuté. Ses collègues, ami et les maires de la circonscription (1), se sont réunis, vendredi 24 mai, à l’espace Robert-Jacobsen de Courtry, pour lui dire au revoir.

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    Claudine Thomas, (veste blanche sur la photo)  sénatrice de Seine-et-Marne, a déclaré : « J’ai appris tout à l’heure que nous avions un point commun. Nous sommes toutes les deux originaires de l’Est de la France : vous du côté alsacien et moi du côté vosgien. Je  vais sincèrement vous regrettez, mais je tenais à vous remercier pour toutes les actions que vous avez menées, le temps que vous avez consacré, votre disponibilité, votre conscience professionnelle et, surtout, le travail exceptionnel que vous avez accompli, notamment sur Chelles ». 

    La sénatrice s’est ensuite tournée vers les nombreux collègues d’Isabelle, présents ce soir-là à l’espace Jacobsen : « Je vous remercie pour ce que vous faites au quotidien pour notre sécurité : celle des Chellois, des  Seine-et-Marnais et des Franciliens. Je sais que votre mission n’est pas simple, pas toujours reconnue ».

    « Vous êtes un exemple pour vos collègues »

    Dominique Laurens, procureure de la République près du tribunal de Meaux, a souligné « l’exemplarité professionnelle du commandant Kolifrath et les bons résultats dans le cadre des affaires judiciaires qu’elle a eu à traiter avec elle ». Eric Slangen, chef du district de Noisiel, a résumé son parcours professionnel et évoqué quelques-uns de ses « faits d’armes », avant de lui décerner la médaille de la Direction départementale de la sécurité publique, au nom de Philippe Justo, son directeur.

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    Beauj3 - CopieAvec Laetitia Berkane, commissaire de Chelles

    La flèche de la cathédrale de Strasbourg 

    Laetitia Berkane, commissaire de Chelles, a lancé, sous forme de clin d’œil : « L’observation de la nature nous démontre que les cigognes rejoignent toujours l’Alsace au début du printemps. Juin est encore le temps de la migration et tu repars dans cette région qui te tient tant à cœur. Tu as été pour nous tous un repère, comme la flèche de la cathédrale de Strasbourg vers laquelle l’on se retourne lorsque, officiers, gradés, gardiens, agents administratifs, sommes dans l’attente d’une décision, d’un conseil, d’un réconfort… Tu étais totalement présente pour les autres et surtout lors des pires moments ».

    Un sens aigu du service public et des autres

    Isabelle Kolifrath, 52 ans, mère de deux grands enfants, résidait à Villevaudé depuis novembre 2002. Elle a débuté en juin 1986 comme agent administratif au commissariat de Strasbourg puis à celui de Montbéliard (Franche-Comté), avant de passer le concours d’officier de police en 1995. Elle a été affectée à la PAF (Police aux frontières) de Roissy CDG, à Sarcelles (Val-d’Oise), au cabinet du directeur général de la Police nationale place Beauvau à Paris, à Bobigny (Seine-Saint-Denis) et Cergy-Pontoise (Val-d’oise). Promue chevalier dans l’Ordre national du mérite par décret présidentiel du 16 mai 2008, elle a rejoint le commissariat de Chelles fin 2013 comme adjointe de Cédric Gambaro puis de Laetitia Berkane, qui lui a succédé en janvier 2017. Enfin, début juin, la boucle sera bouclée puisqu’elle retournera au commissariat de Strasbourg.

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    Isabelle s’est également beaucoup investie dans la vie associative. Elle a été présidente de l’atelier créatif de Villevaudé et à l’initiative du premier marché de Noël avec des produits alsaciens, qu’elle a institué dans la commune en 2009 et qui, depuis, est devenu une tradition. « Il est important pour moi de m’investir dans le sens du service aux personnes. Je l’ai toujours fait dans diverses associations ou mutuelles lorsque je vivais en province » a-t-elle reconnu. Les habitants pourront d’ailleurs la revoir, dimanche 16 juin, à la brocante de Villevaudé où elle sera présente. « On ne se débarrasse pas de moi aussi facilement » sourit-elle.

    Serge Moroy

    1. Le commissariat assure la sécurité publique sur la circonscription de Chelles, Vaires-sur-Marne, Brou-sur-Chantereine, Courtry, Le Pin et Villevaudé.
  • Carême, ramadan, yom kippour, jeûne et abstinence…

    Carême, ramadan, yom kippour, jeûne et abstinence…

    C'est bientôt Pâques… dimanche 21 avril.. cette fête intervient le premier dimanche suivant la pleine lune ayant lieu après l'équinoxe de printemps.

    En 2019, si on considère que  l'équinoxe de printemps était le 20 mars (et non le 21…) la pleine lune qui a eu lieu après est survenue … le 21 mars ! La date officielle du 21 avril (qui fait suite à la pleine lune du 19 avril), aurait-elle donc été fixée une lunaison trop tard? on peut se poser la question…

    C'est au IVe siècle lors du concile de Nicée que les célébrations de Pâques et du carême sont formalisées par l'Église. Cette année la période du carême qui dure 40 jours, s'est donc ouverte le 6 mars, mercredi des cendres (lendemain de mardi gras) et s'achèvera le 21 avril le jour de Pâques.

    Si certaines régions de France respectent davantage cette tradition que d'autres (par exemple l'Alsace et la Moselle où le vendredi Saint peut être un jour férié, et la Corse) et si le carême n'est pas forcément le jeûne alimentaire, il est d'usage dans les familles chrétiennes de ne pas consommer de viande le vendredi des rameaux et le vendredi qui précède Pâques…

    A noter que le jeûne est une pratique religieuse qui ne concerne pas seulement les chrétiens … les musulmans ne respectent-ils pas le ramadan, les juifs le yom kippour?

    Icone fabergéLa tradition des œufs décorés

    "Né à Saint-Pétersbourg en 1846, Fabergé, orfèvre et émailleur, a fourni la cour impériale jusqu'en 1917. Il est reconnu pour son savoir faire et son talent artistique notamment dans la réalisation d' œufs de Pâques renfermant une surprise.
    Vers 1885, le tsar Alexandre III lui commande une de ces précieuses pièces pour son épouse. Dès lors, les aristocrates russes respectent la coutume pascale d'offrir un œuf à une femme.
    Les œufs de Fabergé rencontrent un succès grandissant.
    Vers 1900, celui-ci est récompensé par le grand prix de l' Exposition universelle.
    Après que Nicolas II a abdiqué, Fabergé quitte la Russie pour la Suisse où il meurt en 1920.
    Ce grand orfèvre a produit une œuvre considérable pendant plus de Cinquante ans, des objets de très belle facture sortis des ateliers de Saint-Pétersbourg, de Moscou, d' Odessa et de Londres.
    Aujourd'hui, ces œuvres d'art atteignent une valeur inestimable."

    0000chasse oeufs 21 avril 2019

     

  • Courtry ► Le bonheur est de nouveau dans la mini-ferme

    Courtry ► Le bonheur est de nouveau dans la mini-ferme

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    Située au cœur du parc municipal Lucie et Raymond-Aubrac, à Courtry, la mini-ferme est installée depuis le vendredi 15 mars, pour la plus grande joie de ses visiteurs, surtout les plus jeunes.

    Au revoir l’hiver, bonjour le printemps ! Les pensionnaires de la petite ferme courtrysienne font leur grand retour annuel. Tout comme l’an dernier, les visiteurs pourront ainsi y retrouver une cinquantaine d'animaux domestiques : cheval, âne, chèvres, poules, coqs, lapins, oies et même, nouveauté cette année, des brebis solognotes.
    La municipalité rappelle que les visiteurs peuvent apporter de la nourriture, comme du pain, de la salade, des carottes, fanes et épluchures de légumes, mais qu’ils doivent impérativement les remettre aux bénévoles ou bien les déposer devant l’abri en bois.

    Recherche de bénévoles

    Xavier Vanderbise, le maire de Courtry, explique : « La mini-ferme existe depuis mars 2016. C’est un lieu privilégié de rencontres entre les générations. Cette année, sa gestion sera entièrement confiée à des bénévoles ».

    Pour rejoindre le groupe de bénévoles qui vont s’occuper de la mini-ferme, il faut être âgé de plus de dix-huit ans et prendre contact avec le coordinateur Olivier Worms. De même, pour les sorties scolaires ou animations des centres de loisirs, les organisateurs devront prendre son attache en lui téléphonant ou en lui adressant un mail : 06 33 80 39 10 – coordinateur@ville-courtry.fr

    Horaires de la mini-ferme

    • Du vendredi 15 au dimanche 31 mars : 8 heures à 18 h 30
    • Du lundi 1er avril au dimanche 15 septembre : 8 heures à 20 heures
    • Du lundi 16 septembre au dimanche 3 novembre : 8 heures à 18 h 30.

    S. Moroy

    Parc Lucie et Raymond-Aubrac, entrée libre. Accès par le 52 rue du Général Leclerc ou par le parking situé côté Nord de l’espace Robert-Jacobsen, rue Charles Van-Wyngène.