Catégorie : 02 Une vie, une oeuvre, une date

  • NAPOLEON ET LES FEMMES « Marie Walewska » Clarence Brown

    NAPOLEON ET LES FEMMES « Marie Walewska » Clarence Brown

    Marie Walewska : sans doute le plus grand amour de Napoléon
     
    Maris Walewska
    « Marie Walewska » (Conquest) est un film américain de 1937 de Clarence Brown qui relate la passion entre Napoléon et Marie Walewska, comtesse polonaise. Le rôle de l’empereur est interprété par Charles Boyer et celui de Marie Walewska par la sublime Greta Garbo qui devient, une fois pour toute, la « Divine ». Une épithète amplement justifiée par sa beauté et son élégance, non démenti dans ses films suivants : « Le roman de Marguerite Gautier » et « Ninotchka ».
    « Je n’ai vu que vous, je n’ai admiré que vous, je ne désire que vous »
    Elle est blonde, a 20 ans et les yeux bleus. Napoléon fait sa rencontre en janvier 1807 alors que ses troupes occupent la Pologne, pays divisé en trois : Autriche, Prusse et Russie. Certains historiens invoquent le fait « qu’elle s’est sacrifiée pour sauver la Pologne » avec la création du Duché de Varsovie. Quoi qu’il en soit, ils sont très épris l’un de l’autre, même si elle semble réticente au début. Bien que mariée, elle devient sa maîtresse et l’empereur va s’organiser de façon à lui consacrer du temps.
    Elle lui donne un fils
    Waleska2 (2)Marie deviendra son « épouse polonaise » et leur amour donnera naissance en mai 1810 à un fils, Alexandre.
    Napoléon apprend sa naissance alors qu’il est en Belgique avec l’archiduchesse Marie-Louise d’Autriche, qu’il choisira pourtant pour devenir la seconde impératrice (choix stratégique et c'était aussi, à l'époque, la plus grande princesse d'Europe).
    Marie Walewska reçoit une dotation très confortable de l’empereur et s’installe pendant deux ans dans une maison à Boulogne-sur-Seine (au 7 rue de Montmorency, toujours visible) avec ses deux fils, dont le leur. Marie Walewska et son fils lui rendront même visite début septembre 1814 alors qu’il est en exil sur l’île d’Elbe.
    Elle mourra en 1817, à l'âge de 31 ans, pendant un accouchement.
    S. Moroy
  • NAPOLÉON ET LES FEMMES  Le destin fabuleux de Désirée Clary, film de Sacha Guitry (1942).

    NAPOLÉON ET LES FEMMES Le destin fabuleux de Désirée Clary, film de Sacha Guitry (1942).

    Le destin fabuleux de Désirée Clary, film de Sacha Guitry (1942).
     
    Desirée Clary (Guitry)
    La vie de Napoléon Bonaparte est une source d’inspiration intarissable dans laquelle romanciers et auteurs ont puisé allégrement. Sacha Guitry (1885-1957) a réalisé ce film en 1942 alors que la France était occupée. Il en a fait la mise en scène, mais aussi le scénario et les dialogues. Qui d’autre que lui, d’ailleurs, pouvait traiter un sujet historique de façon aussi romantique et raffinée, instructive et divertissante avec, toujours, ce brin d’humour piquant qui reste sa marque de fabrique tout au long de son œuvre (125 comédies et 35 films).
     
    Le destin de Désirée Clary est en effet fabuleux. Née à Marseille en 1777, elle mourut en 1860 à Stockholm en tant que reine de Suède. Entre-temps, elle aura été la première fiancée de Napoléon Bonaparte.

    En 1794, Bonaparte, alors jeune général de la République en garnison à Marseille, fait sa connaissance et en tombe amoureux.
    Désirée gaby morlay
    Ils se fiancent avant de partir en Vendée pour prendre, sous Hoche, le commandement de l’artillerie. Bonaparte promet à la jeune fille de l’épouser dès que la guerre le permettra. Finalement, il refuse d’aller mater la répression en Vendée et rejoint Paris où il erre dans l’attente d’une autre affectation.
    Il y rencontre Joséphine de Beauharnais, dont il tombe éperdument amoureux (elle, ambitieuse, y voit le moyen de reconquérir ses titres de noblesse) et l’épouse avant de partir pour la campagne d’Italie. Désirée Clary jure de se venger. Ce qu’elle fait en épousant Bernadotte, qu’elle connaissait à peine mais qu’elle a choisi parce que « il était homme à tenir tête à Napoléon ».
    Devenu empereur, Napoléon se méfie de Bernadotte, mais pour réparer ses torts envers Désirée, il le nomme maréchal d’empire. En 1810, Bernadotte propose sa candidature à la succession de Charles XIII de Suède. Espérant avoir un solide allié dans le nord de l'Europe, Napoléon donne son accord, et c’est ainsi que Désirée Clary devint princesse héritière de Suède. La période qui va suivre nous révélera le rôle de Bernadotte dans la chute de l’empereur et le film se termine en 1840, avec le rapatriement de ses cendres en France sur ordre de Louis-Philippe.
    Nota : C’est Sacha Guitry lui-même qui joue le rôle de Napoléon 1er et Jean-Louis Barrault celui du général Bonaparte. Gaby Morlay incarne Désirée Clary. Un remake américain sera tourné en 1954 (Désirée), avec Marlon Brando et Jean Simmons.
    S. Moroy
    ► Critique du journal L’illustration du 5 septembre 1942 :
    « Après une période de production assez terne, Le destin fabuleux de Désirée Clary ouvre brillamment la nouvelle saison
    cinématographique française. »
    Memorial sainte hélène► Réflexion de Napoléon sur les femmes et la polygamie (Juin 1816) :
    « Si l’homme fait une infidélité à sa femme, qu’il lui en fasse l’aveu, s’en repente, il n’en demeure plus de traces ; la femme se fâche, pardonne, ou se raccommode, et encore y gagne-t-elle parfois. Il ne saurait en être ainsi de l’infidélité de la femme : elle aurait beau l’avouer, s’en repentir ; qui garantit qu’il n’en demeurera rien ?
    Le mal est irréparable ; aussi ne doit-elle, ne peut-elle jamais en convenir. Il n’y a donc, mesdames, et vous devez l’avouer, que le manque de jugement, les idées communes et le défaut d’éducation qui puissent porter une femme à se croire en tout l’égale du mari : du reste, rien de déshonorant dans la différence ; chacun a ses propriétés et ses obligations : vos propriétés, mesdames, sont la beauté, les grâces, la séduction ; vos obligations, la dépendance et la soumission, etc. »
    Extrait du « Mémorial de Sainte-Hélène » du Comte de Las Cases (édition 1895) – Tome II, page 682 – dont je possède un exemplaire. S Moroy
     
  • Une fille de Napoléon, mémoires d’Emilie Pellapra, Princesse Bibesco

    Une fille de Napoléon, mémoires d’Emilie Pellapra, Princesse Bibesco

    Une fille de Napoleon 1921Il y a tout juste un siècle, les amoureux de l'épopée impériale voyaient paraître un ouvrage très documenté de la grande femme de lettres Marthe, Princesse Bibesco:

    UNE FILLE DE NAPOLEON,

    MEMOIRES D'EMILIE PELLAPRA, COMTESSE DE BRIGODE, PRINCESSE DE CHIMAY (187 pages),

    Editions de La Sirène (Paris, 1921).

    Avec cette étude, l'historienne mettait en lumière la grand-mère maternelle de son mari, le Prince Georges-Valentin Bibesco.

    Ce travail, alors très favorablement accueilli par le public, fut complété douze ans plus tard par la publication de la correspondance de cette fière Napoléonide:

    Lettres d-une fille de Napoleon 1933Lettres d'une fille de Napoléon (Fontainebleau et Windsor) 1853-1859 (249 pages), Editions Flammarion (Paris, 1933).

    Née à Lyon le 11 novembre 1806, officiellement fille de Françoise-Marie Leroy, elle-même fille d'un libraire de Lyon, et de son mari Leu-Henri Pellapra, un important financier devenu sous l'Empire Receveur Général des Finances à Caen, Emilie ne connaîtra ce père légal qu'à l'âge de quatre ans!

    Sa vie durant, elle laissa entendre que son véritable géniteur était l'Empereur Napoléon, lequel a entretenu, c'est un fait rapporté par les mémorialistes contemporains et les chroniqueurs, une liaison intermittente avec la belle Madame Pellapra.

    La première entrevue entre l'Empereur et la jeune femme de la haute société lyonnaise a eu lieu au mois d'avril 1805.

    Ils se sont revus souvent jusqu'en 1810.

    Pellapra-adultePortrait d'Emilie Pellapra, par Franz Xaver Winterhalter

    PellapraPhoto d'Emilie Pellapra à l'époque du second Empire

    La fille naturelle de Napoléon, très belle comme sa mère mais portant les traits caractéristiques des Bonaparte, rappelant idéalement ceux des sœurs de l'Aigle, a été comtesse par mariage en épousant en premières noces M. de Brigode, Pair de France et ancien Maire de Lille, puis, après veuvage, princesse, en épousant un représentant d'une des plus importantes maisons princières européennes, M. de Chimay.

    Eglise St-Sebastien Crypte Brigode

    Eglise St-Sebastien Stele Brigode

    Sépulture du premier mari d'Emilie Pellapra, dans l'église Saint-Sébastien à Villeneuve d'Ascq.

    Avec une descendance qui subsiste actuellement, Emilie Pellapra, Princesse de Chimay, est morte dans sa 65ème année, le 22 mai 1871, au château de Ménars, en Loir-et-Cher, splendide propriété de sa famille ayant appartenu auparavant à la grande Marquise de Pompadour puis au frère de cette dernière, le Marquis de Marigny.

    Princesse Marthe BibescoPhoto originale de la Princesse Marthe Bibesco (Collection J.-C. Orticoni)

    Marthe Lucie Lahovary, par mariage princesse Bibesco, également connue sous le pseudonyme de Lucile Decaux, est une femme de lettres française d'origine roumaine, née le 28 janvier 1886 à Bucarest et morte le 28 novembre 1973.

    Sources: Jean Christophe Orticoni que nous remercions pour l'intérêt qu'il porte à notre blog et à nos travaux.

  • Une exposition sur Napoléon, Les yeux dans les yeux

    Une exposition sur Napoléon, Les yeux dans les yeux

    Image1

    LES YEUX DANS LES YEUX

    Pour le bicentenaire de sa mort, l’empereur des Français sort de nos manuels d’histoire. L’occasion mémorielle pour lever un coin du voile sur un véritable mythe.

    Car adulé ou détesté, le personnage continue de fasciner, faisant chaque jour l’objet d’un article ou d’un livre dans le monde. On lui doit, entre autres, le Code civil (qui inspirera de nombreux pays), le code pénal, la création des lycées et universités, l’Arc de Triomphe, la Bourse de Paris, la Cour des comptes, la Légion d’honneur, l’église de la Madeleine, la numérotation pair-impair des rues de la capitale, le canal de l’Ourcq…

    Avec le concours de la bibliothèque de la Roseraie, l’association Loisirs Jeunes de Villevaudé lui consacre une exposition originale sous forme de dix panneaux, dont quatre consacrés au baron de Percy, père de la chirurgie militaire et qui a résidé dans notre commune à la fin de sa vie.

    IMG_6980Pierre-François Percy (1754-1825) créé une antenne de chirurgie mobile en 1792, sous la Révolution. Il a l’idée d’un corps de santé indépendant et neutre, concept qui inspirera Henri Dunant, fondateur de la Croix-Rouge en 1863. Percy est aussi l’auteur de nombreux ouvrages qui font autorité. Chirurgien en chef de la Grande Armée, il participe à presque toutes les campagnes de l’empereur. Distingué, décoré, récompensé, son nom figurera sur une colonne de l’Arc de Triomphe érigé par Napoléon, dont la construction débute en 1806 pour s’achever en 1836 sous Louis-Philippe. En 1815, la monarchie restaurée, Percy est mis à la retraite et se livre alors à des activités agricoles dans sa propriété au hameau de Bordeaux, à Villevaudé. L’hôpital d’instruction des armées à Clamart (92) porte son nom et affiche, gravée dans le marbre, la profession de foi du médecin militaire.

    IMG_6985L’exposition évoque également le sacre de Napoléon (par lui-même), le 2 décembre 1804 à la cathédrale Notre-Dame de Paris, illustrant les principaux participants : Joséphine de Beauharnais, bien sûr, mais aussi sa mère, ses trois sœurs et quatre frères. On apprend que deux de ses frères, Lucien et Jérôme, ainsi que leur mère, Letizia, n’assistaient pas en fait à cette cérémonie. Sur ordre impérial, le célèbre tableau de David a donc fait quelques concessions avec la réalité, unité du bloc familial oblige.  

    D’autres tableaux représentent l’aigle dans son intimité : son mariage avec Marie-Louise, des scènes de famille avec le roi de Rome, son fils légitime. Car Napoléon a eu d’autres enfants… puisqu’il a connu d’autres femmes.

    IMG_6986Et une autre originalité de cette exposition est justement de les évoquer au travers du cinéma, c’est-à-dire devant la caméra d’Abel Gance, Sacha Guitry, Christian-Jaque, Clarence Brown, Roger Richebé…

    Danielle Darieux -Eleonore Denuelle-Daniele Darieux

    Ainsi Eléonore Denuelle de la Plaigne lui donnera son premier fils, lui prouvant la stérilité de son épouse Joséphine de Beauharnais. Marie Walewska, comtesse polonaise, peut-être l’une de ses plus grandes passions, lui en donnera un second.

    NAPO1

    L’exposition se termine avec un panneau sur les monuments funéraires de la famille Bonaparte, dont le Dôme des Invalides (construit sous Louis XIV) et où reposent les dépouilles de Napoléon 1er et du roi de Rome, et un autre sur une sélection de livres dédiés à l’empereur et à quelques uns de ses contemporains, parfois tombés dans l’oubli :

    Pellapra-emilie.0.pellapraEmilie Pellapra, fille naturelle de l’empereur, (photo ci-contre)  Régula Engel, surnommée l’Amazone de l’empereur ou encore le comte de Las Cases, qui recueillera ses mémoires pendant son exil à Sainte-Hélène.

    L’exposition est gratuite. Visible jusqu’à fin décembre 2021 à la bibliothèque de la Roseraie, à l’entrée du parc municipal, 16 rue Charles de Gaulle (face à la mairie).

    Du lundi au samedi de 10 heures à 12 h 30 et le mercredi de 14 heures à 18 heures.

    Pass sanitaire et port du masque obligatoires. SM

  • Marthe Simard (1901- 1993)

    Marthe Simard (1901- 1993)

    Simard marthe racines france senatMARTHE SIMARD (1901-1993)

    En septembre 2021, près de 600 élèves, dont les élèves de l'école IVAN PEYCHES de Villevaudé ont fait leur rentrée scolaire au nouveau collège MARTHE SIMARD de Villeparisis. Le collège MARIA CALLAS de Courtry ne sera plus notre collège de secteur.

    Mais si tous les élèves villevaudéens connaissent IVAN PEYCHES , le savant académicien qui vivait à Montjay-la-Tour (commune de Villevaudé), les courtisiens connaissent Maria Callas, Lucie et Raymond Aubrac, il leur faudra maintenant connaitre MARTHE SIMARD. 

    Marthe Simard-Caillaud est originaire de Corté en Corse par sa mère Emma Paoli, infirmière épouse du juriste Edouard Caillaud.

    Elle nait en 1901 en Algérie à Bordj-Menaïel où son arrière-grand-père était venu s'installer. En 1920  une petite fille Yahne naît à Tunis de son mariage avec Socrate Bastenti. Devenue veuve très vite, Marthe retrouve ses parents à Douai où son père avait été nommé président du Tribunal.

    Elle y rencontre le docteur Simard, un Canadien-Français de Québec, venu se spécialiser dans le traitement de la tuberculose osseuse et qu’elle épouse en 1932

    Marthe_SimardEn 1943, le général de Gaulle cherche un représentant de la France Libre en Amérique du Nord, c’est elle qu’il invite à venir le rejoindre en Algérie où elle retrouve une partie de la famille de son père..

    Elle est l’une des cinq personnes représentant le mouvement de résistance à l’étranger à l’Assemblée nationale consultative, créée par le Général de Gaulle et présidée par Félix Gouin. Elle est aussi la première et la seule femme, parmi les 83 membres, à siéger à cette Assemblée du parlement français en exil. Sa présence a joué un rôle-clé dans la loi du 5 octobre 1944 qui instituait l’égalité politique des hommes et des femmes

    Toujours présidée par Félix Gouin, l’Assemblée consultative provisoire regagne Paris à la Libération en 1944, et augmente le nombre de ses membres:

    Parmi les 248 membres, Marthe rejoint 11 autres femmes, dont LUCIE AUBRAC, Madeleine Braun, Gilberte Brossolette, Marie Couette, Andrée Deferre-Aboulker, Alice Delaunay, Marie-Hélène Lefaucheux, Mathilde Gabriel-Péri, Pauline Ramart, Marianne Verger, Andrée Viénot. Elles y siègent jusqu'au 3 août 1945.

    Après la libération des prisonniers, quatre déportées en Allemagne seront  nommées à siéger à l'Assemblée du 19 ou 20 juillet au 3 août 1945 : Claire Davinroy, Martha Desrumeaux, Annie Hervé et Marie Claude Vaillant..

    Marthe Simard est la première femme parlementaire à s'être adressée à l’Assemblée nationale, le 15 juin 1944, appuyant le projet de loi visant à donner le droit de vote aux femmes.

    En 1944 Marthe Simard revient à Québec après la mort de son père pendant le bombardement des Alliés à Douai.

    Devenue veuve à nouveau, elle épousera en 1957 le Dr Léo Reid, participera tous les ans aux Cours d’été de l’Université Laval à l’intention des étudiants états-uniens et canadiens anglophones.

    Décorée des insignes de Chevalier de la Légion d’honneur, de la Médaille de la Résistance et de la Médaille des Services volontaires, elle s’est éteinte en 1993 à Quebec.

    CollègeLe collège MARTHE SIMARD à Villeparisis en Seine et Marn

    Cette opération comprendra des niveaux de performances ambitieux en matière notamment de consommation énergétique, confort d’été, de consommation d’eau potable, d’architecture bioclimatique, de haute performance environnementale. Les façades ainsi que des planchers intermédiaires sont en murs à ossature bois. Le volume de bois permet de répondre largement à l’objectif environnemental de la cible HQE « Mettre en oeuvre un volume minimum de bois » niveau très performant. 

    Pour en savoir plus

    Lucie-Aubrac-bientot-au-PantheonLe parc de l'Hôtel de ville de Courtry porte le nom de Lucie et Raymond AUBRAC.… En juillet 1944, Lucie Aubrac accomplit une mission de liaison en France libérée auprès des Comités de Libération et des mouvements de Résistance. Elle s'installe ensuite à Paris pour siéger à l'Assemblée consultative, alors que son mari Raymond a été nommé commissaire régional de la République à Marseille et que ses enfants sont à Londres.

    Madeleine_BraunMadeleine Braun (1907-1980), première femme vice-présidente de l'assemblée nationale en 1946

    Gilberte_BROSSOLETTEGilberte Brossolette, (1905-2004), Présidente du Sénat de 1946 à 1954

    Andrée_Viénot_en_1946Andrée Vienot, (1901-1976) députée de l'assemblée constituante sous la IVe république, sous secrétaire d'état à la Jeunesse et au Sport.

    800px-Marie-Claude_Vaillant-CouturierMarie Claude Vaillant-Couturier, (1912-1996), Résistante déportée à Auschwitz, députée de 1945 à 1958 puis de 1962 à 1973

    Félix GOIN - CopieFELIX GOUIN, Président de l’Assemblée provisoire consultative à Alger puis à Paris. Il fut en 1946 Président du gouvernement provisoire de la République, lorsque le général de Gaulle abandonna le pouvoir. Il est ici photographié avec sa femme Laure lors d'une visite présidentielle à Istres. (Photo personnelle) YG

  • Exposition « Napoléon, le bicentenaire »

    Exposition « Napoléon, le bicentenaire »

    A l'occasion de l'exposition consacrée à Napoléon, de nombreux  ouvrages sont disponibles à la bibliothèque. 

    LIVRES ADULTES

    ENFANTS

    IMG_6984

     

  • Les villevaudéens morts pour la France pendant la Grande Guerre

    Les villevaudéens morts pour la France pendant la Grande Guerre

    Villevaudé: Commémoration du 103e anniversaire de l'Armistice de la Première Guerre mondiale: De 14 à 18, ils sont 27 inscrits sur le monument aux morts  à avoir donné leur vie pour leur pays . 

    Le monument aux morts de Villevaudé a  été inauguré en 1921.

    Monument morts villevaudé 1


    0

    1

    2

    3

    4

    5

    6

    7

    8

    9

    ACHE MARS 191610

    11

    12

    13

    14

    15

    16

    17

    18

    19

    20

    21

    22

    2324

    CLARET

    0000

    Extrait du livret "On les aura" consultable et en vente à la bibliothèque.

  • Joséphine Baker contre Hitler, Charles Onana

    Joséphine Baker contre Hitler, Charles Onana

    JB2 - CopieJOSEPHINE BAKER CONTRE HITLER

    CHARLES ONANA

    EDITIONS DUBOIRIS

    Star internationale du music-hall, vedette incontestée du Casino de Paris et du théâtre des Champs-Elysées, Joséphine Baker fut la première artiste française noire dans les années 30 à toucher le cœur des Français par ses chansons populaires, sa beauté et sa voix angélique.

    Lorsque la France est attaquée en 1940 par Adolphe Hitler, la Star quitte les paillettes pour entrer dans la résistance.

    Militante antiraciste, épouse d'un juif, Baker refuse de voir Paris sous la botte des Nazis. Dès 1939, elle entre dans le contre-espionnage et devient, plus tard, au péril de sa vie, l'agent de propagande du général de Gaulle. Elle donne de nombreux concerts pour récolter des fonds au profit de l'armée française et aide les services de renseignements français à obtenir des informations précieuses sur les intentions de Mussolini et sur les projets secrets des Allemands.

    Pendant cinq ans, elle lutte contre les nazis.

    Après deux années d'enquête, le journaliste Charles Onana a retrouvé des archives militaires, celles des renseignements généraux et du FBI, gui révèlent comment une femme noire américaine, devenue française, a combattu Hitler et le racisme.

    A la fin de la guerre, elle marche à Washington avec Martin Luther King pour les droits civiques, puis adopte des enfants de toutes les couleurs et mène un combat international contre le racisme.

  • « Je vous aiderai à vivre, vous m’aiderez à mourir », Nathalie Saint-Cricq

    Je vous aiderai à vivreJE VOUS AIDERAI A VIVRE

    VOUS M'AIDEREZ A MOURIR

    NATHALIE SAINT-CRICQ

    L'OBSERVATOIRE

    2 mai 1923. Comme chaque jour, Clemenceau s'installe à sa table de travail. Malgré ses 82 ans, il n'a rien perdu de sa flamboyance ni de son orgueil. À l'aube du XXe siècle, alors que la République l'a remercié, le « Père la Victoire » ignore ce matin-là qu'il se prépare à vivre ses années les plus passionnées. Marguerite Baldensperger, éditrice de quarante ans sa cadette, s'apprête à passer sa porte pour lui proposer d'écrire un livre.

    Dès lors, leurs destins seront liés. Pourtant, tout les oppose. Elle aussi réservée et discrète que le « Tigre » est colérique et tempétueux. Mais dès leur rencontre, un pacte les unit : « Je vous aiderai à vivre , vous m'aiderez à mourir. »

    Marguerite surmontera ainsi le grand chagrin de sa vie et reprendra goût à l'existence. Clemenceau puisera dans sa présence une vigueur nouvelle pour le combat politique et retrouvera la fougue de ses anciennes batailles. Malgré les années qui les séparent, ils vont s'aimer, chacun à leur façon.  Par sa plume enlevée, réjouissante et ironique, Nathalie Saint-Cricq fait revivre la grande figure de Georges Clemenceau, son terrible caractère, ses mots d'esprit dévastateurs, et, avant tout, son cœur ardent.

    Nathalie Saint-Cricq est éditorialiste politique à France Télévisions. "Je vous aiderai à vivre, vous m'aiderez à mourir" est son premier ouvrage.

  • Le Pin ►Au revoir Madame de Grenier

    Le Pin ►Au revoir Madame de Grenier

    Lucette photo rallye  2015Qui ne la connaissait pas?
    Lucette de Grenier est décédée jeudi 16 septembre à l’ âge de 90 ans.
    Ancienne directrice de l’école du Pin, résidant dans la commune depuis 1960, férue d’histoire, membre de la SHCE (Société d’histoire de Claye et environs) et de la SAHC (Société archéologique et historique de Chelles), elle avait fondé en septembre 1988 l’association Loisirs et Culture, dont elle était la présidente.
    Elle nous faisait aimer l’Histoire
    Grâce à son association, elle avait pu rédiger et publier un ouvrage sur l’histoire de son petit village, "Le Pin d'Antan"
    Son livre avait connu un vif succès lors de sa parution en mars 2012.Il s’appuyait sur des cartes postales de la fin du 19e siècle, des documents officiels, ainsi que des témoignages d’habitants qu’elle avait patiemment recueillis depuis 1985. Jean­ Paul Pasco­ Labarre, alors maire du Pin, avait déclaré, admiratif : «Un travail exceptionnel qui va permettre aux Pinois de voir sous un angle différent ce que fut notre village. Pour le premier magistrat d’une commune comme Le Pin, ces renseignements sont indispensables».
    Mais ses activités ne s’arrêtaient pas là. Loin s’en faut.
    Lucette de Grenier, toujours avec le concours de sa dynamique association, animait les journées européennes du patrimoine en septembre
    Les visiteurs, qui ont participé à ses visites guidées du village, se souviennent encore de son érudition impressionnante.
    LUCETTE DE GRENIER2«Le Pin n’a pas su au cours des années passées conserver son patrimoine. Souhaitons que les générations futures en prennent conscience et ne renouvellent pas les erreurs antérieures. Cependant, les rares pierres qui nous restent parlent à ceux qui savent les entendre» avait­ elle déclaré le 18 septembre 2010 à l’issue d’une visite. Des loisirs pour tous Lucette de Grenier était également à l’origine depuis 2013 d’un tournoi de scrabble et, toujours la même année, d’un atelier cuisine ouvert à tous, petits et grands, dont le but était de préparer les fêtes de fin d’année… sans prise de tête.
    Son rallye touristique, qui a vu le jour en même temps que son association, était à lui seul un événement très prisé, prétexte idéal pour s’instruire tout en visitant de pittoresques villages franciliens dans un rayon de100 à 150 km alentour. «Depuis que nous organisons les rallyes, un seul a été annulé à cause d’un manque de participants… le 13e» avait reconnu en souriant Lucette de Grenier, pourtant non superstitieuse.

     
    Les enfants n’étaient pas oubliés puisqu’elle avait mis en place une bourse aux jouets avant Noël, ainsi qu’une petite troupe de théâtre amateur qui se produisait chaque fin d’année scolaire sur la grande scène de la salle polyvalente Nicole ­Paris.
    00Son association avait aussi à cœur de participer au concours cantonal de poésie. Créé en 1989, il s’adressait à tous les habitants d’Annet­ Sur­ Marne, Claye­ Souilly, Courtry, Le Pin, Villeparisis et Villevaudé; mais aussi aux écoles, centres de loisirs et maisons de retraite. Loisirs et Culture avait également organisé ou soutenu de nombreuses expositions thématiques très intéressantes : la Première Guerre mondiale dans nos villages, le camp de concentration de Mathausen, photos d’élèves à l’ école du Pin au fil du temps, etc.
    Photo: Résultats du concours de poésie à Villeparisis en 2013. Lucette de Grenier, Michèle Pélabère, Nicole Vibert, Jean Paul Pasco-Labarre, Gilles Loubignac
    HOMMAGE
    Un dernier hommage à cette grande dame, cette grande amie qui restera dans la mémoire de tous ceux qui ont eu la chance de la connaître, sera rendu mardi 21 septembre à 16 h 30 au crématorium de Montfermeil (Seine­ Saint ­Denis). L’inhumation de l’urne funéraire aura lieu quant à elle jeudi 23 septembre, à 11 heures, au cimetière de "Le Pin" (Seine­-et-­Marne). 
    Serge Moroy