Catégorie : 02 Une vie, une oeuvre, une date

  • Crayon noir, Samuel Paty, histoire d’un prof, Studiofact Editions

    Crayon noir, Samuel Paty, histoire d’un prof, Studiofact Editions

     

    Samuel Paty

    CRAYON NOIR

    SAMUEL PATY

    LA VIE D'UN PROF

    GUY LE BESNERAIS

    Studiofact Editions

    Dans l’après-midi du 16 octobre 2020, Samuel Paty est assassiné par un islamiste tchétchène. Il venait d’avoir 47 ans. Il était père d’un petit garçon.

    Samuel Paty aimait la musique, le rock des années 80, surtout Sigur Rós, U2, Goran Bregovic, Pink Floyd et Apocalyptica.

    Il était passionné d’histoire, appréciait la poésie, lisait Baudelaire, Balzac, Maupassant, Zola, Flaubert et Julien Green. Il jouait souvent aux échecs. Au tennis et au ping-pong aussi. Dans la salle des professeurs, il déambulait avec sa tasse « Star Wars » à la main.

    Ses élèves l’appréciaient pour son enseignement… et pour ses blagues consignées dans un carnet jamais loin de son cahier de classe.

    Un jour, il avait dit à une ancienne élève : « Je voudrais que ma vie et ma mort servent à quelque chose. »

    Valérie Igounet est historienne, journaliste et directrice adjointe de l’Observatoire du conspirationnisme. Ses recherches se situent au croisement de l’histoire politique et de l’histoire des idées. Spécialiste du négationnisme, du complotisme et de l’extrême droite en France après 1945, elle a publié plusieurs ouvrages sur ces sujets.

    Guy Le Besnerais dessine depuis l’enfance, expérimente la BD aux Ateliers des Beaux-Arts de Paris et rejoint l’association BD54. Après une carrière d’ingénieur de recherches, il décide de se consacrer à l’illustration en 2021. Crayon noir est son premier roman graphique.

    Coloriste BD depuis plusieurs années, Mathilda a notamment réalisé la mise en couleurs des Algues vertes (Delcourt, 2019) et de Flic (Goutte d’Or, 2021).

  • Notre-Dame de Paris s’expose à Villevaudé

    Notre-Dame de Paris s’expose à Villevaudé

    Sur l’initiative de Monique Mazoyer, une exposition sur la cathédrale Notre-Dame de Paris se tient à la bibliothèque de la Roseraie, près de la mairie, jusqu’au dimanche 12 janvier 2025.

    Photo Monique Mazoyer (1)
    Visible le lundi et samedi de 10 heures à 12 h 30 et mercredi de 14 heures à 18 heures. Entrée libre. 

    Affiche expo

    « Sachant que Notre-Dame rouvrira ses portes aux fidèles et visiteurs le 8 décembre prochain, j’ai souhaité rappeler son histoire et les grandes étapes de sa restauration » explique Monique Mazoyer, Villevaudéenne, secrétaire de l'association de la bibliothèque de la Roseraie et membre de la S.H.C.E. (Société d’histoire de Claye et de ses environs).

    Son exposition s’affiche sur une dizaine de panneaux retraçant l’histoire de la cathédrale, de 1163, année de la pose de sa première pierre, au 15 avril 2019, date de l’incendie qui a ravagé sa charpente et fait tomber sa flèche de plomb de 96 mètres ; jusqu’à sa restauration déclinée année par année.

    Un chantier de 5 ans, 7 mois et 22 jours

    L’émotion à peine passée, s’ensuit une mobilisation internationale dès le lendemain du sinistre : 846 millions de dons sont ainsi collectés. Grâce à eux, la restauration peut être budgétée.  « Bien que la décision fut rapidement prise de la reconstruire à l’identique, il fallut attendre un an avant que le chantier ne démarre. En raison de la pandémie de Covid, mais aussi parce qu’il fallait évacuer les débris et le plomb qui jonchaient encore le parvis » poursuit l’organisatrice de l’exposition. Sur décision de la Ville de Paris, le parvis de la cathédrale rouvre finalement au public fin mai 2020.

    ND Geoffroy Van der Hasselt  AFPLa flèche de la cathédrale était en cours de restauration quand l’incendie s’est produit. L’échafaudage, installé à cet effet, a résisté à l’effondrement de la flèche, mais a été déformé par la chaleur du brasier. Il était constitué de 40 000 pièces soudées entre elles par les flammes. D’un poids de 200 tonnes, elles menaçaient les voûtes et la structure même de la cathédrale. Son démontage a duré six mois, de juin à novembre 2020. (Photo Geoffroy Van der Hasselt AFP)

    ND SERGE 2 - CopiePhoto Serge Moroy

    Et pendant que les compagnons du Tour de France s’affairent au sommet de l’édifice, une autre opération délicate s’impose : la dépose du grand orgue, le plus grand de France et qui, heureusement, était resté intact. Ses 8000 tuyaux (certains font 10 mètres de haut tandis que d’autres sont de la taille d’un stylo), 7 sommiers, 5 claviers et son pédalier, avaient été recouverts par la poussière de plomb lors de l’effondrement de la voûte. Celui-ci est démonté en décembre 2020.


    2021 voit enfin la restauration proprement dite de Notre-Dame avec, de février à juillet, la pose de cintres en bois sous les voûtes et la restauration des statues des 12 apôtres de Notre-Dame. Ces statues en cuivre, hautes de 3,40 m et pesant 150 kg chacune, avaient été déposées avant l’incendie de 2019 et présentées à la Cité de l’Architecture et du patrimoine, place du Trocadéro. Elles n’avaient jamais été restaurées auparavant.

    En 2022 intervient la phase de nettoyage et, avec elle, des fouilles archéologiques. « Ces fouilles menées sous le transept de la cathédrale ont permis de découvrir un corps enterré au XVIe siècle dans un cercueil de plomb. Plusieurs indices laissent à penser qu’il s’agirait probablement du célèbre poète Joachim du Bellay, mort en 1560 à Paris et contemporain de Pierre de Ronsard » commente Monique Mazoyer.  


    NOTRE DAME 15 AVRIL
    « La flèche de la cathédrale renaît en avril 2024, dévoilant son extraordinaire cuirasse de métal. C’est une opportunité unique de voir la flèche pour moitié couverte et pour moitié en bois. En effet, beaucoup de gens pensaient jusqu’alors que celle-ci était en métal ou bien en pierre » ajoute-t-elle. 

    Nettoyées, les huit cloches (16,75 tonnes) sont de retour dans le beffroi Nord. Elles ont été bénies le 12 septembre dernier par Monseigneur Ribadeau Dumas, recteur de la cathédrale. Et depuis le mois d’octobre, les échafaudages sont progressivement démontés.

    Tel le Phénix renaissant de ses cendres

    ND YG 3 - CopiePhoto Y Godefroy

    Notre-Dame de Paris est inscrite au patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco depuis 1991 qui la reconnaît comme « un chef-d’œuvre architectural » et l’érige en référence de l’architecture gothique. Il ne faut donc pas s’étonner que plus de 250 entreprises et des centaines d’artisans d’art, tous corps de métier confondus, aient eu à cœur de travailler sur ce chantier hors norme pour relever cet énorme défi de 700 millions d’euros. Les quelque 146 millions restants couvriront, toujours grâce à l’exceptionnelle générosité des donateurs, une troisième phase en 2025 visant à consolider les arcs-boutants (les plus grands jamais construits au Moyen âge) et rénover les extérieurs de la sacristie de Viollet-le-Duc. Notons que sur les 340.000 donateurs, 60 millions proviennent de l’étranger, dont plus de la moitié des États-Unis.

    ND YG 7Photo Y Godefroy

    OUVERTURE NOV 2024« Notre-Dame de Paris a peut-être ouvert quelques perspectives vraies sur l’art du Moyen Âge, sur cet art merveilleux jusqu’à présent inconnu des uns, et ce qui est pis encore, méconnu des autres », écrivait Hugo, grand admirateur de ce joyau gothique âgé aujourd’hui de 861 ans.

    Serge MOROY

  • Il y a 80 ans, deux jeunes FFI étaient tués à Villevaudé.

    Il y a 80 ans, deux jeunes FFI étaient tués à Villevaudé.

    Le 29 août 1944, notre région était libérée

    Chaque année depuis la Libération, une délégation composée des représentants du monde combattant et des autorités civiles et militaires ainsi que des élus municipaux clichois et villevaudéens, rend hommage aux résistants Pierre Simon et Pierre Marcassoli, originaires de la commune de Clichy-sous-Bois, tombés sous les balles nazies le 26 août 1944.

    Ancienne plaque

    Plaque FFI actuelle
    Des gerbes sont déposées devant la plaque commémorative, sur la route départementale 34, entre Villevaudé et Claye-Souilly, à l’endroit même où ils furent fusillés. (Cette plaque a été remplacée, au 21ème siècle, par une autre plaque).

    Pierre SIMON (24 ans) et Pierre MARCASSOLI ont commencé leur supplice  à Clichy-sous-Bois en compagnie de Georges CHAPOT. Ce dernier, heureusement rescapé, partage ses souvenirs avec deux anciens instituteurs de l’école du Bourg, A. et M. HENRIET : 

     « C’est dans le local qui servait de classe enfantine au vieux groupe scolaire du Bourg que 28 résistants s’étaient installés, dans les premiers jours du mois d’août, avec l’accord des instituteurs de l’école. Le 24 août, les Allemands assiégèrent l’école avec des moyens imposants : 7 automitrailleuses et de nombreux fusils mitrailleurs. Les résistants, alertés par leur guetteur, escaladèrent le mur mitoyen et disparurent dans les fourrés. Pierre Marcassoli, physiquement handicapé, fut rapidement capturé.

    Le siège avait commencé en fin de matinée, mais quelques résistants n’étaient pas au cantonnement. C’est ainsi que Georges Chapot, sur la route du Bourg, croisa une voiture allemande qui emmenait Pierre Marcassoli, tenu bras en l’air. Il comprit et changeant de direction, marcha vers la mairie. Pierre Simon, sorti des bois de la Lorette vint le rejoindre. Ensemble, ils revinrent à l’école ; les automitrailleuses étaient parties, le calme semblait revenu. Ils étaient préoccupés par les armes hâtivement cachées dans les buissons. Ils furent arrêtés et rejoignirent Pierre Marcassoli pour être alignés  au mur de la Cure. Les Allemands, s’énervaient, discutaient, menaçaient les trois malheureux qu’ils emmenèrent dans divers endroits. Après avoir renoncé à conduire leurs captifs à la Kommandantur de Meaux, ils les embarquèrent le soir en direction de Claye-Souilly. Ils s’arrêtèrent, la nuit étant venue, dans la côte du sanatorium de Villevaudé (maison de retraite du Poitou) et alignèrent de nouveau, sur le bord de la route, leurs trois otages. Georges Chapot, profitant de l’obscurité et surtout de la déclivité du terrain, bondit dans les buissons et malgré les rafales tirées dans sa direction, réussit à s’échapper, tandis que ses deux malheureux camarades tombaient sous les balles nazies. »

    Les Américains à ChellesLes américains à Chelles

    Il est 23 heures, c’est le samedi 26 août 1944…  La veille, Paris a été libéré. Pendant que la 2ème D.B. du général Leclerc progresse à l’intérieur de la capitale, la IVth Infantry division américaine (celle qui avait débarqué à Utah Beach), se regroupe dans le bois de Vincennes en vue de nettoyer le Nord-Est de la région parisienne. Les 8ème et 12ème IR de cette division ont repoussé les Allemands dans notre canton les 27 et 28 août 1944. Après une résistance importante de la part des Allemands tenant le fort de Chelles, ainsi qu’au carrefour de la Madeleine, le 8ème I.R continue sa progression sur la route de Chelles au Pin puis Courtry et Vaujours, pendant que deux bataillons du 12ème I.R  consolident leurs positions, l’un sur la route de Villevaudé à Claye, en haut de la côte dans le bois Gratuel et l’autre à l’orée du bois St Martin au-dessus d’Annet. Pendant ce temps, à Lagny jusqu’à l’arrivée des Américains, les FFI défendent les ponts que les Allemands installés à Thorigny essayent de faire sauter. Mais, le 28 août 1944, les armes lourdes américaines provoquent des pertes sérieuses à l’ennemi. C’est  la fuite. Le 29 août notre région est libérée.

    Monique Mazoyer

    Sources : Bulletin Municipal de Clichy-sous-Bois N°6. Janvier 1967.

                   Libération de Lagny et de ses environs par Georges LEDUC

                   Libération du canton de Claye. M.CRAPART, société d’Histoire de Claye et ses Environs.

    Photographies: Monique Mazoyer et tank dans  livre de Chelles n°22 (archives 1936-44)

  • Ripley, Patricia Highsmith

    Ripley, Patricia Highsmith

    RIPLEYRIPLEY

    PATRICIA HIGHSMITH

    CALMANN LEVY

    Ripley voulait tout, l'argent, le succès, la belle vie. Il était prêt à tuer pour obtenir tout ça…

    Second roman de Patricia Highsmith, Monsieur Ripley est l'acte de naissance d'un des plus extraordinaires personnages de roman policier de tous les temps : Tom Ripley, immoraliste aussi séduisant que dangereux, cynique et d'une intelligence hors du commun. Chargé par un richissime Américain de lui ramener son fils parti en Italie, il va bientôt concevoir un projet diabolique : se substituer au fils prodigue, et vivre à sa place une vie dorée…

    Patricia Highsmith est née au Texas en 1921. Son premier roman, L’Inconnu du Nord-Express, est devenu un classique de la littérature policière qui inspira Hitchcock. Suivirent nombre de chefs-d’œuvre qui firent des romans de Patricia Highsmith les œuvres littéraires les plus adaptées au grand écran. Elle a vécu longtemps en France et en Suisse, où elle s’est éteinte en 1995. L’ensemble de son œuvre est publié aux éditions Calmann-Lévy.

    Delon plein soleilCe livre « superbement amoral » (The Times), Grand Prix de littérature policière en 1957, a été porté à l'écran à deux reprises.

    En 1959, par René Clément, avec Alain Delon dans le premier rôle, sous le titre "Plein soleil" et en 2000, par le réalisateur anglais Anthony Minghella, avec une pléiade de jeunes acteurs américains, parmi lesquels Matt Damon, Gwyneth Paltrow et Jude Law, sous le titre Le Talentueux Mr. Ripley.

     
     
  • Variations énigmatiques, Eric-Emmanuel Schmitt

    Variations énigmatiques, Eric-Emmanuel Schmitt

    SCHMITT VARIATIONSVARIATIONS ENIGMATIQUES

    ERIC-EMMANUEL SCHMITT

    ALBIN MICHEL

    Qui aime-t-on quand on aime ? Sait-on jamais qui est l'être aimé ? L'amour partagé n'est-il qu'un heureux malentendu ?
    Autour de ces éternels mystères du sentiment amoureux, deux hommes s'affrontent : Abel Znorko, Prix Nobel de littérature qui vit loin des hommes sur une île perdue de la mer de Norvège où il ressasse sa passion pour une femme avec laquelle il a échangé une longue correspondance, et Erik Larsen, journaliste qui a pris prétexte d'une interview pour rencontrer l'écrivain. Mais pour quel motif inavoué ? Quel est son lien secret avec cette femme dont Znorko se dit encore amoureux ? Et pourquoi un tel misanthrope a-t-il accepté de le recevoir ?
    L'entrevue se transforme vite en un jeu de la vérité cruel et sinueux, rythmé par une cascade de révélations que chacun assène à l'autre au fil d'un suspense savamment distillé.

    Éric-Emmanuel Schmitt renoue dans ses Variations énigmatiques avec l'étincelante et cruelle dialectique qui a porté au triomphe son précédent ouvrage, Le Visiteur, joué dans le monde entier et déjà considéré comme un classique.

    Vatiations théatre Delon HusterAU THEATRE

    Avec une interprétation exceptionnelle des deux uniques personnages par Alain Delon et Stéphane Freiss (c'est Francis Huster qui répondait à Delon dans la première version théâtrale).  

    Avec Francis Huster, 1ère représentation le mardi 24 septembre 1996 au théâtre Marigny dans une mise en scène de Bernard Murat. Reprise au théâtre de Paris en 1998 avec Stéphane Freiss.


    Variations freiss"Toute la pièce se déroule dans le salon d’Abel Znorko, un brillant écrivain qui a eu le prix Nobel de littérature.

    Il vit une vie d'ermite et son lien avec le monde extérieur c'est la correspondance qu'il entretien depuis 15 ans avec une femme. Un jour, un journaliste vient le voir sous le prétexte de l'interviewer.

    Erik Larsen est un type étrange qui cache des secrets."

     

    Hommage: (Alain Delon, 1935- 18 août 2024)

    PLUS GRAND QUE LA VIE
    Alain Delon est parti, à l’issue d’une vie pleine, exceptionnelle, dont la fin fut éprouvante et triste. Désormais, il est jeune à jamais, tel qu’en Plein soleil ou Rocco et ses frères. Généralement, la beauté est un handicap au cinéma, elle ne raconte qu’une seule histoire : la sienne pouvait porter des personnages étranges, complexes, ambigus, fêlés, lourds de secrets. Il m’a fait le bonheur et l’honneur de remonter sur scène, après trente ans de cinéma, en 1996 pour jouer Variations Énigmatiques avec Francis Huster, puis Stéphane Freiss en 1998. Jamais je n’ai vu une telle présence sur les planches, une aura hors du commun qui créait une sorte d’inquiétude. J’avais l’impression qu’un félin incompréhensible et mystérieux, une panthère noire pénétrait dans la salle. Le public finissait chaque soir avec une immense ovation debout. Je sentais que cela lui faisait l’effet d’une victoire, lui, l’homme de cinéma, l’acteur qui n’était passé par aucun conservatoire. Autodidacte, il l’était en tout : en jeu, en affaires, en art – il collectionnait avec goût. Je crois même qu’il était autodidacte en Alain Delon : il avait endossé le rôle, il y avait consacré son énergie, il avait fait le don de son existence à cette figure qui l’agrandissait. Qu’il repose dans une paix nouvelle, qui ne fut pas celle de sa vie. Qu’il repose dans notre admiration et nos remerciements.
    Eric-Emmanuel Schmitt
  • Elvis Presley for ever

    Elvis Presley for ever

    Elvis Presley for ever

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    Le 16 août 1977, le monde entier apprenait avec stupeur le décès d’Elvis Presley, victime d’une crise cardiaque à l’âge de 42 ans. Retour sur une (vraie) légende qui a vendu plus d’un milliard de disques dans le monde et dont l’icône demeure toujours intacte.

    Rocker charismatique à la voix exceptionnelle, mais piètre acteur (31 films mièvres, à l’exception peut-être de « King Créole » de M. Curtiz en 1958 et du « Rock du Bagne » de R. Thorpe en 1957), Elvis a su incarner une Amérique, dont il était devenu le symbole, avec sa soif inassouvie de liberté, ses innombrables excès et son cortège interminable de contradictions.

    John Lennon déclarait à son sujet : « Avant Elvis, il n’y avait rien. Sans lui, les Beatles n’auraient jamais existé ! ».

    Mais pourquoi, dès 1956, des millions de personnes se sont-elles entichées de cet ex-conducteur de camion ? Pourquoi son impact a-t-il dépassé, en ampleur comme en émotion, celui de tous les autres chanteurs ? Pourquoi la quasi-totalité de ses chansons, des titres qu’il a créés pour la plupart, ont-elles toujours autant de succès, tout comme ses films qui font l’objet d’un véritable culte, et ce malgré les chansons souvent sirupeuses qu’il interprète ? Dick Rivers esquissait en 1966 une réponse : « Il est le symbole de la jeunesse. Il nous a tout apporté. »

    Lors de son grand retour sur scène, à Las Vegas en 1969, le présentateur de télévision Steve Allen commentait pour sa part : « Il est l’attraction la plus sensuelle de Las Vegas. Et quand on sait que les plus grandes stars y travaillent, ce n’est pas un petit compliment. Elvis peut remplir une salle et vider celle d’à côté, même s’il y a Sammy Davis, Frank Sinatra ou Dean Martin à l’affiche ».

    Enfin, pour Denis Sanders, réalisateur de « Elvis, That’s the way it is », un documentaire qu’il lui a consacré en 1970 :  « C’était un artiste tel qu’il est, c’est-à-dire dans et hors de son contexte de phénomène mondial de la musique actuelle populaire ».

    Aujourd’hui, 47 ans après sa disparition, le mythe n’a pas pris une seule ride. Tant il est vrai que les vraies étoiles ne s’éteignent jamais. Ainsi, de New York à Los Angeles, ils sont encore nombreux à ne pas croire à sa mort. Et, après tout, ils n’ont peut-être pas tort. Elvis Presley est l’homme par qui la libération des mœurs outre-Atlantique est arrivée. Les fruits de cette émancipation sont toujours bien présents et la légende du King toujours aussi vivace. Elvis n’a peut-être pas inventé le rock’n’roll, mais il l’a offert aux Blancs qui, jusqu’alors, étaient plutôt coincés. En cela, la culture du rock lui doit beaucoup. C’est indéniable.

    Serre-moi fort

    00baiser d-Elvis
    Sur cette photo, Elvis embrasse une belle inconnue dans l’escalier d’une salle de spectacles de Richmond  (en Virginie), juste avant d’entrer en concert (juin 1956). Ce cliché a été pris par Alfred Wertheimer, photographe spécialement engagé par la maison de disques RCA pour la promotion médiatique du jeune chanteur. Elle a été baptisée « Hold me tight » (Serre-moi fort).

    La photo a ensuite été achetée par Diane Keaton, qui considère que c’est le baiser le plus érotique qu’elle ait jamais vu. Comment lui donner tort ?

    La jeune femme blonde sur cette photo a finalement révélé son identité en 2011, soit… 55 ans plus tard. Mieux vaut tard que jamais ! Bien que plusieurs femmes aient déjà affirmé être celle de la photo, les détails qu’elle a fournis au magazine Vanity Fair ont fini par convaincre que c’était vraiment elle.

    La belle inconnue s’appelle Barbara Gray. Elle avait 17 ans à l’époque et travaillait comme vendeuse dans un magasin de chaussures. Le soir, elle était également danseuse dans un club. Elle a confié au magazine : « C’était un gamin vraiment drôle, très dingue. Nous courions dans tous les sens en nous pourchassant, nous étions jeunes. Il m’a coincée dans un coin du hall en me demandant si je voulais aller au Steven Allen Show avec lui et j’ai répondu : ‘’Non, je suis en route pour Philadelphie pour voir mon petit ami.’’ Il a pris cela comme un défi ».

    Le photographe, qui suivait toujours Elvis, sentant qu’il allait se passer quelque chose, les mitrailla aussitôt. A la fin, sur cette photo, destinée à devenir aussi mythique que « Le baiser » de Robert Doisneau, elle lui tira la langue. Et il lui répond de même. Par jeu. Leurs deux langues se touchèrent…

     Serge MOROY

  • Ferrières en Brie, Le comte de Monte Christo

    Ferrières en Brie, Le comte de Monte Christo

    Le château de Ferrières   a été choisi pour des scènes de tournage du film d'aventure du "Le Comte de Monte Cristo", offrant ainsi une richesse visuelle et historique dans des magnifiques décors .

    Serge
    À l'époque, l'entrée principale du Château se trouvait du côté de jardins.

    En effet, il était coutume d'arriver à cheval depuis Paris ou d'ailleurs, et de débuter les festivités en entrant par le Salon Bleu du Château

    Le salon d'honneur

    Salon honneurDemeure fastueuse par excellence, l’emblème des Rothschild, à savoir les cinq flèches représentant les cinq frères, la devise de la famille “Paix, honnêteté, travail” et les initiales de James de Rothschild sont présents en de nombreux endroits du château. Pour ce qui est du hall d’honneur, les boiseries en chêne, le marbre, la feuille d’or ou le bronze sont tous réalisés avec des matériaux de qualité. Enfin, d’une pièce à l’autre, les portes et les cheminées sont toutes différentes les unes des autres. Pièce maîtresse par excellence, le hall d’honneur est situé au cœur du château. Cet espace de 300 m² est surplombé d’une balustrade qui était destinée aux orchestres et au service tandis que, au 1er étage, se trouve un ensemble de salons de réception puis 30 suites à l’étage supérieur. C’est dans ce hall d’honneur que se déroulaient toutes les grandes fêtes

    Le salon bleu, totalement transformé pour le tournage du film!

    Salon b
    Pour en savoir plus..

    C’est à Ferrières, durant le siège de Paris, en pleine guerre franco-allemande de 1870, que se déroula les 19 et 20 septembre 1870, la célèbre entrevue entre Otto von Bismarck et Jules Favre, ministre des Affaires étrangères de la toute jeune Troisième République. Si le contenu de cette entrevue est resté secret, c’est lors de cet échange que Bismarck exigea la cession de l’Alsace et la Lorraine comme condition de paix.

    Si le château de Ferrières  a été choisi pour ses magnifiques extérieurs, la cathédrale de Meaux a servi de salle de répétition, ajoutant une touche majestueuse. Le château de Dampont dans le Val-d’Oise a fourni un décor intimiste pour l'une des chambres. On retrouve également le cadre caractéristique de l'hôtel de la Païva sur les Champs-Élysées. Enfin, le Palais Brongniart, connu comme la Bourse de Paris, a été transformé pour représenter le somptueux salon du comte. Chaque site contribue à l'atmosphère unique du film.

    La buanderie

    ELL2E LIONS

    En contournant le château de Ferrières et son immense parc, on se trouve sur l'allée des lions, bordée de 96 spectaculaires séquoias géants. On peut admirer l’ancienne buanderie du château, construite en 1840, bâtisse d’inspiration anglaise  désormais classée au titre des Monuments historiques.

  • Frédéric Levé, 3 juillet 1877 – 27 mai 1968

    Frédéric Levé, 3 juillet 1877 – 27 mai 1968

    Il y a tout juste 56 ans, le 27 mai 1968, décédait Frédéric Levé à l'hôpital Sainte Camille de Bry-sur-Marne. Très affecté par la mort de sa femme en 1961, il avait quitté sa maison de la rue des écoles (rebaptisée rue Charles de Gaulle en 1970) à Montjay-la-Tour sur la commune de Villevaudé pour résider dans une maison de retraite de Bry.

    17861592_1313239612099675_4341210720349709491_nMontjay-la-Tour, Maison de Frédéric Levé peinte par lui-même. Huile sur bois (Collection privée)

    En 2006, le Comité d'Initiative de Villevaudé Festivil lui consacrait une exposition dans le cadre d'un projet sur "les peintres témoins de notre commune".

    LEV24Un livret très documenté retraçant cette "rétrospective unique de l’œuvre de Levé", édité par le CIV est consultable en bibliothèque. Remerciements à Claude Petit et son équipe pour ce témoignage.

    Sa vie son oeuvre, témoignage de Claude Petit. 

    "Frédéric Levé participa à la vie de la commune de Villevaudé, fut élu au conseil municipal, nommé par ses collègues adjoint au Maire de Villevaudé.

    A travers cette exposition il s'agissait de rendre hommage à ce peintre qui habitait Montjay la tour et qui participa activement à l’Union des Artistes de Lagny sur marne.

    Levé rue pertits présRue des Petits Prés, hameau de Bordeaux à Villevaudé, Huile

    Levé GermignyGermigny

    Levé 00

    Levé
    Inscrite dans le mouvement post-impressionniste, sa peinture témoigne de scènes réalistes de la vie de tous les jours, montre des paysages de notre village et des villages avoisinants. Frédéric Levé fleurit ses toiles de bouquet de fleurs et cisèle des gravures très finement colorées.

    Levé Riou

    Sa facture est souple et douce à l’image de son caractère plein d’humilité de simplicité et de sensibilité, même si sur la fin de sa vie les difficultés ne l’épargnent pas.

    LEVE1
    La municipalité détient un grand tableau représentant un « bureau de vote », (1908) scène illustrant une période mouvementée de la troisième république, ou les personnages sont bien campés et montrent de par leurs attitudes, soit leur appartenance à une corporation ou soit à une origine sociale. Ce scrutin a vraisemblablement dû se dérouler dans une atmosphère passionnée. Rappelons que les femmes n’ont pas encore obtenu le droit de vote, elles sont donc absentes de ce «  bureau de vote », même si les suffragettes manifestent dehors.

    Levé3Plusieurs générations d’écoliers de Villevaudé se sont succédé avec ce tableau en fond de classe, leur rappelant par sa symbolique, le droit de s’exprimer démocratiquement qui, par chance, figure dans nos institutions.

    Frédéric Levé est cité en tant que membre bienfaiteur de notre commune (voir la plaque en mairie portant son nom).

    Malheureusement sa notoriété n’a pas atteint la dimension de son talent et du travail qu’il a produit." Claude Petit

     

    Le jardin de Montjay la Tour a conservé le charme de sa roseraie et  de ses buis centenaires .

    IMG_2350 - Copie

     

    Montjay juin

    Montjay printemps

    Montjay janvier

    IMG_9613 - Copie

    P1100358 - Copie Frédéric Levé repose au cimetière de Villevaudé, du côté du monument aux morts.

  • Diên Biên Phu

    Diên Biên Phu

    7 mai 1954 

    Dernière grande bataille de la guerre d'Indochine (1946-1954)

    Galard1

    La plus longue et la plus meurtrière bataille de l’après Seconde Guerre mondiale.

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    Geneviève de Galard née à Paris le 13 avril 1925 est la célèbre héroïne de Diên Biên Phu, que tout le monde connaît pour l’avoir vue en 2004, dans différentes manifestations commémorant le cinquantième anniversaire de cette bataille. 

    Geneviève de Galard est affectée en Indochine à partir de mai 1953, au cœur de la guerre qui oppose les forces françaises à celles du Việt Minh. Elle vient en appui du service de santé des armées. Stationnée à Hanoï, elle opère des évacuations sanitaires par avion à partir de l’aéroport de Pleiku. Au printemps 1954, elle participe aux évacuations de la bataille de Điện Biên Phu. La plupart d’entre eux sont des blessés de guerrequi exigent des soins lourds pour être sauvés. Parfois, les avions sanitaires doivent se poser alors que l’artillerie ennemie pilonne la piste. Ces opérations d’évacuation sont très dangereuses. Tous les pilotes et militaires qui y ont participé le disent avec gravité.
    Le 27 mars 1954, le C-47 sanitaire de la Croix-Rouge, avec Geneviève de Galard à son bord, tente d’atterrir de nuit . Le poser est trop long et le moteur gauche de l’avion est sérieusement endommagé. Les réparations ne peuvent pas être effectuées sur place. L’avion doit être abandonné et, au lever du jour, l’artillerie ennemie le détruit ainsi que la piste.
    Geneviève de Galard se porte alors volontaire pour servir comme infirmière dans l’hôpital de campagne commandé par le médecin commandant Paul Grauwin. Bien que le personnel médical masculin soit très réservé elle est alors la seule femme dans le camp. On lui procure un semblant d’uniforme.
    Geneviève de Galard fait de son mieux pour apaiser les souffrances de ceux qui sont admis dans cet espace de soins où les conditions sanitaires sont forcément insuffisantes. Elle accompagne ceux qui vont mourir, tente de relever le moral des autres alors que les pertes ne cessent pas d’augmenter. Beaucoup de ceux qui ont bénéficié de ses soins et ont échappé ainsi à la mort l’ont citée en exemple. (Source l'histoire en rafales) 

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    Le 11 mars 2004, la villevaudéenne Geneviève Bossu   nommée chevalier de l’Ordre National du Mérite, est décorée par «sa marraine» et amie Geneviève de Galard

    Lors de la remise des insignes, Geneviève de Galard commence son discours par ces mots : 

    «  Malgré mon âge respectable, vous êtes pour moi une ancienne. Une de ces anciennes que nous admirons, des pionnières qui ont tant fait pour improviser, construire et forger ce que sont devenues les Convoyeuses de l’Air… » 

  • Bernard Pivot (5 mai 1935- 6 mai 2024)

    Bernard Pivot (5 mai 1935- 6 mai 2024)

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    MAIS LA VIE CONTINUE

    BERNARD PIVOT

    LE LIVRE DE POCHE

    "L'habitude des radios de m'appeler à la mort d'un écrivain est si grande que, le jour où je mourrai, elles m'appelleront."

    Ce lundi 6 mai 2024, nous apprenons la mort de Bernard Pivot né le 5 mai 1935.

    Il aura consacré sa vie au service de la littérature..

    Le voici,  accompagné d'André Bourinet de Gilles Lapouge, présentant en direct l’émission littéraire "Ouvrez les guillemets", la semaine de la disparition de Pablo Picasso le 8 avril 1973 

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