Catégorie : 00 A Villevaudé

  • Marché de Noël de l’Atelier Créatif

    Marché de Noël de l’Atelier Créatif

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    La tradition a du bon

    L’Atelier créatif de Villevaudé a organisé, ce week-end, son traditionnel marché de Noël dans la grande salle des Merisiers. « Il s’agit de la 7e édition. 19 exposants ont répondu présent, dont un venu spécialement d’Alsace. Nouveauté cette année, nous avons des spécialités antillaises et une vente de sapins Nordmann à l’extérieur » précise Isabelle Kolifrath, la présidente. Il était possible de se restaurer en dégustant de savoureuses flammekueches (tartes flambées alsaciennes) confectionnées sur place, ainsi que de nombreuses autres spécialités tout aussi alléchantes et délicieuses. Outre les œuvres réalisées par les membres de l’atelier créatif, les stands des exposants proposaient des chocolats fins, vins, gâteaux, mais aussi des bijoux fantaisie, cartes, calendriers de l’avent, peintures, céramiques, décorations de Noël, petits mobiliers en mosaïque et vêtements chauds en laine. Les visiteurs n’ont donc eu que l’embarras du choix pour effectuer, sans aucun gramme de stress, leurs premières emplettes, et ce avant le grand rush des fêtes de fin d’année. S.M

    3Elsa et Mathilde

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    Le samedi de 12h à 18h,  les ateliers de pâtisserie décorative animés par une  intervenante professionnelle ont connu un succès certain: petits et grands ont confectionné  dans la bonne humeur guimauves, chocolats, cakes pop.

    D'autres projets germent déjà pour l'an prochain…

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  • Claye Souilly, Rentrée littéraire

    Claye Souilly, Rentrée littéraire

    A dévorer sans modération

    Vargas

    Rentrée lit 1De g. à droite : Stéphanie Dubois (Claye), Nathanël Morisseau (Claye), Bernadette Ratel (Villeparisis), Marc-Antoine Ully (Dammartin) et Muriel Rivage (Villeparisis).

    La 6e rencontre autour de la rentrée littéraire, samedi 7 novembre, à l’espace André-Malraux, a rassemblé 80 lecteurs, parmi lesquels Séverine Brouet-Huet, adjoint du maire pour la culture. « Comme pour les éditions précédentes, nous avons travaillé avec les médiathèques de Villeparisis, Annet-sur-Marne et Villevaudé. La bonne nouvelle, cette année, c’est que la médiathèque de Dammartin-en-Goële nous a rejoints dans l’aventure. 589 ouvrages sont parus pour cette rentrée 2015. Nous en avons acheté 90 et, ce soir, allons vous présenter 24 titres que nous avons sélectionnés » annonce Stéphanie Dubois.

    Rentrée lit 3Annie Ghysens, présidente de la bibliothèque de la Roseraie à Villevaudé, présente "Il était une ville" de Thomas B. Reverdy

    Rentrée lit 2
    La directrice de la médiathèque de Claye-Souilly a invité le public dans la salle à intervenir afin d’enrichir les échanges. Parmi les titres retenus, les roman de Delphine de Vigan (D’après une histoire vraie) prix Renaudot, Mathias Enard (Boussole) lauréat du Goncourt, Hédi Kaddour (Les prépondérants) prix Jean-Freustié et du roman de l’académie Française, ce dernier ex-æquo avec Boualem Sansal (2084). Parmi les œuvres étrangères, ‘’Délivrances’’, 11e roman de Toni Morrison, écrivaine américaine prix Nobel de littérature 1993, ‘’La quête de Schindler’’, de Thomas Keneally, auteur de ‘’La liste de Schindler’’, le roman qui inspira le film éponyme de Spielberg en 1993. ‘’Péchés capitaux’’, faux roman policier signé Jim Harrison, interroge l’Amérique sur ses démons (violence, sexe, argent) ; et enfin ‘’L’imposteur’’ de Javier Cercas, livre préféré de Stéphanie Dubois, qui relate la mystification d’un porte-parole des survivants espagnols de l’Holocauste, avant qu’il ne soit confondu. 

    Le second volet sur les coup de coeur des bibliothécaires de cette rentrée littéraire aura lieu à la médiathèque Elsa-Triolet, à Villeparisis, vendredi 20 novembre à 20 h 30. Entrée libre, mais inscription souhaitée auprès de la médiathèque (01 60 21 21 60).

  • Villevaudé, Réunion publique

    Le maire fait de la sécurité sa priorité

    Une réunion sur la sécurité s’est tenue, mercredi 4 novembre, avec le commissaire de police de Chelles. L’occasion de faire le point et d’échanger  avec les habitants.

    « Nous gérons 6 communes. Villevaudé est la plus petite. Nous avons deux sources d’information. La première, les plaintes et mains-courantes. C’est déjà un indicateur, mais c’est loin d’être suffisant pour savoir ce qui se passe dans la commune. La seconde, ce sont les réunions organisées chaque semaine avec votre police municipale » précise Cédric Gambaro, commissaire de police de Chelles, devant quelque 70 Villevaudéens réunis salle des Merisiers. 

    Un seul numéro : le 17
    Pour lui, le village enregistre deux formes de délinquance. Des vols et tentatives de vol par effraction (14 depuis avril) et cambriolages nocturnes (2), ainsi que des dégradations de véhicules (20). Le commissaire met en garde contre les vols par fausse qualité (faux policier ou employé) qui se développent et dont les personnes âgées sont les cibles privilégiées. « Les fêtes de fin d’année sont propices aux escrocs qui vont démarcher. Pour nous appeler, un seul numéro : le 17 » insiste Cédric Gambaro, invitant les habitants à signaler à la police tout individu ou fait suspects. 

    SécuritéDe g. à droite, Cyrille Goedert policier municipal, Denis Logghe adjoint au maire pour la sécurité, Pascal Pian, Cédric Gambaro et Isabelle Kolifrath adjointe au commissaire.

    Réhabiliter les droits du piéton
    Nuisances sonores, occupation de terrains privés par les gens du voyage, décharges sauvages, stationnement gênant exaspèrent les villageois. « Pour moi, les trottoirs sont destinés aux piétons, aux personnes à mobilité réduite et aux poussettes. Certains transforment leur garage en salon, or la mairie ne peut se substituer aux habitants pour trouver des parkings. Même si l’on y travaille ensemble, il y a des règles et je veux qu’on les respecte. En partant de la rue des petits prés – où l’on commence la réfection des trottoirs – jusqu’au Poitou, je veux qu’une poussette puisse circuler sans problème » assène le maire, Pascal Pian. En avril 2016, la rue de Lagny sera refaite avec le concours du Conseil départemental. Une réflexion est en cours pour savoir si elle sera limitée à 30 km/h ou bénéficiera de zones de ralentissement ou de parking. Un protocole sera bientôt signé avec la police nationale pour renforcer l’action du dispositif Voisins vigilants, réparti sur 4 secteurs dans la commune et regroupant déjà 47 inscrits. 

    Contrôles répressifs en vue
    En sus des radars pédagogiques à l’entrée du village, la mairie a acquis un cinémomètre en juin et 45 PV pour excès de vitesse ont été dressés par la police municipale depuis janvier. Celle-ci sera dotée d’un 3e agent début 2016. Parallèlement, 10 caméras de surveillance seront installées sur 9 sites jugés sensibles. Enfin, dans le cadre de la sécurité routière en Seine-et-Marne dont les chiffres, à l’instar du pays, sont très mauvais, le commissaire prévient qu’il va lancer une « campagne ultra-répressive », ajoutant « qu’il sera aidé par des effectifs départementaux importants, avec des motards et des voitures-radars banalisées, stationnées sur les trottoirs ». S. Moroy

    Le commissariat de Chelles reçoit, avec ou sans rendez-vous, le mardi de 17 h à 19 h.

    Tél : 01 60 93 20 00.

    Mail : victime-chelles@interieur.gouv.fr.

    Pour une plainte en ligne, uniquement pour les biens (vol, dégradation, escroquerie) : www.pre-plainte-en-ligne.gouv.fr

  • Le vol du Jocond, le coup de maître de Jean-Pierre Bernhardt, enseignant à Thorigny-sur-Marne

    Jocond - CopieL'auteur carnetinois ne s'attendait pas à un accueil aussi enthousiaste.Une séance de dédicaces aura lieu au Louvre, le 19 novembre.

    Léonard de Vinci a peint la Joconde, mais aussi son pendant masculin : le Jocond. Si l’une est au Louvre, où se trouve l’autre ? Autour de ce mystère, Jean-Pierre Bernhardt a construit son deuxième roman, un thriller moderne et haletant qui nous entraîne à Rome, en Suisse, dans le Gers et en Sicile. Publié à 1500 exemplaires, il est sorti le 16 septembre et a connu un très bon démarrage. Entretien avec un instituteur de 61 ans, qui habite depuis plus de 30 ans à Carnetin, enseigne à l’école Gambetta de Thorigny-sur-Marne… et n’a jamais mis les pieds en Italie.

    Pourquoi ce roman ? 
    Tout d’abord, j’ai voulu me prouver que j’étais capable de bien raconter une histoire après mon premier livre, co-écrit en 2006. J’ai donc énormément travaillé le style et la narration. La deuxième chose est de trouver une histoire qui plaise. Etant très attaché aux relations fraternelles – j’ai moi-même un frère et une sœur – je me suis efforcé de traduire la nature de ces relations et les sentiments qu’elles inspirent. Mes quatre personnages, frères et sœurs, vont être embarqués dans une quête parce qu’ils croient à ce qui leur arrive, mais est-ce bien la réalité ? On aime raconter des histoires et on croit les histoires qu’on raconte. C’est tout le problème de la crédulité. Ce thriller m’a pris deux ans et demi et presque autant pour le relire, mais c’était le temps nécessaire pour obtenir une grande fluidité dans la lecture car je suis très exigeant.

    La Joconde comme fil conducteur, ce n’est pas banal
    La version du second tableau du grand maître florentin est certes controversée, mais elle m’a séduit. J’ai eu une chance extraordinaire : mon éditeur est un fan de l’Italie et a particulièrement apprécié ma double fin. Elle amène une réflexion sur le degré de conscience que l’on a autour de soi. ’’Le nom de la rose’’ d’Umberto Eco, avec son ambiance et son histoire de palimpseste, m’avait notamment interpellé et mon intrigue s’est progressivement élaborée.

    Vol jocondLa couverture est très esthétique. Ferez-vous des dédicaces ? 
    Le roman est paru dans la collection « ArtNoir », première et unique collection entièrement dédiée aux thrillers dans le milieu de l’art. Il se caractérise par un très beau papier, extrêmement doux, conçu spécialement pour cette série. Il a aussi une tranche noire, peu courante. Une séance de dédicaces pour la sortie officielle du livre est prévue, jeudi 19 novembre de 19 h à 21 h. Elle se déroulera sous la pyramide du Louvre. Une initiative tout à fait exceptionnelle pour ce grand musée parisien et un petit clin d’œil à la Joconde, son illustre pensionnaire. D’ici la fin de l’année, j’envisage également des dédicaces dans des librairies de Lagny, notamment chez madame Christmann, à qui le roman a beaucoup plu.

    Un autre projet de livre ? 
    Oui et il est même terminé. Il s’adresse aux adolescents. Son titre est « Lou-Ann, la garache. L’histoire d’une petite-fille qui ne voulait pas être loup-garou ». Je viens de l’envoyer à des éditeurs. Il s’agit d’un nouveau défi, mais j’adore. Je ne veux pas être prisonnier d’un genre.
    S. Moroy

    Le vol du Jocond – Cohen & Cohen éditeurs - Broché – 225 pages – ISBN 978-2-36749-025-0 – Prix 20 euros – Facebook Jean-Pierre Bernhardt

  • Bourse aux plantes d’automne, une idée qui porte ses fruits

    Bourse aux plantes d’automne, une idée qui porte ses fruits

    L’association Villevaudé… Demain a organisé sa 3e bourse aux plantes, samedi, avec le concours de la municipalité.

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    Dans le parc de la Roseraie, outre le stand de la serre de Montjay-la-Tour, les visiteurs ont découvert des bulbes de dahlia, rhizomes d’iris, bégonias, fraisiers, groseilliers, géraniums, ainsi que des plantes à bouturer, offerts par les adhérents de l’association.

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    Du miel de Villevaudé, mais aussi des pommes grâce à l’association des croqueurs de pommes Brie-Gâtinais qui étalait une trentaine de variétés anciennes : Akane, Colapuy, Rambour d’automne, Farot, Belle-Joséphine de Brie, Judeline, Hochet (ainsi nommée à cause des pépins qui remuent quand le fruit est mûr), etc. « L’association compte 8000 membres répartis dans 65 sections locales. La nôtre a été créée en 1988 et compte 160 adhérents. La production intensive, imposée par la grande distribution, limite le choix à quelques variétés de fruits. Or, dans nos campagnes seine-et-marnaises, il y a des centaines de pommiers, poiriers et pruniers. C’est une richesse, dont on n’a pas conscience » explique Pascal Papelard, son président.

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    Une benne de 20 m3 de compost venu de Monthyon (SMITOM) était posée à l’entrée du parc. « Le compost est un fertilisant. 10 kg de compost valent 100 kg de fumier. Si au printemps, on l’utilise comme engrais organique ; à l’automne, on l’utilisera plutôt pour amender la terre » précise Jérôme Papegaye, ambassadeur de tri à l’agglo Plaines et Monts de France. Il proposait également un composteur gratuit, moyennant une petite formation dispensée ultérieurement.

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    L’aménagement d’un hôtel à insectes a connu un vif succès auprès des enfants. « C’est un habitat destiné aux insectes, comme les coccinelle, perce-oreille, syrphe, carabe, abeille solitaire, pour qu’ils puissent passer l’hiver au chaud, dans des petits endroits où ils seront protégés des prédateurs. J’ai construit la maison, maintenant vous allez y mettre tous les meubles : briques, parpaings, pommes de pins, paille, morceaux de bambous… Autant d’abris pour les futurs pensionnaires » a expliqué Gilbert Mazoyer. C’était son 2e hôtel à insectes et sa construction lui a pris une semaine de travail. Durant la dernière semaine de novembre, l’association Villevaudé… Demain participera à la semaine europ
    éenne de la réduction des déchets.

  • Villevaudé, Bikers au grand cœur

    Villevaudé, Bikers au grand cœur

    Le baptême moto du Petit Bordeaux est en passe de devenir une tradition. Pour la bonne cause. La 2e édition, organisée par HD Le Plaisir France-Arizona, club de bikers de Brie-Comte-Robert, en partenariat avec le café-brasserie Le petit-Bordeaux, a pris de l’ampleur au vu de la fréquentation, des stands et des animations (démonstrations danses country du club Linin’America de Pomponne, musique rock avec The Crazy Dogs, etc.) sur la place du petit-Bordeaux.

    Petit bordeaux1Démonstration de danses country du club Linin' America (Pomponne)

    Mais ce sont surtout les baptêmes moto qui ont connu le plus de succès auprès d’un public de tout âge, réunissant, comme l’an dernier, des clubs de bikers solidaires (Loners de Lagny, Templiers de Melun), ainsi que des motards individuels venus de partout. L’association A la recherche des autos perdues, de Guermantes, s’était également jointe à l’opération caritative.

    Petit bordeauxVenue de Noisiel, Romane, 10 ans, ravie de prendre le départ sur la Harley 1340 cm3 de Vincent, membre de HD Le Plaisir France-Arizona.

    « Nous finissons de collecter des fonds pour Ewen, atteint du syndrome de Lesch-Nyhan, et débutons une nouvelle action en faveur de Sacha. C’est un petit garçon de 4 ans et demi qui souffre également d’une maladie génétique rare. Elle l’empêche, pour l’instant, de parler et de marcher » explique Jeff, président-fondateur du club de bikers bricomtois. Les parents de Sacha ont découvert une thérapie en Espagne qui peut l’aider à acquérir plus d’autonomie (méthode Essentis). Afin de collecter les fonds nécessaires à ses soins, ils ont fondé une association en décembre 2014, dont le siège est à St-Thibault. « Nous mettons notre passion au service des enfants malades ou handicapés en organisant des manifestations comme celle-ci. C’est le but de notre association depuis sa création, en 2005 » poursuit Jeff. SM

    www.pasapasavecsacha.com

  • Villevaudé – Une vie, un destin – vendue à 12 ans à des Romanichels

    Villevaudé – Une vie, un destin – vendue à 12 ans à des Romanichels

    Mauricette aujourd'hui
    Le 18 août, Mauricette Chappuy a eu 77 ans. Sa vie fait penser à un roman de Zola ou de Victor Hugo. Après une séparation conjugale, son père, mineur, quitte les Vosges avec ses deux enfants pour la Belgique où il se met en ménage avec une Flamande. Commence alors un véritable calvaire pour la fillette. « Ma belle-mère était une marâtre. Elle m’en voulait parce que je ressemblais à ma mère. J’étais son souffre-douleur et les coups pleuvaient pour un rien. J’endossais les bêtises de mon frère Claude, plus jeune d’un an, pour ne pas qu’il soit battu. Je ne me rebiffais jamais. Comme il y avait 6 bouches à nourrir, 4 filles et 2 garçons, elle m’a vendue à des Romanichels qui passaient dans la région pour se débarrasser de moi. C’était juste après ma communion, j’avais 12 ans » soupire la petite femme, encore très alerte pour son âge.

    Funambule sur le Niagara
    La troupe de saltimbanques part en tournée dans l’est de la France, avant de prendre le bateau pour le Canada. Par deux fois, sous les yeux d’un public éberlué et retenant son souffle, Mauricette traverse les chutes du Niagara sur un fil tendu 50 m au-dessus de l’eau. « Gilbert, mon patron, m’a donné des espadrilles, mis de la résine sous les semelles, collé un balancier dans les mains et m’a dit ‘’Vas-y !’’. Même sans filet, je n’avais pas peur ». La seule photo immortalisant cet exploit a été confiée, mais hélas jamais restituée. En plus de ses acrobaties, Mauricette a un numéro avec un boa autour du cou qui la répugne. La petite troupe revient en France et s’installe à Paris, porte de la Villette.
    Mauricette 22ans

    La vie de Cosette 
    Son quotidien ressemble alors à celui de la petite héroïne de Victor Hugo, sauf qu’ici Jean Valjean est aux abonnés absents. Henri et Yvonne Mahieu, un couple de forains, prennent pitié d’elle quand, un soir, elle frappe à la porte de leur caravane, maigre, pieds nus et en haillons, pour réclamer un cachet d’aspirine afin de calmer son mal de dents. « Ils ont été très gentils avec moi et sont allés discuter avec Gilbert. On peut dire qu’ils m’ont sauvé la vie. J’ai travaillé avec eux pendant 10 ans, en tenant un manège ». A 24 ans, Mauricette se marie et donne naissance à deux garçons, Henri et Didier. Les infidélités de son époux l’obligent à divorcer au bout de 7 ans. Elle s’inscrit à la mairie du 17e arrondissement qui lui trouve un emploi dans une cantine scolaire. Par la suite, elle emménage avec ses deux enfants à Boissy-Saint-Léger (94) où elle rencontrera, en 1975, Michel Chapon, son compagnon depuis.

    Elle pardonne à sa belle-mère 
    En 1989, son fils Henri se retrouve paralysé à 26 ans après un accident de moto dans le bois de Brou-sur-Chantereine. Mauricette s’installe à Villevaudé, dans le petit abri du jardin parternel qu’elle agrandit, pour être près de lui. Mais Henri meurt d’asphyxie 10 ans plus tard. En 2006, elle perdra un de ses deux petits-fils, Vincent, âgé de 22 ans, dans un accident de voiture. « Une fois de plus, c’est la foi qui m’a sauvée. Sans elle, je serais morte de chagrin depuis longtemps. J’ai beaucoup trop souffert pour avoir peur aujourd’hui de la mort ».

    GG2 (2)Entourée de Georges Verger et Guy Gilbert, au Pin

    Grand écartAu repas des seniors à Villevaudé, avec Liliane Blanadet…

    Repas des anciens4 - Copie

    La Villevaudéenne aime les bêtes. Chez elle, c’est l’arche de Noé : 30 colombes, 5 chats, 3 chiens, 3 oies, des lapins, poules, pigeons, cailles, perdrix… Elle aime aussi son prochain. « Ma belle-mère m’a demandé pardon sur son lit de mort. Je lui ai donné car j’aime tout le monde. Il n’y a ni rancune ni vengeance chez moi ». Si Mauricette a accepté de raconter sa terrible histoire, c’est parce que tous les protagonistes ont disparu. Avant, il était hors de question pour elle qu’ils soient inquiétés. S.Moroy

  • Attention à la pyrale du buis !

    Attention à la pyrale du buis !

    Pyrale
    Importée dans des végétaux venus de Chine vers 2008, la pyrale du buis n’a pas de prédateur en Europe. Or le phénomène s’étend progressivement, après avoir ravagé, en mars, les superbes allées de buis du château de Vaux-le-Vicomte.

    Le cycle chenille-cocon-papillon-œuf se produit trois fois par an, entre le printemps et l’automne. Les débuts de l’infestation sont discrets et l’on s’aperçoit des dégâts quand il est déjà trop tard. « Après l’éclosion des œufs, les chenilles, vertes à points noirs, sont insatiables et mangent les feuilles du buis. Elles sont difficiles à repérer car elles se confondent avec le feuillage. Elles laissent derrière elles des traces ressemblant à des toiles d’araignée, ce qui est trompeur. Il faut tout de même traiter car le buis n’est pas mort et on peut espérer que les bourgeons de réserve sortiront, permettant ainsi à l’arbuste de redémarrer » explique Baptiste Godefroy, un habitant de Montjay-la-Tour. Si les buis ne sont pas trop nombreux, on peut enlever les chenilles à la main (elles ne sont pas urticantes) ou secouer l’arbuste afin de les faire tomber dans un sac disposé à terre. Mais pour essayer de venir à bout du ravageur, Baptiste a dû pulvériser 50 litres de BT (Bacille de Thuringe), un produit biologique disponible dans les jardineries qui paralyse la chenille, et recommencer obligatoirement le traitement 7 jours après, toujours par temps sec. 
    Alerter le voisinage 
    Si vous résidez dans une zone sensible, il est indispensable d’inspecter vos arbustes pour détecter une éventuelle infestation le plus tôt possible. Vous pouvez compléter cette surveillance en plaçant, avant la première ponte du début du printemps, un piège à phéromone, très efficace, qui capturera uniquement les papillons mâles, ralentissant ainsi nettement la reproduction. De même, vous pouvez utiliser un filet anti-insectes pour protéger vos buis  non encore contaminés. En période de beau temps, on peut passer les buis au jet d’eau. L’opération endommage les chenilles, les œufs et les nymphes, limitant ainsi le recours aux pesticides. Si l’une de vos plantations est touchée, ou en cas de capture d’un papillon dans un piège, il est important d’en informer le voisinage car des actions collectives de surveillance et de traitement s’imposent pour empêcher la prolifération de la pyrale du buis. S. Moroy

  • Villevaudé, Drame de la libération

    Villevaudé, Drame de la libération

    Stele1

    Stele2
    Samedi 26 août 1944, Pierre Simon et Pierre Marcassoli, deux jeunes résistants de Clichy-sous-Bois, étaient sommairement fusillés en bordure de la D34, entre Villevaudé et Claye-Souilly, par les Allemands qui battaient en retraite devant les Alliés. Samedi 29 août 2015 après-midi, une trentaine de Clichois sont venus en car pour honorer la mémoire de leurs deux martyrs de la Libération, une cérémonie qui se perpétue depuis 2004. Après le dépôt des gerbes du comité d’entente des anciens combattants de Clichy-sous-Bois, puis celles des communes de Villevaudé et Clichy-sous-Bois, élus, anciens combattants et participants se sont recueillis devant la petite stèle de marbre érigée sur le lieu même de l’exécution. La sonnerie aux Morts et la Marseillaise ont clôturé cette poignante cérémonie. S. Moroy

  • Marion et Sophie partent au Togo aider les plus démunis

    Marion et Sophie partent au Togo aider les plus démunis

    VILLEVAUDÉ –  Vacances solidaires

    Marion sophie - CopieMarion et Sophie préparent leur projet depuis 6 mois. Ici, lors de la brocante de Villevaudé, en juin.

    Sophie Villois réside à Bois-Fleuri (Claye-Souilly) et Marion Juin à Villevaudé. Amies depuis la maternelle, elles sont âgées de 20 ans et ont décidé d’entreprendre un voyage humanitaire. Elles se sont envolées de Roissy, vendredi 10 juillet, pour Lomé, la capitale du Togo, un petit état africain situé sur la côte occidentale, entre le Ghana, le Bénin et le Burkina-Faso. Marion entreprend un BTS de Design produits et Sophie est en deuxième année d’école d’infirmière à Meaux. « Nous n’y allons pas pour faire du tourisme, mais pour donner du temps aux autres » insiste Sophie. Leur choix s’est porté sur Horizon Nouveau-Togo, association dont le but est d’aider les populations les plus déshéritées et qui mène aussi des actions pour l’environnement. « J’ai connu cette association grâce à une étudiante infirmière qui y est allée deux fois. C’est fiable et sérieux » ajoute Sophie. « Le lieu de la mission est à Kpalimé, à 120 km de la capitale. Nous y resterons jusqu’au 8 août, soit un mois. Une fois là-bas, nous choisirons nos missions, notamment des interventions à l’hôpital, à l’orphelinat, du soutien scolaire, de la rénovation de bâtiments, car les besoins sont différents » complète Marion, qui a été aussitôt emballée par le projet de son amie. 

    La fibre humanitaire
    De par sa formation, Sophie se sent plus attirée par les missions médicales. « Quand je serai infirmière, je pense m’orienter vers l’humanitaire et j’espère que cette expérience confirmera mes projets ». Les deux jeunes filles murissent leur projet depuis six mois. Et pas question de partir l’une sans l’autre. Pas plus que d’arriver au Togo les mains vides. Elles ont récolté des vêtements, fournitures scolaires et du petit matériel médical. Lors de la brocante de Villevaudé, en juin, avec le produit de leurs ventes et les dons, elles ont aussi amassé la coquette somme de 191 euros. « Nous demanderons au directeur de l’association où cette somme sera le plus utile : achat de manuels scolaires, financement d’un ordinateur… ».

    Les deux étudiantes sont conscientes que cette mission va leur apporter beaucoup en termes d’expérience, mais aussi de maturité. « Je sais que l’on ne va pas sauver le monde, mais on veut aider à notre échelle » avoue Sophie. « On va en apprendre beaucoup et ils vont nous en apprendre aussi beaucoup sur nous. C’est un vrai échange, une belle aventure » conclut Marion.

    S. Moroy

    www.horizonnouveau-tg.fr.gd