Jean-Sébastien Baye est un peintre clayois de 37 ans. Dans son atelier de Bois Fleuri, il exprime sa quête de sérénité dans une peinture moderne et abstraite qu’il définit comme une « peinture du ressenti, du cœur et de l’âme ».
Rencontre…
Après des études supérieures d’arts appliqués, Jean-Sébastien Baye entre en décembre 1998 au musée du Louvre dont les collections sur l’Antiquité et la peinture française le fascinent tout autant qu’elles nourrissent sa propre démarche artistique. Il y fait la rencontre d’une étudiante chinoise des Beaux-arts de Paris qui deviendra son épouse. Un voyage en Chine en 2002 le conforte dans ce qu’il pressentait déjà : un besoin impérieux de sérénité. Dès lors, il n’aura de cesse d’expérimenter différents styles et techniques afin de tendre vers cette « nécessité intérieure » comme se plaisait à la définir Kandinsky. A la faveur d’un voyage à Shanghai en 2004, il réalise ses premières toiles dans un style abstrait et approfondit ses connaissances sur le milieu artistique contemporain chinois. De retour en France, il reprend son travail au Louvre et aborde parallèlement son thème qu’il nomme « A(bs)traction » et dans lequel « la couleur se suffit à elle-même puisqu’elle est magnétique ». Habité par une vocation (et non une passion), le peintre se considère plus comme « artisan » que comme un « artiste ». Ses œuvres exposées en décembre 2006 à la 12e Foire International d’Art Contemporain de Canton lui valent d’être reconnu et de figurer dans différentes galeries chinoises.
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La concordance des sens
La couleur est traductrice des émotions de l’âme. Elle peut aussi bien évoquer la fureur que la quiétude… toute la dualité de l’être humain. « Je travaille avec la concordance des sens, c’est-à-dire les liens qui unissent les cinq sens. Une couleur possède ainsi un parfum, un goût, un son, un toucher particulier et, bien sûr, un esthétisme visuel qui lui est propre. J’utilise aussi beaucoup le symbolisme et la chromothérapie ». Chez Jean-Sébastien Baye, vive ou nuancée, s’étalant sur des toiles de un mètre sur un mètre (le « format parfait » selon lui) avec des médiums comme l’acrylique, les pigments, les matériaux (chanvre, sable, thé, café, curry, sable, etc.), la couleur transcende sa sensibilité et révèle son identité intérieure : celle d’un pacifiste inspiré et déterminé.
Un militant de la Paix
Début 2007 son travail sur « A(bs)traction » prend une tournure de plus en plus spirituelle. L’artiste est en recherche perpétuelle de Paix. La paix intérieure, bien sûr, celle nécessaire à notre équilibre, mais aussi la Paix universelle, celle vers laquelle tout homme doit tendre… Sa peinture devient messianique, délivrant un appel à la Paix en trois langues (arabe, hébraïque et latine) gravé au cœur même de ses toiles. « Le fossé entre chrétiens, juifs et musulmans ne cesse de se creuser. De part ma conviction chrétienne, le conflit en Palestine me touche beaucoup. J’ai donc choisi de mettre en valeur ces trois écritures qui se ressemblent et doivent coexister car nous n’avons pas d’autre choix que de nous aimer ».
« Rejoindre la couleur pure, le céleste »
La naissance de sa fille en avril 2007 lui apporte une période de repos dont sa peinture va bénéficier sous forme de renaissance et d’apaisement. Depuis cet heureux évènement, Jean-Sébastien Baye est retourné en Chine pour exposer à Canton, a effectué un voyage au Maroc sur les pas d’Eugène Delacroix qu’il admire, et participé à plusieurs salons en région parisienne. « A(bs)traction » a été exposé à Meaux en mai 2009 (Eclats d’Arts) et à Claye-Souilly en octobre 2009 (salle Planète Oxygène). Aujourd’hui le peintre cherche un galeriste sur Paris ou dans la région et envisage de « varier la subtilité des couleurs afin de faire évoluer son style ». A l’instar de Rothko ou d’Olivier Debré, il tend vers la simplicité des formes et la pureté des couleurs apanage du Divin. Sa peinture n’a donc pas fini de rayonner. « La paix est le seul combat qui vaille d’être mené » disait Albert Camus.
Légende des photos:
« La couleur c’est aussi un voyage au cœur de l’Orient et de ses mystères, tout autant qu’un voyage intérieur »
Jean-Sébastien Baye devant l’une de ses œuvres intitulée « Palestine »
Un message de Paix gravé en 3 langues au cœur de ses toiles
S. Moroy


Une pièce dans la pièce avec un indicible parfum d’Hercule Poirot et de Cluedo, agrémentée d’un brin d’interactivité avec le public qui lui confère toute son originalité et sa saveur. Le public s’est d’ailleurs visiblement délecté et n’a pas ménagé ses applaudissements. Dix personnages auront occupé la scène pendant quatre-vingt-dix minutes sous la houlette de la metteuse en scène Nathalie Lovighi. Une prestation sans faute qui atteste de la complicité réelle et de l’entente parfaite entre les membres de cette petite troupe amateur, dont certains d’entre eux ont déjà un talent confirmé. Tous ces comédiens font partie de la Compagnie de la Dandinière, association loi 1901 créée il y a maintenant neuf ans du nom de la célèbre pièce de Molière (George Dandin). Précisons également que cette compagnie propose des cours de théâtre sous forme d’ateliers pour tous les âges et qu’il en existe un à Messy (ouvert le mercredi à 21h pour les adultes). Après cette représentation et le succès de cette même pièce enregistré le 13 novembre à Moussy-le-Vieux, la petite troupe se reproduira à Thieux le samedi 20 février 2010. Nul doute que le coupable sera à nouveau dans la salle. Pour faire frissonner le public de plaisir.





On a tellement écrit sur Tati (1907-1982) et son œuvre – courte mais exceptionnelle – qu’on a l’impression de bien le connaître. Un peu comme Chaplin en quelque sorte. Cependant il faut bien souvent s’immiscer dans leur univers pour bénéficier d’une cure de rafraîchissement bienfaisante. Tati, c’est en effet un monde joyeux et coloré (même si ses deux premiers longs métrages sont en noir et blanc). Un parfum tenace d’insouciance, mâtiné de gaieté puérile, conforte sa modernité intemporelle en même temps que sa patte inégalée. Mais n’allez pas croire que tout n’était que facilité chez Tati. Bien au contraire, l’homme était un perfectionniste invétéré (ce qui lui valut le surnom de « tatillon » sur le tournage de Playtime) et un véritable bourreau de travail. Le 3 octobre 2009 Tati aurait eu 102 ans et c’est une excellente initiative que de lui rendre hommage à la Cinémathèque française et d’ensoleiller, grâce à sa poésie, un début de printemps jusqu’alors plutôt morose. En cette belle journée du 17 avril, on ne fait pas la queue pour visiter l’expo. Le ticket d’entrée (10 €) vous donne aussi le droit de voir l’expo Méliès (au 7e étage) ainsi que le musée de la Cinémathèque française (au 2e). Au 5e étage, lieu de l’expo Tati, se dressent sur un manège rotatif le vélo du facteur de Jour de fête et un cheval bleu cobalt statufié. Face à lui la superbe affiche du même film signée Jean Jacquelin (lithographie 161 x 242 cm). Dans ce décor épuré unissant l’architecture d’après-guerre au design avant-gardiste (certains diront « kitsch ») des seventies le ton est donné, confirmé par une signalétique printanière où le vert et le jaune prédominent. C’est donc avec plaisir que l’on répond à l’invitation de cheminer dans ce parcours ludique et bucolique s’étendant sur une surface de 650 m², illustré de courtes projections thématiques et de scènes de films coupées. Penchons-nous sur l’arbre généalogique des Tatischeff, les lettres, dessins et carnets griffonnés du maître, témoins immuables de toute une vie dédiée à une passion et au travail pour concrétiser cette même passion : « Le rire que je préconise, c’est celui qui naît de l’observation des choses de la vie ». Plus qu’un aveu, une thérapie par le rire proposée à ses semblables.
Tativille
Mister Hulot







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