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  • Jean Sébastien Baye, un peintre en quête de Paix

    Jean Sébastien Baye, un peintre en quête de Paix

     

    Baye 3Jean-Sébastien Baye est un peintre clayois de 37 ans. Dans son atelier de Bois Fleuri, il exprime sa quête de sérénité dans une peinture moderne et abstraite qu’il définit comme une « peinture du ressenti, du cœur et de l’âme ».

    Rencontre…

    Après des études supérieures d’arts appliqués, Jean-Sébastien Baye entre en décembre 1998 au musée du Louvre dont les collections sur l’Antiquité et la peinture française le fascinent tout autant qu’elles nourrissent sa propre démarche artistique. Il y fait la rencontre d’une étudiante chinoise des Beaux-arts de Paris qui deviendra son épouse. Un voyage en Chine en 2002 le conforte dans ce qu’il pressentait déjà : un besoin impérieux de sérénité. Dès lors, il n’aura de cesse d’expérimenter différents styles et techniques afin de tendre vers cette « nécessité intérieure » comme se plaisait à la définir Kandinsky. A la faveur d’un voyage à Shanghai en 2004, il réalise ses premières toiles dans un style abstrait et approfondit ses connaissances sur le milieu artistique contemporain chinois. De retour en France, il reprend son travail au Louvre et aborde parallèlement son thème qu’il nomme « A(bs)traction » et dans lequel « la couleur se suffit à elle-même puisqu’elle est magnétique ». Habité par une vocation (et non une passion), le peintre se considère plus comme « artisan » que comme un « artiste ». Ses œuvres exposées en décembre 2006 à la 12e Foire International d’Art Contemporain de Canton lui valent d’être reconnu et de figurer dans différentes galeries chinoises.

    Pour consulter le site de Jean Sébastien Baye, cliquez sur ce lien

    La concordance des sens

    Baye 2 La couleur est traductrice des émotions de l’âme. Elle peut aussi bien évoquer la fureur que la quiétude… toute la dualité de l’être humain. « Je travaille avec la concordance des sens, c’est-à-dire les liens qui unissent les cinq sens. Une couleur possède ainsi un parfum, un goût, un son, un toucher particulier et, bien sûr, un esthétisme visuel qui lui est propre. J’utilise aussi beaucoup le symbolisme et la chromothérapie ». Chez Jean-Sébastien Baye, vive ou nuancée, s’étalant sur des toiles de un mètre sur un mètre (le « format parfait » selon lui) avec des médiums comme l’acrylique, les pigments, les matériaux (chanvre, sable, thé, café, curry, sable, etc.), la couleur transcende sa sensibilité et révèle son identité intérieure : celle d’un pacifiste inspiré et déterminé.

    Un militant de la Paix

    Début 2007 son travail sur « A(bs)traction » prend une tournure de plus en plus spirituelle. L’artiste est en recherche perpétuelle de Paix. La paix intérieure, bien sûr, celle nécessaire à notre équilibre, mais aussi la Paix universelle, celle vers laquelle tout homme doit tendre… Sa peinture devient messianique, délivrant un appel à la Paix en trois langues (arabe, hébraïque et latine) gravé au cœur même de ses toiles. « Le fossé entre chrétiens, juifs et musulmans ne cesse de se creuser. De part ma conviction chrétienne, le conflit en Palestine me touche beaucoup. J’ai donc choisi de mettre en valeur ces trois écritures qui se ressemblent et doivent coexister car nous n’avons pas d’autre choix que de nous aimer ».

    « Rejoindre la couleur pure, le céleste »

    Baye 1 La naissance de sa fille  en avril 2007 lui apporte une période de repos dont sa peinture va bénéficier sous forme de renaissance et d’apaisement. Depuis cet heureux évènement, Jean-Sébastien Baye est retourné en Chine pour exposer à Canton, a effectué un voyage au Maroc sur les pas d’Eugène Delacroix qu’il admire, et participé à plusieurs salons en région parisienne. « A(bs)traction » a été exposé à Meaux en mai 2009 (Eclats d’Arts) et à Claye-Souilly en octobre 2009 (salle Planète Oxygène). Aujourd’hui le peintre cherche un galeriste sur Paris ou dans la région et envisage de « varier la subtilité des couleurs afin de faire évoluer son style ». A l’instar de Rothko ou d’Olivier Debré, il tend vers la simplicité des formes et la pureté des couleurs apanage du  Divin. Sa peinture n’a donc pas fini de rayonner. « La paix est le seul combat qui vaille d’être mené » disait Albert Camus.

    Légende des photos:

    «  La couleur c’est aussi un voyage au cœur de l’Orient et de ses mystères, tout autant qu’un voyage intérieur »

    Jean-Sébastien Baye devant l’une de ses œuvres intitulée « Palestine »

    Un message de Paix gravé en 3 langues au cœur de ses toiles

    S. Moroy

  • Le Pin, 13 février 2010: Jean Claude Blahat chante Brassens

    Le Pin, 13 février 2010: Jean Claude Blahat chante Brassens

    Jean Claude Blahat Le 13 février 2010 à 20h30,

    Salle polyvalente, LE PIN

    Réservation spectacle au 06 87 49 18 00

    Jean Claude Blahat a 23 ans, en 1967, lorsqu'il fait connaissance de Georges Brassens dans sa loge de l'Olympia grâce à Boby Lapointe dont il est à l'époque le pianiste.Une amitié s'installe alors dont témoignent ces deux heures de récital.

    Depuis1999 qu'il perpétue le répertoire, Jean Claude Blahat est un chanteur à part dans le paysage "brassenien". Accompagné par Alix Merckx à la contrebasse, il feuillette le grand livre du poète avec des incontournables "les copains d'abord", "les bancs publics", "Brave Margot", "les passantes", Quatre-vingt-quinze fois sur cent", Auprès de mon arbre", "Dans l'eau de la claire fontaine", et des inédits qu'il a mis en musique, "le fidèle absolu", "Je bivouaque au pays de Cocagne","L'inestimable sceau","Les croque-morts améliorés".

    Avec Jean Claude Blahat, on ne va pas à un concert: on va à la rencontre du plus respectueux des interprètes du Maître. Isabelle Crochard

    Photo, laurent Prouteau

  • Théâtre à Charny: Le coupable est dans la salle

    Théâtre à Charny: Le coupable est dans la salle

    Affiche charny Lors du Marché de Noël de l'Atelier Créatif au Mille Club, on a pu voir l'affiche sur le stand d'une exposante et aussi comédienne de La Compagnie de la Dandinière.

    Le coupable est dans la salle 

    Dimanche 6 décembre à 15h30, sur l’initiative du Comité des Fêtes de Charny, 150 spectateurs sont venus assister à la salle polyvalente à la représentation d’une pièce d’Yvon Taburet, un auteur contemporain qui écrit des pièces de divertissement depuis une quinzaine d’année. « Le coupable est dans la salle » est une comédie réjouissante en deux actes qui démarre comme un vaudeville classique (sempiternelle trilogie de l’épouse, du mari et de l’amant) mais dérive très vite vers une intrigue policière. Car, cette fois, à la grande surprise du public, l’amant est retrouvé mort dans le placard où il s’était caché à l’arrivée du mari. Y a-t-il un médecin dans la salle ? Oui ! Quelqu’un se précipite sur scène. Il constate que ce n’est pas un accident mais un meurtre. Panique sur le plateau. Faut-il faire évacuer la salle ? La metteuse en scène s’y oppose formellement : après tout, c’est une bonne pub pour la popularité de sa pièce. La police arrive et mène aussitôt l’enquête. Des comédiens à la metteuse en scène, en passant par la maquilleuse et le vigile, tout le monde sera considéré comme suspect par l’inspecteur et son inséparable adjoint gaffeur, l’agent Barbier. Une seule certitude au sein de cette joyeuse effervescence : le coupable est bel et bien dans la salle.

    Thé Charny Une pièce dans la pièce avec un indicible parfum d’Hercule Poirot et de Cluedo, agrémentée d’un brin d’interactivité avec le public qui lui confère toute son originalité et sa saveur. Le public s’est d’ailleurs visiblement délecté et  n’a pas ménagé ses applaudissements. Dix personnages auront occupé la scène pendant quatre-vingt-dix minutes sous la houlette de la metteuse en scène Nathalie Lovighi. Une prestation sans faute qui atteste de la complicité réelle et de l’entente parfaite entre les membres de cette petite troupe amateur, dont certains d’entre eux ont déjà un talent confirmé. Tous ces comédiens font partie de la Compagnie de la Dandinière, association loi 1901 créée il y a maintenant neuf ans du nom de la célèbre pièce de Molière (George Dandin). Précisons également que cette compagnie propose des cours de théâtre sous forme d’ateliers pour tous les âges et qu’il en existe un à Messy (ouvert le mercredi à 21h pour les adultes). Après cette représentation et le succès de cette même pièce enregistré le 13 novembre à Moussy-le-Vieux, la petite troupe se reproduira à Thieux le samedi 20 février 2010. Nul doute que le coupable sera à nouveau dans la salle. Pour faire frissonner le public de plaisir.

    S M

  • Bardot, les années d’insouciance

    Bardot, les années d’insouciance

    Bardot expo Exposition

    Bardot, la belle insouciante

    B.B star mondiale avec son déhanchement sensuel, sa frimousse ingénue, sa choucroute blonde et ses robes roses à petits carreaux Vichy… Inoubliable femme-enfant. A l’occasion du 75e anniversaire de notre icône nationale, la ville de Boulogne-Billancourt (connue aussi, outre ses usines Renault, pour ses studios de cinéma créés en 1942) accueille depuis le 29 septembre une exposition sur 1000 m² qui lui est entièrement consacrée. Grâce à des photos, archives, affiches, extraits de films, le mythe Bardot apparaît pour une fois au grand jour et dans toute sa splendeur avec, bien sûr, ses innombrables satellites : de Vadim à Saint-Tropez, en passant par Gainsbourg et Harley Davidson. Et bon sang, qu’est-ce qu’elle dansait bien !

    1 m 68, pointure 37, tour de poitrine 91, tour de taille 51, tour de hanches 89… A la fois mythe vivant et véritable sex-symbol, couronnée plus belle femme du monde, Brigitte Bardot incarne aussi la libération de la femme. Loin de masquer les contradictions et les rebellions de celle qui déchaîna les passions (et polémiques) les plus vives, l’exposition s’attache à rendre compte et tente de faire revivre l’intensité et la beauté du phénomène Bardot.

    En 1949, Brigitte Bardot a à peine 15 ans. Elle rêve d’être danseuse et accepte de poser en couverture du magazine Elle. Toutefois, afin de préserver son nom, elle utilise ses initiales. Désormais sa voie est tracée, son destin scellé. La suite tout le monde la connaît avec le choc provoqué en 1956 par le film de Vadim  « Et Dieu créa la femme ».

    De nos jours, les années 50-60 n’en finissent pas d’être tendance tandis que B.B inspire toujours la mode, la déco, l’art de vivre… Femme libre et libérée, d’une beauté incendiaire symbolisant à elle seule toute l’insouciance des Sixties, scandaleuse, amoureuse et tumultueuse, Bardot se livre dans tous ses états, dans tout son éclat, ponctuant dans cette galerie boulonnaise des étapes clefs qui ont jalonné ses 20 ans de sa carrière.

    De ses succès cinématographiques (48 films) à ses combats contre le commerce de la fourrure des bébés phoques (création de la fondation Brigitte Bardot en 1986 qui sera reconnue d’utilité publique six ans après), de sa rencontre puis son mariage avec Roger Vadim aux innombrables couvertures de magazines qui lui furent dédiées (Vogue, Elle, Cosmopolitan, Paris Match, Playboy, etc.), de l’éducation bourgeoise et disciplinée qu’elle reçut à ses chansons pop et acidulées (plus de 80 dont la plupart écrites par Gainsbourg), c’est tout l’univers de B.B qui nous est subitement dévoilé ici.

    Des photos de la France austère de René Coty (dernier président de la IVe République, de 1954 à 1959), des sérigraphies d’Andy Warhol, des objets personnels de la star, des décors de clips ou des ambiances de la Côte d’Azur reconstitués, des pochettes de disques, des partitions, des affiches de produits publicitaires auxquels elle prêta son image, des extraits de ses meilleurs moments télévisés (le « Bardot Show ») et de quelques-unes de ses chansons, des témoignages inédits, des tirages de Richard Avedon, des œuvres d’Aman et d’Antonio Saura ; autant d’objets donnant à cette expo un caractère ludique et foisonnant, certes un peu fétichiste, mais ce genre d’évènement nostalgique ne le recèle-t-il pas toujours un peu ?

    Au final cette expo qui s’est ouverte le lendemain de son 75e anniversaire retrace le bilan de toute sa vie. « C’est sur les épreuves qu’on bâtit la réussite si on n’en meurt pas » écrivait-elle dans la préface de son livre « Initiales B.B. » paru fin 1996. Ce que ne démentira pas Gainsbourg quand il évoquait son égérie : « caustique, nostalgique, malicieuse, acidulée, poivrée »…. Shebam ! Pow ! Blop ! Wizzz ! Bon anniversaire Brigitte.

    A noter : pendant toute la durée de l’exposition, le cinéma de l’Espace Landowski nous fait redécouvrir les plus grands films de B.B. (www.cinemaboulogne.com). Et pour les « bardotphiles » les plus endurcis, la boutique, à la sortie de l’expo, vend les espadrilles en Vichy rouge ou rose de la star, des meubles à son effigie et une sélection de livres, CD, DVD.
    Serge MOROY

    Exposition Brigitte Bardot, les années insouciance – Jusqu’au 31 janvier 2010 au musée des années 30 – Espace Landowski – 28 av. André Morizet, Boulogne-Billancourt (92) – Métro : Marcel Sembat ou Boulogne Jean-Jaurès – Tous les jours (sauf lundi) : de 11h à 18h – Entrée : 11 et 8 € – www.expobrigittebardot.com

    A lire (le livre de l’exposition) :
     « Bardot la légende » d’Henry-Jean Servat, préface de Brigitte Bardot – Edition Hors-Collection – 176 pages – 35 €.

    A relire (disponible à la bibliothèque de Villevaudé) :
    – « Initiales B.B. » Mémoires de Brigitte Bardot – Edition Grasset – Septembre 1996 – 558 pages

  • Journée aux courses avec le CCAS de Villevaudé

    Journée aux courses avec le CCAS de Villevaudé

    Grosbois 3

    Hippodrome

    Le 17 septembre 2009 le CCAS avait organisé une sortie hippique à laquelle j'ai eu le plaisir de participer.

    Départ en autocar à 8h,  la matinée fut consacrée à la visite guidée de Grosbois , centre d’entraînement et de formation des jockeys.

    A 11h30 en route pour Vincennes où une initiation fut donnée sur les courses et les paris.

    Grosbois 1

    Grosbois 2

    A 12h30  déjeuner dans un restaurant panoramique (vue sur le champ de courses) avec guichet pour les parieurs.

    A 17h30 retour sur Villevaudé après une journée bien remplie où chacun a pu découvrir ce monde fascinant du cheval et des courses.

    Quant aux gains? Tous sont restés très discrets sur ce point….

  • Docteur Tati, mystère Hulot

    Docteur Tati, mystère Hulot

    Tati3 Jacques Tati, deux temps, trois mouvements, exposition organisée par la Cinémathèque française, sous la houlette de Macha Makeïeff et Stéphane Goudet, se déroule en ce moment, du 8 avril jusqu’au 2 août 2009. Une occasion inespérée de s’immiscer dans l’univers privé et professionnel du génial réalisateur. « Je veux que le film commence quand vous quittez la sortie » déclarait Tati à propos de la sortie de son film Playtime en 1967. Alors, si vous êtes tatiphile, vous n’avez aucune excuse pour rater l’entrée !

    Tati expo On a tellement écrit sur Tati (1907-1982) et son œuvre – courte mais exceptionnelle – qu’on a l’impression de bien le connaître. Un peu comme Chaplin en quelque sorte. Cependant il faut bien souvent s’immiscer dans leur univers pour bénéficier d’une cure de rafraîchissement bienfaisante. Tati, c’est en effet un monde joyeux et coloré (même si ses deux premiers longs métrages sont en noir et blanc). Un parfum tenace d’insouciance, mâtiné de gaieté puérile, conforte sa modernité intemporelle en même temps que sa patte inégalée. Mais n’allez pas croire que tout n’était que facilité chez Tati. Bien au contraire, l’homme était un perfectionniste invétéré (ce qui lui valut le surnom de « tatillon » sur le tournage de Playtime) et un véritable bourreau de travail. Le 3 octobre 2009 Tati aurait eu 102 ans et c’est une excellente initiative que de lui rendre hommage à la Cinémathèque française et d’ensoleiller, grâce à sa poésie, un début de printemps jusqu’alors plutôt morose. En cette belle journée du 17 avril, on ne fait pas la queue pour visiter l’expo. Le ticket d’entrée (10 €) vous donne aussi le droit de voir l’expo Méliès (au 7e étage) ainsi que le musée de la Cinémathèque française (au 2e). Au 5e étage, lieu de l’expo Tati, se dressent sur un manège rotatif le vélo du facteur de Jour de fête et un cheval bleu cobalt statufié. Face à lui la superbe affiche du même film signée Jean Jacquelin (lithographie 161 x 242 cm). Dans ce décor épuré unissant l’architecture d’après-guerre au design avant-gardiste (certains diront « kitsch ») des seventies le ton est donné, confirmé par une signalétique printanière où le vert et le jaune prédominent. C’est donc avec plaisir que l’on répond à l’invitation de cheminer dans ce parcours ludique et bucolique s’étendant sur une surface de 650 m², illustré de courtes projections thématiques et de scènes de films coupées. Penchons-nous sur l’arbre généalogique des Tatischeff, les lettres, dessins et carnets griffonnés du maître, témoins immuables de toute une vie dédiée à une passion et au travail pour concrétiser cette même passion : « Le rire que je préconise, c’est celui qui naît de l’observation des choses de la vie ».  Plus qu’un aveu, une thérapie par le rire proposée à ses semblables.

    Tati 1 Tativille
    Admirons les dessins qui sont autant de chefs-d’œuvre de Cabu, Sempé, Etaix, Steinberg, les photos de Cartier-Bresson et de Willy Ronis, la sculpture monumentale de tôle froissée de César (ami de Tati qui fit une brève apparition dans Les vacances de M. Hulot), les costumes, les affiches, les maquettes (dont celle de la villa Arpel de « Mon oncle »). Rêvons à un petit village bousculé par les préparatifs d’une fête foraine. Rions aux maladresses d’un Hulot dégingandé devant les facéties d’un objet affligeant de banalité. Découvrons la villa ultra moderne des Arpel (imaginée par Tati et le peintre Jacques Lagrange). Regarder, écouter, pour mieux « sentir » ce monde qui nous entoure et qui façonne ce que nous sommes. Il n’était pas permis de toucher les objets exposés. Pas plus que de les photographier. Dommage, dans ce contexte on eût aimé tâter du Tati : le verre intransigeant, l’acier froid mais poli, le formica implacable… Victimes consentantes d’un consumérisme glouton, héritiers du progrès bâillonnés par le confort, vacanciers empêtrés dans l’absurdité des conventions, conducteurs avides de ce « béton bétonnant » que fustigeait Armand Lanoux ; le monde de Tati symbolise un urbanisme déshumanisé et ordonné où erre infatigablement un Hulot imperturbable et perturbant. Même le silence chez Tati est un bruit à l’instar de ces « bibelots d’inanité sonore » si chers à Sartre. Des correspondances s’établissent entre les éléments qu’ils soient visuels ou sonores, les dimensions et les volumes prennent une forme irréelle, subitement mus par un désir irrépressible d’évasion, pour devenir volutes dans la fragile pipe en terre de Hulot. Tout ici n’est qu’ordre et futilité.

    Tati 2 Mister Hulot
    L’œuvre de Tati est décidément immortelle. Elle s’échappe encore. Elle interpelle toujours. Guidés puis délicieusement désorientés, on se sent finalement plutôt bien dans cette expo qui nous révèle les facettes infinies de la modernité (Trafic, Playtime) en passant par l’art forain des débuts (Jour de fête) et le monde du music-hall où le burlesque a débuté (Parade). Buster Keaton déclarait en 1959 : « Tati a commencé là où nous avons terminé ». L’œuvre de Tati évolue à contretemps, invariablement comique, profondément poétique. Avec leur aspect faussement désuet, ses films exhalent un art subtil et inachevé, en constant équilibre sur l’équivoque et l’improbable. En un sens la quête incessante de Monsieur Hulot, vagabond universel et pourtant anonyme des temps modernes, pourrait ressembler à celle du Don Quichotte de Cervantès… le blason et la folie laissés à la consigne SNCF. C’est un point de vue sur l’inaccessible car Hulot, personnage énigmatique, sommeille (veille) en nous : « Hulot, c’est un peu moi, mais c’est aussi un peu de vous tous. Chacun a sa demi-heure de hulotisme par jour ». François Gorin concluait par ces mots son édito pour le Hors-série Télérama sur Tati paru en mai 2002 : « Ami du paradoxe et meneur de parade, Jacques Tati, amuseur un peu maudit, un peu dandy, n’envisageait de paradis que perdus – perdus, mais… Sur ces points de suspension marche l’impossible M. Hulot ». Tout est dit.

    Serge MOROY

    Nota : Un catalogue de 310 pages retraçant les grandes lignes de cette expo est proposé au prix de 45 €. Il comprend les témoignages et contributions de Michel Gondry, Wes Anderson, David Lynch, Elia Suleiman, Otar Iosseliani, Olivier Assayas, Jean-Jacques Annaud, Jean-Claude Carrière, Pierre Etaix, Cédric Klapisch, Blanca Li, Sempé, Jean Nouvel, Dominique Perrault, Jean-Philippe Toussaint, Philippe Delerm.

    Jacques Tati, deux temps, trois mouvements – Exposition organisée par la Cinémathèque française en collaboration avec Les Films de Mon Oncle, avec le concours du Ministère de la culture et de la communication et du CNC. Du 8 avril au 2 août 2009 – Cinémathèque française – 51, rue de Bercy 75012 Paris (01 71 19 33 33) – www.taticinematheque.fr 

  • 100 ans de cinéma

    100 ans de cinéma

    100 bougies pour le cinéma d’animation

    Film animation Du 10 novembre au 19 décembre se déroule une exposition (entrée libre) consacrée aux 100 ans du cinéma d’animation dans le hall de l’hôtel de ville de Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis).

    Phénomène artistique mais aussi économique et technologique, le cinéma d’animation a connu la plupart des consécrations et les longs-métrages d’animation comptent désormais parmi les plus grands succès de l’industrie du cinéma. Ils révèlent les prouesses techniques les plus innovantes, et que ce soit de Walt Disney à Miyazaki, en passant par Frédéric Back, ils ont donné naissance à de véritables chefs-d’œuvre qui sont restés gravés dans nos mémoires.

    S’adressant aussi bien aux enfants qu’aux adultes, le cinéma d’animation a longtemps été considéré comme une récréation puérile, un sous-genre du cinéma en quelque sorte. Le centenaire du cinéma d’animation qui se déroule en ce moment à Tremblay-en-France revêt un aspect original et festif et entend rendre hommage au savoir-faire et au talent de ces cinéastes d’animation qui ont imaginé des univers fantastiques, peuplés de personnages célèbres ou inconnus dont on se souvient parfois encore. L’exposition s’attache particulièrement à présenter la technique la plus populaire qui soit, c’est-à-dire le dessin animé, ainsi que des documents originaux et rares réunis par Pierre Lambert, spécialiste du cinéma d’animation, auteur d’ouvrages sur ce thème et commissaire de l’exposition ‘’Il était une fois Walt Disney’’ présentée fin 2006 – début 2007 au Grand Palais, puis au musée des Beaux-arts de Montréal. L’expo vise bien entendu le public scolaire qui peut ainsi découvrir les différentes étapes de la fabrication d’un dessin animé, des premières esquisses (story-boards) à l’image définitive en couleur (cellulos et décors).

    Destinée aux spécialistes comme aux inconditionnels du genre, cette manifestation permet aussi d’approcher l’univers visuel du cinéma d’animation en respectant, par une représentation rigoureuse des documents, l’aspect artistique de cet art. Toutes les techniques de dessin y sont pratiquement représentées : des pastels de Norman Mc Laren aux encres de couleur utilisées pour ‘’La planète sauvage’’ (Roland Topor et René Laloux), sans oublier la gouache chère à Paul Grimault et les crayons de couleur utilisés par Frédéric Back pour son chef-d’œuvre ‘’L’homme qui plantait des arbres’’ (1987). Ce panorama initiatique passe par quelques grands réalisateurs qui ont marqué l’histoire du cinéma, d’Emile Cohl, créateur de ‘’Fantasmagorie’’ le 17 août 1908, à John Lasseter, producteur du dernier nouveau né du studio Pixar, ‘’Wall-E’’ ; sans oublier les nouvelles tendances du cinéma d’animation avec ‘’Valse avec Bachir’’ (Ari Folman) et ‘’A scanner Darkly’’ (Richard Linklater) films qu’il est d’ailleurs possible de visionner au cinéma Jacques Tati. C’est d’ailleurs dans ce cinéma que les tout petits peuvent assistent à la projection de courts-métrages chinois réalisés en lavis (Les trois moines, L’aigrette et l’huître ; Les têtards à la recherche de leur maman), ainsi que ‘’Princes et princesses’’ (1990) une animation de papiers découpés et animés en ombres chinoises et signée par Michel Ocelot.

    Aujourd’hui le dessin animé a considérablement évolué avec l’avènement de l’image de synthèse et les outils informatiques. Revers de cette évolution, la disparition de certains métiers, notamment le traçage et la mise en couleur sur cellulos (gouache sur rhodoïd). Malgré tout, on peut encore rêver.

    S. Moroy

    Expo : 100 ans de cinéma d’animation (exposition, spectacle, cinéma)

    Du 10 novembre au 19 décembre 2008

    Du lundi au vendredi de 8h30 à 12h et de 13h à 17h (samedi : 8h30 à 12h)

  • Téléthon 2006 à Villevaudé.

    Téléthon 2006 à Villevaudé.

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    C'est dans l'enthousiasme et l'efficacité que s'est déroulé le téléthon 2006, les 9 et 10 décembre.

    L'objectif de chacune des Associations de Villevaudé étant de dynamiser le village, nous nous sommes efforcés de réunir les Villevaudéens autour de cette importante manifestation.

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    La Bibliothèque de la Roseraie a organisé le repas du vendredi soir, repas agrémenté par diverses animations, danses Country, Karaoke, jeu de découverte des recoins de notre village, baptême en Harley (même pour les plus réticentes) et autres animations 

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    Retraite aux flambeaux à la sortie de l'école avec Saint Nicolas et père Fouettard

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    Olympiades 2007 

    19Tennis de table et jeux de la FRAV

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    10Chorale de l'Ecole Ivan Peychès

    Le samedi après midi, sur une idée originale de Sylvie M, la secrétaire de l'association Loisirs Jeunes, et l'Atelier Créatif ont organisé un concours de tartes et de confitures maison "issues de la  récolte de nos jardins".

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    Les heureuses gagnantes sont reparties munies de magnifiques tabliers de jardin!

    Les projets ayant bien mûri, il ne nous restait plus qu'à planter le décor… La recette a été à la hauteur de nos efforts grâce à l'aide de tous les volontaires bénévoles.

    Bravo et merci à tous

    Y Godefroy 

    Le Téléthon 2006