Catégorie : 00 A Villevaudé

  • Fort de Vaujours, le dossier de la radioactivité réactivé

    Fort de Vaujours, le dossier de la radioactivité réactivé

    Placo1A la demande des préfets du 77 et 93, une réunion avec la société Placoplatre, les élus et les associations de protection de l’environnement s’est tenue lundi 3 octobre au centre de formation Saint-Gobain de Vaujours (93).

    Placoplatre, filiale de Saint-Gobain implantée sur Vaujours (93), est propriétaire du fort depuis 2010 après que celui-ci ait été abandonné par le CEA (Commissariat à l’énergie atomique) à la fin des essais nucléaires de la France en 1997. Depuis cette date, expertise et contre-expertise se sont succédé, suscitant une vive polémique sur sa décontamination réalisée début 2002 par le CEA. Lors d’une réunion à Villeparisis le 14 septembre dernier, plusieurs associations avaient décidé de se mobiliser pour exiger des pouvoirs publics la vérité sur le dossier. Il faut savoir que Placoplatre est le premier exploitant de gypse en France et que 68 % de la production nationale provient d'Ile-de-France.

    Des résultats toujours controversés

    Placo2L’ordre du jour de cette nouvelle CLCS (Commission locale de concertation et de suivi) portait sur l’exploitation future d’une carrière de gypse par Placoplatre au fort de Vaujours. Les préfets du 77 et du 93 ont souhaité y associer l’ensemble des partenaires concernés sur les deux départements. Les résultats des études et mesures de contrôle de radioactivité effectuées au printemps 2011 en surface et en sous-sol sur 5 points de sondage par l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) présentaient selon Placoplatre des taux de radioactivité conformes à la norme. Des résultats aussitôt contredits par les associations qui, s’appuyant sur des relevés contradictoires réalisés par l’association « L’effort de Vaujours » en février 2011, ont demandé la nomination d’un expert indépendant, en l’occurrence la CRIIRAD (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité). Absente à la réunion, cette association, créée en 1986 après l’accident de Tchernobyl, a livré un document selon lequel toutes les zones contaminées n’ont pu être détectées lors de sa propre contre-expertise en 2001-2002. La CRIIRAD préconise d’effectuer les mesures avec des appareils adaptés aux types de rayonnement et à la profondeur, et de détecter l’uranium appauvri au fur et à mesure du creusement des sols. De même, il serait souhaitable selon elle que des contrôles radiologiques spécifiques soient entrepris lors des décaissages des puisards et des zones d’écoulement des effluents et de prendre en compte les risques de pollution chimique par les métaux lourds, ainsi que la présence d’explosifs enterrés à plus de 50 cm puisque le fort a connu des activités militaires avant d’être un centre d’études atomiques de 1955 à 1997.

    Les associations restent mobilisées

    Les défenseurs de l’environnement ont exprimé leurs craintes d’une contamination au cours de l’exploitation par infiltration des eaux de pluie avec le risque de polluer la nappe phréatique située sous la 4e couche de gypse, exposant ainsi en premier lieu les ouvriers qui travailleront sur le site. Elles ont aussi rappelé que la vente d’un bien public par l’État à une entreprise privée engageait celui-ci à être particulièrement vigilant dans un dossier aussi sensible. La DRIEE d’Ile-de-France (Direction régionale et interdépartementale de l’environnement et de l’énergie) a répondu que les servitudes publiques fixées par le préfet en septembre 2005 continueraient de s’appliquer dans le cadre d’une exploitation du gypse. Les associations s’inquiètent par ailleurs du devenir des bétons de démolition des 300 bâtiments du site et du fort pour lesquels le CEA avait lui-même reconnu que certains ouvrages contaminés avaient été noyés dans le béton devant l’impossibilité de les décontaminer. Jacques Kalkotourian, responsable de l’ADEBF (Association de défense de l’environnement de Bois-Fleuri) a déclaré : « Même si l’on note un effort de communication, ce dossier est loin d’être terminé. On attend de Placoplatre un plan d’action concret car on va s’orienter vers une nouvelle enquête publique ». Maintenant que le dossier est à nouveau ouvert, les associations sont déterminées à aller jusqu’au bout.

    S. Moroy

  • Visite de Guy Gilbert au Pin: dimanche 16 octobre 2011

    Visite de Guy Gilbert au Pin: dimanche 16 octobre 2011

    GG5Guy Gilbert est venu célébrer la messe dimanche 16 octobre à la salle polyvalente Nicole-Paris avant de procéder à une ancienne tradition catholique quelque peu oubliée : la bénédiction des animaux.

    Photo: Guy Gilbert et Georges Verger

    Tout comme l’an dernier à Villevaudé, la cérémonie était organisée par le père Georges Verger et la communauté chrétienne de Villevaudé-Le Pin-Bois-Fleuri avec, en plus cette fois-ci, la participation de l’abbé Olivier Vatar, responsable du pôle missionnaire de Chelles. La chorale catholique de Combs-la-Ville assurait les chants liturgiques. Près de 250 personnes ont assisté à l’office religieux dont Michèle Pélabère, conseillère générale, Jean-Paul Pasco-Labarre, maire du Pin, et André Chopelin, maire de Villevaudé.

    Fidèle à son image et à son franc-parler, Guy Gilbert, plus connu sous l’appellation de « prêtre des loubards » depuis son premier livre éponyme paru en 1978, n’a pas mâché ses mots, et ce dès le début : « Je suis ravi de saluer les personnalités qui sont ici, c’est-à-dire les chômeurs, les sortis de prison, ceux qui sont dans la merde, en faillite… Ce sont pour moi les personnalités les plus importantes de cette salle ; et je salue en même temps, évidemment, ceux qui dirigent notre pays dans les petites communes et qui font un travail remarquable ». A propos de la bénédiction des animaux, le prêtre a tenu à relativiser, remettant chacun face à ses responsabilités, qu’elles soient chrétiennes ou bien laïques : « On a un culte parfois démesuré pour les bestioles, bien sûr qu’on doit les aimer comme elles nous aiment, mais il ne faut pas oublier l’humain qui est la plus belle créature de Dieu. Alors, ne soyons pas des requins le lundi après la messe de dimanche ».

    Sur les problèmes actuels, notamment ceux qui frappent les jeunes, Guy Gilbert a ajouté avant de procéder à la dédicace de ses ouvrages, dont le dernier, « Eveilleur d’espérance », vient tout juste de paraître : « la conjoncture actuelle est tragique pour les jeunes s’ils n’ont pas de travail. Grâce à la vente de mes livres, j’ai pu donner 10 salaires par mois à mon association (Ndlr : salaires des éducateurs de la Bergerie de Faucon, Alpes-de Haute-Provence) depuis 30 ans ».

    Des âmes simples mais pures

    Piaffant d’impatience devant la salle polyvalente, une tortue, des escargots, lapins, chiens, chats, un coq nain, une colombe, et même… un cheval. « Il s’appelle Zampa et il a 25 ans. C’est une belle et longue histoire, l’histoire de toute une vie qui dure depuis 22 ans. C’est sa première bénédiction et c’est un évènement que je ne voulais pas louper car la bénédiction des animaux devient rare » a déclaré Fabiola, sa propriétaire, venue de Bois-Fleuri. Même aveu de la part d’Elisabeth, résidant au Pin, qui considère que les animaux, créatures de Dieu, possèdent également une âme. Certes simple mais pure : « Il s’appelle Mowgly, c’est un coker espagnol et il a 14 ans. J’ai appris par une amie qu’il y avait la bénédiction des animaux aujourd’hui et c’est pourquoi je suis ici car il n’a jamais reçu la protection divine ». Dans l’après-midi Guy Gilbert a quitté sa soutane pour tenir une conférence sur son travail d’éducateur auprès des jeunes délinquants, sa deuxième vocation après celle de servir Dieu. Sans aucun doute la plus difficile.

    S. Moroy

    Cliquez ici pour voir les photos

    Site : www.guygilbert.net

  • Hôtels à insectes, les premiers locataires ont emménagé au Grimpet

    Hôtels à insectes, les premiers locataires ont emménagé au Grimpet

    Pour fêter la biodiversité en automne, petits et grands se sont rendus samedi 8 octobre au verger du Grimpet situé au hameau de Bordeaux.

    8 octobre 1
    8 octobre 2
    Après la remise des récompenses du concours des hôtels à insectes en début d’après-midi, les participants se sont éparpillés dans la grande prairie fleurie pour cueillir, ici et là, courgettes, potirons, quelques tomates tardives, et des brassées de fleurs.« Ces gîtes permettront aux insectes de passer un hiver à l’abri et de se reproduire, contribuant ainsi à assurer l’équilibre des espèces dans la chaîne de la biodiversité. Il est difficile de savoir qui est déjà présent dans le grand hôtel que nous avons construit sur ce terrain en mai dernier, mais nous savons que des lézards y ont déjà emménagé depuis deux semaines » a précisé Marie-Françoise Pian, vice-présidente de l’association Villevaudé-Demain, organisatrice de l’évènement.

    8 octobre 3
    Certains sont ensuite allés visiter la réserve naturelle du bois de Vaires, une excursion guidée par Jacques Dumand, président de l’association de gestion et valorisation de la réserve naturelle de Vaires-sur-Marne. La faune et la flore de cette réserve s’étend sur 30 hectares. Elle a été classée Site Natura 2000, notamment grâce à la présence d’une espèce d’insecte (le Grand-capricorne) et d’amphibien (le triton crêté), ainsi que d’une zone de marais.

    S. Moroy

  • Journées du patrimoine, 17 et 18 septembre 2011

    Journées du patrimoine, 17 et 18 septembre 2011

     

    JJ26 Durant le week-end du 17 septembre  le  CIV (Comité d’initiative de Villevaudé) et la municipalité ont proposé un voyage à travers l’histoire de la commune…

    Une expo qui fera date

    Yves Albarello, député-maire de Claye-Souilly, Michèle Pélabère, conseillère générale, et André Chopelin, maire de Villevaudé, ont inauguré samedi matin à la salle des Merisiers l’exposition de peintures et sculptures consacrée aux 15 artistes ayant séjourné ou résidant encore à Villevaudé. Pas moins de 200 oeuvres de tous styles (figuratif, naïf, impressionniste, post-impressionniste, surréaliste), dont notamment celles de Frédéric Levé, Leonor Fini, Stanislao Lepri, Charles Gadenne, François Chauvin, étaient visibles au public. Certaines pièces, issues de collections privées, sont exceptionnelles et quelques oeuvres figurent dans des collections de musées ou ont participé à des expositions internationales. Georges Verger, curé de la paroisse, avait lui aussi contribué à l’exposition en déposant à la dernière minute des manuscrits qu’ils avaient écrits puis illustrés avec des dessins et enluminures colorés d’une très grande finesse. Ce (nouveau) talent, jusqu’alors ignoré chez lui, a surpris plus d’un visiteur. « Cette exposition est un témoignage de la richesse culturelle de notre village. Elle prouve qu’il possède un véritable capital artistique dans sa continuité et sa diversité. Nous avons voulu réunir le plus grand nombre d’œuvres jamais rassemblées d’artistes de notre village pour les révéler au public et transformer Villevaudé en un petit Barbizon… le temps de ces journées du patrimoine » a déclaré Jean-Claude Bonhomme, président du CIV.  Un livre sur cette exposition exceptionnelle a été édité et, sur une initiative de Claude Petit, un timbre-poste reproduisant l’ancienne tour de Montjay a été spécialement imprimé pour commémorer l’événement.

    Le petit train du patrimoine

    Un petit train a parcouru la commune dimanche pour faire découvrir à ses voyageurs les trois hameaux du village (Montjay-la-Tour, Bordeaux et Villevaudé). Riche d’un passé historique bien souvent méconnu, le village s’est construit au fil des siècles. Des premiers seigneurs attachés au comté de Champagne jusqu’aux dernières personnalités ayant vécu sur la commune, chacun a eu à cœur d’y laisser son empreinte. Citons, entre autres, les familles d’Orgemont, le Baron Percy (chirurgien de Napoléon et inventeur des ambulances militaires), la famille Symonet, Ivan Peychès (savant et académicien). La tour de Montjay a pour sa part servi en 1670 comme point de repère pour des essais sur le calcul de ce qui deviendra sous la Révolution notre système métrique universel.

    A la halte de l’église Saint-Marcel, les passagers ont visité l’exposition animée par la SHCE (Société d’histoire de Claye et de ses environ) sur les églises de l’ancien doyenné de Claye. Une vingtaine d’édifices religieux y étaient évoqués, témoignant sur l’histoire de leurs communes respectives au cours des 10 derniers siècles.

  • Journées du patrimoine, 17 et 18 septembre 2011

     

    JJ26 Durant le week-end du 17 septembre  le  CIV (Comité d’initiative de Villevaudé) et la municipalité ont proposé un voyage à travers l’histoire de la commune…

    Une expo qui fera date

    Yves Albarello, député-maire de Claye-Souilly, Michèle Pélabère, conseillère générale, et André Chopelin, maire de Villevaudé, ont inauguré samedi matin à la salle des Merisiers l’exposition de peintures et sculptures consacrée aux 15 artistes ayant séjourné ou résidant encore à Villevaudé. Pas moins de 200 oeuvres de tous styles (figuratif, naïf, impressionniste, post-impressionniste, surréaliste), dont notamment celles de Frédéric Levé, Leonor Fini, Stanislao Lepri, Charles Gadenne, François Chauvin, étaient visibles au public. Certaines pièces, issues de collections privées, sont exceptionnelles et quelques oeuvres figurent dans des collections de musées ou ont participé à des expositions internationales. Georges Verger, curé de la paroisse, avait lui aussi contribué à l’exposition en déposant à la dernière minute des manuscrits qu’ils avaient écrits puis illustrés avec des dessins et enluminures colorés d’une très grande finesse. Ce (nouveau) talent, jusqu’alors ignoré chez lui, a surpris plus d’un visiteur. « Cette exposition est un témoignage de la richesse culturelle de notre village. Elle prouve qu’il possède un véritable capital artistique dans sa continuité et sa diversité. Nous avons voulu réunir le plus grand nombre d’œuvres jamais rassemblées d’artistes de notre village pour les révéler au public et transformer Villevaudé en un petit Barbizon… le temps de ces journées du patrimoine » a déclaré Jean-Claude Bonhomme, président du CIV.  Un livre sur cette exposition exceptionnelle a été édité et, sur une initiative de Claude Petit, un timbre-poste reproduisant l’ancienne tour de Montjay a été spécialement imprimé pour commémorer l’événement.

    Le petit train du patrimoine

    Un petit train a parcouru la commune dimanche pour faire découvrir à ses voyageurs les trois hameaux du village (Montjay-la-Tour, Bordeaux et Villevaudé). Riche d’un passé historique bien souvent méconnu, le village s’est construit au fil des siècles. Des premiers seigneurs attachés au comté de Champagne jusqu’aux dernières personnalités ayant vécu sur la commune, chacun a eu à cœur d’y laisser son empreinte. Citons, entre autres, les familles d’Orgemont, le Baron Percy (chirurgien de Napoléon et inventeur des ambulances militaires), la famille Symonet, Ivan Peychès (savant et académicien). La tour de Montjay a pour sa part servi en 1670 comme point de repère pour des essais sur le calcul de ce qui deviendra sous la Révolution notre système métrique universel.

    A la halte de l’église Saint-Marcel, les passagers ont visité l’exposition animée par la SHCE (Société d’histoire de Claye et de ses environ) sur les églises de l’ancien doyenné de Claye. Une vingtaine d’édifices religieux y étaient évoqués, témoignant sur l’histoire de leurs communes respectives au cours des 10 derniers siècles.

  • Forum des associations et fête au village

    Forum des associations et fête au village

     

    Après la rentrée des classes, c'était au tour des associations. Et c’est dans une ambiance festive que les Villevaudéens sont allés à leur rencontre durant la journée du samedi 10 septembre…

     
    D+®mo danse Le soleil s’était invité sur l’esplanade de verdure des Merisiers pour cette fête organisée par la municipalité et animée pour la troisième année consécutive par la société Prest’Agency.

    Les enfants ont pu s’ébattre dans les structures gonflables géantes au son des flonflons d’une fanfare disco bigarrée ou encore effectuer un tour de calèche grâce aux attelages des Haras des Champs d’or du Pin de Patrick Pellieux.

    Fanfare disco

    Hip hop 2 Les plus grands s’inscrivaient aux activités proposées par les 11 associations locales présentes dans la grande salle des Merisiers. La FRAV (Familles rurales à Villevaudé) regroupait à elle-seule 9 disciplines, dont les deux dernières sont le Hip-hop et la danse country.

    C’est l'association tremblaysienne « Yin-Yang » qui assurera les cours de danse Hip-hop pour la FRAV et la prestation effectuée sur la grande scène a d'ores et déjà rencontré un beau succès dans le public, notamment chez les jeunes. Des démonstrations de judo, d’aïkido, danse moderne, fitness et hip-hop ont égayé l’après-midi, contribuant à transformer quelques dernières hésitations en inscriptions parmi les spectateurs.

    S. Moroy

     

  • A la découverte du cinéma italien

    A la découverte du cinéma italien

    Découvrir la richesse du cinéma italien grâce à une présentation chronologique de ses grands réalisateurs et des films qui l’ont le mieux célébré. Tel était, samedi 5 mars, l’objectif de la médiathèque de l’Orangerie de Claye-Souilly, organisatrice de l’évènement annoncé dans la note du 26 février

    Champclaux La conférence a réuni une quarantaine de personnes à la salle Planète-Oxygène. Elle était animée par Christophe Champclaux qui, depuis 2008, intervient sur l'histoire du cinéma auprès des médiathèques municipales et bibliothèques départementales dans le cadre des activités pédagogiques de l’ADAV (Atelier de diffusion audiovisuelle).

    « La première partie est consacrée à la période 1945 à 1978, car le cinéma italien est si riche qu’il nécessitera une deuxième séance » a prévenu Stéphanie Dubois, membre de la médiathèque. « Les premiers longs-métrages transalpins, « Quo Vadis ? » (1912), « Cabiria » (1914), étaient des péplums, genre inventé par les Italiens. Ils ont fasciné les plus grands cinéastes américains car ces films utilisaient pour la première fois dans l’histoire du 7e art, l’architecture, le décor en relief… au lieu des toiles de fond plates et fixes » a rappelé le conférencier avant d’évoquer le film de Roberto Rossellini « Rome ville ouverte ».

    Réalisé en 1945, avec peu de moyens, ce film est considéré comme le premier chef-d’oeuvre néoréaliste de l’histoire du cinéma italien qui voit grâce à lui sa résurrection sur la scène internationale.

    Quand Hollywood lorgnait sur Cinecittà

    Ossessione « Ossessione » (1943), premier film de Visconti, est apparenté au néoréalisme, mais le cinéaste s’en éloignera ensuite. Fellini quant à lui s’oriente vers un genre qui lui est propre.

    « La Strada » et « La Dolce Vita » comptent parmi ses chefs-d’œuvre. Comédie de mœurs en même temps que satire sociale, la comédie italienne apparaît dans le sillage de ce néoréalisme sombre, comme une réaction salvatrice à la morosité ambiante.

    La strada Plusieurs acteurs deviennent indissociables du genre : Toto, Nino Manfredi, Vittorio Gassman, Alberto Sordi…

    « Mais la comédie n’est pas le seul domaine dans lequel les Italiens ont accédé puisque, de 1945 jusqu’au milieu des années 70, le cinéma italien a vraiment été le meilleur du monde. Si le cinéma américain a été sublime dans les années 40-50, il a connu une très grosse baisse artistique dans les années 60 alors que le cinéma italien était en pleine forme, connaissant quatre décennies absolument magiques » a déclaré Christophe Champclaux.

    Hercule Les années 50 voient le grand retour du péplum (« Les travaux d’Hercule ») qui fera les beaux jours du box-office américain, avant de céder la place au « giallo » (mélange de policier et d’horreur fantastico-érotique) avec Mario Bava comme chef de file (« Le masque du démon »).

    « Le western-spaghetti » devient également emblématique de la création italienne, genre dans lequel Sergio Leone passera maître en revisitant les codes du western américain.

    Prochain rendez-vous samedi 26 mars 18 h 30 à Planète-Oxygène pour la seconde partie consacrée à la période 1979 à nos jours. S.Moroy

  • Federico Fellini, un grand maître du cinéma italien

    Federico Fellini, un grand maître du cinéma italien

    Fellini
    Alors que « La Dolce Vita » fêtait ses 50 ans, le musée du Jeu de Paume (à Paris) proposait début 2010 de découvrir et de revisiter l’œuvre de Federico Fellini (né à Rimini en 1920, mort à Rome en 1993). L’exposition « Fellini, la grande parade » s’inscrivait en effet dans le cadre de l’événement Tutto Fellini organisé en hommage à Federico Fellini par la Cinémathèque française, l’Institut culturel italien de Paris et le musée du Jeu de Paume. Les visiteurs ont pu pénétrer dans l’univers du maestro par le biais de quatre grandes séquences : la culture populaire, Fellini à l’œuvre, la cité des femmes, l’invention biographique.

    On retrouvait les thèmes chers au génial réalisateur italien : le music-hall, le cirque, la caricature, la femme, la psychanalyse et les rêves, ou encore ses relations houleuses avec les médias.

    Cette expo entendait être aussi un laboratoire visuel interrogeant plus largement le 20e siècle qui connut les premiers balbutiements du cinéma, mais aussi celui de la presse, de la télévision et de la publicité. À travers la présentation d’une sélection de photographies, d’affiches originales de films, de magazines d’époque, d’extraits de films et de dessins de Federico Fellini (véritables archives de travail), l’expo mettait en lumière la construction d’une œuvre. Elle explorait également la présence autobiographique du cinéaste dans ses films, ainsi que son obsession pour la femme, à la fois figure de l’altérité et incarnation de tous les possibles. Enfin, deux films étaient au cœur même de l’expo : La Strada et La Dolce Vita.

    Avec La Strada (1954) et La Dolce Vita (1960), Fellini signe deux des chefs-d’œuvre les plus révélateurs de son cinéma. Ces deux films sont en effet les plus connus de son œuvre de cinéaste et peut-être aussi du cinéma italien tout court : "Fellini, c’est l’Italie" n’hésitait pas à déclarer le personnage du metteur en scène dans La Ricotta (1963) de Pier Paolo Pasolini.

    C’est grâce à La Strada, film primé au festival de Venise en 1954 et couronné d’un oscar à Hollywood en 1956, que Fellini se fit connaître en France et rencontra un succès unanime à la fois auprès du public et de la critique. Un doublé plutôt rare… quand il est dans le bon sens. Jean de Baroncelli, l’ancien critique de cinéma du quotidien Le Monde, affirmait ‘’La Strada est comme une transfiguration du néo-réalisme. Tout y est quotidien, familier, parfaitement plausible. Cette histoire de saltimbanque a l'apparence d'un fait divers, pourtant nous sommes aux confins de l'étrange, sinon du fantastique". Jusqu’alors les personnages essentiels de l’œuvre fellinienne étaient bien souvent des êtres purs ou innocents aux prises avec la déchéance du monde, et quelquefois dominés par elle. Ses premiers films s’achevaient d’ailleurs sur une espérance (vertu théologale par excellence) à laquelle on a souvent prêté un sens religieux que les influences catholiques initiales du réalisateur ne démentaient pas a priori. La Strada doit énormément au génie de son interprète féminine, Giuletta Masina, l’épouse du cinéaste, et bien sûr à la musique tellement envoûtante de Nino Rota.

    A contrario c’est un parfum de soufre qui accompagne la sortie de La Dolce Vita dont la première à lieu le 3 février 1960 en Italie. Le film sera accusé de blasphème par le Vatican (Fellini frôla l’excommunication) et interdit en Italie aux moins de 18 ans, ce qui ne l’empêchera pas de recevoir un prix au festival de Cannes en mai 1960. Ce film donnant la vision d’une société romaine, désespérément désœuvrée, a-t-elle choqué à ce point la bourgeoisie bien pensante comme la sainte église ? C’est aussi le prétexte pour Fellini de libérer son imaginaire et de faire exploser la structure narrative du récit. Ainsi les personnages du film ouvrent-ils les portes du rêve et de l’inconscient. Comme dans la majorité de ses films, le réalisateur utilise de nombreux éléments autobiographiques : jeunesse désœuvrée, rêveries adolescentes, farces de collégien, charme discret des scènes de la vie de province… On retrouve cette atmosphère puérile et nonchalante dans son autre film sorti en 1953, Les Vitelloni. La fameuse baignade d’Anita Ekberg dans la fontaine de Trévi reste gravée dans les mémoires et représente un morceau de choix dans l’anthologie fantasmatique. A noter que l’on doit à l’un des personnages de ce film (Paparazzo, l’un des photographes), l’invention du terme « Paparazzi ». S. Moroy

    Cinéma italien

    A LA DECOUVERTE DU CINEMA ITALIEN

    SAMEDI 5 MARS 2011 A 18H 30 : de 1945 à 1978

    SAMEDI 26 MARS 2011 A 18H 30: de 1979 à 2010

    Découvrir le cinéma italien à travers une présentation chronologique des réalisateurs et des oeuvres les plus importants, agrémentée d'extraits de films.

    Salle Planète Oxygène, public ados et adultes

    Réservation obligatoire à la médiathèque de l'Orangerie

    4, allée Benoist, Claye Souilly, au 01 60 26 92 10

    Les séances seront animées par Christophe Champclaux

    Christophe Champclaux a produit la série documentaire "Les Maîtres du regard" racontant l'âge d'or du cinéma hollywoodien. Historien de formation, réalisateur et conférencier, il a publié plusieurs ouvrages consacrés à l'histoire du cinéma.

  • Dogora, Etienne Perruchon, Concert contre le cancer à Meaux

    Dogora, Etienne Perruchon, Concert contre le cancer à Meaux

    Dogora 4 Salle comble au théâtre Luxembourg dimanche 21 novembre après-midi pour le concert donné au profit des malades du Nord Seine-et-Marne atteints du cancer …

    Oeuvre contemporaine d’Etienne Perruchon, "Dogora" est un aussi un concentré de notre monde car dans cette œuvre il y a la vie, la mort, la tristesse de l’éloignement, la joie des retrouvailles, la mélancolie, la haine, la violence, la guerre. Vous ne comprendrez pas les paroles, mais vous ne pourrez pas rester insensibles à ce que vous allez entendre. Ouvrez vos yeux, vos oreilles, votre cœur et laissez-vous porter par la musique. Partageons ensemble ces instants uniques qui permettent aux hommes grâce à quelques notes de musique d’oublier momentanément leurs peines et leurs souffrances » a annoncé Marie-Hélène Caspar, présidente du Festival de musique de Claye-Souilly et chef du Chœur Odyssées, au début de ce concert exceptionnel réunissant 235 choristes des chorales de Seine-et-Marne et 80 musiciens de l’orchestre symphonique du Val-Maubuée.

    Etienne Perruchon déclarait dans une interview le 16 juin dernier à Annecy : « Quand j’écris une œuvre comme Dogora ou Tchikidan, je n’ai pas d’idée préalable sur l’effet qu’elle doit avoir sur les gens. J’invente juste la musique que j’aime entendre et je constate ce qui se passe. Bien sûr, je me rends compte de ce que cela provoque et je ne tourne pas le dos à cela. J’essaie simplement de comprendre et d’accompagner les effets collatéraux de ma musique en toute humilité ».

    Et le rêve devint réalité

    Dogora 3 « Un jour, j’ai découvert sur Radio-Classique l’œuvre d’Etienne Perruchon, Dogora, et à l’instar du cinéaste Patrice Leconte et de beaucoup d’autres, je fus subjuguée par cette musique fascinante, obsédante, tour à tour douce et violente, musique comparable à nulle autre. Produire un concert Dogora devint à ce moment-là pour moi un rêve. Mais Dogora nécessitait non seulement un orchestre symphonique, mais également la participation de centaines de choristes, enfants et adultes, ainsi que de solistes. Seules les villes d’une certaine importance avaient déjà pu mettre en place ce type de spectacle » reconnaissait Marie-Hélène Caspar. Sa rencontre avec Véronique Audoli, directrice du Conservatoire du Val-Maubuée, Jean-Michel Henry, chef de l’orchestre symphonique du Val-Maubuée, et Francine Desmarchelier, présidente de l’AVACS (Association « Vaincre le cancer solidairement »), a permis de monter ce projet grandiose de rassembler au bénéfice d’une grande cause huit chorales (*) avec l’orchestre symphonique du Val-Maubuée.

    « L’AVACS avec ce concert clôt l’année anniversaire de ses 10 ans. Elle a été créée par des malades pour venir en aide aux autres malades » a ajouté Francine Desmarchelier. Son association, dont le siège est à la clinique Saint-Faron de Mareuil-les-Meaux, vise l’amélioration du confort des malades, leur accompagnement et le soutien du programme « Apprendre à vivre avec le cancer ». Dans le cadre de son action, l’AVACS a mis en place six ateliers de retour au bien-être qui sont gratuits pour les malades.

    Des frissons à l’unisson…

    Dogora 2 Dès que les chants dogoriens ont résonné dans l’espace du théâtre sous la direction de Jean-Michel Henry, ils ont envoûté par leur beauté et leur puissance émotionnelle les quelques 600 spectateurs. Une musique de douceur et de tempête, une ode flamboyante à la vie. Les compliments ont fusé à la fin du spectacle. « C’était magnifique, j’ai eu des frissons dès le début, au tout Dogora 7 premier chant » a avoué Yvette Gilardin venue de Chelles pour le concert. « Je ne connaissais pas Dogora. J’ai beaucoup apprécié cette langue imaginaire qu’est le dogorien avec ses consonances slaves et j’ai envie d’en savoir un peu plus sur cette oeuvre » déclarait pour sa part Bernard, un Meldois solidaire de la lutte contre le cancer.

    Un prochain concert aura lieu dimanche 30 janvier 2011 à 16 heures au centre culturel Jacques-Prévert à Villeparisis. Il sera donné au profit de l’association « Le rire médecin : de vrais clowns à l’hôpital » dont la marraine est l’actrice Anny Duperey. S. Moroy

    (*) l’ACVM de Noisiel, la chorale des enfants du Conservatoire du Val-Maubuée, la chorale des enfants de la Maîtrise Sainte-Marie (Meaux), la chorale des enfants du Conservatoire de Claye-Souilly, Chant’Annet (Annet-sur-Marne), Chœur Odyssées (Claye-Souilly), Petit Chœur du Grand-Morin (Villiers-sur-Morin) et Vocalizes (Lizy-sur-Ourcq),

    Plus d’infos sur Dogora : festivalclaye.over-blog.com
    Plus d’infos sur l’AVACS : www.avacs.fr

  • Semaine de l’énergie: Réchauffement climatique

    Semaine de l’énergie: Réchauffement climatique

    « The Age of Stupid »… pas si stupide !

    Age of stupid1 Il y eut l’âge de pierre, de bronze, du fer et puis, en 2008… l’âge de la stupidité. Près de 80 spectateurs ont assisté mardi 28 septembre à la projection-débat du film « The Age of Stupid »… annoncée dans la note du 26 septembre.                       

    Pour fêter la semaine de l’énergie, l’Espace Info-Énergie de Marne-et-Chantereine organisait au cinéma Cosmos de Chelles la projection du documentaire d’anticipation britannique réalisé par Franny Armstrong. ( ci contre: Jérémy Dieulot, chargé de Développement Local)

    Sorti en septembre 2009, avant la conférence de Copenhague sur le réchauffement climatique qui s’est tenue durant la première quinzaine de décembre, « The Age of Stupid » eut un succès retentissant, à l’égal du film « Home » sorti la même année, mais dans un registre très différent.

    Age of stupid3 En l’an 2055, un homme (l’acteur Pete Postlethwaite) se retrouve seul sur la terre dévastée. En consultant des documents filmés de 2008, il va tenter de comprendre pourquoi nous n’avons pas agi quant il était encore temps. Les témoignages sélectionnés dressent vite un constat édifiant, terrible et accablant. L’escalade infernale de la surconsommation, le déséquilibre chronique entre pays riches et pauvres, la non-répartition des fruits de la croissance ne s’infléchiront pas. Il est avéré que le réchauffement climatique a des effets néfastes pour l’homme et sa planète. La solution idéale serait de réduire ces gaz nocifs de 50 % d’ici à 2050. Pas si simple dès lors que s’ajoutent des problèmes liés à la qualité de vie de chacun et présents de façon inégale selon les pays et régions (inondations, tempêtes, accroissement du trafic aérien et routier, accumulation des déchets, déforestation, pollution industrielle). Les scientifiques prévoient une augmentation de la température de 1 à 6 degrés sur terre entre 2000 et 2100 si l’émission de gaz à effet de serre se poursuit. Le degré 6 serait, selon Mark Lynas, le seuil à ne pas atteindre car catastrophique pour la terre et ses écosystèmes.

    Dans le film, il n’y a pas – il n’y a plus –  d’espoir. D’ailleurs, comme le souligne à la fin l’unique survivant : « Méritions-nous finalement d’être sauvés ? ».

     Lutter au quotidien 

     

    Age of stupid2 Le débat s’est déroulé avec Christian de Perthuis – au centre sur la photo -  professeur d’économie à l’université Paris-Dauphine et auteur de « Et pour quelques degrés de plus » (paru chez Pearson Education en 2009), Philippe Quirion – à droite – membre du réseau Action Climat et chercheur au CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) et Paul Brunel – à gauche – chargé de mission énergie climat pour WWF (World Wildelife Fund).

    Si les questions des participants ont inévitablement reflété leur inquiétude, elles ont aussi révélé une réflexion teintée de pragmatisme : la plupart adoptant déjà des règles au quotidien pour limiter l’ampleur du problème à leur échelle.

    Ce réflexe éco-citoyen fera-t-il école ?

    S. Moroy

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