Catégorie : 00 A Villevaudé

  • 1917, Face à la guerre

    1917, Face à la guerre

    Une exposition sur la Première Guerre mondiale et la vie, année après année, de Villevaudéens qui sont montés au front, se tient à la bibliothèque de la Roseraie jusqu’au 30 janvier

    2 permissionnaires gare de l'est 15 fevrier - Copie

    Toutes les communes de France ont payé un lourd tribut à la guerre de 1914-1918 et Villevaudé, qui comptait 585 habitants en 1914, n’y a pas échappé.

    Lancée en 2015, l’initiative de l’exposition est due à l’ALJ (Association loisirs jeunes) et à la bibliothèque de la Roseraie. Yvette Godefroy, présidente de l’ALJ explique : « Nous avons voulu réaliser une rétrospective de cette époque, dans la mesure où nous disposions de documents retrouvés dans un grenier de Montjay-la-Tour. Au travers d’une fresque chronologique de quelques grands événements de la vie civile, dans les domaines des arts, des lettres et des faits de sociétés, nous suivons le parcours de quelques habitants qui ont été mobilisés sur le front ».

    Monique Mazoyer, membre de la SHCE (Société d’histoire de Claye et de ses environs) a apporté sa précieuse contribution et les panneaux, réactualisés chaque année depuis 2015, informent le visiteur sur ce qui s’est passé, de 1914 à 1918.

    Les Villevaudéens dont les noms sont inscrits sur le monument aux morts de la commune ont donc tout naturellement leur place dans la page de mémoire. L’exposition s’attache d’ailleurs à l’histoire de certains d’entre eux, reconstituée grâce à des documents qui les concernaient  : lettres, citations militaires, témoignages…

    Edmond Blétry, adjoint au maire de Villevaudé

    C’est d’abord le parcours d’Edmond Blétry, 39 ans, adjoint au maire de Villevaudé en 1914, qui est parti au front dès le mois de septembre de la même année. Il a été incorporé à Amiens dans le douzième régiment territorial d’infanterie. Sous les ordres du lieutenant-colonel Garrus, il a quitté Amiens dans la nuit du 5 au 6 août pour débarquer à Morbecque (Nord).

    Sa famille résidait au 11 rue Charles-de-Gaulle, à Montjay-la-Tour (haut de Villevaudé). Dans une lettre du 8 août 1914 adressée à son épouse, le sergent Blétry écrivait : « Des premiers bruits de victoire nous mettent de la joie plein le cœur, mais si ça va si bien que cela, nous autres, les vieux, n’auront plus qu’à suivre ». Il a été blessé à la cuisse, fait prisonnier et envoyé en Allemagne où il est resté quatre ans.

    En 1917, Edmond Blétry avait trois enfants. Il espérait figurer sur la liste des pères de famille de plus de 40 ans qui étaient évacués en Suisse et parfois libérés. Néanmoins, il n’a quitté l’Allemagne qu’à la fin du conflit.

    D’autres n’ont pas eu la chance de revenir

    Georges Eugène Aché est mort le 15 mars 1916 dans les combats de Mort-Homme (Meuse). Gustave Lantenois est tué le 17 juillet 1916 à Flaucourt (Somme), le lendemain de son anniversaire. Alexandre Roch est porté disparu le 23 octobre 1916 dans les tranchées de la Maisonnette, près de Biaches (Somme). Il est finalement reconnu décédé le 29 octobre 1916 par jugement du tribunal de Meaux, rendu le 24 février 1921.

    « Félix Marleux a été fait prisonnier pendant la bataille d’Aubérivé (Marne). Victime de la tuberculose, il est décédé le 27 juillet 1917. L’histoire nous dira qu’il y en aura beaucoup plus en 1918 » précise Yvette Godefroy. Elle prépare d’ores et déjà la réactualisation de l’exposition pour 2018, centenaire qui célébrera la fin d’une guerre que l’on croyait être « la der des der ».

    L’exposition Face à la guerre pour l’année 1917, se tiendra jusqu’au mardi 30 janvier à la bibliothèque de la Roseraie, 16 rue Charles-de-Gaulle (à l’entrée du parc). L’entrée est gratuite et l’exposition se visite le lundi et samedi, de 10 h 30 à 12 h 30 et le mercredi, de 16 heures à 19 heures.

    Rechercher un aïeul mort durant la Première Guerre mondiale dans la base de données du ministère des armées :
    http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/arkotheque/client/mdh/base_morts_pour_la_france_premiere_guerre/

  • Les cafés dans l’ancien canton de Claye et des environs

    Les cafés dans l’ancien canton de Claye et des environs

    Les cafésLes cafés dans l'ancien canton

    de Claye et des environs

    Société d'Histoire de Claye et des environs

    Les cafés de Colette, Paulette, Baheux, Mendhi, le petit Bordeaux, ce sont eux que j'ai connus à mon arrivée à l'école de Villevaudé à Montjay-la-Tour en 1972: je précise bien à Montjay-la-Tour car étant à la recherche dans le bourg de Villevaudé de l'école où j'avais été nommée, aucun des passants interrogés n'a pu me dire que l'école était à Montjay… et c'est finalement au café Mendhi dans la Grande rue de Villevaudé que l'on m'a dirigée vers la bonne destination… de laquelle je ne suis pas repartie…

    Quand madame Mansuy que nous appelions Colette a fermé son café des marronniers à Montjay, le gribouillage DÉFENSE DE FERMER sur l'affichette « DÉFENSE DE FUMER » n'a pas eu d'effet sur sa décision, et son pot de départ nous a laissé un goût amer… c'est là que nous apprenions les bonnes nouvelles, les mauvaises, les décès, c'est là aussi que les collectes étaient organisées.. le quartier était dorénavant vide.

    Des 9 cafés il n'en reste qu'un, au hameau de Bordeaux.

    L'exposition qui avait été présentée à Claye en février dernier  est visible à la bibliothèque de la Roseraie aux heures d'ouverture.

    2

    6

    7

    1

    3

    5

    8
    Remercions mesdames Danièle Prieur, Françoise Leroy et Monique Mazoyer pour les recherches à partir des recensements, almanachs commerciaux, archives départementales de Seine et Marne, accompagnés de leurs enquêtes sur le terrain… Ce travail considérable a abouti à la présentation de cette exposition, riche de souvenirs et d'anecdotes..

    Merci monsieur Clément, président de la Société d'Histoire de Claye et des Environs de l'attention que vous portez à notre patrimoine.

    Cafés - Copie
    « Gargote, bistrot, troquet, boui-boui, zinc, café, bar, brasserie, pub….. autant de vocables qui inspirent une nostalgie bienveillante à ceux qui les ont fréquentés » écrit Monsieur Albarello dans le livre qui a été édité.

    Cet ouvrage est en vente à la bibliothèque.

    YG

  • Centrale EDF de Villevaudé : une fresque paysagère de 450 mètres, presque aussi vraie que nature

    Centrale EDF de Villevaudé : une fresque paysagère de 450 mètres, presque aussi vraie que nature

    Villevaudé-fresque-edf-2

    Un chemin qui va tout droit…dans le mur

    Villevaudé-fresque-edf-7
    Depuis la rentrée, le mur du poste de transformation électrique de Villevaudé révèle une fresque géante. Réalisée en trompe-l’oeil, l’œuvre panoramique accentue la profondeur du paysage.

    Villevaudé-fresque-edf-4
    La fresque, longue de 450 mètres et haute de trois mètres, n’a pas échappé à l’attention des automobilistes circulant sur la D86 ou qui accèdent à la Francilienne, près de la centrale électrique.

    Le commanditaire de l’œuvre, RTE (Réseau de transport d’électricité), filiale du groupe EDF, a souhaité un aménagement paysager du poste de Villevaudé. L’électricité y arrive à très haute tension (400 000 volts), avant d’être transformée pour être distribuée à environ deux millions d’habitants du Nord Seine-et-Marne. Le programme d’aménagement comprenait l’ornement végétal du poste, la création d’une mare, un chemin piétonnier, la pose de bancs et la réalisation d’une fresque murale.

    Peinte en deux mois

    Villevaudé-fresque-edf-3

    Villevaudé-fresque-edf-5

    Villevaudé-fresque-edf-6
    « Il s’agissait d’embellir les abords du chemin qui longe la route et l’enceinte de la centrale électrique. L’idée était de faire des décors ayant du sens pour tous, pas simplement une décoration de paysages. Nous avons mis en scène des paysages de notre territoire, dont la base régionale de loisirs de Jablines-Annet »
    explique Lionel Stéphanidis, 32 ans, président-fondateur de Hard-Déco en 2007 et qui regroupe sept artistes graffeurs.

    Durant juin et juillet, Pierre-Olivier, Grégory, Olivier et Jonathan ont entrepris de réhabiliter le mur afin d’y apposer la fresque. Leur choix s’est porté sur une technique mixte, employant peinture acrylique et bombe aérosol.

            Ils avaient transformé les transfos de la commune:  Cliquez sur ce lien

    Hard-Déco était déjà intervenue à Villevaudé, en novembre 2013, pour décorer une dizaine de transformateurs EDF (Electricité réseau distribution France) disséminés sur la commune. La municipalité leur avait demandé une frise en trompe-l’œil d’un enfant écrivant le nom d’Ivan-Peychès sur le parapet de l’école élémentaire du même nom.

    Villevaudé-fresque-école
    A côté, la fresque sur la façade de la salle des Merisiers, que l’on peut admirer en empruntant la rue Adèle-Claret, est aussi à mettre à leur actif. Longue de 10 mètres et haute de 5 mètres, ils s’étaient mis à quatre pour la réaliser en une semaine.

    Combattre la grisaille urbaine

    « Nous sommes un collectif d’artistes qui combattons la grisaille urbaine en promouvant la décoration graffiti et la réhabilitation des lieux publics et privés. Au départ, c’était un pari de copains qui faisaient du graffiti et ont décidé de créer leur association. En dehors de celle-ci, nous sommes tous des artistes indépendants, des auto-entrepreneurs » renchérit Lionel.

    Chaque œuvre est unique

    Hard-Deco est sollicitée par des collectivités et des particuliers, surtout pour décorer des chambres d’enfant. Les artistes mettent un point d’honneur à relever tous les défis et chaque œuvre est unique. Ils dirigent également des ateliers pédagogiques dans des centres de loisirs ou pendant les vacances scolaires. « Une initiation à la bombe aérosol permet aux jeunes d’avoir une approche plus artistique que vandale de l’outil » confie encore Lionel. S. Moroy

    http://www.hard-deco.com/

     

     

  • Marche pour sauver le bois Gratuel

    Marche pour sauver le bois Gratuel

    Villevaudé-marche-verte-3

    Villevaudé-marche-verte-dhuis-1

    Le collectif Sauvons la Dhuis, qui regroupe sept associations de défense de l’environnement, a appelé à la marche verte « pour sauver le bois Gratuel ». Quelque 250 personnes ont défilé à Villevaudé, samedi 17 juin .

    Les manifestants protestaient, samedi, contre la carrière à ciel ouvert de Placoplatre, dont le bois Gratuel fera bientôt les frais.

    Malgré la forte chaleur, ils ont pris le chemin de l’aqueduc de la Dhuis, qui commence à l’angle de la rue du Lavoir et de la rue Charles-de-Gaulle, pour se rendre jusqu’à la plateforme de construction du pont, près de la RD105. Par mesure de sécurité, la police avait bouclé la route, côté Villevaudé. De nombreux élus des communes voisines participaient au cortège, ainsi que des candidats aux élections législatives : Maxime Laisney, Julia Killian, Farid Djabali, Béatrice Troussard…

    Le projet validé par le préfet

    Le carrier se cramponne à son projet, d’autant qu’il a été validé début mai par le préfet. La carrière du Pin-Villeparisis alimente en gypse l’usine Placoplatre de Vaujours. Or ses réserves étant bientôt épuisées, l’entreprise a obtenu une autorisation d’exploiter à ciel ouvert les secteurs du bois Gratuel et des Mazarins, situés plus à l’est. « Dans le dossier, les services de l’État ne satisfont qu’à une obligation légale, ce n’est plus un débat démocratique » lâche Marie-Françoise Pian, présidente de Villevaudé… demain, et porte-parole du collectif.

    Le collectif dénonce une « destruction programmée »

    Villevaudé-marche-verte-2

    A

    BNous sommes à quelques centaines de mètres à peine de villevaudé…..

     « La communication de Placo ne change pas : on nous dit que dix-neuf hectares seulement vont disparaître et que la Dhuis ne sera pas touchée. La destruction du bois Gratuel va démarrer le 1er août par l’abattage des arbres. Avec la construction du pont, Placo, propriétaire foncier de grandes surfaces de bois sur la butte de l’Alnay, poursuivra vers les communes de Villevaudé, Annet-sur-Marne et Thorigny-sur-Marne. Il faut donc additionner les hectares détruits à ceux qui le sont déjà en Seine-Saint-Denis, depuis le bois de Gizy et Bois-le-Comte, pour apprécier l’ampleur de la destruction » poursuit-elle.

    Elle déplore que Placo « très inquiet de [nos] manifestations, continue dans une absence totale d’écoute à livrer des arguments d’un autre âge : chantage à l’emploi, impossibilité de faire du cavage à l’inverse de Cormeilles-en-Parisis (Val-d’Oise), anticipation sur les arrêtés ». La présidente ajoute : « La loi autorise les exploitations à ciel ouvert à 80 mètres des habitations. Qu’en pensent les habitants de Montjay-la-Tour ? » [Ndlr : haut de Villevaudé]. S. Moroy

    Pour rappel:

    L'arrêté préfectoral 2017 DRIEE-012 du 3 mars 2017 lève l'interdiction d'atteinte aux espèces protégées dans le cadre du projet d'extension de la carrière de gypse à ciel ouvert sur le Bois Gratuel et les Mazarins, ce qui veut dire que sont autorisées la "destruction et altération de sites de reproduction ou d'aires de repos" des espèces citées…

    00

    0

    2

    3

  • Trame verte de l’Est francilien, la promenade de la Dhuis est en danger imminent…

    Villevaudé-travaux-carrière-5 (2)
    Les travaux de Placoplatre ont démarré pour une nouvelle carrière à ciel ouvert, tandis que les écologistes et associations de défense de l’environnement préparent leur mouvement de protestation pour protéger la promenade de la Dhuis. Leur collectif, Sauvons la Dhuis, proposera un grand rassemblement, samedi 17 juin.

    L’apparition des premiers engins de chantier, il y a une quinzaine de jours, en bordure de la RD105, a fait bondir Christian Tarrieu, président de AB2V (Association Ensemble bien vivre à Villeparisis créée en 2015). Le projet était pourtant inévitable suite à l’arrêté du préfet validant, début mai, le projet d’extension de la carrière de gypse à ciel ouvert.

    Les associations dénoncent « la non prise en compte des remarques lors des enquêtes publiques, la destruction de plusieurs animaux (37 espèces protégées),  le tarissement précoce des nappes phréatiques et des sources naturelles, des nuisances de toutes natures liées à l’exploitation du gypse ».

    Le pont sera opérationnel en 2018

    Dans une plaquette distribuée en avril dans les boîtes aux lettres des Villevaudéens, le carrier expliquait son projet : « Pour les besoins de la future carrière [NDLR : secteurs du Bois Gratuel et des Mazarins], on fait construire un pont paysager au-dessus de la RD105. Il permettra de transporter le gypse vers la carrière actuelle de Le Pin-Villeparisis par voie interne, sans utiliser le réseau routier. Dès 2021, le convoyeur existant, qui achemine le gypse jusqu’à l’usine, sera prolongé et empruntera ce pont. Les travaux s’effectueront sans interruption de la circulation sur la route, sauf occasionnellement de nuit. Il sera mis en service début 2018. Le pont enjambera la promenade de la Dhuis sans l’interrompre, y compris pendant la phase de travaux et sans que l’ouvrage ne déborde sur son emprise. Sa signature visuelle, en forme de vague, sera maintenue ».

    Une ressource récupérable

    Franck Rolland, élu municipal EELV à Villeparisis, souligne : « On nous dit que le gypse est facilement récupérable et on continue à l’exploiter, alors que tout cet argent pourrait financer d’autres filières, comme celle du recyclage, et sans perte d’emplois. On est toujours sur une logique de court-terme, sans préservation des matières premières, c’est-à-dire un modèle de croissance aujourd’hui dépassé ».

    Farid Djabali, élu municipal à Mitry-Mory et candidat EELV aux prochaines élections législatives, renchérit : « L’environnement et les espaces sensibles vont disparaître à cause de l’usine Placo à Vaujours. Or il est important d’avoir un développement économique concerté qui ne porte pas atteinte à l’environnement et aux espaces sensibles, comme la forêt de Montgé-en-Goële et le fort de Vaujours ».

    Le collectif reprend du service

    Regroupant sept associations, un collectif, Sauvons la Dhuis, avait réussi à mobiliser tout de même près de 900 personnes lors d’une marche verte, en novembre 2011, sauvant ainsi in extremis un tronçon de l’aqueduc de la Dhuis que la mairie de Paris, son propriétaire, voulait vendre alors à Placo. « Ces carrières signifient la destruction programmée d’une grande partie des massifs boisés de la butte de l’Aulnay sur Le Pin, Villevaudé, Claye-Souilly, Carnetin, Thorigny-sur-Marne et Annet-sur-Marne, ainsi que l’anéantissement total, à terme, de sa faune et de sa flore. L’abattage des arbres du bois Gratuel doit débuter en août » indique un porte-parole du collectif.

    Le nouveau ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a été contacté. « La promenade de la Dhuis fait partie de la trame verte de l’Est francilien et elle est en danger imminent. Pourtant, elle a été aménagée avec l’argent public : six millions d’euros ont été investis entre 2006 et 2007 par la Région » poursuit le membre du collectif.

    Une marche verte, samedi 17 juin

    Pour appuyer son action, Sauvons la Dhuis appelle à une nouvelle grande marche verte. Elle aura lieu samedi 17 juin à 14 h 30, pour une durée d’environ deux heures.

    Le lieu du rendez-vous est fixé à l’entrée de Villevaudé, à l’angle de la rue du Lavoir et de la rue Charles-de-Gaulle. La marche jusqu’au bois Gratuel permettra de découvrir une partie du circuit de la Dhuis. Elle s’arrêtera à la nouvelle plateforme de construction du pont, face au réservoir d’eau implanté de l’autre côté de la RD105, sur la commune du Pin, avant la traversée du CD105.

    Le collectif Sauvons la Dhuis

    Villevaudé… demain, Les Abesses de Gagny-Chelles, Union des Familles Laïques de Marne et Chantereine (UFAL), Les amis de Carnetin, AJT Rando, Marne et Gondoire à vélo, Association de Défense de l’Environnement du Bois Fleuri (ADEBF).

    Serge Moroy

  • Villevaudé, patrimoine: Le blason

    Villevaudé, patrimoine: Le blason


    Blason (2)Photo: Pièce en plâtre offerte à la bibliothèque par François Chauvin, artiste plasticien, peintre fresquiste et aérographe, ami, qui a disparu malheureusement trop tôt.. Elle a été restaurée par l'équipe de staffeurs des amis du sculpteur Charles Gadenne…


    Savez-vous comment est né notre blason?

    Après le décès en 1784 de la dernière « dame » de la seigneurie de Montjay, Marie Elisabeth Eléonore Aguenin le Duc (enterrée dans l’église), son fils Jean Hallé de Frettevile lèguera tous ses biens, en particulier le château (l'actuel château du Poitou,  maison de retraite SNCF) , à Charles Philippe Bajot de Conantre, Baron d'Empire, maire de Villevaudé.

    Le 14 mai 1823, le fils et la fille de Charles Philippe Bajot de Conantre épousent la fille et le fils de Laurent Symonet, écuyer, maire de Villiers-sous-Chatillon (Marne)

    0blason commune

    Villevaudé adopte comme emblème les armoiries de ces deux familles encore sculptées sur le plafond en bois, à l’entrée de l’église  saint Marcel de Villevaudé.

    1 blas

    2armes blasonLe blason de Villevaudé

    A gauche : Sur fond bleu azur croix de Saint-André (écartelée en sautoir et ondée), du blanc argent au milieu or (semi de points). 2 lions – 1 en haut, 1 en bas – 2 têtes 1 à gauche et 1 à droite.

    A droite : Écusson fascé – 2 étoiles à 5 bandes or – 1 croissant argent – hachures horizontales bleu azur – 3 bandes : 1ère argent ; 2ème semi de points d’or ; 3ème argent – hachures verticales rouges (de gueule).

    Couronne 9 perles

    3

    La frise chronologique détaillée de l'histoire de Villevaudé depuis l'an 1000 est visible en bibliothèque… Nous vous invitons à la consulter aux heures d'ouverture des locaux…

    1 - Copie

    2 - Copie

    Villev

    Les merisiers

    "Un siècle à Villevaudé", réalisé par Monique Mazoyer, et disponible à la bibliothèque…

    Un siècle a villevaude 001

  • Un bleuet pour mémoire

    Un bleuet pour mémoire

    Bleuet
    Si les britanniques ont choisi le coquelicot (poppy), les français ont adopté le bleuet. Ces fleurs des champs abondaient sur les champs de bataille… rouge comme le sang des hommes pour le coquelicot, bleu-horizon comme la tenue des poilus pour le bleuet  ..

    L’initiative de la création du bleuet revint à deux infirmières, Charlotte Malleterre et Suzanne Lenhardt qui, dès 1916, confectionnent des bleuets en papier et en tissu pour les vendre au profit des blessés de guerre.

    La réinsertion professionnelle des quatre millions de blessés français au sortir du conflit, parmi lesquels 300 000 mutilés, est en effet problématique. Le loi Lugol de 1919 leur accorde des pensions d’invalidité trop faibles pour leur permettre de vivre : il n’est pas rare de voir d’anciens héros de 14-18 réduits à la mendicité.

    Parce que cette situation est inacceptable, l’œuvre du muguet continue donc de plus belle et, en 1928, les ateliers qui emploient uniquement des mutilés sont installés aux Invalides avec le soutien du président de la République Gaston Doumergue.

    La vente des bleuets, commencée dans les rues de paris le 11 novembre 1934, s’étend bientôt sur toute la France.

    Depuis 1935, l’État officialise la vente de l’insigne le 11 novembre, date à laquelle vient plus tard s’adjoindre le 8 mai, victoire de la Seconde Guerre mondiale.

    Aujourd’hui, grâce à des dizaines de milliers de bénévoles qui parcourent les rues du pays en proposant la fleur du souvenir, l’œuvre Nationale du Bleuet de France, reconnue d’utilité publique et désormais placée sous l’autorité des Anciens Combattants et Victimes de Guerre, continue d’agir pour la solidarité et la transmission de la mémoire.

  • Villevaudé: Les bons plants s’échangent, la contestation germe

    Villevaudé: Les bons plants s’échangent, la contestation germe

    Bourse aux fleurs à Villevaudé

    La bourse aux plantes s’est déroulée samedi 22 avril dans le parc de la Roseraie. Des fleurs, plantes et graines, mais aussi une information sur le projet d'extension de carrière à ciel ouvert de Placoplatre contre lequel l'association organisatrice s'insurge.

    Villevaudé - bourse aux plantes 10

    Villevaudé - bourse aux plantes - 12

    Villevaudé - bourse aux plantes 9
    Villevaudé - bourse aux plantes 1

    Villevaudé - bourse aux plantes - 9

    Villevaudé - bourse aux plantes 5

    Villevaudé - bourse aux plantes 11

    Villevaudé - bourse aux plantes - 8

    Villevaudé - bourse aux plantes 3
    La bourse était organisée par l’association Villevaudé… demain, avec le concours de la municipalité. « Le principe d’une bourse aux plantes est très simple : chacun apporte ce qu’il a dans son jardin pour l’échanger avec son voisin. Conseils et astuces sont également les bienvenus » explique Marie-Françoise Pian, sa présidente. Un principe évident pour Mélanie qui est venue de Condé-Sainte-Libiaire avec Julien, son époux, et Loris et Antone, ses deux enfants.

    Villevaudé - bourse aux plantes 4
    « J’ai appris qu’il y avait cette bourse aux plantes grâce à Magali, qui vend des crêpes sur le marché de Lagny-sur-Marne, et qui justement y participe. Nous avons un grand jardin et j’ai apporté, pour échanger, de la sauge, mélisse et ciboulette ». Elle repartira avec un groseillier et un cassissier, des arbrisseaux fruitiers qu’elle n’avait pas dans son jardin.

    Villevaudé - bourse aux plantes 2
    Partenaire de l’opération, la serre de Montjay-la-Tour exposait également ses nombreuses variétés de plantes d’ornements, fleurs aromatiques et de massifs, qui ont connu beaucoup de succès auprès des visiteurs.

    Les bons plants s’échangent, la contestation germe: « Il faut sauver le bois Gratuel »

    Villevaudé - bourse aux plantes 6

    Villevaudé - bourse aux plantes 13

    Forte du succès du collectif qu’elle a créé en octobre 2011, et qui a finalement permis de sauver un tronçon de l’aqueduc de la Dhuis que la mairie de Paris, son propriétaire, voulait céder à Placoplatre ; Villevaudé… demain entame un nouveau combat : sauver les 20 hectares du bois Gratuel. Placo a un projet d’extension de sa carrière à ciel ouvert de Bois le Comte pour alimenter l’usine de Vaujours, en service depuis 1946 [Ndlr : Placoplatre est le premier exploitant de gypse en France et 68 % de la production nationale provient du bassin parisien].

    Pour les besoins de la future carrière, Placo construira un pont paysager au-dessus de la RD105. « Après les enquêtes publiques et les arrêtés, une demande d’autorisation de défrichement du bois Gratuel est mise en consultation auprès du public jusqu’au jeudi 18 mai [Ndlr : ce n’est pas une consultation en mairie, mais sur internet]. Le projet a été validé par le préfet le 17 mars alors qu’il entraîne des nuisances, risques et dégâts divers pour la population et l’environnement, largement sous-estimés par Placo. L’association a donc décidé de contester en justice ce projet d’exploitation à ciel ouvert et au tir de mine sur le bois Gratuel » nous a expliqué un membre de Villevaudé… demain.

    Un bilan de douze ans

    Crée en octobre 2004, Villevaudé… demain s’est fixé pour mission de défendre l’environnement sur la commune et ses environs. Des panneaux rappelaient d’ailleurs les multiples actions entreprises depuis ses douze ans d’existence, à savoir des visites et actions de sensibilisation destinées aux scolaires, mais aussi aux adultes : nettoyage dans la commune, campagne de réduction des déchets avec la CCPMF (Communauté de communes Plaines et Monts de France), ateliers de jardinage sur le terrain du Grimpet, rallyes pédestres… S. Moroy

    www.seine-et-marne.gouv.fr/Politiques-publiques/Environnement-et-cadre-de-vie/Foret/Consultations-publiques
    www.villevaude-demain.com

  • ALERTE!!! LA CHENILLE OU PYRALE DU BUIS  EST DE RETOUR …

    ALERTE!!! LA CHENILLE OU PYRALE DU BUIS EST DE RETOUR …

    Elle est encore là!!! à Villevaudé, à Montjay-la-Tour et au hameau de Bordeaux… en fait, elle sommeillait dans les cocons malgré un hiver que nous pensions (à tort) destructeur !! Merci à ceux et celles qui nous ont contactés.

    LA  PYRALE DU BUIS 

    Importée accidentellement d’Asie depuis 2007, la pyrale du buis gagne du terrain sur tout le territoire français. Depuis 2015, elle  a fait son apparition dans les buis de Villevaudé. Il est important de savoir que cet insecte n’a pas de prédateur naturel et qu'il n'existe pas de traitement préventif.

    Photo1 pyrale chenille - CopieIl y a 3 voire 4 générations par an (adultes, œufs, larves et chrysalides)

    Cocon de soie - CopieCocon

    Cocon soie - Copiecocon

    3jeune chenille

    Chrisalidenymphose: transformation de la chenille en chrysalide

    C'est sous la forme chenille non urticante que la pyrale du buis pose problème car elle dévore les feuilles et l’écorce verte du buis, se nourrissant des feuilles de l’intérieur du buis, rendant la détection tardive et donc difficile à contrôler. En raison de leur appétit dévastateur les ravages sont importants et risquent de détruire tous les buis en seulement quelques années.

    Cycle-biologique-calendrier

    DÈS LE MOIS DE MARS/AVRIL IL FAUT PIÉGER LES PAPILLONS PAR CAPSULE DE PHÉROMONE  

    Photo3 pyrale papillon de nuit - CopieUn papillon peut pondre entre 100 et 600 œufs par an.

    Après les fortes attaques de ces dernières années, il est conseillé dans un premier temps de mettre en place du piégeage pour détecter les premiers vols du papillon.

    PiègePiège à papillon de nuit de la pyrale du buis: cette méthode permet de positionner idéalement les traitements 8 à 10 jours après les premières captures.

    En imitant les phéromones émises par les papillons femelles, la phéromone permet d’attirer les mâles dans les pièges remplis d’eau placés au-dessus des buis.ne pas oublier d'ajouter le produit à vaisselle: il sert à dissoudre la légère couche savonneuse qui recouvre les ailes du papillon.  Il faut changer la capsule de phéromone tous les mois et ne pas la manipuler à mains nues.

     

    UNE FOIS LES PAPILLONS DÉTECTÉS, UN TRAITEMENT BIOLOGIQUE S'IMPOSE

    Des études ont démontré l’efficacité du traitement biologique : Le Bacillus thuringiensis ssp. kurstaki, couramment désigné par son acronyme Btk, est une bactérie qui vit naturellement dans le sol. Depuis une trentaine d'années, on l'utilise partout dans le monde comme agent de lutte biologique pour réprimer les populations de divers insectes ravageurs forestiers et agricoles. La chenille est infectée lorsqu'elle dévore les parties de la plante arrosée par la bactérie, elle ne peut plus s'alimenter et meurt dans les jours suivants. On doit renouveler l'opération dix jours après.

    BON A SAVOIR :le btk fonctionne uniquement sur les jeunes chenilles car arrivées au stade adulte les chenilles ne se nourrissent plus.

    Photo4 pyrale - Copie

    Photo4 pyrale 

    La présence de mésanges à proximité de buis peut aider à renforcer la lutte : Un couple de mésanges, en période de nidification, peut manger jusqu'à 500 insectes par jour. Hélas la chenille de la pyrale n’est pas leur préférée.

    Éviter de tailler des buis pendant l'infestation et en plein été, car cela constitue un choc pour la plante. Favoriser une taille d'hiver.

    Sur les petits buis, on peut aussi lutter mécaniquement et dans l'attente d'effectuer un traitement avec le bacille de thuringe: il faut couper les parties de la plante infestées, enlever manuellement les œufs, les chenilles vertes et noires et les chrysalides de la pyrale du buis. Il faudra ensuite détruire les chenilles en les brûlant.

    Les solutions chimiques sont à rejeter: Les  pyréthrinoïdes ne sont pas sélectifs et détruiront également les insectes auxiliaires utiles. Le diflubenzuron (Dimilin Flo) est difficile à contrôler car il doit être appliqué juste après l'éclosion des œufs. 

     

    Carte-pyrale-du-buis-08-2015Depuis 2015, d'autres départements tel le Puy de Dome ont été touchés

    LES TRICHOGRAMMES PEUVENT NOUS AIDER

    Pour tuer la pyrale à l’état d’œuf, utilisez les trichogrammes « trichotop buxus ». Ce sont de minuscules insectes qui se reproduisent en parasitant les œufs des pyrales, dès la ponte. Ils éliminent donc la génération à venir de pyrale. Pensez bien à les utiliser à l’automne pour éviter la naissance de nouvelles chenilles au printemps prochain !

    BON A SAVOIR: Les trichogrammes fonctionnent uniquement sur les œufs des papillons, donc à mettre uniquement pendant les vols, sinon c'est inutile.

    Puisque nous ne devons négliger aucune piste,  Planete Homeo School propose une méthode homéopathique ….

    Une granule par litre d'eau de Psorinum 30 CH… essayons!!

    Leur message: Pyrale du buis: PSORINUM.
    "Bonjour à tous, nous sommes heureux de vous faire savoir que dans la région Suisse Romane et Ardèche, tous nos tests sont favorables: PSORINUM fonctionne remarquablement.
    Dès après le traitement, les larves tombent, parfois c'est grouillant même, sur le sol.
    Certains cas plus graves, on croit que le buis est mort mais en 15 j à 3 semaines, il reprend vaillamment.
    Mode d'emploi: diluer 3 ou 4 globules de PSORINUM 30 C dans un verre. Verser le verre dans un arrosoir de 3 ou 5 l rempli d'eau. Arrosez les plants à traiter."

    DANS TOUS LES CAS IL EST IMPORTANT DE DONNER L’ALERTE

    Des actions collectives de surveillance et de traitement sont indispensables pour limiter la propagation de la pyrale du buis. Rappelons qu’il n’existe pas à l'heure actuelle, de traitement préventif.

    Y. Godefroy

    A l'occasion de la semaine des alternatives aux pesticides, l'association Villevaudé…demain vous a informés en 2016 et en 2017 de ce fléau par distribution de ce document  dans toutes les boîtes aux lettres de Villevaudé, Montjay-la-Tour et Hameau de Bordeaux. Cette plaquette est disponible à la bibliothèque de la Roseraie. 

  • Le baron Pierre-François Percy

    Le baron Pierre-François Percy

    Maison natale de Percy à Montagney 70 - CopieMaison natale de Pierre-François Percy

    Pierre-François Percy est né le 28 octobre 1754 à Montagney en Franche-Comté. Fils de chirurgien, le jeune Pierre-François étudie à Besançon puis à Paris et fut reçu docteur en médecine à 20 ans. Le 20 juin 1776, il entre dans la gendarmerie de Lunéville comme aide-chirurgien, il y reste cinq ans et y apprend l'art vétérinaire. Puis en 1782, il entre avec le grade de chirurgien-major dans le régiment de Berry-cavalerie. En 1784, il obtient le premier prix de l'Académie de chirurgie grâce à une étude sur les bistouris.

    Correspondance
    Lorsque les guerres de la Révolution commencèrent, en 1792, il se trouve par sa position à la tête du service de santé : d'abord chirurgien à l'armée du Nord, le 1er juin 1792, puis successivement , chirurgien en chef à l'armée de la Moselle, le 15 Germinal An 3, à l'hôpital du Val de Grâce, le 7 brumaire An 4, à l'armée du Rhin et Moselle, le 10 Floréal an 4, à l'armée d'Allemagne, le 24 Vendémiaire an 6, à l'armée d'Angleterre, le 28 Pluviôse An 6, à l'armée de Mayenne, le 12 Brumaire An 7 et à l'armée du Rhin le 27 Nivôse An 8. En 1802, le 29 Germinal An 10, il écrit une lettre au général Bonaparte, Premier Consul de la République française, il se désigne "Percy ex-chirurgien en chef d'armée" :

    " Mon Général

    IMG_3210 - CopieVous avez plusieurs fois daigné me marquer votre satisfaction des services que je me suis efforcé de rendre aux armées, pendant toute la durée d'une guerre que vous avez si glorieusement terminée, c'est m'en avoir accordé le prix le plus honorable et le plus flatteur….. Veuillez, mon Général me faire jouir, pendant la paix, des appointements affectés au grade, non de premier chirurgien des armées de la République ( ce titre a été donné sous le ministère Carnot, à un autre individu qui n'a pas quitté Paris ) mais en ma qualité de simple chirurgien en chef d'armée. Ou bien nommez-moi Inspecteur des hôpitaux militaires et ordonnez qu'on me fasse voyager pour vérifier et faire cesser, s'il est possible, les plaintes, les abus et les désordres de toutes espèces auxquels le nouveau mode de service de santé militaire donne lieu chaque jour, tant dans les Corps armés, que dans les hospices et les hôpitaux…" La lettre a porté ses fruits car le 1er Prairial An 10 ( 21 mai 1802 ), on trouve Percy, chirurgien inspecteur des hôpitaux de l'Intérieur.

    Percy approchait cependant de la cinquantaine sans que la vie absorbante qu'il menait lui eût jusqu'alors permis de songer à se créer un intérieur. Le 12 Prairial  an 10 (1er juin 1802), il épousa Mlle Rosalie- Claudine Wolff. Les lettres de Percy abondent en témoignages de l'amour qu'il portait à la compagne de sa vie.

    Bordeaux château"La petite campagne"

    C'est aussi à cette époque qu'il achète sa maison de campagne à Bordeaux, hameau de la commune de Villevaudé  en Seine-et-Marne. Il était heureux à chaque retour de campagne de retrouver son "Petit-Bordeaux", comme il aimait l'appeler et mentionne dans sa correspondance :

    Lettre" De ma Petite Campagne dite de Bordeaux, route de Lagny, département de Seine et Marne." "Rien n'égalait la joie avec laquelle il contemplait ses champs, ses vignes, ses arbres, ses chevaux , ses vaches, sa basse-cour. Suivi de son chien Brillant, il se promenait dans les allées de son jardin ou travaillait de ses propres mains à l'embellissement d'une demeure que lui rendait particulièrement chère la pensée qu'elle était le fruit de ses labeurs. Sa bonté le fit promptement aimer des habitants du petit village de Montjay : sa femme et lui présidaient à leurs divertissements et le jour de sa fête des salves d'artillerie étaient tirées en son honneur."

    On lit dans le Moniteur Universel  du 28 nivôse an 12 (19 janvier 1804), un arrêté signé Bonaparte : " Les citoyens Heurteloup, membre du conseil de santé ; Percy, chirurgien en chef d'armée ; Larrey, chirurgien en chef de la garde des consuls ; Coste, médecin en chef de l'armée des côtes ; Desgenettes, médecin du Val-de-Grâce et Parmentier, pharmacien en chef de l'armée des côtes, sont nommés inspecteurs généraux du service de santé…"

    Percy entre dans la Grande Armée comme chirurgien en chef inspecteur Général, le 1er Pluviôse An 12 .  "La Grande Armée" qui gardera ce nom jusqu'à Waterloo, a été le nom générique donné par Napoléon pour désigner l'armée d'invasion de l'Angleterre basée à Boulogne (ce projet est abandonné suite à l'anéantissement de la flotte française et espagnole à Trafalgar).  Larrey lui, devient chirurgien en chef de la garde Impériale. Napoléon a transformé sa Garde consulaire, simple unité assurant la protection du gouvernement à l'intérieur, en Garde impériale, corps d'armée d'élite entièrement dévoué à sa personne et exposé seulement à la dernière extrémité.

     

     

    (suite…)