Catégorie : 25 Environnement

  • Claye Souilly, Salon Terre de Brie

    Un salon qui fleure bon le terroir

    Malgré une météo aléatoire et la concurrence de la fête des mères, le 6e salon Terre de Brie organisé par la municipalité au parc Papillon de la Prée, a connu un beau succès. Un millier de visiteurs a visité le marché artisanal et participé aux diverses animations proposées durant le week-end du 28 mai.

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    Photo 2(2)Renée derrière son tour à bois

    Une occasion idéale pour découvrir le parc communal de 37 hectares situé derrière le centre commercial Carrefour. Un petit train assurait la navette depuis l’entrée jusqu’au plateau supérieur où avait lieu l’évènement. « Cette année, nous avons 20 exposants. C’est un peu plus que l’an dernier. Je regrette toutefois qu’il n’y ait pas plus de commerces de bouche » remarque Jean-Luc Servières, premier adjoint au maire chargé du développement durable et du logement

    Brasseur du Grand Morin

    Christophe Malizia, ancien informaticien, faisait déguster sa bière Grand-Morin, produit 100 % terroir qu’il brasse depuis juin 2014 à Dammartin-sur-Tigeaux. « Mon but est de proposer des produits bio de qualité sur un marché local en favorisant les circuits courts. Ce sont des bières peu amères, avec ou sans alcool. Il n’y a que de l’eau, du malt d’orge et de froment, du houblon et de la levure. J’ajoute une pincée de sucre avant la mise en bouteille pour réactiver les levures et donner ainsi du pétillant, ce qui provoque des bulles très fines et un léger dépôt ». Christophe a reçu en décembre le prix de la créativité (Seine-et-Marne éco-attitude), décerné par la CCI de Seine-et-Marne.

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    Photo 9(2)Concentration pour Jean-Luc Servières, 1er adjoint au maire, sur le stand de tir tenu par la 1èrecompagnie d’arc de Souilly (créée en 1820).  

    Une secrétaire qui aime le bois

    Le stand de René Eberhardt, venue de Rosny-sous-Bois, a suscité la curiosité. Elle proposait de jolis petits objets en dentelle de fuseau, papier et même en bois (laurier, buis, noyer, frêne, fruitier), décoratifs ou utilitaires. « C’est la deuxième année que je participe au salon. Ma passion, c’est le tournage du bois. J’ai toujours aimé le travailler, dégrossir des morceaux de bois brut sur mon tour pour créer de petits objets » confie Renée dont le vrai métier est secrétaire de bureau.

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    Photo 3(3)Nala et Alice, les deux nouvelles pensionnaires du parc

    Cent pensionnaires à la ferme

    Mais c’est surtout la ferme pédagogique qui a enthousiasmé les plus jeunes. Sa directrice, Claire Wicktorowska, à l’origine de sa création en mai 2011, date d’ouverture du parc, a entrepris avec ses bénévoles de tailler les onglons et tondre à l'ancienne la laine de ses moutons d’Ouessant. La laine sera utilisée pour un atelier pédagogique avec les enfants. Petits et grands ont pu déambuler librement dans la ferme, caressant à qui mieux-mieux, vaches, ânes, chevaux, poneys, chèvres et lapins. La ferme compte une centaine de pensionnaires, dont les plus récents sont Nala et Alice, deux petites femelles lamas âgées de 6 mois.

    Le border collie au travail

    Des membres de l’ABCT (Amicale du border collie au troupeau) effectuaient des démonstrations de chiens avec troupeaux d’oies et moutons. « Le border collie est la seule race en France sélectionnée sur une épreuve de travail et non sur la beauté. Elle se fera sur moutons ou sur bovins. Si le chien présente l'instinct du troupeau et les aptitudes naturelles du travail, le juge le confirmera LOF (Livre des origines français) » explique Yvette, membre de l’ABCT venue de la Manche avec son chien Perfect-Mel, 8 ans et demi.

    Photo 10(2)Au sommet du parc, l’apiculteur Michel Dudognon parmi ses ruches qu’il a repeintes

    Neuf ruches actives

    Discrètes mais néanmoins laborieuses, les abeilles étaient également à l’honneur. « Nous avons récolté du miel de colza au printemps. Nous avons mis les hausses dans les ruches pour la deuxième récolte qui aura lieu fin juillet, début août, selon la météo » explique à ses visiteurs Michel Dudognon, le nouvel apiculteur du site. Neuf ruches sont installées au sommet du parc, soit à une altitude de 89 mètres.

    Cet été, la ferme pédagogique renouvellera ses stages de petits fermiers. A partir de 6 ans, ils soigneront les animaux, accompliront des petits travaux d’entretien et de jardinage. Les stages se dérouleront sur 4 jours (lundi, mardi, jeudi et vendredi) et les inscriptions débuteront bientôt.

    Plus d’infos au 06 12 51 41 15  Serge Moroy

    Vidéo: Le troupeau d'oies s'est séparé. La tâche de Perfec-Mel consiste à le rassembler puis le faire rentrer dans son enclos.

  • 4e bourse aux plantes: des plantes bien arrosées

    La 4e bourse aux plantes organisée par l’association Villevaudé… Demain, avec le concours de la municipalité, a eu lieu dimanche 22 mai… malgré la pluie.

    Photo 3L’embarras du choix pour les visiteurs qui ont pris la peine de venir malgré une météo défavorable

    Et ils sont tout de même quelques-uns à être venus exposer leurs graines, plantes et fleurs sur l’esplanade du parc de la Roseraie.

    Photo 1Distribution de branches de seringa avec conseils pour les bouturer

    Marie-Françoise Pian, présidente de l’association organisatrice, explique à une visiteuse ce qu’est une bourse d’échanges. « Vous prenez ce que vous voulez, le principe étant d’apporter ou de donner quelque chose en contrepartie ».

    La serre de Montjay-la-tour exposait ses nombreuses variétés de plantes d’ornement et fleurs de massifs. « Elle nous accompagne depuis le début et soutient notre action en nous reversant une partie de ses bénéfices. Notre association, créée en octobre 2004, a pour but de protéger, mettre en valeur et défendre notre environnement sur Villevaudé et ses environs. Nos actions concourent à la sensibilisation, au respect et à la protection de notre capital vert, notre bien le plus précieux  » poursuit la présidente.

    Arbre à miel et crottins de chèvre

    Les petits conseils vont souvent de pair avec la distribution des boutures.

    Photo 2Jacques et son arbre à miel.

    Jacques Cocquelet, venu d’Annet-sur-Marne, a la main verte et propose du buis, des pousses de saule tortueux (salix), de la menthe marocaine et un arbre à croissance rapide plutôt rare : le Tetradium Danielli ou arbre à abeilles. « C’est un arbre très prisé des apiculteurs car il attire les abeilles. Comparée aux autres plantes, sa valeur en sucre est très importante. Elle est due à l’énorme quantité de fleurs qu’il produit ».

    Photo 4Outre ses crottins de chèvre, Bruno proposait de l’huile d’olive raffinée à 0.2, faible indice donc grande pureté.

    Bruno Traina proposait pour sa part des crottins de chèvre au lait cru provenant des Alpes de Haute-Provence. « Avant j’habitais là-bas. Maintenant je réside à La Pierre-Levée, mais j’ai gardé le contact avec une ferme qui élève une centaine de bêtes et qui m’a demandé de vendre ses produits dans le 77 ».  

    Un concours de confiture

    Lors de sa prochaine bourse aux plantes, samedi 3 septembre, Villevaudé… Demain organisera un concours de la meilleure confiture amateur. Pour participer, il suffira de déposer son pot avant 12 h 30 au stand de l’association situé salle des Merisiers. Le jury, composé de quelques visiteurs, proclamera le résultat à 16 h 30. Le gagnant recevra un bon d’achat de la Serre de Montjay-la-Tour.

    villevaude-demain.com

  • A la découverte des amphibiens de nos mares…

    A la découverte des amphibiens de nos mares…

    Mercredi 23 mars: Troisième volet de l'étude que  l'association Villevaudé… demain et Seine et Marne Environnement nous invitent  à mener sur une période à long terme, l'objectif étant de nous sensibiliser aux bienfaits et à la valeur des zones humides, aujourd'hui menacées. La préservation de ce patrimoine naturel représente des enjeux environnementaux, économiques et sociaux importants.

    La journée du 30 janvier nous avait fait découvrir l'origine, l'intérêt, le rôle important que les zones humides jouent dans la préservation de nos écosystèmes, les menaces qu'elles subissent.

    Le 12 mars, Chloé Chabert nous emmenait sur les berges de trois mares de Montjay-la-Tour, (la mare du parc de la Roseraie, la mare neuve et la mare Baunay) pour une étude sur la caractérisation de nos mares.

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    Mercredi 23 mars, une troisième journée particulièrement riche en apprentissages et en découverte avec Chloé Chabert et Charlie Darenne… un constat très encourageant à la clé…. grand nombre de tritons crêtés, tritons ponctués, grenouilles agiles,  crapauds colonisent nos  mares.

    Quelques photos

    5Mare du parc de la Roseraie

    7Triton crêté mâle

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    11Tritons crêtés mâles et femelles

    15Jeune triton ponctué

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    12Crapaud

    14Grenouille agile

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  • Après midi de formation sur la caractérisation de nos mares

    Après midi de formation sur la caractérisation de nos mares

    Nous sensibiliser aux bienfaits et à la valeur des zones humides…C'est le deuxième volet de l' étude que  l'association Villevaudé… demain nous invite  à mener sur une période à long terme. Faisant suite à la journée du 30 janvier, cette formation sur la caractérisation de nos mares a été effectuée sur le terrain, sous la conduite de Chloé Chabert de Seine et marne environnement

    L’observation de trois mares de Montjay-la-Tour a permis au groupe de participants de définir ce qui les caractérise, le type de mare, l’alimentation, l’état de conservation, les dangers qui les menacent, la configuration de leurs berges, le recouvrement herbacé de leur surface, la présence de déchets anthropiques, leur usage…. Par ailleurs il a été nécessaire de se familiariser avec un vocabulaire spécifique, « l’atterrissement, l’écrémage, le faucardage, les hélophytes, les hydrophytes, les déchets anthropiques »….

    Mare neuve1La mare neuve à Montjay-la-Tour apparait en mauvais état de conservation… le phénomène de comblement naturel est un facteur important qui la menace.

    Mare neuveQui donc vient troubler ma tranquillité en cette belle journée ensoleillée…. pense cette cane colvert…. son compagnon n'est pas loin..

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    Mare neuve4La mare neuve est une mare d'habitation, autrefois utilisée pour les animaux et alimentée par une buse venant du bois (actuellement hors d'usage)

    Roseraie1La mare du parc de la Roseraie a été réhabilitée en 2015 par la municipalité. Les berges en pente douce permettront à la végétation de s'implanter. c'est une mare ornementale, alimentée naturellement.

    6a00d834eebe2a69e2017c3811f14e970b-800wiEn un premier temps, la mare avait été sécurisée en raison du danger que représentait la pente des berges. Ces dernières années les adhérents de deux associations, la Dhuys à l'Ourcq et villevaudé…demain ont consacré une journée chaque année pour nettoyer la mare et ses abords.

    Mare baunay2La mare Baunay, aux abords des tennis, présente les caractéristiques d'une mare de forêt, aux pentes raides. On note la présence de végétaux, bois branches, arbres morts…

    Mare baunay montjayLa mare Baunay il y a un siècle… L'absence d'habitations permet d'apercevoir  la mairie de Montjay

    A bientôt pour la prochaine journée de découverte d'une de nos mares..

    IMG_6353Simultanément, la DDO était présente sur l'opération DEFI77 pour l'environnement 1000km d'accotements nettoyés…

  • Partez à la découverte des zones humides… samedi 12 mars à 14h

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    Cette carte affichée à la bibliothèque, situe d'après un plan de 1843 la plupart des mares, rus et puits de Villevaudé. Cette année, la commune de Villevaudé, Seine et Marne Environnement et et l'association Villevaudé…demain se sont associés à la commémoration de la « Convention de Ramsar » ceci dans le but de faire connaître les zones humides, leur origine,  en apprécier leur intérêt, le rôle important qu’elles jouent dans la préservation de nos écosystèmes, les menaces qu'elles subissent.

    Les mares sont considérées comme des zones humides au titre de la loi sur l'eau du 3 janvier 1992.

    IMG_3250Faisant suite à la conférence débat du Samedi 30 janvier animée par Chloé Chabert, nous assisterons le samedi 12 mars à une seconde journée de sensibilisation, nous partirons à la découverte d’une mare de notre patrimoine naturel.

    Irons-nous étudier les bienfaits de la mare aux sangsues? du ru morte mère? du trou au loup? de la mare à Denis? de la mare banane? de la mare neuve?  Il faut dire que les noms bien insolites devraient nous inciter à en savoir plus.. d'autant que la météo nous sera favorable….

    Alors rendez-vous en mairie de Villevaudé  samedi 12 mars à 14h

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    Montjay

       

  • Bourse aux plantes d’automne, une idée qui porte ses fruits

    Bourse aux plantes d’automne, une idée qui porte ses fruits

    L’association Villevaudé… Demain a organisé sa 3e bourse aux plantes, samedi, avec le concours de la municipalité.

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    Dans le parc de la Roseraie, outre le stand de la serre de Montjay-la-Tour, les visiteurs ont découvert des bulbes de dahlia, rhizomes d’iris, bégonias, fraisiers, groseilliers, géraniums, ainsi que des plantes à bouturer, offerts par les adhérents de l’association.

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    Du miel de Villevaudé, mais aussi des pommes grâce à l’association des croqueurs de pommes Brie-Gâtinais qui étalait une trentaine de variétés anciennes : Akane, Colapuy, Rambour d’automne, Farot, Belle-Joséphine de Brie, Judeline, Hochet (ainsi nommée à cause des pépins qui remuent quand le fruit est mûr), etc. « L’association compte 8000 membres répartis dans 65 sections locales. La nôtre a été créée en 1988 et compte 160 adhérents. La production intensive, imposée par la grande distribution, limite le choix à quelques variétés de fruits. Or, dans nos campagnes seine-et-marnaises, il y a des centaines de pommiers, poiriers et pruniers. C’est une richesse, dont on n’a pas conscience » explique Pascal Papelard, son président.

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    Une benne de 20 m3 de compost venu de Monthyon (SMITOM) était posée à l’entrée du parc. « Le compost est un fertilisant. 10 kg de compost valent 100 kg de fumier. Si au printemps, on l’utilise comme engrais organique ; à l’automne, on l’utilisera plutôt pour amender la terre » précise Jérôme Papegaye, ambassadeur de tri à l’agglo Plaines et Monts de France. Il proposait également un composteur gratuit, moyennant une petite formation dispensée ultérieurement.

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    L’aménagement d’un hôtel à insectes a connu un vif succès auprès des enfants. « C’est un habitat destiné aux insectes, comme les coccinelle, perce-oreille, syrphe, carabe, abeille solitaire, pour qu’ils puissent passer l’hiver au chaud, dans des petits endroits où ils seront protégés des prédateurs. J’ai construit la maison, maintenant vous allez y mettre tous les meubles : briques, parpaings, pommes de pins, paille, morceaux de bambous… Autant d’abris pour les futurs pensionnaires » a expliqué Gilbert Mazoyer. C’était son 2e hôtel à insectes et sa construction lui a pris une semaine de travail. Durant la dernière semaine de novembre, l’association Villevaudé… Demain participera à la semaine europ
    éenne de la réduction des déchets.

  • Lagny-sur-Marne, Village des alternatives

    Vivre autrement pour le climat

    A l’approche de la conférence pour le climat (COP21), Vivre autrement en Marne et Gondoire, collectif fondé en 2012 et œuvrant pour une transition citoyenne, a organisé, samedi 26 septembre, le premier village Alternatiba. Il s’agissait de démontrer qu’il est possible d’enrayer le réchauffement climatique en modifiant notre mode de vie.

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    Une kyrielle de stands étaient dressés square Paul-Tessier, sur le parking des déportés et dans le parc Foucher-de-Careil. Au programme, déplacements doux, consommation responsable, éco-construction, agriculture et alimentation, partage et solidarité, recyclage, conférences et débats, qualité de l’air et de l’eau. « Il y a déjà eu des initiatives en faveur de l’écologie, mais encore jamais aucune de cette ampleur à Lagny » constate Philippe Barbier, conseiller municipal. Il tenait un stand de sensibilisation sur les effets néfastes des pesticides pour l’eau, une ressource naturelle et essentielle, appelée à s’épuiser. Les visiteurs, très nombreux car encouragés par le soleil, ont eu l’embarras du choix devant les solutions alternatives et produits bio, tandis que les enfants participaient à des ateliers ou des jeux collectifs.

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    Anne-Sophie Brunet, paysagiste éco-jardinière à Thorigny, a connu un vif succès avec ses plantes bouturées à l’étouffé, qu’elle distribuait avec sourires et conseils.

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    Square Paul-Tessier, un petit groupe s’initie au Yoga, parmi les nombreuses démonstrations consacrées au bien-être corporel (Zumba, TaÏ chi chuan, Qui Gong, etc.). L’utilisation du bambou dans l’habitat (toiture, charpente, mur et sol, mobilier) et celle du chanvre, ont également suscité une vive curiosité. Le chanvre constitue un excellent isolant naturel (comble, mur, plancher) et peut aussi servir pour la décoration. Créée en janvier 2009 et domiciliée à Jouarre, l’association Planète-Chanvre regroupe 11 agriculteurs seine-et-marnais qui ont décidé de cultiver le chanvre industriel. A son stand, on explique l’usage horticole et maraîcher du paillis de chanvre, produit près de Coulommiers. « Désherber et griffer votre sol. Faites une couche de 3 à 5 cm de paillis aux pieds de vos fraisiers, tomates, cucurbitacées. Arroser pour obtenir une croûte qui tienne bien au vent. Le paillage ne glissera pas et restera en place. Il évite le désherbage chimique, facilite l’entretien du terrain, protège de la chaleur et du gel et n’acidifie pas le sol ». S. Moroy

    Plus d’infos : vivreautrement.marneetgondoire@gmail.com 

    Facebook : Alternatiba en Marne et Gondoire.

  • 16 hectares du Fort de Vaujours vendus à Placoplâtre par la communauté d’agglomération?

    Le maire de Courtry n’a pas confiance

    Le président de la Communauté d’agglomération Marne et Chantereine a annoncé répondre favorablement à la demande de Placoplatre de faire des sondages géologiques sur la parcelle du fort de Vaujours appartenant à la CAMC, soit 16 ha, un tiers du site (lire notre précédente édition). Xavier Vanderbise, maire de Courtry, conseiller départemental et vice-président de la CAMC, exprime sa désapprobation dans un communiqué. « Je regrette évidemment l’état de cette parcelle achetée dans la précipitation et sans aucune prudence par la majorité précédente de la CAMC pour plus de 1,5 million d’euros. Elle constitue aujourd’hui un élément de patrimoine sans aucune valeur, pollué et inexploitable ». Et d’estimer inconcevable de permettre à Placo d’effectuer une quelconque activité sur cette parcelle. « Je déplore les positions de cette entreprise qui n’a toujours pas présenté de garanties établissant l’absence de danger dans les travaux de démolition opérés sur la parcelle lui appartenant. S’il est incontestable que le site doit faire l’objet d’une dépollution, l’opacité et le manque de considération totale de Placoplatre pour la sécurité des Courtrysiens et des ouvriers présents sur le chantier ne permettent pas, pour le moment, de lui accorder une quelconque confiance ». Jugeant que la position de Jean-Pierre Noyelles va à l’encontre de ses recommandations, entérinées dans une motion votée par son conseil municipal en février, le maire prévient qu’il ne «participera pas aux votes qui iront dans le sens de cette décision ».S. Moroy 

     

  • Attention à la pyrale du buis !

    Attention à la pyrale du buis !

    Pyrale
    Importée dans des végétaux venus de Chine vers 2008, la pyrale du buis n’a pas de prédateur en Europe. Or le phénomène s’étend progressivement, après avoir ravagé, en mars, les superbes allées de buis du château de Vaux-le-Vicomte.

    Le cycle chenille-cocon-papillon-œuf se produit trois fois par an, entre le printemps et l’automne. Les débuts de l’infestation sont discrets et l’on s’aperçoit des dégâts quand il est déjà trop tard. « Après l’éclosion des œufs, les chenilles, vertes à points noirs, sont insatiables et mangent les feuilles du buis. Elles sont difficiles à repérer car elles se confondent avec le feuillage. Elles laissent derrière elles des traces ressemblant à des toiles d’araignée, ce qui est trompeur. Il faut tout de même traiter car le buis n’est pas mort et on peut espérer que les bourgeons de réserve sortiront, permettant ainsi à l’arbuste de redémarrer » explique Baptiste Godefroy, un habitant de Montjay-la-Tour. Si les buis ne sont pas trop nombreux, on peut enlever les chenilles à la main (elles ne sont pas urticantes) ou secouer l’arbuste afin de les faire tomber dans un sac disposé à terre. Mais pour essayer de venir à bout du ravageur, Baptiste a dû pulvériser 50 litres de BT (Bacille de Thuringe), un produit biologique disponible dans les jardineries qui paralyse la chenille, et recommencer obligatoirement le traitement 7 jours après, toujours par temps sec. 
    Alerter le voisinage 
    Si vous résidez dans une zone sensible, il est indispensable d’inspecter vos arbustes pour détecter une éventuelle infestation le plus tôt possible. Vous pouvez compléter cette surveillance en plaçant, avant la première ponte du début du printemps, un piège à phéromone, très efficace, qui capturera uniquement les papillons mâles, ralentissant ainsi nettement la reproduction. De même, vous pouvez utiliser un filet anti-insectes pour protéger vos buis  non encore contaminés. En période de beau temps, on peut passer les buis au jet d’eau. L’opération endommage les chenilles, les œufs et les nymphes, limitant ainsi le recours aux pesticides. Si l’une de vos plantations est touchée, ou en cas de capture d’un papillon dans un piège, il est important d’en informer le voisinage car des actions collectives de surveillance et de traitement s’imposent pour empêcher la prolifération de la pyrale du buis. S. Moroy

  • Saint-Thibault-des-Vignes, les écologistes de plus en plus inquiets

    Ose (Organe de sauvetage écologique) tire la sonnette d’alarme sur les décharges dans le Nord Seine-et-Marne. Selon Edouard Feinstein, son président-fondateur, la situation empire tandis que les aides diminuent.

    Ose
    Où en êtes-vous de vos opérations de nettoyage dans le Nord 77 ?

    On poursuit, mais nous ne sommes plus soutenus. Cette année, et pour la première fois, la subvention du Conseil départemental est égale à 0 (1500 euros en 2014), tout comme celle de la DRIEE qui était de 2000 euros l’an dernier (Ndlr : Direction régionale et interdépartementale de l’environnement et de l’énergie d’Ile-de-France). Du jamais vu. Nous aurions, compte tenu de la baisse drastique des subventions de l’État, admis que ces subventions diminuent… mais de là à ce quelle qu’elles disparaissent ! Qui va nettoyer les bords de Marne maintenant ? Ils ressemblent de plus en plus à des décharges sans fin. Les subventions, au prorata des institutions qui demeurent à nos côtés, comme Voies navigables de France, Port autonome de Paris, la Région Ile-de-France, Marne et Gondoire, ne suffiront pas. Ose va devoir se tourner vers le privé, comme l’association Vacances-propres ou encore Disney et Balao.

    Quelle est la situation à Saint-Thibault, plus grande décharge d’Ile-de-France, avec ses 40 hectares de déchets de toutes sortes ?

    Une aire d’accueil pour les gens du voyage a été édifiée à côté. Il y a eu un semblant d’aménagement, mais les déchets continuent de s’amonceler tout autour. Épamarne a stocké tous les déchets des plateaux en une véritable montagne de détritus, mais les décharges se trouvant le long de la Marne n’ont pas bougé. Les grillages n’empêcheront pas les Roms de s’installer, comme en 2014, mais, en revanche, nous empêcheront d’intervenir sur les berges pour les nettoyer.

    Poursuivrez-vous tout de même le nettoyage sur ce site ? 

    Oui, mais selon nos moyens car notre motivation reste intacte. Certes, nous continuerons à ramasser les déchets, mais ils risquent, une fois triés, de rester en bordure des routes. Il faut que les collectivités prennent la mesure du drame écologique qui se joue et il faut faire passer le message auprès des citoyens. On est tous contents d’avoir des berges et des espaces verts propres, surtout l’été au moment des balades, mais il n’y a plus personne quand il s’agit de donner un coup de main pour les nettoyer. Facile de rejeter la responsabilité sur les collectivités. Il ne faut pas oublier que nous faisons partie de ces collectivités, que c’est aussi à nous de réagir !

    Quand et où votre prochaine intervention ?
    Nous surveillons les sites les plus sensibles, ceux notamment où l’eau est présente car une rivière polluée est un vecteur important de contamination. De plus, un camp de Roms peut toujours s’installer rapidement sur un site jugé sensible. Dès lors, il faut entrer en contact avec eux, expliquer notre démarche, les sensibiliser à la nécessité d’avoir une hygiène de vie ; tout cela avant de revenir avec des bénévoles pour les aider à nettoyer leur camp. Ose compte organiser une opération de nettoyage, à tout moment et à ses frais, sur Saint-Thibault ou encore sur Mareuil-les-Meaux ou Esbly, sites également très touchés. Propos recueillis par S. Moroy

    Plus d’infos : www.oseonline.fr