DANS LES GRIFFES DE LA HAMMER
NICOLAS STANZICK
LE BORD DE L'EAU
Un livre sur le studio anglais spécialisé dans le cinéma fantastique
Christopher Lee, Bela Lugosi, Boris Karloff, Peter Cushing ont immortalisé au cinéma, art intemporel par excellence, les personnages mythiques de Dracula, Frankenstein et autres créatures sorties tout droit de l’enfer ou de la déraison humaine…
So british
C'est en Angleterre, où le fantastique a toujours été un genre populaire, que les créatures et les monstres de la littérature du XIXe siècle vont renaître dans les années 1960, grâce à une firme cinématographique, la Hammer, qui en fera sa marque de fabrique. Spécialisée dans les films à petit budget, la société de production « Hammer Films » imaginera en 1957 de ressusciter les monstres et créatures de ce que l'on appelle le fantastique gothique, en y ajoutant sa patte avec la couleur et une violence plus réaliste. Et c'est le cinéaste Terence Fisher (1904-1980) qui sera l'artisan de ce renouveau. En 1957, son adaptation de Frankenstein, « The Curse of Frankenstein », suivie du « Cauchemar de Dracula » l'année suivante, remportent un tel succès que l'on verra resurgir un peu partout dans le monde diverses imitations qui contribueront à relancer la mode du genre. Avec les productions de la Hammer, c'est tout un XIXe siècle romantique, magique, occultiste qui ressuscite avec les romans de Mary Shelley (Frankenstein) et de Bram Stocker (Dracula), mais aussi d'Arthur Conan Doyle et de Robert Louis Stevenson.
Le plaisir d’avoir peur
Si vous aimez le cinéma fantastique voire d’épouvante, voici la seconde édition enrichie et augmentée (la première en 2008 avait été rapidement épuisée) du livre magistral de Nicolas Stanzick. Plus qu’une date dans l’histoire du cinéma qui vit l’épouvante déployer ses ailes et assumer enfin sa vraie dimension, à la fois érotique et violente, le style engendré par la firme « Hammer Films » fut en France un des signes déclencheurs de la naissance d’une contre-culture cinématographique. La Hammer transporte sur grand écran l’histoire sombre et implacable du combat entre le bien et le mal, mais aussi celle d’une étonnante bataille d’Hernani auréolée de luttes esthétiques, de passions cinéphiles aux accents rémanents de révolution pop et de revendications politico-culturelles. Après une préface signée Jimmy Sangster (scénariste des classiques de la Hammer), Nicolas Stanzick relate ces évènements sous la forme d’un passionnant récit agrémenté d'entretiens avec des spécialistes, tels Michel Caen (spécialiste de Terence Fisher), Jean-Claude Romer (cinéphile et critique), Jacques Zimmer, Noël Simsolo, Bernard Charnacé (spécialiste de l’acteur Peter Cushing), Jean-Pierre Bouyxou, Gérard Lenne, Alain Schlokoff, Norbert Moutier, Christophe Lemaire, Jean-François Rauger (responsable de la programmation des films à la Cinémathèque française) et Francis Moury. Cet ouvrage apporte aussi et surtout du sang neuf à l’abondante littérature anglo-saxonne jusqu’alors existante sur le sujet. Délicieusement jubilatoire sous le frisson de l’effroi, voici le récit de la condamnation morale d’un genre en même temps que la naissance de la cinéphilie fantastique française, petite communauté joyeusement libertaire et assoiffée d’un cinéma du sang et de sexe, avec des égéries (blondes ou brunes) nommées Barbara Steele, Yvonne Romain, Caroline Munro, Barbara Shelley, Maggie Kimberly, Susan Denberg…
Délectons-nous sans modération à la lecture de la chronique libérée de ces francs-tireurs d’un genre particulier qui ont consciencieusement forgé un style, hissant au pinacle une « mythologie Hammer » qui demeure toujours vivace plus de 50 ans après ; à l’instar de ce vampire mystérieux qui somnole au fond du tombeau encore inexploré de notre âme la plus noire. S. Moroy
« Dans les griffes de la Hammer » – Nicolas Stanzick – Collection Ciné-Mythologies – Format : 15 x 23 – 486 pages – ISBN : 978-2-35687-068-1 – Dépôt légal : juin 2010 - Disponible à la bibliothèque.
Né en 1978 à Poitiers, Nicolas Stanzick se passionne très tôt pour le cinéma fantastique, le rock et la contre-culture au sens large du terme. Après des études d'histoire à Paris I Panthéon-Sorbonne, il collabore comme auteur au Dictionnaire du Cinéma populaire français (Nouveau monde, 2004), puis comme journaliste au Nouvel Observateur via Télécinéobs, à L'Ecran Fantastique, Repérages et France Culture. Nominé au Grand Prix de l'Imaginaire en 2010, Dans les griffes de la Hammer est son premier ouvrage. Il poursuit parallèlement une carrière de musicien dans le groupe UItrazeen.
Un lien intéressant signalé dans le commentaire de Serge

« Ossessione » (1943), premier film de Visconti, est apparenté au néoréalisme, mais le cinéaste s’en éloignera ensuite. Fellini quant à lui s’oriente vers un genre qui lui est propre.
Les années 50 voient le grand retour du péplum (« Les travaux d’Hercule ») qui fera les beaux jours du box-office américain, avant de céder la place au « giallo » (mélange de policier et d’horreur fantastico-érotique) avec Mario Bava comme chef de file (« Le masque du démon »).



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« Un jour, j’ai découvert sur Radio-Classique l’œuvre d’Etienne Perruchon, Dogora, et à l’instar du cinéaste Patrice Leconte et de beaucoup d’autres, je fus subjuguée par cette musique fascinante, obsédante, tour à tour douce et violente, musique comparable à nulle autre. Produire un concert Dogora devint à ce moment-là pour moi un rêve. Mais Dogora nécessitait non seulement un orchestre symphonique, mais également la participation de centaines de choristes, enfants et adultes, ainsi que de solistes. Seules les villes d’une certaine importance avaient déjà pu mettre en place ce type de spectacle » reconnaissait Marie-Hélène Caspar. Sa rencontre avec Véronique Audoli, directrice du Conservatoire du Val-Maubuée, Jean-Michel Henry, chef de l’orchestre symphonique du Val-Maubuée, et Francine Desmarchelier, présidente de l’AVACS (Association « Vaincre le cancer solidairement »), a permis de monter ce projet grandiose de rassembler au bénéfice d’une grande cause huit chorales (*) avec l’orchestre symphonique du Val-Maubuée.
Dès que les chants dogoriens ont résonné dans l’espace du théâtre sous la direction de Jean-Michel Henry, ils ont envoûté par leur beauté et leur puissance émotionnelle les quelques 600 spectateurs. Une musique de douceur et de tempête, une ode flamboyante à la vie. Les compliments ont fusé à la fin du spectacle. « C’était magnifique, j’ai eu des frissons dès le début, au tout
premier chant » a avoué Yvette Gilardin venue de Chelles pour le concert. « Je ne connaissais pas Dogora. J’ai beaucoup apprécié cette langue imaginaire qu’est le dogorien avec ses consonances slaves et j’ai envie d’en savoir un peu plus sur cette oeuvre » déclarait pour sa part Bernard, un Meldois solidaire de la lutte contre le cancer. 
En l’an 2055, un homme (l’acteur Pete Postlethwaite) se retrouve seul sur la terre dévastée. En consultant des documents filmés de 2008, il va tenter de comprendre pourquoi nous n’avons pas agi quant il était encore temps. Les témoignages sélectionnés dressent vite un constat édifiant, terrible et accablant. L’escalade infernale de la surconsommation, le déséquilibre chronique entre pays riches et pauvres, la non-répartition des fruits de la croissance ne s’infléchiront pas. Il est avéré que le réchauffement climatique a des effets néfastes pour l’homme et sa planète. La solution idéale serait de réduire ces gaz nocifs de 50 % d’ici à 2050. Pas si simple dès lors que s’ajoutent des problèmes liés à la qualité de vie de chacun et présents de façon inégale selon les pays et régions (inondations, tempêtes, accroissement du trafic aérien et routier, accumulation des déchets, déforestation, pollution industrielle). Les scientifiques prévoient une augmentation de la température de 1 à 6 degrés sur terre entre 2000 et 2100 si l’émission de gaz à effet de serre se poursuit. Le degré 6 serait, selon Mark Lynas, le seuil à ne pas atteindre car catastrophique pour la terre et ses écosystèmes.
Le débat s’est déroulé avec Christian de Perthuis – au centre sur la photo - professeur d’économie à l’université Paris-Dauphine et auteur de « Et pour quelques degrés de plus » (paru chez Pearson Education en 2009), Philippe Quirion – à droite – membre du réseau Action Climat et chercheur au CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) et Paul Brunel – à gauche – chargé de mission énergie climat pour WWF (World Wildelife Fund).

La couleur est traductrice des émotions de l’âme. Elle peut aussi bien évoquer la fureur que la quiétude… toute la dualité de l’être humain. « Je travaille avec la concordance des sens, c’est-à-dire les liens qui unissent les cinq sens. Une couleur possède ainsi un parfum, un goût, un son, un toucher particulier et, bien sûr, un esthétisme visuel qui lui est propre. J’utilise aussi beaucoup le symbolisme et la chromothérapie ». Chez Jean-Sébastien Baye, vive ou nuancée, s’étalant sur des toiles de un mètre sur un mètre (le « format parfait » selon lui) avec des médiums comme l’acrylique, les pigments, les matériaux (chanvre, sable, thé, café, curry, sable, etc.), la couleur transcende sa sensibilité et révèle son identité intérieure : celle d’un pacifiste inspiré et déterminé.
La naissance de sa fille en avril 2007 lui apporte une période de repos dont sa peinture va bénéficier sous forme de renaissance et d’apaisement. Depuis cet heureux évènement, Jean-Sébastien Baye est retourné en Chine pour exposer à Canton, a effectué un voyage au Maroc sur les pas d’Eugène Delacroix qu’il admire, et participé à plusieurs salons en région parisienne. « A(bs)traction » a été exposé à Meaux en mai 2009 (Eclats d’Arts) et à Claye-Souilly en octobre 2009 (salle Planète Oxygène). Aujourd’hui le peintre cherche un galeriste sur Paris ou dans la région et envisage de « varier la subtilité des couleurs afin de faire évoluer son style ». A l’instar de Rothko ou d’Olivier Debré, il tend vers la simplicité des formes et la pureté des couleurs apanage du Divin. Sa peinture n’a donc pas fini de rayonner. « La paix est le seul combat qui vaille d’être mené » disait Albert Camus.