Catégorie : 18 Chroniques de Serge

  • Les chanteurs du Chœur de Crimée à Annet sur Marne

    Les chanteurs du Chœur de Crimée à Annet sur Marne

    Haut les chœurs !

    L’église
    Saint-Germain était comble dans la soirée du samedi 1er décembre
    2012 pour écouter les chanteurs du Chœur de Crimée interprétant des chants
    sacrés et profanes.

    Crim-e2
    L’ensemble vocal composé de
    20 choristes (10 femmes et 10 hommes) vient d’une péninsule du sud de l’Ukraine
    qui s’avance dans la mer Noire. Sous la direction artistique d’Igor
    Mikhailevskiy qui l’a fondé en 1995, il a très vite acquis une notoriété internationale
    en assurant les premières auditions publiques d’œuvres de compositeurs
    occidentaux et russophones interdits durant la période soviétique.

    Crim-e3
    « Après leur tournée triomphale dans
    l’ouest de la France, et avant de repartir vers les Pays-Bas et l’Allemagne,
    ils sont venus à Annet régaler nos oreilles, ouvrir nos coeur et élever nos
    esprits
    » a annoncé Marie-Hélène Caspar, chef de chœur de la
    chorale clayoise « Chœur Odyssées », en présentant la formation au
    public.

    La première partie du programme concernait des chants liturgiques
    orthodoxes exécutés ’’a capella’’. Dans la seconde, les choristes slaves ont
    interprété des chants et des danses du folklore populaire, issus notamment
    d’Ukraine, de Russie et de Lettonie. Tous les chants étaient d’une beauté grave
    et saisissante, mêlant des airs mélancoliques à des mélodies plus légères, avec
    des envolées vocales servies à merveille par l’acoustique de l’église
    Saint-Germain.

    La chorale « Chœur Odyssées » participera pour sa part
    au concert de Noël qui aura lieu dimanche 9 décembre à 16 heures à l’espace
    André-Malraux de Claye-Souilly.

    S.
    Moroy

    Pour accéder au blog de Pierre Caspar, cliquez sur ce lien

  • Marché de Noël de l’Atelier Créatif

    Marché de Noël de l’Atelier Créatif



    Produits alsaciens

    Durant le week-end 29
    exposants ont participé à la 4e édition du marché de Noël organisée salle des
    Merisiers par l’Atelier créatif et sa dynamique présidente Isabelle kolifrath.
    Bijoux, pulls, bonnets, écharpes, guirlandes, santons, bougies, céramiques, chocolats,
    calendriers, produits d’Alsace et huîtres de Marennes, ont apporté la note
    colorée et savoureuse d’un marché de Noël typique.

    Serge Santin, 78 ans et seul
    écrivain de Noisy-le-Grand, dédicaçait son 4e roman qui vient de paraître, un
    policier intitulé « Du sang sur les abbesses » dont l’intrigue se passe au pied
    de la butte Montmartre.

    Agnès Kucoyanis, artiste villevaudéenne, exposait ses
    émaux sur céramique pour la première fois. « Je travaille à partir d’empreintes et j’ai une préférence
    pour les fonds marins. Les émaux, cuits à 1060°, révèlent toujours de jolies
    surprises quant ils sortent du four
    ».

    Les élèves, petits et
    grands, du club de zumba ont investi la grande scène samedi après-midi pour
    donner aux visiteurs un aperçu de leurs talents. Rythme et énergie… les cours
    de zumba proposés par l’association Loisirs-Jeunes connaissent un véritable
    engouement (17 enfants et 63 adultes inscrits), même
    si la gent féminine semble être la seule intéressée. Les cours se déroulent
    tous les mardis soirs au Mille-club et le mercredi aux Merisiers. 


    S.
    Moroy

    Pour voir les photos cliquez sur ce lien


  • Bénédiction des animaux… sans Guy Gilbert

    Bénédiction des animaux… sans Guy Gilbert


    AnimauxSacrifiant à une ancienne tradition rurale de
    Saint-François-d’Assise, la bénédiction des animaux a été accomplie dimanche 21
    octobre salle des Merisiers par le père Georges Verger, curé de Villevaudé, et
    le chanoine Olivier Vatar, responsable de la paroisse de Chelles.

    C’est Guy
    Gilbert qui devait célébrer pour la 3e année consécutive cette cérémonie
    religieuse dans notre canton, mais victime d’un AVC (Accident vasculaire
    cérébral) survenu mardi 16 octobre, il a été hospitalisé à l’hôpital militaire
    des Invalides où il se rétablit progressivement.

    Le père Guy Gilbert a eu 77
    ans en septembre.

    Il ne se ménage pas, œuvrant continuellement pour sa
    fondation, la bergerie de Faucon, qui accueille des jeunes délinquants en voie
    de réinsertion qui lui ont été confiés par la justice.

    On espère le revoir
    parmi nous l’année prochaine.

    www.guygilbert.net


    S. Moroy

  • Sexe, pouvoir and money, Compagnie du casse-tête

    Sexe, pouvoir and money, Compagnie du casse-tête



    Le ministre tr-s entreprenant avec sa ma-tresse

    70
    Villevaudéens ont assisté dimanche 14 octobre
    à la salle des Merisiers à une pièce de théâtre
    programmée par le CIV (Comitié d’Initiative de Villevaudé) : Sexe, pouvoir and money.


    C’est la Compagnie du Casse-tête, troupe
    de théâtre de Chessy-Chalifert créée en 2004, qui interprétait cette pièce
    signée Christian Couture. « Il s’agit d’une comédie
    politico-satirique en trois actes dont l’idée m’est venue il y a quatre ans.
    J’y épingle sur un ton acerbe les petits travers des hommes politiques qui nous
    gouvernent. Nous voyons évoluer les personnages dans leur monde fermé et cruel
    où ils se manipulent les uns les autres, oubliant que la politique doit être
    avant tout au service de l’intérêt général. Avec l’affaire DSK qui a éclaté en
    mai 2011, je ne me doutais pas que la réalité allait dépasser la fiction et
    contribuer à la promotion de ma pièce »
    a déclaré l’auteur
    présent dans la salle.



    Odile- la femme du ministre- et son coach et amantPetits travers, mais
    aussi grosses magouilles financières dans les hautes sphères politiques en période
    pré-électorale où tous les coups sont permis, surtout ceux en dessous de la
    ceinture. « La pièce, comme son titre l’indique, s’articule autour de trois
    grandes idées : le sexe, le pouvoir et l’argent. A la lecture du texte, il
    m’est très vite apparu que les stratagèmes politiques étaient fomentés
    particulièrement par trois personnages : le ministre Jean-Mathieu de la
    Faisanderie, fringant quinquagénaire marié et ministre de la famille et des
    bonnes mœurs, sa femme Odile, également ministre, et le magnat de la finance,
    Martin Bouzygues.


    Les domestiques tout aussi lubriques que leurs ma-tresJ’ai volontairement adopté un décor très contemporain,
    majoritairement blanc afin de marquer l’actualité du thème proposé et créer une
    ambiance impersonnelle et aseptisée »
    a déclaré Sylvie Blanché. La
    jeune femme, comédienne de longue date, met en scène les pièces jouées par la
    Compagnie du Casse-tête, dont la précédente, « La Dame de chez Maxim », avait
    été représentée le 20 février 2011 salle des Merisiers. Les références et allusions
    sont nombreuses avec l’affaire de l’ancien patron du FMI. Si d’aucuns ne
    voyaient pas le rapprochement, la seule scène où Odile, femme du ministre, lit assise
    dans le canapé un numéro du magazine économique « Challenges » titrant
    « A qui profite l’affaire DSK ? »
    suffira à les en convaincre. Toute ressemblance avec des faits ou des
    personnages réels ne serait donc pas… que pure coïncidence.
    S.Moroy


    A qui profite l-affaire DSK


    Instant de complicit- entre la bonne et la ma-tresse du ministre
    Le patron- la ma-tresse- le ministre
    Le ministre lutine sa ma-tresse


    IMGP1683

  • Frank Alamo

    Frank Alamo


    Frank Alamo
    « Sing c’est la vie »…  chantait-il


    « Je sais qu’un matin bientôt le soleil se lèvera sur un jour
    différent de tous les autres. Puis ce jour-là ce sera le départ pour moi :
    sur un dernier signe de la main, je partirai par un beau matin… 
    ». Comme
    il le chantait dans son tube de 1966 « Sur un dernier signe de la main » illustrant
    son départ au service militaire, Franck Alamo nous a quittés jeudi 11 octobre.
    Définitivement. Il allait fêter son 71e anniversaire le lendemain à
    son domicile parisien. Je l’avais rencontré le 11 juillet 2007 en compagnie d’Annie
    Philippe, également chanteuse, lors d’une expo sur le cinéma au carré Saint-Sulpice
    (Paris 6e). Il était tellement sympathique et enjoué que je n’avais pas hésité
    une seconde à l’aborder pour évoquer brièvement avec lui la fameuse période des
    Scopitones. « J’avais été contacté à
    l’époque par une réalisatrice et productrice qui s’appelait Andrée Davis-Boyer(*)
    pour tourner en 16 mm et en play-back des petits films parce que j’avais fait
    des tubes qui marchaient très bien. Le Scopitone, c’était cette grosse machine
    qui trônait dans les salles de cafés parisiens. Quand les « Yéyés »
    sont arrivés, ils ont mis dedans les premiers films  avec Henri
    Salvador (Zorro est arrivé, etc.) et nous aussi. Nous étions en fait les
    pionniers du clip actuel. C’est un très bon souvenir les années Scopitone
     »
    m’avait-il alors confié en souriant. Franck tournera 4 petits films Scopitones :
    Sing c’est la vie – Sur un dernier signe
    de la main – Da Doo Ron Ron – Allô maillot 38-37
    . Que du bonheur de
    les revoir à l’écran ! « Sing c’est
    la vie, tu pleures ou tu ris, tu n’as pas choisi, tout ça c’est la vie… »


    S. Moroy


    (*) décédée le 10 mars 2012


    Frank Alamo et Annie Philippe en visite à l’espace Saint-Sulpice (Paris
    6
    e) le 11 juillet 2007 (photo Serge Moroy tous droits réservés).

  • « Paris vu par Hollywood »

    « Paris vu par Hollywood »

    Projection extrait film Moulin rouge sur -cran g-ant

    Du
    18 septembre au 15 décembre à l’Hôtel de ville de Paris, l’exposition «
    Paris vu par Hollywood » évoque comment le cinéma américain a
    représenté la capitale française sur plus d’un siècle, lui offrant un
    rôle de superstar dans l’histoire du cinéma.

    Plus de 800 films américains ont été tournés à Paris ou bien reconstituent la capitale en décor. « Il y a le Paris de Paramount et le Paris de la MGM, et bien sûr le vrai Paris. Celui de Paramount est le plus parisien de tous »
    déclarait Ernst Lubitsch, un grand spécialiste en la matière puisqu’il
    situa l’intrigue d’une dizaine de ses films à Paris… sans jamais y avoir
    tourné un seul plan.

    De Edison à Woody Allen


    Audrey Hepburn- dans Charade -1963-Le
    Paris historique du cinéma muet est d’abord une ville d’histoire, la
    cité médiévale de « Notre-Dame de Paris », roman de Victor Hugo
    extrêmement célèbre aux Etats-Unis. Mais c’est aussi la ville du plaisir
    de la fin de l’Ancien régime, contrastant avec la peur et la violence
    engendrées par la Révolution française. Dans le Paris mirifique imaginé
    par Hollywood au début des années 50, la capitale devient le lieu
    d’assouvissement de fantasmes romanesques : films à costumes,
    adaptations de grands classiques, comédies musicales ou romantiques,
    mélodrames… Cette image très parisienne est pratiquement inchangée dans
    les films américains actuels, contribuant toujours à faire de la grande
    ville un endroit privilégié pour satisfaire ses caprices et ses
    plaisirs. Marlène Dietrich, femme perdue, chante en français dans «
    Blonde Vénus » (1932) : Moi, j’trouve tout ça très bien.
    John Huston fait ressusciter le peintre Toulouse-Lautrec dans « Moulin
    rouge » (1952), Audrey Hepburn tourne 8 films dans la capitale, dont «
    Drôle de frimousse » (1956) et « Charade » (1963), tous deux signés
    Stanley Donen. Acteurs adulés du public américain, Maurice Chevalier
    chante à tue-tête la beauté de « Gigi » dans les jardins fleuris de la
    capitale (1958), Shirley MacLaine séduit dans « Irma la douce » (1963)
    et Gene Kelly tombe amoureux de Leslie Caron dans « Un Américain à Paris
    » (1951). Audrey Hepburn et Greta Garbo sont alors les grandes stars du
    romantisme parisien revu selon les canons hollywoodiens.

    Paris sera toujours Paris

    Le
    public admirera des dessins, photos, affiches et décors de films,
    notamment ceux de « Un Américain à Paris », « Moulin rouge », « Minuit à
    Paris »… Des robes dessinées par Hubert de Givenchy pour Audrey
    Hepburn, et aussi les statues monumentales créées par le décorateur
    Dante Ferretti pour « Hugo Cabret », le film de Scorsese réalisé en
    2011. Ils pourront également voir (ou revoir) sur un écran géant de 20
    mètres de long une vingtaine d’extraits de films représentatifs, dont
    des dessins animés des studios Disney: « Les Aristochats » (1970) et «
    Ratatouille » (2007).

    S. Moroy

    Expo
    gratuite à l’Hôtel de ville de Paris (salle Saint-Jean), 5 rue Lobau
    (Métro : Hôtel de ville ou Châtelet). Ouvert tous les jours, sauf
    dimanche et jours fériés, de 10 heures à 19 heures.

     Légende des photos :

    –
    Les visiteurs pourront voir sur un écran de 20 mètres une sélection
    d'extraits de films hollywoodiens ayant pour cadre la ville lumière.

    – La grâce, la fraîcheur et l'élégance très parisienne de Audrey Hepburn dans "Charade" de Stanley Donen (1963).

  • Au fourneau et au chevalet, Jean Jacques Albiac

    Au fourneau et au chevalet, Jean Jacques Albiac

    Jean-Jacques Albiac est professeur de cuisine au lycée René-Auffray à Clichy-la-Garenne (92). C’est aussi un peintre confirmé qui cuisine amoureusement ses tableaux en les assaisonnant du sel de sa vie.

    Acdc

    Des portraits, des paysages, mais aussi des scènes de la vie quotidienne. Celle qu’il côtoie notamment dans son travail au lycée, avec ses élèves qu’il prépare au BTS. Installé à Villevaudé depuis 1986, dans la véranda qui est aussi son atelier, des peintures à l’huile sur des toiles de lin ou de coton enduites de blanc d’Espagne ou de gesso pour mieux amplifier le bruit des couleurs et le mélange des saveurs.« Mon inspiration part toujours de sujets quotidiens, simples, inspirés de ma vie personnelle. Pour moi, l’intérêt d’un tableau, c’est qu’il y ait des rencontres, des regards, une expression et un questionnement ». Autodidacte, Jean-Jacques a commencé à peindre à l’âge de 14 ans, même si sa passion le tenaille depuis la fin de la maternelle. Dans les années 80, il suit des cours de dessins à Montauban avant d’aller à Londres pour s’inscrire au Central Art School. Mais sa famille ne voit pas d’un bon œil sa vocation de peintre professionnel. Sa seconde passion étant les arts de la table, Il entre finalement en apprentissage de cuisine-pâtisserie pour parcourir toutes les étapes qui le mèneront à enseigner dans un lycée professionnel pour les métiers de l’hôtellerie et de la restauration.

    Dans la lignée expressionniste  

    Aujourd’hui, à 49 ans, la flamme de la passion brille toujours dans ses yeux bleus. Dans un style qu’il revendique avant tout comme un regard décalé, ses maîtres sont les expressionnistes allemands et norvégiens, dont Edvard Munch reste le chef de fil incontesté. Il ne cache pas non plus son admiration pour Van Goh, Soutine, Francis Bacon, Gehrard Richter, Maurice Utrillo et ses ambiances mélancoliques… « J’ai toujours été très ambitieux dans le sens où je n’ai jamais voulu faire de la peinture pour vendre. J’ai toujours voulu me faire plaisir, donc constamment rajouter une petite difficulté ou bien essayer d’aller plus loin. Autant je peux être rigoureux en cuisine, mais aussi un peu créatif, autant dans la peinture je me lâche vraiment. Je ne suis pas les modes. L’essentiel pour moi est de peindre et je réalise environ 10 tableaux par an. Le mot « Art » n’est pas évident pour moi car il renvoie à une notion de facilité. Je crois plutôt au travail, car ce n’est pas si facile de peindre. D’ailleurs, quand je fais un tableau je suis complètement vidé » reconnaît Jean-Jacques.


    Apoclayse

    A deux pas de Montfermeil

    JJA 3

    Montjay JJA
    Déjà connu dans la région

    Outre des expos dans des lycées professionnels de restauration franciliens, on a pu voir ses oeuvres au salon d’automne 2008 qui se tient à l’espace Auteuil, le plus ancien et renommé salon parisien consacré aux beaux-arts (créé en 1903). Jean-Jacques a exposé en 2010 à la mairie de Chelles, en 2011 au salon des peintres villevaudéens organisé lors des journées du patrimoine. Cette année, au salon de printemps de Courtry, il a reçu le prix du député Yves-Albarello pour l’une de ses toiles expressionnistes, « Roule ta bille mon loulou ».

    Villevaudé, village d’artistes

    Avec Jean-Jacques Albiac, on dénombre actuellement 15 artistes ayant séjourné ou résidant encore dans le village. Des créateurs qui reflètent pratiquement tous les styles : figuratif, naïf, impressionniste, expressionniste, surréaliste, abstrait. Parmi les plus célèbres, citons le peintre impressionniste Frédéric Levé, la peintre surréaliste Leonor Fini, Stanislao Lepri (l’un de ses élèves), le peintre fresquiste et aérographe François Chauvin, Charles Gadenne, le sculpteur de bronze à taille humaine décédé en janvier dernier… Avec une telle pépinière de talents déjà célèbres, et pour certains autres en voie de le devenir, Villevaudé prendra-t-il au fil du temps l’appellation de « petit Barbizon des portes de la Brie » ?

    Serge Moroy

    Légende des photos :

    1 – Jean-Jacques a immortalisé à sa façon la sortie en mai 2011 de « Live at River Plate », le CD du groupe rock AC/CD, dans une rue de Montmartre à Paris 

    2 – « L’apocalypse », dont le second titre aurait pu être « Elle est pas assez cuite ta viande ! » exprime l’univers professionnel, dur et perfectionniste, des écoles de cuisine. Le  chef, en colère, a les yeux rouges.

    3- « A deux pas de Montfermeil ». L’univers de Cosette à la sauce expressionniste façon Jean-Jacques.

    4. Dans sa cuisine

    5- Montjay-la-Tour (collection privée)

  • Décès de Christian Marin

    Décès de Christian Marin

    Christan Marin

    Le comédien
    Christian Marin s’est éteint mercredi 5 septembre à Paris. Il était âgé de 83
    ans. S’il a beaucoup joué au théâtre, ce Lyonnais d’origine a surtout fait le
    bonheur du cinéma français des 60 et 70 en jouant dans un grand nombre de films
    boudés par le cénacle des cinéphiles, mais très prisés du grand public. Le public
    retiendra principalement ses rôles au côté de Louis de Funès dans l’hilarante
    série des Gendarmes et dans « Les chevaliers du ciel », feuilleton
    diffusé à la télévision pendant l’âge d’or de l’ORTF (voir ci-dessous) où il campa,
    avec son air ahuri et sa silhouette dégingandée, l’inénarrable Laverdure du fameux
    tandem Tanguy et Laverdure. C’est une véritable gueule du cinéma populaire français
    qui vient de disparaître.

    Un
    tandem télé supersonique

     La
    série « LES CHEVALIERS DU CIEL »
    constitue l'un des grands
    feuilletons à succès produits par l'ORTF. Inspirée de la célèbre bande dessinée
    de Jean-Michel CHARLIER et d'Albert UDERZO qui paraît le 29 octobre 1959 dans
    le n° 1 de la revue « PILOTE », elle donne la vedette à deux
    aviateurs de « l'escadrille de chasse des Cigognes », le séduisant
    lieutenant Michel TANGUY (Jacques
    SANTI) et son fidèle et inséparable boute-en-train d'ami, le lieutenant Ernest LAVERDURE (Christian MARIN).


    Avec
    leurs traits de caractère tout à fait particuliers et dissemblables, nos deux
    héros chevaleresques n'auront de cesse de jouer les justiciers sur la terre
    comme dans le ciel, le tout sans s'embarrasser de scrupules ni jamais
    compromettre leur indéfectible et virile amitié. Cette dernière est d'ailleurs
    scellée dans la chanson du générique vigoureusement interprétée par un Johnny
    HALLYDAY en pleine forme, ce dernier ayant également contribué à populariser la
    série : « Les chevaliers du ciel,
    dans un bruit de tonnerre, à deux pas du soleil, vont chercher la lumière.
    Moitié ange et moitié démon, mauvaises têtes mais gentils garçons, ils ne
    savent ni le bien ni le mal car ils ne pensent qu'à leur idéal. Et si l'amour
    vient à passer, c'est l'amitié qui gagne toujours… »


    C'est
    François VILLIERS, le réalisateur de « Hans le marin » (1949) et de
    « Pierrot la tendresse »
    (1960), qui sera chargé par l'ORTF de tourner les 39 épisodes d'une durée de 26
    minutes chacun (dont les 13 premiers sont filmés en noir et blanc). La plupart
    des épisodes sont tournés en décor réel sur les bases aériennes de CREIL (dans
    l'Oise) et de DIJON, ce qui aura pour effet de mobiliser la 10ème escadre de
    chasse et ses fameux « Mirage 3 ».


    Les
    prises de vues aériennes sont assurées par Guy TABARY. Des tournages au sol ont
    lieu également sur les base de ISTRES et de CARPIAGNE, dans les
    Bouches-du-Rhône, et même en Tunisie (base de Bou-Sfer) pour le parfum exotique
    de certains épisodes. Enfin, les raccords de certaines scènes seront tournées
    au fort d’Evry, près de PARIS. Pour cette série épique, l’armée de l’Air a mis
    le paquet : des moyens en matériels mais aussi en hommes sont
    généreusement mis à la disposition du réalisateur, ce qui rend assez crédibles
    les intrigues semées au fil des épisodes qui se veulent aussi (et pour cause)
    apologétiques.


    La
    première diffusion des «  CHEVALIERS DU CIEL » a lieu le 16 septembre
    1967 et le succès est aussitôt au rendez-vous. Succès tellement fulgurant que
    la revue « PILOTE » se verra dans l'obligation de demander aux
    auteurs de modifier les dessins pour qu’ils ressemblent aux héros de la série
    T.V. !


    Mais,
    Jacques SANTI se lasse très vite de cette popularité envahissante et la série
    n'est pas poursuivie. Pourtant, des acteurs comme Victor LANOUX et Marlène
    JOBERT font leur début au cinéma grâce aux exploits héroïques de TANGUY &
    LAVERDURE. Il faut dire que 1967 est encore une année faste pour le cinéma
    puisque l'on dénombre pas moins de 211.400.000 spectateurs dans les salles
    tandis que 7.471.000 téléviseurs trônent dans les foyers français pour cette
    seule année-là (Source : Téléciné n° 197 – Mars 1975).


    Enfin,
    n'oublions pas que la T.V. couleur ne fera son apparition dans les foyers
    français qu’en 1971, d'où la légitime surprise de certains spectateurs de
    découvrir ces épisodes en couleurs, lors de quelques rarissimes rediffusions (Couleurs Pays /A2 / Sept-oct. 1997).


    S. Moroy

  • L’astronaute Neil Armstrong est mort (25 août 2012)

    L’astronaute Neil Armstrong est mort (25 août 2012)

    Neil ArmstrongLe premier homme à avoir marché sur la Lune, est mort à l'âge de 82 ans, annonce NBC News.

    Le
    premier homme à avoir marché sur la Lune a rejoint les étoiles.

    Neil
    Armstrong est mort à l'âge de 82 ans de complications après une
    opération cardiovasculaire, a confirmé samedi la famille, après une
    information de la chaîne de télévision NBC News. Il avait été opéré du
    coeur au début du mois.

    En tant que commandant de la mission
    Apollo 11, il était devenu le premier homme à fouler le sol lunaire, le
    20 juillet 1969. "C'est un petit pas pour un homme mais un pas de géant
    pour l'humanité", avait-il alors déclaré. Une phrase entrée dans la
    postérité.

    Revivez les premiers pas d'Armstrong sur la Lune :

    Neil Armstrong plante le drapeau américain :

    L'astronaute
    avait commencé sa carrière dans la Nasa, l'agence spatiale américaine,
    en 1955. Neil Armstrong avait ensuite été chargé de commander la
    première mission lunaire américaine à bord de la capsule Apollo 11 avec
    les astronautes Buzz Aldrin et Michael Collins. La Nasa l'avait
    notamment choisi pour sa capacité à supporter le poids de la célébrité.

    En
    posant le pied sur la Lune en direct devant des centaines de millions
    de téléspectateurs ébahis, Neil Armstrong était devenu le 20 juillet
    1969 le premier homme à fouler le sol d'un monde extraterrestre. Cet
    homme modeste était instantanément devenu un héros planétaire, une icône
    de l'odyssée de l'espace. Après son exploit, l''astronaute avait
    ensuite peu parlé en public, fuyant micros et caméras, et vivait depuis
    des dizaines d'années dans une ferme reculée de l'Ohio.Il avait quitté
    la Nasa en 1970 pour enseigner la technologie aérospatiale à
    l'université de Cincinnati.

  • Les futurs pensionnaires du centre commercial de Claye Souilly

    Les futurs pensionnaires du centre commercial de Claye Souilly

    Prototypes
    Des animaux géants vont bientôt sortir d’un atelier thorignien pour occuper le nouveau centre commercial de Claye-Souilly qui ouvrira le 21 novembre.

    A Thorigny-sur-Marne, dans le parc d’activités des Vallières, Gilles Pennaneac’h et son équipe s’affairent pour réaliser les sculptures des animaux qui intégreront le centre commercial clayois. Breton d’origine, Gilles est connu dans la région pour ses créations insolites car il n’a pas peur de s’attaquer à des oeuvres monumentales utilisant le métal, le bois, la céramique, le polystyrène recouvert de mat de verre et de résine, voire des matériaux recyclés. Le dragon cracheur de feu tout en cannettes usagées au rond-point de la Rosée, à l’entrée de la zone commerciale de Claye, c’est lui et son atelier. Idem pour l’arbre en bouteilles plastique qui se dresse devant le centre de loisirs Planète-Oxygène, rue André-Benoist. Un talent sans pareil pour concevoir et exécuter des œuvres originales et visibles de tous.

    Gilles
    T-te h-ron
    Seb
    Des lapins sur le toit

    Avec Olivier, Sébastien, François, Antoine et Théodora, des artistes plasticiens qui constituent le noyau dur de son équipe, cela fait maintenant deux ans que Gilles travaille sur le projet des animaux de Claye. « Je conçois les projets et nous les réalisons ici dans nos locaux de plain-pied qui comportent un atelier pour les gros travaux (soudure, menuiserie, sculpture polystyrène, résine, plâtre, montage), un deuxième pour les finitions (conception, graphisme, travaux minutieux), et enfin un troisième atelier de 200 m² pour les assemblages et réalisations de grande envergure nécessitant espace et usage d’un chariot-élévateur » précise l’artiste. La force de son petit groupe réside dans sa polyvalence, chacun étant capable de participer à l’élaboration des oeuvres de A à Z. La plupart des projets de l’atelier sont portés de leur conception jusqu’à leur fabrication et même si certains membres de l’équipe ont une préférence plus ou moins marquée pour une technique, tous ont un goût avéré pour la sculpture animale. Les deux lapins géants que les plasticiens confectionnent seront installés sur le toit du centre commercial. Le plus volumineux mesure 7 mètres 70 et pèsera près de 3 tonnes avec son ossature constituée de poutrelles métalliques. Les lapins seront hissés puis arrimés sur le toit par l’équipe elle-même. En bonne messagère, une hirondelle indiquera la direction au rond-point desservant le centre, tandis qu’un héron, 14 canards d’environ 1,30 mètre de haut et 12 canetons d’une soixantaine de centimètres se prélasseront dans les bassins extérieurs. Tous les animaux seront lisses et peints d’une couleur monochrome.

    Un savoir-faire remarqué

    Ambassadeur majestueux de cette faune sympathique, un grand cerf vert accueillera les visiteurs à leur entrée dans le centre commercial. Ouvert en 1972 et géré par le groupe Klépierre-Ségécé, ce dernier avait besoin d’être rénové et étendu afin de répondre aux besoins actuels des consommateurs sans sacrifier pour autant l’esthétisme du cadre de vie et le respect de l’environnement. « La Ségécé a été séduite par nos sculptures animalières géantes et rassurée par notre savoir-faire. On trouve nos baleines et dauphins à Océanopolis de Brest, au musée LWL de Münster (Allemagne) et à l’aquarium de la Réunion. Ils nous ont proposé un concept basé sur la nature, les animaux, et nous avons accepté le cahier des charges. Le centre ouvrira ses portes le 21 novembre, mais nous devrons livrer nos réalisations entre fin octobre et début novembre. C’est un challenge pour nous, mais c’est aussi un plaisir que de relever ce défi car l’idée nous a beaucoup séduits » a conclu Gilles avec enthousiasme.S. Moroy
     

    Plus d’infos : www.atelier-pennaneach.com 

    Légende des photos :

    Prototypes des animaux servant de modèle aux artistes plasticiens.

    Gilles Pennaneac’h pose devant la sculpture impressionnante du plus grand lapin (7,70 m). La coque en polystyrène a été prédécoupée afin de recevoir l'ossature métallique. Pour assembler la tête, les plasticiens devront le sortir de l'atelier et il sera hissé à l'aide d'une grue sur le toit du centre commercial.

    Tête de héron géante en cours de polissage.

    Sébastien Kergeis vérifie les soudures et fixations sur les poutrelles métalliques HPN constituant la charpente du plus grand des deux lapins.