Catégorie : 18 Chroniques de Serge

  • Claye Souilly, Joyeux anniversaire à la médiathèque

    Claye Souilly, Joyeux anniversaire à la médiathèque

    La maire-Nicole-St-phaniePhoto: Le maire avec à ses côtés Nicole Vibert et Stéphanie Dubois

    La médiathèque à la page…

    Samedi 16 novembre 2013, la Médiathèque de l’Orangerie a ouvert ses portes au public pour ses 20 ans.
    AnimationPhoto: La lectrice mécontente, une parodie interprétée par les acteurs de la compagnie de la Dandinière. A la borne d'accueil, Florence Devret-Mulard et Stéphanie Dubois.

    L’occasion également de souhaiter une bonne retraite à Nicole Vibert, sa directrice. Le public est venu nombreux pour cette journée riche en animations, rencontres, surprises et souvenirs avec l’exposition qui s’affichait sur les murs de l’auditorium.

    Avant 1993 existait au rez-de-chaussée de la mairie une bibliothèque qui a fonctionné durant 35 ans grâce au dévouement de plusieurs bénévoles. Depuis son inauguration, le 5 juin 1993, la médiathèque a connu bien des évolutions qui lui ont permis de devenir ce quelle est aujourd’hui: un phare incontournable de la vie culturelle clayoise avec 2120 abonnés.

    Mais que de chemin parcouru entre le passage du stylo bille au stylo optique pour enregistrer les prêts, l’ouverture de la discothèque en 1995, l’installation du premier poste multimédia en 1997, l’arrivée des Cédéroms en 1999, les animations développées en partenariat avec l’Action culturelle, l’accès libre et gratuit sur internet et l’autoformation en ligne en 2009.

    C’est un beau roman

    La compagnie de la Dandinière, troupe de théâtre de Messy, a proposé un « jeu du portrait chinois » pour faire découvrir au public les multiples services de la médiathèque : Le monde du silence, L’éternel retour, Hannibal-lecteur, Les experts amis-amis, Le bonheur est dans le prêt… « Et si la Médiathèque est à la page, avec des animateurs qui mettent du cœur à l’ouvrage, c’est grâce aussi à son département multimédia car l’avenir a aussi voix au chapitre. Et pour paraphraser Alfred de Musset, qu’importe la fiction pourvu qu’on l’ait livresque » a conclu Jérémy Martin, metteur en scène et comédien.

    Allocution de Nicole VibertPhoto: Allocution de Nicole Vibert

    C’est une belle histoire

    Venue de la grande bibliothèque d’Evry, spécialisée dans la littérature jeunesse, Nicole Vibert prend ses fonctions en mars 1993. « Dès mon recrutement, j’ai été enthousiasmée par le projet. C’était un équipement extrêmement novateur pour l’époque, d’où la grande surprise des Clayois. Une médiathèque, c’estaussi une équipe qui travaille, qui se met en place, et j’ai eu toute liberté pour la constituer. J’ai aussi la chance et le privilège de terminer ma carrière avec une équipe exceptionnelle » a avoué la directrice. Dans le projet de création, le maire a rappelé qu’ilsouhaitait un trait d’union entre la maison briarde et l’Orangerie « et surtout qu’il y ait beaucoup de luminosité car je voulais que cette médiathèque rayonne, qu’elle bénéfice d’une ouverture sur laville pour ses lecteurs ».

     Ecrire une nouvelle page

    Yves Albarello a décerné le titre de citoyenne d’honneur à Nicole Vibert en lui offrant la médaille Grand-or de la Ville, une distinction à la fois exceptionnelle et rarissime. Stéphanie Dubois, directrice adjointe, prend désormais le relais. Elle est à l’origine d’une étude sur le diagnostic territorial pour un projet de lecture publique sur la communauté de communes Plaines et Monts de France (34 communes soitprès de 65.000 habitants). Cette réflexion est menée avec les bibliothécaires et les élus des communes concernées.  S. Moroy

    Repères

    Juin 1993 : 451 inscrits pour 12.615 prêts Décembre 2003 : 1169 inscrits pour 51.840 prêts  Août 2013 : 2120 inscrits pour 66.080 prêts

    Tarifs annuels Clayois : gratuit pour les 0-14 ans et demandeur d’emploi, 5 euros pour les 15-25 ans et + 65 ans, 10 euros pour les 26-64 ans. Hors commune : gratuit moins 3 ans, 5 euros 3-14 ans et demandeur d’emploi, 10 euros 15-25 ans et + 65 ans, 20 euros 26-64 ans. Médiathèque de l’Orangerie, 4 allée André-Benoist (01 60 26 92 10).

    Ouverture : mardi (15 h à 18 h), mercredi et samedi (9 h 30 à 12 h 30 et 14 h à 18 h), vendredi (15 h à 19 h).

    Toutes les infos sur : http://paprika.claye-souilly.fr  et Facebook

  • Près de Paris bat le coeur d’un villlage

    Près de Paris bat le coeur d’un villlage

    Capture réale
    Vendredi 15 novembre 2013 a eu lieu à la bibliothèque de la Roseraie le vernissage d’une exposition qui se veut participative, évolutive et changeante : « De Villevaudé à Paris ». 

    « Les villes de banlieue ont souvent une image négative. Alors que dire des villages ? Les gens ne s’y connaissent pas car ce ne sont que des villages dortoirs, partis tôt, rentrés tard. Tandis que Paris rayonne de son histoire, de sa vie et de son importance. Recréer un lien, une histoire à un village, lui redonner ses lettres de noblesses, est donc vital. L’exposition montre que Villevaudé a une histoire très intime avec Paris. Son passé est très riche et qu’il ne tient qu’à nous de faire vivre notre village, recréer ce socle commun pour qu’il y fasse bon vivre» souligne Julia Frizziero, conceptrice avec Monique Mazoyer de cette exposition pour le moins originale.

    Trio expoElle se déroulera jusqu’au 28 juin 2014 et représente un véritable défi pour les deux organisatrices car elles devront l’actualiser chaque semaine pour la faire vivre. Des plans, cartes postales, documents sur les personnalités qui y ont séjourné (dont Ivan Peychès, Roger Warin dit Wybot, Leonor Fini), l’ancien panneau de la « rue des écoles » qui a changé de nom pour devenir « rue Charles-de-Gaulle » après sa venue le 17 juin 1965, les maquettes de bateaux réalisées par Ivan Peychès, un casque de pompier de la brigade de Villevaudé, une affiche de l’exposition de l’artiste surréaliste Leonor Fini… mais surtout une immense frise du temps courant le long des murs de la bibliothèque. «Elle est en deux parties. Sous la ligne des siècles se trouve la frise chronologique de Villevaudé présentant des dates qui ont marqué l’histoire des trois hameaux que sont Villevaudé, Montjay-la-Tour et Bordeaux. Au-dessus de la ligne des siècles, la frise chronologique de Paris qui sera affichée à partir de février. Notre travail n’est donc pas fini » précise Monique Mazoyer.

    Du fief seigneurial à l’intercommunalité 
    La frise commence en 1000. C’est à cette époque que l’on trouve les noms des premiers seigneurs de Montjay dans les écrits. Villevaudé, alias Saint-Marcel (nom du lieu où se trouve l’église), se prénomme alors Ozoir ou Oroir (petite chapelle en latin). La tour de Montjay sera utilisée en 1669 par l’abbé Picard pour calculer la longueur du méridien terrestre par triangulation, en mesurant des angles à partir de tours ou de clochers. En 1789, Villevaudé, petit village boisé et agricole de 10 km², se trouve à la frontière de la Champagne et de l’« Isle-de-France ». Lors de la Première Guerre mondiale, le 68e régiment territorial d’infanterie prend ses positions entre le fort de Vaujours, Chelles, Villevaudé et Thorigny. Son poste de commandement est installé à Montjay. Plus près de nous, en juin 2007, le premier TGV Paris-Strasbourg traverse le hameau de Bordeaux. Un concours de dessins sur le thème de l’exposition est ouvert à tous. Date limite de remise des dessins fixée au 1er février, résultats communiqués le 8 février à la bibliothèque. 

    S.Moroy

    Exposition jusqu’au 28 juin 2014. Bibliothèque de la Roseraie, 16 rue Charles-de-Gaulle. Ouverture lundi et samedi de 10 h 30 à 12 h 30, mardi de 16 h 30 à 18 h, mercredi de 16 à 19 h. Entrée libre. Pour retrouver la frise du temps de Villevaudé et obtenir plus d’infos sur l’évènement :www.villevaude-paris.blogspot.fr

    Photo: De gauche à droite, Monique Mazoyer, Annie Ghysens (présidente de la bibliothèque de la Roseraie) et Julia Frizziero devant la frise du temps et l'un des premiers dessins du concours.

  • Carrières de gypse, un gruyère sous la montagne de Chelles ?

    Carrières de gypse, un gruyère sous la montagne de Chelles ?

    4Document: L'un des premiers plans établi en janvier 1877 par le génie militaire. Moins détaillé que le second, on y aperçoit cependant le réseau des galeries courant sous et devant le fort (environ 4 hectares minimum).

    D’anciennes galeries souterraines de gypse courent sous le fort. Et celles-ci semblent ne pas avoir été sécurisées. L’information révélée par l’association "Abbesses de Gagny-Chelles" nécessite quelques explications.

    Désaffecté, le fort a été acquis par la commune en 1972 qui a entrepris de nombreux aménagements avant son ouverture au public le 8 juin 2007. Mais voilà, selon Christophe Nédélec, président des Abbessses de Gagny-Chelles, association de défense de l’environnement créée en 2008, l’espace naturel de 46 hectares était auparavant une butte gypseuse exploitée en carrière à ciel ouvert. Et si la carrière a été remblayée depuis, des galeries profondes subsistent, sillonnant même l’esplanade verdoyante sur laquelle se promène le public et où de nombreuses manifestations sont organisées (dont le feu d’artifice du 14 juillet et le cinéma en plein air durant l’été).

    Pour protéger la capitale
    Suite à la défaite de 1870 face aux Prussiens, le bastion a été édifié sur le mont Chalâts entre 1876 et 1879 pour assurer, à 104 mètres d’altitude, une deuxième ceinture de défense autour de Paris. En 1878, le chantier reçoit la visite du maréchal Mac-Mahon, alors président de la République. La fortification a été utilisée dans le passé par un club de tir, les pompiers de la ville pour leurs entraînements, Kodak pour stocker ses films et produits chimiques, avant d’être acquise par la Ville. Lionel Petit, un Chellois, a réussi à se procurer deux plans du fort de Chelles datant de 1877 et 1902 auprès du SHAT (Service historique de l’armée de Terre) basé à Vincennes. « Je me passionne pour l’histoire du fort depuis 1998 qui, hélas, a été massacré. J’affirme que ce sont les seuls et uniques plans qui existent et j’ai eu beaucoup de mal à les obtenir ».

    2

    Photo Christophe Nédélec
    Il apprend que le fort a subi un renforcement de ses soubassements en 1877 puis sur la période 1906-1908 par le génie miliaire qui craignait sa fragilité du fait des canonnades, mais constate surtout  l’existence d’un vaste réseau de galeries souterraines à une profondeur de 40 mètres, devant et à l’ouest du fort. Un phénomène fréquent en Seine-et-Marne où le BRMG (Bureau de recherches géologiques et minières) a recensé plus d’un millier de carrières liées à l’exploitation du gypse sous environ 140 communes. Lionel Petit en informe aussitôt Christophe Nédélec, tout autant passionné par le patrimoine local que par les questions environnementales. « Le plan militaire de 1902 est très détaillé et toujours exact. Nous l’avons utilisé pour nous déplacer dans les galeries, à nos risques et périls car certaines d’entre elles sont dégradées et des fontis se forment par endroit. Figurent aussi sur le plan des galeries de troisième masse [Ndlr : gypse de moins bonne qualité] encore plus profondes que nous n’avons pas pu vérifier » s’inquiète Christophe Nédélec qui estime la densité du réseau souterrain à 4 hectares minimum. 

    Déjà un effondrement en 2002
    « Il existe probablement une superposition entre des galeries de seconde et de troisième masse. Sur les documents du génie militaire, il est fait aussi mention de ‘’vastes réseaux de cavages éboulés inabordables’’. Pourtant, lors des travaux entrepris par la commune sur le fort en 2007, on nous a assuré que des sondages avaient été effectués. En septembre 2002, la presse a relaté la découverte par les pompiers d’un effondrement qui s’était produit dans une galerie, au pied du fort. Une partie du site est donc sous-minée et je me demande si ces galeries ont bien été repérées car elles semblent être inconnues, autant du BRMG que de la mairie. Plus inquiétant, elles ne sont pas injectées ou comblées » ajoute le président des Abbesses Gagny-Chelles. Parmi les documents, une publicité de 1860 du carrier Louis-Pierre Parquin (qui était aussi maire de Chelles à l’époque) décrivant son activité industrielle sous forme de schémas. Le carrier aurait ainsi exploité jusqu’en 1880, date de son expropriation par l’armée, trois masses de gypse sur la montagne de Chelles, dont la seconde et la troisième en cavages, à partir de son usine implantée rue Bickart, en contrebas de la montagne. Après son exploration insolite du 25 octobre, Christophe Nédélec a alerté la mairie et la CAMC (Communauté d’agglomération Marne et Chantereine) sur les risques d’affaissement en surface. Contactée par nos soins, la CAMC confirme qu’elle a effectivement « été informée par l’association de la présence de galeries de seconde masse sous la montagne de Chelles, qu’elle faisait procéder à des vérifications et qu’elle ne pouvait, aujourd’hui, apporter plus d’information ». L’affaire mérite donc d’être « creusée » un peu plus. 

    S.Moroy

    1
    Casernement du fort de Chelles devant lequel le public a accès depuis juin 2007.

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    Christophe Nédélec et Lionel Petit devant l'entrée des galeries qu'ils ont visitées sous le fort puis la montagne de Chelles. "J'apprécie que la mairie, alertée par Christophe, ait enfin empêché l'accès à ces galeries" reconnaît Lionel, la main posée sur la chaîne neuve cadenassée.

  • 11 novembre, commémoration de l’armistice

    11 novembre, commémoration de l’armistice


    Armistice2013-2-1
    Le  95e anniversaire de l’armistice a
    été célébré lundi 11 novembre 2013 dans l’ancien cimetière en présence de nombreux
    Villevaudéens, élus (dont Yves Albarello, député-maire de Claye-Souilly), le
    père Georges Verger, la police municipale et des représentants de la
    gendarmerie de Chelles.

    La cérémonie s’est déroulée devant le monument aux Morts
    récemment restauré sur  lequel sont
    inscrits les noms des 27 Villevaudéens, victimes de la Grande guerre.


    Armistice2013-5
    Armistice2013-12
    Armistice2013-10
    Après le
    traditionnel dépôt des gerbes, les élèves de l’école Ivan-Peychès ont
    interprété la Marseillaise avant que le maire Pascal Pian donne lecture du
    message du secrétaire d’Etat aux anciens combattants. Celui-ci rappelait que la
    Grande guerre occupe toujours une place particulière dans notre mémoire
    collective et que l’on en célébrera le centenaire l’an prochain.

    S.
    Moroy

  • Villevaudé: L’ Espace Jeunesse est ouvert

    Villevaudé: L’ Espace Jeunesse est ouvert

    Les jeunes ont
    désormais leur local

    Les Villevaudéens se
    sont rassemblés samedi dans le parc de la Roseraie pour assister à
    l’inauguration du nouvel espace jeunes. Entièrement réhabilité, il prend la
    place de l’ancien magasin de proximité Vival.


    Discours
    « Avec
    l’ouverture de ce club, nous avons tenu notre engagement vis-à-vis de vous, et
    plus précisément envers la jeunesse qui est notre devenir. En plus de
    l’éducation apportée par les parents, la municipalité a le devoir de pouvoir
    les ouvrir sur des activités ludiques, intellectuelles et artistiques. Ce sera
    à la fois un espace de liberté, de rencontres et d’échanges
     » a déclaré le maire Pascal Pian avant
    de couper solennellement le ruban.

    Le local est de plain-pied, spacieux, avec
    des murs encore blancs pour que les jeunes puissent effectuer eux-mêmes la
    décoration. Un coin lecture et musique Hi-Fi, un autre pour la TV écran plat
    équipée d’une console PS3, un baby-foot, un billard américain, ainsi qu’une
    table de ping-pong installée dehors, devant l’entrée. « J’aimerais
    bien moi aussi en profiter
     »
    soupire un père venu inscrire son fils. Hélas pour lui, le club s’adresse aux
    jeunes de 11 à 17 ans afin de leur proposer des activités sportives (bowling,
    laser game, accrobranche, paintball…) et artistiques (jeu d’échecs, peinture,
    dessin…). Les activités sont encadrées par un animateur diplômé d’Etat et le
    local a ouvert ses portes lundi 14 octobre en accès libre pour se faire
    connaître, même s’il compte déjà une trentaine d’inscriptions.

    « Apporter
    des services supplémentaires au niveau de l’école et livrer à nos jeunes,
    collégiens et lycéens, un endroit où ils puissent se retrouver pendant l’école
    et les vacances scolaires, était un projet qui nous tenait à cœur. Nous
    espérons qu’ils sauront se l’approprier et en faire un lieu où ils se sentiront
    bien au sein du village
     »
    a conclu Sophie Vartanian, adjointe en charge des affaires scolaires et
    périscolaires, avant d’inviter les participants à s’approcher d’un buffet…
    sans alcool.  

    S. Moroy 

    Parc de la Roseraie,
    rue Charles de-Gaulle à Montjay la Tour

    Adhésion annuelle : 60 euros (80 euros pour les hors
    communes).

    Horaires d’ouverture : en période scolaire, lundi, mardi, jeudi et
    vendredi, de 16 h 30 à 18 h 30. Mercredi, samedi, de 14 à 18 heures.

    En période
    de vacances, tous les jours sauf samedi et dimanche, le matin de 9 à 12 heures
    et l’après-midi de 14 à 18 heures.

  • Vaires sur Marne, concert Michel Jonasz

    Vaires sur Marne, concert Michel Jonasz


    MICHEL2 (Copier)
    Super Michel Jonasz

    Du blues, du jazz, de la bossa, du rock, des ballades… A 66
    ans, Michel Jonasz fait encore vibrer les salles. Le chanteur et
    auteur-compositeur l’a prouvé samedi 28 septembre 2013, deux heures durant, au
    théâtre des Variétés devant 310 personnes, soit la capacité totale de la salle.
    Michel Jonasz sait aussi être drôle en distillant quelques anecdotes
    savoureuses ou en imitant le général de Gaulle en visite au Golf-Drouot au
    début des années 60. Malicieux, il chahute volontiers son complice et ami
    Jean-Yves d’Angelo qu’il connaît depuis près de 30 ans et qui l’accompagne au
    piano dans sa tournée. Joueur de
    blues, Super Nana, Guigui, La boîte de jazz, Les odeurs d’éther…
     tous
    ces titres font partie de l’album souvenirs, même pas jaunis, de Michel. Des
    nôtres aussi puisque ses chansons trouvent toujours un écho dans le coeur du
    public. Son dernier album sorti en 2011 et intitulé Les hommes sont toujours des enfants, n’en est-il pas la preuve ? 

    Un
    retour à l’essentiel

    Depuis novembre 2012, sa tournée à travers toute la France
    scelle le retour de l’artiste sur scène. Une absence beaucoup trop longue au
    goût de certains. Au premier rang, pour ne pas en perdre la moindre miette,
    Magalie, une Vairoise de 40 ans, et Cédric, un Breuillois du même âge. Ils ne
    se connaissent pas, mais partagent pourtant bel et bien la même admiration pour
    le chanteur.


    Michel3 (Copier)
    « C’est la
    première fois que je vois Michel Jonasz sur scène. J’ai profité de son passage
    à Vaires pour assister à son concert car j’aime beaucoup son répertoire, ancien
    et actuel
     » confie Magalie. « Je l’ai déjà vu deux fois sur scène.
    C’était à l’Olympia en 2000. Depuis l’âge de 16 ans et ‘’Mister-Swing’’, j’aime
    son style de musique parce qu’il y a de la recherche et du swing, avec une
    référence au jazz très présente. Ce soir, un piano et une voix. C’est le plus
    simple, mais aussi l’essentiel et il ne peut pas tricher. Je suis content que
    ce concert ait lieu dans une petite salle intimiste comme celle-ci
     » avoue pour sa part Cédric. J’veux pas que
    tu t’en ailles
    …
    chante maintenant Michel. Le public non plus ne veut pas qu’il s’en aille. Mais
    comme Y
    a rien qui dure toujours,
     l’artiste, ému, promet dans un dernier trait
    d’humour de faire sa tournée d’adieu en l’an 3000. Il est vrai que les poètes
    ne meurent jamais.

    S. Moroy

  • Torture

    Torture

    
    Brou1 - Copie
    Une partie de l’équipe
    et les deux actrices (laura Tontini et Virginie Molina) face au parc du Château
    de Brou

    Des scènes de « Torture »
    tournées dans la région

    Le parc du château de Brou a servi  jeudi 12 septembre après-midi de décor pour
    le tournage d’un court-métrage dont l’action se passe pendant la Seconde Guerre
    mondiale.

    Torture…
    c’est le titre du court-métrage d’une durée de 8 minutes, écrit et réalisé par
    Victor Dartinet, un Chellois de 22 ans.


    Brou victor
    Victor, à gauche,
    surveille une scène. A la caméra, Pierre Wittermer, et au script Mathieu
    Dartinet.

    Etudiant à l’Ecole internationale de
    création audiovisuelle et de réalisation (Eicar), il a déjà réalisé en mars un
    spot de prévention sur les acouphènes. « Épris d’Histoire, surtout celle du 20e
    siècle, j’ai voulu porter le choix du thème de mon premier court-métrage sur
    cette période qui me passionne particulièrement. Ce film entend montrer les
    sacrifices auxquels étaient prêts de nombreux résistants afin de conserver des
    informations ayant, pour la plupart, menées à la libération nationale
     ». Pour mener à bien son
    projet, Victor a fait appel à cinq jeunes comédiens et constitué une équipe de
    huit techniciens, la plupart issus de son école.

    Petit
    budget mais grande émotion
     


    « Même si c’est court, mon rôle fait ressortir certaines
    émotions et c’est toujours un exercice intéressant pour un acteur. Le petit
    budget du film n’enlève rien à sa qualité et il y a une très bonne ambiance sur
    le plateau
     »
    reconnaît Léo Lesbègue, 20 ans, héros principal du film. Car côté financement,
    Victor a lancé une souscription via un site participatif bien connu des
    internautes (Ulule). Les fonds recueillis correspondent à un quart du budget
    total estimé à 850 euros, sachant que la location des uniformes allemands
    représente près de 20 % de ce budget. Victor financera le solde avec ses
    deniers personnels. Grâce à l’aimable autorisation des propriétaires, le
    tournage a débuté jeudi 12 septembre dans le décor du parc du château de Brou.

    Comme
    de vrais pros… qu’ils seront


    Élève en 1ère année à Eicar, spécialité son, Benoît Griesbach vient de Cergy
    (95). « C’est au
    moins mon 15e tournage. Je suis aussi musicien-compositeur à l’image.
    Auparavant j’ai fait des écoles d’ingénieur et puis j’ai tout arrêté pour me
    consacrer à ma passion »
     confie-t-il
    en veillant à ne mettre sa perche-son dans le champ de la caméra Panasonic HMC.
    « Silence, on tourne ! Évitez de marcher sur le gravier ! » clame Romain Bonningue. En
    tant qu’assistant réalisateur, il ne s’occupe pas des acteurs, dont la
    direction est du ressort du réalisateur, mais gère l’équipe technique. « Je
    suis en fait le pont entre l’imaginaire et la faisabilité
     » reconnaît-il en esquissant un
    sourire.

    «
    Ce film est pour moi un challenge »


    Tel un ressort, Eloïse Martin bondit entre deux prises pour un raccord
    maquillage. Agée de 20 ans, élève à l’Institut technique de maquillage
    artistique professionnel de Paris, elle a déjà participé à quatre tournages
    étudiants et définit sa prestation comme un challenge. « Le
    plus difficile sur un tournage comme celui-ci est de travailler rapidement,
    c’est-à-dire qu’on me donne un minimum de temps pour faire des choses parfois
    assez compliquées
     ».
    Laura Tontini écoute les dernières instructions de Victor. Future comédienne,
    elle a tourné en juin dernier au château de Valmath, (près de Limoges) dans un
    court-métrage, L’homme en rouge, qui
    sortira le 25 septembre à Paris. La scène de son arrestation a été enregistrée
    à la chapelle Sainte-Bathilde, à Chelles. Laurent Cussinet, 29 ans, acteur
    professionnel issu de l’école de théâtre corporel Jacques-Lecoq, campe le
    général SS qui vient l’arrêter. « J’ai rencontré Victor sur un tournage où
    je jouais un rôle d’inspecteur. Victor m’a demandé d’interpréter un personnage
    sombre, avec une voix grave et posée qui affirme à la fois son assurance et sa
    détermination
     ».
    L’occasion de faire apparaître les deux uniformes allemands loués chez « Le
    vestiaire », magasin parisien spécialisé dans les costumes et accessoires, bien
    connu des réalisateurs de cinéma et de télévision. La séquence de torture,
    quant à elle, a été filmée dans les locaux de l’école Eicar, à La
    Plaine-St-Denis (93).Le film sera visible sur le site du réalisateur, mais il
    envisage aussi de contacter le cinéma Cosmos pour une projection destinée aux
    Chellois.

    S.
    Moroy

    www.vectan-production.c.la


    Brou18 - Copie
    Les deux héros du
    film, Léo et Jeanne, font une pause avant d'enchaîner la scène romantique au
    début du film

    Le
    pitch du film

    Dans la France occupée de
    1940, Jeanne Arpane (Laura Tontini) mène une vie ordinaire lorsque soudain son
    destin bascule. Son mari Léo (Léo Lesbègue) est capturé par la gestapo lors
    d’une opération de sabotage. Jeanne est à son tour arrêtée par les nazis. Confronté
    à son mari, elle fait l’objet d’un odieux chantage de la part du général
    Weissmuller (Laurent Cussinet) en vue de soutirer à son époux les précieux
    renseignements qu’il détient.

    Le château de Brou
    On ignore la date de sa construction car les archives ont en partie été
    détruites par les Prussiens en 1870. Le pigeonnier, privilège seigneurial,
    daterait de 1545 mais le château a été édifié vers le milieu du 17e siècle par
    Paul-Esprit Feydau, intendant du roi. Il a subi des travaux tout au long du 18e
    siècle avant de devenir en 1844 propriété de Charles-Floréal Thiébaut, fondeur
    en bronze d’art à Paris. Classé monument historique en 1984, il a été mis en
    vente par ses propriétaires fin 2011. Claude Chabrol y a tourné un film pour la
    télévision, juste avant sa mort en septembre 2010.


    Chelles6 - Copie
    Le général SS
    Weissmuller pénètre dans la chapelle Ste-Bathilde pour arrêter Jeanne venue
    prier pour son mari.

    La chapelle
    Ste-Bathilde, à Chelles

    L’édifice se trouve au 39 avenue de la Résistance. A l’origine, c’était une
    ancienne grange à bois louée par la paroisse pour l’exercice du culte. Elle
    reçut en 1916 le nom de chapelle Sainte-Bathilde en souvenir de celle qui vécut
    à Chelles au 7e siècle. L’édifice devient la propriété de l’association
    diocésaine de Meaux en 1983.

  • La Médiathèque de Claye Souilly fait sa rentrée

    La Médiathèque de Claye Souilly fait sa rentrée

    Elle fêtera bientôt ses 20 ans

    Une journée portes ouvertes, une page facebook, des
    consultations et de l’autoformation sur internet… pour la rentrée, la
    Médiathèque se met à la page et en profite pour rafraîchir son image.

    Située près de l’hôtel de ville, elle propose
    80 magazines et journaux, 3000 DVD, 20.000 livres, 10.000 CD et 600 partitions.
    Dernière acquisition en date, des séries TV pour ados et adultes (Veronica Mars, Weeds, Game of Thrones,
    Homeland
    )… Mais l’activité de la médiathèque ne se limite pas à
    la gestion de ses fonds. Nicole Vibert, la directrice, et sa petite équipe ont
    concocté un programme alléchant pour la saison 2013-2014. Il débutera samedi 9
    novembre à l’espace Malraux avec la très attendue rentrée littéraire de Patrick
    Borione. Le libraire présentera sa sélection sur les 555 romans de cet automne.
    Samedi 16 novembre, la médiathèque soufflera ses 20 bougies lors d’une journée
    portes ouvertes. « Celle-ci est destinée à faire
    connaître nos services. On a tous planché afin de trouver des animations pour
    tout le monde, abonnés ou non, de façon à ce que nos visiteurs s’approprient
    les lieux, car la culture est un droit pour tous
     » souligne Stéphanie Dubois,
    directrice adjointe et responsable du secteur adultes.


    L'équipe de Claye - Copie

    De gauche à droite, assis : Françoise Lebeurre,
    Nicole Vibert, Roland Melle. Debout : Florence Drevet-Mulard, Stéphanie Dubois,
    Aude Macé, Lyliane Thiéry, Laurent Boutigny.

    Un anniversaire plein de surprises 

    Les festivités commenceront le matin avec un café musical sucré aux pépites
    collectées par la médiathèque depuis sa création. La troupe de théâtre
    messienne « La Dandinière » donnera un spectacle original avec la complicité
    jubilatoire des bibliothécaires. Puis, histoire de frissonner ensemble,
    l’équipe projettera un film d’horreur destiné aux adolescents et adultes. Un
    book-dating animera l’après-midi au cours duquel les participants parleront à
    tour de rôle de leur livre préféré. Enfin, une rétrospective sur les débuts de
    la médiathèque interagira avec les souvenirs et les coups de coeur des
    visiteurs à cette même époque. 

    Qui a peur du loup ?

    Les enfants ne seront pas oubliés. Samedi 14 décembre, Roland Melle et Aude
    Macé, membres de la médiathèque, interpréteront comptines et chansons de Noël
    pour les 3-6 ans. Sélectionné par Stéphanie Dubois et Florence Drevet-Mulard,
    responsable du secteur jeunesse, « L’homme aux loups », un conte d’Ane Jonas,
    rôdera samedi 25 janvier à l’espace Malraux. Une exposition sur le loup, prêtée
    jusqu’en février par la médiathèque du Doubs, tentera de démythifier cet
    animal à la fois mystérieux et fascinant. Les « petits contes sortis du sac »
    de Béatrice Maillet enchanteront les tout-petits samedi 22 mars, tandis que
    Laurent Boutigny, le discothécaire de l’équipe, retracera samedi  29 mars
    le parcours de la musique folk américaine, des années 30 jusqu’à Bob Dylan et
    Simon Garfunkel. « The lonesome french cowboy », concert de Federico Pellegrini
    (ex-guitariste du groupe « The Little Rabbits ») clôturera samedi 5 avril le
    programme de la saison.


    Hérisson - Copie
    Le hérisson du Téléthon

    Pour le Téléthon du 6 et 7 décembre, outre la traditionnelle vente des livres
    et documents tous supports réformés, Françoise Lebeurre a réalisé plusieurs
    hérissons avec des livres pilonnés. Ces derniers seront également vendus au
    profit du Téléthon. « Françoise a rejoint l’équipe en 2006.
    En plus d’avoir des idées, elle est très habile de ses mains. Le recyclage
    donne une seconde vie à des livres usagés, destinés à la déchetterie
     » ajoute Stéphanie Dubois. Nul doute
    que ce charmant petit compagnon sera vite adopté par le public… comme animal
    de chevet. 

    Serge Moroy

    Repères
    Plus de 70.000 prêts en 2012 (partenariat avec la médiathèque départementale
    de Seine-et-Marne pour les titres non disponibles dans ses rayons).
    Top des 3 titres les plus empruntés :
    Musique : Grégoire (Toi + Moi), Adèle (21), Compilation 100 hits 2011
    Films adultes : Titanic, The Dark Knight, Black Swan
    Films enfants : Harry Potter et les reliques de la mort (partie 1), Charlie et
    la chocolaterie, Harry Potter et les reliques de la mort (partie 2)
    Livres adultes : Les ignorants (E. Davodeau), Un soupçon d’interdit (F.
    Bourdin), Rien ne s’oppose à la nuit (D. de Vigan)
    Livres enfants : Les blagues de Toto (La rentrée des classes) de T. Coppée, Max
    et Lili ne font pas leurs devoirs (D. de Saint-Mars), Lili ne veut pas se
    coucher (D. de Saint-Mars).

    Tarifs annuels
    Clayois : gratuit pour les 0-14 ans et demandeurs d’emploi, 5 euros pour les
    15-25 ans et + 65 ans, 10 euros pour les 26-64 ans.
    Hors commune : gratuit moins 3 ans, 5 euros 3-14 ans et demandeurs d’emploi, 10
    euros 15-25 ans et + 65 ans, 20 euros 26-64 ans.

    Médiathèque de l’Orangerie,
    4 allée André-Benoist (01 60 26 92 10). Ouverture : mardi (15 à 18 heures),
    mercredi et samedi (9 h 30 à 12 h 30 et 14 à 18 heures), vendredi (15 à 19
    heures). 

    Toutes
    les infos sur : http://paprika.claye-souilly.fr
    https://www.facebook.com/Mediatheque.Claye.Souilly

  • Villevaudé, les associations ont fait leur rentrée

    Villevaudé, les associations ont fait leur rentrée


    Forum villevaud- - espace jeunes -
    Des nouveautés à Villevaudé

    Les
    habitants sont venus nombreux dimanche 8 septembre 2013 pour s’inscrire aux
    activités proposées par leurs associations. Douze stands étaient dressés à cet
    effet salle des Merisiers afin de les renseigner. Démonstrations de zumba,
    création de shambala (bijoux) et une tombola gratuite ont égayé
    l’après-midi. Au sujet de cette dernière, Catherine Godart, adjointe au maire
    chargée des affaires sociales et des associations, a précisé « que
    les lots étaient en fait des inscriptions à des activités associatives,
    attribués en fonction du goût des gagnants
     ». Une formule originale pour
    inciter les habitants à participer à la vie associative du village. Parmi les 9
    disciplines figurant  au catalogue de la FRAV (Familles rurales à
    Villevaudé), une nouvelle activité cirque pour les enfants de 8 à 12 ans.

    De
    même, un espace jeunes, nouvelle structure municipale, ouvrira début octobre
    dans le local de l’ancien magasin Vival situé à l’entrée du parc de la
    Roseraie. « Tous les jeunes de 11 à 17 ans y
    seront les bienvenus les mercredis et samedis moyennant une adhésion annuelle
    de 60 euros. De nombreuses sorties (laser game, accrobranche, karting, bowling,
    paintball, Skate-parc, piscine, patinoire) sont prévues, ainsi que des
    initiations sportives et artistiques
     » a indiqué Jonathan Chazarain,
    animateur diplômé d’État.


    Forum villevaude 2


    Forum villevaude
    Avant la clôture du forum, le maire Pascal Pian a
    remis les prix du concours des jardins et maisons fleuris organisé par la
    commune. 

    S. Moroy

    Lauréats de la catégorie jardin d’agrément 
    Jean-Claude Bonhomme (250 euros)  - Alain Gaufriau (150
    euros)  - Jacky Belin (100 euros)

    Lauréats de la catégorie jardinet, balcon et terrasse
    Yves Mesnage (250 euros)  - M. Hébuterne (150 euros) - Alipio
    Alves-Torres (100 euros).

  • Villevaudé: Emma, une championne !

    Villevaudé: Emma, une championne !

    Emma et PascalEmma et Pascal lors d'une séance
    d'entraînement au gymnase de la Dhuys de Courtry.

    Au gymnase de la Dhuy de Courtry,
    quelques savateurs, nom des pratiquants de BFS (Boxe française-savate),
    s’entraînent. Parmi eux, Emma Vartanian, 14 ans. Avec ses 1 m 62 et ses 55
    kilos, ce joli petit brin de fille est vice-championne de France 2013.

    Emma
    s’accorde une pause. Elle enlève ses gants, range une mèche rebelle de cheveux
    blonds. « Petite, j’accompagnais mon père qui
    faisait de la boxe dans sa salle à Noisy-le-Grand. Il préparait des boxeurs
    pour des championnats d’Europe et du monde, tels Johane Beauséjour, Aurélien
    Devogue, Karima Akrour, Sidney Makouza… Cela m’a donné envie de pratiquer dès
    l’âge de 6 ans. Mais peu après, j’ai eu un doute quand j’ai vu mes copines
    faire de la danse ou de la gymnastique. Cette incertitude a duré deux ans.
    Finalement je suis revenue à la boxe et n’ai plus arrêté depuis
     ». 

    Emma
    apprécie l’esprit sportif du club de Courtry où elle s’est fait d’autres amis
    que ceux du collège Maria-Callas. « On est tous soudés, mais une fois
    qu’on boxe entre nous, on ne connaît plus personne. C’est la règle. Et c’est
    peut-être ça qui est le plus dur
     » reconnaît la jeune fille qui
    tient cet esprit de combativité de son père. Pascal Roche, 55 ans, est
    entraineur au club de Courtry depuis sa création, au début des années 80. Il a
    très vite remarqué le potentiel de la jeune Villevaudéenne. « Au
    départ, Emma était inscrite dans les cours comme tous les autres.
    Progressivement, elle a fait preuve d’une grosse motivation. Vu ses excellents
    résultats, et en plus de ses séances hebdomadaires, elle a bénéficié d’un
    entraînement personnalisé, allant parfois même jusqu’à boxer tous les
    jours dans le garage de son père
     ». Après avoir brillamment
    remporté les sélections départementales, régionales, puis de zone (quatre en
    France), l’enjeu logique pour Pascal était d’emmener son élève au
    championnat de France. Celui-ci s’est tenu à La Motte-Servolex (Savoie) durant
    le week-end du 18 mai. Quatre concurrentes de la catégorie minime étaient en
    lice pour le titre, chacune finaliste des quatre zones… dont Emma
    pour l’Ile-de-France et la Bretagne.


    Emma entra-nement-1L’arbitre lui interdit d’utiliser ses poings


    En compétition, lors des assauts, les coups ne sont pas portés. On parle alors
    de « touches » et l’athlète est jugé sur ses qualités techniques et tactiques.
    Les jeunes doivent porter des protections pour les dents, les tibias, la
    poitrine, un casque et une coquille. « Emma s’est qualifiée sans difficulté
    pour la finale en battant deux adversaires. Il y a un système
    d’arbitrage et de jugement en BFS qui autorise l’arbitrage des jeunes pour leur
    formation. Ce qui a malheureusement été le cas pour la dernière épreuve qui se
    joue en trois reprises. Le jeune arbitre a vite été débordé et les
    deux concurrentes ont reçu deux avertissements chacune à la fin de la 2e
    reprise. Avec le stress et surtout l’interdiction pour Emma d’utiliser ses
    poings, technique dans laquelle elle excelle pour enchaîner avec ses jambes, la
    Toulousaine Bérénice Claude, nettement plus grande, a finalement remporté
    le titre 
    ». Une interdiction pleine de non-sens pour
    Pascal car on ne peut pas interdire à un boxeur… d’utiliser ses poings. S’ils
    sont revenus déçus, Emma et son coach ne sont pas pour autant abattus. Toujours
    aussi motivée, Emma reprendra les gants en septembre, en même temps
    que le chemin du collège pour la classe de 3e. « Puisqu’elle
    est d’accord, je vais à nouveau l’entraîner pour une saison de compétition,
    dont éventuellement le championnat de France 2014. Il faudra travailler
    d’autres choses, développer la technique de jambes pour faire des figures plus
    variées, les déplacements, les feintes… c’est extrêmement complexe car il y a
    beaucoup de choses à travailler dans la savate
     » conclut Pascal, plutôt
    heureux de renouveler le challenge avec sa jeune élève.


    Une pépinière de jeunes talents
     


    La section BFS de Courtry compte entre 75 et 100 savateurs, de 6 ans jusqu’aux
    vétérans, comme Gérard Jauneau, 58 ans, son président. Les entraînements ont
    lieu deux fois par semaine. Le club fonctionne étroitement avec celui de
    Clichy-sous-Bois (93) où enseigne également Pascal qui n’a pas plus d’une
    dizaine de combats à son actif. Champion Ile-de-France en 1983, vainqueur de la
    coupe de Paris en 1984 en première série, il est plus porté sur l’enseignement
    que la compétition. Le club peut s’enorgueillir de former de la graine de
    champion. A Paris, en février dernier, Ugo Gil, un Courtrysien, remportait à
    l’unanimité le titre de champion Ile-de-France dans la catégorie benjamin de
    moins de 27 kilos, soit la plus petite catégorie en compétition. L’an dernier,
    Ugo avait gagné l’Open international de Paris. Dans ce noble art qu’est la
    boxe, la valeur n’attend décidément pas le nombre des années.  

    S. Moroy

    Plus d’infos : www.rpsboxe.com – Le club de BFS sera présent
    lors du forum des associations, samedi 7 septembre à partir de 14 heures, à
    l’espace Robert-Jacobsen, Courtry.

    Photo:Emma ne se ménage jamais : le
    lourd sac de frappe reçoit ici un magistral coup de pied fouetté.