Catégorie : 00 A Villevaudé

  • 11 novembre, commémoration de l’armistice

    11 novembre, commémoration de l’armistice


    Armistice2013-2-1
    Le  95e anniversaire de l’armistice a
    été célébré lundi 11 novembre 2013 dans l’ancien cimetière en présence de nombreux
    Villevaudéens, élus (dont Yves Albarello, député-maire de Claye-Souilly), le
    père Georges Verger, la police municipale et des représentants de la
    gendarmerie de Chelles.

    La cérémonie s’est déroulée devant le monument aux Morts
    récemment restauré sur  lequel sont
    inscrits les noms des 27 Villevaudéens, victimes de la Grande guerre.


    Armistice2013-5
    Armistice2013-12
    Armistice2013-10
    Après le
    traditionnel dépôt des gerbes, les élèves de l’école Ivan-Peychès ont
    interprété la Marseillaise avant que le maire Pascal Pian donne lecture du
    message du secrétaire d’Etat aux anciens combattants. Celui-ci rappelait que la
    Grande guerre occupe toujours une place particulière dans notre mémoire
    collective et que l’on en célébrera le centenaire l’an prochain.

    S.
    Moroy

  • Villevaudé: L’ Espace Jeunesse est ouvert

    Villevaudé: L’ Espace Jeunesse est ouvert

    Les jeunes ont
    désormais leur local

    Les Villevaudéens se
    sont rassemblés samedi dans le parc de la Roseraie pour assister à
    l’inauguration du nouvel espace jeunes. Entièrement réhabilité, il prend la
    place de l’ancien magasin de proximité Vival.


    Discours
    « Avec
    l’ouverture de ce club, nous avons tenu notre engagement vis-à-vis de vous, et
    plus précisément envers la jeunesse qui est notre devenir. En plus de
    l’éducation apportée par les parents, la municipalité a le devoir de pouvoir
    les ouvrir sur des activités ludiques, intellectuelles et artistiques. Ce sera
    à la fois un espace de liberté, de rencontres et d’échanges
     » a déclaré le maire Pascal Pian avant
    de couper solennellement le ruban.

    Le local est de plain-pied, spacieux, avec
    des murs encore blancs pour que les jeunes puissent effectuer eux-mêmes la
    décoration. Un coin lecture et musique Hi-Fi, un autre pour la TV écran plat
    équipée d’une console PS3, un baby-foot, un billard américain, ainsi qu’une
    table de ping-pong installée dehors, devant l’entrée. « J’aimerais
    bien moi aussi en profiter
     »
    soupire un père venu inscrire son fils. Hélas pour lui, le club s’adresse aux
    jeunes de 11 à 17 ans afin de leur proposer des activités sportives (bowling,
    laser game, accrobranche, paintball…) et artistiques (jeu d’échecs, peinture,
    dessin…). Les activités sont encadrées par un animateur diplômé d’Etat et le
    local a ouvert ses portes lundi 14 octobre en accès libre pour se faire
    connaître, même s’il compte déjà une trentaine d’inscriptions.

    « Apporter
    des services supplémentaires au niveau de l’école et livrer à nos jeunes,
    collégiens et lycéens, un endroit où ils puissent se retrouver pendant l’école
    et les vacances scolaires, était un projet qui nous tenait à cœur. Nous
    espérons qu’ils sauront se l’approprier et en faire un lieu où ils se sentiront
    bien au sein du village
     »
    a conclu Sophie Vartanian, adjointe en charge des affaires scolaires et
    périscolaires, avant d’inviter les participants à s’approcher d’un buffet…
    sans alcool.  

    S. Moroy 

    Parc de la Roseraie,
    rue Charles de-Gaulle à Montjay la Tour

    Adhésion annuelle : 60 euros (80 euros pour les hors
    communes).

    Horaires d’ouverture : en période scolaire, lundi, mardi, jeudi et
    vendredi, de 16 h 30 à 18 h 30. Mercredi, samedi, de 14 à 18 heures.

    En période
    de vacances, tous les jours sauf samedi et dimanche, le matin de 9 à 12 heures
    et l’après-midi de 14 à 18 heures.

  • Vaires sur Marne, concert Michel Jonasz

    Vaires sur Marne, concert Michel Jonasz


    MICHEL2 (Copier)
    Super Michel Jonasz

    Du blues, du jazz, de la bossa, du rock, des ballades… A 66
    ans, Michel Jonasz fait encore vibrer les salles. Le chanteur et
    auteur-compositeur l’a prouvé samedi 28 septembre 2013, deux heures durant, au
    théâtre des Variétés devant 310 personnes, soit la capacité totale de la salle.
    Michel Jonasz sait aussi être drôle en distillant quelques anecdotes
    savoureuses ou en imitant le général de Gaulle en visite au Golf-Drouot au
    début des années 60. Malicieux, il chahute volontiers son complice et ami
    Jean-Yves d’Angelo qu’il connaît depuis près de 30 ans et qui l’accompagne au
    piano dans sa tournée. Joueur de
    blues, Super Nana, Guigui, La boîte de jazz, Les odeurs d’éther…
     tous
    ces titres font partie de l’album souvenirs, même pas jaunis, de Michel. Des
    nôtres aussi puisque ses chansons trouvent toujours un écho dans le coeur du
    public. Son dernier album sorti en 2011 et intitulé Les hommes sont toujours des enfants, n’en est-il pas la preuve ? 

    Un
    retour à l’essentiel

    Depuis novembre 2012, sa tournée à travers toute la France
    scelle le retour de l’artiste sur scène. Une absence beaucoup trop longue au
    goût de certains. Au premier rang, pour ne pas en perdre la moindre miette,
    Magalie, une Vairoise de 40 ans, et Cédric, un Breuillois du même âge. Ils ne
    se connaissent pas, mais partagent pourtant bel et bien la même admiration pour
    le chanteur.


    Michel3 (Copier)
    « C’est la
    première fois que je vois Michel Jonasz sur scène. J’ai profité de son passage
    à Vaires pour assister à son concert car j’aime beaucoup son répertoire, ancien
    et actuel
     » confie Magalie. « Je l’ai déjà vu deux fois sur scène.
    C’était à l’Olympia en 2000. Depuis l’âge de 16 ans et ‘’Mister-Swing’’, j’aime
    son style de musique parce qu’il y a de la recherche et du swing, avec une
    référence au jazz très présente. Ce soir, un piano et une voix. C’est le plus
    simple, mais aussi l’essentiel et il ne peut pas tricher. Je suis content que
    ce concert ait lieu dans une petite salle intimiste comme celle-ci
     » avoue pour sa part Cédric. J’veux pas que
    tu t’en ailles
    …
    chante maintenant Michel. Le public non plus ne veut pas qu’il s’en aille. Mais
    comme Y
    a rien qui dure toujours,
     l’artiste, ému, promet dans un dernier trait
    d’humour de faire sa tournée d’adieu en l’an 3000. Il est vrai que les poètes
    ne meurent jamais.

    S. Moroy

  • Torture

    Torture

    
    Brou1 - Copie
    Une partie de l’équipe
    et les deux actrices (laura Tontini et Virginie Molina) face au parc du Château
    de Brou

    Des scènes de « Torture »
    tournées dans la région

    Le parc du château de Brou a servi  jeudi 12 septembre après-midi de décor pour
    le tournage d’un court-métrage dont l’action se passe pendant la Seconde Guerre
    mondiale.

    Torture…
    c’est le titre du court-métrage d’une durée de 8 minutes, écrit et réalisé par
    Victor Dartinet, un Chellois de 22 ans.


    Brou victor
    Victor, à gauche,
    surveille une scène. A la caméra, Pierre Wittermer, et au script Mathieu
    Dartinet.

    Etudiant à l’Ecole internationale de
    création audiovisuelle et de réalisation (Eicar), il a déjà réalisé en mars un
    spot de prévention sur les acouphènes. « Épris d’Histoire, surtout celle du 20e
    siècle, j’ai voulu porter le choix du thème de mon premier court-métrage sur
    cette période qui me passionne particulièrement. Ce film entend montrer les
    sacrifices auxquels étaient prêts de nombreux résistants afin de conserver des
    informations ayant, pour la plupart, menées à la libération nationale
     ». Pour mener à bien son
    projet, Victor a fait appel à cinq jeunes comédiens et constitué une équipe de
    huit techniciens, la plupart issus de son école.

    Petit
    budget mais grande émotion
     


    « Même si c’est court, mon rôle fait ressortir certaines
    émotions et c’est toujours un exercice intéressant pour un acteur. Le petit
    budget du film n’enlève rien à sa qualité et il y a une très bonne ambiance sur
    le plateau
     »
    reconnaît Léo Lesbègue, 20 ans, héros principal du film. Car côté financement,
    Victor a lancé une souscription via un site participatif bien connu des
    internautes (Ulule). Les fonds recueillis correspondent à un quart du budget
    total estimé à 850 euros, sachant que la location des uniformes allemands
    représente près de 20 % de ce budget. Victor financera le solde avec ses
    deniers personnels. Grâce à l’aimable autorisation des propriétaires, le
    tournage a débuté jeudi 12 septembre dans le décor du parc du château de Brou.

    Comme
    de vrais pros… qu’ils seront


    Élève en 1ère année à Eicar, spécialité son, Benoît Griesbach vient de Cergy
    (95). « C’est au
    moins mon 15e tournage. Je suis aussi musicien-compositeur à l’image.
    Auparavant j’ai fait des écoles d’ingénieur et puis j’ai tout arrêté pour me
    consacrer à ma passion »
     confie-t-il
    en veillant à ne mettre sa perche-son dans le champ de la caméra Panasonic HMC.
    « Silence, on tourne ! Évitez de marcher sur le gravier ! » clame Romain Bonningue. En
    tant qu’assistant réalisateur, il ne s’occupe pas des acteurs, dont la
    direction est du ressort du réalisateur, mais gère l’équipe technique. « Je
    suis en fait le pont entre l’imaginaire et la faisabilité
     » reconnaît-il en esquissant un
    sourire.

    «
    Ce film est pour moi un challenge »


    Tel un ressort, Eloïse Martin bondit entre deux prises pour un raccord
    maquillage. Agée de 20 ans, élève à l’Institut technique de maquillage
    artistique professionnel de Paris, elle a déjà participé à quatre tournages
    étudiants et définit sa prestation comme un challenge. « Le
    plus difficile sur un tournage comme celui-ci est de travailler rapidement,
    c’est-à-dire qu’on me donne un minimum de temps pour faire des choses parfois
    assez compliquées
     ».
    Laura Tontini écoute les dernières instructions de Victor. Future comédienne,
    elle a tourné en juin dernier au château de Valmath, (près de Limoges) dans un
    court-métrage, L’homme en rouge, qui
    sortira le 25 septembre à Paris. La scène de son arrestation a été enregistrée
    à la chapelle Sainte-Bathilde, à Chelles. Laurent Cussinet, 29 ans, acteur
    professionnel issu de l’école de théâtre corporel Jacques-Lecoq, campe le
    général SS qui vient l’arrêter. « J’ai rencontré Victor sur un tournage où
    je jouais un rôle d’inspecteur. Victor m’a demandé d’interpréter un personnage
    sombre, avec une voix grave et posée qui affirme à la fois son assurance et sa
    détermination
     ».
    L’occasion de faire apparaître les deux uniformes allemands loués chez « Le
    vestiaire », magasin parisien spécialisé dans les costumes et accessoires, bien
    connu des réalisateurs de cinéma et de télévision. La séquence de torture,
    quant à elle, a été filmée dans les locaux de l’école Eicar, à La
    Plaine-St-Denis (93).Le film sera visible sur le site du réalisateur, mais il
    envisage aussi de contacter le cinéma Cosmos pour une projection destinée aux
    Chellois.

    S.
    Moroy

    www.vectan-production.c.la


    Brou18 - Copie
    Les deux héros du
    film, Léo et Jeanne, font une pause avant d'enchaîner la scène romantique au
    début du film

    Le
    pitch du film

    Dans la France occupée de
    1940, Jeanne Arpane (Laura Tontini) mène une vie ordinaire lorsque soudain son
    destin bascule. Son mari Léo (Léo Lesbègue) est capturé par la gestapo lors
    d’une opération de sabotage. Jeanne est à son tour arrêtée par les nazis. Confronté
    à son mari, elle fait l’objet d’un odieux chantage de la part du général
    Weissmuller (Laurent Cussinet) en vue de soutirer à son époux les précieux
    renseignements qu’il détient.

    Le château de Brou
    On ignore la date de sa construction car les archives ont en partie été
    détruites par les Prussiens en 1870. Le pigeonnier, privilège seigneurial,
    daterait de 1545 mais le château a été édifié vers le milieu du 17e siècle par
    Paul-Esprit Feydau, intendant du roi. Il a subi des travaux tout au long du 18e
    siècle avant de devenir en 1844 propriété de Charles-Floréal Thiébaut, fondeur
    en bronze d’art à Paris. Classé monument historique en 1984, il a été mis en
    vente par ses propriétaires fin 2011. Claude Chabrol y a tourné un film pour la
    télévision, juste avant sa mort en septembre 2010.


    Chelles6 - Copie
    Le général SS
    Weissmuller pénètre dans la chapelle Ste-Bathilde pour arrêter Jeanne venue
    prier pour son mari.

    La chapelle
    Ste-Bathilde, à Chelles

    L’édifice se trouve au 39 avenue de la Résistance. A l’origine, c’était une
    ancienne grange à bois louée par la paroisse pour l’exercice du culte. Elle
    reçut en 1916 le nom de chapelle Sainte-Bathilde en souvenir de celle qui vécut
    à Chelles au 7e siècle. L’édifice devient la propriété de l’association
    diocésaine de Meaux en 1983.

  • La Médiathèque de Claye Souilly fait sa rentrée

    La Médiathèque de Claye Souilly fait sa rentrée

    Elle fêtera bientôt ses 20 ans

    Une journée portes ouvertes, une page facebook, des
    consultations et de l’autoformation sur internet… pour la rentrée, la
    Médiathèque se met à la page et en profite pour rafraîchir son image.

    Située près de l’hôtel de ville, elle propose
    80 magazines et journaux, 3000 DVD, 20.000 livres, 10.000 CD et 600 partitions.
    Dernière acquisition en date, des séries TV pour ados et adultes (Veronica Mars, Weeds, Game of Thrones,
    Homeland
    )… Mais l’activité de la médiathèque ne se limite pas à
    la gestion de ses fonds. Nicole Vibert, la directrice, et sa petite équipe ont
    concocté un programme alléchant pour la saison 2013-2014. Il débutera samedi 9
    novembre à l’espace Malraux avec la très attendue rentrée littéraire de Patrick
    Borione. Le libraire présentera sa sélection sur les 555 romans de cet automne.
    Samedi 16 novembre, la médiathèque soufflera ses 20 bougies lors d’une journée
    portes ouvertes. « Celle-ci est destinée à faire
    connaître nos services. On a tous planché afin de trouver des animations pour
    tout le monde, abonnés ou non, de façon à ce que nos visiteurs s’approprient
    les lieux, car la culture est un droit pour tous
     » souligne Stéphanie Dubois,
    directrice adjointe et responsable du secteur adultes.


    L'équipe de Claye - Copie

    De gauche à droite, assis : Françoise Lebeurre,
    Nicole Vibert, Roland Melle. Debout : Florence Drevet-Mulard, Stéphanie Dubois,
    Aude Macé, Lyliane Thiéry, Laurent Boutigny.

    Un anniversaire plein de surprises 

    Les festivités commenceront le matin avec un café musical sucré aux pépites
    collectées par la médiathèque depuis sa création. La troupe de théâtre
    messienne « La Dandinière » donnera un spectacle original avec la complicité
    jubilatoire des bibliothécaires. Puis, histoire de frissonner ensemble,
    l’équipe projettera un film d’horreur destiné aux adolescents et adultes. Un
    book-dating animera l’après-midi au cours duquel les participants parleront à
    tour de rôle de leur livre préféré. Enfin, une rétrospective sur les débuts de
    la médiathèque interagira avec les souvenirs et les coups de coeur des
    visiteurs à cette même époque. 

    Qui a peur du loup ?

    Les enfants ne seront pas oubliés. Samedi 14 décembre, Roland Melle et Aude
    Macé, membres de la médiathèque, interpréteront comptines et chansons de Noël
    pour les 3-6 ans. Sélectionné par Stéphanie Dubois et Florence Drevet-Mulard,
    responsable du secteur jeunesse, « L’homme aux loups », un conte d’Ane Jonas,
    rôdera samedi 25 janvier à l’espace Malraux. Une exposition sur le loup, prêtée
    jusqu’en février par la médiathèque du Doubs, tentera de démythifier cet
    animal à la fois mystérieux et fascinant. Les « petits contes sortis du sac »
    de Béatrice Maillet enchanteront les tout-petits samedi 22 mars, tandis que
    Laurent Boutigny, le discothécaire de l’équipe, retracera samedi  29 mars
    le parcours de la musique folk américaine, des années 30 jusqu’à Bob Dylan et
    Simon Garfunkel. « The lonesome french cowboy », concert de Federico Pellegrini
    (ex-guitariste du groupe « The Little Rabbits ») clôturera samedi 5 avril le
    programme de la saison.


    Hérisson - Copie
    Le hérisson du Téléthon

    Pour le Téléthon du 6 et 7 décembre, outre la traditionnelle vente des livres
    et documents tous supports réformés, Françoise Lebeurre a réalisé plusieurs
    hérissons avec des livres pilonnés. Ces derniers seront également vendus au
    profit du Téléthon. « Françoise a rejoint l’équipe en 2006.
    En plus d’avoir des idées, elle est très habile de ses mains. Le recyclage
    donne une seconde vie à des livres usagés, destinés à la déchetterie
     » ajoute Stéphanie Dubois. Nul doute
    que ce charmant petit compagnon sera vite adopté par le public… comme animal
    de chevet. 

    Serge Moroy

    Repères
    Plus de 70.000 prêts en 2012 (partenariat avec la médiathèque départementale
    de Seine-et-Marne pour les titres non disponibles dans ses rayons).
    Top des 3 titres les plus empruntés :
    Musique : Grégoire (Toi + Moi), Adèle (21), Compilation 100 hits 2011
    Films adultes : Titanic, The Dark Knight, Black Swan
    Films enfants : Harry Potter et les reliques de la mort (partie 1), Charlie et
    la chocolaterie, Harry Potter et les reliques de la mort (partie 2)
    Livres adultes : Les ignorants (E. Davodeau), Un soupçon d’interdit (F.
    Bourdin), Rien ne s’oppose à la nuit (D. de Vigan)
    Livres enfants : Les blagues de Toto (La rentrée des classes) de T. Coppée, Max
    et Lili ne font pas leurs devoirs (D. de Saint-Mars), Lili ne veut pas se
    coucher (D. de Saint-Mars).

    Tarifs annuels
    Clayois : gratuit pour les 0-14 ans et demandeurs d’emploi, 5 euros pour les
    15-25 ans et + 65 ans, 10 euros pour les 26-64 ans.
    Hors commune : gratuit moins 3 ans, 5 euros 3-14 ans et demandeurs d’emploi, 10
    euros 15-25 ans et + 65 ans, 20 euros 26-64 ans.

    Médiathèque de l’Orangerie,
    4 allée André-Benoist (01 60 26 92 10). Ouverture : mardi (15 à 18 heures),
    mercredi et samedi (9 h 30 à 12 h 30 et 14 à 18 heures), vendredi (15 à 19
    heures). 

    Toutes
    les infos sur : http://paprika.claye-souilly.fr
    https://www.facebook.com/Mediatheque.Claye.Souilly

  • Villevaudé, les associations ont fait leur rentrée

    Villevaudé, les associations ont fait leur rentrée


    Forum villevaud- - espace jeunes -
    Des nouveautés à Villevaudé

    Les
    habitants sont venus nombreux dimanche 8 septembre 2013 pour s’inscrire aux
    activités proposées par leurs associations. Douze stands étaient dressés à cet
    effet salle des Merisiers afin de les renseigner. Démonstrations de zumba,
    création de shambala (bijoux) et une tombola gratuite ont égayé
    l’après-midi. Au sujet de cette dernière, Catherine Godart, adjointe au maire
    chargée des affaires sociales et des associations, a précisé « que
    les lots étaient en fait des inscriptions à des activités associatives,
    attribués en fonction du goût des gagnants
     ». Une formule originale pour
    inciter les habitants à participer à la vie associative du village. Parmi les 9
    disciplines figurant  au catalogue de la FRAV (Familles rurales à
    Villevaudé), une nouvelle activité cirque pour les enfants de 8 à 12 ans.

    De
    même, un espace jeunes, nouvelle structure municipale, ouvrira début octobre
    dans le local de l’ancien magasin Vival situé à l’entrée du parc de la
    Roseraie. « Tous les jeunes de 11 à 17 ans y
    seront les bienvenus les mercredis et samedis moyennant une adhésion annuelle
    de 60 euros. De nombreuses sorties (laser game, accrobranche, karting, bowling,
    paintball, Skate-parc, piscine, patinoire) sont prévues, ainsi que des
    initiations sportives et artistiques
     » a indiqué Jonathan Chazarain,
    animateur diplômé d’État.


    Forum villevaude 2


    Forum villevaude
    Avant la clôture du forum, le maire Pascal Pian a
    remis les prix du concours des jardins et maisons fleuris organisé par la
    commune. 

    S. Moroy

    Lauréats de la catégorie jardin d’agrément 
    Jean-Claude Bonhomme (250 euros)  - Alain Gaufriau (150
    euros)  - Jacky Belin (100 euros)

    Lauréats de la catégorie jardinet, balcon et terrasse
    Yves Mesnage (250 euros)  - M. Hébuterne (150 euros) - Alipio
    Alves-Torres (100 euros).

  • Villevaudé: Emma, une championne !

    Villevaudé: Emma, une championne !

    Emma et PascalEmma et Pascal lors d'une séance
    d'entraînement au gymnase de la Dhuys de Courtry.

    Au gymnase de la Dhuy de Courtry,
    quelques savateurs, nom des pratiquants de BFS (Boxe française-savate),
    s’entraînent. Parmi eux, Emma Vartanian, 14 ans. Avec ses 1 m 62 et ses 55
    kilos, ce joli petit brin de fille est vice-championne de France 2013.

    Emma
    s’accorde une pause. Elle enlève ses gants, range une mèche rebelle de cheveux
    blonds. « Petite, j’accompagnais mon père qui
    faisait de la boxe dans sa salle à Noisy-le-Grand. Il préparait des boxeurs
    pour des championnats d’Europe et du monde, tels Johane Beauséjour, Aurélien
    Devogue, Karima Akrour, Sidney Makouza… Cela m’a donné envie de pratiquer dès
    l’âge de 6 ans. Mais peu après, j’ai eu un doute quand j’ai vu mes copines
    faire de la danse ou de la gymnastique. Cette incertitude a duré deux ans.
    Finalement je suis revenue à la boxe et n’ai plus arrêté depuis
     ». 

    Emma
    apprécie l’esprit sportif du club de Courtry où elle s’est fait d’autres amis
    que ceux du collège Maria-Callas. « On est tous soudés, mais une fois
    qu’on boxe entre nous, on ne connaît plus personne. C’est la règle. Et c’est
    peut-être ça qui est le plus dur
     » reconnaît la jeune fille qui
    tient cet esprit de combativité de son père. Pascal Roche, 55 ans, est
    entraineur au club de Courtry depuis sa création, au début des années 80. Il a
    très vite remarqué le potentiel de la jeune Villevaudéenne. « Au
    départ, Emma était inscrite dans les cours comme tous les autres.
    Progressivement, elle a fait preuve d’une grosse motivation. Vu ses excellents
    résultats, et en plus de ses séances hebdomadaires, elle a bénéficié d’un
    entraînement personnalisé, allant parfois même jusqu’à boxer tous les
    jours dans le garage de son père
     ». Après avoir brillamment
    remporté les sélections départementales, régionales, puis de zone (quatre en
    France), l’enjeu logique pour Pascal était d’emmener son élève au
    championnat de France. Celui-ci s’est tenu à La Motte-Servolex (Savoie) durant
    le week-end du 18 mai. Quatre concurrentes de la catégorie minime étaient en
    lice pour le titre, chacune finaliste des quatre zones… dont Emma
    pour l’Ile-de-France et la Bretagne.


    Emma entra-nement-1L’arbitre lui interdit d’utiliser ses poings


    En compétition, lors des assauts, les coups ne sont pas portés. On parle alors
    de « touches » et l’athlète est jugé sur ses qualités techniques et tactiques.
    Les jeunes doivent porter des protections pour les dents, les tibias, la
    poitrine, un casque et une coquille. « Emma s’est qualifiée sans difficulté
    pour la finale en battant deux adversaires. Il y a un système
    d’arbitrage et de jugement en BFS qui autorise l’arbitrage des jeunes pour leur
    formation. Ce qui a malheureusement été le cas pour la dernière épreuve qui se
    joue en trois reprises. Le jeune arbitre a vite été débordé et les
    deux concurrentes ont reçu deux avertissements chacune à la fin de la 2e
    reprise. Avec le stress et surtout l’interdiction pour Emma d’utiliser ses
    poings, technique dans laquelle elle excelle pour enchaîner avec ses jambes, la
    Toulousaine Bérénice Claude, nettement plus grande, a finalement remporté
    le titre 
    ». Une interdiction pleine de non-sens pour
    Pascal car on ne peut pas interdire à un boxeur… d’utiliser ses poings. S’ils
    sont revenus déçus, Emma et son coach ne sont pas pour autant abattus. Toujours
    aussi motivée, Emma reprendra les gants en septembre, en même temps
    que le chemin du collège pour la classe de 3e. « Puisqu’elle
    est d’accord, je vais à nouveau l’entraîner pour une saison de compétition,
    dont éventuellement le championnat de France 2014. Il faudra travailler
    d’autres choses, développer la technique de jambes pour faire des figures plus
    variées, les déplacements, les feintes… c’est extrêmement complexe car il y a
    beaucoup de choses à travailler dans la savate
     » conclut Pascal, plutôt
    heureux de renouveler le challenge avec sa jeune élève.


    Une pépinière de jeunes talents
     


    La section BFS de Courtry compte entre 75 et 100 savateurs, de 6 ans jusqu’aux
    vétérans, comme Gérard Jauneau, 58 ans, son président. Les entraînements ont
    lieu deux fois par semaine. Le club fonctionne étroitement avec celui de
    Clichy-sous-Bois (93) où enseigne également Pascal qui n’a pas plus d’une
    dizaine de combats à son actif. Champion Ile-de-France en 1983, vainqueur de la
    coupe de Paris en 1984 en première série, il est plus porté sur l’enseignement
    que la compétition. Le club peut s’enorgueillir de former de la graine de
    champion. A Paris, en février dernier, Ugo Gil, un Courtrysien, remportait à
    l’unanimité le titre de champion Ile-de-France dans la catégorie benjamin de
    moins de 27 kilos, soit la plus petite catégorie en compétition. L’an dernier,
    Ugo avait gagné l’Open international de Paris. Dans ce noble art qu’est la
    boxe, la valeur n’attend décidément pas le nombre des années.  

    S. Moroy

    Plus d’infos : www.rpsboxe.com – Le club de BFS sera présent
    lors du forum des associations, samedi 7 septembre à partir de 14 heures, à
    l’espace Robert-Jacobsen, Courtry.

    Photo:Emma ne se ménage jamais : le
    lourd sac de frappe reçoit ici un magistral coup de pied fouetté.

  • Villevaudé, la fondation Assistance aux animaux

    Villevaudé, la fondation Assistance aux animaux


    ChiotsLara, Stella, Fox, Isko et tous les
    autres

    Chaque été, départ en
    vacances rime avec souffrances pour des milliers d’animaux. 60 % des abandons
    ont lieu durant cette période. Visite du refuge de Villevaudé créé en 1978,
    l’un des plus anciens de la fondation Assistance aux animaux.

    Avec
    son escorte de chiens conduite par Lara, croisée caniche de 18 ans, et Sushi,
    yorkshire de 13 ans, Martine Atalli, reçoit quelques visiteurs. La responsable
    animalière travaille ici depuis 15 ans.

    « On constate de plus en plus de gens
    qui se débarrassent de leurs animaux parce qu’ils ne peuvent plus les
    entretenir. La capacité du refuge est de 90 pour les chiens et il y en a 120.
    Idem pour les chats qui sont 130. C’est toujours compliqué pour eux car il y a
    moins d’adoptions. Ici nous ne pratiquons pas l’euthanasie, nous les gardons
    tous. Depuis janvier, nous avons placé 150 chiens, mais c’est surtout le Noël
    des animaux, porte de Versailles, qui permettra de placer 80 chats et 50 chiens
    sur les deux jours du salon 
    ».

    D’une superficie d’environ 6000 m², le site est ombragé et Martine est plutôt
    fière d’avoir reçu les félicitations des services vétérinaires sur la propreté
    des lieux lors du dernier contrôle. Les 40 boxes où se côtoient deux voire
    trois chiens selon leur sociabilité, sont arrosés fréquemment pour lutter
    contre les fortes chaleurs. 

    Maltraitance et abandon

    « Isko, braque allemand de 16 ans,
    a été jeté l’été dernier par-dessus le portail. On lui comptait les os. Isis,
    un an et demi, croisée griffon, avait deux pattes cassées 
    » déplore la responsable en se
    dirigeant vers la nurserie des chats. Une quinzaine de chatons de moins de 3
    mois y séjourne, tous abandonnés récemment. « Parfois, on fait des interventions sur
    réquisition de justice. On a ainsi retiré 46 vieux chiens dans le département
    de la Meuse. Il est important pour les personnes âgées de prendre leurs
    dispositions avant leur départ en maison de retraite afin d’éviter certains
    drames, comme cette petite chienne de 18 ans recueillie parce que la
    petite-fille n’en voulait pas 
    ».

    Sensibiliser, responsabiliser, informer sur les pensions d’animaux (comme celle
    de Charmentray) pour endiguer les abandons, faire stériliser… tels sont les
    sempiternels messages de Martine, avec des appels aux dons de couvertures et de
    nourriture pour ses protégés. 


    Emilie et stellaL’importance des
    bénévoles
     

    Le
    centre compte huit salariés. Avec les repos, cela représente cinq à six
    personnes à temps complet. Une trentaine de bénévoles aide le personnel
    l’après-midi pour les soins, les caresses et les promenades dans les trois
    espaces de détente, soit 20 minutes pour chaque chien un jour sur deux.

    Emilie
    Wabresky, 30 ans, vient de Meaux s’occuper des bêtes une fois par semaine. « J’adore
    les animaux, j’ai moi-même un chat et un chien. Si je pouvais faire plus, je le
    ferais. Je prends à tour de rôle tous les chiens pour les faire tourner dans
    les trois enclos du refuge. Pour moi, ce n’est pas un travail mais un loisir 
    ».

    Lors de leur visite, Philippe et
    Catherine Cavard ont flashé sur Baloo, 7 ans, fils de Sushi. Il fait partie de
    la meute des 15 chiens en liberté qui a accueilli le couple chellois dans la
    cour. Catherine n’a pas résisté longtemps. « Nous avons déjà une chienne yorkshire,
    Roxane âgée de 13 ans. Elle est très proche de mon mari. Baloo, c’est mon coup
    de cœur !
    ». 

    S. Moroy

    Refuge de Villevaudé, 8 rue des Plantes. Tél : 01 60 26
    20 48. Visites tous les jours de 14 heures à 17 h 30 sauf jours fériés.

    La fondation Assistance aux animaux

    C’est
    l’une des premières à avoir été créée en France pour porter secours aux bêtes
    et promouvoir le respect de la vie animale. Reconnue d’utilité publique, elle fonctionne
    avec l’agrément des ministères de l’intérieur, de l’agriculture, des finances
    et de l’environnement, mais ne reçoit aucune aide de l’Etat. Avec ses 20
    refuges et centres d’accueil, la fondation emploie une centaine de personnes et
    s’appuie sur environ 450 bénévoles.


    BalooElle assure une mission caritative (5000
    chiens et 4000 chats hébergés, soignés, nourris et replacés chaque année), mais
    aussi humanitaire grâce à l’aide sociale qu’elle apporte aux animaux et à leurs
    maîtres en difficulté dans ses établissements spécialisés. La fondation
    diligente 350 enquêteurs, intente des procès aux tortionnaires et assure une
    formation aux policiers municipaux. Elle sensibilise les jeunes avec la
    diffusion de programmes scolaires et la création de fermes éducatives. Soutenue
    exclusivement par les contributions de ses donateurs, la fondation édite à
    65.000 exemplaires une revue bimestrielle, La
    voix des bêtes
    .

    Photo: Baloo, 7 ans, a trouvé samedi 20 juillet ses nouveaux maîtres
    : Catherine et Philippe.

    Contact :
    www.fondationassistanceauxanimaux.com 

    Tél : 01 39 49 18 18.

  • « L’Edelweiss » a son Courtil à Villevaudé

    « L’Edelweiss » a son Courtil à Villevaudé

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    C'est officiel, "Le Courtil" a été inauguré aujourd'hui 19 juillet au hameau de Bordeaux, en présence de l'équipe de l'externat médico professionnel de l'Edelweiss, des élèves, de nombreux parents et amis. Ce nouveau jardin étant situé tout à côté du terrain du Grimpet occupé par l'Association Villevaudé…demain, Pierre et moi  avons eu le plaisir d'être parmi les convives de cette belle fête qui marquait à cette occasion la fin de l'année scolaire.

    0En vieux français, "courtil" signifie un jardin attenant à une maison

    Connaissez vous l'Edelweiss? Cet établissement dirigé par jean Luc Despujols est situé au Raincy. Il accueille une quarantaine d'adolescents de 14 à 20 ans, présentant des troubles de l'adaptation psycho-sociale et de la personnalité.

    Psychologues, assistante sociale, psychiatre, éducateurs, professeurs, psychomotricien, orthophoniste, infirmier, personnel administratif, agents de services, médecin, agissent ensemble pour favoriser l'épanouissement des jeunes qui leur sont confiés. 

    Cet externat est géré par l'AIPEI, Association Intercommunale des Parents d'Enfants Inadaptés. Y Godefroy

    Quelques photos de leurs réalisations et de cette journée

    3Ces plantes mellifères attirent un grand nombre d'insectes
    7Le potager
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    6La prairie fleurie
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    Les jeunes remercient Pierre Huguenin, voisin et président de Villevaudé…demain pour son aide à la plantation de la jachère fleurie. Ils ont fabriqué pour lui ce très beau pense bête.
      
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  • Tournage dans la région, un film sur le « dernier voyage »

    Tournage dans la région, un film sur le « dernier voyage »

    Hopital 1

    Une scène-clé du film de Pierre a été tournée dans une chambre de la clinique de Brou-sur-Chantereine.

    Trio 2

    Séance de repérage au
    milieu du bois de Brou. De gauche à droite : Victor Dartinet, 22 ans,
    étudiant à l’école de cinéma Icart et qui a apporté son aide pour le
    casting des acteurs, Pierre Win et Lucas Guénand.

     

    Dimanche 23 juin, 22 h 30. Une étrange effervescence règne au cœur du bois de Brou. Autour d’une carcasse de voiture, sous la lumière blafarde de phares automobiles et de deux projecteurs, Pierre Win et son équipe tournent un court-métrage de fiction.

    « C’est la scène capitale du film, la plus difficile. Pour l’instant, tout se passe bien. C’est un travail collectif où chacun y trouve son compte. Mais on peut toujours avoir des imprévus… comme la pluie par exemple » confie le jeune réalisateur en installant son appareil Canon qui filmera en vidéo haute définition. Pierre a fait appel à son réseau d’amis, mais aussi au bénévolat de techniciens et acteurs professionnels pour réaliser son court-métrage financé pour partie par une subvention du Conseil général allouée aux jeunes réalisateurs. « Illusion obscure » relate le drame d’un grand blessé de la route, Victor, qui effectue son dernier voyage. Un thème cher au réalisateur, photographe de formation, qui travaille sur le projet depuis septembre dernier et dont c’est le premier film (voir l'article publié le 20 février dans La Marne).


    Illusionobscure marne
    Après avoir obtenu l’autorisation de tourner dans le bois, interdit à la circulation depuis qu’il est devenu liaison douce en février 2012, Pierre a demandé en début de soirée au Garage-Breuillois de déposer une épave de Polo Volkswagen, à mi-chemin entre Villevaudé et Brou. « Elle sera retirée demain pour ne pas gêner les promeneurs. Il se trouve que j’ai exactement la même, pratique pour le film ! » précise Lucas Guénand, assistant à la réalisation.

    Un rôle surprenant mais intense. « Mardi 18 juin, nous avons tourné la scène du réveil de Victor dans une chambre de l’hôpital privé de Brou. C’était le premier jour de tournage. L’ambiance est sympa car, comme dans tous les courts-métrages, on a affaire à des passionnés, même si on n’a pas le budget et le confort d’un long-métrage professionnel » avoue Gilles Cherqui, acteur et scénariste parisien de 34 ans. « L’accident automobile est la 3e séquence du film. C’est le moment où tout bascule, où l’histoire commence. Victor m’a séduit parce que c’est un rôle fort, surprenant, et aussi parce que c’est rare d’avoir des rôles aussi intenses, même si c’est troublant d’interpréter un personnage qui perd l’usage de ses jambes » poursuit Gilles qui a joué dans la série « Platane » diffusée sur Canal+. Camille Combes, 24 ans, est venue elle aussi de Paris. Elle est entre les mains de Morgane Vandé, maquilleuse chelloise. Tout comme le conducteur, elle perdra la vie, tandis que Victor, à l’arrière, sera projeté à travers le pare-brise avant.

    SangPierre met du (faux) sang sur la chemise de Gilles. Ce dernier est couché sur des coussins afin de ne pas se blesser. A l'arrière-plan, dans l'obscurité, Camille grelotte de froid

    « Mon rôle est court puisque je meurs au début, mais le scénario m’a beaucoup plu. Je suis toujours prête à tourner dans un maximum de films de ce genre… surtout quand la rencontre avec le réalisateur se passe bien ».


    Sortie de boiteSortie de boîte de nuit, juste avant le tragique accident. La séquence a été tournée mardi 25 juin à 23 heures près du parking Auchan, à Chelles. De gauche à droite, les comédiens Gilles, Camille et Cédric.

    Actrice professionnelle, Camille a joué dans plusieurs courts-métrages dont le dernier « Intimité », de Christelle Juteau, est passé récemment au festival de Cannes. On la verra également dans « Je ne suis pas morte », long-métrage de Jean-Charles Fitoussi programmé à la Cinémathèque française pour janvier 2014.

    Reproduire une fracture ouverte. Escalope et fragments d’os de volaille dans les mains, Yann Messalti, un Chellois de 25 ans, s’affaire pour reconstituer une fracture ouverte sur le bras de Camille. Yann assiste la maquilleuse qui dessine maintenant des filets de sang sur le crâne rasé de Cédric Welsch. Ce dernier incarnera le conducteur de la voiture accidentée. Guillaume lance un fumigène sous le châssis du véhicule. « Silence, moteur, action ! ». Kévin, photographe de plateau, arrête de mitrailler dès que Lucas actionne le clap. D’épaisses volutes de fumée grises enveloppent les trois victimes inanimées.


    TournageLoïc et sa perche, Guillaume au réflecteur et Pierre au cadre. Il s'est déchaussé pour ne pas que l'on entende crisser ses chaussures.

    Sa perche-son tendue à bout de bras, Loïc Joyeux suit le lent travelling arrière de Pierre le long de la carcasse de métal. « En tant que professionnel, je suis défrayé pour la location du matériel, mais la prestation technique est offerte. Cela me plaît d’aider les autres » glisse le jeune ingénieur du son.

    Collision frontale. Fabien Savall, Breuillois de 21 ans, ne cache pas son admiration. « Les effets spéciaux sont vraiment bluffant ! ». C’est lui le chauffard à l’origine de la collision.


    Tournage collisionLucas prend les consignes de Pierre qui prépare la scène de la collision en travelling. Kévin déploie un projecteur led qui va éclairer la prise.

    Pour la simuler, deux voitures sont accolées avant de se séparer rapidement : l’une en marche avant et l’autre en arrière. La prise de vue, accélérée et montée en sens inverse, donnera l’illusion du choc frontal. Les prises sont bonnes, Pierre se détend. Il enregistre quelques inserts (détails) dans l’habitacle de l’épave.

    2 h 30 du matin. Le tournage est terminé. L’aventure se poursuivra à Chelles puis à Égreville. Enfin, courant juillet, l’équipe tournera la séquence finale dans les Côtes-d’Armor, en Bretagne. Après montage et post-production, le film sera prêt en octobre, date à laquelle Pierre promet une projection au cinéma Cosmos de Chelles avec tous les intervenants.

    Serge Moroy

    L'histoire du film: Après un violent accident de voiture au sortir d’une boîte de nuit, Victor se
    réveille à l’hôpital, paraplégique et atteint d’un traumatisme
    crânien qui le condamne à compter ses jours. On lui propose de subir
    une opération qui peut lui donner la chance de vivre, comme elle peut
    aussi le tuer. Face à ce dilemme, et contre toute attente, Victor
    choisit une autre option.