Auteur/autrice : Yvette

  • « Paris vu par Hollywood »

    « Paris vu par Hollywood »

    Projection extrait film Moulin rouge sur -cran g-ant

    Du
    18 septembre au 15 décembre à l’Hôtel de ville de Paris, l’exposition «
    Paris vu par Hollywood » évoque comment le cinéma américain a
    représenté la capitale française sur plus d’un siècle, lui offrant un
    rôle de superstar dans l’histoire du cinéma.

    Plus de 800 films américains ont été tournés à Paris ou bien reconstituent la capitale en décor. « Il y a le Paris de Paramount et le Paris de la MGM, et bien sûr le vrai Paris. Celui de Paramount est le plus parisien de tous »
    déclarait Ernst Lubitsch, un grand spécialiste en la matière puisqu’il
    situa l’intrigue d’une dizaine de ses films à Paris… sans jamais y avoir
    tourné un seul plan.

    De Edison à Woody Allen


    Audrey Hepburn- dans Charade -1963-Le
    Paris historique du cinéma muet est d’abord une ville d’histoire, la
    cité médiévale de « Notre-Dame de Paris », roman de Victor Hugo
    extrêmement célèbre aux Etats-Unis. Mais c’est aussi la ville du plaisir
    de la fin de l’Ancien régime, contrastant avec la peur et la violence
    engendrées par la Révolution française. Dans le Paris mirifique imaginé
    par Hollywood au début des années 50, la capitale devient le lieu
    d’assouvissement de fantasmes romanesques : films à costumes,
    adaptations de grands classiques, comédies musicales ou romantiques,
    mélodrames… Cette image très parisienne est pratiquement inchangée dans
    les films américains actuels, contribuant toujours à faire de la grande
    ville un endroit privilégié pour satisfaire ses caprices et ses
    plaisirs. Marlène Dietrich, femme perdue, chante en français dans «
    Blonde Vénus » (1932) : Moi, j’trouve tout ça très bien.
    John Huston fait ressusciter le peintre Toulouse-Lautrec dans « Moulin
    rouge » (1952), Audrey Hepburn tourne 8 films dans la capitale, dont «
    Drôle de frimousse » (1956) et « Charade » (1963), tous deux signés
    Stanley Donen. Acteurs adulés du public américain, Maurice Chevalier
    chante à tue-tête la beauté de « Gigi » dans les jardins fleuris de la
    capitale (1958), Shirley MacLaine séduit dans « Irma la douce » (1963)
    et Gene Kelly tombe amoureux de Leslie Caron dans « Un Américain à Paris
    » (1951). Audrey Hepburn et Greta Garbo sont alors les grandes stars du
    romantisme parisien revu selon les canons hollywoodiens.

    Paris sera toujours Paris

    Le
    public admirera des dessins, photos, affiches et décors de films,
    notamment ceux de « Un Américain à Paris », « Moulin rouge », « Minuit à
    Paris »… Des robes dessinées par Hubert de Givenchy pour Audrey
    Hepburn, et aussi les statues monumentales créées par le décorateur
    Dante Ferretti pour « Hugo Cabret », le film de Scorsese réalisé en
    2011. Ils pourront également voir (ou revoir) sur un écran géant de 20
    mètres de long une vingtaine d’extraits de films représentatifs, dont
    des dessins animés des studios Disney: « Les Aristochats » (1970) et «
    Ratatouille » (2007).

    S. Moroy

    Expo
    gratuite à l’Hôtel de ville de Paris (salle Saint-Jean), 5 rue Lobau
    (Métro : Hôtel de ville ou Châtelet). Ouvert tous les jours, sauf
    dimanche et jours fériés, de 10 heures à 19 heures.

     Légende des photos :

    –
    Les visiteurs pourront voir sur un écran de 20 mètres une sélection
    d'extraits de films hollywoodiens ayant pour cadre la ville lumière.

    – La grâce, la fraîcheur et l'élégance très parisienne de Audrey Hepburn dans "Charade" de Stanley Donen (1963).

  • Au fourneau et au chevalet, Jean Jacques Albiac

    Au fourneau et au chevalet, Jean Jacques Albiac

    Jean-Jacques Albiac est professeur de cuisine au lycée René-Auffray à Clichy-la-Garenne (92). C’est aussi un peintre confirmé qui cuisine amoureusement ses tableaux en les assaisonnant du sel de sa vie.

    Acdc

    Des portraits, des paysages, mais aussi des scènes de la vie quotidienne. Celle qu’il côtoie notamment dans son travail au lycée, avec ses élèves qu’il prépare au BTS. Installé à Villevaudé depuis 1986, dans la véranda qui est aussi son atelier, des peintures à l’huile sur des toiles de lin ou de coton enduites de blanc d’Espagne ou de gesso pour mieux amplifier le bruit des couleurs et le mélange des saveurs.« Mon inspiration part toujours de sujets quotidiens, simples, inspirés de ma vie personnelle. Pour moi, l’intérêt d’un tableau, c’est qu’il y ait des rencontres, des regards, une expression et un questionnement ». Autodidacte, Jean-Jacques a commencé à peindre à l’âge de 14 ans, même si sa passion le tenaille depuis la fin de la maternelle. Dans les années 80, il suit des cours de dessins à Montauban avant d’aller à Londres pour s’inscrire au Central Art School. Mais sa famille ne voit pas d’un bon œil sa vocation de peintre professionnel. Sa seconde passion étant les arts de la table, Il entre finalement en apprentissage de cuisine-pâtisserie pour parcourir toutes les étapes qui le mèneront à enseigner dans un lycée professionnel pour les métiers de l’hôtellerie et de la restauration.

    Dans la lignée expressionniste  

    Aujourd’hui, à 49 ans, la flamme de la passion brille toujours dans ses yeux bleus. Dans un style qu’il revendique avant tout comme un regard décalé, ses maîtres sont les expressionnistes allemands et norvégiens, dont Edvard Munch reste le chef de fil incontesté. Il ne cache pas non plus son admiration pour Van Goh, Soutine, Francis Bacon, Gehrard Richter, Maurice Utrillo et ses ambiances mélancoliques… « J’ai toujours été très ambitieux dans le sens où je n’ai jamais voulu faire de la peinture pour vendre. J’ai toujours voulu me faire plaisir, donc constamment rajouter une petite difficulté ou bien essayer d’aller plus loin. Autant je peux être rigoureux en cuisine, mais aussi un peu créatif, autant dans la peinture je me lâche vraiment. Je ne suis pas les modes. L’essentiel pour moi est de peindre et je réalise environ 10 tableaux par an. Le mot « Art » n’est pas évident pour moi car il renvoie à une notion de facilité. Je crois plutôt au travail, car ce n’est pas si facile de peindre. D’ailleurs, quand je fais un tableau je suis complètement vidé » reconnaît Jean-Jacques.


    Apoclayse

    A deux pas de Montfermeil

    JJA 3

    Montjay JJA
    Déjà connu dans la région

    Outre des expos dans des lycées professionnels de restauration franciliens, on a pu voir ses oeuvres au salon d’automne 2008 qui se tient à l’espace Auteuil, le plus ancien et renommé salon parisien consacré aux beaux-arts (créé en 1903). Jean-Jacques a exposé en 2010 à la mairie de Chelles, en 2011 au salon des peintres villevaudéens organisé lors des journées du patrimoine. Cette année, au salon de printemps de Courtry, il a reçu le prix du député Yves-Albarello pour l’une de ses toiles expressionnistes, « Roule ta bille mon loulou ».

    Villevaudé, village d’artistes

    Avec Jean-Jacques Albiac, on dénombre actuellement 15 artistes ayant séjourné ou résidant encore dans le village. Des créateurs qui reflètent pratiquement tous les styles : figuratif, naïf, impressionniste, expressionniste, surréaliste, abstrait. Parmi les plus célèbres, citons le peintre impressionniste Frédéric Levé, la peintre surréaliste Leonor Fini, Stanislao Lepri (l’un de ses élèves), le peintre fresquiste et aérographe François Chauvin, Charles Gadenne, le sculpteur de bronze à taille humaine décédé en janvier dernier… Avec une telle pépinière de talents déjà célèbres, et pour certains autres en voie de le devenir, Villevaudé prendra-t-il au fil du temps l’appellation de « petit Barbizon des portes de la Brie » ?

    Serge Moroy

    Légende des photos :

    1 – Jean-Jacques a immortalisé à sa façon la sortie en mai 2011 de « Live at River Plate », le CD du groupe rock AC/CD, dans une rue de Montmartre à Paris 

    2 – « L’apocalypse », dont le second titre aurait pu être « Elle est pas assez cuite ta viande ! » exprime l’univers professionnel, dur et perfectionniste, des écoles de cuisine. Le  chef, en colère, a les yeux rouges.

    3- « A deux pas de Montfermeil ». L’univers de Cosette à la sauce expressionniste façon Jean-Jacques.

    4. Dans sa cuisine

    5- Montjay-la-Tour (collection privée)

  • Acquisitions septembre 2012

    Acquisitions septembre 2012

    Septembre 2012

    ENFANTS :

     L’école de Léon – Serge Bloch

    ADOLESCENTS :

     L’œil du monde – T 01 Robert Jourdan
     Strom – Emmanuelle et Benoit Saint Chamas
     Hunger Games – la révolte – Suzanne Collins
     
     ADULTES : Romans

     Avenue des géants – Marc Dugain
     L’embellie – Audur Ava Olafsdottir
     Les Lisières – Olivier Adam
     Pour seul cortège – Laurent Gaudé
     Barbe bleue – Amélie Nothomb
     Ce que le jour doit à la nuit – Yasmina Khadra
     Nous étions faits pour être heureux – Véronique Olmi
     Les désorientés – Amin Maalouf
     La vie rêvée d’Ernesto G – Jean Michel Guenassia

     Policiers :

     Caché – David Ellis
     Les apparences – Gillian Flynn
     La Sirène – Camilla Lackberg                   
     La muraille de lave – Arnaldur Indridason
     Meurtres au potager du Roy – Michèle Barrière                                        A découvert – Harlan Coben

    Et d'autres en commande

  • Décès de Christian Marin

    Décès de Christian Marin

    Christan Marin

    Le comédien
    Christian Marin s’est éteint mercredi 5 septembre à Paris. Il était âgé de 83
    ans. S’il a beaucoup joué au théâtre, ce Lyonnais d’origine a surtout fait le
    bonheur du cinéma français des 60 et 70 en jouant dans un grand nombre de films
    boudés par le cénacle des cinéphiles, mais très prisés du grand public. Le public
    retiendra principalement ses rôles au côté de Louis de Funès dans l’hilarante
    série des Gendarmes et dans « Les chevaliers du ciel », feuilleton
    diffusé à la télévision pendant l’âge d’or de l’ORTF (voir ci-dessous) où il campa,
    avec son air ahuri et sa silhouette dégingandée, l’inénarrable Laverdure du fameux
    tandem Tanguy et Laverdure. C’est une véritable gueule du cinéma populaire français
    qui vient de disparaître.

    Un
    tandem télé supersonique

     La
    série « LES CHEVALIERS DU CIEL »
    constitue l'un des grands
    feuilletons à succès produits par l'ORTF. Inspirée de la célèbre bande dessinée
    de Jean-Michel CHARLIER et d'Albert UDERZO qui paraît le 29 octobre 1959 dans
    le n° 1 de la revue « PILOTE », elle donne la vedette à deux
    aviateurs de « l'escadrille de chasse des Cigognes », le séduisant
    lieutenant Michel TANGUY (Jacques
    SANTI) et son fidèle et inséparable boute-en-train d'ami, le lieutenant Ernest LAVERDURE (Christian MARIN).


    Avec
    leurs traits de caractère tout à fait particuliers et dissemblables, nos deux
    héros chevaleresques n'auront de cesse de jouer les justiciers sur la terre
    comme dans le ciel, le tout sans s'embarrasser de scrupules ni jamais
    compromettre leur indéfectible et virile amitié. Cette dernière est d'ailleurs
    scellée dans la chanson du générique vigoureusement interprétée par un Johnny
    HALLYDAY en pleine forme, ce dernier ayant également contribué à populariser la
    série : « Les chevaliers du ciel,
    dans un bruit de tonnerre, à deux pas du soleil, vont chercher la lumière.
    Moitié ange et moitié démon, mauvaises têtes mais gentils garçons, ils ne
    savent ni le bien ni le mal car ils ne pensent qu'à leur idéal. Et si l'amour
    vient à passer, c'est l'amitié qui gagne toujours… »


    C'est
    François VILLIERS, le réalisateur de « Hans le marin » (1949) et de
    « Pierrot la tendresse »
    (1960), qui sera chargé par l'ORTF de tourner les 39 épisodes d'une durée de 26
    minutes chacun (dont les 13 premiers sont filmés en noir et blanc). La plupart
    des épisodes sont tournés en décor réel sur les bases aériennes de CREIL (dans
    l'Oise) et de DIJON, ce qui aura pour effet de mobiliser la 10ème escadre de
    chasse et ses fameux « Mirage 3 ».


    Les
    prises de vues aériennes sont assurées par Guy TABARY. Des tournages au sol ont
    lieu également sur les base de ISTRES et de CARPIAGNE, dans les
    Bouches-du-Rhône, et même en Tunisie (base de Bou-Sfer) pour le parfum exotique
    de certains épisodes. Enfin, les raccords de certaines scènes seront tournées
    au fort d’Evry, près de PARIS. Pour cette série épique, l’armée de l’Air a mis
    le paquet : des moyens en matériels mais aussi en hommes sont
    généreusement mis à la disposition du réalisateur, ce qui rend assez crédibles
    les intrigues semées au fil des épisodes qui se veulent aussi (et pour cause)
    apologétiques.


    La
    première diffusion des «  CHEVALIERS DU CIEL » a lieu le 16 septembre
    1967 et le succès est aussitôt au rendez-vous. Succès tellement fulgurant que
    la revue « PILOTE » se verra dans l'obligation de demander aux
    auteurs de modifier les dessins pour qu’ils ressemblent aux héros de la série
    T.V. !


    Mais,
    Jacques SANTI se lasse très vite de cette popularité envahissante et la série
    n'est pas poursuivie. Pourtant, des acteurs comme Victor LANOUX et Marlène
    JOBERT font leur début au cinéma grâce aux exploits héroïques de TANGUY &
    LAVERDURE. Il faut dire que 1967 est encore une année faste pour le cinéma
    puisque l'on dénombre pas moins de 211.400.000 spectateurs dans les salles
    tandis que 7.471.000 téléviseurs trônent dans les foyers français pour cette
    seule année-là (Source : Téléciné n° 197 – Mars 1975).


    Enfin,
    n'oublions pas que la T.V. couleur ne fera son apparition dans les foyers
    français qu’en 1971, d'où la légitime surprise de certains spectateurs de
    découvrir ces épisodes en couleurs, lors de quelques rarissimes rediffusions (Couleurs Pays /A2 / Sept-oct. 1997).


    S. Moroy

  • Villevaudé…demain au Potager du Roi

    Dimanche 2 septembre 2012, les adhérents de l ‘association Villevaudé.. Demain se sont retrouvés à Versailles pour une après midi détente au Potager du Roi.

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  • L’astronaute Neil Armstrong est mort (25 août 2012)

    L’astronaute Neil Armstrong est mort (25 août 2012)

    Neil ArmstrongLe premier homme à avoir marché sur la Lune, est mort à l'âge de 82 ans, annonce NBC News.

    Le
    premier homme à avoir marché sur la Lune a rejoint les étoiles.

    Neil
    Armstrong est mort à l'âge de 82 ans de complications après une
    opération cardiovasculaire, a confirmé samedi la famille, après une
    information de la chaîne de télévision NBC News. Il avait été opéré du
    coeur au début du mois.

    En tant que commandant de la mission
    Apollo 11, il était devenu le premier homme à fouler le sol lunaire, le
    20 juillet 1969. "C'est un petit pas pour un homme mais un pas de géant
    pour l'humanité", avait-il alors déclaré. Une phrase entrée dans la
    postérité.

    Revivez les premiers pas d'Armstrong sur la Lune :

    Neil Armstrong plante le drapeau américain :

    L'astronaute
    avait commencé sa carrière dans la Nasa, l'agence spatiale américaine,
    en 1955. Neil Armstrong avait ensuite été chargé de commander la
    première mission lunaire américaine à bord de la capsule Apollo 11 avec
    les astronautes Buzz Aldrin et Michael Collins. La Nasa l'avait
    notamment choisi pour sa capacité à supporter le poids de la célébrité.

    En
    posant le pied sur la Lune en direct devant des centaines de millions
    de téléspectateurs ébahis, Neil Armstrong était devenu le 20 juillet
    1969 le premier homme à fouler le sol d'un monde extraterrestre. Cet
    homme modeste était instantanément devenu un héros planétaire, une icône
    de l'odyssée de l'espace. Après son exploit, l''astronaute avait
    ensuite peu parlé en public, fuyant micros et caméras, et vivait depuis
    des dizaines d'années dans une ferme reculée de l'Ohio.Il avait quitté
    la Nasa en 1970 pour enseigner la technologie aérospatiale à
    l'université de Cincinnati.

  • Les futurs pensionnaires du centre commercial de Claye Souilly

    Les futurs pensionnaires du centre commercial de Claye Souilly

    Prototypes
    Des animaux géants vont bientôt sortir d’un atelier thorignien pour occuper le nouveau centre commercial de Claye-Souilly qui ouvrira le 21 novembre.

    A Thorigny-sur-Marne, dans le parc d’activités des Vallières, Gilles Pennaneac’h et son équipe s’affairent pour réaliser les sculptures des animaux qui intégreront le centre commercial clayois. Breton d’origine, Gilles est connu dans la région pour ses créations insolites car il n’a pas peur de s’attaquer à des oeuvres monumentales utilisant le métal, le bois, la céramique, le polystyrène recouvert de mat de verre et de résine, voire des matériaux recyclés. Le dragon cracheur de feu tout en cannettes usagées au rond-point de la Rosée, à l’entrée de la zone commerciale de Claye, c’est lui et son atelier. Idem pour l’arbre en bouteilles plastique qui se dresse devant le centre de loisirs Planète-Oxygène, rue André-Benoist. Un talent sans pareil pour concevoir et exécuter des œuvres originales et visibles de tous.

    Gilles
    T-te h-ron
    Seb
    Des lapins sur le toit

    Avec Olivier, Sébastien, François, Antoine et Théodora, des artistes plasticiens qui constituent le noyau dur de son équipe, cela fait maintenant deux ans que Gilles travaille sur le projet des animaux de Claye. « Je conçois les projets et nous les réalisons ici dans nos locaux de plain-pied qui comportent un atelier pour les gros travaux (soudure, menuiserie, sculpture polystyrène, résine, plâtre, montage), un deuxième pour les finitions (conception, graphisme, travaux minutieux), et enfin un troisième atelier de 200 m² pour les assemblages et réalisations de grande envergure nécessitant espace et usage d’un chariot-élévateur » précise l’artiste. La force de son petit groupe réside dans sa polyvalence, chacun étant capable de participer à l’élaboration des oeuvres de A à Z. La plupart des projets de l’atelier sont portés de leur conception jusqu’à leur fabrication et même si certains membres de l’équipe ont une préférence plus ou moins marquée pour une technique, tous ont un goût avéré pour la sculpture animale. Les deux lapins géants que les plasticiens confectionnent seront installés sur le toit du centre commercial. Le plus volumineux mesure 7 mètres 70 et pèsera près de 3 tonnes avec son ossature constituée de poutrelles métalliques. Les lapins seront hissés puis arrimés sur le toit par l’équipe elle-même. En bonne messagère, une hirondelle indiquera la direction au rond-point desservant le centre, tandis qu’un héron, 14 canards d’environ 1,30 mètre de haut et 12 canetons d’une soixantaine de centimètres se prélasseront dans les bassins extérieurs. Tous les animaux seront lisses et peints d’une couleur monochrome.

    Un savoir-faire remarqué

    Ambassadeur majestueux de cette faune sympathique, un grand cerf vert accueillera les visiteurs à leur entrée dans le centre commercial. Ouvert en 1972 et géré par le groupe Klépierre-Ségécé, ce dernier avait besoin d’être rénové et étendu afin de répondre aux besoins actuels des consommateurs sans sacrifier pour autant l’esthétisme du cadre de vie et le respect de l’environnement. « La Ségécé a été séduite par nos sculptures animalières géantes et rassurée par notre savoir-faire. On trouve nos baleines et dauphins à Océanopolis de Brest, au musée LWL de Münster (Allemagne) et à l’aquarium de la Réunion. Ils nous ont proposé un concept basé sur la nature, les animaux, et nous avons accepté le cahier des charges. Le centre ouvrira ses portes le 21 novembre, mais nous devrons livrer nos réalisations entre fin octobre et début novembre. C’est un challenge pour nous, mais c’est aussi un plaisir que de relever ce défi car l’idée nous a beaucoup séduits » a conclu Gilles avec enthousiasme.S. Moroy
     

    Plus d’infos : www.atelier-pennaneach.com 

    Légende des photos :

    Prototypes des animaux servant de modèle aux artistes plasticiens.

    Gilles Pennaneac’h pose devant la sculpture impressionnante du plus grand lapin (7,70 m). La coque en polystyrène a été prédécoupée afin de recevoir l'ossature métallique. Pour assembler la tête, les plasticiens devront le sortir de l'atelier et il sera hissé à l'aide d'une grue sur le toit du centre commercial.

    Tête de héron géante en cours de polissage.

    Sébastien Kergeis vérifie les soudures et fixations sur les poutrelles métalliques HPN constituant la charpente du plus grand des deux lapins.

     


  • Fragments, Marilyn Monroe

    Fragments, Marilyn Monroe

    Fragments

    Fragments intimes

    La plume de Marilyn

    Chaque écrit sur Marilyn suscite curiosité et interrogation sur un mythe qui n’en finit pas de nous interpeller depuis qu’il est né.

    Le dernier ouvrage paru en octobre déroge d’autant moins à la règle qu’il a été rédigé… par Marilyn elle-même. « Fragments intimes » rassemble en effet ses écrits de 1943 à 1962, soit juste avant qu’elle ne soit retrouvée morte dans la nuit du 5 août 1962 dans sa villa de Brentwood. Elle avait alors 36 ans, était au summum de sa beauté. Son drame provient d’un profond fossé entre le personnage public (la glamour girl au cinéma) et la fragilité enfantine de la femme privée.

    « Mon sommeil dépend de mon degré de satisfaction qui varie selon le cours de ma vie. Mes rêves sont trop intimes pour être révélés publiquement. Mon cauchemar, c’est la bombe H. Et vous ? » écrivait-elle méfiante en réponse à l’interview d’un journaliste.

    C’était peut-être l’un de ses derniers écrits. La Vénus du 20e siècle, l’icône du glamour, l’égérie éthérée de toute une Amérique avait donc bien deux faces. Celle, solaire et étincelante de la pin-up blonde et celle, plus obscure, d’une jeune femme perfectionniste à l’extrême, en quête de perpétuel absolu et que la vie ne pouvait que décevoir. Ses textes publiés sont reproduits par ordre chronologique. Ils révèlent toute l’intelligence, la finesse et la pudeur d’une véritable écorchée vive. Jusqu’à la fin.

    Des fautes, des ratures, mais de la sincérité

    Marilyn a sans doute beaucoup plus écrit que ce qui est reproduit dans ce livre et rien n’exclut que d’autres de ses textes apparaissent un jour. En tout cas, voici mise à jour la personnalité à multiples facettes d’une jeune femme curieuse et cultivée qui, loin d’être idiote et frivole, cherche la vérité des choses et des êtres. Elle prend des notes, transcrit ses sentiments, ses pensées, doutes et interrogations. Et elle doute et s’interroge beaucoup, ses nombreuses ratures l’attestent.

    C’est Anna Strasberg qui a retrouvé ses lettres, poèmes et notes dans une boîte laissée par son mari décédé, Lee Strasberg. La famille avait été désignée comme ayant droit dans la succession de Marilyn. « Je ne suis pas là pour gagner de l'argent. Je souhaite donner une belle image de ce trésor et le transmettre de la plus belle façon possible » déclarait Anna Strasberg à Bernard Comment, un éditeur français, à qui elle confiait ces documents inédits.

    « Je pense que j’ai toujours été profondément effrayée à l’idée d’être la femme de quelqu’un car j’ai appris de la vie qu’on ne peut aimer l’autre, jamais, vraiment » écrivait Marilyn en 1956. Son étoile, ravivée, brille plus que jamais. Le monstre sacré a prouvé qu’il avait une belle âme.

    Serge Moroy

    « Marilyn Monroe, Fragments – Poèmes, écrits intimes, lettres » – Edité par Stanley Buchthal et Bernard Comment – Traduit de l’anglais par Thiphaine Samoyault -  Avec photos – Edition du Seuil – 270 pages – Dépôt légal : octobre 2010 – 29,80 euros.

  • Hip pip pip hourra pour le hip-hop

    Hip pip pip hourra pour le hip-hop

    Chor-graphie
    Pour clore la saison associative, les élèves de la section hip-hop ont donné leur tout premier spectacle le vendredi 29 juin.

    La salle des Merisiers était pleine de parents, enfants et amis, tous venus assister en nombre à l’évènement. « C’est leur premier spectacle de hip-hop depuis que les cours ont débuté à la rentrée de septembre 2011. Ce spectacle, ils l’ont travaillé et ils vont assurer devant vous ce soir » a précisé « Tino » alias Thierry Anoman, leur géant de professeur. Très motivés et appliqués, les 30 élèves, âgés de 8 à 15 ans, se sont tour à tour élancés sur la piste pour enchaîner des chorégraphies nerveuses et très rythmées. L’équipe organisatrice, l’association tremblaysienne Ying-Yang qui dispense les cours pour le compte de la FRAV (Familles rurales à Villevaudé), a également exécuté quelques numéros, ainsi que des « battles » (duo s’affrontant à la danse), histoire de transmettre au public quelques fondamentaux de la culture hip-hop. Image1

    Les cours de hip-hop ont lieu le jeudi en salle des Merisiers à Montjay-la-Tour (haut de Villevaudé). Ils sont divisés en deux groupes : de 16 h 45 à 17 h 45 pour les enfants âgés de 8 à 12 ans, et de 17 h 45 à 19 h 45 pour les plus grands. Les inscriptions pourront s’effectuer au stand de la FRAV lors du forum des associations qui se tiendra samedi 8 septembre à la salle des Merisiers.Serge Moroy

  • Guerre et train à l’écran

    Guerre et train à l’écran

    HistorailGuerre et train à l’écran

    Le magazine trimestriel Historail d’avril 2012 consacre un dossier spécial de 62 pages dans lequel figure notamment  « Le train », film réalisé en partie au triage de Vaires-sur-Marne. Le numéro est en vente au prix de 9,90 euros et comporte 114 pages.

    « Le chemin de fer a joué un rôle essentiel dans la Seconde guerre mondiale et le cinéma s’en est souvenu. C’est autour de cette idée que nous avons construit ce numéro spécial d’Historail. « La bataille du rail » (1945) commence par les premiers actes de résistance des cheminots alors que les Allemands sont déjà installés dans notre pays […]. Le film « Le train » (1964) se place dans la filiation directe de « La bataille du rail » qui ne cesse d’inspirer John Frankenheimer. C’est une autre façon de confirmer à quel point le chemin de fer a été présent durant la Seconde Guerre mondiale, comme outil indispensable, mais aussi comme un monde à part. Un lieu de refuge et en quelque sorte « d’appel », face au rapport de force établi par la puissance occupante » écrit Jacques Andreu dans son éditorial.

    Dans les 16 pages consacrées spécialement à ce film, abondamment illustrées de photos, il reviendra en détails sur le déroulement de ce dernier, soulignant l’affrontement mortel de deux hommes (le colonel allemand et le cheminot résistant) dans une espèce de « guerre privée » sur fond de guerre mondiale, et dont l’enjeu demeure le sort des célèbres tableaux entreposés au musée du Jeu-de-Paume.

    Filmé en décors naturels

    Les séquences ferroviaires ont été tournées en décors naturels. Pour le réseau de l’Est, la gare de marchandises de la Glacière-Gentilly, sur la petite couronne (13e arrondissement de Paris), mais aussi Saint-Ouen-les-Docks. La séquence du bombardement par l’aviation britannique se déroule en partie au triage de Vaires, l’autre au triage désaffecté de Gargenville. Le réseau de l’Ouest a également été mis à contribution : triage d’Argenteuil et, en Normandie, la gare d’Acquigny (Eure) dans la petite gare rebaptisée « Rive-Reine » et où se déroule une grande partie du film. Enfin à Autheuil-Authouillet pour la fin du film, dans le superbe décor de la vallée de l’Eure et à Moulineaux (Seine-Maritime) pour la scène où la locomotive 230 B HLP est attaquée et se réfugie dans un tunnel.

    La SNCF tourne un making-of

    La section centrale cinématographique de la SNCF réalisera « Le rail et le cinéma », un documentaire en couleurs réalisé pendant le tournage du film « Le train ». Il relate l’ambiance extraordinaire sur le plateau et les grands moments qui nécessitèrent la participation de 280 à 300 personnes. Ce témoignage (dont on regrette qu’il soit si court) a la particularité d’être commenté par Michel Simon qui exprime son admiration pour ces cheminots français qui firent preuve de beaucoup de courage et d’humilité, précisant que « Le train » leur rendait, même tardivement, « un hommage mille fois mérité ».

    Pour voir ce court-métrage exceptionnel tourné par la SNCF :


     

    Avec les deux films de René Clair – « Ceux du rail » et « La bataille du rail » réalisés en 1943 et 1945 – le film de John Frankenheimer rend un vibrant hommage à l’héroïsme des cheminots français dont beaucoup ont payé de leur vie leur lutte contre les nazis : 1647 cheminots fusillés ou déportés sans retour, selon l’avocat Arno Klarsfeld (Source : Le Monde du 06/06/2006).

    Un même nom pour deux films

    « Historail » entreprend par ailleurs une comparaison avec le film en couleurs de Pierre Granier-Deferre, réalisé en 1973, et qui porte aussi le même nom, « Le train ». Son intrigue repose sur la rencontre (saisissante) de deux monstres sacrés : Jean-Louis Trintignant et Romy Schneider. Un même prétexte (la guerre et le rail) pour deux films totalement différents (un film d’action et un film intimiste), mais présentant tout de même de nombreux points de convergence.

    Deux autres ouvrages sur le sujet

    Le dossier évoque également deux ouvrages de référence : « Les cheminots dans la Résistance » livre de 224 pages de Cécile Hochard (édition La Vie du Rail), édité pour accompagner l’exposition de 2005 sur ce thème circulant depuis en France ; et le livret « 1944 les bombardements sur le triage de Vaires » publié par Georges Leduc en 1969 qui recueille les témoignages des Vairois, ainsi que des relevés et photos d’époque sur ces terribles moments historiques. Rappelons en effet que le triage SNCF de Vaires a subi 5 bombardements en 1944 (29 mars – 28 juin – 8, 12 et 18 juillet), frappant malheureusement aussi les villes environnantes de Vaires, Brou-sur-Chantereine et Chelles qui ont dénombré une douzaine de morts parmi la population civile.

    Serge Moroy (Juin 2012)

    Le Train (1964) : La fiction 

    En août 1944 commence la retraite des Allemands. Le colonel von Waldheim (Paul Scofield) réquisitionne un train pour transporter vers l’Allemagne des œuvres d’art entreposées au musée du Jeu-de-Paume, à Paris. Paul Labiche (Burt Lancaster), ingénieur responsable du réseau ferroviaire de l’Est, est chargé par la Résistance d’empêcher à tout prix le train de partir. Labiche organise, avec la complicité des cheminots résistants, une mystification à l’échelon du réseau ferroviaire national, puis finalement le déraillement du convoi. Les Allemands ripostent par des exécutions d’otages et mettent tout en œuvre pour faire repartir le train. La Résistance aura finalement le dernier mot.

    … et la réalité

    De l’automne 1940 à l’été 1944, le musée du Jeu-de-Paume est réquisitionné par les Allemands pour entreposer, trier et expédier vers l’Allemagne des œuvres volées à des collectionneurs, des marchands d’art, des artistes et de simples particuliers de confession juive. Rose Valland, attachée de conservation à ce musée, suit et enregistre toutes ces opérations à l’insu de l’occupant. Le 1er août 1944, sur ordre de Goering, 148 caisses contenant des œuvres d'art moderne (64 Picasso, 29 Braque, des Van Gogh, Monet, Matisse…) quittent ce musée pour être chargées dans 5 wagons du train n° 40.044 à destination de Nikolsburg (Tchécoslovaquie). Renseigné par Rose Valland et les cheminots, c’est un détachement de l'armée du général Leclerc qui arrêtera ce train le 27 août 1944 à Aulnay-sous-Bois.