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  • Savate boxe française : Ugo Gil qualifié pour le championnat du monde

    Savate boxe française : Ugo Gil qualifié pour le championnat du monde

    Le Courtrysien Ugo Gil, 15 ans, est devenu Champion de France 2017. C’est la deuxième fois puisqu’il l’avait déjà été en 2015. Obtenu dans la catégorie cadet, son titre le sélectionne pour le championnat du monde qui aura lieu en Croatie, du 13 au 16 juillet.

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    Ugo a remporté le titre de champion de France au terme de deux combats de haute volée qui ont eu lieu, début juin, à la Côte-Saint-André (Isère). Il a vaincu ses deux adversaires qui le dominaient pourtant d'une bonne dizaine de centimètres et aura 16 ans le 21 août.« Je voudrais être gendarme »

    Le jeune Courtrysien est en seconde au lycée Gaston-Bachelard, à Chelles. Féru de sport, il s'est mis à boxer à l’âge de 7 ans et, depuis qu’il a fait son stage de 3e au centre technique de la gendarmerie, au fort de Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), il rêve de devenir gendarme. « Je suis attiré par la protection et les questions de sécurité ; je ne me vois pas dans un bureau » confie le jeune champion, en enfilant ses gants de boxe.

    Pour décrocher son titre de champion de France, il est venu s'entraîner quatre fois par semaine avec Pascal Roche, 59 ans, son coach au club courtrysien de Savate boxe française (SBF).

    Il va entrer dans l’équipe de France

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    « 
    C’est la première fois que l’on va en championnat du monde, mais il est vrai qu’il n’est ouvert dans cette catégorie que depuis quatre ans » se réjouit Pascal. Ugo va bientôt rejoindre l'équipe de France à l’Insep (Institut national du sport, de l’expertise et de la performance) de Paris, afin de préparer la compétition internationale qui se déroulera à Varaždinske Toplice (Croatie). Il devra combattre ses adversaires en trois rounds, d’une durée d’une minute trente chacun.

    Un mètre soixante-trois, quarante-quatre kilos

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    « Il ne faut pas se fier à son air sympa car, dans son genre, Ugo est un fou-furieux et n’a jamais perdu depuis qu’il boxe. Il a tout : il est souple, rapide, sait feinter, a une bonne anglaise. C’est aussi un bon technicien, doté d’un mental d’acier. Quand il monte sur le ring, il ne doute jamais, quelle que soit la taille et la valeur de son adversaire qu’il va finalement envoyer dans les cordes » renchérit Pascal.

    Un avis confirmé par Ange Brou, 33 ans, qui l’entraîne également. « On y croit car Ugo a vraiment toutes les qualités pour remporter le titre. Il faut qu’il soit supérieur techniquement et en touche, c’est-à-dire marquer des points, placer et varier des techniques. Mais l’essentiel, c’est qu’il prenne aussi du plaisir, qu’il soit satisfait de son travail et n’ait aucun regret » ajoute-t-il.

    De la graine de champion au club

    La section SBF de Courtry compte 116 savateurs, de 6 ans jusqu’aux vétérans, comme son président, Gérard Jauneau, 63 ans. Les entraînements ont lieu deux fois par semaine, chaque mardi et vendredi, au gymnase de la Dhuys. Le club fonctionne avec celui de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) où Pascal enseigne également (60 adhérents). Ce dernier a une dizaine de combats à son actif, dont le titre de champion Ile-de-France en 1983 et celui de vainqueur de la coupe de Paris 1984 en première série.

    Son club peut s’enorgueillir de former de la graine de champion : Ugo Gil, champion de France minime 2015 et champion de France cadet 2017, Louiza Messous, vice-championne de France minime 2016, Shérazade Bekhti, médaille d’or au tournoi national de l’avenir 2015 et finaliste, avec Noélise Gérardeaux, du championnat de France 2017. Enfin, Emma Vartanian a été vice-championne de France minime 2013.

    Pascal sera présent au forum des associations qui se tiendra samedi 9 septembre, de 10 heures à 18 heures, et dimanche 10 septembre, de 14 heures à 18 heures, à l’espace Robert-Jacobsen et à la maison des associations de Courtry. S. Moroy

    www.rpsboxe.com

  • Sonia Dagotor livre un roman rafraîchissant pour l’été…

    Sonia Dagotor livre un roman rafraîchissant pour l’été…

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    Sonia Dagotor dédicaçait, dimanche 18 juin, son 4e roman au magasin Cultura de Claye-Souilly. Son héroïne, Julie, 30 ans et célibataire, se retrouve dans la peau d’un homme.

    Le roman de Sonia Dagotor, auteur de 39 ans, a reçu le troisième prix au concours 2016 des Plumes francophones (sur 1174 candidats) et affiche déjà un beau score avec plus de 500 exemplaires vendus avant l’été.

    « Le  concours des Plumes francophones d’Amazon a donné une belle visibilité à mon roman. Il a surpris le jury par sa pertinence et sa drôlerie, ce qui lui a permis d’atteindre le sommet du fameux Top 100 Kindle et de trouver finalement un éditeur » confie la jeune femme avec enthousiasme.

    « J’avais envie de me prouver quelque chose »

    En 2012, Sonia s’est lancé le défi d’écrire une trilogie : Épouse, Mère et working girl. Occupant un poste de responsable dans la grande distribution, rien ne la prédisposait à écrire des livres. Elle résidait à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), avait deux jeunes enfants et un travail chronophage. Malgré un emploi du temps chargé, chaque soir, quand les enfants étaient couchés, elle avait rendez-vous avec ses personnages et inventait des histoires dans lesquelles chacun, homme ou femme, toutes générations confondues, peut se retrouver. Son roman, publié en trois tomes et à compte d’auteur, fait un tabac avec 12 000 exemplaires vendus sur Amazon.

    Un conte des temps modernes

    Il n’en fallait pas plus pour l’encourager à poursuivre les récits romanesques. Le dernier, Un anniversaire au poil ! est sorti en mai. « Suite à son vœu, Julie, célibataire, se réveille un matin dans la peau d’un homme. Elle ou plutôt il, ressemble un peu à l’acteur canadien Ryan Gosling. Cela donne lieu à des situations cocasses et coquines car elle ne sait pas trop comment elle doit réagir dans ce corps d’homme. A travers l’expérience inédite, elle va comprendre certaines situations… Au-delà des clichés, ce roman est positif, plein d’espoir, d’amour et d’humour. Il apporte un bon moment de détente et n’a pas vocation à apprendre quoi que ce soit » avance Sonia. Pour l’auteur, ce n’est pas tant l’analyse des autres que l’analyse de soi qui est intéressante.

    Dans le carnet intime de Julie

    Son héroïne tient un petit carnet rouge dans lequel elle consigne ses réflexions. Parmi celles-ci figure : « L’homme fait pipi sur les bords. C’est normal, surtout quand il est en érection. Pour mieux viser, il vaut mieux s’asseoir. L’homme a plein de copains et surtout plein de copines. L’homme prend soin de lui. Il n’aime pas le ménage, il délègue (y compris le repassage). Il dit beaucoup de vulgarités, mais cela ne fait pas de lui une mauvaise personne. Il est généreux, n’aime pas qu’il puisse y avoir une ambiguïté sur sa sexualité ».

    Toutefois la 56e et dernière remarque du carnet de Julie concerne la femme : « Elle est chiante, exigeante, râle tout le temps, se prend la tête pour rien, se pose mille questions et ne sait pas ce qu’elle veut. Pour comprendre un homme, il faudrait déjà se comprendre soi-même ! »

    « Son roman est rafraîchissant »

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    Christine, Nathalie et Karen, la quarantaine, sont des amies de Sonia, résidant à Claye-Souilly et ses environs. Toutes les trois adorent son style et son humour. « Il y a toujours un moment où l’on se retrouve dedans » confie Karen.  « Je suis maman de trois enfants et, à l’époque actuelle, on essaie de jongler entre les vies professionnelle et personnelle. Ma priorité reste ma famille mais, malgré tout, je ne veux pas passer à côté d’une carrière ; d’où la nécessité de concilier les deux et d’accomplir un double travail. Le roman de Sonia est rafraîchissant : il traite le sujet de façon humoristique, mais sur fond de réalisme » avoue Christine. Nathalie n’a pas encore lu le dernier roman de Sonia, mais a promis de le faire durant les vacances.

    Toujours aussi inspirée, Sonia publiera son 5e roman vers l’automne. « Cette fois, on retourne dans la vraie vie. Ce sera mon devoir de vacances » a confié la jeune femme en souriant. S. Moroy

    Un anniversaire au poil !

    La vie sentimentale de Julie ressemble à un désert, une catastrophe. Pour preuve, le soir de son 30e anniversaire, elle est seule avec une bouteille de vin pour unique compagnie. Elle n’a rien d’autre à faire que de se demander pourquoi ça n’a jamais marché avec les hommes. A minuit, l’heure précise de sa naissance, dépitée mais voulant sauver malgré tout la face, elle plante une bougie d’anniversaire sur un cupcake et formule un vœu : « Je veux enfin comprendre les hommes ». Le lendemain matin, on ne sait par quel miracle, son vœu a été exaucé : elle se réveille dans la peau d’un homme. Au secours !
    Et Julie va enfin comprendre pourquoi un homme ne fait jamais le ménage, se plaint quand il est malade, aime le football et rêve (beaucoup) de sexe. Et si Julie découvrait aussi le véritable secret des hommes, celui qu’ils dissimulent derrière une carapace dès que l’on parle de sentiments ?
    270 pages – City Editions – Prix : 16,90 €.

  • Marche pour sauver le bois Gratuel

    Marche pour sauver le bois Gratuel

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    Le collectif Sauvons la Dhuis, qui regroupe sept associations de défense de l’environnement, a appelé à la marche verte « pour sauver le bois Gratuel ». Quelque 250 personnes ont défilé à Villevaudé, samedi 17 juin .

    Les manifestants protestaient, samedi, contre la carrière à ciel ouvert de Placoplatre, dont le bois Gratuel fera bientôt les frais.

    Malgré la forte chaleur, ils ont pris le chemin de l’aqueduc de la Dhuis, qui commence à l’angle de la rue du Lavoir et de la rue Charles-de-Gaulle, pour se rendre jusqu’à la plateforme de construction du pont, près de la RD105. Par mesure de sécurité, la police avait bouclé la route, côté Villevaudé. De nombreux élus des communes voisines participaient au cortège, ainsi que des candidats aux élections législatives : Maxime Laisney, Julia Killian, Farid Djabali, Béatrice Troussard…

    Le projet validé par le préfet

    Le carrier se cramponne à son projet, d’autant qu’il a été validé début mai par le préfet. La carrière du Pin-Villeparisis alimente en gypse l’usine Placoplatre de Vaujours. Or ses réserves étant bientôt épuisées, l’entreprise a obtenu une autorisation d’exploiter à ciel ouvert les secteurs du bois Gratuel et des Mazarins, situés plus à l’est. « Dans le dossier, les services de l’État ne satisfont qu’à une obligation légale, ce n’est plus un débat démocratique » lâche Marie-Françoise Pian, présidente de Villevaudé… demain, et porte-parole du collectif.

    Le collectif dénonce une « destruction programmée »

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    BNous sommes à quelques centaines de mètres à peine de villevaudé…..

     « La communication de Placo ne change pas : on nous dit que dix-neuf hectares seulement vont disparaître et que la Dhuis ne sera pas touchée. La destruction du bois Gratuel va démarrer le 1er août par l’abattage des arbres. Avec la construction du pont, Placo, propriétaire foncier de grandes surfaces de bois sur la butte de l’Alnay, poursuivra vers les communes de Villevaudé, Annet-sur-Marne et Thorigny-sur-Marne. Il faut donc additionner les hectares détruits à ceux qui le sont déjà en Seine-Saint-Denis, depuis le bois de Gizy et Bois-le-Comte, pour apprécier l’ampleur de la destruction » poursuit-elle.

    Elle déplore que Placo « très inquiet de [nos] manifestations, continue dans une absence totale d’écoute à livrer des arguments d’un autre âge : chantage à l’emploi, impossibilité de faire du cavage à l’inverse de Cormeilles-en-Parisis (Val-d’Oise), anticipation sur les arrêtés ». La présidente ajoute : « La loi autorise les exploitations à ciel ouvert à 80 mètres des habitations. Qu’en pensent les habitants de Montjay-la-Tour ? » [Ndlr : haut de Villevaudé]. S. Moroy

    Pour rappel:

    L'arrêté préfectoral 2017 DRIEE-012 du 3 mars 2017 lève l'interdiction d'atteinte aux espèces protégées dans le cadre du projet d'extension de la carrière de gypse à ciel ouvert sur le Bois Gratuel et les Mazarins, ce qui veut dire que sont autorisées la "destruction et altération de sites de reproduction ou d'aires de repos" des espèces citées…

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  • Le Pin: Huit équipages ont sillonné la région

    Le Pin: Huit équipages ont sillonné la région

    Le traditionnel rallye de l’association Loisirs et Culture, au Pin, s’est déroulé dimanche 28 mai. Huit équipages ont pris le départ, soit vingt-cinq personnes. Crécy-la-Chapelle et Coulommiers faisaient partie des principales étapes.

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    Le départ a été donné aux équipages, dimanche à 8 h 30, rue du Château. Mais Lucette de Grenier, présidente de Loisirs et Culture, a tout d’abord donné ses dernières recommandations. « Vous avez une enveloppe-parachute si vous vous perdez. Mais ça coûte cher de l’ouvrir, soit 50 points. Vous devez être rentré au Pin au plus tard à 18 heures » a-t-elle rappelé avant que les moteurs ne vrombissent. La première ville étape devait être découverte à l’aide d’un rébus.

    Se balader et s’instruire sur sa région

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    Le rallye du Pin se porte toujours aussi bien, tout comme Lucette de Grenier et ses deux complices : Christianne Pachot et Monique Mazoyer.

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    La petite équipe travaille sur le projet depuis le mois de mars. Elle a effectué des repérages afin d’établir l’itinéraire qui a conduit les équipages à Crécy-la-Chapelle, Coulommiers, ainsi que dans les villages de Doue, Bussières, Saint-Cyr-sur-Morin et Jouarre, soit un circuit d’environ 150 km. Tous ont dû répondre à des questions sur des curiosités et monuments dans les communes traversées. L’occasion de découvrir la maison du peintre Corot, à Crécy-la-Chapelle, et celle de l’écrivain Pierre Mac Orlan, à Saint-Cyr-sur-Morin. A 13 heures, tout le monde s’est réuni pour pique-niquer dans le parc des Capucins, à Coulommiers.

    Un participant âgé de 5 mois

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    « C’est notre quatrième participation consécutive. Nous avions gagné l’édition 2015. Le rallye nous donne l’occasion de nous balader tout en nous instruisant sur notre région »
    confie Nicolas Daubuy, venu de Meaux avec Fanny, son épouse, son fils et Gaël, son petit dernier. Âgé de cinq mois, celui-ci était le plus jeune participant. Son équipage a finalement remporté le rallye après avoir totalisé le plus de points aux épreuves. Il était talonné par Gérard Lagrange, résidant à Lognes, qui a effectué le périple en solitaire et reste un adepte du rallye pinois. Sébastien Nourtier a fini pour sa part 7e. « C’était plus pour m’amuser, passer la journée de façon sympa » confie le Chellois qui a accompli lui aussi le rallye en solo. Tous les participants ont été récompensés lors de la proclamation des résultats à 19 heures, à la salle des fêtes où une collation rafraîchissante les attendait. Le premier et le deuxième ont respectivement reçu un chèque cadeau d’une valeur de 40 et 20 euros.

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    C’était la 29e édition et, pour 2018, la petite équipe se demande comment marquer le coup. « On a célébré la 10e puis la 20e. Pour la 30e édition, il va donc falloir trouver quelque chose d’original » a reconnu Monique Mazoyer.

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    En attendant, l’association Loisirs et Culture donnera son spectacle de théâtre de fin d’année, samedi 10 juin à 20 h 30, à la salle polyvalente Nicole-Paris. « C’est la troupe des enfants et collégiens et, comme d’habitude, il y aura de belles surprises » a promis Lucette de Grenier.

    Les Résultats

    1er Nicolas Dauby (Meaux), 2e Gérard Lagrange (Lognes), 3e Claire Courbet (Le Pin), 4e Jean-Pierre Stepniewski (Le Pin), 5e Famille Bessas (Courtry), 6e Martine Tomas-Espejo (Le Pin), 7e Sébastien Nourtier (Chelles), 8e Christiane Gourdon (Le Pin).

    Serge Moroy

  • Pour Daniel Bernal, la photo c’est tout naturel !

    Pour Daniel Bernal, la photo c’est tout naturel !

    Courtry ► Exposition
    Daniel Bernal est passionné par la nature. Le photographie villeparisien de 71 ans livre une sélection de 140 de ses clichés au regard des visiteurs. Ils sont exposé à la mairie de Courtry jusqu’au samedi 27 mai.

    Daniel Bernal pratique la photographie en autodidacte depuis l’âge de 15 ans. Son premier appareil était un instamatic Kodak et il développait lui-même ses photos en noir et blanc.

    Plus tard, l’arrivée du numérique n’a pas dérouté ce passionné qui, parmi ses sujets, privilégie avant tout les merveilles de la nature. « Nous avons des yeux et ils doivent nous servir pour admirer les belles choses. Du coup, j’ai toujours un appareil photo avec moi car je ne peux pas sortir sans » confie-t-il.
    En tout cas, mercredi 10 mai, lors du vernissage de son exposition, il n’avait pas d’appareil avec lui et les visiteurs ont pu admirer ses œuvres, toutes tirées au format 21 x 29,7 cm (A4).

    Jamais de retouche

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    « Je n’effectue aucune retouche et tire mes photos sur une imprimante jet d’encre six couleurs, toujours sur du papier brillant » explique Bernard à une visiteuse s’étonnant de la qualité des couleurs vives et chatoyantes. Insectes, mammifères, oiseaux, batraciens, fleurs, mais aussi des paysages, comme ces perles de rosée ourlant une toile d’araignée ou encore les cimes couronnées de neige du Mont-Blanc et du mont Cervin. « Adepte d’alpinisme, j’ai escaladé le Mont-Blanc en 1986. Ce ne serait plus possible aujourd’hui » avoue-t-il en riant. Mais le chasseur d’images ne fréquente pas uniquement les zoos ou parcs à félins de Nesles ou Beauval. Il peut aussi être à l’affût pendant trois heures, en pleine nature, pour cadrer un animal dans son viseur.

    Un coléoptériste dans l’âme

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    Chimiste de formation, Bernard a travaillé chez Alstom. Sa passion des coléoptères l’a amené à collaborer avec le Muséum national d’histoire naturelle de Paris. Et même si l’artiste œuvre dans des associations, comme l’Acorep (Association des coléoptéristes de la région parisienne), il ne s’enferme pas pour autant dans un genre. D’ores et déjà, il participe à la préparation de la grande exposition prévue à Courtry pour commémorer le centenaire de l’armistice de 1918. « J’ai assisté à des scènes de reconstitution sur la Grande Guerre ou des batailles napoléoniennes, j’en ai profité pour prendre quelques images » glisse-t-il modestement.

    Mieux comprendre la nature

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    « C’est une œuvre splendide, tantôt très colorée, tantôt plus intime »
     s’est enthousiasme Xavier Vanderbise, maire de la commune. « Nous avons la chance de découvrir des animaux ou des paysages sous des angles inédits, avec une proximité que nous ne pouvons atteindre qu’au travers de ton objectif. Que ces images magnifiques nous permettent de prendre conscience de l’urgence de prendre soin de la nature et d’adopter des comportements responsables pour les générations futures » a poursuivi l’élu.

    Les écoliers vont monter leur expo

    La saison culturelle se terminera avec l’exposition du travail des élèves de CM2 de l’école Jacques-Brel. Elle aura lieu du jeudi 15 juin au samedi 1er juillet, à la médiathèque de l’espace culturel intercommunal. « Les petits artistes ont en effet été invités par l’artiste Bruno Keip [Ndlr : artiste en résidence à Courtry] à s’exprimer sur une question fondamentale : Peut-on vivre sans art ? Je vous invite donc, par avance, à venir admirer l’œuvre tirée de leur imagination lors de cette exposition, dont le vernissage aura lieu mercredi 14 juin à 9 heures » a annoncé le maire.

    S. Moroy 

    Voir les œuvres de Daniel Bernal sur son site Nature77

    L’expo « Photographies de la nature » se tiendra jusqu’au samedi 27 mai, à la mairie de Courtry (salle des mariages, au premier étage). Du lundi au vendredi, de 9 heures à 12 heures et de 12 h 30 à 13 h 30. Mardi, de 13 h 30 à 17 h 30.  Samedi, de 9 h 30 à 12 heures. Entrée libre. Informations au 01 64 26 60 05/06 ou www.ville-courtry.fr

  • Villevaudé, patrimoine: Le blason

    Villevaudé, patrimoine: Le blason


    Blason (2)Photo: Pièce en plâtre offerte à la bibliothèque par François Chauvin, artiste plasticien, peintre fresquiste et aérographe, ami, qui a disparu malheureusement trop tôt.. Elle a été restaurée par l'équipe de staffeurs des amis du sculpteur Charles Gadenne…


    Savez-vous comment est né notre blason?

    Après le décès en 1784 de la dernière « dame » de la seigneurie de Montjay, Marie Elisabeth Eléonore Aguenin le Duc (enterrée dans l’église), son fils Jean Hallé de Frettevile lèguera tous ses biens, en particulier le château (l'actuel château du Poitou,  maison de retraite SNCF) , à Charles Philippe Bajot de Conantre, Baron d'Empire, maire de Villevaudé.

    Le 14 mai 1823, le fils et la fille de Charles Philippe Bajot de Conantre épousent la fille et le fils de Laurent Symonet, écuyer, maire de Villiers-sous-Chatillon (Marne)

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    Villevaudé adopte comme emblème les armoiries de ces deux familles encore sculptées sur le plafond en bois, à l’entrée de l’église  saint Marcel de Villevaudé.

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    2armes blasonLe blason de Villevaudé

    A gauche : Sur fond bleu azur croix de Saint-André (écartelée en sautoir et ondée), du blanc argent au milieu or (semi de points). 2 lions – 1 en haut, 1 en bas – 2 têtes 1 à gauche et 1 à droite.

    A droite : Écusson fascé – 2 étoiles à 5 bandes or – 1 croissant argent – hachures horizontales bleu azur – 3 bandes : 1ère argent ; 2ème semi de points d’or ; 3ème argent – hachures verticales rouges (de gueule).

    Couronne 9 perles

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    La frise chronologique détaillée de l'histoire de Villevaudé depuis l'an 1000 est visible en bibliothèque… Nous vous invitons à la consulter aux heures d'ouverture des locaux…

    1 - Copie

    2 - Copie

    Villev

    Les merisiers

    "Un siècle à Villevaudé", réalisé par Monique Mazoyer, et disponible à la bibliothèque…

    Un siècle a villevaude 001

  • Le système de Ponzi au lycée Bachelard …

    Le système de Ponzi au lycée Bachelard …

    Les lycéens de Gaston-Bachelard ont interprété, mercredi 3 mai, à l’auditorium de la médiathèque de Chelles, une pièce de théâtre relatant une phénoménale escroquerie financière.

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    Laëtitia Boisseau, professeur de français, dirige l’atelier de théâtre au lycée Gaston-Bachelard. Cette année, elle a choisi de faire jouer à ses trente-deux élèves, soit deux groupes constitués parmi les classes de première et terminale, une pièce contemporaine de David Lescot  : «  Le système de Ponzi ».

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    La pièce est basée sur une histoire vraie qui s’est déroulée aux États-Unis, au début du XXe siècle. « Vous avez préféré être parmi nous plutôt que devant votre télévision pour assister au débat entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, et vous avez eu raison. Comme pour ces présidentielles, je vous promets quand même du suspens, de l’émotion, de la joie et des larmes » a-t-elle lancé aux 235 spectateurs, essentiellement des amis et parents des lycéens.

    Une escroquerie qui a inspiré Madoff

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    D’origine italienne, Charles Ponzi (1882-1949) a immigré à Boston (États-Unis) où il a progressivement monté une gigantesque escroquerie financière. Le subterfuge reposait sur un principe simple : les intérêts étaient payés avec l’argent frais apporté par les nouveaux clients. Il s’agissait donc avant tout d’en trouver constamment de nouveaux, d’où une inévitable spirale spéculative.

    L’arnaque de Ponzi a inspiré Bernard Madoff. Le célèbre escroc américain avait en effet réussi à abuser ses clients pendant près de 40 ans, en leur garantissant 50 % d’intérêts en seulement 45 jours. La leçon de la pièce devient dès lors limpide : les sirènes racoleuses de la finance ne doivent pas être prises pour argent comptant. La crise mondiale des Subprimes (2007-2008) est d’ailleurs restée dans toutes les mémoires comme étant la meilleure et la plus cuisante des preuves.

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    Les élèves ont été chaleureusement ovationnés et Marie-Christine Culioli, le proviseur, a souligné « le remarquable résultat fourni par le travail de l’atelier théâtre » de son établissement.

    Au sujet de la troupe

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    L’atelier théâtre du lycée Gaston-Bachelard se compose d’une trentaine d’élèves. Les cours ont lieu le mercredi, de 13 h 30 à 16 h 30. Pour ses mises en scène, la troupe amateur bénéficie de l’expérience de véritables comédiens professionnels dont, depuis la rentrée 2016, Sophie Bézard et Elsa Bouchain. Le répertoire retenu est résolument éclectique : il va aussi bien de Sénèque (an 4 avant J-C) à Luigi Pirandello (XXe siècle), en passant par Pierre de Marivaux (XVIIIe siècle).
    S Moroy

  • Ecureuils roux en détresse

    Ecureuils roux en détresse

    Moment magique à Congis-sur-Thérouanne en Seine et Marne, chez Béatrice Vavasseur 

    Les écureuils roux sont à protéger car dans quelques décennies, l'espèce aura peut être disparu, gravement menacée par l’écureuil de Corée, porteur de la maladie de lyme, et souvent relâché après un achat décevant, l’écureuil gris américain porteur d’une parasitose très contagieuse, les chats qui mangent les petits comme ils croquent les souris, les voitures, l’urbanisation, la déforestation …

    Béatrice  recueille, soigne des écureuils roux blessés, tombés du nid, trop jeunes pour survivre…. Elle en sauve jusqu’à 400 en une année… et tous sont  relâchés

    Témoignage en quelques photos:

    02 naissancenaissance

    03  5 à 6 jours3 à 6 jours… pas d'yeux pas d'oreilles

    06    6 jours6 jours

    011      15 jours15 jours, les poils commencent à pousser

    012    18 à 20 jours18 à 20 jours

    015     4 semaines4 semaines

    020     6 à 7 semaines6 à 7 semaines

    308 à 10 semaines

    318 à 10 semaines

    328 à 10 semaines

    023    plus de 10 semainesPlus de 10 semaines

    Bientôt retour dans les bois… en douceur…. 

    Attention il est formellement interdit de le garder chez soi!! 

    sos.ecureuil.roux@gmail.com

    À VILLEVAUDÉ, SUR LE BOIS GRATUEL ET LES MAZARINS, L'ÉCUREUIL ROUX N'EST PLUS UNE ESPÈCE PROTÉGÉE

    L'arrêté préfectoral 2017 DRIEE-012 du 3 mars 2017 lève l'interdiction d'atteinte aux espèces protégées dans le cadre du projet d'extension de la carrière de gypse à ciel ouvert sur le Bois gratuel et les Mazarins, ce qui veut dire qu'est autorisée la "destruction et altération de sites de reproduction ou d'aires de repos" des espèces citées…

     

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  • Villevaudé: Les bons plants s’échangent, la contestation germe

    Villevaudé: Les bons plants s’échangent, la contestation germe

    Bourse aux fleurs à Villevaudé

    La bourse aux plantes s’est déroulée samedi 22 avril dans le parc de la Roseraie. Des fleurs, plantes et graines, mais aussi une information sur le projet d'extension de carrière à ciel ouvert de Placoplatre contre lequel l'association organisatrice s'insurge.

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    La bourse était organisée par l’association Villevaudé… demain, avec le concours de la municipalité. « Le principe d’une bourse aux plantes est très simple : chacun apporte ce qu’il a dans son jardin pour l’échanger avec son voisin. Conseils et astuces sont également les bienvenus » explique Marie-Françoise Pian, sa présidente. Un principe évident pour Mélanie qui est venue de Condé-Sainte-Libiaire avec Julien, son époux, et Loris et Antone, ses deux enfants.

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    « J’ai appris qu’il y avait cette bourse aux plantes grâce à Magali, qui vend des crêpes sur le marché de Lagny-sur-Marne, et qui justement y participe. Nous avons un grand jardin et j’ai apporté, pour échanger, de la sauge, mélisse et ciboulette ». Elle repartira avec un groseillier et un cassissier, des arbrisseaux fruitiers qu’elle n’avait pas dans son jardin.

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    Partenaire de l’opération, la serre de Montjay-la-Tour exposait également ses nombreuses variétés de plantes d’ornements, fleurs aromatiques et de massifs, qui ont connu beaucoup de succès auprès des visiteurs.

    Les bons plants s’échangent, la contestation germe: « Il faut sauver le bois Gratuel »

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    Forte du succès du collectif qu’elle a créé en octobre 2011, et qui a finalement permis de sauver un tronçon de l’aqueduc de la Dhuis que la mairie de Paris, son propriétaire, voulait céder à Placoplatre ; Villevaudé… demain entame un nouveau combat : sauver les 20 hectares du bois Gratuel. Placo a un projet d’extension de sa carrière à ciel ouvert de Bois le Comte pour alimenter l’usine de Vaujours, en service depuis 1946 [Ndlr : Placoplatre est le premier exploitant de gypse en France et 68 % de la production nationale provient du bassin parisien].

    Pour les besoins de la future carrière, Placo construira un pont paysager au-dessus de la RD105. « Après les enquêtes publiques et les arrêtés, une demande d’autorisation de défrichement du bois Gratuel est mise en consultation auprès du public jusqu’au jeudi 18 mai [Ndlr : ce n’est pas une consultation en mairie, mais sur internet]. Le projet a été validé par le préfet le 17 mars alors qu’il entraîne des nuisances, risques et dégâts divers pour la population et l’environnement, largement sous-estimés par Placo. L’association a donc décidé de contester en justice ce projet d’exploitation à ciel ouvert et au tir de mine sur le bois Gratuel » nous a expliqué un membre de Villevaudé… demain.

    Un bilan de douze ans

    Crée en octobre 2004, Villevaudé… demain s’est fixé pour mission de défendre l’environnement sur la commune et ses environs. Des panneaux rappelaient d’ailleurs les multiples actions entreprises depuis ses douze ans d’existence, à savoir des visites et actions de sensibilisation destinées aux scolaires, mais aussi aux adultes : nettoyage dans la commune, campagne de réduction des déchets avec la CCPMF (Communauté de communes Plaines et Monts de France), ateliers de jardinage sur le terrain du Grimpet, rallyes pédestres… S. Moroy

    www.seine-et-marne.gouv.fr/Politiques-publiques/Environnement-et-cadre-de-vie/Foret/Consultations-publiques
    www.villevaude-demain.com

  • Casque d’or… de la guinguette à la guillotine

    Casque d’or… de la guinguette à la guillotine

    Becker oeil - la cam-raJacques Becker vérifie un plan sur la place de l’église d’Annet-sur-Marne (photo Pierre Dubreuil)

    Jacques Becker n’aura réalisé que 14 films entre 1939 et 1960, mais quels films ! « Goupi mains-rouges », « Touchez pas au grisbi », « Ali-Baba et les 40 voleurs » et… « Casque d’or » qui constitue l’une de ses plus belles réussites. Georges Sadoul, l’historien du cinéma, définissait le film comme « son œuvre plastiquement la plus parfaite ». Sans doute les bords de Marne auront-ils inspiré le réalisateur parisien durant ce bel été 1951…

    Boureau boucher

    Le bourreau (au premier plan) était boucher à Meaux ! (photo Pierre Dubreuil)

    Dans cette chronique des bas-fonds de Paris, Jacques Becker a su donner vie à une galerie de personnages dont la justesse éclate à l’écran, sans jamais tomber dans les travers d’une peinture folklorique sur la Belle Epoque. L’époque est d’ailleurs plus évoquée que reconstituée car l’essentiel réside dans l’histoire du drame (réel) romancé. Casque d’or fait preuve d’une belle humanité et exalte un hymne à l’amour impossible entre une fille de joie et un ouvrier. Les comédiens sont portés par cet état de grâce que Simone Signoret évoquait dans « La nostalgie n’est plus ce qu’elle était », son livre paru en 1976 : « Casque d’or, c’est un grand chant très simple à la gloire de l’amour et de l’amitié. On avait tous été en état de grâce pendant le tournage. Jacques était amoureux d’Annette, [Ndlr : Annette Wademant, scénariste] et son amour de l’amour passait dans ses images. Moi, j’étais amoureuse de Montand, et Manda en profitait, et comme Manda c’était Serge, c’était délicieusement incestueux de faire semblant de s’aimer autrement, alors qu’on s’aimait si bien depuis si longtemps. Et Jacques nous aimait tous. On avait passé huit semaines à « s’amuser », passionnellement, et les gens ne comprenaient pas notre film »…

    Rendez-vous raté avec le public

    Effectivement le succès ne sera pas au rendez-vous lors de la sortie du film. Serge Reggiani confiait en décembre 1995 au critique Claude-Jean Philippe que « le public s’attendait à un polar, alors que c’était un film d’amour. Quand le film est parti à l’étranger, il a eu un succès énorme, et c’est à son retour en France, avec ses lauriers, qu’il a reçu un triomphe »… Simone Signoret obtiendra son premier trophée étranger avec ce film. Il faudra pourtant attendre encore 10 ans pour que Casque d’or soit projeté dans un cinéma parisien. « L’une des plus belles histoires que le cinéma français ait racontées » publiait Le journal du Dimanche. Hélas, Jacques Becker était mort avant d’avoir connu cette gloire tardive.

    Un figurant annetois de 24 ans

    Pierre Dubreuil, ancien notaire et maire d’Annet, se souvient très bien du film. Et pour cause, il avait 24 ans et eut la chance de participer au tournage. « Passionné de cinéma, je venais de rater le concours d’entrée à l’IDHEC (Institut des Hautes Etudes Cinématographiques). J’ai donc poursuivi mes études de droit et me suis consolé en fréquentant le plateau de « Casque d’or » où j’ai pu interpréter trois rôles de figuration et prendre quelques photos. Le tournage a débuté à Annet avant de se poursuivre ensuite sur Paris. Il a duré une dizaine de jours et plusieurs figurants ont été recrutés parmi les habitants des environs car c’était la période des vacances. C’était aussi avant mon départ début octobre 1951 au service militaire au cours duquel j’ai rencontré Alain Kaminker… le frère de Simone Signoret ! Le plan d’ouverture où l’on voit les barques accoster a été tourné sur la rive de Jablines, après le petit pont. En revanche, la guinguette est reconstituée en studio. L’évasion des prisonniers fut filmée devant la prison de la Santé, à Paris, mais la discussion entre Bussières et Reggiani dans le fourgon cellulaire a été enregistrée à Annet. Dans une grange du château d’Etry, les techniciens ont construit une grosse caisse en bois monté sur ressorts dans laquelle prirent place les acteurs. Un machiniste la secouait pour simuler les tressautements du fourgon pendant qu’un autre passait régulièrement une branche d’arbre devant un projecteur pour créer les ombres du paysage qui défile…. Quand le film est sorti à Paris le 16 avril 1952, mon père qui était maire a affrété un car pour que les habitants puissent aller le voir au Studio-Haussmann, dont le gérant était depuis 1937 Paul-Ernest Valentin, ancien maire d’Annet ».

    Une vraie guillotine !

    Intarissable lorsqu’il évoque ce chef-d’œuvre qui l’a passionné et sur lequel il s’est abondamment documenté, Pierre Dubreuil poursuit. « Jacques Becker était un réalisateur très exigeant. C’est lui-même qui avait choisi les logements des acteurs sur Annet. Simone Signoret logeait dans le centre ville, à l’hôtel des voyageurs situé Grande rue à l’époque, aujourd’hui 64 rue Charles de Gaulle. Pas d’eau courante et les commodités au fond du jardin. Amoureuse, elle allait tous les jours au bureau de poste téléphoner à Montand qui tournait avec Clouzot « Le salaire de la peur » à la bambouseraie d’Anduze, dans le Gard. Serge Reggiani logeait au Canard qui fume (l’actuel restaurant marocain Le Pacha). Il reviendra dans ce même hôtel 18 ans plus tard lorsqu’il tournera « L’empreinte des géants » de Robert Enrico et se souviendra du lieu. Claude Dauphin rentrait sur Paris le soir même. Il n’a tourné qu’une seule scène, celle sur la place de l’église Saint-Germain, enregistrée en une journée. A l’époque c’était un très grand acteur. Pour preuve, il avait son propre siège à son nom. La séquence où Marie arrive en canot sur la Marne pour rejoindre Manda a été filmée à Trilbardou, en amont du château, juste avant le barrage. La petite maison où ils s’aiment – et qui n’existe plus – se trouvait dans le parc du château de Claye-Souilly, derrière l’IME La Gabrielle aujourd’hui. A l’intérieur de l’église, ce sont les demoiselles Chevance, deux sœurs, qui jouent de l’harmonium pendant le (faux) mariage célébré par le (vrai) curé d’Annet, l’abbé Henri Benoist. Les mariés étaient des jeunes gens du village et Jean-Claude Auzias, alors âgé de 11 ans, interprétait l’enfant de chœur. Il deviendra médecin et réside toujours à Annet. Le décor final de la guillotine a été campé dans la cour de la maison d’arrêt de Meaux, rue Fatou. L’équipe est partie en car le matin et on a filmé toute la journée. Becker avait réquisitionné une grande échelle de pompier sur laquelle il a filmé le panoramique vertical sur la prison. Reggiani a dû répéter douze fois la scène du banc de la guillotine avant que Becker n’accepte la prise ». 

    Et Pierre Dubreuil de conclure avec une pointe d’humour … « A propos de cette guillotine, les détenus de la prison n’en menaient pas large car ils pensaient qu’elle avait été installée la veille pour l’un d’entre eux ! Le curé qui accompagne Manda vers la guillotine était un figurant professionnel qui habitait Thorigny ; et le  bourreau… c’était un boucher qui exerçait à Meaux ! »

    L’histoire du film

    Un dimanche d’automne 1898, la « bande à Leca » (Claude Dauphin) débarque dans une guinguette avec « leurs femmes ». Pour provoquer Roland, « son homme », l’une d’elles, Marie (Simone Signoret) invite à danser un ouvrier charpentier, Georges Manda (Serge Reggiani), ex-compagnon de prison de Raymond (Raymond Bussières). Jaloux, Roland, provoque Manda qui l’étend raide d’un uppercut. Leca, amoureux de Casque d’or, lui donne rendez-vous dans un bal populaire de Belleville où se retrouvent également Manda et Roland. L’affrontement est inévitable. Manda poignarde mortellement Roland. Casque d’or et Manda se retrouvent dans une petite maison à Joinville. Jaloux de la fugue de Marie, Leca, pour éliminer son rival, dénonce Raymond à la police comme auteur du meurtre. Comme prévu, Manda se livre, ne supportant pas que son ami soit condamné à sa place. Lors d’un transfert de prison, Manda et Raymond s’évadent mais ce dernier est mortellement blessé. Informé de la trahison, Manda  abat Leca. Arrêté, il sera guillotiné. D’une fenêtre, Marie assiste impuissante à son exécution.

    Et la vérité sur Casque d’or

    La véritable Casque d’or a défrayé l’actualité de la Belle Époque. Les journaux relatèrent une guerre opposant deux bandes rivales de voyous des quartiers nord-est de la capitale. L'enjeu du conflit était une jeune prostituée de 22 ans, Amélie Elie née le 14 mars 1878 à Orléans. Elle se rachètera une conduite en épousant en janvier 1917 André-Alexandre Nardin, un cordonnier, avant de décéder en avril 1933. En 1939 Jean Renoir songe à en faire un film, mais c’est Julien Duvivier qui est pressenti pour le réaliser avec Jean Gabin dans le rôle de Manda. La guerre fait capoter le projet. En 1946, Jacques Becker écrit un scénario, puis Yves Allégret et Henri-Georges Clouzot reprennent successivement le projet. Ce sera finalement Jacques Becker qui rédigera un second scénario avec Jacques Companeez et qui débutera le film en septembre 1951. Serge Moroy

    Photos: collection privée