Catégorie : 18 Chroniques de Serge

  • Balade de bon goût à Carnetin

    Balade de bon goût à Carnetin

    Un marché qui fleure bon le terroir

    Sous un soleil radieux, les visiteurs sont venus nombreux à la 10e édition du marché rural organisée par Marne-et-Gondoire, dans le cadre de la semaine du goût. Dimanche 19 octobre, chacun a eu l’occasion de rencontrer des producteurs locaux et d’apprécier leurs produits : jus de pomme, confitures, miel, fromages, pains… Il était même possible de déguster le vin produit par l’association du vignoble du coteau de Thorigny.

    Vannerie d'autrefois (Copier)
    « Comme la plupart des communes alentour, Thorigny disposait de vignes, environ 75 hectares, avant que le phylloxéras ne les décime. On retrouve d’ailleurs deux pampres sur le blason de la ville. L’association a vu le jour en 1989 avec le replantage de 119 pieds. La première récolte a eu lieu en 1992, effectuée par les scolaires. Depuis, ils sont associés à l’entretien des vignes et aux récoltes car ça leur plaît beaucoup » précise Sylviane Fallet, présidente de l’association qui compte 25 adhérents. Et l’un d’entre eux, Pierre Lebon, d’ajouter « c’est un cépage champenois, pinot noir, qui donne du blanc. Il est sec, fruité et titre 10° d’alcool ».

    Forgerons (Copier)
    Les enfants ont pu confectionner leurs propres pizzas avec la farine du moulin Russon, situé à Bussy-Saint-Georges, au cœur de la vallée de la Brosse. « On étale la pâte avec un rouleau à pâtisserie et on la dispose sur un papier sulfurisé. On étale dessus de la sauce tomate, on garnit avec du jambon et du gruyère râpé, avant de faire cuire au four pendant 20 minutes à 210°» résume Doriane, 13 ans et demi, de Thorigny. La compagnie Samu (Section artistico musicale d’urgence), dont le siège est à Pierrefitte-sur-Seine (93), a égayé le centre-ville avec ses balcons bavards.

    Balcons bavards (Copier)
    Des voisins arrivent d’on ne sait où et grimpent sur un escabeau pour rejoindre leur chez-eux, un mini-balcon suspendu à 3 m de haut dans la rue, pour discuter de tout et rien avec les passants. 

    L’art rejoint l’environnement
    Au bout d’une allée privée, mais accessible pour l’évènement, Jéode exécute une toile à l’aide de bombes aérosol.

    Jéode devant sa fresque (Copier)
    « Cet été, à la demande d’un couple d’habitants, j’ai réalisé une fresque murale dédiée à leurs parents, Georges et Désirée Thévenard. Elle représente des vendanges en 1922, scène que j’ai restituée grâce à une carte postale ancienne. Les visages sont l’oeuvre de Stéphane Hauton, artiste de Chanteloup-en-Brie, car trop fins pour l’aérosol » explique l’artiste. La défense de l’environnement était représentée par Les amis de Carnetin, association créée en 1973 pour lutter contre la décharge des produits Roussel-Uclaf. « Notre but est de protéger notre cadre de vie en préservant l’environnement. Nous avons 90 adhérents, ce qui pour un petit village de 450 habitants comme le nôtre est important. Nous nettoyons les chemins et restons attentifs à la décharge de la Sofrat, implantée en zone naturelle classée » explique Michel Bernard, son vice-président. 

    S. Moroy

    www.marneetgondoire.fr

    www.lesamisdecarnetin.org 

  • Un salon très craquant

    Un salon très craquant

    CLAYE-SOUILLY – Salon du chocolat et de la gourmandise

     

     

    Atelier gourmand
    Que l’on soit adepte du fondant ou du craquant, difficile de résister au 5e salon du chocolat organisé durant le week-end du 11 octobre par la société des fêtes et d’animation de la Ville, au gymnase des Tourelles. « Cette année, nous avons 10 participants, tous artisans chocolatiers, dont certains venus de loin. Parmi eux, Mickaël Azouz, de Vesoul (Saône-et-Loire), champion du monde 1989. Beaucoup plus proche, Cédric Tostain, notre chocolatier de la rue Jean-Jaurès » s’amuse Julien Boussange, adjoint en charge de la jeunesse, des sports et des associations. « Le pavé de Claye, c’est ma spécialité. Il est composé d’un palais d’amande mélangé avec de la noisette pure, de la crêpe bretonne et de la fève de cacao broyée » confie justement à un client Cédric Tostain. Âgé de 32 ans, il mesure 2 mètres et son regard bleu-horizon trahit sa passion, notamment pour la sculpture d’objets élégants (montre, sac, escarpin) en chocolat. « Cela fait deux ans que je suis installé en centre-ville. Avant, j’ai travaillé 12 ans chez un grand chocolatier parisien. Je n’utilise que des produits de première qualité et une teneur de 70 % en cacao ». Des œuvres des membres de La palette clayoise sur le thème du chocolat étaient exposées, ainsi que des livres, mis à disposition par la médiathèque de l’Orangerie et consultables sur place. 
    Un bien-être corporel 
    Mais le chocolat n’est pas uniquement réservé au palais. Il peut être employé pour masser les pieds, les mains, le dos. « Le beurre de cacao contient des antioxydants naturels. C’est une matière grasse possédant des vertus adoucissantes, nutritives et hydratantes. La vitamine E présente dans le cacao adoucit aussi la peau » explique Léa Sarthou, 19 ans, en apprentissage BP à l’institut Guinot, à Paris. « C’est la première fois que je viens à ce salon. Je suis ici pour déguster et acheter. Je suis également intéressée par des soins en chocolat et j’ai pris les adresses » avoue Catherine, 58 ans, résidant à Fresnes-sur-Marne. La chambre des métiers et de l’artisanat du 77 informait les jeunes sur les métiers de la boulangerie et de la pâtisserie, via les filières proposées au sein de ses trois centres CFA (Centre de formation en alternance) de Meaux, Melun et Saint-Germain-Laval. La valeur n’attendant pas le nombre des années, les enfants ont endossé tablier blanc et toque de chef pour participer aux ateliers de Corinne Alaga, ancienne pâtissière qui a fondé sa société de cours de cuisine à Provins. Il s’agissait pour les jeunes apprentis de confectionner une recette fantaisie qu’ils ont pu déguster. Et le mot de « la faim » revient à Inès, une Clayoise de 5 ans, qui a affirmé que « le chocolat, c’est trop bon ! ».
     

     

    S. Moroy

     

    Bon à savoir

    Le cacao contient 3 types de substances contre les caries : les tanins qui inhibent le développement des microbes, le fluor qui renforce l’émail, les phosphates qui limitent l’acidité. Aucune étude médicale n’atteste que le chocolat favorise l’acné chez lez jeunes. Enfin, consommé avec modération, il ne fait pas grossir.

     

  • Choeur-Résonance, du romantisme à l’église de Claye Souilly

    Choeur-Résonance, du romantisme à l’église de Claye Souilly

    Choeur Résonance au complet
    Dans le cadre des échanges musicaux qui lui sont chers, Chœur-Résonance, le chœur des portes de la Brie, a invité la Musikalische Werkstatt, un chœur de femmes allemand fondé en 2001 à Idar-Oberstein, ville située en Rhénanie-Palatinat.

    Cheour femmes allemand
    « Les rencontres musicales sont très importantes, tant sur le plan humain que musical » a déclaré Joëlle Rocher, présidente de la chorale clayoise. Grâce à la très bonne acoustique de l’église Saint-Étienne, les auditeurs ont pu apprécier, dans la soirée du samedi 4 octobre, toute la beauté grandiose de quelques chants sacrés et populaires, tirés du répertoire romantique de grands compositeurs, tels Edvard Grieg, Félix Mendelssohn, César Franck, Schubert, Schumann et Brahms. Le concert s’est terminé en apothéose avec l’interprétation, par les deux chorales réunies, de « Let there be Peace on Earth » de Jill Jackson Miller et Sy Miller. « Un message de paix de circonstance dans ce monde qui connaît bien des troubles en ce moment » a conclu Michel Henrie, prêtre de la paroisse. Chœur-Résonance donnera un concert de Noël avec le chœur l’Oiseau-Lyre de Senlis (60), dimanche 14 décembre à 17 h, en l’église de Dammartin-en-Goële.

    S. Moroy

    Plus d’infos : www.choeur-resonance.com

  • Villevaudé, Une matinée pour échanger des bons plants

    Villevaudé, Une matinée pour échanger des bons plants

    Marie-Françoise et Michèle Pélabère (Copier)

    Sylvie (Copier)

    Valérie et Nicolas (Copier)
    A l’initiative de l’association Villevaudé… Demain, une bourse aux plantes s’est tenue, samedi 4 octobre, dans le parc de la Roseraie. Bulbes de dahlia, rhizomes d’iris, pots de bégonia, fuchsia, fraisier, des groseilliers, de la sauge, des graines de rose trémière, zinnia, belle de jour, genêt, maupertuis, œillet d’Inde et des glaïeuls coupés ; ces derniers provenant de la Serre de Montjay-la-Tour. « Le principe d’une bourse aux plantes est très simple : chacun apporte ce qu’il a dans son jardin pour l’échanger avec son voisin. Conseils et astuces sont également bienvenus » précise Marie-Françoise Pian, vice-présidente de l’association qui compte une quarantaine de familles comme adhérents. Avec Pierre Huguenin et Monique Mazoyer, elle est à l’origine, en octobre 2004, de la création de Villevaudé… Demain dont le but est de protéger et défendre l’environnement sur la commune. Des panneaux rappelaient les différentes actions entreprises sur ses 10 ans d’existence, notamment des visites et actions de sensibilisation destinées aux scolaires et aux adultes, comme le défrichage du parc de la Roseraie, des ateliers de jardinages sur le terrain du Grimpet, des rallyes pédestres… Du 22 au 30 novembre, l’association participera à la semaine européenne de la réduction des déchets. Elle s’associera avec la communauté de communes Plaines et Monts de France qui propose gratuitement l’adoption de poules. Le gallinacé peut en effet manger jusqu’à 150 kg de déchets organiques par an et pond, en moyenne dans le même temps, 200 œufs. De plus, son fumier est un excellent engrais naturel.

    Sauver le bois Gratuel
    Forte du succès du collectif qu’elle a créé en octobre 2011 et qui a permis de sauver un tronçon de l’aqueduc de la Dhuis que la mairie de Paris, son propriétaire, voulait vendre à Placoplatre, l’association va mener un autre combat. « Le carrier maintient son projet d’extraction de gypse à ciel ouvert sur le bois Gratuel, au lieu de le faire en cavage comme dans le Val-d’Oise. Or, ce bois de Villevaudé est traversé par l’aqueduc de la Dhuis qui fait partie intégrante du corridor écologique reliant la Seine-Saint-Denis et la Seine-et-Marne. C’est inadmissible et nous allons nous mobiliser à nouveau pour sauver le bois ».

    S. Moroy

    Plus d’infos : www.villevaude-demain.com

  • L’Ukraine à chœur

    L’Ukraine à chœur

    Choeur1 (Copier)
    Claye-Souilly – Concert à l’espace Malraux

    Dans le cadre du festival de musique de Claye-Souilly, Chœur-Odyssées a reçu, dimanche 28 septembre à l’espace André-Malraux, le chœur Zhayvir, de Poltava, ville de 300 000 habitants, située entre Kiev et Kharkov. « Je suis heureuse d’accueillir un chœur provenant d’un pays qui traverse des troubles en ce moment puisqu’il vient d’Ukraine. C’est un chœur que j’ai rencontré l’année dernière, à Saint-Pétersbourg, où il participait à un festival. Il aurait dû venir en avril, mais cela n’a pu se faire. Ils sont là ce soir et c’est important pour nous » a déclaré Marie-Hélène Caspar, présidente du festival et directrice artistique de la chorale clayoise. Crée en 1989, la formation ukrainienne a participé à plus de 250 concerts dans différentes régions d’Ukraine, mais aussi à l’étranger.

    Choeursoliste (Copier)
    Devant des membres de l’ambassade d’Ukraine à Paris, de Jean-Luc Servières, premier adjoint du maire, et de Séverine Brouet-Huet, adjointe à la culture, Chœur-Odyssées a interprété quatre chants, avant de céder la scène à ses invités. Les trente choristes slaves, sous la direction de Victorya Yemetz, ont alors livré à leur auditoire des chants populaires, ainsi que des œuvres lyriques de compositeurs ukrainiens. Le concert s’est achevé sur la chanson d’Édith Piaf  « Sous le ciel de Paris » interprétée… en ukrainien. Le public a été enthousiasmé par la richesse du répertoire, la fraîcheur des chants et la puissance des voix. A la fin du concert, lors de la traditionnelle remise des cadeaux aux chefs de chœur respectifs, la chorale clayoise a été invitée à Poltava, en avril prochain. Pour le concert de Noël qui aura lieu le 30 novembre à l’espace Malraux, Chœur-Odyssées invitera Pluricanto, un chœur d’hommes alsacien.

    S. Moroy

    Plus d’infos : www.festivalclaye.fr

  • Villevaudé Solidarité, les bikers se mobilisent pour un enfant malade

    Villevaudé Solidarité, les bikers se mobilisent pour un enfant malade

    La place du hameau de Bordeaux a connu, samedi 20 septembre, une effervescence inhabituelle. A l’initiative des gérants du café-brasserie "Le petit Bordeaux", exposition de voitures anciennes et baptêmes en Harley-Davidson étaient organisés avec le concours du club HD Le plaisir France-Arizona, dont le siège est à Brie-Comte-Robert, et l’association "A la recherche des autos perdues", située à Guermantes. Le but était de réunir des fonds pour des soins destinés à Ewen, un enfant de 20 mois résidant à Saint-Ouen-en-Brie, victime du syndrome de Lesch-Nyhan (maladie génétique rare). « Le milieu biker est un milieu qui n’est pas celui que l’on croit. Il sait se mobiliser pour des causes nobles dès que l’on fait appel à lui » tient à préciser Philippe Ghysens, patron de la brasserie organisatrice. « Nous concilions notre plaisir de la moto avec les causes du cœur. Pour 2014, six actions en faveur d’enfants malades sont ainsi organisées par nos quatre sections au sein de la France. Des clubs de motards des environs, comme les Loners de Lagny et les Templiers de Melun, mais aussi des motards individuels, dont certains du Pas-de-Calais, se sont joints à nous pour cette journée, et je tiens à les en remercier particulièrement » ajoute Jean-François Naudey, président-fondateur de HD Le plaisir France-Arizona. En février 2015, il a pour projet de réserver la salle des Merisiers pour organiser une soirée blues, toujours au profit du petit Ewen.

    A le trike de Moumoune alias Lady RiderLe trike de Moumoune, alias Lady Rider, arrive sur la place de Bordeaux pour enchaîner un autre baptême.

    Comme Bardot en Harley-Davidson
    Et les nombreux visiteurs, enhardis par un temps radieux, ne se sont pas fait prier pour effectuer des baptêmes en Harley. « C’est super ! On est dans un autre monde. On se retrouve propulsé dans les années 60, avec la chanson de Brigitte Bardot, besoin de personne en Harley-Davidson, dans les oreilles » s’enthousiasme Cécile, 50 ans, une fois descendue de la Harley 1450 cm3 de Ptitpierre, un biker d’Enghien-les-Bains (95). « Je réside à Bezons, dans le Val-d’Oise, et j’ai une Daelim 125 cm3. Mon copain, qui habite à Mauperthuis, près de Coulommiers, possède une Harley, mais elle est monoplace. Aujourd’hui, c’est l’occasion d’essayer le trike. Et en plus c’est pour une bonne cause » confie Edith Langlais, 47 ans, tout en sanglant son casque. « Outre son côté solidaire et sympa, cette initiative originale est bienvenue pour animer le village. De plus, les organisateurs sont des amis et je suis là à titre personnel pour leur donner un coup de main afin que tout se passe bien » reconnaît Denis Logghe, adjoint au maire en charge de la sécurité. 

    S. Moroy

  • Le Pin, exposition sur un village en 1914

    Le Pin, exposition sur un village en 1914

    Par un bel été, soudain la guerre

    2 août 1914, la moisson bat son plein. Les premières gerbes dorées se dressent dans les champs. Tout à coup, un roulement de tambour. On s’interroge du regard. Les enfants entourent le garde-champêtre. Le tocsin retentit. Les femmes pleurent. Une silhouette bleue sort de la mairie. C’est un gendarme de Claye-Souilly venu placarder un ordre de mobilisation générale.

    Organisée par l’association Loisirs et Culture, une expo retrace depuis samedi la vie quotidienne des Pinois durant le premier conflit mondial. Le village comptait alors 409 habitants et 125 électeurs. A sa tête, le maire Delacourt avec un seul adjoint et 8 conseillers municipaux.  La mairie est alors située rue du Château, juste au dessus de l’unique salle de classe. C’est l’instituteur qui assure le secrétariat de la mairie.

    Classe 1914Les trois chevilles ouvrières de l'exposition. De gauche à droite : Monique Mazoyer, Lucette de Grenier et Christiane Gourdon.

    « Lorsque je suis arrivée ici, en 1960, on m’avait parlé de tranchées près de la Dhuys. Cela a aiguisé ma curiosité » confie Lucette de Grenier, présidente de l’association, lors du vernissage. Férue d’histoire locale, elle entreprend alors des recherches. Les registres communaux font état d’un cantonnement de poilus, du 1er novembre 1914 jusqu’en 1921. Des cartes postales de soldats mentionnent le séjour de différents régiments de plusieurs compagnies. Enfin, des télégrammes, dont certains signés par Gallieni, confirment l’existence d’un camp retranché. « Le Pin aurait fait partie du camp retranché de Paris qui formait une seconde ceinture avec les forts de Vaujours, Chelles, Villiers et Champigny. Car la grande crainte à l’époque était que Paris soit envahi après la guerre de 1870 » explique Lucette de Grenier. Outre les 22 panneaux sur les évènements ayant marqué les Pinois, des objets d’époque (vaisselle, outils, jouets, livrets militaires, médailles…), une tenue de zouave, un uniforme bleu-horizon de poilu et celui d’un écolier. Ces trois costumes proviennent de l’écomusée du Moulin de Moulignon tenu par Michel Cheverry, à Messy. Le maire a salué « le dynamisme et la volonté des bénévoles à monter cette exposition », ajoutant que « les expositions relatant ce passé doivent être encouragées pour ne pas oublier». Compte tenu de son grand intérêt, Sylvie Fassier a également souhaité que celle-ci soit prolongée pour permettre aux Pinois et aux élèves de la visiter plus à loisir.

    S. Moroy

  • La passion des jetons de caddie

    La passion des jetons de caddie

    Jetons ajourés
    Petit accessoire pratique remplaçant la pièce de 1 euro, le jeton de chariot de supermarché est devenu objet de collection. Ils sont plusieurs en France à les collectionner et on les appelle des « clécadistes ». Thierry Bonnefoy, 44 ans, est l’un d’eux.

    Il le reconnaît volontiers, sa passion est due à sa profession : technicien et valoriste au magasin Auchan-Les halles de Chelles. Depuis 8 ans, il s’occupe de l’entretien et de la maintenance, ainsi que du recyclage. « Comme je répare les caddies, on y trouve souvent des jetons. Au fur et à mesure, je les ai mis dans un petit seau et j’ai vu qu’il commençait à être plein. J’ai tout étalé sur une planche. Il y en avait toutes sortes, aussi bien en métal qu’en plastique. J’ai commencé à les trier et à m’intéresser à eux ».

    Thierry
    Pour autant, avec 253 jetons métal et 133 en plastique, c’est encore un débutant. « J’en ai presque autant en double. Je ne fais pas partie d’une association, mais j’en échange quelquefois avec les collègues du magasin». Tous d’un diamètre de 23 mm, le thème reste pour l’essentiel publicitaire, mais peut aussi être fantaisiste (héros BD) ou servir une grande cause (Sidaction). Les plus courants sont ceux des supermarchés et des marques automobiles avec, au revers, l’adresse du magasin ou du garage local. 

    Décliné à l’infini
    Pour une même marque, un modèle peut se décliner à l’infini, en autant de coloris, motifs, reliefs ou accrochage différents (un trou, deux trous, trou central). Certains sont plus rares à trouver car en édition limitée, tels les jetons en métal ajouré. Thierry préfère les jetons métal qui constituent, selon lui, une démarche de prestige lorsqu’une enseigne vient d’ouvrir. Sa collection ne demande qu’à s’étoffer, mais c’est le temps qui manque car le clécadiste chellois a d’autres loisirs. « Je participe activement à la récupération des « bouchons d’amour » qui, une fois fondus, serviront à acheter des fauteuils roulants pour les handicapés, au CLAC (Comité de liaison et d’animation des Coudreaux) et à l’organisation de manifestations sportives. C’est donc une collection de base, mais acquise sans rien débourser. Je sais que si je m’y donnais à fond, elle augmenterait rapidement ». Pour tout don ou échange, on peut contacter Thierry au 06 03 88 46 26. 

    S. Moroy

    Plus de 20 ans d’existence
    1991 voit quelques jetons de caddie de 26 mm de diamètre, soit la taille de la pièce de 10 Francs Mathieu en cupro-nickel-alu, elle-même remplacée en 1992 par la pièce bimétallique de 10 Francs. La première date certaine semble se situer en octobre 1993 pour les jetons de caddie de 23 mm que l’on utilise encore aujourd’hui. La taille du jeton est donc la conséquence directe de la pièce qu’il remplace.

  • Pas de vacances pour les abeilles…

    Pas de vacances pour les abeilles…

    Pour la 3e fois cet été, le rucher pédagogique de la montagne de Chelles a ouvert ses portes. Une belle occasion pour en savoir un peu plus sur ces travailleuses, aussi infatigables que fascinantes, que sont les abeilles.

    Explications rucherJacques Dumand révèle aux visiteurs le monde fascinant, mais ô combien laborieux des abeilles.

    Samedi 30 août, les visiteurs sont venus en famille voir les deux colonies d’abeilles et le nid de bourdons abrités dans le chalet en bois, installé sur la montagne depuis 2011. « Ainsi aménagé, le rucher entend sensibiliser enfants et adultes sur le rôle essentiel de l’abeille, espèce protégée, qui participe à 80 % de la pollinisation de la végétation sur terre » explique Jacques Dumand. Et le responsable du rucher pour le compte de Marne et Chantereine, d’ajouter « les abeilles sont un peu perturbées. Cela vient du temps. La récolte estivale n’est que d’une dizaine de kilos, contre le double habituellement. Par contre, il y a eu énormément d’essaimage cette année ». Durant la période scolaire, Jacques intervient auprès des écoles et centres de loisirs pour faire découvrir l’apiculture et ses produits exclusivement naturels : miel, cire, propolis, pollen et gelée royale. 
    Sa cousine la guêpe
    Herbivore, l’abeille ne doit pas être confondue avec la guêpe, sa cousine et ennemie, qui est carnivore. Cette dernière joue cependant un rôle important en tuant les mouches, moustiques et chenilles. Herbivore également, son gros cousin, le bourdon, fabrique aussi du miel, mais uniquement pour lui. Pour produire 28 grammes de miel, une abeille effectue environ 1600 allers et retours, peut visiter 250 fleurs en une heure et rayonner 4 km autour de sa ruche. 
    Sept métiers en six semaines
    Une ruche compte près de 50 000 individus et la reine, mère à plein temps, pond environ 2000 œufs par jour. La durée de vie d’une abeille est de six semaines. Championne de la reconversion professionnelle, elle accomplira durant son existence sept métiers au service de la collectivité : nettoyeuse, nourrice, manutentionnaire, ventileuse, architecte, garde, et enfin butineuse. Mais toutes ne suivent pas le même parcours professionnel, certaines brûlant les étapes pour devenir plus vite butineuse. « Elles fabriquent le miel pour passer l’hiver. Il faut toujours leur laisser au moins 20 kg pour se nourrir, autrement elles meurent » précise Jacques, devant le regard intrigué de Sandra, 4 ans. A l’issue de la visite, elle ne s’est pas fait prier pour déguster le miel du rucher.
    Une espèce en danger
    Depuis une trentaine d’années, les populations d’abeilles diminuent. Une surmortalité alarmante qui s’est accélérée vers le milieu des années 1990. Les cause sont l’utilisation intensive des pesticides qui neutralisent leurs défenses immunitaires, les maladies et infections parasitaires (dont le redoutable varroa) et enfin le frelon asiatique, un terrible prédateur. La prochaine journée portes ouvertes aura lieu samedi 27 septembre, de 14 h à 17 h. Parking gratuit à l’entrée. 

    S. Moroy

    Plus d’infos : www.abeillesentinelle.net

  • 70e anniversaire de la libération, Chelles honore ses morts

    70e anniversaire de la libération, Chelles honore ses morts

    CHELLES –  Inauguration et commémoration

    Le 70e anniversaire de la libération a revêtu une ampleur exceptionnelle, avec un impressionnant défilé de GI’s et l’inauguration du rond-point sur la D34 desservant la zone de la Tuilerie.

    Char Sherman devant hôtel de villeUn char Sherman (ici devant le rond-point de la mairie de Chelles) identique à ceux détruits le 27/08/1944 par les Allemands embusqués dans le petit bois de Chantereine.

    Défilé avenue de Claye

    Isabelle, Eva et les GI'S

    Jeep avenue de Claye

    Jeep devant hotel de ville

    Triomphal défilé de GI’s, dimanche 31 août, dans les rues de Chelles. Les habitants ont pu admirer une quinzaine de véhicules militaires, dont une automitrailleuse Ford M8 munie de son canon 37 mm, un char Sherman, des Jeeps, camions GMC, Dodge cargo, Dodge ambulance et motos Harley-Davidson « Notre association, créée en 1985, est basée à Jossigny. Elle comprend une vingtaine de membres passionnés par l’histoire de la 4e division d’infanterie de l’US Army. Nos engins sont immatriculés comme véhicules de collection et peuvent donc rouler normalement » précise Serge Dechaume, son président.

    Traction et Citroën C4 des FFI

    Moto Motobécane FFI
    Deux véhicules civils FFI, une traction et une Citroën C4 de 1933, du collectionneur Laurent Laplace, ouvraient le cortège. Plusieurs habitants ont emprunté les trois autobus Renault des années 1930 mis à leur disposition par l’AMTUIR (Association du musée des transports urbains, interurbains et ruraux de Chelles) pour se rendre à l’inauguration du carrefour de la rue des Tuilerie et de l’avenue de Claye. 

    Un rond-point pour se souvenir
    La stèle des 4 Américains dévoilée
    Devant de nombreux Chellois, anciens combattants et élus, un émouvant hommage a été rendu aux 4 tankistes américains abattus à cet endroit par les Allemands, le 27 août 1944. La stèle érigée en leur mémoire a été dévoilée et le carrefour baptisé rond-point des Américains. « Les soldats qui ont participé à votre libération étaient très fiers. Après toutes les batailles qu’ils avaient connues en Afrique du Nord, en Sicile et en France, ils n’avaient jamais pensé trouver de tels moments de joie. Et c’est dans un esprit de camaraderie que je suis là. Car vous connaissez tous l’histoire du gouvernement militaire dont De Gaulle nous a soupçonnés. Mais chaque ville libérée où, comme ici, les Français ont pris les affaires en main, les Américains étaient ravis. Vous n’avez pas besoin que l’on vous gouverne : vous êtes ingouvernables ! » a lancé Peter F. Herrly, colonel retraité de l’US Army, dans un français impeccable.

    Le colonel Peter F. Herrly (US Army)Le colonel Peter F. Herrly (US Army).

    Il était venu avec son compatriote, Ernesto Paolucci, vétéran de 91 ans qui a participé au débarquement du 6 juin 1944.

    Ernesto Paolucci a débarqué le 6 juin 1944 à Utah BeachErnesto Paolucci a débarqué le 6 juin 1944 à Utah Beach

    Chelles a ses martyrs
    Hommage devant hotel de ville
    La cérémonie s’est poursuivie devant la plaque des fusillés de l’hôtel de ville. Rassemblés autour de leur maire, Brice Rabaste, les habitants ont assisté à l’appel des 27 noms des Chellois morts pour la France et au dépôt des gerbes. Claude Zylbersztejn, membre de la SAHC (Société archéologique et historique de Chelles), a rappelé le lourd tribut payé par la ville pour sa libération. Le 16 août 1944, 35 résistants, parmi lesquels 17 Chellois, sont arrêtés à Paris par les nazis suite à une dénonciation. Les malheureux sont conduits à la cascade du bois de Boulogne pour y être fusillés. Le 25 août, plusieurs otages sont arrêtés à titre de représailles et 13 d’entre eux fusillés, dont des adolescents. Avant de battre en retraite, les Allemands dynamitent l’hôtel de ville dans la matinée du samedi 26 août après l’avoir pillé (il sera reconstruit en 1949). Pour ses actes de résistance et l’héroïsme de ses combattants, la ville a reçu la Croix de guerre. 

    S. Moroy

    La mort tragique des 4 tankistes
    Dans la matinée du 27 août 1944, des Allemands se postent le long de l’avenue principale pour assurer la protection des dernières unités de la Wehrmacht. Pendant ce temps, arrivant de Vincennes, la 4e division d’infanterie du général Barton approche. Vers midi, les dernières troupes allemandes quittent le centre-ville. C’est le 8e régiment d’infanterie, renforcé par le 70e bataillon de chars, qui libère Chelles en début d’après-midi. Les alliés avancent prudemment vers la gare de triage et le fort. Le soir, forçant l’allure, des blindés alliés passent le carrefour de la Madeleine en direction de Le Pin. A 20 h, abrités dans le petit bois de Chantereine, des Allemands, équipés du redoutable canon de 88 mm, ouvrent le feu sur deux chars Sherman. Le premier est détruit à l’angle du terrain d’aviation et ses trois occupants, Charles Frontuto 28 ans, Elmer Ackerman 19 ans et Harry Schneider 30 ans, meurent carbonisés. Dans le second, George Dudley 37 ans, est tué, mais ses quatre camarades sont indemnes. Trois des soldats reposent au cimetière US d’Épinal (Vosges) et le nom du quatrième, Elmer Ackerman, figure sur le mur des disparus du cimetière US de Saint-James (Manche).