Catégorie : 18 Chroniques de Serge

  • Le Street art envahit l’ancien hôpital de lagny-sur-Marne

    Le Street art envahit l’ancien hôpital de lagny-sur-Marne

    Métamorphose éphémère… de l'hôpital de Lagny

    Urgences2Le talent débridé des graffeurs donne vie aux mythes. Dans le couloir des urgences,  la Cadillac de SOS Fantômes près d'une jolie infirmière blonde, prête à tagguer.

    Le site Saint-Jean est devenu, le temps d’un week-end (16 et 17 mai 2015), un phare du Street art. Une occasion exceptionnelle que le public n’a pas laissé échapper pour découvrir des œuvres, aussi monumentales qu’insolites, et rencontrer leurs créateurs.

    Urgence2Sur la porte d'entrée qui était réservée aux ambulances, l'œuvre de Treize-Bis illustre une petite fille anatomique qui appelle au secours.

    Et les visiteurs ne se sont pas fait prier pour investir les lieux. On a dénombré près de 2000 personnes durant la seule journée de samedi. Dans l’enceinte de l’ancien hôpital, propriété de Marne-et-Gondoire, ils ont pu admirer les œuvres d’une trentaine d’artistes.

    Fresque de l'artiste portugais Pantonio sur le bâtiment FournierDes fresques courant sur les murs ou les façades, comme celles de Pantonio et Inti sur le bâtiment Denis-Fournier, -réalisée en 4 jours sur une nacelle (25 m de haut)- mais cependant éphémères puisque l’édifice et les pavillons annexes seront détruits en 2016 pour la reconversion du site. Douze photos grand-format forment une haie d’honneur dans l’allée centrale. « Anatomie d’un lieu hautement emblématique et chargé de mémoire et de lumière, l’expo Rayon X rend un ultime hommage à la beauté évocatrice du site Saint-Jean » commente Alain Smilo, son auteur. Tous les artistes ont eu à cœur de s’approprier cet ancien lieu de naissances et de souffrances pour transmettre leurs émotions. Sans état d’âme, selon leur vécu, leur style et leur propre technique. « Le site est vraiment idéal, on ne pouvait rêver mieux. On s’est servi des reliefs sur les murs : grilles d’aération, panneaux, portes, colonnes » explique Elparo, tout en descendant de son échelle.

    Un lieu empli de souvenirs
    Avec deux autres graffeurs, Kataplokito et Euphorie, il a réalisé une fresque géante dans le couloir d’accès des urgences. Face à elle, surgissant du mur, la voiture de Ghostbusters (SOS Fantômes) à côté d’une pulpeuse infirmière, bombe acrylique à la main. « Ici, les connexions sont multiples. Moi-même, je suis né dans cet hôpital, il y a 28 ans » poursuit l’artiste. Car pour beaucoup l’endroit est chargé de souvenirs, parfois douloureux. « Je réside à Esbly et suis venu en 2012 pour me faire opérer du coude. C’est impressionnant et ça fait bizarre de revoir les lieux ainsi » témoigne Jérémy, 22 ans.

    Artistes en herbeDes ateliers ont permis aux street-artistes en herbe d'exprimer toute leur créativité.

    « C’est une idée géniale de laisser les artistes s’exprimer. En plus, cela rend hommage à tous ceux qui ont travaillé ici » applaudit son amie, Yasmine, 23 ans. Même avis pour Danièle, 67 ans, venue de Levallois (92) et dont la sœur habite Lagny. « C’est toujours intéressant quand plusieurs artistes s’associent pour réaliser une œuvre collective au sein d’un même espace, ça ouvre le regard ».

    Autre rendez-vous artistique pour les Latignaciens : samedi 30 mai. De 14 h à 0 h 30, aura lieu en centre-ville la 2e édition du festival consacré aux arts de la rue. 

    S. Moroy

    Arts rue

  • Bois Gratuel à Villevaudé, une enquête publique aura lieu en mairie du 22 mai au 22 juin 2015

    Bois Gratuel à Villevaudé, une enquête publique aura lieu en mairie du 22 mai au 22 juin 2015

    Bois gratuel (Copier) (2)
    Placoplatre a déposé en préfecture un projet d’exploitation du gypse à ciel ouvert sur le bois Gratuel. Une enquête publique aura lieu en mairie du 22 mai au 22 juin. Le collectif Sauvons la Dhuis, qui regroupe 8 associations écologistes du 77 et 93, lance une pétition sur le site change.org.

    Vététistes aqueduc de la Dhuys (Copier)« Nous demandons au préfet de Seine-et-Marne d’interdire la destruction du bois. Ce site, à l’angle de la D34 et D105 menant à Villeparisis, est un milieu naturel riche, situé près du fort de Vaujours et traversé par l’aqueduc de la Dhuis. Il fait partie intégrante du corridor écologique reliant la Seine-Saint-Denis à la Seine-et-Marne» explique Marie-Françoise Pian, porte-parole du collectif. Le projet prévoit de raser les 22 hectares du bois et de construire un pont sur la RD105. Le maire de Villevaudé avait pris, fin janvier, un arrêté contre toute exploitation de gypse à ciel ouvert sur sa commune. Il préconisait une exploitation en cavage et déplorait le silence du carrier sur le sujet.
    Même respect pour tous
    « C’est par une exploitation souterraine, plus respectueuse de l’environnement et parfaitement maîtrisée par Placo, que le bois de Bernouille (Coubron), la réserve de Chelles (Coubron-Vaujours), la forêt de Montmorency (95) et la butte de Cormeilles-en-Parisis (95) ont pu être sauvés de la destruction » poursuit Marie-Françoise Pian. Et d’ajouter « nous exigeons que les milieux naturels de l’Est francilien soient traités avec le même respect que ceux de l’Ouest, que la qualité de vie des riverains et des promeneurs sur la Dhuis ne soit pas affectée par les pollutions d’une exploitation à ciel ouvert. Il ne peut y avoir de discrimination d’un côté à l’autre de l’Ile-de-France. »
    S. Moroy

    Signez la  pétition contre la carrière à ciel ouvert

    www.change.org/BoisGratuel

    Réponse de Placoplatre 
    La carrière du Bois Gratuel succédera à celle de Bois le Comte, qui s’achève d’ici 4 ans, pour alimenter après 2019 la chaîne plaque du site de Vaujours. Celui-ci est la plus grosse usine de transformation de gypse au monde. Le projet tient compte des nombreux échanges avec les collectivités et associations locales. Il est le seul à optimiser la ressource gypsifère car la fabrication des différents produits nécessite les 3 masses de gypse, récupérables uniquement à ciel ouvert, contre une partie seulement de la première masse en cavage. Le Schéma directeur d’Ile-de-France classe le gypse en ressource d’intérêt national et européen vu sa rareté et sa qualité en Ile-de-France. Il est stratégique pour de nombreuses filières industrielles (ciment, céramique, agro-alimentaire, agricole) et l’habitat durable (protection incendie, isolation phonique et thermique). Le projet s’inscrit pleinement dans les objectifs de l’arrêté préfectoral de 2007 qualifiant l’exploitation en Projet d’intérêt général. Enfin, il sécurise tous les anciens cavages exploités à la fin du XIXe siècle dans le secteur nord de Bois Gratuel et susceptibles de s’effondrer. Ajoutons que la quasi-totalité des carrières en France sont à ciel ouvert.
    Entr+®e placo (Copier)A terme, ouvert au public
    Propriété privée, le bois ne fait l’objet d’aucun classement ou protection particulière. En vue d’une ouverture au public, et en cohérence avec les autres sites de la butte de l’Aulnay, il sera remis en état avec des espèces nobles, plus de mares et de milieux ouverts pour favoriser la biodiversité. Des chemins de promenade, un reboisement de qualité sur une surface supérieure (1600 arbres, soit 1 hectare en plus) sont prévus. 20 ha sur Villeparisis seront cédés, ce qui portera à près de 100 ha d’espaces boisés de la Butte de l’Aulnay cédés à l’Agence des espaces verts. Le bureau d’études indépendant, qui a réalisé des études très poussées sur la biodiversité faune et flore, est celui qui a élaboré le Schéma régional de cohérence écologique en Ile-de-France pour l’État et le Conseil régional.

  • Tout pour la musique

    Tout pour la musique

    Conservatoire lagny (Copier)Arnaud Lassus, professeur de percussions et batterie, interpréte avec ses élèves « Variation sur le thème d’Hedwigde », morceau du film Harry Potter.

    Le conservatoire intercommunal de Marne et Gondoire comprend 6 antennes, dont celle de Lagny-sur-Marne. Celle-ci a ouvert ses portes durant la journée de samedi afin de faire découvrir ses multiples activités au public.

    « L’établissement de Lagny compte 620 élèves et 36 professeurs. Les cours sont dispensés de 4 ans à 78 ans et portent sur la pratique de tous les instruments. Nous pratiquons la musique ancienne, classique, le jazz, mais aussi les musiques traditionnelles et contemporaines, la culture et langage avec, notamment, l’éveil musical et les ateliers d’improvisation » précise Béatrice Chauvel, directrice à Lagny depuis 2002. Dès 10 h, des cours étaient proposés aux visiteurs, ainsi que plusieurs démonstrations instrumentales. En fin de matinée, Quentin Sirjacq, pianiste et compositeur de musique de films, a animé une conférence sur la musique juive. « A l’occasion de cette journée, nous avons également renseigné de nombreux visiteurs à propos des inscriptions 2015-2016, ce qui est de bon augure pour la rentrée » ajoute Béatrice Chauvel. Elle quittera néanmoins le 1er juin le conservatoire intercommunal, « avec un gros pincement au cœur », pour prendre la direction d’un conservatoire de 900 élèves à Saint-Priest (banlieue de Lyon). Le recrutement de son successeur est en cours. En attendant, et pour clore en apothéose cette journée portes ouvertes, les classes de violoncelle, Guzheng (instrument traditionnel chinois à cordes pincées) et contrebasse du conservatoire de Marne et Gondoire, ont donné à 18 h un concert à l’hôtel de ville. 

    S. Moroy

    Conservatoire intercommunal, antenne de Lagny, 2 avenue général Leclerc – Tél  01 60 94 00 10 – muslagny@marneetgondoire.fr.

  • Lagny-sur-Marne, l’enfance du cinéma

    Lagny-sur-Marne, l’enfance du cinéma

    Une expo pour éclairer sa lanterne

    Depuis la préhistoire, l’image fascine l’homme. La superposition de deux vues procure l’illusion de mouvement et, au début du 18e siècle, on utilise la persistance rétinienne (illusion optique rémanente) pour créer des jouets optiques aux noms barbares : thaumatrope, phénakistiscope, zootrope, praxinoscope, zograscope… Mais c’est avec la lanterne magique que tout a commencé. 

    SibraThierry Sibra devant l'une des 3 vitrines consacrées à ses superbes lanternes magiques, toutes issues de l'ancienne usine Lapierre de Lagny.

    Ex-berger et ancien gendarme, Thierry Sibra, 57 ans, est venu de Donzère, près de Montélimar (Drôme), montrer aux Latignaciens quelques unes de ses lanternes magiques qu’il collectionne depuis 1976. 

    Une usine à Lagny 

    « C’est un moine jésuite d’Avignon qui, en 1516, a été le premier à décrire le principe de la lanterne magique. J’ai une collection sur le pré-cinéma et, en exposant ici, j’ai voulu donner un coup de projecteur sur les lanternes magiques produites dans l’usine Lapierre de Lagny qui étaient les plus belles » explique celui qui est devenu conférencier spécialisé dans l’histoire de la photographie. La manufacture d’optique Lapierre était située rue Jeanne-d’Arc.

    LanterneL'exposition retrace la genèse du cinéma, depuis le 17e siècle jusqu'à l'invention du cinématographe par les frères Lumière, en décembre 1895.

    Construites en fer blanc, ses lanternes magiques deviennent populaires en 1880. Après avoir acquis une grande renommée dans la fabrication de projecteurs pour le cinéma amateur, l’usine sera rasée dans les années 1960. « Il y a environ 80 lanternes représentatives de l’évolution du cinéma à travers lesquelles je voudrais que les visiteurs se retrouvent, parce qu’ils étaient devant ou derrière. Evidemment, les appareils photo sont plus proches de nous, mais j’ai rencontré des visiteurs d’un certain âge qui m’ont confié que leurs pères leur projetaient des vues et que certains avaient même peur ». Car, surnommée « lanterne de la peur », l’appareil permet dans l’obscurité la projection sur un drap blanc d’images, fixes ou animées, coloriées sur des plaques de verre.

    VerresAu 19e siècle, les images fixes, peintes avec beaucoup de finesse sur des plaques de verre, entrent dans le domaine éducatif

    Elles sont naïves, féériques, poétiques, mais également satiriques et coquines. « On a aussi des batailles historiques, des scènes folkloriques. A partir de 1850, c’est la fin de la lanterne et le début de la photographie » précise Thierry. 

    Un musée dédié à la passion

    Il dément toute préférence pour une lanterne particulière. « Je les aime toutes. Je souhaite ouvrir un musée pour pérenniser mes collections : 5000 appareils photo, 2000 caméras, 15 000 affiches de cinéma, 30 000 photographies, 400 marionnettes, 650 ours en peluche, 400 masques du monde entier… Ce sera un lieu de rencontre convivial autour de la passion où chacun trouvera son bonheur » s’enthousiasme Thierry qui chiffre son projet à tout de même 4 millions d’euros. Le passionné cherche encore à compléter sa collection pour parfaire ses expositions itinérantes et pédagogiques, ainsi que toute information sur l’usine Lapierre de Lagny. 

    www.memoiredelaphoto.com.

    Salle de la Gourdine (square Foucher de Careil) jusqu’au 19 avril. Mercredi, samedi et dimanche, de 14 h à 18 h. Entrée libre.

  • Piqûre de rappel sur le rôle de l’abeille

    Piqûre de rappel sur le rôle de l’abeille

    Montévrain – Après-midi apicole

    Public abeilles
    L’abeille, animal fascinant ? Assurément. Elle est le seul insecte capable de fabriquer sa nourriture. Véritable petite usine chimique, elle élabore différents aliments dont les vertus sont connues depuis l’Antiquité. Afin de mieux la connaître, l’association "Les amis de la nature" a organisé, samedi, un après-midi apicole à la salle Eugène-Isabey qui a réuni une trentaine de personnes.

    Roger rothRoger Roth

    Deux apiculteurs montévrinois, Francis Gandon, ancien adjoint à l’environnement, et Roger Roth, ont animé l’exposition comprenant également vidéo et diaporama.

    Expo abeilles
    Ils étaient secondés par Jacques Dumand, président de la Luciole Vairoise, qui gère notamment le rucher pédagogique de la montagne de Chelles. « Il y a deux ans, j’ai commencé à avoir une ruche chez moi, puis deux. On s’est groupé avec une dizaine d’autres amateurs apiculteurs pour constituer M.A.I.A. (Mouvement apiculteurs individuels autonomes), un groupe informel libre qui n’est pas une association loi 1901. Chacun peut avoir une ruche chez lui du moment qu’il a un jardin et un espace de 10 mètres avec son voisin. La ruche doit être orientée Sud-est parce que c’est l’idéal pour les abeilles » explique Roger. Le petit groupe dispense volontiers ses conseils, proposant même de procurer un essaim gratuitement et de prêter le matériel indispensable à l’apiculture. La vie d’une abeille n’est pas de tout repos. Elle n’en connaît d’ailleurs jamais durant sa vie, qui dure 6 semaines, et au cous de laquelle elle effectuera 7 métiers différents au service exclusif de la ruche : nettoyeuse, nourrice, manutentionnaire, ventileuse, architecte, garde et butineuse. Pour produire 28 grammes de miel, une ouvrière peut rayonner jusqu’à 4 km autour de sa ruche. 

    Indispensable à la vie
    Depuis 1995, 30 % des colonies d’abeilles meurent chaque année. « Selon Albert Einstein, si les abeilles disparaissaient, il ne resterait à l’homme que 4 ans à vivre » rappelle Francis Gandon. Sur les quelques 4000 plantes référencées, environ 600 sont butinées par les abeilles. Et si toutes les plantes à fleurs produisent du pollen, toutes ne donnent pas de nectar. Pour aider les butineuses et les attirer dans son jardin, il faut favoriser la biodiversité en cultivant des espèces mellifères, comme les arbres, arbustes, plantes de massifs ou espèces potagères. 

    S. Moroy

    Contact M.A.I.A. : abeillophiles-montevrain@sfr.fr

    Un truc pour les piqûres d’abeille
    A l’inverse de sa redoutable cousine carnivore, la guêpe, l’abeille ne pique l’homme que si elle se sent en danger, souvent ceux qui sont violents (en paroles ou en gestes). Ce faisant, elle perd la vie. Roger Roth explique qu’il faut d’abord retirer le dard en raclant avec un couteau, sans appuyer sur la poche à venin. Il conseille d’appliquer ensuite l’ampoule allumée d’une lampe de poche sur la zone atteinte. La chaleur dégagé coagulera le venin et évitera sa propagation dans la peau.

  • Lagny-sur-marne, un carnaval fait bien le printemps

    Lagny-sur-marne, un carnaval fait bien le printemps

    Selon la tradition, le printemps finit par arriver… si on le fête comme il se doit. C’est la raison pour laquelle, le carnaval a connu, samedi 14 mars après-midi, une joyeuse effervescence au square Foucher de Careil, endroit retenu suite au plan Vigipirate. Une douzaine d’associations locales, le comité des fêtes et le service animation de la Ville y ont organisé plusieurs activités ludiques, sur le thème gai et coloré des insectes et des fleurs. Un timide soleil s’est joint à la fête, encourageant de nombreux Latignaciens, et surtout les plus jeunes, à s’essayer au chamboule-tout, parcours trottinette, pêche à la ligne, aux quizz, jeux d’adresse en bois, à fréquenter l’atelier mini-potager, de dessins, de sculptures en paille et foin, de maquillage…

    Les Jazzdiniers
    La bonne humeur printanière était assurée grâce aux Jazzdiniers, jazz band mobile, qui ont défilé dans les allées du square sur les airs enjoués de Hello Dolly de Louis Armstrong, ou encore Petite fleur de Sidney Bechet.

    Petite abeille

    Tous en scène 2

    Sans oublier des ribambelles de petits jardiniers, Maya l’abeille, petites fées ou princesses, cow-boys et supers héros, qui ont mis l’ambiance et ont été photographiés comme des stars par leurs parents enthousiastes.

    Serge Moroy

  • Concert à Villevaudé pour le sourire d’Ewen

    Concert à Villevaudé pour le sourire d’Ewen

    1Quai Ouest
    Le cœur sur le guidon

    Après le concert, l’an dernier, pour une petite fille de 2 ans victime d’une maladie orpheline, le club de motards HD Le plaisir France-Arizona (HD pour Harley-Davidson) a récidivé samedi 28 février, salle des Merisiers, avec une soirée au profit d’un autre enfant malade. Né en décembre 2012, Ewen souffre du syndrome de Lesch-Nyhan. Cette maladie rare touche ses reins, ses articulations et son cerveau. Impossible pour lui de s’asseoir et tenir sa tête droite. Très éveillé, ses sourires généreux laissent alors vite place à une profonde tristesse. 2ewen« Avec ma femme, Julie, nous nous organisons pour l’emmener une fois par semaine voir une psychomotricienne et deux fois par semaine chez un kinésithérapeute. Il a également des séances d’électrodes pour son cerveau » précise Anthony, son papa. « Les méthodes françaises sont limitées. Il existe un centre spécialisé en Espagne prodiguant des soins qui lui permettront enfin de s’asseoir, et peut-être ensuite de marcher » ajoute Julie, une lueur d’espoir dans les yeux. Les jeunes parents habitent Saint-Ouen-en-Brie, travaillent tous deux et ont une petite fille de 5 ans, Azylis, qui a une grande complicité avec son frère. En juillet dernier, ils ont créé une association afin de récolter des fonds nécessaires pour les soins d’Ewen et acheter le matériel adapté à son handicap. « Cet été, lorsque j’ai vu débarquer chez nous Jeff, président du club motard, avec 8 membres pour nous proposer leur aide, cela m’a fait chaud au cœur. Nous nous sommes rendus compte que la solidarité existait » poursuit Anthony. Et ce soir-là, les motards ont encore prouvé qu’ils savaient se mobiliser pour une belle cause puisque 6 clubs des environs, soit près d’une centaine de bikers, ont répondu présent. Les groupes Quai Ouest et Rock Motors leur ont servi du blues et du rock, purs et authentiques. Ewen, ravi, a distribué plein de sourires, avant de s’endormir dans une petite pièce aménagée pour lui.

    S. Moroy

  • Savez-vous danser la pavane ?

    Savez-vous danser la pavane ?

    Petites princessesDe jolies petites princesses ont gaiement participé à ce bal original.

    Dimanche 8 février après-midi, la salle Planète-Oxygène de Claye-Souilly s’est transformée en salle de bal. «Pour commémorer les 300 ans de la mort de Louis XIV, nous vous proposons un après-midi d’initiation aux danses en usage à la cour royale. Elles seront accompagnées par 5 professeurs et 19 élèves du conservatoire de musique » a annoncé Francine Guillard, directrice du conservatoire, à l’initiative de l’évènement. L’orchestre était dirigé par Benjamin Narvey, professeur du conservatoire, et les danses conduites par Pierre-François Dollé et Irène Feste, deux danseurs chorégraphes passionnés de danses anciennes et fondateurs, en décembre 2007, de la Compagnie fantaisies baroques.

    Eleves conservatoireLes élèves du Conservatoire

    Sylvie et Marie-Françoise

    C’est sous le règne de Louis XIV, grand amateur d’art, que seront notamment créées de grandes institutions, telles l’Académie royale de danse en 1661, l’Académie royale de musique en 1669 et la Comédie française en 1680.

    Les deux chorégraphesPierre-François Dollé et Irène Feste ont mené la danse tout l'après-midi

    Quelque 140 participants ont appris à faire la révérence et pu s’initier à des danses aussi diverses, gaies et variées que la pavane, la pavane d’Espagne, le branle simple, le branle des chevaux, le menuet de Haendel ou encore la gavotte du Roi. Si le répertoire s’avère très riche, le style n’en reste pas moins sobre, toujours lent et élégant. Qu’ils soient costumés ou non, les Clayois n’ont pas hésité à envahir la piste pour esquisser leurs premiers pas, sur la musique des harpes, flûtes, luths, guitares, violons et violoncelles. Des chants à « mener la danse », simples et entraînants, ont également été lancés par les deux chorégraphes : Sur les bords de Seine et J’ai un oiseau qui vole. « N’oubliez pas que dans la danse, on ne fait jamais du surplace. On avance, à droite ou à gauche. Un pas simple à droite, un double pas à gauche. La musique vous guide, vous dit ce qu’il faut faire » explique Irène Fest. Lucyle, 6 ans, a pris bien vite sa place dans le groupe des danseurs. « Elle est inscrite à l’éveil musical du conservatoire. Il est vrai que la robe de princesse qu’elle porte y fait aussi pour beaucoup » confie en souriant Christelle, sa maman.

    S. Moroy

    www.fantaisiesbaroques.com

  • Écologistes et Roms nettoient la décharge de Saint-Thibault-des Vignes

    Écologistes et Roms nettoient la décharge de Saint-Thibault-des Vignes

    SAINT-THIBAULT-DES-VIGNES – Environnement

    Camp rom nettoyageLes écologistes incitent les Roms à nettoyer leur camp qui jouxte la décharge

    OSE (Organe de sauvetage écologique) a encore osé, dans la matinée du dimanche 8 février, une vaste opération de nettoyage de la décharge de St-Thibault. Un chantier titanesque car c’est probablement l’une des plus importantes décharges de France, avec ses 40 hectares et environ 1000 tonnes de déchets de toutes sortes. De plus, un camp rom s’est installé depuis août sous le pont de la francilienne. « Je n’en connais pas d’aussi grande. OSE intervient depuis plus de 10 ans pour la nettoyer. C’est une décharge industrielle et il ne faut pas tout mettre sur le dos des Roms. Nous sommes d’ailleurs intervenus deux fois auprès d’eux, fin 2014, pour les sensibiliser au respect de l’environnement et les aider à nettoyer leurs déchets» explique Édouard Feinstein, 46 ans, président-fondateur du mouvement. 

    Miai est venu aiderMiai est venu spécialement d'Ivry-sur-Seine pour aider les militants d'OSE qui sont devenus ses amis.

    D’autres Roms venus aider
    Dans son ciré et ses bottes, talkie-walkie en bandoulière, il dirige, tel un général, l’opération qui mobilise une quinzaine d’écologistes, mais aussi des membres d’autres communautés roms venus en renfort. « Il y a encore des bénévoles qui arrivent, notamment des Roms de Sucy-en-Brie et d’Ivry-sur-Seine. Cette entraide est formidable, c’est une belle leçon d’humanité. Mais l’opération n’aurait pu être possible sans l’aide de Port autonome de Paris, du Conseil général 77, de la Région Ile-de-France, Marne-et-Gondoire, la Direction régionale et interdépartementale de l’environnement et de l’énergie d’Ile-de-France ». L’objectif était de remplir les 4 bennes de 18 m3 mises à disposition à l’entrée de la rue du Grand-Pommeraye, et le plus possible de sacs poubelle qui seront enlevés par Marne-et-Gondoire avec le concours de Veolia. La mission fut vite remplie malgré la pluie fine et glaciale qui cinglait les visages.

    MichelMichel extirpe les détritus des eaux froides et boueuses de la Marne, dont bon nombre de pneus.

    « Ici, on trouve de tout »
    Derrière le camp rom, Michel, 50 ans, l’eau à mi- genoux, ramasse pneus et objets hétéroclites sur les bords de la Marne. « Cela fait 4 ans que je fais partie de l’association. Je suis randonneur et c’est important pour moi de nettoyer la nature. Il y a une déchetterie juste à côté, mais les gens continuent de jeter leurs saletés ici. J’ai connu des bénévoles qui ont baissé les bras devant l’ampleur des dégâts » soupire-t-il. Soudain, un jeune rat noir surgit, s’immobilise, curieux, avant de filer le long de la berge. Enzo, 13 ans, et son cousin Yohann, 14 ans, remplissent leur caddie des détritus remontés par Michel. « Nous venons du Plessis-Trévise (94). C’est vrai que c’est impressionnant, surtout que c’est la première fois pour moi. Ce qui est surprenant, c’est qu’on trouve vraiment de tout » remarque Yohann. « J’ai adhéré début juin. Cela faisait longtemps que je voulais m’investir pour aider OSE utilement » complète Fabien Taché, 42 ans, père d’Enzo. Le prochain grand nettoyage se déroulera cet été, selon le même principe. Édouard espère obtenir encore plus de moyens pour venir à bout de cette décharge, dont il a fait un véritable challenge écologique. 

    S. Moroy

    www.oseonline.fr

  • La crème du piano à Lagny-sur-Marne

    La crème du piano à Lagny-sur-Marne

    LAGNY-SUR-MARNE – 19 pays représentés

    Les cinq finalistes récompensésLes 5 finalistes de la catégorie B. De gauche à droite : Arseni Sadykov,(Bielorussie)  Franck-Laurent Grandpré,(France), Filippo Gorini,(Italie) Danial Van Der Hoeven,(Pays-Bas) Anastasia Yasko, 23 ans (Russie).

    Toujours plus beau, toujours plus haut. La 7e édition du concours international de piano organisé, ce week-end, par l’association « Les rencontres du piano », en partenariat avec la Ville, a comblé de plaisir les mélomanes. Le jury était composé de Pascal Nemirovski, professeur à la Royal Academy of Music de Londres, Michel Beroff, professeur au CNSMD de Paris, Marie-Catherine Girod, professeur à l’école normale de musique de Paris, Béatrice Quoniam-Chauvel, directrice du concours international de piano de Lagny, Lise de la Salle, pianiste-concertiste, Natalia Trull, professeur au conservatoire Tchaïkovski de Moscou. Le niveau était, une fois de plus, très relevé et les jurés ont eu fort à faire pour départager les participants des 19 nationalités, dont la France. Six ont concouru dans la catégorie A (10-15 ans) et 27 dans la catégorie B (16-30 ans). Les filles étaient cette année en nette minorité puisque au nombre de 8 pour 19 garçons.

    Filippo Gorini, 19 ans, ItalieFilippo Gorini

    Franck-Laurent Grandpré, 23 ans, FranceFranck-Laurent Grandpré

    Candidat de la Corée du Sud Geunsu Shim, 25 ans (Corée du Sud) interprétant "Appassionata" de Beethoven.

    Chi-Hoi Cheunh, 20 ans, candidat chinoisChi-Hoi Cheunh, 20 ans, Candidat Chinois

    Dans le salon d’honneur de l’hôtel de ville, chaque candidat a interprété durant 20 minutes des morceaux de son choix. Bach, Beethoven, Chopin, Liszt, Mozart, Tchaïkovski, Rachmaninov, et d’autres grands compositeurs, ont ainsi ressuscité sous les doigts agiles des jeunes musiciens.

    Les membres du juryLes membres du jury, de gauche à droite : Béatrice Quoniam-Chauvel, directrice du concours international de piano de Lagny, Marie-Catherine Girod, professeur à l’école normale de musique de Paris, Pascal Nemirovski, professeur à la Royal Academy of Music de Londres, Natalia Trull professeur au conservatoire Tchaïkovski de Moscou et Michel Beroff, professeur au CNSMD de Paris, qui fera partie du jury du concours Tchaïkovski qui se tiendra à Moscou du 15 juin au 3 juillet..

    « Le concours de piano est devenu en quelques années un évènement incontournable de la vie latignacienne et du monde pianistique, référencé à la fédération mondiale des concours internationaux de prestige. Sur les 65 dossiers reçus, seulement 30 jeunes virtuoses ont été sélectionnés, tous issus des prestigieux conservatoires supérieurs d’Amérique du Nord, d’Asie, d’Australie et d’Europe » précise Béatrice Quoniam-Chauvel. « Ce soir, nous étions sur une autre planète avec ces artistes musiciens » a avoué dimanche, devant 230 personnes, le maire Jean-Paul Michel lors de la remise des prix.S. Moroy

    Catégorie A (10-15 ans)
    Premier prix (800 euros) : Tommy Jing Yu Leo, 14 ans (Singapour), 2e prix (stage à l’académie d’été de Tignes) : Magdalene Ho, 11 ans (Malaisie), 3e prix (300 euros) : Joachim Lim, 13 ans (Singapour).
    Catégorie B (16-30 ans)
    Premier prix (3000 euros) : Arseni Sadykov 25 ans (Biélorussie), 2e prix (1000 euros) : Danial Van Der Hoeven, 29 ans (Pays-Bas), 3e prix ex-aequo (500 euros) : Filippo Gorini, 19 ans (Italie) et Franck-Laurent Grandpré, 23 ans (France), Prix de la Ville (1000 euros) : Franck-Laurent Grandpré, Prix de l’association « Les Mûrs du son » (750 euros) : Danial Van Der Hoeven, Prix du public (500 euros) : Filippo Gorini, Prix des élèves (250 euros) : Filippo Gorini.

     Ecoutons Arseni Saykov….