Catégorie : 08 Bibliothèque de la Roseraie. Un titre, un auteur.

  • L’inconnu de la forêt, Harlan Coben

    L'inconnu de la forêyL'INCONNU DE LA FORÊT

    HARLAN COBEN

    BELFOND

    Vous ne savez rien de lui, il est pourtant votre seul espoir.
    Le maître incontesté du thriller vous emmène en balade sur le chemin d'une nouvelle insomnie… Prenez garde à ne pas vous perdre.

    WILDE.
    SON NOM EST UNE ÉNIGME, TOUT COMME SON PASSÉ.

    Il a grandi dans les bois. Seul.
    Aujourd'hui, c'est un enquêteur aux méthodes très spéciales.

    VOUS IGNOREZ TOUT DE LUI.

    Il est pourtant le seul à pouvoir retrouver votre fille et cet autre lycéen disparu.
    Le seul à pouvoir les délivrer d'un chantage cruel. D'un piège aux ramifications inimaginables.

    Mais ne le perdez pas de vue.

    CAR, DANS LA FORÊT, NOMBREUX SONT LES DANGERS ET RARES SONT LES CHEMINS QUI RAMÈNENT À LA MAISON.

    Né en 1962, Harlan Coben vit dans le New Jersey avec sa femme et leurs quatre enfants. Diplômé en sciences politiques du Amherst College, il a rencontré un succès immédiat dès la publication de ses premiers romans, tant auprès de la critique que du public. Il est le premier auteur à avoir reçu le Edgar Award, le Shamus Award et le Anthony Award, les trois prix majeurs de la littérature à suspense aux États-Unis. Depuis Ne le dis à personne… (2002) – récompensé du prix des lectrices Elle et adapté avec succès au cinéma par Guillaume Canet –, Belfond a publié vingt-un romans de Harlan Coben, dont Une chance de trop (2004 et 2015) et Juste un regard (2005 et 2017), tous deux adaptés en minisérie sur TF1. En 2018, il a développé les huit épisodes de la série Safe, avant de signer un contrat d'exclusivité avec Netflix pour l'adaptation de 14 de ses romans, en séries ou films, dont The Stranger / Intimidation, mini-série disponible en streaming depuis janvier 2020. Tous ses ouvrages sont également disponibles chez Pocket.

    Plusieurs romans de Harlan Coben ont été adaptés pour le cinéma (Ne le dis à personne, réalisé par Guillaume Canet en 2006) et pour la télévision : Une chance de trop (en 2015) et Juste un regard (en 2017), adaptés en mini série sur TF1.

    En 2018, Harlan Coben a développé les huit épisodes de la série Safe, avant de signer un contrat d’exclusivité avec Netflix pour l’adaptation de 14 de ses romans, en séries ou films, dont Intimidation, mini-série disponible en streaming depuis janvier 2020, et Dans les bois, disponible depuis juin 2020.

  • Cinq doigts sous le neige, Jacques Saussey

    Cinq doigts sous la neigeCINQ DOIGTS SOUS LA NEIGE

    JACQUES SAUSSEY

    COSMOPOLIS

    Une fête d'anniversaire.
    Une forêt enfouie sous la neige.
    Quinze jeunes coupés du monde.

    Marc Torres, écrivain à succès, vit seul avec son fils dans un immense domaine isolé dans les bois.
    Alexandre a été très perturbé par le décès de sa mère, cinq ans plus tôt. Plongé dans son travail pour tenter d'oublier la douleur du deuil, Marc ne l'a pas soutenu comme il l'aurait dû.
    Lorsque son fils lui demande l'autorisation d'inviter des amis chez eux pour son dix-huitième anniversaire, Marc ne peut refuser, même s'il craint les débordements des jeunes.

    Pendant la fête, le ciel se couvre très vite au-dessus des sapins noirs. Bientôt, la neige bloque les accès à la montagne et verrouille la quinzaine d'adolescents chez les Torres au cœur de la forêt silencieuse.

    Marc est inquiet. Alexandre est un garçon fragile. Il va devoir le protéger des autres, mais aussi de lui-même.

    À tout prix.

    Né en 1961, couronné de prix de lecteurs dont le Prix Coup de Cœur de Saint-Maur en Poche, Jacques Saussey livre un thriller inoubliable, à la terreur panique insidieuse et vous emmène sur le chemin d'une nouvelle insomnie… Prenez garde à ne pas vous y égarer.

    Cosmopolis est un label français sanctuaire de romans noirs, polars et thrillers, au pôle éditorial souverain dirigé par Holly Miller, Judith Schwaab et Emmanuelle Pardo.

  • Cinq doigts sous le neige, Jacques Saussey

    Cinq doigts sous la neigeCINQ DOIGTS SOUS LA NEIGE

    JACQUES SAUSSEY

    COSMOPOLIS

    Une fête d'anniversaire.
    Une forêt enfouie sous la neige.
    Quinze jeunes coupés du monde.

    Marc Torres, écrivain à succès, vit seul avec son fils dans un immense domaine isolé dans les bois.
    Alexandre a été très perturbé par le décès de sa mère, cinq ans plus tôt. Plongé dans son travail pour tenter d'oublier la douleur du deuil, Marc ne l'a pas soutenu comme il l'aurait dû.
    Lorsque son fils lui demande l'autorisation d'inviter des amis chez eux pour son dix-huitième anniversaire, Marc ne peut refuser, même s'il craint les débordements des jeunes.

    Pendant la fête, le ciel se couvre très vite au-dessus des sapins noirs. Bientôt, la neige bloque les accès à la montagne et verrouille la quinzaine d'adolescents chez les Torres au cœur de la forêt silencieuse.

    Marc est inquiet. Alexandre est un garçon fragile. Il va devoir le protéger des autres, mais aussi de lui-même.

    À tout prix.

    Né en 1961, couronné de prix de lecteurs dont le Prix Coup de Cœur de Saint-Maur en Poche, Jacques Saussey livre un thriller inoubliable, à la terreur panique insidieuse et vous emmène sur le chemin d'une nouvelle insomnie… Prenez garde à ne pas vous y égarer.

    Cosmopolis est un label français sanctuaire de romans noirs, polars et thrillers, au pôle éditorial souverain dirigé par Holly Miller, Judith Schwaab et Emmanuelle Pardo.

  • Journée internationale des droits des femmes. Les impatientes, Djaïli Amadou Amal

    Journée internationale des droits des femmes. Les impatientes, Djaïli Amadou Amal


    Les impatie tesLES IMPATIENTES

    DJAÏLI AMADOU AMAL

    COLLAS

    PRIX GONCOURT DES LYCÉENS 2020
    Finaliste du Prix Goncourt 2020
    Prix Orange du livre en Afrique 2019
    Prix de la meilleure auteure africaine 2019

    Trois femmes, trois histoires, trois destins liés.
    Ce roman polyphonique retrace le destin de la jeune Ramla, arrachée à son amour pour être mariée à l’époux de Safira, tandis que Hindou, sa sœur, est contrainte d’épouser son cousin. Patience !
    C’est le seul et unique conseil qui leur est donné par leur entourage, puisqu’il est impensable d’aller contre la volonté d’Allah. Comme le dit le proverbe peul : « Au bout de la patience
    il y a le ciel. »

    Mais le ciel peut devenir un enfer. Comment ces trois femmes impatientes parviendront-elles à se libérer ?

    Mariage forcé, viol conjugal, consensus et polygamie : ce roman de Djaïli Amadou Amal brise les tabous en dénonçant la condition féminine au Sahel et nous livre un roman bouleversant sur la question universelle des violences faites aux femmes.
    Née en 1975 dans l’extrême nord du Cameroun, Djaïli Amadou Amal est peule et musulmane. Mariée à 17 ans, elle a connu tout ce qui fait la difficulté de la vie des femmes au Sahel. Devenue écrivaine, Amal s’est affirmée en militante féministe à la tête de l’association « Femmes du Sahel » devenant ainsi « la voix des sans voix ». Lauréate du Prix Goncourt des Lycéens 2020 & Lauréate du Prix Orange Livre en Afrique 2019 pour son roman Les Impatientes, paru au Cameroun sous le titre Munyal ou les larmes de la patience, Amal est une des valeurs sûres de la littérature africaine et l’un des plus importants auteurs peuls du Sahel. Amal est publiée pour la première fois en France.

  • L’anomalie, Hervé Le Tellier

    L’anomalie, Hervé Le Tellier

    AnomalieL'ANOMALIE

    HERVÉ LE TELLIER

    GALLIMARD

    Prix Goncourt 2020

    "Il est une chose admirable qui surpasse toujours la connaissance, l'intelligence, et même le génie, c'est l'incompréhension."

    En juin 2021, un événement insensé bouleverse les vies de centaines d'hommes et de femmes, tous passagers d'un vol Paris-New York. Parmi eux : Blake, père de famille respectable et néanmoins tueur à gages ; Slimboy, pop star nigériane, las de vivre dans le mensonge ; Joanna, redoutable avocate rattrapée par ses failles ; ou encore Victor Miesel, écrivain confidentiel soudain devenu culte. Tous croyaient avoir une vie secrète. Nul n'imaginait à quel point c'était vrai.

    Roman virtuose où la logique rencontre le magique, L'anomalie explore cette part de nous-mêmes qui nous échappe.

    Membre de l'Oulipo, Hervé Le Tellier est l'auteur de plusieurs livres remarqués, parmi lesquels Assez parlé d'amour, Toutes les familles heureuses, Moi et François Mitterrand. Il a reçu en 2013 Le Grand Prix de l'humour noir pour ses Contes liquides.

    Critiques très variées, entre émerveillement, livre fabuleux, bouleversant, un délice, ovni littéraire….et beaucoup de "mais"… à vous de vous faire votre propre opinion… 

  • L’anomalie, Hervé Le Tellier

    AnomalieL'ANOMALIE

    HERVÉ LE TELLIER

    GALLIMARD

    Prix Goncourt 2020

    "Il est une chose admirable qui surpasse toujours la connaissance, l'intelligence, et même le génie, c'est l'incompréhension."

    En juin 2021, un événement insensé bouleverse les vies de centaines d'hommes et de femmes, tous passagers d'un vol Paris-New York. Parmi eux : Blake, père de famille respectable et néanmoins tueur à gages ; Slimboy, pop star nigériane, las de vivre dans le mensonge ; Joanna, redoutable avocate rattrapée par ses failles ; ou encore Victor Miesel, écrivain confidentiel soudain devenu culte. Tous croyaient avoir une vie secrète. Nul n'imaginait à quel point c'était vrai.

    Roman virtuose où la logique rencontre le magique, L'anomalie explore cette part de nous-mêmes qui nous échappe.

    Membre de l'Oulipo, Hervé Le Tellier est l'auteur de plusieurs livres remarqués, parmi lesquels Assez parlé d'amour, Toutes les familles heureuses, Moi et François Mitterrand. Il a reçu en 2013 Le Grand Prix de l'humour noir pour ses Contes liquides.

    Critiques très variées, entre émerveillement, livre fabuleux, bouleversant, un délice, ovni littéraire….et beaucoup de "mais"… à vous de vous faire votre propre opinion… 

  • JE ME SOUVIENS DE TOI, ANNIE..

    JE ME SOUVIENS DE TOI, ANNIE..

     
    A girardot
    JE ME SOUVIENS DE TOI, ANNIE…
     
    Le 28 février 2011, Annie Girardot décédait âgée de 79 ans à l’hôpital Lariboisière, à Paris. L’actrice souffrait depuis plusieurs années de la maladie d’Alzheimer, révélée au public par sa famille en 2006 et dont elle était devenue un symbole, après avoir accepté de se faire filmer pour le documentaire « Ainsi va la vie » de Nicolas Beaulieu, diffusé le 21 septembre 2008 sur TF1. Un documentaire bouleversant. Il fallait du courage pour le tourner, et encore plus pour prendre la décision de le montrer aux téléspectateurs. Ainsi, j’ai été frappé par le drame quotidien enduré par Annie que l’on voit constamment aidée et sollicitée par ses proches pour recouvrer quelques bribes de sa mémoire craquelée.
    Le diagnostic de sa terrible maladie avait été établi en 200. Et elle le connaissait. Certes, Annie Girardot n’est pas n’importe qui. Actrice préférée des Français, elle fut une véritable icône cinématographique, avec 50 ans de carrière et 217 films à son actif. Et quels films ! Elle a donné la réplique à Serrault, Blier, Galabru, Gabin, Delon, Noiret, De Funès, Piccoli, Cassel, Meurice, Ventura, etc. ; sous la direction de réalisateurs talentueux : Delannoy, Grangier, De Broca, Giovani, Zidi, Decoin, Lelouch, Jessua, Molinaro, Cayatte, Audiard… Souvenez-vous : le 2 mars 1996 au Théâtre des Champs-Elysées, à Paris, elle remerciait le public un César qu’on lui avait décerné (meilleur second rôle féminin dans « Les misérables » de Lelouch) après une (trop) longue absence devant les caméras. Elle avait pris la parole, émue : « Je ne sais pas si j’ai manqué au cinéma français, mais à moi, le cinéma français a manqué, follement, éperdument, douloureusement. Votre témoignage, votre amour me font penser que peut-être – je dis peut-être – je ne suis pas encore tout à fait morte ».
    Le malaise que l’on éprouve devant ce documentaire provient du fait que l’on ne s’attend pas à voir Annie Girardot incarner ce rôle de malade, dans ce qui semble être, hélas, sa dernière prestation devant une caméra. Car, que reste-t-il de quelqu’un qui perd tous ses repères et oublie ce qu’il est ? N’est-ce pas déjà une mort avant l’heure quand l’esprit a foutu le camp ? Imagines poignantes d’une grande actrice de 77 ans qui récite son texte à l’aide d’une oreillette dans laquelle on le lui souffle.
    Non, je ne veux pas garder cette image d’elle. Je me replonge dans ses films. Drôles, joyeux, vifs et nerveux, parfois graves, avec ce sens de la répartie qui la définissait si bien. C’est de cette Annie là dont je veux me souvenir. Du moins, vais-je essayer car c’est comme cela que je l’aimais.
    S. Moroy
     

    Annie girardotLA MÉMOIRE DE MA MÈRE

    GIULIA SALVATORI

    MICHEL LAFON

    - Maman, tu n'es vraiment pas gentille avec moi ! Un frisson m'a parcourue. Elle faisait des mots croisés sur la table de la cuisine et c'est à moi, sa fille, qu'elle s'adressait ainsi. Dehors resplendissait le ciel toujours bleu de Sardaigne… – Comment m'as-tu appelée ? – Maman, pourquoi ? – Mais maman… C'est toi ma maman !
     Depuis cette scène, avec amour, Giulia Salvatori accompagne sa mère sur les sables mouvants et arides du désert d'Alzheimer, où affleurent pour elle les souvenirs intimes du passé d'Annie Girardot.
    Dans ce livre, Annie Girardot est telle que nous ne l'avons jamais vue.
    Sa fille, Giulia, raconte sa mère : ses débuts, ses rencontres, ses amours, sa tendresse et puis, dans les années 1990, les premiers symptômes de la maladie d'Alzheimer…
    Au-delà du cri d'amour d'une fille à sa mère, Giulia Salvatori nous offre un témoignage sensible et émouvant ; un soutien pour tous ceux qui sont confrontés à cette maladie.
     
    Ainsi va la vie de Nicolas Beaulieu.

  • Sonia Dagotor : Une insomnie a changé sa vie

    Sonia Dagotor : Une insomnie a changé sa vie

    SoniaD
    Deux de ses romans ont été publiés aux éditions du Cherche Midi en mai dernier. Sonia Dagotor, 42 ans, fait partie de ces auteurs qui ont le vent en poupe parce que ses romans sont tout simplement dans l’air du temps. Entretien avec une autrice qui a su conjuguer son rôle d’épouse, de mère et de cadre dans la grande distribution, avec sa soif de l’écriture mais, surtout, qui avait envie de se prouver quelque chose.

    Sonia 2Sonia, vous avez commencé à écrire à l’âge de 34 ans et votre trilogie, “Épouse, mère et working girl”, publiée à compte d’auteur en 2013, a fait un tabac. Depuis, plus rien ne vous arrête. Qu’est-ce qui se passe ?

    Je ne sais pas si l’on peut dire qu’elle a fait un tabac. Ce qui est certain, c’est qu’elle a révolutionné ma vie. Atteindre cet objectif saugrenu d’écrire une trilogie lorsque la seule chose qu’on écrit sont des notes professionnelles était un défi personnel dénué de bon sens, surtout lorsqu’on est déjà débordée dans sa vie de tous les jours. J’ai eu un déclic lors d’une insomnie. Huit ans plus tard, je suis si fière de pouvoir clamer haut et fort que j’ai écrit neuf romans et deux nouvelles et que mes histoires ont touché plus de 250 000 lecteurs. C’est dingue ! Et en plus, j’y prends un plaisir fou. J’adore raconter des histoires qui font du bien, qui interpellent, interrogent, rassurent, bousculent, divertissent, surtout en ces temps bouleversés.

    Votre lectorat est majoritairement féminin. Est-ce à dire que les femmes se reconnaissent en vous ?

    Je suppose que oui mais il y a souvent un homme derrière chaque femme ou vice versa. Il n’est pas rare que les hommes m’écrivent pour me dire qu’ils ont passé d’excellents moments avec mes personnages. Et puis, il n’y a pas que des femmes dans mes livres, heureusement ! Il y a toujours un homme auquel on peut s’identifier : un père, un papi, un frère, un mari, un ami, un collègue…


    S’il est majoritairement féminin, c’est tout simplement parce que 65 % des lecteurs sont des lectrices [étude réalisée en 2015 par Statista]. Attention, je ne dis pas que les hommes ne lisent pas, je dis simplement qu’ils lisent d’autres choses. Par exemple, mon époux lit beaucoup, mais pas de romans. Quant aux miens, il a quelques titres en retard. C’est inadmissible, je trouve. Pas vous ? (Rires)

    On sent parfois chez vous un humour caustique à l’égard des hommes. Adepte de la guerre des sexes ? 

    Vraiment, je ne vois pas de quoi vous parlez (Rires). Je ne suis adepte d’aucune guerre. C’est l’art de vivre ensemble qui me fascine et j’aime m’amuser avec certains clichés. Je les trouve intemporels, parfois drôles. Je vis avec le même homme depuis vingt-deux ans alors vous imaginez bien qu’entre lui et moi, il y aurait de quoi raconter (Rires). D’ailleurs, il a le toupet de dire qu’il est ma muse. Et puis quoi, encore ! (Rires)

    Comment avez-vous vécu les deux confinements 2020 ?

    J’ai vécu le premier comme un ermite, terrée chez moi avec ma tribu. Je ne suis sortie que deux fois : la première pour descendre ma poubelle – j’ai cru que j’allais mourir asphyxiée par ma propre haleine à cause du masque – et la seconde, pour une promenade en famille après 20 heures lorsque plus personne n’était dans la rue.

    C’est mon mari qui faisait les courses, lavait les emballages tellement nous étions en pleine paranoïa. Mais je dois admettre qu’à part ses petits désagréments, sans oublier l’école à la maison qui m’a filé quelques cheveux blancs, je l’ai plutôt bien vécu. J’ai découvert que ma terrasse était ensoleillée malgré son exposition plein Nord et j’ai adoré appuyer sur le bouton pause. J’ai mis ma créativité au service d’autres activités : j’ai jonglé (oui, ne cherchez pas, il fut un temps où j’étais très sportive), j’ai cuisiné (j’ai même fait du pain) et j’ai chanté en karaoké pour amuser ma communauté. Malgré cela, on a eu une superbe météo, signe que je ne chante pas si faux (Rires).

    Sonia4Quant au deuxième confinement, quel confinement ? Pardon, mais dans mon esprit, c’est comme s’il n’avait pas eu lieu. Contrairement au premier, je suis sortie quotidiennement pour m’aérer l’esprit et me remettre de l’écriture intensive de mon roman… rédigé en quelques semaines. Et puis, les enfants étaient à l’école alors, il ne pouvait pas ressembler au premier.

    Malheureusement avec la Covid, mes deux livres publiés fin mai aux éditions du Cherche Midi n’ont pas reçu l’accueil que j’espérais en librairie. Tout le circuit a été perturbé. La bonne nouvelle pour moi, comme pour les autres auteurs, c’est que la lecture numérique a explosé grâce au premier confinement et l’un de mes deux romans, “Sortez-moi de là”, est arrivé deuxième meilleure vente sur Kobo, après Joël Dicker, et donc avant tous les autres auteurs best-sellers. Absolument incroyable, n’est-ce pas ! Comment pourrais-je oublier 2020 et l’ascenseur émotionnel qu’il m’a procuré ?

    Votre prochain roman “Le bonheur se cache parfois derrière les nuages” sera publié le 6 mai chez Robert Laffont. Pouvez-vous nous en dire quelques mots ?

    C’est l’histoire de Michel et Francine, un couple installé qui fête ses trente-neuf ans de mariage. A cette occasion, Francine organise une soirée en amoureux. Le couple se rend au théâtre puis dîne au restaurant. Alors que la pièce est hilarante, Francine en ressort bouleversée et passe tout le repas à repenser aux différentes étapes qui l’ont menée face à cet homme qui ne la regarde plus. A soixante-deux ans, Francine n’est pas heureuse. Quand l’amour a-t-il commencé à s’effriter ? Et si Francine se révoltait contre le temps qui passe ? Et s’il n’était pas trop tard pour choisir le bonheur ?

    Ce roman est très différent de tous ceux que j’ai pu écrire jusque-là. Moins drôle, mais plus profond. Ma plume évolue… en bien, j’espère ! Les lecteurs sauront me le dire. J’ai hâte et j’ai un peu peur aussi. On verra bien.

    Vous avez des liens très forts avec vos lecteurs : ils vous suivent sur les réseaux sociaux, se déplacent pour vous rencontrer sur les salons. Ces échanges vous inspirent ?

    Ils ne m’inspirent pas, ils me galvanisent. Créer du lien avec mes lecteurs est pour moi indispensable. Leurs retours, quels qu’ils soient, c’est mon carburant. Je réponds toujours aux messages qu’on m’envoie. C’est une sorte de récompense, de reconnaissance, de respect aussi. Et s’ils apprécient mon univers, je les invite à activer le bouche-à-oreille. Il s’agit de « la dagotorisation » : terme inventé par l’une de mes lectrices. Il s’agit de toutes les actions contribuant à promouvoir mon univers. Il existe aussi le verbe « dagotoriser », l’adjectif « dagotorisé(e) », le nom commun dagotoraddict(e) et j’en passe…

    Sonia3On s’amuse bien et c’est ce qui compte.  Comme dans mes livres, je veux que ma propre histoire inspire les autres, qu’elle les pousse à accomplir de grandes (et petites) choses, pourvu qu’elles leur fassent du bien. Quant aux salons, ça commence vraiment à me manquer. Ces rendez-vous me permettent de conquérir de nouveaux lecteurs. Pour l’instant, très peu se déplacent pour moi mais, ça viendra un jour, ça viendra ! Si bien qu’avec les mesures sanitaires, il faudra privatiser tout un stade de foot… C’est beau de rêver ! (Rires).

    Précisons à nos lecteurs que “Ceux qui s’aiment finissent toujours par se retrouver”, votre roman actuellement en librairie, sortira le 5 mai au Livre de Poche. De plus, il concourra pour le Prix des lecteurs 2021. Alors, bonne chance Sonia ! Serge Moroy

    Retrouvez Sonia Dagotor (et sa copine Insomnie) sur Facebook : www.facebook.com/SoniaDagotor

    Retrouvez ses ouvrages à la bibliothèque 

  • Arène, Négar Djavadi

    ArèneARENE

    NEGAR DJAVADI

    LIANA LEVI

    Benjamin Grossman veut croire qu'il a réussi, qu'il appartient au monde de ceux auxquels rien ne peut arriver, lui qui compte parmi les dirigeants de BeCurrent, une de ces fameuses plateformes américaines qui diffusent des séries à des millions d'abonnés. L'imprévu fait pourtant irruption un soir, banalement : son téléphone disparaît dans un bar-tabac de Belleville, au moment où un gamin en survêt le bouscule. Une poursuite s'engage jusqu'au bord du canal Saint-Martin, suivie d'une altercation inutile. Tout pourrait s'arrêter là, mais, le lendemain, une vidéo prise à la dérobée par une lycéenne fait le tour des réseaux sociaux. Sur le quai, les images du corps sans vie de l'adolescent, bousculé par une policière en intervention, sont l'élément déclencheur d'une spirale de violences. Personne n'en sortira indemne, ni Benjamin Grossmann, en prise avec une incertitude grandissante, ni la jeune flic à la discipline exemplaire, ni la voleuse d'images solitaire, ni les jeunes des cités voisines, ni les flics, ni les mères de famille, ni les travailleurs au noir chinois, ni le prédicateur médiatique, ni même la candidate en campagne pour la mairie. Tous captifs de l'arène : Paris, quartiers Est

    Négar Djavadi est romancière et scénariste. Elle a publié un orientale (2016), succès de librairie unanimement salué, traduit en une dizaine de langues. Avec Arène, elle donne un roman qui surpasse le meilleur des scénarios.

     

  • La familia grande, Camille Kouchner

    La familia grande, Camille Kouchner

    Familia grandeLA FAMILIA GRANDE

    CAMILLE KOUCHNER

    SEUIL

    « Souviens-toi, maman : nous étions tes enfants. » C.K.

    C'est l'histoire d'une grande famille qui aime débattre, rire et danser, qui aime le soleil et l'été.

    C'est le récit incandescent d'une femme qui ose enfin raconter ce qui a longtemps fait taire la familia grande.

    La critique de France Culture:

    "Alors que la parole se libère enfin sur les crimes incestueux, le livre qui a inauguré cette salutaire transformation, "La familia grande" de la juriste Camille Kouchner, est premier des ventes en non-fiction. Le signe d'une prise de conscience de grande ampleur.

    Difficile de résumer ou commenter un livre qui fait le récit d’un inceste, celui qui aurait été subi par Victor, le frère jumeau de l’autrice, par leur beau-père, le politologue Olivier Duhamel.

    La familia grande est un livre de malaise, comme une comédie bourgeoise provinciale (bien que ses protagonistes soient des guévaristes patentés, une ancienne maîtresse de Fidel Castro et un "french doctor" alors tiers-mondiste, père absent et silencieux). L’écriture n’est pas littéraire, le livre n’est même pas très bien écrit – c’est un récit plutôt chirurgical où les détails comptent. Sauf les détails  juridico-judiciaires, ce qui est étrange pour une juriste qui ne qualifie jamais vraiment les éléments du crime dont elle accuse son beau-père. « Peut-être », écrit-elle même d’une fellation dont elle laisse planer le doute : est-elle réelle ou supposée ? C’est sans doute la statut de sa parole (elle s’exprime au nom de son frère qui reste silencieux et n’entendrait pas porter plainte – les crimes ou délits en question sont de toute façon prescrits).

    Au-delà de cette question, le récit décrit bien la « liberté libre » de soixante-huitards pas du tout attardés ; ils passent très vite du « col Mao au Rotary Club », pour reprendre le titre d'un pamphlet qui a beaucoup à voir avec celui-ci. Les portraits d'Evelyne Pisier et de Bernard Kouchner, les parents de Camille Kouchner, sont fascinants, complexes et débordants d’amour. Tout est assez confus dans ce grand livre de la confusion comme dans cette « liberté libre » que les soixante-huitards s’autorisent avec leurs enfants sans pudeur et sans honte. Les enfants des soixante-huitards se reconnaitront à chaque page de ce beau livre, même s’ils n’ont pas connu l’inceste ou les soirées nudistes, sans culottes ni soutien-gorges ! " France Culture

    France culture

     La Familia grande est le premier livre de Camille Kouchner, maître de conférences en droit.