Auteur/autrice : Yvette

  • La grande aventure du Petit Far West

    La grande aventure du Petit Far West

    LE PIN – Passion galopante

    A 53 ans, Kadher Ikhlef peut s’enorgueillir d’avoir créé le centre équestre le plus moderne de France. Sa spécialisation en équitation western lui vaut aujourd’hui de recevoir des concours de haut niveau.

    Kader ira peut-être enfin aux USA en 2015 (Copier)Kader n’a jamais mis les pieds aux États-Unis. En 2015, il va peut-être pouvoir enfin réaliser son vieux rêve : aller au Texas, berceau du western.

    Né en Algérie, Kader Ikhlef débarque en France avec ses parents en 1962. A 4 ans, il dévore les westerns à la télévision : Josh Randall, les mystères de l’Ouest, John Wayne… « Cet animal majestueux, avec lequel on pouvait avoir une certaine complicité, me fascinait. Je suis monté pour la première fois à 5 ans sur un poney. C’était à Paris, lors d’un spectacle de Noël du cirque Bouglione ». A 13 ans, le voilà travaillant dans un petit ranch venu s’installer près de chez lui, à Rosny-sous-Bois (93). « L’équitation western était inconnue en France. Certains reconstituaient le mythe du ranch avec des chevaux de Camargue, l’importation d’espèces américaines étant interdite ». A 25 ans, il achète son premier cheval à la Garde républicaine. 

    A la force du poignet
    En 1992, il fonde le Petit Far West, au coeur du village de Le Pin, commence à travailler avec des chevaux de race quater-horse, qui arrivent enfin sur notre sol. Les choses sérieuses débutent en 2000 avec l’organisation de compétions officielles, arbitrées par de vrais juges. Trop à l’étroit, Kader acquiert en 2008 un terrain de 5 hectares en bordure de la D34 reliant Chelles à Claye-Souilly, dépose un permis de construire. « Florence Thorel, monitrice du poney-club, et moi, réunissons nos petites économies et notre courage pour monter le nouveau centre. Nous sommes aidés par quelques amis et de bonnes entreprises qui soutiennent notre projet ». Aujourd’hui, une équipe de 8 personnes encadre 525 cavaliers pratiquant le classique pour 70 % et le western pour 30 %. « Entre les deux, il y a une différence de culture, de chevaux, de matériel. Aux USA, on dit que l’équitation western est l’éducation du peuple, car très accessible » précise le dirigeant.

    Concours NRHA 2013 (Copier)Les grandes compétitions s'enchaînent tout au long de l'année. Ici le championnat de France reining NRHA 2013 (photo SM)

    Sophie Thalmann au PFW (mars 2011- photo SM) (Copier)Passionnée d’équitation western, Sophie Thalmann, ex-miss France 1998, est aujourd'hui 6 novembre au Petit Far West  tourner son émission TV : Sophie et cie (photo SM 2011).

    Sport, mais aussi loisirs
    Angelica Serio, responsable de l’événementiel au PFW depuis 2007, a fait son choix. « En classique, je ne m’y retrouvais pas. Les cours de Kader m’ont convaincue : l’aisance, les techniques, la confiance, les rapports avec le cheval western, me correspondent mieux ». Le centre dispose de 27 chevaux américains (17 pour l’école et 10 pour la compétition) sur un total de 80, dont certains en pension. Compétition, mais surtout plaisir, avec la possibilité d’effectuer de simples balades. L’équithérapie est même dispensée aux enfants souffrant d’un handicap par une monitrice diplômée d’Etat. « Faire découvrir l’équitation au plus grand nombre, c’est mon credo. La relation avec l’animal reste primordiale » insiste Kader. En juillet, le PFW a reçu, pour la première fois en France, le championnat d’Europe de reining. Du coup, un troisième manège couvert de 35 x 72 m a complété les installations déjà réputée du centre équestre francilien. « Le 30 mai 2015, nous organiserons un international voltige avec le club de Meaux dont fait partie Nicolas Andréani, champion du monde 2013 et 2014 » annonce l’homme à l’éternel stetson blanc (chapeau de cowboy), en dégainant un large sourire.

    S. Moroy

    Plus d’infos : www.parcequestrefrancilien.com 

  • Acquisitions octobre 2014

    Acquisitions octobre 2014

    P1150887 - Copie
    Charlotte,
    David Foenkinos

    Les grands, Sylvain Prudhomme

    Peine perdue, Olivier Adam

    L’écrivain national, Serge Joncour

    L’amour et les forêts, Eric Reinhart

    On ne voyait que le bonheur, Grégoire Delacourt

    Un ciel de coquelicots, Zoreh Ghareman

    Une main encombrante, Mankell

    Aux portes de l’éternité, Ken Folett

    Ravages, Louisa Young

    L’incolore Tsukuru Tazaki… Murakami Haruki

    Trente six chandelles, Marie Sabine Roger

    Le royaume, Emmanuel Carrère

    Et rien d’autre, James Salter

  • Un nouveau point de vente pour La Marne à Villevaudé

    Un nouveau point de vente pour La Marne à Villevaudé

    Le Petit Bordeaux (Copier)
    « Le Petit Bordeaux », café-brasserie situé au hameau de Bordeaux, au bord de la D86 menant à Lagny-sur-Marne, dispose depuis mercredi dernier d’un dépôt du journal La Marne (édition Marne-la-Vallée). L’établissement est tenu par Valérie Lenfant et Philippe Ghysens, un couple de cinquantenaires dynamiques qui ont tous deux entrepris une reconversion professionnelle. « Cela fait maintenant trois ans que nous sommes ici. Nous avons nos habitués, mais aussi de nombreux clients de passage. C’est pourquoi, il me semblait normal d’étendre notre gamme de services en leur proposant le journal La Marne pour les infos locales. Certains d’entre eux nous l’avaient d’ailleurs réclamé » confie Valérie. Outre les jeux de grattage et de tirage de la Française des Jeux, ainsi que la vente de tabac, les gérants proposent, du lundi au vendredi, deux plats différents chaque midi. La spécialité de la maison reste toutefois l’entrecôte, avec « des frites faites maison et non surgelées » se plaît à souligner Philippe, dont la cuisine est le second dada après le plaisir d’enfourcher sa moto. La brasserie comporte une salle de 40 couverts à l’intérieur, mais aussi une terrasse ombragée côté jardin, ressemblant à une riante petite guinguette où il est très agréable de s’installer quand il fait beau.

    S. Moroy

    Le Petit Bordeaux – 50 rue de Lagny 77410 Villevaudé – Tél : 01 60 26 20 01

  • Balade de bon goût à Carnetin

    Balade de bon goût à Carnetin

    Un marché qui fleure bon le terroir

    Sous un soleil radieux, les visiteurs sont venus nombreux à la 10e édition du marché rural organisée par Marne-et-Gondoire, dans le cadre de la semaine du goût. Dimanche 19 octobre, chacun a eu l’occasion de rencontrer des producteurs locaux et d’apprécier leurs produits : jus de pomme, confitures, miel, fromages, pains… Il était même possible de déguster le vin produit par l’association du vignoble du coteau de Thorigny.

    Vannerie d'autrefois (Copier)
    « Comme la plupart des communes alentour, Thorigny disposait de vignes, environ 75 hectares, avant que le phylloxéras ne les décime. On retrouve d’ailleurs deux pampres sur le blason de la ville. L’association a vu le jour en 1989 avec le replantage de 119 pieds. La première récolte a eu lieu en 1992, effectuée par les scolaires. Depuis, ils sont associés à l’entretien des vignes et aux récoltes car ça leur plaît beaucoup » précise Sylviane Fallet, présidente de l’association qui compte 25 adhérents. Et l’un d’entre eux, Pierre Lebon, d’ajouter « c’est un cépage champenois, pinot noir, qui donne du blanc. Il est sec, fruité et titre 10° d’alcool ».

    Forgerons (Copier)
    Les enfants ont pu confectionner leurs propres pizzas avec la farine du moulin Russon, situé à Bussy-Saint-Georges, au cœur de la vallée de la Brosse. « On étale la pâte avec un rouleau à pâtisserie et on la dispose sur un papier sulfurisé. On étale dessus de la sauce tomate, on garnit avec du jambon et du gruyère râpé, avant de faire cuire au four pendant 20 minutes à 210°» résume Doriane, 13 ans et demi, de Thorigny. La compagnie Samu (Section artistico musicale d’urgence), dont le siège est à Pierrefitte-sur-Seine (93), a égayé le centre-ville avec ses balcons bavards.

    Balcons bavards (Copier)
    Des voisins arrivent d’on ne sait où et grimpent sur un escabeau pour rejoindre leur chez-eux, un mini-balcon suspendu à 3 m de haut dans la rue, pour discuter de tout et rien avec les passants. 

    L’art rejoint l’environnement
    Au bout d’une allée privée, mais accessible pour l’évènement, Jéode exécute une toile à l’aide de bombes aérosol.

    Jéode devant sa fresque (Copier)
    « Cet été, à la demande d’un couple d’habitants, j’ai réalisé une fresque murale dédiée à leurs parents, Georges et Désirée Thévenard. Elle représente des vendanges en 1922, scène que j’ai restituée grâce à une carte postale ancienne. Les visages sont l’oeuvre de Stéphane Hauton, artiste de Chanteloup-en-Brie, car trop fins pour l’aérosol » explique l’artiste. La défense de l’environnement était représentée par Les amis de Carnetin, association créée en 1973 pour lutter contre la décharge des produits Roussel-Uclaf. « Notre but est de protéger notre cadre de vie en préservant l’environnement. Nous avons 90 adhérents, ce qui pour un petit village de 450 habitants comme le nôtre est important. Nous nettoyons les chemins et restons attentifs à la décharge de la Sofrat, implantée en zone naturelle classée » explique Michel Bernard, son vice-président. 

    S. Moroy

    www.marneetgondoire.fr

    www.lesamisdecarnetin.org 

  • Un salon très craquant

    Un salon très craquant

    CLAYE-SOUILLY – Salon du chocolat et de la gourmandise

     

     

    Atelier gourmand
    Que l’on soit adepte du fondant ou du craquant, difficile de résister au 5e salon du chocolat organisé durant le week-end du 11 octobre par la société des fêtes et d’animation de la Ville, au gymnase des Tourelles. « Cette année, nous avons 10 participants, tous artisans chocolatiers, dont certains venus de loin. Parmi eux, Mickaël Azouz, de Vesoul (Saône-et-Loire), champion du monde 1989. Beaucoup plus proche, Cédric Tostain, notre chocolatier de la rue Jean-Jaurès » s’amuse Julien Boussange, adjoint en charge de la jeunesse, des sports et des associations. « Le pavé de Claye, c’est ma spécialité. Il est composé d’un palais d’amande mélangé avec de la noisette pure, de la crêpe bretonne et de la fève de cacao broyée » confie justement à un client Cédric Tostain. Âgé de 32 ans, il mesure 2 mètres et son regard bleu-horizon trahit sa passion, notamment pour la sculpture d’objets élégants (montre, sac, escarpin) en chocolat. « Cela fait deux ans que je suis installé en centre-ville. Avant, j’ai travaillé 12 ans chez un grand chocolatier parisien. Je n’utilise que des produits de première qualité et une teneur de 70 % en cacao ». Des œuvres des membres de La palette clayoise sur le thème du chocolat étaient exposées, ainsi que des livres, mis à disposition par la médiathèque de l’Orangerie et consultables sur place. 
    Un bien-être corporel 
    Mais le chocolat n’est pas uniquement réservé au palais. Il peut être employé pour masser les pieds, les mains, le dos. « Le beurre de cacao contient des antioxydants naturels. C’est une matière grasse possédant des vertus adoucissantes, nutritives et hydratantes. La vitamine E présente dans le cacao adoucit aussi la peau » explique Léa Sarthou, 19 ans, en apprentissage BP à l’institut Guinot, à Paris. « C’est la première fois que je viens à ce salon. Je suis ici pour déguster et acheter. Je suis également intéressée par des soins en chocolat et j’ai pris les adresses » avoue Catherine, 58 ans, résidant à Fresnes-sur-Marne. La chambre des métiers et de l’artisanat du 77 informait les jeunes sur les métiers de la boulangerie et de la pâtisserie, via les filières proposées au sein de ses trois centres CFA (Centre de formation en alternance) de Meaux, Melun et Saint-Germain-Laval. La valeur n’attendant pas le nombre des années, les enfants ont endossé tablier blanc et toque de chef pour participer aux ateliers de Corinne Alaga, ancienne pâtissière qui a fondé sa société de cours de cuisine à Provins. Il s’agissait pour les jeunes apprentis de confectionner une recette fantaisie qu’ils ont pu déguster. Et le mot de « la faim » revient à Inès, une Clayoise de 5 ans, qui a affirmé que « le chocolat, c’est trop bon ! ».
     

     

    S. Moroy

     

    Bon à savoir

    Le cacao contient 3 types de substances contre les caries : les tanins qui inhibent le développement des microbes, le fluor qui renforce l’émail, les phosphates qui limitent l’acidité. Aucune étude médicale n’atteste que le chocolat favorise l’acné chez lez jeunes. Enfin, consommé avec modération, il ne fait pas grossir.

     

  • Choeur-Résonance, du romantisme à l’église de Claye Souilly

    Choeur-Résonance, du romantisme à l’église de Claye Souilly

    Choeur Résonance au complet
    Dans le cadre des échanges musicaux qui lui sont chers, Chœur-Résonance, le chœur des portes de la Brie, a invité la Musikalische Werkstatt, un chœur de femmes allemand fondé en 2001 à Idar-Oberstein, ville située en Rhénanie-Palatinat.

    Cheour femmes allemand
    « Les rencontres musicales sont très importantes, tant sur le plan humain que musical » a déclaré Joëlle Rocher, présidente de la chorale clayoise. Grâce à la très bonne acoustique de l’église Saint-Étienne, les auditeurs ont pu apprécier, dans la soirée du samedi 4 octobre, toute la beauté grandiose de quelques chants sacrés et populaires, tirés du répertoire romantique de grands compositeurs, tels Edvard Grieg, Félix Mendelssohn, César Franck, Schubert, Schumann et Brahms. Le concert s’est terminé en apothéose avec l’interprétation, par les deux chorales réunies, de « Let there be Peace on Earth » de Jill Jackson Miller et Sy Miller. « Un message de paix de circonstance dans ce monde qui connaît bien des troubles en ce moment » a conclu Michel Henrie, prêtre de la paroisse. Chœur-Résonance donnera un concert de Noël avec le chœur l’Oiseau-Lyre de Senlis (60), dimanche 14 décembre à 17 h, en l’église de Dammartin-en-Goële.

    S. Moroy

    Plus d’infos : www.choeur-resonance.com

  • Villevaudé, Une matinée pour échanger des bons plants

    Villevaudé, Une matinée pour échanger des bons plants

    Marie-Françoise et Michèle Pélabère (Copier)

    Sylvie (Copier)

    Valérie et Nicolas (Copier)
    A l’initiative de l’association Villevaudé… Demain, une bourse aux plantes s’est tenue, samedi 4 octobre, dans le parc de la Roseraie. Bulbes de dahlia, rhizomes d’iris, pots de bégonia, fuchsia, fraisier, des groseilliers, de la sauge, des graines de rose trémière, zinnia, belle de jour, genêt, maupertuis, œillet d’Inde et des glaïeuls coupés ; ces derniers provenant de la Serre de Montjay-la-Tour. « Le principe d’une bourse aux plantes est très simple : chacun apporte ce qu’il a dans son jardin pour l’échanger avec son voisin. Conseils et astuces sont également bienvenus » précise Marie-Françoise Pian, vice-présidente de l’association qui compte une quarantaine de familles comme adhérents. Avec Pierre Huguenin et Monique Mazoyer, elle est à l’origine, en octobre 2004, de la création de Villevaudé… Demain dont le but est de protéger et défendre l’environnement sur la commune. Des panneaux rappelaient les différentes actions entreprises sur ses 10 ans d’existence, notamment des visites et actions de sensibilisation destinées aux scolaires et aux adultes, comme le défrichage du parc de la Roseraie, des ateliers de jardinages sur le terrain du Grimpet, des rallyes pédestres… Du 22 au 30 novembre, l’association participera à la semaine européenne de la réduction des déchets. Elle s’associera avec la communauté de communes Plaines et Monts de France qui propose gratuitement l’adoption de poules. Le gallinacé peut en effet manger jusqu’à 150 kg de déchets organiques par an et pond, en moyenne dans le même temps, 200 œufs. De plus, son fumier est un excellent engrais naturel.

    Sauver le bois Gratuel
    Forte du succès du collectif qu’elle a créé en octobre 2011 et qui a permis de sauver un tronçon de l’aqueduc de la Dhuis que la mairie de Paris, son propriétaire, voulait vendre à Placoplatre, l’association va mener un autre combat. « Le carrier maintient son projet d’extraction de gypse à ciel ouvert sur le bois Gratuel, au lieu de le faire en cavage comme dans le Val-d’Oise. Or, ce bois de Villevaudé est traversé par l’aqueduc de la Dhuis qui fait partie intégrante du corridor écologique reliant la Seine-Saint-Denis et la Seine-et-Marne. C’est inadmissible et nous allons nous mobiliser à nouveau pour sauver le bois ».

    S. Moroy

    Plus d’infos : www.villevaude-demain.com

  • L’Ukraine à chœur

    L’Ukraine à chœur

    Choeur1 (Copier)
    Claye-Souilly – Concert à l’espace Malraux

    Dans le cadre du festival de musique de Claye-Souilly, Chœur-Odyssées a reçu, dimanche 28 septembre à l’espace André-Malraux, le chœur Zhayvir, de Poltava, ville de 300 000 habitants, située entre Kiev et Kharkov. « Je suis heureuse d’accueillir un chœur provenant d’un pays qui traverse des troubles en ce moment puisqu’il vient d’Ukraine. C’est un chœur que j’ai rencontré l’année dernière, à Saint-Pétersbourg, où il participait à un festival. Il aurait dû venir en avril, mais cela n’a pu se faire. Ils sont là ce soir et c’est important pour nous » a déclaré Marie-Hélène Caspar, présidente du festival et directrice artistique de la chorale clayoise. Crée en 1989, la formation ukrainienne a participé à plus de 250 concerts dans différentes régions d’Ukraine, mais aussi à l’étranger.

    Choeursoliste (Copier)
    Devant des membres de l’ambassade d’Ukraine à Paris, de Jean-Luc Servières, premier adjoint du maire, et de Séverine Brouet-Huet, adjointe à la culture, Chœur-Odyssées a interprété quatre chants, avant de céder la scène à ses invités. Les trente choristes slaves, sous la direction de Victorya Yemetz, ont alors livré à leur auditoire des chants populaires, ainsi que des œuvres lyriques de compositeurs ukrainiens. Le concert s’est achevé sur la chanson d’Édith Piaf  « Sous le ciel de Paris » interprétée… en ukrainien. Le public a été enthousiasmé par la richesse du répertoire, la fraîcheur des chants et la puissance des voix. A la fin du concert, lors de la traditionnelle remise des cadeaux aux chefs de chœur respectifs, la chorale clayoise a été invitée à Poltava, en avril prochain. Pour le concert de Noël qui aura lieu le 30 novembre à l’espace Malraux, Chœur-Odyssées invitera Pluricanto, un chœur d’hommes alsacien.

    S. Moroy

    Plus d’infos : www.festivalclaye.fr

  • Villevaudé Solidarité, les bikers se mobilisent pour un enfant malade

    Villevaudé Solidarité, les bikers se mobilisent pour un enfant malade

    La place du hameau de Bordeaux a connu, samedi 20 septembre, une effervescence inhabituelle. A l’initiative des gérants du café-brasserie "Le petit Bordeaux", exposition de voitures anciennes et baptêmes en Harley-Davidson étaient organisés avec le concours du club HD Le plaisir France-Arizona, dont le siège est à Brie-Comte-Robert, et l’association "A la recherche des autos perdues", située à Guermantes. Le but était de réunir des fonds pour des soins destinés à Ewen, un enfant de 20 mois résidant à Saint-Ouen-en-Brie, victime du syndrome de Lesch-Nyhan (maladie génétique rare). « Le milieu biker est un milieu qui n’est pas celui que l’on croit. Il sait se mobiliser pour des causes nobles dès que l’on fait appel à lui » tient à préciser Philippe Ghysens, patron de la brasserie organisatrice. « Nous concilions notre plaisir de la moto avec les causes du cœur. Pour 2014, six actions en faveur d’enfants malades sont ainsi organisées par nos quatre sections au sein de la France. Des clubs de motards des environs, comme les Loners de Lagny et les Templiers de Melun, mais aussi des motards individuels, dont certains du Pas-de-Calais, se sont joints à nous pour cette journée, et je tiens à les en remercier particulièrement » ajoute Jean-François Naudey, président-fondateur de HD Le plaisir France-Arizona. En février 2015, il a pour projet de réserver la salle des Merisiers pour organiser une soirée blues, toujours au profit du petit Ewen.

    A le trike de Moumoune alias Lady RiderLe trike de Moumoune, alias Lady Rider, arrive sur la place de Bordeaux pour enchaîner un autre baptême.

    Comme Bardot en Harley-Davidson
    Et les nombreux visiteurs, enhardis par un temps radieux, ne se sont pas fait prier pour effectuer des baptêmes en Harley. « C’est super ! On est dans un autre monde. On se retrouve propulsé dans les années 60, avec la chanson de Brigitte Bardot, besoin de personne en Harley-Davidson, dans les oreilles » s’enthousiasme Cécile, 50 ans, une fois descendue de la Harley 1450 cm3 de Ptitpierre, un biker d’Enghien-les-Bains (95). « Je réside à Bezons, dans le Val-d’Oise, et j’ai une Daelim 125 cm3. Mon copain, qui habite à Mauperthuis, près de Coulommiers, possède une Harley, mais elle est monoplace. Aujourd’hui, c’est l’occasion d’essayer le trike. Et en plus c’est pour une bonne cause » confie Edith Langlais, 47 ans, tout en sanglant son casque. « Outre son côté solidaire et sympa, cette initiative originale est bienvenue pour animer le village. De plus, les organisateurs sont des amis et je suis là à titre personnel pour leur donner un coup de main afin que tout se passe bien » reconnaît Denis Logghe, adjoint au maire en charge de la sécurité. 

    S. Moroy

  • Le Pin, exposition sur un village en 1914

    Le Pin, exposition sur un village en 1914

    Par un bel été, soudain la guerre

    2 août 1914, la moisson bat son plein. Les premières gerbes dorées se dressent dans les champs. Tout à coup, un roulement de tambour. On s’interroge du regard. Les enfants entourent le garde-champêtre. Le tocsin retentit. Les femmes pleurent. Une silhouette bleue sort de la mairie. C’est un gendarme de Claye-Souilly venu placarder un ordre de mobilisation générale.

    Organisée par l’association Loisirs et Culture, une expo retrace depuis samedi la vie quotidienne des Pinois durant le premier conflit mondial. Le village comptait alors 409 habitants et 125 électeurs. A sa tête, le maire Delacourt avec un seul adjoint et 8 conseillers municipaux.  La mairie est alors située rue du Château, juste au dessus de l’unique salle de classe. C’est l’instituteur qui assure le secrétariat de la mairie.

    Classe 1914Les trois chevilles ouvrières de l'exposition. De gauche à droite : Monique Mazoyer, Lucette de Grenier et Christiane Gourdon.

    « Lorsque je suis arrivée ici, en 1960, on m’avait parlé de tranchées près de la Dhuys. Cela a aiguisé ma curiosité » confie Lucette de Grenier, présidente de l’association, lors du vernissage. Férue d’histoire locale, elle entreprend alors des recherches. Les registres communaux font état d’un cantonnement de poilus, du 1er novembre 1914 jusqu’en 1921. Des cartes postales de soldats mentionnent le séjour de différents régiments de plusieurs compagnies. Enfin, des télégrammes, dont certains signés par Gallieni, confirment l’existence d’un camp retranché. « Le Pin aurait fait partie du camp retranché de Paris qui formait une seconde ceinture avec les forts de Vaujours, Chelles, Villiers et Champigny. Car la grande crainte à l’époque était que Paris soit envahi après la guerre de 1870 » explique Lucette de Grenier. Outre les 22 panneaux sur les évènements ayant marqué les Pinois, des objets d’époque (vaisselle, outils, jouets, livrets militaires, médailles…), une tenue de zouave, un uniforme bleu-horizon de poilu et celui d’un écolier. Ces trois costumes proviennent de l’écomusée du Moulin de Moulignon tenu par Michel Cheverry, à Messy. Le maire a salué « le dynamisme et la volonté des bénévoles à monter cette exposition », ajoutant que « les expositions relatant ce passé doivent être encouragées pour ne pas oublier». Compte tenu de son grand intérêt, Sylvie Fassier a également souhaité que celle-ci soit prolongée pour permettre aux Pinois et aux élèves de la visiter plus à loisir.

    S. Moroy