Auteur/autrice : Yvette

  • Salon du chocolat : un salon très craquant

    Salon du chocolat : un salon très craquant

    Claye-Souilly

    Hors de question pour les gourmets et gourmands de louper le salon du chocolat qui s’est tenu au gymnase des Tourelles, durant le week-end du 8 octobre. Un rendez-vous incontournable qui en a fait craquer plus d’un.

    « 2016 est un bon cru puisque, pour cette 7e édition, nous avons treize chocolatiers, un apiculteur et un biscuitier » précise Julien Boussange, adjoint municipal et coordinateur de l’événement, avec Michel Minotte, président de la Société des fêtes de la Ville, organisatrice du salon. Certains exposants sont venus de loin et la plupart ont été primés au salon du chocolat de Paris, voire même d’un titre prestigieux, tel Mickaël Azouz, de Vesoul (Saône-et-Loire), champion du monde 1989.

    Cuillères et roses en chocolat

    Claye 13Le bouquet de roses en chocolat réalisé par Cédric Tostain pour la Saint-Valentin 2015. Devant son succès, l’artisan a décidé d’en faire un produit permanent

    Beaucoup plus proche, Cédric Tostain, 34 ans, chocolatier clayois, qui s’est installé en 2012 avenue Jean-Jaurès. « J’ai travaillé douze ans chez un grand chocolatier parisien. Je n’utilise que des produits de première qualité et une teneur de 70 % en cacao. Cette année, parmi mes nouveautés, j’ai un praliné aux pistaches. Elles sont caramélisées et broyées très finement, avant d’être mélangées avec du chocolat ». Cédric aime particulièrement travailler les objets : montre, sac, Smartphone, crayons de couleurs, bouquet de roses… « Je fais aussi des cuillères que l’on peut mélanger dans le chocolat chaud. La cuillère fond, donc pas besoin de faire la vaisselle » s’amuse le chocolatier.

    Bon et bio à la fois

    Claye 9    Antoine et Jessica derrière leur stand de chocolat 100 % bio, Cœur de choc.

    Antoine Marchon et Jessica Daugeron sont venus de Montigny-sur-Loing avec leur chocolat pur beurre cacao, présenté sous forme de plaquettes fines. Un produit naturel, garanti sans lécithine, gluten, arôme ou conservateur, qui a obtenu le label Ecocert (certification des produits issus de l’agriculture biologique). « Nous avons créé notre société, Cœur de choc, en début d’année. Elle succède à LN-Création, entreprise fondée par ma mère qui avait élaboré quatorze recettes. Nous utilisons exclusivement du chocolat 100 % bio provenant de la République Dominicaine via le commerce équitable, car nous sommes très respectueux des produits et de la planète » explique Antoine.

    Quand l’Histoire se déguste

    Claye 14                 Jérôme Lepinay et l’une de ses spécialités, Les pavés de Lagny.

    Jérôme Lepinay, 43 ans, chocolatier à Lagny-sur-Marne depuis dix-sept ans, est à l’origine de la création du salon du chocolat clayois. Sur son étal, l’une de ses spécialités : Les pavés de Lagny. « C’est en fait un rocher revisité, c’est-à-dire un praliné amande-noisette, avec des écorces d’orange et une pointe de gingembre ». La boîte affiche une belle lithographie sur la fontaine du centre-ville. « A l’intérieur de la boîte, j’ai retracé, à ma façon, l’histoire de la ville. Lagny est une cité historique, qui a son cachet, et j’avais à cœur de le représenter sur mon produit » justifie Jérôme.

    Tombée dedans toute petite

    La chambre des métiers et de l’artisanat de Seine-et-Marne informait ses visiteurs sur les métiers de pâtissier via ses trois centres CFA (Centre de formation en alternance) de Meaux, Melun et Saint-Germain-en-Laval. L’IMA du pays de Meaux a ouvert ses portes en septembre 2015 et se veut un pôle d’excellence professionnelle. Astrid Quiban, 17 ans, y suit une formation alternée en 2e année, option pâtisserie. « Mon père est boulanger-pâtissier. Après le CAP, j’aimerais faire une mention dans le chocolat, la confiserie et la glace ».

    Claye 11Julien Boussange et Michel Minotte admirent la sculpture en chocolat réalisée par Béatrice Blot, professeur à l’IMA de Meaux.

    Claye 12Thomas donne des conseils à Astrid pour la décoration de son œuf. Tout est à base de chocolat.

    Cette année, le pôle alimentation du CFA connaît un vif engouement auprès des jeunes. « C’est la rançon des émissions culinaires que l’on voit à la télévision. On explique aux apprentis qu’il est important de continuer à se professionnaliser après le CAP. Cela leur apporte bien sûr un perfectionnement dans le métier, mais aussi des atouts supplémentaires qui leur permettront de pouvoir prétendre à plusieurs postes au sein de l’entreprise » complète Thomas Buvat, formateur en boulangerie à l’IMA de Meaux

    Apprendre à pâtisser

    Mais le stand qui a connu le plus de succès était celui de Corine Alaga, ancienne pâtissière qui a exercé pendant onze ans, avant de créer en 2011 sa société de cours à Provins : Les tabliers gourmands. 

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    Claye 7     A la fin de l’atelier, les enfants ont tous reçu un diplôme d’apprenti chocolatier.

    Les enfants ont revêtu toque et tablier blancs pour participer aux douze ateliers de trente minutes, animés par Corinne durant le week-end. « Le but est de faire travailler les enfants sur la motricité fine. Tout en s’amusant, ils travaillent la matière et la sentent. Ils construisent surtout quelque chose qu’ils vont pouvoir manger puisqu’il s’agit de pâte à sucre, d’amande ou de chocolat, ce qui est d’autant plus sympathique  » commente Corinne, qui dispense des animations culinaires dans les écoles d’Ile-de-France. 

    Mignons à croquer

    Claye 10   Les bijoux d’Arlette n’ont pas laissé indifférent… même s’ils ne se mangeaient pas.

    Autre fantaisie, mais qui ne se mangeait pas, les petits bijoux de la Mitryenne Arlette Chevret, 67 ans, auto-entrepreneuse depuis 2013. « C’est à base de pâte Fimo. Je la travaille, la passe au four et la vernis. Je réalise aussi des bijoux en toutes matières, des modèles uniques, sur demande et pour type d’évènement. Aujourd’hui, c’est évidemment sur le thème du chocolat ». Elle exposera à nouveau ses créations au marché de Noël de Dammartin-en-Goële, dimanche 10 décembre.

    Massage au chocolat

    Claye 8                      Catherine effectuant un massage du dos en cabine

    Mais le chocolat n’est pas réservé uniquement au palais. Il peut également servir à masser le dos, les pieds et les mains. « Le beurre de cacao contient des antioxydants naturels. C’est une matière grasse possédant des vertus nutritives, hydratantes et protectrices. La vitamine E, présente dans le cacao, adoucit aussi la peau » souligne Catherine. La séance durait quinze minutes pour dix euros et la Clayoise, qui exerce depuis six ans, était la seule à pratiquer cette activité relaxante, sur fauteuil ou en cabine pour le massage du dos. 

    Claye 15L’espace détente aménagé pour les visiteurs était décoré d’œuvres des membres de la Palette clayoise, sur le thème du chocolat.

    Prochains événements organisés par la Société des fêtes de Claye-Souilly :

    La bourse aux jouets et aux vêtements, dimanche 30 octobre, de 9 h à 18 h, gymnase des Tilleuls. Tarif exposant : 10 euros le mètre, tables et chaises fournies. Buvette et restauration sur place.

    Inscription par mail :

    societedesfetes.clayesouilly@hotmail.com

    Soirée années 80, vendredi 25 novembre, à partir de 21 h, espace André-Malraux. Ouvert à tous, entrée 10 euros.

  • Pyrale du buis: du nouveau pour lutter contre ce fléau?

    Grâce aux pièges, aux traitements au Bacillus thuringiensis (Bt), nous menons un combat permanent contre la pyrale du buis.  Pour une lutte encore plus efficace  essayons les Trichogrammes.

    Ce sont des micro-hyménoptères (< 1 mm) parasitoïdes d’œufs: La femelle pond ses oeufs dans ceux du ravageur, ce qui les détruit et empêche la naissance des chenilles. Ils s’attaquent aux oeufs de pyrale du buis (Cydalima perspectalis), papillon responsable de la destruction des buis .

    Pour en savoir plus, cliquez sur le lien  

  • Le Pin, festival équestre Paribérique

    L’élégance à tout crin

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    Le premier festival équestre Paribérique s’est tenu au parc équestre francilien (Le petit Far West) durant le week-end du 16 septembre. Il s’agit d’un championnat de dressage exclusivement réservé au cheval ibérique, qu’il soit de pure race espagnole ou pur sang lusitanien, c’est-à-dire portugais.

    2« L’engouement pour nos magnifiques chevaux espagnols et portugais est croissant. Si depuis huit ans, les MCI (Masters du cheval ibérique) mettent en valeur nos chevaux en Ile-de-France, il fallait plus encore : créer un véritable événement mêlant équitation sportive et ludique aux portes de Paris. C’est ainsi qu’est né Paribérique. Dans un contexte économique très difficile, particulièrement pour l’élevage, il semblait nécessaire d’offrir une nouvelle dynamique » explique Jean Gouëllo, directeur de Paribérique et président de Cheval-animations, association créée dans l'Yonne en mars 2016. Plusieurs disciplines, comprenant des défilés modèle et allure, figures imposées et reprises libres en musique, ont permis aux nombreux spectateurs d’apprécier la grâce et la beauté des chevaux, tout comme le talent des cavaliers et le port altier de leurs costumes.

    Une discipline récente

    C’est en 1997 que le dressage des chevaux espagnols et portugais a vu le jour dans le sud de la France, grâce à des cavaliers passionnés par ce type de chevaux, leur histoire, leurs aptitudes et leur grande complicité avec l’homme.

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    La compétition, soumise aux mêmes règles que celles de la fédération française et internationale des sports équestres, est évaluée par des juges officiels. « La beauté, la grâce, l’osmose cheval-humain, la virtuosité et la témérité, sont des qualités qui sont prises en compte » poursuit Jean Gouëllo. Serge Moroy

  • Acquisitions septembre 2016

    Les tout premiers romans de la rentrée littéraire sont en bibliothèque … d'autres ouvrages suivront dans le courant du mois… Le choix sera difficile !!! N'hésitez pas à venir nous donner votre avis.

    En attendant des informations plus précises, notez les dates de la rentrée littéraire des médiathèques de l'Orangerie de Claye Souilly, Elsa Triolet de Villeparisis, et de la bibliothèque de la Roseraie de Villevaudé:

    Samedi 19 novembre à 18h30 à l'Espace Malraux - Claye

    Samedi 26 novembre à 10h30 à la médiathèque Elsa Triolet – Villeparisis

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    La valse des arbres et du ciel, Jean Michel Guenassia

    Soyez imprudents les enfants, Véronique Ovaldé

    Au commencement du septième jour, Luc Lang

    Monsieur Origami, Jean Marc Ceci

    Les bottes suédoises, Henning Mankell

  • Rentrée des associations à Villevaudé

    Rentrée des associations à Villevaudé

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    Cette année, Villevaudé…demain, association de défense de l’environnement, a innové en lançant, samedi 3 septembre, un concours de confitures amateur. Nombreux ont été ceux qui ont envié les jurés.

    Concours de confiture

    Villevaude9Les  jurés du concours meilleure confiture amateur : Jacques Cocquelet, Valérie Bureau, Sylvie Gilardin et Caroline Léger.

    Villevaude11Les 3 confitures retenues. De gauche à droite les pots n° 10 (fruits rouges mélangés), n° 15 (catégorie création) et n° 2 (fruits de saison).

    Villevaude10Pascal Pian, maire de Villevaudé, ne peut résister à la tentation de goûter les confitures sélectionnées par le jury.

    Seize pots ont été déposés dans la matinée. Les quatre jurés ont mis du temps à départager les lauréats des trois catégories retenues : création, fruits rouges mélangés, fruits de saison. L’aspect, l’odeur, la flaveur (odeur et goût d’un aliment), la texture en bouche, ont été leurs critères d’évaluation. Pour préserver l’anonymat des candidats, les pots étaient numérotés.

    Villevaude13Maïssa, 14 ans, gagnante de la meilleure confiture dans la catégorie création, va recevoir son prix des mains de Valérie Bureau.

    Ce sont les pots n° 15 de Maïssa Chebourou, confiture à base de fraise et de mangue (catégorie création), n° 10 (catégorie fruits rouges mélangés) de Corinne Bernard et n° 2, confiture à base de prunes cupolet (catégorie fruits de saison) d'Annie Delavier, qui ont été finalement sélectionnés. Annie Delavier a reçu un bon d’achat de 30 euros à la serre de Montjay-la-Tour et les deux autres participantes un bon de 20 euros.

    L’idée prend racine

    Une bourse aux plantes était également initiée par l’association Villevaudé… Demain. « C’est notre 5e bourse aux plantes. Le principe est très simple. Il s’agit d’échanger des conseils, des plantes, des graines, des boutures et des astuces. Il y a aussi un marché artisanal avec du miel, des fromages de chèvre, de l’huile d’olive, de la bière du grand Morin, du jus de pomme et cidre briard » précise Marie-Françoise Pian, la présidente.

    Son association se mobilisera dans le cadre de la semaine européenne de la réduction des déchets qui aura lieu du 19 au 27 novembre. « Nous renouvellerons l’opération d'adopter des poules, lancée en 2014 avec la Communauté de communes Plaines et Monts de France, qui propose gratuitement deux poules par foyer. Il y aura aussi une distribution de compost par le SMITOM ». Elle rappelle qu’une poule peut manger jusqu’à 150 kg de déchets organiques par an et pondre 200 œufs dans le même temps.

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    Villevaude3Echange de graines de cucurbitacées, passiflore, encolie, aloe-vera, volubilis, rose trémière. Et parmi les plantes : sauge, plantes grasses, iris jaune et violet, anémone chinoise…

    8 villevaude4Franck Foucher, Villevaudéen de 25 ans, exerce le métier d’apiculteur depuis 5 ans. Il possède plus d’une centaine de ruches.

    Villevaude6Exposition de cidre et jus de pomme de la récolte de Bruno Barré, producteur à Coulommes (près de Meaux).

    Villevaude7Christophe Malizia fait déguster sa bière Grand-Morin, produit 100 % terroir qu’il brasse depuis juin 2014 à Dammartin-sur-Tigeaux. Il a reçu fin 2015 le prix de la créativité (Seine-et-Marne éco-attitude), décerné par la CCI du 77.

    Villevaude5L’association Seine-et-Marne environnement sensibilisait les visiteurs au travers d’une exposition sur le jardinage au naturel.

    Des pinceaux et des bidons

    Tonneaux
    Devant la salle des Merisiers, des bidons métalliques attendaient les enfants. Ils ont pu donner libre cours à leur inspiration en peignant les grands bidons qui, installés sur les chemins de la commune, serviront de poubelles. « Il faut aussi faire le tri et éviter de gaspiller les feuilles car, pour les fabriquer, on coupe les arbres » glisse Auriane, 8 ans. Se sentant subitement une âme de peintre, quelques parents n’ont pas hésité à prendre, eux aussi, un pinceau.

    Associativement vôtre

    Dans la salle des Merisiers, une dizaine de stands a accueilli les visiteurs. Randonnées avec l’association De la Dhuys à l’Ourcq, bien-être et détente avec la pratique du tai-chi-chuan et les disciplines proposées par la FRAV (Familles rurales à Villevaudé) qui embrassent le judo, l’aïkido, les arts plastiques, le baby-gym, la danse (contemporaine, break danse, hip-hop) et le fitness.

    10 aljOn s'inscrit à la zumba avec l'association Loisirs Jeunes

    9 bibLa bibliothèque de la Roseraie

    11 atelierL'Atelier Créatif
    Atelier
    Villevaude12La FRAV
    Villevaude8Démonstration de danse contemporaine de la classe enfants, dirigée par Solena Cheny.

    Exploitation du gypse sur la commune

    PIG 2
    La carrière de Le Pin-Villeparisis alimente en gypse l’usine Placoplatre de Vaujours, premier site mondial de l’industrie plâtrière. Exploitée sur le secteur de Bois-le-Comte, ses réserves s’épuisent. Placoplatre souhaite exploiter en carrière à ciel ouvert les secteurs du Bois Gratuel et des Mazarins, situés à l’est de la carrière actuelle, donc sur Villevaudé. « Les effets néfastes de l’exploitation par tirs de mine, les risques de mouvement de terrain et les incidences sur les milieux naturels n’ont pas été retenus par l’autorité environnementale lors des deux précédentes enquêtes. Elle considère qu’il n’y a pas d’incidences notables sur l’environnement et la santé humaine » regrette Marie-Françoise Pian. Aussi, invite-t-elle les habitants à exprimer leurs avis dans le registre d’enquête publique, tenu en mairie de Villevaudé jusqu’au samedi 1er octobre, sur la mise en conformité du POS (Plan d’occupation des sols) avec le PIG (Plan d’intérêt général) pour exploiter les bois de Gratuel et des Mazarins. S.Moroy

    www.villevaude-demain.com

  • 818 jours, François Salvaing

    818 jours, François Salvaing

    818 jours818 JOURS

    FRANCOIS SALVAING

    ÉDITIONS DU SIROCCO

    818 jours d'exil furent imposés par la France au Sultan du Maroc, du 20 août 1953 au 16 novembre 1955. Sidi Mohammed ben Youssef, moins malléable qu'on ne l'avait pensé en le choisissant pour succéder à son père, est déposé par le « Protecteur » et aussitôt éloigné avec sa famille proche, en Corse puis à Madagascar. Le roman suit jour après jour les tribulations d'un souverain qui doute de jamais revenir dans son pays et au pouvoir. Pourtant, son refus opiniâtre d'abdiquer, sa lointaine relégation et le nationalisme grandissant dans son pays lui confèrent bientôt une popularité accrue. Mêlant imaginaire et Histoire, l'auteur part sur les traces de l'exilé, ce « Mohammed » qu'on lui a appris, enfant, à considérer comme un ennemi, et d'un regard nouveau dessine un portrait inédit de l'homme derrière le souverain. Il fait vivre en même temps au lecteur, sur fond de Quatrième République française en bout de course, la chronique haletante de ces jours qui sonnent la fin du régime du Protectorat au Maroc.

    Né à Casablanca, longtemps journaliste à L'Humanité, François Salvaing est l'auteur de nombreux romans, dont Misayre ! Misayre ! (prix du Livre Inter 1988) et Parti (grand prix de la SGDL 2000). 818 jours fait écho dans son œuvre au diptyque constitué par le roman Casa (2003) et la chronique Raoul, portrait de mon père en Français d'Empire (2004), qui emprunte à cette même source du passé, son « pays natal ».

    Disponible à la bibliothèque

  • Le torpillage du vapeur « Balkan » le 16 août 1918

    Le torpillage du vapeur « Balkan » le 16 août 1918

    Le balkan
    Avec le torpillage du vapeur Balkan au large de Calvi par un sous marin allemand l'UB 48 du KL Wolfgang STEINBAUER, la Corse était frappée directement par la guerre à quelques kilomètres de ses côtes.

    Le drame qui a coûté la vie à 400 des 519 passagers du navire s’est joué dans la nuit du 15 au 16 août 1918, à 1h15 du matin, à une quinzaine de kilomètres du rivage, dans l’axe de la presqu’île de la Revellata.

    « Sous-marin de surface à tribord ».

    L’alerte répercutée par le matelot de veille au commandant du navire brise le silence de la nuit et se perd dans le ronronnement des machines.

    La violente explosion est presque simultanée, touché par une torpille par le travers, le paquebot se brise en deux et coule en moins d’une minute.

    Balkan vincentiAucun moyen de secours n’a pu être déclenché. Seuls sept radeaux détachés du bateau flottent pour les cent deux survivants – dont douze membres d’équipage – qui ont pu échapper aux tourbillons générés par le naufrage (…)

    C’est finalement à 10 heures du matin que deux hydravions aperçoivent les signaux de détresse.

    Les secours peuvent enfin être déclenchés.

    A cinq kilomètres des côtes, les rescapés sont recueillis par une vedette à moteur. Plusieurs d’entre eux seront admis à l’hôpital chirurgical de Calvi avant d’être rapatriés sur Bastia sur un torpilleur

    Le navire mixte voile et vapeur armé par la compagnie marseillaise Fraissinet avait été réquisitionné pour l’acheminement du courrier et des passagers sur la ligne Bastia Marseille.

    Il avait quitté Marseille le 15 août avec le Pelion, courrier d’Ajaccio ; les deux navires faisaient route tous feux éteints sous escorte. A minuit, le Balkan avait quitté le convoi.

    A son bord, environ 300 militaires permissionnaires, 150 civils, hommes, femmes et enfants et 52 membres d’équipage. De nombreux balanins périrent à quelques kilomètres de chez eux.

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    En 1999, au nord de la ville, face à la Revellata, la commune de Calvi a fait ériger un mémorial dédié aux victimes dont le souvenir est encore présent dans de nombreuses familles.

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    Corse matin 17 août 2006,  J M Vincenti

    Source : Centre maritime, Charles Finidori, service patrimoine de la ville de Calvi

    Dans le bullletin paroissial de l'Ile Rousse d'octobre 1918, l'abbé Martelli relate ce douloureux événement

  • Le Pin, Jean-Paul Véron a raccroché son tablier

    Le Pin, Jean-Paul Véron a raccroché son tablier

    Tranche de vie ► Le boucher prend sa retraite

    Après 51 d’activité, Jean-Paul Véron, 65 ans, a raccroché son tablier samedi 23 juillet. La nouvelle a secoué le village où le boucher était très apprécié.

    81962-1963, classe de CM1 devant la mairie. Jean-Paul est au 2e rang, au centre, chemise à carreaux (il baisse les yeux).

    Une aventure familiale

    Boucher depuis l’âge de 14 ans, Jean-Paul repoussait chaque fois l’échéance. Mais cette fois, l’heure fatidique de la retraite a bel et bien sonné. Il avait repris en 1988 la boutique ouverte en 1947 par son père. En 1999, Philippe, son fils âgé de 18 ans, l’avait rejoint dans l’aventure familiale comme charcutier-traiteur. Une belle complémentarité s’était vite installée entre leurs métiers.  

    Le bon goût de la tradition

    « Nous ne proposions que des pièces de choix labellisées : le boeuf d’Aubrac, l’agneau du Quercy, le porc fermier de Vichy, le veau du limousin élevé sous la mère. Il m’arrivait d’acheter des bêtes de concours à la chair généreuse, plus goûteuse et tendre » souligne Jean-Paul. Car dès qu’il le pouvait, il fréquentait les fêtes agricoles fleurant bon la France, ses coutumes et traditions. Notamment la transhumance, période estivale durant laquelle les bovins sont conduits sur les hauts plateaux de l’Aubrac pour y paître l'herbe grasse. Après avoir reçu leurs prix, ils étaient vendus aux enchères et le boucher en remportait quelques-unes. Il ramenait alors de belles bêtes qui faisaient le bonheur de ses clients pendant trois semaines.

    Le vrai secret

    « Je confectionnais chaque jour des charcuteries à partir de porc fermier. Nos clients raffolaient de notre boudin noir, primé au concours international de charcuterie 2003, de notre fromage de tête, de notre saucisse sèche… Le secret réside dans le choix de la viande, dans le savoir-faire traditionnel et, surtout, dans le fait que nous laissions le temps faire son œuvre, développant saveurs et arômes » explique Philippe. Dans l’arrière-boutique, les saucisses restent ainsi dans l’étuve durant une semaine, avant d’en passer deux autres dans le séchoir. Crudités et pâtisseries trônaient également dans la vitrine. « Tout était préparé avec des produits frais. Nous utilisions de vrais œufs et du beurre de Lésigny pour nos gâteaux » renchérit Philippe. L’art subtil et délicat d’un authentique savoir-faire se retrouvait au final dans l’assiette, pour le plus grand plaisir des clients.

    « La plupart sont devenus des amis »

    Même prévenus de son départ, ces derniers ont du mal à se résigner. Certains venaient de loin : Paris, Cergy-Pontoise, Maisons-Alfort, L’Isle-Adam Villeneuve-Saint-Georges, La Ferté-sous-Jouarre, Meaux…

    Sans-titreParmi les derniers clients, Caroline et Lucas, un jeune couple villevaudéen

    « Je connais la boucherie Véron depuis tout petit. Cette semaine, on a un peu la larme à l’œil » avoue Lucas, 27 ans, un Villevaudéen. David, 36 ans, réside à Courtry. « Depuis quelques années, je viens ici une fois par semaine. On se console en pensant qu’on le reverra de temps en temps pour l’apéro ». Des clientes se penchent au-dessus du comptoir pour lui faire la bise et Jean-Paul a reçu plusieurs invitations, y compris au restaurant. Un voile traverse tout à coup ses yeux bleus. « Des liens se sont créés et la plupart de mes clients sont devenus des amis » sourit-il, surpris et ému par tous ces témoignages spontanés. « Je viens chez lui deux fois par semaine. J’apprécie la qualité de ses produits et sa découpe de la viande » confie Stéphanie, une Clayoise de 42 ans. Liliane et Jeannot, un couple de retraités villeparisiens, donnent leur avis. Net et sans appel. « De toute façon, si l’on voulait de la bonne viande, c’est ici qu’il fallait venir ! ». Herveline, cliente depuis 34 ans, reste songeuse. « Ça fait bizarre de savoir qu’il arrête. J’ai connu Philippe quand il faisait ses premiers pas dans la boutique ».

    Un enfant du village

    En 1960, Lucette de Grenier prend ses fonctions comme directrice de l’école des filles au Pin. Elle se rappelle sa première rencontre avec Jean-Paul. « Juliette, ma collègue, me dit : regardez donc ce beau garçon. Ne trouvez-vous pas qu’il a une tête de boucher ? Je suis sûre qu’il sera boucher comme son père ». Elle se souvient aussi d’un excellent élève en calcul mental, très sensible, qu’elle avait accompagné à Claye-Souilly pour son certificat d’études. « Dans la voiture, il était mort de frousse ». L’ancienne directrice, férue d’Histoire, ajoute que Jean-Paul est issu, de par sa mère, d’une très vieille famille du village, les Petitpas. « J’ai retrouvé un Petitpas en 1794. Il était vigneron ».

    Plus qu’un métier, une passion

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    5Jean-Paul prenait les commandes pour les buffets et banquets qu'il préparait avec son fils.

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    « La boucherie, c’est ma vie, ma passion, je n’ai connu que ça. Dès 12 ans, j’accompagnais mon père à l’abattoir » justifie Jean-Paul. Deux fois par semaine, il se levait à 2 h 30 du matin. Destination Rungis pour choisir les plus belles carcasses qu’il désossait ensuite soigneusement à la pointe du couteau.

    7Juin 2014, dégustation devant la boutique. Philippe Véron et Yves Taupin, venu en renfort de Meaux, s’activent derrière leurs pierrades. 

    En 2012 et 2014, il avait lancé des dégustations gratuites. « C’était un pari. Mes clients n’avaient de cesse de me demander de leur faire une dégustation de mes produits ». Devant la boutique, Philippe avait alors laissé libre cours à ses talents culinaires : filets de poulet marinés à la sauce tomate-basilic, filets de caille et de coquelet marinés, râbles de lapin à la provençale, saucisses au cantal, côtes de porc au miel et au citron… Des effluves alléchantes couraient le long de la rue de Chelles.

    Passer à autre chose

    Avec ses deux fils et deux petits-enfants, le nouveau retraité est bien entouré. « C’est une page qui se tourne. Ma mère et lui sont fatigués, ils doivent se reposer. On l’emmènera à la pêche, il promènera son chien, un husky de trois ans, qui l’adore. Et puis, il pourra toujours venir m’aider au restaurant si le cœur lui en dit » souffle Philippe, qui reprend en décembre un restaurant à Beauvoir-sur-Mer (Vendée), à 58 km de Nantes.

    10Damiao va succéder à Jean-Paul. Il est venu, samedi, lui rendre visite pour son dernier jour d’activité. 

    La boutique rue de Chelles rouvrira jeudi 25 août. Ce sera la boucherie de Damiao, du prénom de son repreneur, 49 ans, qui exerçait à Claye-Souilly et continuera dans la boucherie traditionnelle. Après des vacances bien méritées durant lesquelles il fêtera, le 5 août, ses 65 ans, Jean-Paul a promis de venir lui donner un coup de main. Sa façon à lui de ne pas rompre brutalement avec 50 ans de passion et de garder contact avec ses anciens clients. S.Moroy


    2On ne verra plus le logo de la boucherie Véron dans la rue de Chelles.

    3Une génisse remportée par Jean-Paul en mars 2014, à Laguiole (Aveyron).

    9Le boucher a conservé les plaques d’excellence des bêtes qu’il proposait à ses clients.

     

  • Balade au parc aux papillons de la Prée

    Balade au parc aux papillons de la Prée

    Promenade avec Mathilde dans le parc aux papillons de la Prée, à Claye Souilly.

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