Auteur/autrice : Yvette

  • Le sac à dos de Pierre Cajelot

    Précy-sur-Marne ► Voyage

    Pierre cajelot - Copie
    Pierre Cajelot a publié son premier livre, ‘’Mondes parallèles’’. Vous n’y trouverez pas de photos de couchers de soleil sur les gratte-ciel new yorkais ou la baie d’Halong, mais le témoignage pur et dur d’un globe-trotter sur le développement personnel par le voyage.

    Concilier deux mondes

    Pierre Cajelot, 30 ans, est Mosellan d’origine. Il réside depuis six ans en Seine-et-Marne, plus précisément à Précy-sur-Marne depuis 2015. Son métier est de construire et entretenir des terrains de sport. Mais le voyage reste sa grande passion, son monde parallèle, d’où le titre de son ouvrage puisqu’il lui faut concilier les deux aujourd'hui. « J’ai choisi d'autoproduire mon livre pour être sûr de pouvoir y retracer mes expériences, dont certaines sont parfois très dures, et ne pas avoir les mains liées avec un éditeur ».

    Pour guérir de ses blessures

    « A l’âge de six ans, j’étais déjà un grand rêveur et j’aimais regarder les cartes de géographie » glisse Pierre. Il voyage d’abord avec ses parents avant de se lancer en 2011, seul avec son sac à dos et pendant quatre mois, sur les routes de l’Amérique du Sud.

    De tous ses voyages accomplis par la suite, il en tire un autre regard sur le monde. « En découvrant d’autres cultures, j’ai appris aussi à me connaître moi-même. Ce livre était aussi pour moi une thérapie nécessaire afin de me permettre de guérir de mes blessures ».

    Par pudeur, l’auteur n’en dira pas plus mais, outre la fin d’une belle histoire d’amour, on perçoit une souffrance sur l’indifférence de ses contemporains quant aux problèmes de la planète. « Il y a vraiment une transition à mettre en place. Le virage est à faire maintenant voire dans les cinq ans, sinon il sera trop tard » admet Pierre, qui a suivi avec beaucoup d’attention la Cop21.

    Un homme de défi

    Outre le développement personnel qu’il a entrepris, Pierre est un sportif de haut niveau (cyclisme et arts martiaux). Dans ses pérégrinations, il recherche systématiquement l’extrême et la difficulté car « c’est dans ces moments-là que l’on se construit». Il reconnaît d'ailleurs que ses plus belles expériences sont celles où il en a le plus bavé.

    Sortir des sentiers battus

    L’auteur précyen entend militer activement pour un monde plus juste et solidaire. Aussi propose-t-il également une conférence gesticulée. Il s’agit d’une forme scénique mêlant témoignage et audioviuel. « Dans cette démarche, il y a forcément une connotation sociale, politique et économique. J’arrive sur scène avec mon sac à dos en chantant l’hymne du Kilimandjaro. Ensuite, je raconte ce qu’est le voyage hors des sentiers battus en glissant des sujets d’actualité, comme les migrants, le bio-mimétisme… »

    Méditer avec des moines

    C'était inévitable : Pierre prépare à nouveau son sac à dos. Il partira samedi 3 décembre pour un mois en Thaïlande, au Cambodge et à Singapour. « L’idée est de revoir des anciens amis, mais surtout d’accomplir une retraite d’une semaine dans un temple bouddhiste pour étudier cette philosophie et cette sagesse qu’ils ont en eux ».

    Le globe-trotter tente de se résumer dans un sourire : « En fait, mon bonheur, c’est de courir après le bonheur ».

    Livre de Pierre Cajelot
    ‘’Mondes parallèles’’, 98 pages, est disponible au prix de 15 euros sur le site de Pierre. Sur chaque vente, un euro est reversé à Macha’k Wayra, une association qui aide un petit village bolivien situé sur les hauts plateaux de la Cordillère des Andes. S. Moroy

    www.pierreenvadrouille.com

  • Acquisitions décembre 2016

    Les rayons des enfants et tout petits se sont enrichis de nombreux ouvrages ce mois-ci… De nouvelles collections vont également compléter les rayons des plus grands… IMG_5085

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  • Villevaudé… Demain a lancé, samedi 26 novembre, l’opération « adoptons des poules »

    Villevaudé ► Adopter une poule pour réduire ses déchets

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    Dans le cadre de la semaine européenne de réduction des déchets initiée par l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), l’association Villevaudé… Demain a lancé, samedi 26 novembre, l’opération « adoptons des poules » avec la CCPMF (Communauté de communes Plaines et Monts de France) qui en propose gratuitement.

    Pourquoi adopter une poule ?

    Une poule peut manger jusqu’à 150 kg de déchets organiques et pondre, selon les races, 260  œufs par an. De plus, son fumier, constitué par le mélange de litière et d’excréments, est un excellent engrais naturel. Après une petite information sur le gallinacé assurée au Mille-club, 34 familles sont reparties avec deux poules pondeuses chacune, de couleur rousse (race shaver), âgées de 18 semaines et vaccinées. Venue avec ses grands-parents, Mathilde, 7 ans et demi, a déjà baptisé les deux siennes. « Elles s’appelleront Mathilde et Emma, le prénom de ma sœur ».

    Les bons conseils de l’éleveur

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    Olivier


    « Les poules ont besoin de 15 % de protéines. Il faut toujours leur donner des graines, mais surtout des déchets. Plus vous leur donnerez de déchets et moins elles mangeront de graines » a précisé Raphaël Paquet, employé de l’élevage François-Dano, aviculteur à Villemareuil. « Elles n’aiment pas le froid, les grosses chaleurs et l’humidité. Elles peuvent vivre dehors, bien sûr, mais évitez surtout les courants d’air dans leur abri car une poule peut s’enrhumer » ajoute Raphaël. Pour les vermifuger, il préconise de mettre, une fois par mois, une cuillère à café de vinaigre pour 5 litres d’eau minimum. Graines et eau toujours à disposition seront, si possible, suspendues pour éviter d’attirer les rongeurs.

    Les vertus du compost

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    Distribution de poules, mais aussi de compost issus des déchets verts récoltés sur l’ensemble du territoire de la CCPMF. L’engrais naturel,provenait de la plateforme de traitement du SMITOM basée à Monthyon. « Le compost est un fertilisant naturel. 10 kg de compost valent 100 kg de fumier. A l’automne, on l’utilisera pour amender la terre » a expliqué Jérôme Papegaye, ambassadeur de tri à la CCPMF.

    Faire son compost soi-même

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    Jérôme proposait également un composteur plastique gratuit, moyennant l’inscription à une petite formation qui sera dispensée ultérieurement. Le compostage permet d’alléger en moyenne de 30 % le poids des ordures ménagères, d’améliorer la fertilité du  sol et de produire un amendement naturel, économisant ainsi l’engrais. On peut y mettre des épluchures de légumes fruits, coquilles d’œufs, marc de café et sachets de thé, feuilles mortes, plantes vertes et fleurs fanées, gazon sec, tailles de haie, essuie-tout, cendres de bois. A éviter viande, poisson, os, charbon et matériaux non organiques (plastique,  verre, métal, gros branchages, herbes grainées, coquillages).

    Sensibiliser par tous les moyens

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    « L’association Villevaudé… demain a été créée en 2004, suite à la problématique des carrières. Nous avons lancé de nombreuses actions pour la défense de l’environnement et privilégions également la sensibilisation, comme par exemple cette opération d’adoption de poules que nous reconduisons tous les deux ans »  confie Marie-Françoise Pian, présidente de l’association.

    A titre informatif, elle conseille deux films sortis récemment : ‘’Demain’’, qui aborde des solutions alternatives au niveau mondial et ‘’Qu’est-ce qu’on attend ?’’, film de Marie-Monique Robin. Ce dernier évoque un petit village alsacien engagé dans une démarche de transition vers l’après-pétrole pour réduire son empreinte écologique. « C’est un excellent exemple concret de ce qui peut être réalisé localement » poursuit-elle. S. Moroy

    www.cc-pmf.fr

    www.villevaude-demain.com

  • Rentrée littéraire 2016

    Affiche
    Samedi 19 novembre à l'Espace Malraux de Claye Souilly: Les médiathèques de l'Orangerie de Claye Souilly, Elsa Triolet de Villeparisis, et la bibliothèque de la Roseraie de Villevaudé ont fait leur Rentrée littéraire…

    1De gauche à droite: Nathanaël (Orangerie) Bernadette (E Triolet) Muriel (Orangerie) Barbara (Roseraie) Stéphanie (E Triolet)

    P1060833Arthur

    Bernadette Anguille sous roche Anguille sous roche, d'Ali Zamir: Quelque part dans l'océan Indien, une jeune femme se noie.

    P1060821Sur cette terre, de Davide Enia (prix du premier roman étranger): Palerme, années 1980. Comme tous les garçons de son âge, Davidù, neuf ans, fait l’apprentissage de la vie dans les rues de son quartier.

    14 juillet14 juillet, d'Eric Vuillard: 1789, les émeutiers prennent d'assaut la prison de la bastille

    Barbara présente 7e jourAu commencement du 7e jour, Luc Lang: une trilogie qui nous emmène de Paris au Havre, des Pyrénées à l'Afrique Noire 

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    Barbara vous présente les 4 ouvrages qu'elle a sélectionnés

    Voici venir les rêveurs

    Voici venir les reveursTout comme son héros Jende, Imbolo Mbue est originaire du Cameroun.Elle quitte son pays natal pour faire ses études aux Etats-Unis.

    L'histoire commence en 2007 à New York au tout début de la crise des supprimes.

    Pour Jende, New York est le rêve américain par excellence. Il espère avoir une vie meilleure avec sa femme Neni et leur fils. En attente de leur régularisation, Jende décroche un job de chauffeur pour un riche banquier de Wall Street. Malgré leur différence, une complicité va se nouer entre ces deux familles jusqu'au moment de la crise de 2008 qui touchera de près les deux hommes.

    Les personnages sont très attachants, c'est une belle leçon de courage et de dignité. La fin est surprenante et je vous laisse la découvrir.

    Dieu n'habite pas la Havane

    Dieu n'habiteLe nouveau roman de Khadra nous transporte à Cuba du temps de Fidel Castro.

    Juan del Monte, chanteur de rumba de 59 ans, enflamme tous les soirs le cabaret Buena Vista. Mais un soir, après une de ses représentations, Pedro, le directeur, lui annonce que c'est fini, le cabaret vient d'être vendu à un riche étrangère.

    Du jour au lendemain, Juan se retrouve sans engagement. A la recherche continuelle du cachet, il va croiser la jeune Mayensi, de 35 ans sa cadette et succombe sous son charme.

    Cependant, les agissements et le mystère qui entoure la jeune fille menacent leurs rapports…

     

    Monsieur Origami

    Monsieur origamiA l'âge de 20 ans, le maître Kurogiku quitte le Japon pour retrouver une belle jeune femme qu'il n'a entre aperçue qu'une fois et dont il est tombé amoureux. Au bout d'un long périple, il s'installe dans une ruine en Toscane. Il va y poursuivre une vie d'ermite durant 40 ans. Il vivra de sa passion, le washi. Le washi est le papier artisanal japonais servant à la réalisation des origamis.

    Sa vie de méditation et de contemplation va être bousculée par l'arrivée de Caspar. Ce jeune horloger rêve d'inventer la montre la plus sophistiquée ayant les mesures de temps les plus complexes. Hormis le fait que ce soit un roman très court, on apprend énormément de choses  sur l'utilisation du washi.

    Mais croyez-moi, toute belle chose a sa part d'ombre.

    C'est une ode à la lenteur et au temps qui passe. Une belle parenthèse dans notre monde où tout va de plus en plus vite.

    Au commencement du 7ème jour

    Au commencementCe roman est une trilogie qui nous emmène de Paris au Havre, des Pyrénées à l'Afrique Noire. Nous suivons Thomas, jeune Squadra, marié, 2 jeunes enfants, une belle maison, un travail passionnant. Sa vie bascule un soir avec l'appel de la gendarmerie qui lui annonce l'accident de sa femme.

    Mais pourquoi Camille était-elle sur cette route?

    Thomas va essayer de comprendre ce qui s’est passé.

    La deuxième partie nous entraîne dans les Pyrénées, retour aux sources avec son grand frère Jean qui a repris l'exploitation familiale. On sent qu'il y a un secret de famille qui a toujours été dissimulé au petit frère. Thomas n'obtiendra pas de réponses de Jean

    Le livre se termine en Afrique où Thomas retrouve sa grande sœur Pauline, médecin humanitaire et c'est cette sœur qui éclairera Thomas sur l'histoire familiale.

    Très beau roman, c'est mon coup de cœur de la rentrée.

    La bibliographie et présentation des 87 ouvrages sélectionnés pour cette rentrée  est à votre disposition à la bibliothèque dans un  livret réalisé par les bibliothécaires de la médiathèque de l'Orangerie.

  • Les scouts et guides de France ont commémoré les 80 ans de la croix Péguy à Villeroy

    Les scouts et guides de France, groupes  de Meaux et Melun, ont célébré, vendredi 11 novembre, le 80e anniversaire de la croix Péguy qui se dresse à l’angle de l'intersection de la  D129 et D27, à Villeroy.

    Villeroy - Croix Péguy nov 2016 - 1 La grande tombe de Villeroy, sur la route de Chauconin-Neufmontiers, où gisent le lieutenant Péguy et ses camarades tués sur le champ de bataille.

    C’est en effet le 11 novembre 1936, jour pour jour, que le monument a été érigé grâce à l’initiative de Paul Doncœur. Le prêtre, qui était aumônier militaire lors de la Grande Guerre, a mobilisé son entourage pour financer le monument, requérant l’aide des scouts.

    Sur le lieu du départ de l’attaque

    Située à l'origine près de la nécropole (ou grande tombe de Villeroy), la croix a ensuite été déplacée en 1988 sur le territoire de Villeroy, à l’endroit même du départ de l’attaque du 5e bataillon du 276e régiment d’infanterie (RI) qui est intervenu pour la première bataille de la Marne.

    Villeroy - Croix Péguy nov 2016 - 3En haut de la croix Péguy, la petite Espérance qui se penche sur une rose.

    En haut de la croix figure une sculpture de la petite Espérance, signée Henri Charlier. Au pied, un poème de Charles Péguy : Heureux sont ceux qui sont morts dans les grandes batailles, couchés dessus le sol à la face de Dieu, heureux ceux qui sont morts pour leur âtre et leur feu, et les pauvres honneurs des maisons paternelles.

    Croire en quelque chose

    « Il n’y a pas d’imagination sans mémoire et on ne naît pas de rien. On est toujours, quelque part, des héritiers. Aujourd’hui, compagnons, pionniers, caravelles, scouts et guides, vous mettez vos pas dans ceux de vos pères. Et je souhaite que, dans 80 ans, d’autres mettent leurs pas dans les vôtres : dans ce que vous aurez fait, dit ou accompli, dans ce qui aura été vos causes parce qu’il faut que vous ayez des causes, des idéaux. Travaillez à ce qui peut élever l’homme au-dessus de lui-même et soyez des artisans de résurrection et de paix » a déclaré Benoît Vandeputte, aumônier général des scouts et guides de France.

    Pèlerinage annuel

    Villeroy - Croix Péguy nov 2016 - 10Odile Giraud-Péguy s’entretient avec Daniel Clément, membre de l’association Villeroy musée 14-18 et président de la SHCE (Société d’histoire de Claye et ses environs).

    Parmi la quarantaine de participants se trouvait Odile Giraud-Péguy. La petite fille de l’écrivain connaît bien les lieux puisqu'elle vient, chaque année, se recueillir sur la tombe de son aïeul. Elle réside à Antony (Hauts-de-Seine), non loin de Bourg-la-Reine où Charles Péguy a habité la dernière année de sa vie.  « C'est une cérémonie vraiment très émouvante. Mon père n’a pas connu son père pour la simple raison que lorsque mon grand-père est parti à la guerre, ma grand-mère était enceinte ».

    Au patrimoine de l'Unesco

    En septembre 2015, la commune avait inauguré le parcours Charles-Péguy (3 km). Un autre événement honorera prochainement le petit village briard. « Un dossier va être déposé en janvier pour inscrire des lieux de mémoire sur la Grande Guerre (96 en France, 45 en Belgique) au patrimoine mondial de l’Unesco. Pour la Seine-et-Marne, c’est la grande tombe de Villeroy qui a été sélectionnée » précise Natalie Mailliard, trésorière de l’association Musée 14-18 de Villeroy.

    Un petit musée pour une grande passion

    Villeroy - Croix Péguy nov 2016 - 14Bruno Beltramelli, prêtre du secteur pastoral d’Esbly, derrière la table d’orientation des lieux de la bataille de la Marne.  

    Villeroy - Croix Péguy nov 2016 - 2Devant la nécropole, Raymond Pezant, historien meldois et spécialiste de la bataille de la Marne, raconte la grande bataille de la Marne aux scouts.

    « Le 5 septembre 1914, la bataille de la Marne a commencé à 12 h 30 et a fait 1 400 morts, rien que ce jour-là. Vu le nombre des blessés, le service de santé des armées a vite été débordé. Les premiers soins ont été prodigués dans l'église de Villeroy où les médecins opéraient souvent sur l'autel-même et sans anesthésie. Charles Péguy repose dans la nécropole érigée en 1932, au bord de  la route de Chauconin, avec 132 de ses camarades » précise Philippe Braquet.

    Villeroy - Croix Péguy nov 2016 - 5uelques habitants sont venus rejoindre les scouts pour se recueillir devant la croix.

    Villeroy - Croix Péguy nov 2016 - 6 « Chaque pays à l’époque était patriote, parfois jusqu’au nationalisme. Le nationalisme, c’est la guerre ; la patrie, c’est la fraternité » a déclaré Benoît Vandeputte.

    Villeroy - Croix Péguy nov 2016 - 9Les scouts ont déposé des chrysanthèmes

    Villeroy - Croix Péguy nov 2016 - 8Rémy, compagnon scout, a déposé une gerbe de fleurs blanches et vertes, respectivement couleurs de la paix et de l’espérance.

    Villeroy - Croix Péguy nov 2016 - 7 Julien Proffit, conseiller régional Ile-de-France, entre Daniel Froger, maire de Villeroy, et Daniel Clément qui a relaté l’histoire de la croix Péguy.

    Âgé de 45 ans, le passionné d’Histoire et président de l’association gère le petit musée ouvert en août 2004. « Chaque Français avait entendu parler de l'effroyable bataille, pour autant il n’y avait rien dans le secteur pour la rappeler. Daniel Froger, maire du village, nous a soutenus, trouvant intéressante l'idée de créer un musée » poursuit-il.

    Villeroy - Croix Péguy nov 2016 - 13Les hommes du 276e RI étaient des réservistes, âgés de 24 à 35 ans, pour la plupart originaires de la région de Meaux et natifs de Villeroy, Iverny, Claye-Souilly.

    Villeroy - Croix Péguy nov 2016 - 11 On peut voir également un infirmier français soignant un soldat allemand. A droite, la cantine militaire de Charles Péguy.

    Villeroy - Croix Péguy nov 2016 - 12 Au musée 14-18 de Villeroy, un mannequin de Charles Péguy à sa table de travail.

    Au rez-de-chaussée est exposée une collection impressionnante d’objets militaires découverts dans les champs alentour par Philippe et son père lors de fouilles. Ce dernier est décédé en 2004, peu avant l'inauguration du musée.

    Certains objets, rares, voire uniques, témoignent de la vie des soldats et de l'enfer des tranchées. Au premier étage, c’est la bataille du 5 septembre qui est retracée à l’aide d’une maquette géante mais aussi d’objets personnels. Quelques-uns appartenaient au lieutenant Péguy, sa famille les ayant donnés au musée : képi, épaulettes, cantine.

    La fin tragique de Charles Péguy

    Bien qu’âgé de 41 ans et dispensé des obligations militaires, Charles Péguy a répondu à l’appel des armes qui a mobilisé huit millions de soldats en France. Il a quitté les siens, déclarant : « Je pars en soldat de la République pour le désarmement général et la dernière des guerres ». Le 2 août 1914, il a été affecté à la 19e compagnie du 276e RI comme lieutenant. Le 5 septembre, à 17 heures, son régiment, au départ de la route d’Iverny-Chauconin, s’est élancé à travers champs. Sa mission était d’enlever les hauteurs de Penchard et Monthyon, tenues par les Allemands, afin de couvrir la retraite de la brigade marocaine. Dès le début de l’assaut, le lieutenant Péguy, à la tête de sa section, a été tué net d’une balle en plein front. S.Moroy

    L'entrée du musée Charles-Péguy est gratuite. Il se visite sur rendez-vous 

    museedevilleroy@yahoo.fr – Tél : 01 60 61 03 97.

  • Acquisitions novembre 2016

    Acquisisition nov groupés

    Laëtitia, Ivan Jablonka (Prix Médicis 2016)

    Nous irons tous au paradis, Fannie Flagg

    Les fabuleuses tribulations d'Arthur Pepper, Phaedra Patrick

    Ecoutez nos défaites, Laurent gaudé

    Vivez mieux et plus longtemps, Michel Cymes

  • Francis Huster fait revivre Molière sur scène

    Francis Huster fait revivre Molière sur scène

    Francis Huster s’est produit dimanche 6 novembre devant quelque 170 personnes réunies salle Coluche à Compans. Il leur a donné la première représentation de son nouveau spectacle ‘’De Molière à Beethoven, la passion’’, avec la complicité du pianiste Elio Di Tanna.

    La langue de Molière en danger

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    « Tout à l’heure, en me baladant parmi vous, j’étais en colère car j’ai constaté que la salle ne compte que six jeunes de 12 à 15 ans. Je n’ai pas de mots assez forts pour condamner les minables qui, depuis la disparition de la grande époque (Malraux, Jack Lang…), ont totalement laissé le pays dans la boue alors que c’est celui de la langue de Molière. C’est honteux ! Combien vont à l’Opéra, au théâtre, ont vu Le Misanthrope ou Le Cid ? » 
    lance Francis Huster. « Cet après-midi, c’est Beethoven qui va jouer et c’est Molière qui va s’exprimer. Vous allez entendre l’âme du cœur, avec un piano et un virtuose. Ce n’est pas une histoire d’éducation et, quand on entend ça, on ne peut pas être un terroriste ou une ordure » poursuit-il, remonté.

    Mentir pour raison d’État

    Molière a présenté sa première pièce, L'Etourdi, en 1655. Il a défié le pouvoir royal, le clergé et la toute-puissance des médecins. Pour ces raisons, il a été empoisonné en 1673 lors de sa représentation du Malade imaginaire. Après la création en 1680 de la Comédie Française, "sa maison", on aurait rédigé sa biographie où tout aurait été sciemment déformé. « Ce qu’on a raconté sur la vie de Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière, est un scandale qui dure depuis quatre siècles. Je vais vous dire des vérités, et probablement neuf sur dix de celles-ci vont vous sidérer. Comment a-t-on pu mentir à ce point sur Molière ? La réponse est très simple : c’est une raison d’État » poursuit l’ancien sociétaire de la Comédie française.

    Réhabiliter son génie

    La réhabilitation sur scène du grand auteur n’intervient qu’à partir de 1920. On la doit à des compagnies de théâtre comme celles de Louis Jouvet, Jean-Louis Barrault et Jean Vilar. « Il était grand temps que l’on découvre enfin sa vraie vie et le sens profond de son œuvre. Molière est irremplaçable, il a redonné le théâtre aux hommes ». Tartuffe reste sa pièce la plus célèbre, celle qui est la plus jouée en France mais aussi dans le monde.

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    Dimanche, la sonate au clair de lune, la 6e symphonie pastorale, ou encore l’Appassionata, morceaux choisis dans l’œuvre prolifique de Beethoven, un autre grand génie, étaient interprétées au piano par Elio Di tanna. Elles ont ponctué à souhait les périodes tumultueuses de la vie de l’illustre comédien de Louis XIV relatées par Francis Huster.

    Fidèle en amitié

    « C’est la troisième fois que Francis Huster vient se produire à Compans où il avait d’ailleurs rôdé l’un de ses spectacles. Une belle histoire d’amitié lie donc le comédien et notre village » glisse Jean-Pierre Bernet, adjoint au maire pour les fêtes et cérémonies.

    Compans Huster 1Françoise Piazza présente son livre sur Francis Huster à Joël Marion, maire de Compans.

    Françoise Piazza, venue de l'Oise, près de Pierrefonds, auteur de "Francis Huster, passeur de rêves", dédicaçait à l’entrée de la salle son livre publié en 2015. « Ce n’est pas une biographie, mais plutôt un portrait subjectif réalisé à partir des témoignages de sa famille et des comédiens qui ont travaillé avec lui. Outre son contenu fouillé, l’ouvrage bénéficie d’une iconographie riche avec, bien sûr, sa participation personnelle car il avait apprécié mes précédents livres sur Juliette Gréco, Petula Clark et Silvia Monfort ». Attirée par le théâtre et la chanson, elle songe à écrire un ouvrage sur la Comédie française, au travers les témoignages de Martine Chevallier, sa doyenne, ainsi qu’une biographie sur Jacques Perrin. Moroy

  • Thomas Dutronc a invoqué les « Esprits manouches »

    Thomas Dutronc a invoqué les « Esprits manouches »

    Dutronc 2Thomas Dutronc et son quartet de jazz manouche

    Thomas Dutronc a fait salle comble, samedi 5 novembre, au centre culturel Jacques-Prévert de Villeparisis. Avec la complicité de son quartet, il a de nouveau invoqué les "Esprits manouches", titre de son concert qui mêle jazz manouche et chanson française, captivant 650 personnes.

    Dutronc 1

    Dutronc 3
    Villepa - concert T. Dutronc
    Thomas Dutronc marche sur les pas de son idole, Django Reinhardt (1910-1953), avec un bonheur rayonnant et une élégance nonchalante. D'ailleurs, tout comme le guitariste phare pour les joueurs de jazz manouche, Thomas Dutronc manie l'instrument avec brio sur ses paroles tout aussi marquantes, accompagné pas ses musiciens, également virtuoses purs et durs du banjo, du violon et de la contrebasse.

    Le jazz à fleur de peau

    Samedi soir, la victoire était aisée pour l’artiste tant le public était déjà totalement acquis à sa cause avant même les premières notes du concert.

    Patrice, un Mitryen de 54 ans venu assister au concert avec son épouse, confie : « Je suis fan de jazz manouche, une musique réellement magique ! Selon moi, Thomas incarne ce qui se fait de mieux dans le genre à l’heure actuelle, avec ce talent inouï et rare de savoir l’accorder dans la gamme subtile des émotions ». Rêverie, humour, fantaisie, amitié et révolte, alcool et fumée de cabaret parisien (Le film "Les Triplettes de Belleville" n'était pas loin), le décor était campé et le charme a opéré, conforté par les tubes du chanteur : J’aime plus Paris, Allongés dans l’herbe, Qui je suis, Une nuit avec…

    Une voix qui fait vibrer

    Ugo
    Révélé par le concours Tahiti espoir guitare 2015, Ugo, 18 ans, a fait la première partie du spectacle de Thomas Dutronc. Son premier single va sortir prochainement. « J’ai passé quatre ans à Tahiti, une île superbe, et j’espère que mes chansons vont vous faire voyager quelques instants » a-t-il déclaré au public francilien qui l'a découvert. S.Moroy

  • Acquisitions octobre 2016

    Acquis octobre 2016

    La succession, Jean Paul Dubois

    Voici venir les rêveurs, Imbolo Mbue

    Babylone, Yasmina Reza (Prix Renaudot 2016)

    L’enfant qui mesurait le monde, Metin Arditi

    Petit pays, Gaël Faye (Prix du roman FNAC 2016)

    Soyez imprudents les enfants, Véronique Ovaldé

    Chanson douce, Leïla Slimani (Prix Goncourt 2016)

    Deux ans, huit mois et vingt-huit nuits, Salman Rushdie

    Judas, Amos OZ

    Dieu n’habite pas la Havane, Yasmina Khadra

    Le rouge vif de la rhubarbe, Audur Ava Olafsdottir

  • Fête de la châtaigne et du coing à Jossigny

    Fête de la châtaigne et du coing à Jossigny

    Une initiative de bon goût Fêter la châtaigne et le coing, deux fruits de saison, mais aussi organiser un marché des produits du terroir au château de Jossigny.

    Jossigny 1Le château de Jossigny offrait un cadre propice à cette première édition de la fête de la châtaigne et du coing.

    Telle était, dimanche 16 octobre, l’initiative proposée par le CMN (Centre des monuments nationaux) qui gère le château construit au milieu XVIIIe siècle. Un marché alimentaire des produits seine-et-marnais, avec dégustation de châtaignes grillées, soupe bio, crêpes, compote de coing… Le programme avait de quoi allécher les visiteurs qui sont venus nombreux, encouragés par le soleil.

    Crêpe à la farine de châtaigne

    Jossigny 17Les crêpes à la farine de châtaigne de Franck Nanguy, tout un art pour le plaisir du palais.

    Peu d’entre eux ont résisté aux délicieuses crêpes à la farine de châtaigne préparées devant eux par Franck Nanguy. « Les enfants ont la priorité » a dû plusieurs fois prévenir le cuisinier derrière son stand où l’on s’est bousculé. Ses crêpes pouvaient être accompagnées de miel ou de compote de coing. « La recette est très simple. Elle comprend 3 œufs, 200 grammes de farine de blé banche type 65, à laquelle j’ai ajouté 50 grammes de farine de châtaigne. Il y a 65 cl de lait, 10 cl de bière, 35 grammes de beurre doux, 3 grammes de sel et une belle gousse de vanille Bourbon. Il faut laisser reposer au moins trois heures car la préparation est très liquide et il est nécessaire de laisser aux grains d’amidon le temps de gonfler pour obtenir une belle pâte » détaille Franck.

    L’art est naturel

    Dehors, une table couverte de légumes d’automne variés. « Notre but est de sensibiliser tous les publics à l’environnement et à la nature, mais par l’art. Nous mettons en scène des légumes et fruits de saison allant de la courge au poireau, en passant par la carotte au poivron. Tous ces produits sont issus du territoire. Nous proposerons ensuite aux visiteurs un atelier pour réaliser une sculpture en argile, en s’inspirant des formes exposées » explique Barbara Blossfeld, présidente de La paume de terre, association créée en 2005 et basée à Lognes. 

    Tous à la soupe

    Jossigny 2Outre la châtaigne et le coing, les légumes d’automne étaient également à l’honneur.

    Jossigny 5Véronique vérifie la cuisson de la soupe au fenouil, pommes de terre, carottes.

    Jossigny 15Distribution de bols aux visiteurs qui font la queue pour goûter la soupe bio 0 déchets.

    Des légumes fournis par Biocoop ont permis de faire une soupe qui a été distribuée aux visiteurs. « Nous avons récupéré des légumes et allons préparer deux soupes. La soupe pop, c’est un peu la marque de fabrique de notre association qui entend lutter contre le gaspillage alimentaire » renchérit Barbara. « C’est un potage à base de fenouil, pommes de terre, carottes, ail, sel et poivre. On a ajouté deux ou trois betteraves pour colorer un peu. C’est une grande première » complète Véronique Gaillard. « Je trouve qu’elle est bonne. En plus, ce sont des légumes bio » commente Monique, venue de Champs-sur-Marne avec Jérôme, son époux. Françoise, amie de Monique, remarque « qu’elle est faite avec de meilleurs légumes que ceux que l’on trouve dans le commerce ». Jérôme s’avère être un juge impartial puisqu’il n’apprécie pas spécialement la soupe. « J’avoue que celle-ci a un certain fumet. C’est agréable et l’on sent bien le goût des légumes ». La seconde soupe était à base de courge-banane, une ancienne cucurbitacée méconnue qui a été fournie par une maraîchère de Lesches. Pour celle-ci aussi, les visiteurs ont fait la queue pour la déguster.

    Jossigny 9Le stand de Karen Jovené, productrice de safran à Donnemarie-Dontilly.

    Jossigny 18Apprécier les saveurs du radis noir et du radis rouge, avec un brin de sel. 

    Le miel de Jossigny

    Jossigny 3Rémi et Nicolas Martin, apiculteurs par passion.

    Rémi et Nicolas Martin, 30 et 32 ans, sont deux frères apiculteurs récoltants à Lagny-sur-Marne. Ils gèrent les cinq ruches du parc de Jossigny et vendaient le miel récolté, soit une centaine de kilos. « Il y a un miel d’été et un miel de forêt, un peu plus corsé, provenant des châtaigniers du parc du château » précise Rémy.

    Jossigny 4Le miel de Jossigny récolté par les frères Martin était proposé à la vente.

    Leur miel a obtenu le label Cervia Paris Ile-de-France, une garantie de proximité pour les restaurateurs franciliens. « Notre grand-père avait des ruches dans un verger à Thorigny-sur-Marne. Il les avait installées pour éviter qu’on lui vole ses noix et ses pommes et, enfants, nous étions fascinés. Aujourd’hui, nous avons une cinquantaine de ruches et c’est une activité que l’on pratique depuis six ans, en plus de nos métiers respectifs » explique Rémi.

    Des pommes, des poires et du goût.

    Jossigny 12Le stand des croqueurs de pommes a connu un vif succès durant toute la journée de dimanche.

    Du miel de Jossigny, mais aussi des pommes grâce à l’association des croqueurs de pommes Brie-Gâtinais qui présentait sur son stand plusieurs variétés (Nationale, Jubilé, Barré à grappes ou Mauperthuis, Melrose, Fleuritard), mais aussi des poires (Louise-Bonne, Passe-crassane, Jeanne-d’Arc, Comtesse de Paris). « L’association dénombre 8000 membres répartis dans 65 sections locales. La nôtre a été créée en 1988 et compte 160 adhérents. La production intensive, imposée par la grande distribution, limite le choix à quelques variétés de fruits. Or, dans nos campagnes seine-et-marnaises, il y a des centaines de pommiers, poiriers et pruniers. C’est une richesse, dont on n’a pas conscience » souligne Pascal Papelard, son président. 

    Le vin de Marne-et-Gondoire

    Jossigny 10Le stand des vignerons des coteaux de la Brosse était tenu par Franck Panigada et Régis Guérin.

    Jossigny 11Franck propose la dégustation d’un vin rouge cuvée 2015 qui a macéré cinq jours. Les tanins ont pratiquement fondu suite au procédé de décantation.

    « Nous sommes une association de Marne-et-Gondoire et la vigne se situe à Bussy-Saint-Georges. On s’est basé sur le plateau géologique de la Marne et de la Champagne. Il s’agit d’une production artisanale qui comprend 2000 pieds de vigne. C’est un cépage deux-tiers Chardonnay (blanc) et un tiers Pinot noir (rouge) » explique Franck Panigada, président-fondateur des Coteaux de la Brosse. Créée en 2002, l’association compte aujourd’hui 65 adhérents. « Dans le rouge, on a des fortunes un peu diverses car la météo n’a pas été très clémente. En revanche, le blanc a beaucoup de caractéristiques du Chardonnay et l’on en est très satisfait de la cuvée 2015 que l’on a mise en fût de chêne » poursuit Franck. Les viticulteurs amateurs procèdent à toutes les étapes de fabrication, sauf la mise en bouchon qui s’effectue à la coopérative d’Epernay (Marne) par manque d’équipement approprié.

    Jossigny 8L’initiative du Centre des monuments nationaux mettait à l’honneur les produits et savoir-faire des commerçants locaux.

    Jossigny 13Belle affluence également devant les produits Ganot, la plus ancienne fromagerie de la Brie, à Jouarre.

    La prochaine manifestation organisée par La paume de terre, avec le concours de Trois moulins-habitat, bailleur social, sera la première édition de la fête de l’orange. Elle se déroulera samedi 22 octobre à 12 h au carré de la Biche, dans la résidence des deux parcs à Noisiel. Au programme, et toujours sous le signe de la récupération et des savoir-faire : préparation de soupes, jeux, réparation de vélos, grafitéria (échange de produits et services gratuits), atelier couture et poterie jardinage. S. Moroy