Auteur/autrice : Yvette

  • Acquisitions mai 2017

    Acquisitions mai 2017

    Mai 2017

    Quand sort la recluse, Fred vargas

    Sharko, Franck Thilliez

    Selfie, Adler Olsen

    Jusqu’à l’impensable, Mickael Connely

    Un appartement à Paris, Guillaume Musso

    La femme à droite sur la photo, Valentin Musso

    Malgré elle, David-James Kennedy

    La dernière des Stanfield, Marc Levy

    La nuit n’est jamais complète, Niko Tackian

    Les cendres froides, Valentin Musso

    Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une, Raffaëlle Giordano

     

    BDDes BD adultes

     

    DSC_6346Une nouvelle série polar que vous allez aimer

     

    Agatha enquête, M.C. Beaton

    La quiche fatale

    Remède de cheval,

    Pas de pitié pour la jardinière

    Randonnée mortelle

     

    IMG_0623"La lettre du Chemin des Dames" offerte par une famille adhérente.

     

    22Et aussi des ouvrages pour la jeunesse, albums et BD

     

  • Un bleuet pour mémoire

    Un bleuet pour mémoire

    Bleuet
    Si les britanniques ont choisi le coquelicot (poppy), les français ont adopté le bleuet. Ces fleurs des champs abondaient sur les champs de bataille… rouge comme le sang des hommes pour le coquelicot, bleu-horizon comme la tenue des poilus pour le bleuet  ..

    L’initiative de la création du bleuet revint à deux infirmières, Charlotte Malleterre et Suzanne Lenhardt qui, dès 1916, confectionnent des bleuets en papier et en tissu pour les vendre au profit des blessés de guerre.

    La réinsertion professionnelle des quatre millions de blessés français au sortir du conflit, parmi lesquels 300 000 mutilés, est en effet problématique. Le loi Lugol de 1919 leur accorde des pensions d’invalidité trop faibles pour leur permettre de vivre : il n’est pas rare de voir d’anciens héros de 14-18 réduits à la mendicité.

    Parce que cette situation est inacceptable, l’œuvre du muguet continue donc de plus belle et, en 1928, les ateliers qui emploient uniquement des mutilés sont installés aux Invalides avec le soutien du président de la République Gaston Doumergue.

    La vente des bleuets, commencée dans les rues de paris le 11 novembre 1934, s’étend bientôt sur toute la France.

    Depuis 1935, l’État officialise la vente de l’insigne le 11 novembre, date à laquelle vient plus tard s’adjoindre le 8 mai, victoire de la Seconde Guerre mondiale.

    Aujourd’hui, grâce à des dizaines de milliers de bénévoles qui parcourent les rues du pays en proposant la fleur du souvenir, l’œuvre Nationale du Bleuet de France, reconnue d’utilité publique et désormais placée sous l’autorité des Anciens Combattants et Victimes de Guerre, continue d’agir pour la solidarité et la transmission de la mémoire.

  • Le système de Ponzi au lycée Bachelard …

    Le système de Ponzi au lycée Bachelard …

    Les lycéens de Gaston-Bachelard ont interprété, mercredi 3 mai, à l’auditorium de la médiathèque de Chelles, une pièce de théâtre relatant une phénoménale escroquerie financière.

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    Laëtitia Boisseau, professeur de français, dirige l’atelier de théâtre au lycée Gaston-Bachelard. Cette année, elle a choisi de faire jouer à ses trente-deux élèves, soit deux groupes constitués parmi les classes de première et terminale, une pièce contemporaine de David Lescot  : «  Le système de Ponzi ».

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    La pièce est basée sur une histoire vraie qui s’est déroulée aux États-Unis, au début du XXe siècle. « Vous avez préféré être parmi nous plutôt que devant votre télévision pour assister au débat entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, et vous avez eu raison. Comme pour ces présidentielles, je vous promets quand même du suspens, de l’émotion, de la joie et des larmes » a-t-elle lancé aux 235 spectateurs, essentiellement des amis et parents des lycéens.

    Une escroquerie qui a inspiré Madoff

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    D’origine italienne, Charles Ponzi (1882-1949) a immigré à Boston (États-Unis) où il a progressivement monté une gigantesque escroquerie financière. Le subterfuge reposait sur un principe simple : les intérêts étaient payés avec l’argent frais apporté par les nouveaux clients. Il s’agissait donc avant tout d’en trouver constamment de nouveaux, d’où une inévitable spirale spéculative.

    L’arnaque de Ponzi a inspiré Bernard Madoff. Le célèbre escroc américain avait en effet réussi à abuser ses clients pendant près de 40 ans, en leur garantissant 50 % d’intérêts en seulement 45 jours. La leçon de la pièce devient dès lors limpide : les sirènes racoleuses de la finance ne doivent pas être prises pour argent comptant. La crise mondiale des Subprimes (2007-2008) est d’ailleurs restée dans toutes les mémoires comme étant la meilleure et la plus cuisante des preuves.

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    Les élèves ont été chaleureusement ovationnés et Marie-Christine Culioli, le proviseur, a souligné « le remarquable résultat fourni par le travail de l’atelier théâtre » de son établissement.

    Au sujet de la troupe

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    L’atelier théâtre du lycée Gaston-Bachelard se compose d’une trentaine d’élèves. Les cours ont lieu le mercredi, de 13 h 30 à 16 h 30. Pour ses mises en scène, la troupe amateur bénéficie de l’expérience de véritables comédiens professionnels dont, depuis la rentrée 2016, Sophie Bézard et Elsa Bouchain. Le répertoire retenu est résolument éclectique : il va aussi bien de Sénèque (an 4 avant J-C) à Luigi Pirandello (XXe siècle), en passant par Pierre de Marivaux (XVIIIe siècle).
    S Moroy

  • La fine fleur automobile se cultive à la jardinerie Laplace

    La fine fleur automobile se cultive à la jardinerie Laplace

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    Malgré une météo qui a joué au yoyo durant le week-end du 1er mai,  ils sont venus nombreux admirer les véhicules de collection exposés aux pépinières Laplace, route de Montfermeil, à Chelles.

    Son expomobile est désormais incontournable. Au fil des éditions, elle est même devenue le plus grand rassemblement de véhicules anciens d'Ile-de-France. « De nouveaux modèles sont présents grâce aux clubs Delage, Mercedes France, Rolls-Royce qui participent cette année. Quand on a débuté en 1998, on avait trois voitures, dont le fourgon Citroën type H de 1948 appartenant au père de Jean-Paul Véron, le boucher du Pin. L’année suivante, on comptait quinze véhicules et, aujourd’hui, ce sont près de 600 voitures qui arrivent par jour » s’enthousiasme Laurent Laplace.
    Sur les quatre hectares de son site s'exhibaient ainsi les plus beaux fleurons des grandes marques automobiles, courant de 1898 (le vis-à-vis de Peugeot) jusqu’aux « Youngtimers », les voitures de 25 ans d’âge.

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    Une jeep pour son anniversaire

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    On dénombrait un millier de modèles et… une seule Jeep : celle de Michel et Evelyne Dollé, qui résident à Le Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne). « C’est une Jeep Willys de l’US Army. Elle n’a pas connu la guerre puisqu’elle a été construite après, mais nous avons fait le 70e anniversaire du débarquement en Normandie avec. C’était grandiose, inoubliable » confie Evelyne. Le privilège de la conduire revient à Michel, 63 ans. « Il me disait toujours qu’il aimerait avoir une Jeep, alors j’ai décidé de lui en offrir une pour ses 50 ans » renchérit Evelyne. Le couple possède également une Peugeot 205 GTI et fait partie de Tacotchic, un club RATP d’autos et motos anciennes situé à Ivry-sur-Seine. « J’espère que j'aurai la remorque pour mon prochain anniversaire » glisse Michel dans un clin d'oeil.

    Conduire un autocar : un rêve de gosse

    Venu de Maisons-Alfort (Val-de-Marne), Gérard Deboux, 77 ans, ancien placier chez Vinci, exhibe son superbe autocar qu’il a dénommé « G. Désiré », un jeu de mots amusant pour résumer le rêve de sa vie. C’est un Setra S 80 de mars 1974, équipé d’un moteur Henschel 551 avec cinq cylindres en ligne. « Mes parents tenaient un restaurant-dancing à Nogent-sur-Marne. C’était l’époque des guinguettes, mais moi j’étais fasciné par les autocars qui amenaient le visiteurs ».
    Gérard connaissait tous les modèles, les photographiait, établissait des fiches. Il s'était lié d'amitié avec les chauffeurs et, devant son insistance, l’un d’entre eux a accepté de lui apprendre à conduire. « Je faisais discrètement mes premiers exercices, le samedi, à Nogent. C'était sur un autocar Isobloc, entre le boulevard de la Marne, les avenues Charles-V et des Tilleuls, le square d'Yverdon » se rappelle Gérard, le visage tout à coup illuminé.

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    Souple comme un char d’assaut

    A cette époque, beaucoup d’autocars d’avant-guerre roulaient encore. De « vrais chars d’assaut » dans lesquels confort et souplesse étaient absents. Les pédales étaient loin, le siège non réglable, le volant et le levier de vitesses résolument durs. Pas de quoi décourager le gamin de 14 ans qui, ayant obtenu la confiance des chauffeurs, finira par garer ou déplacer leurs autocars sur le parking de la guinguette. « Jusque dans les années 70, les autocars ont joué un rôle essentiel dans les mariages car il y avait peu de voitures particulières. Et, encore aujourd’hui, quoi de plus beau qu’une cérémonie en autocar ? » s'extasie Gérard. Le sien peut transporter 34 personnes, y compris le conducteur et un guide.

    Un feu d'artifice en 2018

    C’était la 19e édition et Laurent Laplace prévoit déjà de nouvelles surprises pour l’an prochain. « On prépare une nouvelle entrée goudronnée menant jusqu'en haut, ainsi qu'une plateforme aménagée. De nouveaux clubs vont arriver et il y aura un feu d’artifice pour commémorer la 20e édition » a-t-il confié à Magjournal.
    Après les fleurs, on ne pouvait imaginer plus belle apothéose pour honorer les belles anciennes, si chères au cœur du pépiniériste chellois. S. Moroy

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  • La fine fleur automobile se cultive à la jardinerie Laplace

    Chelles expomobile Laplace 2
    Malgré une météo qui a joué au yoyo durant le week-end du 1er mai,  ils sont venus nombreux admirer les véhicules de collection exposés aux pépinières Laplace, route de Montfermeil, à Chelles.

    Son expomobile est désormais incontournable. Au fil des éditions, elle est même devenue le plus grand rassemblement de véhicules anciens d'Ile-de-France. « De nouveaux modèles sont présents grâce aux clubs Delage, Mercedes France, Rolls-Royce qui participent cette année. Quand on a débuté en 1998, on avait trois voitures, dont le fourgon Citroën type H de 1948 appartenant au père de Jean-Paul Véron, le boucher du Pin. L’année suivante, on comptait quinze véhicules et, aujourd’hui, ce sont près de 600 voitures qui arrivent par jour » s’enthousiasme Laurent Laplace.
    Sur les quatre hectares de son site s'exhibaient ainsi les plus beaux fleurons des grandes marques automobiles, courant de 1898 (le vis-à-vis de Peugeot) jusqu’aux « Youngtimers », les voitures de 25 ans d’âge.

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    Une jeep pour son anniversaire

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    On dénombrait un millier de modèles et… une seule Jeep : celle de Michel et Evelyne Dollé, qui résident à Le Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne). « C’est une Jeep Willys de l’US Army. Elle n’a pas connu la guerre puisqu’elle a été construite après, mais nous avons fait le 70e anniversaire du débarquement en Normandie avec. C’était grandiose, inoubliable » confie Evelyne. Le privilège de la conduire revient à Michel, 63 ans. « Il me disait toujours qu’il aimerait avoir une Jeep, alors j’ai décidé de lui en offrir une pour ses 50 ans » renchérit Evelyne. Le couple possède également une Peugeot 205 GTI et fait partie de Tacotchic, un club RATP d’autos et motos anciennes situé à Ivry-sur-Seine. « J’espère que j'aurai la remorque pour mon prochain anniversaire » glisse Michel dans un clin d'oeil.

    Conduire un autocar : un rêve de gosse

    Venu de Maisons-Alfort (Val-de-Marne), Gérard Deboux, 77 ans, ancien placier chez Vinci, exhibe son superbe autocar qu’il a dénommé « G. Désiré », un jeu de mots amusant pour résumer le rêve de sa vie. C’est un Setra S 80 de mars 1974, équipé d’un moteur Henschel 551 avec cinq cylindres en ligne. « Mes parents tenaient un restaurant-dancing à Nogent-sur-Marne. C’était l’époque des guinguettes, mais moi j’étais fasciné par les autocars qui amenaient le visiteurs ».
    Gérard connaissait tous les modèles, les photographiait, établissait des fiches. Il s'était lié d'amitié avec les chauffeurs et, devant son insistance, l’un d’entre eux a accepté de lui apprendre à conduire. « Je faisais discrètement mes premiers exercices, le samedi, à Nogent. C'était sur un autocar Isobloc, entre le boulevard de la Marne, les avenues Charles-V et des Tilleuls, le square d'Yverdon » se rappelle Gérard, le visage tout à coup illuminé.

    Chelles expomobile Laplace 22
    Souple comme un char d’assaut

    A cette époque, beaucoup d’autocars d’avant-guerre roulaient encore. De « vrais chars d’assaut » dans lesquels confort et souplesse étaient absents. Les pédales étaient loin, le siège non réglable, le volant et le levier de vitesses résolument durs. Pas de quoi décourager le gamin de 14 ans qui, ayant obtenu la confiance des chauffeurs, finira par garer ou déplacer leurs autocars sur le parking de la guinguette. « Jusque dans les années 70, les autocars ont joué un rôle essentiel dans les mariages car il y avait peu de voitures particulières. Et, encore aujourd’hui, quoi de plus beau qu’une cérémonie en autocar ? » s'extasie Gérard. Le sien peut transporter 34 personnes, y compris le conducteur et un guide.

    Un feu d'artifice en 2018

    C’était la 19e édition et Laurent Laplace prévoit déjà de nouvelles surprises pour l’an prochain. « On prépare une nouvelle entrée goudronnée menant jusqu'en haut, ainsi qu'une plateforme aménagée. De nouveaux clubs vont arriver et il y aura un feu d’artifice pour commémorer la 20e édition » a-t-il confié à Magjournal.
    Après les fleurs, on ne pouvait imaginer plus belle apothéose pour honorer les belles anciennes, si chères au cœur du pépiniériste chellois. S. Moroy

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  • Expomobile 2017 à la jardinerie Laplace

    « Quand on a débuté en 1998, on avait trois voitures, dont le fourgon Citroën type H de 1948 appartenant au père de Jean-Paul Véron, le boucher du Pin. L’année suivante, on comptait quinze véhicules et, aujourd’hui, pour la 19e édition… ce sont près de 600 voitures qui arrivent par jour « …

    Expomobile à chelles

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  • Ecureuils roux en détresse

    Ecureuils roux en détresse

    Moment magique à Congis-sur-Thérouanne en Seine et Marne, chez Béatrice Vavasseur 

    Les écureuils roux sont à protéger car dans quelques décennies, l'espèce aura peut être disparu, gravement menacée par l’écureuil de Corée, porteur de la maladie de lyme, et souvent relâché après un achat décevant, l’écureuil gris américain porteur d’une parasitose très contagieuse, les chats qui mangent les petits comme ils croquent les souris, les voitures, l’urbanisation, la déforestation …

    Béatrice  recueille, soigne des écureuils roux blessés, tombés du nid, trop jeunes pour survivre…. Elle en sauve jusqu’à 400 en une année… et tous sont  relâchés

    Témoignage en quelques photos:

    02 naissancenaissance

    03  5 à 6 jours3 à 6 jours… pas d'yeux pas d'oreilles

    06    6 jours6 jours

    011      15 jours15 jours, les poils commencent à pousser

    012    18 à 20 jours18 à 20 jours

    015     4 semaines4 semaines

    020     6 à 7 semaines6 à 7 semaines

    308 à 10 semaines

    318 à 10 semaines

    328 à 10 semaines

    023    plus de 10 semainesPlus de 10 semaines

    Bientôt retour dans les bois… en douceur…. 

    Attention il est formellement interdit de le garder chez soi!! 

    sos.ecureuil.roux@gmail.com

    À VILLEVAUDÉ, SUR LE BOIS GRATUEL ET LES MAZARINS, L'ÉCUREUIL ROUX N'EST PLUS UNE ESPÈCE PROTÉGÉE

    L'arrêté préfectoral 2017 DRIEE-012 du 3 mars 2017 lève l'interdiction d'atteinte aux espèces protégées dans le cadre du projet d'extension de la carrière de gypse à ciel ouvert sur le Bois gratuel et les Mazarins, ce qui veut dire qu'est autorisée la "destruction et altération de sites de reproduction ou d'aires de repos" des espèces citées…

     

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    Arrete 2

    Arrété 3

     

  • Villevaudé: Les bons plants s’échangent, la contestation germe

    Villevaudé: Les bons plants s’échangent, la contestation germe

    Bourse aux fleurs à Villevaudé

    La bourse aux plantes s’est déroulée samedi 22 avril dans le parc de la Roseraie. Des fleurs, plantes et graines, mais aussi une information sur le projet d'extension de carrière à ciel ouvert de Placoplatre contre lequel l'association organisatrice s'insurge.

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    La bourse était organisée par l’association Villevaudé… demain, avec le concours de la municipalité. « Le principe d’une bourse aux plantes est très simple : chacun apporte ce qu’il a dans son jardin pour l’échanger avec son voisin. Conseils et astuces sont également les bienvenus » explique Marie-Françoise Pian, sa présidente. Un principe évident pour Mélanie qui est venue de Condé-Sainte-Libiaire avec Julien, son époux, et Loris et Antone, ses deux enfants.

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    « J’ai appris qu’il y avait cette bourse aux plantes grâce à Magali, qui vend des crêpes sur le marché de Lagny-sur-Marne, et qui justement y participe. Nous avons un grand jardin et j’ai apporté, pour échanger, de la sauge, mélisse et ciboulette ». Elle repartira avec un groseillier et un cassissier, des arbrisseaux fruitiers qu’elle n’avait pas dans son jardin.

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    Partenaire de l’opération, la serre de Montjay-la-Tour exposait également ses nombreuses variétés de plantes d’ornements, fleurs aromatiques et de massifs, qui ont connu beaucoup de succès auprès des visiteurs.

    Les bons plants s’échangent, la contestation germe: « Il faut sauver le bois Gratuel »

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    Forte du succès du collectif qu’elle a créé en octobre 2011, et qui a finalement permis de sauver un tronçon de l’aqueduc de la Dhuis que la mairie de Paris, son propriétaire, voulait céder à Placoplatre ; Villevaudé… demain entame un nouveau combat : sauver les 20 hectares du bois Gratuel. Placo a un projet d’extension de sa carrière à ciel ouvert de Bois le Comte pour alimenter l’usine de Vaujours, en service depuis 1946 [Ndlr : Placoplatre est le premier exploitant de gypse en France et 68 % de la production nationale provient du bassin parisien].

    Pour les besoins de la future carrière, Placo construira un pont paysager au-dessus de la RD105. « Après les enquêtes publiques et les arrêtés, une demande d’autorisation de défrichement du bois Gratuel est mise en consultation auprès du public jusqu’au jeudi 18 mai [Ndlr : ce n’est pas une consultation en mairie, mais sur internet]. Le projet a été validé par le préfet le 17 mars alors qu’il entraîne des nuisances, risques et dégâts divers pour la population et l’environnement, largement sous-estimés par Placo. L’association a donc décidé de contester en justice ce projet d’exploitation à ciel ouvert et au tir de mine sur le bois Gratuel » nous a expliqué un membre de Villevaudé… demain.

    Un bilan de douze ans

    Crée en octobre 2004, Villevaudé… demain s’est fixé pour mission de défendre l’environnement sur la commune et ses environs. Des panneaux rappelaient d’ailleurs les multiples actions entreprises depuis ses douze ans d’existence, à savoir des visites et actions de sensibilisation destinées aux scolaires, mais aussi aux adultes : nettoyage dans la commune, campagne de réduction des déchets avec la CCPMF (Communauté de communes Plaines et Monts de France), ateliers de jardinage sur le terrain du Grimpet, rallyes pédestres… S. Moroy

    www.seine-et-marne.gouv.fr/Politiques-publiques/Environnement-et-cadre-de-vie/Foret/Consultations-publiques
    www.villevaude-demain.com

  • Casque d’or… de la guinguette à la guillotine

    Casque d’or… de la guinguette à la guillotine

    Becker oeil - la cam-raJacques Becker vérifie un plan sur la place de l’église d’Annet-sur-Marne (photo Pierre Dubreuil)

    Jacques Becker n’aura réalisé que 14 films entre 1939 et 1960, mais quels films ! « Goupi mains-rouges », « Touchez pas au grisbi », « Ali-Baba et les 40 voleurs » et… « Casque d’or » qui constitue l’une de ses plus belles réussites. Georges Sadoul, l’historien du cinéma, définissait le film comme « son œuvre plastiquement la plus parfaite ». Sans doute les bords de Marne auront-ils inspiré le réalisateur parisien durant ce bel été 1951…

    Boureau boucher

    Le bourreau (au premier plan) était boucher à Meaux ! (photo Pierre Dubreuil)

    Dans cette chronique des bas-fonds de Paris, Jacques Becker a su donner vie à une galerie de personnages dont la justesse éclate à l’écran, sans jamais tomber dans les travers d’une peinture folklorique sur la Belle Epoque. L’époque est d’ailleurs plus évoquée que reconstituée car l’essentiel réside dans l’histoire du drame (réel) romancé. Casque d’or fait preuve d’une belle humanité et exalte un hymne à l’amour impossible entre une fille de joie et un ouvrier. Les comédiens sont portés par cet état de grâce que Simone Signoret évoquait dans « La nostalgie n’est plus ce qu’elle était », son livre paru en 1976 : « Casque d’or, c’est un grand chant très simple à la gloire de l’amour et de l’amitié. On avait tous été en état de grâce pendant le tournage. Jacques était amoureux d’Annette, [Ndlr : Annette Wademant, scénariste] et son amour de l’amour passait dans ses images. Moi, j’étais amoureuse de Montand, et Manda en profitait, et comme Manda c’était Serge, c’était délicieusement incestueux de faire semblant de s’aimer autrement, alors qu’on s’aimait si bien depuis si longtemps. Et Jacques nous aimait tous. On avait passé huit semaines à « s’amuser », passionnellement, et les gens ne comprenaient pas notre film »…

    Rendez-vous raté avec le public

    Effectivement le succès ne sera pas au rendez-vous lors de la sortie du film. Serge Reggiani confiait en décembre 1995 au critique Claude-Jean Philippe que « le public s’attendait à un polar, alors que c’était un film d’amour. Quand le film est parti à l’étranger, il a eu un succès énorme, et c’est à son retour en France, avec ses lauriers, qu’il a reçu un triomphe »… Simone Signoret obtiendra son premier trophée étranger avec ce film. Il faudra pourtant attendre encore 10 ans pour que Casque d’or soit projeté dans un cinéma parisien. « L’une des plus belles histoires que le cinéma français ait racontées » publiait Le journal du Dimanche. Hélas, Jacques Becker était mort avant d’avoir connu cette gloire tardive.

    Un figurant annetois de 24 ans

    Pierre Dubreuil, ancien notaire et maire d’Annet, se souvient très bien du film. Et pour cause, il avait 24 ans et eut la chance de participer au tournage. « Passionné de cinéma, je venais de rater le concours d’entrée à l’IDHEC (Institut des Hautes Etudes Cinématographiques). J’ai donc poursuivi mes études de droit et me suis consolé en fréquentant le plateau de « Casque d’or » où j’ai pu interpréter trois rôles de figuration et prendre quelques photos. Le tournage a débuté à Annet avant de se poursuivre ensuite sur Paris. Il a duré une dizaine de jours et plusieurs figurants ont été recrutés parmi les habitants des environs car c’était la période des vacances. C’était aussi avant mon départ début octobre 1951 au service militaire au cours duquel j’ai rencontré Alain Kaminker… le frère de Simone Signoret ! Le plan d’ouverture où l’on voit les barques accoster a été tourné sur la rive de Jablines, après le petit pont. En revanche, la guinguette est reconstituée en studio. L’évasion des prisonniers fut filmée devant la prison de la Santé, à Paris, mais la discussion entre Bussières et Reggiani dans le fourgon cellulaire a été enregistrée à Annet. Dans une grange du château d’Etry, les techniciens ont construit une grosse caisse en bois monté sur ressorts dans laquelle prirent place les acteurs. Un machiniste la secouait pour simuler les tressautements du fourgon pendant qu’un autre passait régulièrement une branche d’arbre devant un projecteur pour créer les ombres du paysage qui défile…. Quand le film est sorti à Paris le 16 avril 1952, mon père qui était maire a affrété un car pour que les habitants puissent aller le voir au Studio-Haussmann, dont le gérant était depuis 1937 Paul-Ernest Valentin, ancien maire d’Annet ».

    Une vraie guillotine !

    Intarissable lorsqu’il évoque ce chef-d’œuvre qui l’a passionné et sur lequel il s’est abondamment documenté, Pierre Dubreuil poursuit. « Jacques Becker était un réalisateur très exigeant. C’est lui-même qui avait choisi les logements des acteurs sur Annet. Simone Signoret logeait dans le centre ville, à l’hôtel des voyageurs situé Grande rue à l’époque, aujourd’hui 64 rue Charles de Gaulle. Pas d’eau courante et les commodités au fond du jardin. Amoureuse, elle allait tous les jours au bureau de poste téléphoner à Montand qui tournait avec Clouzot « Le salaire de la peur » à la bambouseraie d’Anduze, dans le Gard. Serge Reggiani logeait au Canard qui fume (l’actuel restaurant marocain Le Pacha). Il reviendra dans ce même hôtel 18 ans plus tard lorsqu’il tournera « L’empreinte des géants » de Robert Enrico et se souviendra du lieu. Claude Dauphin rentrait sur Paris le soir même. Il n’a tourné qu’une seule scène, celle sur la place de l’église Saint-Germain, enregistrée en une journée. A l’époque c’était un très grand acteur. Pour preuve, il avait son propre siège à son nom. La séquence où Marie arrive en canot sur la Marne pour rejoindre Manda a été filmée à Trilbardou, en amont du château, juste avant le barrage. La petite maison où ils s’aiment – et qui n’existe plus – se trouvait dans le parc du château de Claye-Souilly, derrière l’IME La Gabrielle aujourd’hui. A l’intérieur de l’église, ce sont les demoiselles Chevance, deux sœurs, qui jouent de l’harmonium pendant le (faux) mariage célébré par le (vrai) curé d’Annet, l’abbé Henri Benoist. Les mariés étaient des jeunes gens du village et Jean-Claude Auzias, alors âgé de 11 ans, interprétait l’enfant de chœur. Il deviendra médecin et réside toujours à Annet. Le décor final de la guillotine a été campé dans la cour de la maison d’arrêt de Meaux, rue Fatou. L’équipe est partie en car le matin et on a filmé toute la journée. Becker avait réquisitionné une grande échelle de pompier sur laquelle il a filmé le panoramique vertical sur la prison. Reggiani a dû répéter douze fois la scène du banc de la guillotine avant que Becker n’accepte la prise ». 

    Et Pierre Dubreuil de conclure avec une pointe d’humour … « A propos de cette guillotine, les détenus de la prison n’en menaient pas large car ils pensaient qu’elle avait été installée la veille pour l’un d’entre eux ! Le curé qui accompagne Manda vers la guillotine était un figurant professionnel qui habitait Thorigny ; et le  bourreau… c’était un boucher qui exerçait à Meaux ! »

    L’histoire du film

    Un dimanche d’automne 1898, la « bande à Leca » (Claude Dauphin) débarque dans une guinguette avec « leurs femmes ». Pour provoquer Roland, « son homme », l’une d’elles, Marie (Simone Signoret) invite à danser un ouvrier charpentier, Georges Manda (Serge Reggiani), ex-compagnon de prison de Raymond (Raymond Bussières). Jaloux, Roland, provoque Manda qui l’étend raide d’un uppercut. Leca, amoureux de Casque d’or, lui donne rendez-vous dans un bal populaire de Belleville où se retrouvent également Manda et Roland. L’affrontement est inévitable. Manda poignarde mortellement Roland. Casque d’or et Manda se retrouvent dans une petite maison à Joinville. Jaloux de la fugue de Marie, Leca, pour éliminer son rival, dénonce Raymond à la police comme auteur du meurtre. Comme prévu, Manda se livre, ne supportant pas que son ami soit condamné à sa place. Lors d’un transfert de prison, Manda et Raymond s’évadent mais ce dernier est mortellement blessé. Informé de la trahison, Manda  abat Leca. Arrêté, il sera guillotiné. D’une fenêtre, Marie assiste impuissante à son exécution.

    Et la vérité sur Casque d’or

    La véritable Casque d’or a défrayé l’actualité de la Belle Époque. Les journaux relatèrent une guerre opposant deux bandes rivales de voyous des quartiers nord-est de la capitale. L'enjeu du conflit était une jeune prostituée de 22 ans, Amélie Elie née le 14 mars 1878 à Orléans. Elle se rachètera une conduite en épousant en janvier 1917 André-Alexandre Nardin, un cordonnier, avant de décéder en avril 1933. En 1939 Jean Renoir songe à en faire un film, mais c’est Julien Duvivier qui est pressenti pour le réaliser avec Jean Gabin dans le rôle de Manda. La guerre fait capoter le projet. En 1946, Jacques Becker écrit un scénario, puis Yves Allégret et Henri-Georges Clouzot reprennent successivement le projet. Ce sera finalement Jacques Becker qui rédigera un second scénario avec Jacques Companeez et qui débutera le film en septembre 1951. Serge Moroy

    Photos: collection privée

  • Concert pour Rétina : Les yeux du chœur

    Concert pour Rétina : Les yeux du chœur

     Claye-Souilly

    Chœur Odyssées, la chorale clayoise, a donné, dimanche 26 mars, un concert à l’église Saint-Étienne au profit de Rétina France (Mille chœurs pour un regard). La Chantereine, chœur de Brou-sur-Chantereine, l’a rejointe dans cette noble initiative.

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    « Qui aurait pu penser que cette idée folle de réunir des chorales, partout en France, pour chanter en faveur des malvoyants, serait encore d’actualité 21 ans plus tard ? Qui aurait pu penser que plus de 200 programmes de recherches seraient financées par une voix, vos voix, vos voix, des uns et des autres. Les aventures humaines sont quelquefois tragiques, nous le savons, mais elles peuvent aussi être symboliques, pacifiques, magnifiques. Mille chœurs pour un regard est justement un de ces magnifiques exemples » a déclaré Marie-Hélène Caspar, à quelques soixante-dix personnes réunies dans l’église pour le concert.  

    Chants profanes et sacrés

    Sous sa direction, Chœur Odyssées a assuré la première partie du programme, interprétant le Gloria (Saint-Saens), la berceuse de Brahms, le Statbat Mater (Karl Jenkins), mais aussi Amazing Grace, le cantique chrétien de John Newton. Lison Hufschmitt, lui a succédé pour diriger le chœur de la Chanteraine, dans un registre plus profane : Hallelujah, en hommage à Leonard Cohen disparu le 7 novembre 2016, Belle qui tiens ma vie (une pavane du XVIe siècle), un oratorio de Haendel et enfin Willkommen, tiré de Cabaret, la comédie musicale de Bob Fosse (1972).

    « Penser à autre chose qu’à la politique »

    Les deux chorales ont ensuite uni leurs voix pour chanter Carmina Burana (Carl Orff) et 1492, Christophe Colomb (Vangelis), immortalisé par le film de Ridley Scott sorti en 1992. Les choristes étaient accompagnés au piano par Marc Denouel, professeur au conservatoire de Bussy-Saint-Georges. 

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    « Nous sommes heureux d’avoir participé à cette grande et belle opération généreuse. Et puis, dans le monde actuel, nous avons aussi besoin de souffle et de penser à autre chose qu’à la politique » a conclu  Marie-Hélène Caspar, sous les applaudissements nourris.

    Le prochain concert de Chœur Odyssées aura lieu vendredi 9 juin à 20 h 30, dans le cadre du festival Musiques du monde, à l’espace André-Malraux. La Chanteraine donnera quant à elle un concert samedi 10 juin à l’église Saint-Baudile, à Brou-sur-Chantereine, et dimanche 11 juin après-midi à l’église Saint-André, à Chelles. S. Moroy

    www.retina.fr

    Créée en 1984, Retina France est une association à but non lucratif, reconnue d’utilité publique depuis novembre 1998.  Elle vise à regrouper les malades atteints de dégénérescences rétiniennes pour les informer et les aider, promouvoir et encourager la recherche thérapeutique en ophtalmologie et entreprendre toutes les actions susceptibles d’informer le public et les malades sur les travaux des chercheurs et scientifiques. L’association regroupe environ 20 000 membres.
    En 2016, l’opération a mobilisé 1200 chorales, soit 500 concerts. La somme totale recueillie de 250 000 euros a permis de financer des programmes de recherche dans toute la France. Pour 2017, la marraine de l’opération était la chanteuse Enzo Enzo.