Étiquette : Montjay la Tour

  • « Villevaudé à travers ses personnages célèbres… ou pas »

    « Villevaudé à travers ses personnages célèbres… ou pas »

    Si vous avez visité l'exposition "Villevaudé à travers ses personnages célèbres… ou pas", vous avez pu découvrir que l'histoire très complexe de la baronnie de Montjay la Tour ne peut se résumer en quelques lignes!!

    Au premier seigneur de Montjay Albérix Payen, succède au XIIe s la famille des Châtillon:

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    Gaucher II de Châtillon est tué en terre sainte en janvier 1147, Gaucher III s'est distingué à la bataille de Bouvines en 1214.

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    Au XIVe s, la baronnie est vendue à une des plus puissantes familles, les d'Orgemont… Pierre II d'Orgemont achète le domaine de Chantilly où l'on peut encore voir les armoiries de la famille. Il décède dans son hôtel des Tournelles à Paris, construit à l'emplacement de l'actuelle Place des Vosges.

    Rappel: La place des Vosges a été construite à l'emplacement de l'hôtel des Tournelles, propriété du Chancelier Pierre d'Orgemont, qui y mourut en 1389, et de son fils Pierre II, évêque de Paris…

    https://www.parismarais.com/fr/arts-et-culture/hotels-particuliers-du-marais/le-palais-des-tournelles.html

     

    Potier

    Au XVIIe s les terres de Montjay sont vendues au marquis Potier de Gesvres.

    Louis Joachim Paris Potier de Gesvres est guillotiné le 7 juillet 1794, plus d'un an après Louis XVI.

    à suivre dans le livre en vente à la bibliothèque!!

  • IVAN PEYCHÈS (1906-1978)

    IVAN PEYCHÈS (1906-1978)

    IVAN PEYCHÈS (2 février 1906 – 30 septembre 1978)

    0Ivan à Sait GobainElu le 12 mai 1969 à l’académie des Sciences

    Ivan Peychès fait partie de ceux qui ont apporté beaucoup à l’humanité, mais dont le nom et l’essentiel de la vie restent ignorés.

    Cet extrait du discours de  Monsieur Hely D’ Oissel, PDG de Saint Gobain, lors de la cérémonie de remise de la Croix de la Légion d’honneur en février 1954 en témoigne :

    « Il nait en 1906 à Libourne, dans cette Gironde qui lui  vaut à la fois ses connaissances sur les vins et sa pointe d’accent.

    Ses études secondaires à l’institution Montesquieu sont brillantes et son père, modeste commerçant, sait en tirer conséquence et faire les sacrifices voulus pour lui permettre de poursuivre ses études secondaires à la faculté de Sciences de Bordeaux.

    Ivan famille

    Ces photos m'ont été envoyées par Florent Gaillard, neveu d'Ivan Peychès.

    Les certificats de licence classiques s’agrémentent de quelques suppléments, tel que celui d’Astronomie approfondie, qui trahissent sa  curiosité d’esprit.

    C’est la préparation du concours d’agrégation… et après un an de service militaire dans l’artillerie lourde, il commence une nouvelle thèse à la Sorbonne : Saint-Gobain le remarque et il est nommé chef du Laboratoire d’Essais Thermiques, alors qu’il vient  à peine d’obtenir en septembre 1936 un poste au Lycée Pierre Loti à Rochefort.

    Mobilisé, il est  emmené en captivité à l’Oflag IV D en Silésie pendant un an.

    Le 1e janvier 1944, il est directeur des recherches au laboratoire de La Villette

    4 Laboratoire de recherches. Saint-GobainLe laboratoire Saint-Gobain Boulevard de La Villette (1956)

    Ses communications l’ont fait connaître dans le monde verrier et dans le monde savant.

    SAINT-GOBAIN

    Son activité intellectuelle ne s’exerce pas uniquement sur le terrain scientifique : il  publie une étude magistrale sur le château fort de Saint Gobain qui témoigne d’une connaissance profonde de l’architecture militaire du XIIIe siècle. »

    5 Chateau saint gobain 001Notes sur le château-fort de Saint-Gobain. L'influence du château et des premières halles sur l'évolution de la manufacture de saint-Gobain, dont le livret m'a été offert par monsieur Glantzlen de Saint Gobain. 

    Nous devons à ce professionnel exceptionnellement doué pour trouver, mais aussi pour diriger des équipes de chercheurs (jusqu’à 500 en fin de carrière) une contribution essentielle au développement de la fusion électrique du verre qui lui valut de se retrouver à 38 ans directeurs de recherche des glaceries Saint-Gobain. Par la suite, Ivan Peychès inventa le procédé TEL utilisé aujourd’hui  dans le monde entier pour la fabrication industrielle de la laine de verre ; on lui doit le procédé JUSANT qui permit à l’époque de fournir les plus grandes glaces du monde pour la Maison de la radio à Paris ; mais ce sont encore les verres isolants, les verres laser, des verres du four solaire d’ Odeillo, les hublots du Concorde qui sont sortis des usines de la Compagnie Saint Gobain.

     

    (suite…)

  • Montjay-la-Tour, Un café « presque » vrai

    Montjay-la-Tour, Un café « presque » vrai

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    Après une longue fermeture, le café de la place des Marronniers, en haut de Villevaudé, a retrouvé une seconde vie grâce à Julia Frizziero qui a entrepris de le restaurer… pour son plaisir personnel.

    Carte postale de 1907


    41 - Copie

    Café marronniers verneau
    On ne sait à quand remonte exactement l'origine du café place des Marronniers, mais des cartes postales du début du XXe siècle attestent déjà de sa présence et de son rôle économique et social au cœur du village. Situé à côté d'une écurie et d'une épicerie (qui composent maintenant la même maison), il est progressivement devenu restaurant et hôtel. « Au début du XXe siècle, c'était un café-buvette avec salle de danse. Dans les années 30, il devient un hôtel-restaurant-tabac appelé « Hôtel de la place », puis un café-tabac-épicerie dénommé « Les Marronniers » et ensuite un café-tabac « Chez Colette ». Il fermera au milieu des années 90 et les vétérans qui jouaient au football étaient très malheureux de ne plus pouvoir s'y retrouver après leur match » rappelle Monique Mazoyer, Villevaudéenne et membre de la SHCE (Société d'Histoire de Claye et de ses Environs). Julia Frizziero et Patrice Vrillaud en deviennent propriétaires fin décembre 2009. Ils emménagent avec leurs deux enfants dans les étages supérieurs. Son précédent propriétaire n'était autre que Bernard Asset, le célèbre photographe de Formule 1 qui utilisait la grande salle du café pour travailler ses clichés de courses.

    Un caf- comme pour de vrai

    Patrimoine local

    « Dès que j'ai vu le café avec sa salle encore dans son jus, c'est-à-dire aménagée dans le style des années 50, j'ai eu le coup de coeur. J'ai décidé de le restaurer à des fins privés pour garder le plus possible les souvenirs qu'ils pouvaient encore contenir. Je me suis fixé comme objectif de respecter son authenticité parce que c'était un lieu de rencontres, de souvenirs, et qu'il fait partie du patrimoine local ». Et Julia voit juste. Un jour, une dame pousse la porte pour lui avouer qu'elle a été autrefois serveuse ici. Julia ne refuse jamais les visites dès lors qu'elles lui permettent de reconstituer l'histoire du café sous forme d'une anecdote, d'un document ou d'une photo plus ou moins ancienne. Elle écume les brocantes et vide-greniers à la recherche de son ambiance d'antan : chopes, cafetières, bouteilles siphon, mobilier publicitaire… Il y a même, selon la tradition des cafetiers qui veut que cela porte bonheur, une collection de billets de tous pays épinglés sur un panneau du comptoir.

    Des projets artistiques

    « L'endroit a une double histoire. Le café en premier, puis son précédent propriétaire reconnu dans son travail artistique : Bernard Asset. Nous avons voulu mettre en avant ces deux aspects du même lieu. Je me suis dit pourquoi ne pas utiliser la grande salle de restaurant qui fait près de 50 m² comme lieu d'exposition photos ou de peintures. Le café pourrait aussi intéresser des cinéastes en quête de décors d'origine ». A force de patience, la réhabilitation commence à porter ses fruits, le café retrouvant sa superbe avec ses tables en formica, son comptoir en bois mouluré, ses tabourets hauts… Les étagères se sont remplies de vaisselles anciennes, appareils divers en bakélite, microsillons vinyles, et les présentoirs de journaux et revues d'époque. « Je n'étais pas spécialement un fervent des brocantes, mais Julia a su me communiquer sa passion. La dernière fois, je suis même revenu avec un groom pour la porte du bar » a avoué Patrice qui s'est pris au jeu de la reconstitution. Peaufinant la déco, Patrice et Julia restent intéressés par tout objet qu'on voudra bien leur donner et qui pourrait embellir leur café, notamment une vraie pompe à pression pour la bière et un percolateur d'époque. « Ce serait le fin du fin » ajoute Patrice… en fin connaisseur. S. Moroy

     
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