Étiquette : Médiathèque de l’Orangerie

  • Médiathèque de l’Orangerie, Claye Souilly

    Médiathèque de l’Orangerie, Claye Souilly

    Une nouvelle page… après la plage

    Trois droles de dames de la Mediatheque (Copier)Les trois drôles de dames du secteur jeunesse. De gauche à droite, Aude Macé, Françoise Lebeurre et Florence Drevet-Mulard.

    Être ou ne pas être à la page. La question ne se pose pas pour la médiathèque qui a déjà préparé sa rentrée. A leur retour de vacances, les 2160 abonnés trouveront de nouveaux livres, BD, mangas, revues, CD, DVD, mais aussi des expos, concerts et spectacles. Stéphanie Dubois, la directrice, lève le voile sur les nouveautés. 
    Des ateliers informatiques 
    Nathanaël Morisseau vient d’intégrer la petite équipe de 8 personnes. Il a en charge le développement du secteur adulte, notamment l’acquisition de livres et DVD, mais aussi l’organisation des animations et le partenariat avec les collèges, en collaboration avec Arthur Poulain. Ce dernier, arrivé en février, s’occupe des ressources numériques. En plus des formations en ligne (Vodeclic et Medialib77), il proposera des ateliers d’informatique aux adultes, les jeudis et samedis après-midi, à partir du 11 septembre.
    La musique à coeur
    « L’idée est d’aider les groupes ou les chanteurs amateurs de la région à avoir un premier public en leur proposant une scène » explique la jeune directrice. Le premier tremplin des jeunes espoirs aura lieu vendredi 23 janvier à 18 h. Par ailleurs, deux cafés musicaux sont programmés. Le premier sur le hip-hop, les 11 et 15 octobre, et le second sur les Beatles revisités, les 21 mars et 22 mai. Samedi 7 février, blind-test sous forme de quizz musical animé par deux guitaristes et, le 11 avril, concert-découverte sur le violoncelle organisé avec le conservatoire.
    Plus bavard sur le polar
    La rentrée littéraire sera bien sûr un temps fort. La 5e édition se déroulera en deux lieux différents : à la médiathèque, samedi 15 novembre à 18 h 30, et à celle de Villeparisis, vendredi 28 novembre à 20 h 30. Le libraire Patrick Borione présentera sa sélection parmi les 607 romans de cet automne. « Le polar bénéficiera d’un volet spécial car il constitue un tiers des ouvrages empruntés » ajoute Stéphanie.
    Expos au bout du conte 
    La médiathèque s’associera avec le musée 14-18 de Villeroy pour célébrer le centenaire de la Grande Guerre. Public et élèves pourront visiter, du 12 novembre au 20 décembre, une expo sur la vie à cette époque. Une autre, sur les drôles de livres (insolites, animés, en relief), est prévue du 6 janvier au 18 avril. Les plus jeunes pourront voir « La reine des neiges », spectacle du 31 janvier, et surtout assister à « L’heure du conte », nouveauté proposée aux 3-6 ans, tous les mois, à partir du 4 octobre. 

    S. Moroy

    Horaires d’été (jusqu’au 31 août) : mardi de 15 h à 18 h, mercredi de 9 h 30 à 12 h 30 et 14 h à 18 h, vendredi de 15 h à 19 h, samedi de 9 h 30 à 12 h 30. Médiathèque de l’Orangerie, 4 allée André-Benoist. Tél : 01 60 26 92 10. Fermeture exceptionnelle samedi 16 août. https://www.facebook.com/Mediatheque.Claye.Souilly

  • Claye Souilly, Joyeux anniversaire à la médiathèque

    Claye Souilly, Joyeux anniversaire à la médiathèque

    La maire-Nicole-St-phaniePhoto: Le maire avec à ses côtés Nicole Vibert et Stéphanie Dubois

    La médiathèque à la page…

    Samedi 16 novembre 2013, la Médiathèque de l’Orangerie a ouvert ses portes au public pour ses 20 ans.
    AnimationPhoto: La lectrice mécontente, une parodie interprétée par les acteurs de la compagnie de la Dandinière. A la borne d'accueil, Florence Devret-Mulard et Stéphanie Dubois.

    L’occasion également de souhaiter une bonne retraite à Nicole Vibert, sa directrice. Le public est venu nombreux pour cette journée riche en animations, rencontres, surprises et souvenirs avec l’exposition qui s’affichait sur les murs de l’auditorium.

    Avant 1993 existait au rez-de-chaussée de la mairie une bibliothèque qui a fonctionné durant 35 ans grâce au dévouement de plusieurs bénévoles. Depuis son inauguration, le 5 juin 1993, la médiathèque a connu bien des évolutions qui lui ont permis de devenir ce quelle est aujourd’hui: un phare incontournable de la vie culturelle clayoise avec 2120 abonnés.

    Mais que de chemin parcouru entre le passage du stylo bille au stylo optique pour enregistrer les prêts, l’ouverture de la discothèque en 1995, l’installation du premier poste multimédia en 1997, l’arrivée des Cédéroms en 1999, les animations développées en partenariat avec l’Action culturelle, l’accès libre et gratuit sur internet et l’autoformation en ligne en 2009.

    C’est un beau roman

    La compagnie de la Dandinière, troupe de théâtre de Messy, a proposé un « jeu du portrait chinois » pour faire découvrir au public les multiples services de la médiathèque : Le monde du silence, L’éternel retour, Hannibal-lecteur, Les experts amis-amis, Le bonheur est dans le prêt… « Et si la Médiathèque est à la page, avec des animateurs qui mettent du cœur à l’ouvrage, c’est grâce aussi à son département multimédia car l’avenir a aussi voix au chapitre. Et pour paraphraser Alfred de Musset, qu’importe la fiction pourvu qu’on l’ait livresque » a conclu Jérémy Martin, metteur en scène et comédien.

    Allocution de Nicole VibertPhoto: Allocution de Nicole Vibert

    C’est une belle histoire

    Venue de la grande bibliothèque d’Evry, spécialisée dans la littérature jeunesse, Nicole Vibert prend ses fonctions en mars 1993. « Dès mon recrutement, j’ai été enthousiasmée par le projet. C’était un équipement extrêmement novateur pour l’époque, d’où la grande surprise des Clayois. Une médiathèque, c’estaussi une équipe qui travaille, qui se met en place, et j’ai eu toute liberté pour la constituer. J’ai aussi la chance et le privilège de terminer ma carrière avec une équipe exceptionnelle » a avoué la directrice. Dans le projet de création, le maire a rappelé qu’ilsouhaitait un trait d’union entre la maison briarde et l’Orangerie « et surtout qu’il y ait beaucoup de luminosité car je voulais que cette médiathèque rayonne, qu’elle bénéfice d’une ouverture sur laville pour ses lecteurs ».

     Ecrire une nouvelle page

    Yves Albarello a décerné le titre de citoyenne d’honneur à Nicole Vibert en lui offrant la médaille Grand-or de la Ville, une distinction à la fois exceptionnelle et rarissime. Stéphanie Dubois, directrice adjointe, prend désormais le relais. Elle est à l’origine d’une étude sur le diagnostic territorial pour un projet de lecture publique sur la communauté de communes Plaines et Monts de France (34 communes soitprès de 65.000 habitants). Cette réflexion est menée avec les bibliothécaires et les élus des communes concernées.  S. Moroy

    Repères

    Juin 1993 : 451 inscrits pour 12.615 prêts Décembre 2003 : 1169 inscrits pour 51.840 prêts  Août 2013 : 2120 inscrits pour 66.080 prêts

    Tarifs annuels Clayois : gratuit pour les 0-14 ans et demandeur d’emploi, 5 euros pour les 15-25 ans et + 65 ans, 10 euros pour les 26-64 ans. Hors commune : gratuit moins 3 ans, 5 euros 3-14 ans et demandeur d’emploi, 10 euros 15-25 ans et + 65 ans, 20 euros 26-64 ans. Médiathèque de l’Orangerie, 4 allée André-Benoist (01 60 26 92 10).

    Ouverture : mardi (15 h à 18 h), mercredi et samedi (9 h 30 à 12 h 30 et 14 h à 18 h), vendredi (15 h à 19 h).

    Toutes les infos sur : http://paprika.claye-souilly.fr  et Facebook

  • A la découverte du cinéma italien

    A la découverte du cinéma italien

    Découvrir la richesse du cinéma italien grâce à une présentation chronologique de ses grands réalisateurs et des films qui l’ont le mieux célébré. Tel était, samedi 5 mars, l’objectif de la médiathèque de l’Orangerie de Claye-Souilly, organisatrice de l’évènement annoncé dans la note du 26 février

    Champclaux La conférence a réuni une quarantaine de personnes à la salle Planète-Oxygène. Elle était animée par Christophe Champclaux qui, depuis 2008, intervient sur l'histoire du cinéma auprès des médiathèques municipales et bibliothèques départementales dans le cadre des activités pédagogiques de l’ADAV (Atelier de diffusion audiovisuelle).

    « La première partie est consacrée à la période 1945 à 1978, car le cinéma italien est si riche qu’il nécessitera une deuxième séance » a prévenu Stéphanie Dubois, membre de la médiathèque. « Les premiers longs-métrages transalpins, « Quo Vadis ? » (1912), « Cabiria » (1914), étaient des péplums, genre inventé par les Italiens. Ils ont fasciné les plus grands cinéastes américains car ces films utilisaient pour la première fois dans l’histoire du 7e art, l’architecture, le décor en relief… au lieu des toiles de fond plates et fixes » a rappelé le conférencier avant d’évoquer le film de Roberto Rossellini « Rome ville ouverte ».

    Réalisé en 1945, avec peu de moyens, ce film est considéré comme le premier chef-d’oeuvre néoréaliste de l’histoire du cinéma italien qui voit grâce à lui sa résurrection sur la scène internationale.

    Quand Hollywood lorgnait sur Cinecittà

    Ossessione « Ossessione » (1943), premier film de Visconti, est apparenté au néoréalisme, mais le cinéaste s’en éloignera ensuite. Fellini quant à lui s’oriente vers un genre qui lui est propre.

    « La Strada » et « La Dolce Vita » comptent parmi ses chefs-d’œuvre. Comédie de mœurs en même temps que satire sociale, la comédie italienne apparaît dans le sillage de ce néoréalisme sombre, comme une réaction salvatrice à la morosité ambiante.

    La strada Plusieurs acteurs deviennent indissociables du genre : Toto, Nino Manfredi, Vittorio Gassman, Alberto Sordi…

    « Mais la comédie n’est pas le seul domaine dans lequel les Italiens ont accédé puisque, de 1945 jusqu’au milieu des années 70, le cinéma italien a vraiment été le meilleur du monde. Si le cinéma américain a été sublime dans les années 40-50, il a connu une très grosse baisse artistique dans les années 60 alors que le cinéma italien était en pleine forme, connaissant quatre décennies absolument magiques » a déclaré Christophe Champclaux.

    Hercule Les années 50 voient le grand retour du péplum (« Les travaux d’Hercule ») qui fera les beaux jours du box-office américain, avant de céder la place au « giallo » (mélange de policier et d’horreur fantastico-érotique) avec Mario Bava comme chef de file (« Le masque du démon »).

    « Le western-spaghetti » devient également emblématique de la création italienne, genre dans lequel Sergio Leone passera maître en revisitant les codes du western américain.

    Prochain rendez-vous samedi 26 mars 18 h 30 à Planète-Oxygène pour la seconde partie consacrée à la période 1979 à nos jours. S.Moroy

  • Federico Fellini, un grand maître du cinéma italien

    Federico Fellini, un grand maître du cinéma italien

    Fellini
    Alors que « La Dolce Vita » fêtait ses 50 ans, le musée du Jeu de Paume (à Paris) proposait début 2010 de découvrir et de revisiter l’œuvre de Federico Fellini (né à Rimini en 1920, mort à Rome en 1993). L’exposition « Fellini, la grande parade » s’inscrivait en effet dans le cadre de l’événement Tutto Fellini organisé en hommage à Federico Fellini par la Cinémathèque française, l’Institut culturel italien de Paris et le musée du Jeu de Paume. Les visiteurs ont pu pénétrer dans l’univers du maestro par le biais de quatre grandes séquences : la culture populaire, Fellini à l’œuvre, la cité des femmes, l’invention biographique.

    On retrouvait les thèmes chers au génial réalisateur italien : le music-hall, le cirque, la caricature, la femme, la psychanalyse et les rêves, ou encore ses relations houleuses avec les médias.

    Cette expo entendait être aussi un laboratoire visuel interrogeant plus largement le 20e siècle qui connut les premiers balbutiements du cinéma, mais aussi celui de la presse, de la télévision et de la publicité. À travers la présentation d’une sélection de photographies, d’affiches originales de films, de magazines d’époque, d’extraits de films et de dessins de Federico Fellini (véritables archives de travail), l’expo mettait en lumière la construction d’une œuvre. Elle explorait également la présence autobiographique du cinéaste dans ses films, ainsi que son obsession pour la femme, à la fois figure de l’altérité et incarnation de tous les possibles. Enfin, deux films étaient au cœur même de l’expo : La Strada et La Dolce Vita.

    Avec La Strada (1954) et La Dolce Vita (1960), Fellini signe deux des chefs-d’œuvre les plus révélateurs de son cinéma. Ces deux films sont en effet les plus connus de son œuvre de cinéaste et peut-être aussi du cinéma italien tout court : "Fellini, c’est l’Italie" n’hésitait pas à déclarer le personnage du metteur en scène dans La Ricotta (1963) de Pier Paolo Pasolini.

    C’est grâce à La Strada, film primé au festival de Venise en 1954 et couronné d’un oscar à Hollywood en 1956, que Fellini se fit connaître en France et rencontra un succès unanime à la fois auprès du public et de la critique. Un doublé plutôt rare… quand il est dans le bon sens. Jean de Baroncelli, l’ancien critique de cinéma du quotidien Le Monde, affirmait ‘’La Strada est comme une transfiguration du néo-réalisme. Tout y est quotidien, familier, parfaitement plausible. Cette histoire de saltimbanque a l'apparence d'un fait divers, pourtant nous sommes aux confins de l'étrange, sinon du fantastique". Jusqu’alors les personnages essentiels de l’œuvre fellinienne étaient bien souvent des êtres purs ou innocents aux prises avec la déchéance du monde, et quelquefois dominés par elle. Ses premiers films s’achevaient d’ailleurs sur une espérance (vertu théologale par excellence) à laquelle on a souvent prêté un sens religieux que les influences catholiques initiales du réalisateur ne démentaient pas a priori. La Strada doit énormément au génie de son interprète féminine, Giuletta Masina, l’épouse du cinéaste, et bien sûr à la musique tellement envoûtante de Nino Rota.

    A contrario c’est un parfum de soufre qui accompagne la sortie de La Dolce Vita dont la première à lieu le 3 février 1960 en Italie. Le film sera accusé de blasphème par le Vatican (Fellini frôla l’excommunication) et interdit en Italie aux moins de 18 ans, ce qui ne l’empêchera pas de recevoir un prix au festival de Cannes en mai 1960. Ce film donnant la vision d’une société romaine, désespérément désœuvrée, a-t-elle choqué à ce point la bourgeoisie bien pensante comme la sainte église ? C’est aussi le prétexte pour Fellini de libérer son imaginaire et de faire exploser la structure narrative du récit. Ainsi les personnages du film ouvrent-ils les portes du rêve et de l’inconscient. Comme dans la majorité de ses films, le réalisateur utilise de nombreux éléments autobiographiques : jeunesse désœuvrée, rêveries adolescentes, farces de collégien, charme discret des scènes de la vie de province… On retrouve cette atmosphère puérile et nonchalante dans son autre film sorti en 1953, Les Vitelloni. La fameuse baignade d’Anita Ekberg dans la fontaine de Trévi reste gravée dans les mémoires et représente un morceau de choix dans l’anthologie fantasmatique. A noter que l’on doit à l’un des personnages de ce film (Paparazzo, l’un des photographes), l’invention du terme « Paparazzi ». S. Moroy

    Cinéma italien

    A LA DECOUVERTE DU CINEMA ITALIEN

    SAMEDI 5 MARS 2011 A 18H 30 : de 1945 à 1978

    SAMEDI 26 MARS 2011 A 18H 30: de 1979 à 2010

    Découvrir le cinéma italien à travers une présentation chronologique des réalisateurs et des oeuvres les plus importants, agrémentée d'extraits de films.

    Salle Planète Oxygène, public ados et adultes

    Réservation obligatoire à la médiathèque de l'Orangerie

    4, allée Benoist, Claye Souilly, au 01 60 26 92 10

    Les séances seront animées par Christophe Champclaux

    Christophe Champclaux a produit la série documentaire "Les Maîtres du regard" racontant l'âge d'or du cinéma hollywoodien. Historien de formation, réalisateur et conférencier, il a publié plusieurs ouvrages consacrés à l'histoire du cinéma.