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  • EXPO PHOTOS AU PIN : L’ENFER DU CAMP NAZI DE MAUTHAUSEN

    EXPO PHOTOS AU PIN : L’ENFER DU CAMP NAZI DE MAUTHAUSEN

    LA PART VISIBLE DES CAMPS

    L’Amicale de Mauthausen, déportés, familles et amis (Paris) a été invitée par l’association Loisirs et cultures (Le Pin) pour exposer des photos du camp autrichien de Mauthausen, l’un des camps de travail les plus grands et plus durs d’Europe.

    Vous avez jusqu’au mercredi 11 mars pour les découvrir sur 30 panneaux dressés salle polyvalente Nicole-Paris, au Pin.

    Camp de Mauthausen : 122 767 morts enregistrés et des dizaines de milliers d’autres non immatriculés.

    DES PHOTOS VOLÉES AUX SS

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    Jusqu’à sa libération par les Américains, le 5 août 1945, les photos étaient exclusivement prises par les SS, qui cherchèrent ensuite à les détruire.

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    Mais un prisonnier espagnol, Francisco Boix, matricule 5185, réussit avec l’aide de ses camarades à dérober plusieurs clichés réalisés entre 1940 et 1945. Ces derniers permettront de témoigner de l’enfer et des crimes perpétrés à Mauthausen, considéré par les nazis comme l’un des camps les « plus rentables ».

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    Il a été construit en 1938 et son emplacement choisi à cause de la carrière de granit de Wienergraben, qui fut exploitée jusqu’en 1942. Cinquante camps annexes situés en Autriche et dans le sud de l’Allemagne dépendaient du camp de Mauthausen-Gusen et utilisaient des prisonniers comme main-d’œuvre, soit 85 000 au total.

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    C’était un camp de niveau III, c’est-à-dire parmi les plus durs destinés aux ennemis politiques du Reich, plus particulièrement conçu pour l’élimination par le travail. Les premiers prisonniers furent des Espagnols de l’armée républicaine (donc contre Franco). Des prisonniers russes y afflueront après l’invasion de la Russie par les Allemands, en juin 1941.

    DES FEMMES DANS LE CAMP, UNE RÉALITÉ MÉCONNUE

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    A l’origine, le camp de Mauthausen était destiné uniquement aux hommes. Mais les photos prises par les Américains à sa libération ont révélé la présence de femmes, un camp à leur intention y ayant été ouvert en septembre 1944 avec des détenues d’Auschwitz. Jusqu’à la fin de la guerre, on y dénombrait ainsi 4000 femmes de différentes nationalités. Une minorité d’entre elles étaient des prostituées, issues du camp de Ravensbrück et exploitées à partir de 1942 dans les bordels de Mauthausen et de Gusen.

    Les femmes atteintes de maladies vénériennes ou enceintes étaient renvoyées à Ravensbrück ou assassinées car « inaptes au travail ». Un cas de décès avéré concernait une femme sur laquelle on pratiqua un avortement forcé au 5e mois de sa grossesse. Plusieurs d’entre elles étaient soumises au travail forcé dans divers camps annexes, comme la fabrique de munitions de Hirtenberg ou de laine cellulosique de Lenzig. Un grand nombre de détenues, évacuées des camps de toute l’Europe, arrivèrent à Mauthausen en février 1945. Beaucoup de Hongroises ayant survécu aux marches de la mort se comptaient parmi elles.

    S. Moroy

    Exposition salle Nicole-Paris, Le Pin – Du dimanche 8 mars au mercredi 11 mars : 9 h 30 à 12 h et 13 h 30 à 17 h 30 – Entrée gratuite.

  • MAUTHAUSEN, devoir de mémoire

    MAUTHAUSEN, devoir de mémoire

    "LA PART VISIBLE DES CAMPS"
    Mauthausen, l'un des camps de travail les plus grands et les plus durs en Europe occupée, classé de niveau III, destiné à l'élimination par le travail.
    Ne manquez pas cette exposition, samedi 7 mars après midi, dimanche 8, lundi 9, mardi 10 et mercredi 11 mars matin et après midi.
    Organisée pour le 75ème anniversaire de la fin de la seconde guerre mondiale, par l’Amicale des déportés de MAUTHAUSEN et l’association « Loisirs et Culture » du Pin.
    Salle Nicole Paris, Le Pin

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  • Le Pin: Huit équipages ont sillonné la région

    Le Pin: Huit équipages ont sillonné la région

    Le traditionnel rallye de l’association Loisirs et Culture, au Pin, s’est déroulé dimanche 28 mai. Huit équipages ont pris le départ, soit vingt-cinq personnes. Crécy-la-Chapelle et Coulommiers faisaient partie des principales étapes.

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    Le départ a été donné aux équipages, dimanche à 8 h 30, rue du Château. Mais Lucette de Grenier, présidente de Loisirs et Culture, a tout d’abord donné ses dernières recommandations. « Vous avez une enveloppe-parachute si vous vous perdez. Mais ça coûte cher de l’ouvrir, soit 50 points. Vous devez être rentré au Pin au plus tard à 18 heures » a-t-elle rappelé avant que les moteurs ne vrombissent. La première ville étape devait être découverte à l’aide d’un rébus.

    Se balader et s’instruire sur sa région

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    Le rallye du Pin se porte toujours aussi bien, tout comme Lucette de Grenier et ses deux complices : Christianne Pachot et Monique Mazoyer.

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    La petite équipe travaille sur le projet depuis le mois de mars. Elle a effectué des repérages afin d’établir l’itinéraire qui a conduit les équipages à Crécy-la-Chapelle, Coulommiers, ainsi que dans les villages de Doue, Bussières, Saint-Cyr-sur-Morin et Jouarre, soit un circuit d’environ 150 km. Tous ont dû répondre à des questions sur des curiosités et monuments dans les communes traversées. L’occasion de découvrir la maison du peintre Corot, à Crécy-la-Chapelle, et celle de l’écrivain Pierre Mac Orlan, à Saint-Cyr-sur-Morin. A 13 heures, tout le monde s’est réuni pour pique-niquer dans le parc des Capucins, à Coulommiers.

    Un participant âgé de 5 mois

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    « C’est notre quatrième participation consécutive. Nous avions gagné l’édition 2015. Le rallye nous donne l’occasion de nous balader tout en nous instruisant sur notre région »
    confie Nicolas Daubuy, venu de Meaux avec Fanny, son épouse, son fils et Gaël, son petit dernier. Âgé de cinq mois, celui-ci était le plus jeune participant. Son équipage a finalement remporté le rallye après avoir totalisé le plus de points aux épreuves. Il était talonné par Gérard Lagrange, résidant à Lognes, qui a effectué le périple en solitaire et reste un adepte du rallye pinois. Sébastien Nourtier a fini pour sa part 7e. « C’était plus pour m’amuser, passer la journée de façon sympa » confie le Chellois qui a accompli lui aussi le rallye en solo. Tous les participants ont été récompensés lors de la proclamation des résultats à 19 heures, à la salle des fêtes où une collation rafraîchissante les attendait. Le premier et le deuxième ont respectivement reçu un chèque cadeau d’une valeur de 40 et 20 euros.

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    C’était la 29e édition et, pour 2018, la petite équipe se demande comment marquer le coup. « On a célébré la 10e puis la 20e. Pour la 30e édition, il va donc falloir trouver quelque chose d’original » a reconnu Monique Mazoyer.

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    En attendant, l’association Loisirs et Culture donnera son spectacle de théâtre de fin d’année, samedi 10 juin à 20 h 30, à la salle polyvalente Nicole-Paris. « C’est la troupe des enfants et collégiens et, comme d’habitude, il y aura de belles surprises » a promis Lucette de Grenier.

    Les Résultats

    1er Nicolas Dauby (Meaux), 2e Gérard Lagrange (Lognes), 3e Claire Courbet (Le Pin), 4e Jean-Pierre Stepniewski (Le Pin), 5e Famille Bessas (Courtry), 6e Martine Tomas-Espejo (Le Pin), 7e Sébastien Nourtier (Chelles), 8e Christiane Gourdon (Le Pin).

    Serge Moroy