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  • Le Pin ►Au revoir Madame de Grenier

    Le Pin ►Au revoir Madame de Grenier

    Lucette photo rallye  2015Qui ne la connaissait pas?
    Lucette de Grenier est décédée jeudi 16 septembre à l’ âge de 90 ans.
    Ancienne directrice de l’école du Pin, résidant dans la commune depuis 1960, férue d’histoire, membre de la SHCE (Société d’histoire de Claye et environs) et de la SAHC (Société archéologique et historique de Chelles), elle avait fondé en septembre 1988 l’association Loisirs et Culture, dont elle était la présidente.
    Elle nous faisait aimer l’Histoire
    Grâce à son association, elle avait pu rédiger et publier un ouvrage sur l’histoire de son petit village, "Le Pin d'Antan"
    Son livre avait connu un vif succès lors de sa parution en mars 2012.Il s’appuyait sur des cartes postales de la fin du 19e siècle, des documents officiels, ainsi que des témoignages d’habitants qu’elle avait patiemment recueillis depuis 1985. Jean­ Paul Pasco­ Labarre, alors maire du Pin, avait déclaré, admiratif : «Un travail exceptionnel qui va permettre aux Pinois de voir sous un angle différent ce que fut notre village. Pour le premier magistrat d’une commune comme Le Pin, ces renseignements sont indispensables».
    Mais ses activités ne s’arrêtaient pas là. Loin s’en faut.
    Lucette de Grenier, toujours avec le concours de sa dynamique association, animait les journées européennes du patrimoine en septembre
    Les visiteurs, qui ont participé à ses visites guidées du village, se souviennent encore de son érudition impressionnante.
    LUCETTE DE GRENIER2«Le Pin n’a pas su au cours des années passées conserver son patrimoine. Souhaitons que les générations futures en prennent conscience et ne renouvellent pas les erreurs antérieures. Cependant, les rares pierres qui nous restent parlent à ceux qui savent les entendre» avait­ elle déclaré le 18 septembre 2010 à l’issue d’une visite. Des loisirs pour tous Lucette de Grenier était également à l’origine depuis 2013 d’un tournoi de scrabble et, toujours la même année, d’un atelier cuisine ouvert à tous, petits et grands, dont le but était de préparer les fêtes de fin d’année… sans prise de tête.
    Son rallye touristique, qui a vu le jour en même temps que son association, était à lui seul un événement très prisé, prétexte idéal pour s’instruire tout en visitant de pittoresques villages franciliens dans un rayon de100 à 150 km alentour. «Depuis que nous organisons les rallyes, un seul a été annulé à cause d’un manque de participants… le 13e» avait reconnu en souriant Lucette de Grenier, pourtant non superstitieuse.

     
    Les enfants n’étaient pas oubliés puisqu’elle avait mis en place une bourse aux jouets avant Noël, ainsi qu’une petite troupe de théâtre amateur qui se produisait chaque fin d’année scolaire sur la grande scène de la salle polyvalente Nicole ­Paris.
    00Son association avait aussi à cœur de participer au concours cantonal de poésie. Créé en 1989, il s’adressait à tous les habitants d’Annet­ Sur­ Marne, Claye­ Souilly, Courtry, Le Pin, Villeparisis et Villevaudé; mais aussi aux écoles, centres de loisirs et maisons de retraite. Loisirs et Culture avait également organisé ou soutenu de nombreuses expositions thématiques très intéressantes : la Première Guerre mondiale dans nos villages, le camp de concentration de Mathausen, photos d’élèves à l’ école du Pin au fil du temps, etc.
    Photo: Résultats du concours de poésie à Villeparisis en 2013. Lucette de Grenier, Michèle Pélabère, Nicole Vibert, Jean Paul Pasco-Labarre, Gilles Loubignac
    HOMMAGE
    Un dernier hommage à cette grande dame, cette grande amie qui restera dans la mémoire de tous ceux qui ont eu la chance de la connaître, sera rendu mardi 21 septembre à 16 h 30 au crématorium de Montfermeil (Seine­ Saint ­Denis). L’inhumation de l’urne funéraire aura lieu quant à elle jeudi 23 septembre, à 11 heures, au cimetière de "Le Pin" (Seine­-et-­Marne). 
    Serge Moroy
  • EXPO PHOTOS AU PIN : L’ENFER DU CAMP NAZI DE MAUTHAUSEN

    EXPO PHOTOS AU PIN : L’ENFER DU CAMP NAZI DE MAUTHAUSEN

    LA PART VISIBLE DES CAMPS

    L’Amicale de Mauthausen, déportés, familles et amis (Paris) a été invitée par l’association Loisirs et cultures (Le Pin) pour exposer des photos du camp autrichien de Mauthausen, l’un des camps de travail les plus grands et plus durs d’Europe.

    Vous avez jusqu’au mercredi 11 mars pour les découvrir sur 30 panneaux dressés salle polyvalente Nicole-Paris, au Pin.

    Camp de Mauthausen : 122 767 morts enregistrés et des dizaines de milliers d’autres non immatriculés.

    DES PHOTOS VOLÉES AUX SS

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    Jusqu’à sa libération par les Américains, le 5 août 1945, les photos étaient exclusivement prises par les SS, qui cherchèrent ensuite à les détruire.

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    Mais un prisonnier espagnol, Francisco Boix, matricule 5185, réussit avec l’aide de ses camarades à dérober plusieurs clichés réalisés entre 1940 et 1945. Ces derniers permettront de témoigner de l’enfer et des crimes perpétrés à Mauthausen, considéré par les nazis comme l’un des camps les « plus rentables ».

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    Il a été construit en 1938 et son emplacement choisi à cause de la carrière de granit de Wienergraben, qui fut exploitée jusqu’en 1942. Cinquante camps annexes situés en Autriche et dans le sud de l’Allemagne dépendaient du camp de Mauthausen-Gusen et utilisaient des prisonniers comme main-d’œuvre, soit 85 000 au total.

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    C’était un camp de niveau III, c’est-à-dire parmi les plus durs destinés aux ennemis politiques du Reich, plus particulièrement conçu pour l’élimination par le travail. Les premiers prisonniers furent des Espagnols de l’armée républicaine (donc contre Franco). Des prisonniers russes y afflueront après l’invasion de la Russie par les Allemands, en juin 1941.

    DES FEMMES DANS LE CAMP, UNE RÉALITÉ MÉCONNUE

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    A l’origine, le camp de Mauthausen était destiné uniquement aux hommes. Mais les photos prises par les Américains à sa libération ont révélé la présence de femmes, un camp à leur intention y ayant été ouvert en septembre 1944 avec des détenues d’Auschwitz. Jusqu’à la fin de la guerre, on y dénombrait ainsi 4000 femmes de différentes nationalités. Une minorité d’entre elles étaient des prostituées, issues du camp de Ravensbrück et exploitées à partir de 1942 dans les bordels de Mauthausen et de Gusen.

    Les femmes atteintes de maladies vénériennes ou enceintes étaient renvoyées à Ravensbrück ou assassinées car « inaptes au travail ». Un cas de décès avéré concernait une femme sur laquelle on pratiqua un avortement forcé au 5e mois de sa grossesse. Plusieurs d’entre elles étaient soumises au travail forcé dans divers camps annexes, comme la fabrique de munitions de Hirtenberg ou de laine cellulosique de Lenzig. Un grand nombre de détenues, évacuées des camps de toute l’Europe, arrivèrent à Mauthausen en février 1945. Beaucoup de Hongroises ayant survécu aux marches de la mort se comptaient parmi elles.

    S. Moroy

    Exposition salle Nicole-Paris, Le Pin – Du dimanche 8 mars au mercredi 11 mars : 9 h 30 à 12 h et 13 h 30 à 17 h 30 – Entrée gratuite.

  • MAUTHAUSEN, devoir de mémoire

    MAUTHAUSEN, devoir de mémoire

    "LA PART VISIBLE DES CAMPS"
    Mauthausen, l'un des camps de travail les plus grands et les plus durs en Europe occupée, classé de niveau III, destiné à l'élimination par le travail.
    Ne manquez pas cette exposition, samedi 7 mars après midi, dimanche 8, lundi 9, mardi 10 et mercredi 11 mars matin et après midi.
    Organisée pour le 75ème anniversaire de la fin de la seconde guerre mondiale, par l’Amicale des déportés de MAUTHAUSEN et l’association « Loisirs et Culture » du Pin.
    Salle Nicole Paris, Le Pin

    Mathausen

  • Le Pin: Huit équipages ont sillonné la région

    Le Pin: Huit équipages ont sillonné la région

    Le traditionnel rallye de l’association Loisirs et Culture, au Pin, s’est déroulé dimanche 28 mai. Huit équipages ont pris le départ, soit vingt-cinq personnes. Crécy-la-Chapelle et Coulommiers faisaient partie des principales étapes.

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    Le départ a été donné aux équipages, dimanche à 8 h 30, rue du Château. Mais Lucette de Grenier, présidente de Loisirs et Culture, a tout d’abord donné ses dernières recommandations. « Vous avez une enveloppe-parachute si vous vous perdez. Mais ça coûte cher de l’ouvrir, soit 50 points. Vous devez être rentré au Pin au plus tard à 18 heures » a-t-elle rappelé avant que les moteurs ne vrombissent. La première ville étape devait être découverte à l’aide d’un rébus.

    Se balader et s’instruire sur sa région

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    Le rallye du Pin se porte toujours aussi bien, tout comme Lucette de Grenier et ses deux complices : Christianne Pachot et Monique Mazoyer.

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    La petite équipe travaille sur le projet depuis le mois de mars. Elle a effectué des repérages afin d’établir l’itinéraire qui a conduit les équipages à Crécy-la-Chapelle, Coulommiers, ainsi que dans les villages de Doue, Bussières, Saint-Cyr-sur-Morin et Jouarre, soit un circuit d’environ 150 km. Tous ont dû répondre à des questions sur des curiosités et monuments dans les communes traversées. L’occasion de découvrir la maison du peintre Corot, à Crécy-la-Chapelle, et celle de l’écrivain Pierre Mac Orlan, à Saint-Cyr-sur-Morin. A 13 heures, tout le monde s’est réuni pour pique-niquer dans le parc des Capucins, à Coulommiers.

    Un participant âgé de 5 mois

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    « C’est notre quatrième participation consécutive. Nous avions gagné l’édition 2015. Le rallye nous donne l’occasion de nous balader tout en nous instruisant sur notre région »
    confie Nicolas Daubuy, venu de Meaux avec Fanny, son épouse, son fils et Gaël, son petit dernier. Âgé de cinq mois, celui-ci était le plus jeune participant. Son équipage a finalement remporté le rallye après avoir totalisé le plus de points aux épreuves. Il était talonné par Gérard Lagrange, résidant à Lognes, qui a effectué le périple en solitaire et reste un adepte du rallye pinois. Sébastien Nourtier a fini pour sa part 7e. « C’était plus pour m’amuser, passer la journée de façon sympa » confie le Chellois qui a accompli lui aussi le rallye en solo. Tous les participants ont été récompensés lors de la proclamation des résultats à 19 heures, à la salle des fêtes où une collation rafraîchissante les attendait. Le premier et le deuxième ont respectivement reçu un chèque cadeau d’une valeur de 40 et 20 euros.

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    C’était la 29e édition et, pour 2018, la petite équipe se demande comment marquer le coup. « On a célébré la 10e puis la 20e. Pour la 30e édition, il va donc falloir trouver quelque chose d’original » a reconnu Monique Mazoyer.

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    En attendant, l’association Loisirs et Culture donnera son spectacle de théâtre de fin d’année, samedi 10 juin à 20 h 30, à la salle polyvalente Nicole-Paris. « C’est la troupe des enfants et collégiens et, comme d’habitude, il y aura de belles surprises » a promis Lucette de Grenier.

    Les Résultats

    1er Nicolas Dauby (Meaux), 2e Gérard Lagrange (Lognes), 3e Claire Courbet (Le Pin), 4e Jean-Pierre Stepniewski (Le Pin), 5e Famille Bessas (Courtry), 6e Martine Tomas-Espejo (Le Pin), 7e Sébastien Nourtier (Chelles), 8e Christiane Gourdon (Le Pin).

    Serge Moroy

  • Le Pin, festival équestre Paribérique

    L’élégance à tout crin

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    Le premier festival équestre Paribérique s’est tenu au parc équestre francilien (Le petit Far West) durant le week-end du 16 septembre. Il s’agit d’un championnat de dressage exclusivement réservé au cheval ibérique, qu’il soit de pure race espagnole ou pur sang lusitanien, c’est-à-dire portugais.

    2« L’engouement pour nos magnifiques chevaux espagnols et portugais est croissant. Si depuis huit ans, les MCI (Masters du cheval ibérique) mettent en valeur nos chevaux en Ile-de-France, il fallait plus encore : créer un véritable événement mêlant équitation sportive et ludique aux portes de Paris. C’est ainsi qu’est né Paribérique. Dans un contexte économique très difficile, particulièrement pour l’élevage, il semblait nécessaire d’offrir une nouvelle dynamique » explique Jean Gouëllo, directeur de Paribérique et président de Cheval-animations, association créée dans l'Yonne en mars 2016. Plusieurs disciplines, comprenant des défilés modèle et allure, figures imposées et reprises libres en musique, ont permis aux nombreux spectateurs d’apprécier la grâce et la beauté des chevaux, tout comme le talent des cavaliers et le port altier de leurs costumes.

    Une discipline récente

    C’est en 1997 que le dressage des chevaux espagnols et portugais a vu le jour dans le sud de la France, grâce à des cavaliers passionnés par ce type de chevaux, leur histoire, leurs aptitudes et leur grande complicité avec l’homme.

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    La compétition, soumise aux mêmes règles que celles de la fédération française et internationale des sports équestres, est évaluée par des juges officiels. « La beauté, la grâce, l’osmose cheval-humain, la virtuosité et la témérité, sont des qualités qui sont prises en compte » poursuit Jean Gouëllo. Serge Moroy

  • Le Pin, Jean-Paul Véron a raccroché son tablier

    Le Pin, Jean-Paul Véron a raccroché son tablier

    Tranche de vie ► Le boucher prend sa retraite

    Après 51 d’activité, Jean-Paul Véron, 65 ans, a raccroché son tablier samedi 23 juillet. La nouvelle a secoué le village où le boucher était très apprécié.

    81962-1963, classe de CM1 devant la mairie. Jean-Paul est au 2e rang, au centre, chemise à carreaux (il baisse les yeux).

    Une aventure familiale

    Boucher depuis l’âge de 14 ans, Jean-Paul repoussait chaque fois l’échéance. Mais cette fois, l’heure fatidique de la retraite a bel et bien sonné. Il avait repris en 1988 la boutique ouverte en 1947 par son père. En 1999, Philippe, son fils âgé de 18 ans, l’avait rejoint dans l’aventure familiale comme charcutier-traiteur. Une belle complémentarité s’était vite installée entre leurs métiers.  

    Le bon goût de la tradition

    « Nous ne proposions que des pièces de choix labellisées : le boeuf d’Aubrac, l’agneau du Quercy, le porc fermier de Vichy, le veau du limousin élevé sous la mère. Il m’arrivait d’acheter des bêtes de concours à la chair généreuse, plus goûteuse et tendre » souligne Jean-Paul. Car dès qu’il le pouvait, il fréquentait les fêtes agricoles fleurant bon la France, ses coutumes et traditions. Notamment la transhumance, période estivale durant laquelle les bovins sont conduits sur les hauts plateaux de l’Aubrac pour y paître l'herbe grasse. Après avoir reçu leurs prix, ils étaient vendus aux enchères et le boucher en remportait quelques-unes. Il ramenait alors de belles bêtes qui faisaient le bonheur de ses clients pendant trois semaines.

    Le vrai secret

    « Je confectionnais chaque jour des charcuteries à partir de porc fermier. Nos clients raffolaient de notre boudin noir, primé au concours international de charcuterie 2003, de notre fromage de tête, de notre saucisse sèche… Le secret réside dans le choix de la viande, dans le savoir-faire traditionnel et, surtout, dans le fait que nous laissions le temps faire son œuvre, développant saveurs et arômes » explique Philippe. Dans l’arrière-boutique, les saucisses restent ainsi dans l’étuve durant une semaine, avant d’en passer deux autres dans le séchoir. Crudités et pâtisseries trônaient également dans la vitrine. « Tout était préparé avec des produits frais. Nous utilisions de vrais œufs et du beurre de Lésigny pour nos gâteaux » renchérit Philippe. L’art subtil et délicat d’un authentique savoir-faire se retrouvait au final dans l’assiette, pour le plus grand plaisir des clients.

    « La plupart sont devenus des amis »

    Même prévenus de son départ, ces derniers ont du mal à se résigner. Certains venaient de loin : Paris, Cergy-Pontoise, Maisons-Alfort, L’Isle-Adam Villeneuve-Saint-Georges, La Ferté-sous-Jouarre, Meaux…

    Sans-titreParmi les derniers clients, Caroline et Lucas, un jeune couple villevaudéen

    « Je connais la boucherie Véron depuis tout petit. Cette semaine, on a un peu la larme à l’œil » avoue Lucas, 27 ans, un Villevaudéen. David, 36 ans, réside à Courtry. « Depuis quelques années, je viens ici une fois par semaine. On se console en pensant qu’on le reverra de temps en temps pour l’apéro ». Des clientes se penchent au-dessus du comptoir pour lui faire la bise et Jean-Paul a reçu plusieurs invitations, y compris au restaurant. Un voile traverse tout à coup ses yeux bleus. « Des liens se sont créés et la plupart de mes clients sont devenus des amis » sourit-il, surpris et ému par tous ces témoignages spontanés. « Je viens chez lui deux fois par semaine. J’apprécie la qualité de ses produits et sa découpe de la viande » confie Stéphanie, une Clayoise de 42 ans. Liliane et Jeannot, un couple de retraités villeparisiens, donnent leur avis. Net et sans appel. « De toute façon, si l’on voulait de la bonne viande, c’est ici qu’il fallait venir ! ». Herveline, cliente depuis 34 ans, reste songeuse. « Ça fait bizarre de savoir qu’il arrête. J’ai connu Philippe quand il faisait ses premiers pas dans la boutique ».

    Un enfant du village

    En 1960, Lucette de Grenier prend ses fonctions comme directrice de l’école des filles au Pin. Elle se rappelle sa première rencontre avec Jean-Paul. « Juliette, ma collègue, me dit : regardez donc ce beau garçon. Ne trouvez-vous pas qu’il a une tête de boucher ? Je suis sûre qu’il sera boucher comme son père ». Elle se souvient aussi d’un excellent élève en calcul mental, très sensible, qu’elle avait accompagné à Claye-Souilly pour son certificat d’études. « Dans la voiture, il était mort de frousse ». L’ancienne directrice, férue d’Histoire, ajoute que Jean-Paul est issu, de par sa mère, d’une très vieille famille du village, les Petitpas. « J’ai retrouvé un Petitpas en 1794. Il était vigneron ».

    Plus qu’un métier, une passion

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    5Jean-Paul prenait les commandes pour les buffets et banquets qu'il préparait avec son fils.

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    « La boucherie, c’est ma vie, ma passion, je n’ai connu que ça. Dès 12 ans, j’accompagnais mon père à l’abattoir » justifie Jean-Paul. Deux fois par semaine, il se levait à 2 h 30 du matin. Destination Rungis pour choisir les plus belles carcasses qu’il désossait ensuite soigneusement à la pointe du couteau.

    7Juin 2014, dégustation devant la boutique. Philippe Véron et Yves Taupin, venu en renfort de Meaux, s’activent derrière leurs pierrades. 

    En 2012 et 2014, il avait lancé des dégustations gratuites. « C’était un pari. Mes clients n’avaient de cesse de me demander de leur faire une dégustation de mes produits ». Devant la boutique, Philippe avait alors laissé libre cours à ses talents culinaires : filets de poulet marinés à la sauce tomate-basilic, filets de caille et de coquelet marinés, râbles de lapin à la provençale, saucisses au cantal, côtes de porc au miel et au citron… Des effluves alléchantes couraient le long de la rue de Chelles.

    Passer à autre chose

    Avec ses deux fils et deux petits-enfants, le nouveau retraité est bien entouré. « C’est une page qui se tourne. Ma mère et lui sont fatigués, ils doivent se reposer. On l’emmènera à la pêche, il promènera son chien, un husky de trois ans, qui l’adore. Et puis, il pourra toujours venir m’aider au restaurant si le cœur lui en dit » souffle Philippe, qui reprend en décembre un restaurant à Beauvoir-sur-Mer (Vendée), à 58 km de Nantes.

    10Damiao va succéder à Jean-Paul. Il est venu, samedi, lui rendre visite pour son dernier jour d’activité. 

    La boutique rue de Chelles rouvrira jeudi 25 août. Ce sera la boucherie de Damiao, du prénom de son repreneur, 49 ans, qui exerçait à Claye-Souilly et continuera dans la boucherie traditionnelle. Après des vacances bien méritées durant lesquelles il fêtera, le 5 août, ses 65 ans, Jean-Paul a promis de venir lui donner un coup de main. Sa façon à lui de ne pas rompre brutalement avec 50 ans de passion et de garder contact avec ses anciens clients. S.Moroy


    2On ne verra plus le logo de la boucherie Véron dans la rue de Chelles.

    3Une génisse remportée par Jean-Paul en mars 2014, à Laguiole (Aveyron).

    9Le boucher a conservé les plaques d’excellence des bêtes qu’il proposait à ses clients.

     

  • Petits rats deviendront grands…

    Petits rats deviendront grands…

    Les élèves de l’école de danses du Pin, Petits rats et compagnie, ont donné, samedi 25 juin, leur spectacle de fin de saison.

    Réunies à l’espace André-Malraux à Claye Souilly, les familles ont eu un bel aperçu du travail effectué pendant l’année par toutes les classes, de la catégorie éveil et initiation (dès 4 ans), jusqu’aux élèves de danse classique, contemporaine et folklorique. Le programme de la soirée était divisé en deux parties.

    Fraîcheur et émotion

    Tout d’abord, « A la recherche du collier perdu », une chorégraphie créée par Marie-France Othelet en juin 2000. Une jeune fille fête son anniversaire avec ses amies. Elle reçoit un collier de perles qu’elle perd en dansant. Elle part à sa recherche, explorant les fonds marins et interrogeant ses habitants. Sur des extraits des grands compositeurs, notamment Tchaïkovski, Strauss, Chostakovitch, Verdi, Schubert, Beethoven, Bach et Mozart, les élèves de toutes les classes ont interprété un ballet à la fois émouvant et rafraîchissant.

    Danseuse professionnelle à 24 ans

    Photo 16Invités de la soirée, Shainez Atigui et Alexandre Delamare, danseurs au théâtre d’Halberstadt (Allemagne). Shaïnez est une ancienne élève de Marie-France Othelet.

    Le second volet concernait du classique, mais aussi des danses contemporaines et du folklore espagnol et russe. Une ancienne élève, Shainez Atigui, 25 ans, a exécuté « Pas de deux «  extrait de Casse-Noisette, le ballet de Tchaïkovski, sur une chorégraphie de Can Arslan. « Elle avait à peine 9 ans lorsqu’elle a interprété « A la recherche du collier perdu » que vous avez vu ce soir. Elle est aujourd’hui danseuse professionnelle au théâtre d’Halberstadt, en Allemagne » a annoncé avec fierté Marie-France Othelet. Elle a créé l’école Petits rats et compagnie, sous forme associative en 1989. Marie-France enseigne avec sa fille Émilie, tous deux professeurs diplômés d’État. Elles inscrivent leurs élèves à des concours nationaux et internationaux, accompagnant certaines d’entre elles aux prestigieux concours d’entrée de l’école de danse de l’Opéra de Paris, du Conseil national supérieur de musique et de danse, du Conservatoire régional de Paris ou à toute autre école professionnelle. « Même si la danse est avant tout un plaisir, un tel spectacle représente un énorme travail qui n’aurait pu avoir lieu sans l’aide des parents. C’est la raison pour laquelle, il n’a lieu qu’une fois tous les deux ans à Claye-Souilly » confie Marie-France.

    Lieu et horaires

    Les répétitions se déroulent dans le bungalow du stade, rue d’Enfer, au Pin, tous les jours sauf le dimanche. Des stages sont programmés pour les 11-12 et 13 juillet. Ils s’adressent aux élèves à partir de 7 ans (danses classique et de caractère). Enfin, les inscriptions pour la rentrée auront lieu à partir du samedi 3 septembre. S.Moroy

    www.ecolededanse-petitsrats-et-co.com

    Les photos…

      Photo 3La première partie reprenait une chorégraphie de Marie-France Othelet créée en 2000, « A la recherche du collier de perles ».

    Phto 3 bis.Eugénie Dailly (au milieu), dont c’était l’anniversaire ce soir-là.

    Photo 4Variation du collier de perles, avec Loïcia Thibault.

    Photo 5Scène des villageoises, sur les musiques de Strauss et de Chostakovitch.Tous les costumes ont été créés par Marie-France Othelet puis confectionnés par elle-même et Marie-Rose Dupont. Un ballet plein de fraîcheur et de grâce.

    Photo 8Les marquises, sur la musique de Tchaïkovsky.

    Photo 11Les huîtres (classe du samedi).

    Photo 13L’école des Petits rats, une pépinière de jeunes talents.

    Photo 14Le final du ballet, avec tous les élèves.

    Photo 17Quand les petits rats deviennent spectateurs.

    Photo 15Ambrine Atighi interprète Esmeralda

    Photo 9 La danseuse Lucia Novarin

    Photo 18Un public très enthousiaste.  

  • Le Pin,  Rallye touristique

    Le Pin, Rallye touristique

     Rien ne sert de courir…

    … Il faut partir à point. Et surtout revenir avec des points. L’association Loisirs et Culture a lancé, dimanche 19 juin, la 28e édition de son traditionnel rallye touristique.

    Cette année, 25 personnes ont participé à l’épreuve, se répartissant en 8 équipages qui ont démarré à 8 h 30, rue du Château. « Cette fois, nous avons choisi la région de Moret-sur-Loing, au bord du Loing et à proximité du confluent de la Seine. Nous y sommes restés la matinée, avons fait une étape à Thomery pour déjeuner, avant de visiter Samoreau et Vulaines-sur-Seine » détaille Monique Mazoyer. Elle est l’une des trois organisatrices de l’événement avec Lucette de Grenier, présidente de Loisirs et Culture, et Christianne Pachot. Malgré les difficultés liées aux récentes inondations, la petite équipe a effectué, début juin, des repérages pour établir l’itinéraire, préparer les questions et confectionner des indices qui ont permis aux participants de trouver le bon chemin.

    Voyager en s’instruisant

    Ces derniers ont dû répondre à des questions sur des faits historiques (l’arrivée de l’armée du général Patton à Vulaines, le 23 août), des spécialités locales (le sucre d’orge de Moret-sur-Loing créé en 1638 par des religieuses), identifier d’après photos des monuments ou curiosités (l’arbre de mai de Samoreau résultant du jumelage avec une ville bavaroise). Claire Courbet, venue de Villeparisis, a gagné l’épreuve avec son amie résidant à Courtry. « A deux, c’était difficile, surtout pour répondre aux questions. On a pas mal couru, mais ça valait la peine. C’est la troisième fois consécutive que je participe au rallye, toujours avec plaisir. Pour mon amie, en revanche, c’était la première fois » a confié la gagnante. La deuxième place revenait au Meldois Adrien Génard et ses deux équipiers, et la troisième au Chellois Jonathan Césaro qui avait également deux passagers. Les deux premiers équipages ont respectivement gagné un bon d’achat de 60 et 30 euros et tous les participants sont repartis avec un cadeau et le sourire. « Aujourd’hui, il y a moins de rallye touristique parce que c’est difficile à organiser et que les bénévoles se font rares » remarque Lucette de Grenier. Parmi ses prochains projets, les journées européennes du patrimoine des 17 et 18 septembre, où elle effectuera une visite guidée du village du Pin, et la bourse aux jouets qui aura lieu dimanche 27 novembre. S. Moroy

    Le rallye en photos 1 Un équipage cherche les réponses du questionnaire dans Moret sur Loing (1024x1016)Un équipage cherche les réponses du questionnaire dans Moret-sur-Loing

    2 Jeu de Mémory entre deux étapes (1024x768)jeu de memory entre deux étapes

    3 corrections pendant le pique-nique le midi à Thomery (1024x768)Les dames profitent du pique nique à Thomery pour corriger… Gilbert surveille le Loing…

    4 déguisement pour la course aux trésors à Samoreau (1024x768)Déguisements pour la course au trésor à Samoreau

    5 résultats pendant l'apéritif offert par Loisirs et CultureL'heure des résultats

    Photo 1Lucette de Grenier, Christianne Pachot et Monique Mazoyer ont donné les réponses aux participants qui, à leur retour, s'étaient rassemblés à la salle des fêtes pour un goûter.  

    Photo 2Avant de connaître leur classement, les participants sont attentifs aux réponses qu’ils devaient trouver.

    Photo 3Tous ont reçu un cadeau pour leur participation au rallye.

    Photo 4Gilbert Mazoyer remet son cadeau à un participant.

    Photo 5Chacun découvre son cadeau, pour la plupart des livres sur le tourisme et la cuisine.

    Photo 6C’est au tour de Jonathan Césaro, 3e du rallye, de recevoir son prix.

    Photo 7Adrien Génard, équipage classé 2e, reçoit un bon d’achat de 30 euros.

    Photo 8Un bon d’achat de 60 euros pour la première, Claire Courbet, une habituée du rallye. 

  • Le Pin…Mannequins pour un soir

    Le Pin…Mannequins pour un soir

    Marie eva 11 ans
    Après l’élection des miss Le Pin, la municipalité innovait en organisant, samedi 2 avril, son premier défilé de mode des enfants et adolescents pinois. Une initiative qui revient à Sandrine Thiebaut, adjointe au maire en charge des fêtes et cérémonies. Un public nombreux, constitué pour l’essentiel des familles des jeunes mannequins, s’était rassemblé dans la salle polyvalente Nicole-Paris. Dix-huit enfants âgés de 3 à 11 ans ont d’abord défilé, seuls ou en binôme, dans des vêtements de la boutique Youki-Neige, à Lagny, représentée par Dina. « Ils défilent dans 32 modèles de la collection Mayoral, marque espagnole haut de gamme, qui propose des vêtements dans une fourchette de prix de 10 à 60 euros. Je fais toute la gamme et habille les enfants de 0 à 18 ans. Il y a aussi, pour les cirés, la collection Week-end à la mer, une marque française ».

    Mannequins
    La seconde partie de la soirée était consacrée au prêt-à-porter féminin. Six adolescentes ont défilé à leur tour sur le tapis rouge et sous le crépitement des appareils photo. Elles revêtaient avec beaucoup de charme la collection printemps-été 2016 de chez Élora, marque française pionnière dans la vente de vêtements féminins à domicile. « On favorise surtout le bien-être dans les vêtements et on veut habiller toutes les femmes, du 0 au 54. Pour cette collection comprenant une vingtaine de modèles, j’ai choisi de mettre du fleuri, du classique et du satin » explique Murielle Merlin, conseillère de mode. Elle recherche des représentantes pour Élora, surtout en Ile-de-France, à temps complet, partiel ou à mi-temps. « C’était vraiment incroyable de voir tous les flashes sur soi et de défiler sous les applaudissements. Je n’ai pas ressenti la fatigue et si c’était à refaire, je le referai sans problème » s’enthousiasme Marie-Éva, 11 ans, avant de confier que le métier de mannequin la tenterait bien. Ayant déjà fait de la publicité, elle avait défilé dans six tenues. Pour Youki-Neige, mais aussi pour Élora avec les plus grandes. Les invités ont pu se rafraîchir au stand tenu par l’association des parents d’élèves de l’école Etienne-Martin. Cette dernière avait organisé une tombola afin de récolter des fonds pour financer les activités futures des écoliers. S.Moroy

  • Tous sur le pont pour le Téléthon

    Tous sur le pont pour le Téléthon

    LE PIN – VILLEVAUDÉ – Solidarité intercommunale

    Villevaudé et Le Pin se sont rapprochées vendredi 5 et samedi 6 décembre pour organiser des manifestations en faveur du téléthon. « Nos villages ont des intérêts similaires, partagent des points de vue communs, alors nous avons décidé de participer ensemble à ce grand moment de solidarité. On se demande même pourquoi on ne l’a pas fait avant » remarque Sylvie Fassier, maire de Le Pin.

    Zumba téléthonZumbathon au gymnase Nicole Paris

    Telethon petit déjPetit déjeuner devant la boulangerie ''La fournée d'enfance'', rue de Chelles, avec Gérald Beauger, premier adjoint au maire de Le Pin (à gauche).

    Et les activités proposées ont été nombreuses ce week-end : zumbathon au gymnase, dîner dansant à la salle polyvalente Nicole-Paris, tournois de foot, pétanque, tennis de tables, courses de voitures miniatures, puzzle, contes, atelier bracelets shambala mais aussi des balades en poney et en véhicules militaires entre les deux villages.

    TelethonLoto 6 Pascal Pian, maire de Villevaudé et Sylvie Fassier, maire de Le Pin

    Telethon pelabèreA Villevaudé, sur l'esplanade des Merisiers, Michèle Pélabère, conseillère générale, pose avec des membres de DZ-Memory, association située à Poincy, qui proposait des balades en véhicules militaires contre un don.

    TelethonLoto 2Le loto

    Une marche aux flambeaux et un loto, qui a réuni 85 personnes à la salle des Merisiers, ont clôturé le programme qui se voulait, selon Pascal Pian, maire de Villevaudé, « aussi solidaire pour une grande cause nationale, que festif pour les habitants des deux communes ». Les dons recueillis durant le week-end, pour un montant de 5716 euros, seront intégralement reversés à l’AFM Téléthon.

    S. Moroy