Étiquette : lagny sur Marne

  •  FOUCHER DE CAREIL (1826-1891) 

     FOUCHER DE CAREIL (1826-1891) 

    Le nom du comte Foucher de Careil (1826-1891), sénateur, conseiller général de Lagny et président du conseil général, reste attaché à la ville de Lagny-sur-Marne. 

    FOUCHER DE CAREIL (1826-1891) : 

    l’inspirateur de l’ordre du Mérite agricole

    Photo Foucher de Careil

       Il convient de rendre à César ce qui est à César ; car si, en 1883, le ministre de l’Agriculture, Jules Méline, crée l’ordre du Mérite agricole, l’idée, en revanche, émane d’un sénateur, conseiller général de Lagny-sur-Marne : le comte Louis-Alexandre Foucher de Careil.  

       Le 10 novembre 1881, alors président-fondateur de la Société nationale d’encouragement à l’agriculture, Foucher de Careil propose, devant le Sénat, la création d’un signe de distinction honorifique pour les travailleurs de l’industrie, de l’agriculture et de la pêche. La croix en argent ou en or, selon les grades, serait émaillée en rouge pour les ouvriers industriels, en vert pour les ouvriers agricoles et horticoles, en bleu pour les pêcheurs et les patrons de pêche. Toutefois, malgré sa solide argumentation dans laquelle il proclame que « le travail est aujourd’hui la seule noblesse », son projet n’est pas adopté.

       Le 7 juillet 1883, reprenant les idées de Foucher de Careil et les appliquant exclusivement aux services rendus à l’agriculture, Jules Méline institue, par décret, l’ordre du Mérite agricole. Une certaine presse écrira que Foucher de Careil devait être furieux contre Méline qui recourut à un décret plutôt qu’à une proposition parlementaire. Réalité, ou pure spéculation journalistique ? Toujours est-il qu’il n’existait aucune inimitié entre ces deux hommes qui ont toujours entretenu les meilleures relations possibles.

       Son engagement en faveur de l’agriculture fut pérenne. Opposé farouchement à l’importation massive des blés et des maïs américains, il appuya, à la tribune du Sénat, la surtaxe sur les céréales et combattit la loi sucrière tendant à relever la prise en charge des sucres.

       En Seine-et-Marne, et dans un autre domaine, il contribua au financement de la construction de certaines écoles, dont le groupe scolaire de Lagny-sur-Marne, rue Delambre et rue du Chemin-de-Fer, ainsi que l’école normale d’institutrices de Melun. 

       Rappelons que Foucher de Careil, qui depuis 1914 est la personnalité éponyme de l’un des plus beaux jardins publics de Lagny-sur-Marne, est également dédicataire d’un monument érigé dans la forêt de Fontainebleau.

    François Léger                                                                                                          

    Pour en savoir davantage sur l’œuvre de Foucher de Careil  

    Livre1
    Foucher de Careil, de Leibniz au Sénat,
    (seconde édition), 2021, 362 p.

    Livre 2
    Foucher de Careil, discours et conférences (1861-1890),
    2022, 315 p.

    par François Léger, Meaux. francois.leger@outlook.com

  • La cave se rebiffe à Notre dame des Ardents

    La cave se rebiffe à Notre dame des Ardents

    Lagny-illuminations-historiques-1

    Lagny 4

    Lagny 1
    L’association La cave se rebiffe a réalisé, samedi 1er décembre, un diaporama géant projeté sur la façade de l’église Notre-Dame-des-Ardents, à Lagny-sur-Marne.

    Lagny 3Malgré la pluie, les Latignaciens sont venus en nombre, samedi soir, pour assister sur le parvis de l’hôtel de ville à une rétrospective audiovisuelle contant l’histoire de leur ville. Celle-ci s’articulait autour de l’église Saint-Pierre de Lagny, ainsi que de son église aujourd’hui nommée Notre-Dames-des-Ardents.

    L’initiative était due à l’association Le Cave se rebiffe, un collectif latignacien créé en février 2006 qui s’est fixé pour objectif de promouvoir les arts, la culture et les loisirs. La préparation du diaporama géant a nécessité six mois de travail. Le spectacle, gratuit et d’une durée de vingt minutes, donnait en fait le coup d’envoi des festivités de Noël dans la ville.

                Une immersion au cœur de l’Histoire

    Le défi du collectif était de redonner vie aux vieilles pierres de l’abbatiale Notre-Dame-des-Ardents, en projetant sur sa façade une évocation de Saint Fursy, fondateur du monastère de Lagny au VIIe siècle, les foires qui ont fait la renommée de la ville, ainsi que les visites de Jeanne d’Arc pendant la guerre de Cent ans. A la fin de la projection, les spectateurs ont été invités « à marcher dans les pas des pèlerins qui, jadis, déambulaient dans les murs de l’abbatiale ».

    « L’histoire de Jeanne d’Arc m’a fascinée »

    Lagny 2En franchissant le porche de l’église, Eric, 43 ans, confie : « J’habite Lagny depuis 2013, mais je ne savais pas que la ville avait un passé aussi riche ». Julie, 34 ans, est venue avec sa fille, Noémie, 7 ans et demi. « C’est vraiment un beau spectacle, une bonne initiative. Ma fille avait les yeux complètement écarquillés. Je n’ai jamais mis les pieds dans cette église, mais là, je vais la visiter car l’histoire de Jeanne d’Arc, l’une des mes héroïnes préférées, m’a fascinée » reconnaît la jeune femme.

    Jeanne d’Arc est venue trois fois à Lagny

    Après l’échec de l’assaut sur Paris, Jeanne d’Arc s’est arrêté le 12 septembre 1429 à Lagny, « ville fortifiée et hospitalière », avant de repartir vers la Loire. Avec deux cents soldats, elle y est retournée, le 6 avril 1430, « pour ce que ceux de la place faisoient bonne guerre aux Anglois ». A l’église Notre-Dame-des-Ardents, elle s’est jointe à des prières pour un nourrisson mort depuis trois jours. Dans ses bras, le bébé aurait bâillé trois fois, juste le temps de le baptiser : on a parlé alors du « miracle de Lagny ». Jeanne est repartie pour Melun, mais est revenue à Lagny vers le 23 avril où elle a engagé un combat victorieux contre une bande d’Anglo-Bourguignons, dans la plaine de Vaires-sur-Marne. Vers le 5 mai, elle est partie pour Compiègne mais, capturée par des mercenaires à la solde des Anglais, a connu la fin tragique que l’on sait, le 30 mai 1431 à Rouen.

    Un haut lieu du patrimoine

    Lagny 6
    L’église paroissiale actuelle, reconstruite après l’incendie survenu en 1184, est celle de l’ancienne abbaye et date de la première moitié du XIIIe siècle. Classé monument historique en 1886, le bâtiment n’est en fait que le chœur d’un vaste édifice inachevé, pressenti pour devenir une cathédrale. Le nom de Notre-Dame-des-Ardents lui a été attribué en juillet 1950. Des vitraux modernes, signés Calixte Poupart, ont remplacé ceux détruits par les bombardements de la ville, les 27 et 28 août 1944. Serge Moroy

     A propos de Notre Dame des Ardents

  • La cave se rebiffe à Notre dame des Ardents

    Lagny-illuminations-historiques-1

    Lagny 4

    Lagny 1
    L’association La cave se rebiffe a réalisé, samedi 1er décembre, un diaporama géant projeté sur la façade de l’église Notre-Dame-des-Ardents, à Lagny-sur-Marne.

    Lagny 3Malgré la pluie, les Latignaciens sont venus en nombre, samedi soir, pour assister sur le parvis de l’hôtel de ville à une rétrospective audiovisuelle contant l’histoire de leur ville. Celle-ci s’articulait autour de l’église Saint-Pierre de Lagny, ainsi que de son église aujourd’hui nommée Notre-Dames-des-Ardents.

    L’initiative était due à l’association Le Cave se rebiffe, un collectif latignacien créé en février 2006 qui s’est fixé pour objectif de promouvoir les arts, la culture et les loisirs. La préparation du diaporama géant a nécessité six mois de travail. Le spectacle, gratuit et d’une durée de vingt minutes, donnait en fait le coup d’envoi des festivités de Noël dans la ville.

                Une immersion au cœur de l’Histoire

    Le défi du collectif était de redonner vie aux vieilles pierres de l’abbatiale Notre-Dame-des-Ardents, en projetant sur sa façade une évocation de Saint Fursy, fondateur du monastère de Lagny au VIIe siècle, les foires qui ont fait la renommée de la ville, ainsi que les visites de Jeanne d’Arc pendant la guerre de Cent ans. A la fin de la projection, les spectateurs ont été invités « à marcher dans les pas des pèlerins qui, jadis, déambulaient dans les murs de l’abbatiale ».

    « L’histoire de Jeanne d’Arc m’a fascinée »

    Lagny 2En franchissant le porche de l’église, Eric, 43 ans, confie : « J’habite Lagny depuis 2013, mais je ne savais pas que la ville avait un passé aussi riche ». Julie, 34 ans, est venue avec sa fille, Noémie, 7 ans et demi. « C’est vraiment un beau spectacle, une bonne initiative. Ma fille avait les yeux complètement écarquillés. Je n’ai jamais mis les pieds dans cette église, mais là, je vais la visiter car l’histoire de Jeanne d’Arc, l’une des mes héroïnes préférées, m’a fascinée » reconnaît la jeune femme.

    Jeanne d’Arc est venue trois fois à Lagny

    Après l’échec de l’assaut sur Paris, Jeanne d’Arc s’est arrêté le 12 septembre 1429 à Lagny, « ville fortifiée et hospitalière », avant de repartir vers la Loire. Avec deux cents soldats, elle y est retournée, le 6 avril 1430, « pour ce que ceux de la place faisoient bonne guerre aux Anglois ». A l’église Notre-Dame-des-Ardents, elle s’est jointe à des prières pour un nourrisson mort depuis trois jours. Dans ses bras, le bébé aurait bâillé trois fois, juste le temps de le baptiser : on a parlé alors du « miracle de Lagny ». Jeanne est repartie pour Melun, mais est revenue à Lagny vers le 23 avril où elle a engagé un combat victorieux contre une bande d’Anglo-Bourguignons, dans la plaine de Vaires-sur-Marne. Vers le 5 mai, elle est partie pour Compiègne mais, capturée par des mercenaires à la solde des Anglais, a connu la fin tragique que l’on sait, le 30 mai 1431 à Rouen.

    Un haut lieu du patrimoine

    Lagny 6
    L’église paroissiale actuelle, reconstruite après l’incendie survenu en 1184, est celle de l’ancienne abbaye et date de la première moitié du XIIIe siècle. Classé monument historique en 1886, le bâtiment n’est en fait que le chœur d’un vaste édifice inachevé, pressenti pour devenir une cathédrale. Le nom de Notre-Dame-des-Ardents lui a été attribué en juillet 1950. Des vitraux modernes, signés Calixte Poupart, ont remplacé ceux détruits par les bombardements de la ville, les 27 et 28 août 1944. Serge Moroy

     A propos de Notre Dame des Ardents

  • Le mystère de l’épée de Jeanne d’Arc

    Jeanne d'arc 1Lagny-sur-Marne, ville de Seine-et-Marne, à 30 km de Paris, s’est illustrée par le passage de Jeanne d’Arc à la tête de ses troupes pendant la guerre de Cent-Ans. Celle-ci opposa, de 1337 à 1453, la dynastie des Plantagenêt à celle des Valois et, donc les royaumes d’Angleterre et de France.

    Dans le centre-ville de Lagny se trouve l’église Notre-Dame-des-Ardents, une abbatiale du XIIIe siècle, classée monument historique en 1886, et dans laquelle serait cachée, selon une légende tenace, l’épée de Fierbois, l’une des deux épées de Jeanne d’Arc.

    « Envoyez-là quérir, Sire »

    Partie de sa Lorraine natale pour sauver le roi de France, Jeanne d’Arc arriva en mars 1428 à Chinon (Indre-et-Loire). « Mes voix m’ont révélé que Dieu a voulu choisir l’épée qu’il me destine. Elle repose dans la chapelle de Fierbois. Envoyez-là quérir, Sire. On la reconnaîtra à cinq petites croix qui sont gravées près de la garde. Elle se trouve près de l’autel » aurait-elle déclaré à Charles VII.

    Bien que rouillée, mais telle qu’elle avait été décrite, l’épée fut en effet trouvée à l’endroit indiqué dans l’église de Sainte-Catherine-de-Fierbois. Il semblerait que ce soit en fait celle de Charles Martel, qui avait vaincu les Arabes à Poitiers, en 732.

    Jeanne est venue trois fois à Lagny

    En mai 1429, Jeanne d’Arc mène ses premiers combats et environ 10 000 hommes libèrent Orléans assiégée par les Anglais. Mais, après l’échec de l’assaut sur Paris, Jeanne se replie le 12 septembre 1429 à Lagny-sur-Marne, « ville fortifiée et hospitalière », avant de repartir vers la Loire. Elle y revient pourtant le 6 avril 1430, à la tête de deux-cents soldats, « pour ce que ceux de la place faisoient bonne guerre aux Anglois ».

    Au cours de sa deuxième visite, Jeanne, très pieuse, se joint à des prières dans le chœur de l’église Notre-Dame-des-Ardents pour un nourrisson déclaré mort depuis trois jours. Dans ses bras, le bébé baille trois fois, juste le tempsde le baptiser. On parle alors du « miracle de Lagny ».

    Jeanne part ensuite vers Melun, toujours en Seine-et-Marne, mais revient encore à Lagny, le 23 avril, pour engager un combat dans les plaines de Vaires-sur-Marne contre Franquet d’Arras, un chef de bande bourguignon allié des Anglais, ces ennemis tant détestés. Vaincu, ce dernier doit, comme il est alors de coutume remettre son épée à Jeanne. Vers le 5 mai, Jeanne part cette fois pour Compiègne (Oise) afin de libérer la ville assiégée. Le 23 mai, elle est capturée par les Bourguignons qui vont la livrer aux Anglais et elle connaîtra la fin tragique que l’on sait, le 30 mai 1431.

    Malgré la disparition de la jeune héroïne de 19 ans, le cours de la guerre tournera finalement en faveur du roi car « la pucelle d’Orléans » a insufflé un patriotisme qui faisait jusqu’alors défaut. En 1435, Paris sera repris aux Anglais et, quelques années plus tard, ces derniers seront enfin « boutés hors du royaume de France » et conserveront que le port de Calais.

    L’épée de Fierbois serait-elle cachée dans l’abbatiale ?

    Une légende, qui a la vie dure, prétend que l’épée de l’héroïne serait cachée dans l’église Notre-Dame-des-Ardents. Le 3 mars 1431, lors de son procès à Rouen, Jeanne est interrogée sur ses armes. Elle répond avoir conservé l’épée de Franquet d’Arras et offert la première à l’abbaye de Lagny.

     L’épée serait donc peut-être cachée dans un souterrain, une crypte voire un pilier de l’édifice religieux.

    Le chanoine Jager (1879-1965) se fit le champion de l’idée que cette arme était bel et bien restée à Lagny. A tel point qu’après des consultations de radiesthésistes et de sourciers, il alla même jusqu’à promettre une récompense à quiconque retrouverait la fameuse épée.

    Mais des historiens ont nuancé. Un frère de Jeanne aurait été en possession de la mythique épée après sa mort puisqu’il était chargé de veiller sur les biens de sa sœur. Certains l’auraient même aperçue à Jérusalem, pendant les croisades

    Deux épées : une seule statue

    De nos jours, la statue de Jeanne d’Arc, érigée derrière le chevet de l’abbatiale, est le seul monument à la représenter avec les deux épées à la main. Réalisée en 1922, elle est l’œuvre du sculpteur Armand Roblot et sera inaugurée le 13 mai 1923.

    Béatifiée en 1909 puis canonisée le 16 mai 1920 par Pie X, Jeanne d’Arc est devenue l’une des quatre saintes patronnes secondaires de la France et sa fête nationale a été fixée au deuxième dimanche de mai.

    Jeanne d’Arc et Lagny au cinéma

    Le premier film ayant pour héroïne Jeanne d’Arc date de 1898. Dans un film de Victor Fleming de 1948, Ingrid Bergman incarne Jeanne d’Arc, mais la ville de Lagny n’y est pas évoquée. En 1953, dans le film « Destinées » signé Jean Delannoy, Michèle Morgan interprète Jeanne au moment où le nourrisson est ressuscité. Les films ont été tournés en studio, mais les deux actrices souhaiteront plus tard connaître l’église de Lagny-sur-Marne

    Par ailleurs, seul un film soviétique réalisé en 1970 (Le début, de Gleb Panfilov) a fait mention à ce jour de Franquet d’Arras, le chef bourguignon, vaincu par Jeanne, qui combattait pour les Anglais. S Moroy

     

  • Les vieilles soupapes ont soufflé leur première bougie

    Les vieilles soupapes ont soufflé leur première bougie

    Lagny-sur-Marne

    L’association Les vieilles soupapes 77 (LVS77) a tout juste un an. Pour fêter son anniversaire, elle a organisé, dimanche 12 juin, sa première édition de « The Youngtimers Tour », une balade touristique et ludique de 145 km.

    Photo 1Les voitures de retour sur le parking du gymnase du Cosec après leur balade de 145 km.

    « On a fait une balade de 3 heures et demi, avec une halte à La Ferté-sous-Jouarre où il y avait la fête de la moto. Les participants viennent de toute l’Ile-de-France et ses proches environs » explique le président, Thierry Fontaine, 52 ans. Son association regroupe les amateurs de voitures sportives des années 1970 à 2000 afin de participer à différents défilés, expositions et rassemblements et sauvegarder ainsi le patrimoine automobile ancien. La manifestation bénéficiait du soutien de la ville de Lagny et de plusieurs sponsors privés. Le club LVS77 organise un rassemblement libre tous les 3e samedi de chaque mois, de 10 h à 12 h, sur le quai de la Gourdine, dans le centre-ville de Lagny.  

    Rock et 3D

    Photo 3Ambiance assurée dimanche après-midi grâce au groupe Seven-Days.

    Les visiteurs ont pu se restaurer au stand tenu par l’association et écouter, durant l’après-midi, la musique de Seven-Days, un groupe pop-rock seine-et-marnais. Parmi les exposants, Laurent Berthellemy, de la société nocéenne Cad4Print, faisait une démonstration avec son imprimante 3D. Il s’agissait en l’occurrence de refabriquer des pièces pour les voitures anciennes. « C’est l’avenir. Aujourd’hui, j’ai 80 % de clients professionnels qui veulent faire du prototype. On peut tout faire et l’on n’a plus besoin d’usiner dans des matériaux, comme l’aluminium. Le temps de réaction est très rapide et le coût extrêmement bas » explique Laurent qui est lui-même possesseur d’une voiture de collection. « J’ai certaines pièces sur ma Corvette que j’ai fabriquées sur mesure et je participe à cet événement à double titre, comme professionnel et collectionneur ».

    Un rêve d’adolescent

    Photo 5Des rencontres et des échanges autour d’une passion commune.

    Photo 6Damien devant sa Ford Fiesta S de 2000.

    Damien, 34 ans, est venu de Fontenay-Trésigny au volant de sa Ford Fiesta S, année 2000. « Je la conserve amoureusement car c’est un rêve d’adolescent. Quand j’ai eu les moyens, je suis tombé sur une annonce. Le 30 décembre, j’allais la voir et le 2 janvier 2009, elle était chez moi. Elle est rare car il y a eu moins de 500 exemplaires en France. Pas vraiment ancienne, pas vraiment moderne, c’est en fait un modèle de fin de carrière, en même  temps que sa mécanique a servi à inaugurer les nouvelles voitures Ford ». Damien envisage de s’offrir une BMW série 8. Mais deux voitures de collection, en plus de ses trois voitures d’usage, lui posent un petit problème de place.   

    S.Moroy 

    www.lvs77.onlc.fr

     

  • Des chrysanthèmes et un gros cœur

    LAGNY-SUR-MARNE – Aide par le travail

    La section horticulture de l’Ésat La Grange au Bois (Établissement et service d’aide par le travail) a ouvert, samedi 31 octobre 2015, ses portes pour sa traditionnelle vente de chrysanthèmes avant la Toussaint. « L’activité horticulture comprend actuellement 7 ouvriers et 2 moniteurs. Notre opération a très bien marché puisque nous avions environ 250 chrysanthèmes et tout est pratiquement parti. Il faut dire que la vente avait débuté la semaine dernière » précise Annie Forgeron, responsable. La recette servira à financer les salaires, investissements et charges, dont le chauffage, l’électricité et l’eau pour la serre de 250 m2. L’équipe des travailleurs horticoles s’était préparée depuis longtemps afin de proposer à leurs visiteurs plusieurs variétés et coloris de chrysanthèmes, mais aussi des plantes bisannuelles (pensées, myosotis, giroflées) et des potées fleuries pour la décoration intérieure.

    Cat lagny - CopieYann et Sabine sont conseillés par Christine (à droite)

    Avec Dimitri et Damien, leurs deux fils, Yann et Sabine ont choisi un chrysanthème à pompons bordeaux. « C’est la première fois que nous venons ici. Nous habitons Chanteloup-en-Brie depuis 3 ans et avons vu l’affiche en descendant l’avenue en voiture » avoue Sabine. « Ce qui motive notre geste, c’est aussi l’action. Je travaille au sein d’une DRH et connais le principe et l’objectif de l’Ésat. Il est donc très important que chacun apporte sa pierre à l’édifice, en aidant comme on peut » complète Yann. Ouvert en 1974, l’Ésat est un établissement médico-social de l’association de gestion CPRH (Centres de pédagogie et de réadaptation pour handicapés), dont le siège est à Saint-Thibault-des-Vignes. Il accueille 130 personnes, de 18 à 60 ans, reconnues travailleurs handicapés. L’établissement propose  également des services aux collectivités et entreprises, comme la blanchisserie, la sous-traitance en conditionnement (pesage, emballage, étiquetage, mailing), des travaux de jardins et d’espaces verts (entretien et création). A partir du 28 novembre et jusqu’au 18 décembre, la section horticulture lancera sa vente de sapins de Noël, de type épicéa, mais surtout Nordmann, dont la hauteur varie entre 1 et 2,50 m. Un prochain grand rendez-vous avec le public qui tient beaucoup à cœur à la petite équipe horticole. 

    Plus d’infos : section horticulture (01 60 94 23 11)

    Ésat La Grange au Bois – 24 bis avenue Raymond-Poincaré.lagny-sur-Marne

  • Lagny-sur-Marne, Village des alternatives

    Vivre autrement pour le climat

    A l’approche de la conférence pour le climat (COP21), Vivre autrement en Marne et Gondoire, collectif fondé en 2012 et œuvrant pour une transition citoyenne, a organisé, samedi 26 septembre, le premier village Alternatiba. Il s’agissait de démontrer qu’il est possible d’enrayer le réchauffement climatique en modifiant notre mode de vie.

    Lagny2
    Une kyrielle de stands étaient dressés square Paul-Tessier, sur le parking des déportés et dans le parc Foucher-de-Careil. Au programme, déplacements doux, consommation responsable, éco-construction, agriculture et alimentation, partage et solidarité, recyclage, conférences et débats, qualité de l’air et de l’eau. « Il y a déjà eu des initiatives en faveur de l’écologie, mais encore jamais aucune de cette ampleur à Lagny » constate Philippe Barbier, conseiller municipal. Il tenait un stand de sensibilisation sur les effets néfastes des pesticides pour l’eau, une ressource naturelle et essentielle, appelée à s’épuiser. Les visiteurs, très nombreux car encouragés par le soleil, ont eu l’embarras du choix devant les solutions alternatives et produits bio, tandis que les enfants participaient à des ateliers ou des jeux collectifs.

    Lagny1
    Anne-Sophie Brunet, paysagiste éco-jardinière à Thorigny, a connu un vif succès avec ses plantes bouturées à l’étouffé, qu’elle distribuait avec sourires et conseils.

    Lagny3
    Square Paul-Tessier, un petit groupe s’initie au Yoga, parmi les nombreuses démonstrations consacrées au bien-être corporel (Zumba, TaÏ chi chuan, Qui Gong, etc.). L’utilisation du bambou dans l’habitat (toiture, charpente, mur et sol, mobilier) et celle du chanvre, ont également suscité une vive curiosité. Le chanvre constitue un excellent isolant naturel (comble, mur, plancher) et peut aussi servir pour la décoration. Créée en janvier 2009 et domiciliée à Jouarre, l’association Planète-Chanvre regroupe 11 agriculteurs seine-et-marnais qui ont décidé de cultiver le chanvre industriel. A son stand, on explique l’usage horticole et maraîcher du paillis de chanvre, produit près de Coulommiers. « Désherber et griffer votre sol. Faites une couche de 3 à 5 cm de paillis aux pieds de vos fraisiers, tomates, cucurbitacées. Arroser pour obtenir une croûte qui tienne bien au vent. Le paillage ne glissera pas et restera en place. Il évite le désherbage chimique, facilite l’entretien du terrain, protège de la chaleur et du gel et n’acidifie pas le sol ». S. Moroy

    Plus d’infos : vivreautrement.marneetgondoire@gmail.com 

    Facebook : Alternatiba en Marne et Gondoire.

  • Nuit des églises à Lagny-sur-Marne, Jeanne d’Arc et Notre-Dame-des-Ardents

    Jeanne d’Arc était très attachée à Notre-Dame-des-Ardents

    Première nuit des églises, samedi 4 juillet, à Lagny. Devant une soixantaine de personnes, Gilbert Kadjemenje, prêtre de la paroisse, en explique la raison.

    2Sur fond de projection du film muet "La passion de Jeanne d'Arc" (Carl Dreyer, 1928), le père Gilbert a inauguré la première nuit des églises à Lagny.

    « Bienvenue à cette abbatiale du XIIIe siècle, classée monument historique en 1886. Nous avons répondu à l’appel de la conférence des évêques de France, qui en 2011, ont lancé ce projet de la nuit des églises pour les ouvrir aux personnes qui n’ont pas l’habitude d’y venir. Cet événement a pour but de la faire découvrir sous l’angle architectural, mais aussi son histoire ». Au cours de celle-ci, le passage de Jeanne d’Arc, à la tête de ses troupes, pendant la guerre de Cent-Ans. Les faits étaient retracés au fil d’une exposition réalisée par les Amis de l’abbatiale et les Amis du musée Gatien-Bonnet et du patrimoine local de la ville. Des visites guidées portaient sur la chapelle Jeanne-d’Arc (inaugurée en 1956) et celle de la Vierge, avec leurs superbes vitraux illustrant la sainte canonisée par Pie X en 1920. 
    Webmail.laposte.netUne expo retraçait le destin peu commun de l'héroïne des Français, même si celui fut très bref au regard de la guerre de Cent-ans. Des visites guidées ont expliqué les détails des derniers vitraux, réalisés en 1951 et 1956 sur la sainte.

    Elle est venue 3 fois à Lagny
    Après l’échec de l’assaut sur Paris, Jeanne s’arrête le 12 septembre 1429 à Lagny, ville fortifiée et hospitalière, avant de repartir vers la Loire. Elle y revient avec 200 soldats le 6 avril 1430, « pour ce que ceux de la place faisoient bonne guerre aux Anglois ». A l’église Notre-Dame-des-Ardent, elle se joint à des prières pour un nourrisson mort depuis 3 jours. Dans ses bras, le bébé baille 3 fois, juste le temps de le baptiser. On parle alors du « miracle de Lagny ». Jeanne part pour Melun, mais, vers le 23 avril, est de retour à Lagny pour engager un combat (qu’elle gagne) contre une bande d’Anglo-Bourguignons. Vers le 5 mai, elle va à Compiègne et, capturée par les Bourguignons, connaîtra la fin tragique que l’on sait, le 30 mai 1431. Malgré sa mort, le cours de la guerre tournera en faveur dur roi de France car la pucelle d’Orléans a insufflé un patriotisme qui faisait jusqu’alors défaut. En 1436, Paris est repris et, quelques années après, les Anglais sont « boutés hors du royaume ». 

    S. Moroy

    L’épée de Fierbois cachée à Lagny ? 
    Une légende prétend que son épée serait cachée dans l’église Notre-Dame-des-Ardents. A son procès de Rouen, interrogée sur ses armes, Jeanne répondit avoir conservé l’épée de Franquet d’Arras (qu’elle a vaincu près de Lagny) et offert la première à l’abbaye. Or, ce serait celle de Charles Martel, vainqueur des Sarrasins à Poitiers en 732, qu’elle avait récupérée à l’église St-Catherine-de-Fierbois (près de Chinon), au début de sa « mission divine ». L’épée serait dans un souterrain, une crypte ou un pilier. Mais des historiens nuancent. Un frère de Jeanne aurait possédé cette mythique épée après sa mort, puisqu’il était chargé de veiller sur ses biens. Quoi qu’il en soit, le conditionnel s’impose tandis que le mystère, lui, reste bien présent.

  • Lagny-sur-Marne, Week-end au bord de l’eau

    La Marne en fête

    Croisière
    En 2001, plusieurs villes traversées par la Marne décidaient d’organiser une fête collective en son honneur, un prétexte aussi pour partager de bons moments ensemble. Le week-end du 27 juin qui s’est déroulé à Lagny n’a pas dérogé à la règle. « Grâce au temps superbe, nous avons beaucoup plus de visiteurs que l’an dernier. Mais la réussite exceptionnelle de cet évènement tient surtout  à l’importance du travail partagé par les communes de Marne-et-Gondoire desservies par la rivière » précise Jean-Luc Sanson. Arborant lunettes de soleil et canotier, le président de l’Office de tourisme de Marne-et-Gondoire déambulait, dimanche après-midi, sur le quai de la Gourdine. Une affluence également confirmée par Robert Roy, président du comité des fêtes de Lagny. « Samedi soir, nous avons servi 150 repas complets en deux heures, un record !». 

    Canot vapeur

    Manège

    Yole de Ness passant sous le pont Maunoury
    Ludique et pédagogique

    Le service animation de la Ville et plusieurs associations étaient à pied d’œuvre pour accueillir le flot incessant des visiteurs, avides de pratiquer des activités rafraîchissantes (pédalo, paddle, canoë, kayak, baby-ski, canot à vapeur, excursion en vedette, etc.), mais aussi de s’instruire auprès des stands écologiques, dont celui de la Fédération de Seine-et-Marne pour la pêche et la protection du milieu aquatique, basée à Montereau-sur-le-Jard. Ses membres renseignaient sur les espèces peuplant la Marne (écrevisses et poissons), tandis que l’atelier des Savants fous de Meaux animait un quizz sur la Marne pour les plus jeunes. Les scouts et guides de France marins du groupe Saint-Furcy ont mis à l’eau une yole de Ness, embarcation de pêche à fond plat des îles Shetland, prêtée par la base régionale de loisirs de Jablines-Annet. Le groupe a d’ailleurs pour projet d’en restaurer une et a lancé une souscription (don déductible des impôts à hauteur de 60 %) pour financer l’opération chiffrée à 4300 euros. Ceux qui n’avaient pas le pied marin ont trouvé leur bonheur dans les manèges ou autres activités terrestres : balade en poney, ateliers animés par des artistes de la Tannerie, maquillage et jeux d’adresse proposés par la Ludothèque dans le square Foucher de Careil.
    L’histoire de la batellerie
    La Marne sera encore à l’honneur lors de l’exposition « Embarquons ! 10 000 ans de navigation », une manifestation gratuite qui se tiendra du 10 au 26 juillet à bord de la péniche Damami, quai Saint-Père. Elle retrace l’origine de la batellerie et les grandes étapes de la navigation fluviale en France, de la Préhistoire à nos jours. « Ce bateau a transporté des marchandises pendant 40 ans, avant d’être transformé par mon père en 1990. Depuis cette date, il effectue des croisières et participe à des animations sur Lagny et ses environs » précise Drian Riou, 39 ans, gérant de la société Damami. 

    S. Moroy

    La Marne au fil de l’Histoire
    Longue de 514 km, c’est la rivière française la plus longue. Depuis le Moyen âge, elle est utilisée pour le transport des marchandises vers Paris. Au milieu du XIX siècle, les rivières s’aménagent progressivement avec des barrages pour les canaliser. La Marne devient un lieu de loisirs, accueillant des guinguettes le long de ses rives et organisant des balades en canot. Des crues importantes surviennent en 1876 et en 1910. Les experts ont remarqué que ces fortes crues se produisent environ tous les 100 ans. A partir de 1930, des zones de baignade et d’activités nautiques sont néanmoins créées. En 1942, Melun a sa plage, Meaux en 1950. Cette dernière sera fermée en 1970 pour cause de pollution, mais réouverte en 2007.

  • Le Street art envahit l’ancien hôpital de lagny-sur-Marne

    Le Street art envahit l’ancien hôpital de lagny-sur-Marne

    Métamorphose éphémère… de l'hôpital de Lagny

    Urgences2Le talent débridé des graffeurs donne vie aux mythes. Dans le couloir des urgences,  la Cadillac de SOS Fantômes près d'une jolie infirmière blonde, prête à tagguer.

    Le site Saint-Jean est devenu, le temps d’un week-end (16 et 17 mai 2015), un phare du Street art. Une occasion exceptionnelle que le public n’a pas laissé échapper pour découvrir des œuvres, aussi monumentales qu’insolites, et rencontrer leurs créateurs.

    Urgence2Sur la porte d'entrée qui était réservée aux ambulances, l'œuvre de Treize-Bis illustre une petite fille anatomique qui appelle au secours.

    Et les visiteurs ne se sont pas fait prier pour investir les lieux. On a dénombré près de 2000 personnes durant la seule journée de samedi. Dans l’enceinte de l’ancien hôpital, propriété de Marne-et-Gondoire, ils ont pu admirer les œuvres d’une trentaine d’artistes.

    Fresque de l'artiste portugais Pantonio sur le bâtiment FournierDes fresques courant sur les murs ou les façades, comme celles de Pantonio et Inti sur le bâtiment Denis-Fournier, -réalisée en 4 jours sur une nacelle (25 m de haut)- mais cependant éphémères puisque l’édifice et les pavillons annexes seront détruits en 2016 pour la reconversion du site. Douze photos grand-format forment une haie d’honneur dans l’allée centrale. « Anatomie d’un lieu hautement emblématique et chargé de mémoire et de lumière, l’expo Rayon X rend un ultime hommage à la beauté évocatrice du site Saint-Jean » commente Alain Smilo, son auteur. Tous les artistes ont eu à cœur de s’approprier cet ancien lieu de naissances et de souffrances pour transmettre leurs émotions. Sans état d’âme, selon leur vécu, leur style et leur propre technique. « Le site est vraiment idéal, on ne pouvait rêver mieux. On s’est servi des reliefs sur les murs : grilles d’aération, panneaux, portes, colonnes » explique Elparo, tout en descendant de son échelle.

    Un lieu empli de souvenirs
    Avec deux autres graffeurs, Kataplokito et Euphorie, il a réalisé une fresque géante dans le couloir d’accès des urgences. Face à elle, surgissant du mur, la voiture de Ghostbusters (SOS Fantômes) à côté d’une pulpeuse infirmière, bombe acrylique à la main. « Ici, les connexions sont multiples. Moi-même, je suis né dans cet hôpital, il y a 28 ans » poursuit l’artiste. Car pour beaucoup l’endroit est chargé de souvenirs, parfois douloureux. « Je réside à Esbly et suis venu en 2012 pour me faire opérer du coude. C’est impressionnant et ça fait bizarre de revoir les lieux ainsi » témoigne Jérémy, 22 ans.

    Artistes en herbeDes ateliers ont permis aux street-artistes en herbe d'exprimer toute leur créativité.

    « C’est une idée géniale de laisser les artistes s’exprimer. En plus, cela rend hommage à tous ceux qui ont travaillé ici » applaudit son amie, Yasmine, 23 ans. Même avis pour Danièle, 67 ans, venue de Levallois (92) et dont la sœur habite Lagny. « C’est toujours intéressant quand plusieurs artistes s’associent pour réaliser une œuvre collective au sein d’un même espace, ça ouvre le regard ».

    Autre rendez-vous artistique pour les Latignaciens : samedi 30 mai. De 14 h à 0 h 30, aura lieu en centre-ville la 2e édition du festival consacré aux arts de la rue. 

    S. Moroy

    Arts rue