Étiquette : Genevieve de Galard

  • Diên Biên Phu

    Diên Biên Phu

    7 mai 1954 

    Dernière grande bataille de la guerre d'Indochine (1946-1954)

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    La plus longue et la plus meurtrière bataille de l’après Seconde Guerre mondiale.

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    Geneviève de Galard née à Paris le 13 avril 1925 est la célèbre héroïne de Diên Biên Phu, que tout le monde connaît pour l’avoir vue en 2004, dans différentes manifestations commémorant le cinquantième anniversaire de cette bataille. 

    Geneviève de Galard est affectée en Indochine à partir de mai 1953, au cœur de la guerre qui oppose les forces françaises à celles du Việt Minh. Elle vient en appui du service de santé des armées. Stationnée à Hanoï, elle opère des évacuations sanitaires par avion à partir de l’aéroport de Pleiku. Au printemps 1954, elle participe aux évacuations de la bataille de Điện Biên Phu. La plupart d’entre eux sont des blessés de guerrequi exigent des soins lourds pour être sauvés. Parfois, les avions sanitaires doivent se poser alors que l’artillerie ennemie pilonne la piste. Ces opérations d’évacuation sont très dangereuses. Tous les pilotes et militaires qui y ont participé le disent avec gravité.
    Le 27 mars 1954, le C-47 sanitaire de la Croix-Rouge, avec Geneviève de Galard à son bord, tente d’atterrir de nuit . Le poser est trop long et le moteur gauche de l’avion est sérieusement endommagé. Les réparations ne peuvent pas être effectuées sur place. L’avion doit être abandonné et, au lever du jour, l’artillerie ennemie le détruit ainsi que la piste.
    Geneviève de Galard se porte alors volontaire pour servir comme infirmière dans l’hôpital de campagne commandé par le médecin commandant Paul Grauwin. Bien que le personnel médical masculin soit très réservé elle est alors la seule femme dans le camp. On lui procure un semblant d’uniforme.
    Geneviève de Galard fait de son mieux pour apaiser les souffrances de ceux qui sont admis dans cet espace de soins où les conditions sanitaires sont forcément insuffisantes. Elle accompagne ceux qui vont mourir, tente de relever le moral des autres alors que les pertes ne cessent pas d’augmenter. Beaucoup de ceux qui ont bénéficié de ses soins et ont échappé ainsi à la mort l’ont citée en exemple. (Source l'histoire en rafales) 

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    Le 11 mars 2004, la villevaudéenne Geneviève Bossu   nommée chevalier de l’Ordre National du Mérite, est décorée par «sa marraine» et amie Geneviève de Galard

    Lors de la remise des insignes, Geneviève de Galard commence son discours par ces mots : 

    «  Malgré mon âge respectable, vous êtes pour moi une ancienne. Une de ces anciennes que nous admirons, des pionnières qui ont tant fait pour improviser, construire et forger ce que sont devenues les Convoyeuses de l’Air… » 

  • 8 juin 2020: Journée nationale d’hommage aux morts pour la France en Indochine

    8 juin 2020: Journée nationale d’hommage aux morts pour la France en Indochine

    Comme en témoigne le Figaro du 8 mai 1954, le 7 mai 1954 marque la chute de Dien Bien Phu. ll faudra attendre le 20 juillet 1954 pour que les négociateurs français et vietnamiens signent à Genève les accords de cessez-le-feu.

    La guerre d'Indochine avait duré 9 ans ..

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    Née en 1925, Geneviève de Galard s'engage en 1952, pendant la guerre d'Indochine dans le corps des convoyeuses de l’air qui rapatrie les blessés entre Dien Bien Phu et Hanoï à bord d’avions sanitaires.

    Geneviève de Galard

    Au cœur de l’attaque du Viet-Minh, elle se retrouve prise au piège à Dien Bien Phu : accidenté, son avion sanitaire ne peut plus repartir. Dès lors, elle partage le sort des quinze mille soldats enterrés dans la nasse du camp retranché. Après la chute de Dien Bien Phu le 7 mai 1954, elle demeure auprès des blessés.

    Seule femme dans la guerre, elle reçoit la Légion d’honneur et la Croix de guerre, le 29 avril 1954.

    En 2014, elle est élevée à la dignité de grand-croix.


    2014Le 11 mars 2004, Geneviève de Galard remettait à son amie villevaudéenne Geneviève Bossu la décoration de Chevalier de l'ordre national du Mérite par décret du14 novembre 2003…

    A noter que Geneviève de Galard a fait partie des seize femmes françaises que j'ai sélectionnées pour représenter les femmes au repas seniors du CCAS de décembre 2019.

    Y Godefroy

     
     
     
  • Dien Bien Phu.. 7 MAI 1954

    Dien Bien Phu.. 7 MAI 1954

    Guerre d'Indochine… Chute de Dien Bien Phu..

    7 MAI 1954: Geneviève de Galard, l'héroïque convoyeuse de l'air, la seule femme parmi les défenseurs.. 

    Pendant la guerre d'Indochine, elle s'engage en 1952 dans le corps des convoyeuses de l’air qui rapatrie les blessés entre Dien Bien Phu et Hanoï à bord d’avions sanitaires. 

    Au cœur de l’attaque du Viet-Minh, elle se retrouve prise au piège à Dien Bien Phu : accidenté, son avion sanitaire ne peut plus repartir. Dès lors, elle partage le sort des quinze mille soldats enterrés dans la nasse du camp retranché.

    Après la chute de Dien Bien Phu le 7 mai 1954, elle demeure auprès des blessés.

    Seule femme dans la guerre, elle reçoit la Légion d’honneur et la Croix de guerre, le 29 avril 1954.

    En 2014, elle est élevée à la dignité de grand-croix.

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    Dien bien phu 2jpgDiên Bien Phu.. LE FIGARO 8 MAI 1954

    Je remercie ce villevaudéen de mes amis qui m'a gentiment offert cet exemplaire du Figaro du 8 mai 1954 trouvé dans un recoin de son garage… Y Godefroy

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    Le 11 mars 2004, Geneviève de Galard remettait à son amie Geneviève Bossu la décoration de Chevalier de l'ordre national du Mérite par décret du14 novembre 2003

    Geneviève Bossu a eu  100 ans en 2019 dans son château de Bisy de Villevaudé..

  • Geneviève Bossu, convoyeuse de l’air en 1945

    Geneviève Bossu, convoyeuse de l’air en 1945

    VILLEVAUDE
     
    Elle a rapatrié les déportés et prisonniers de guerre

    Dès mai 1945, des milliers de prisonniers et déportés français ont été ramenés par avion. Ce rapatriement a été le premier et le plus important de l’Histoire. Sa réussite tient au dévouement de plusieurs acteurs : équipages, diplomates, médecins, infirmières, en particulier les IPSA (Infirmières pilotes secouristes de l’air). Une Villevaudéenne était l’une d’elles.

    Mme Bossu"J'ai vu tellement de souffrances, qu'aujourd'hui encore, je m'interdis de me plaindre".

    Geneviève Bossu, née Albinet, aura 95 ans dans trois mois. Coquette et encore alerte, elle porte sur ses semblables un regard plein de bonté, sans jamais se départir du sens de l’humour et de son sourire. Un beau visage, doux et grave, qui aurait pu, en son temps, inspirer Renoir pour l’un de ses célèbres portraits.

    Ispsa dakotLes IPSA devant un Dakota servant à rapatrier les rescapés

    A cause de son frère
    Quand la guerre éclate, Geneviève a 20 ans. Son frère, Roger Albinet (qui sera maire de Villevaudé de 1947 à 1971) est prisonnier en Allemagne. Avec un simple diplôme d’infirmière, elle intègre les IPSA, section aviation de la Croix-Rouge française créée en 1934, pour aller le chercher. « C’est la raison pour laquelle je voulais récupérer les prisonniers, même si je savais que je ne le retrouverais pas forcément ». 
    Première mission sanitaire 
    Son premier départ intervient en avril 1945. Il s’agit de ramener les prisonniers du camp de concentration de Buchenwald, rassemblés au Luxembourg. « On les a installés dans le train, sur des brancards. Ils avaient tous une étiquette autour du cou car certains ne parlaient pas. Il y avait beaucoup de Français et j’ai même retrouvé un cousin ! ». Le 8 mai 1945, jour où Berlin capitule, avec cinq collègues, elle accompagne en ambulance la première armée française (Rhin et Danube) à Mengen. « Les ponts sur le Rhin étaient détruits, le ravitaillement en essence pour l’armée se faisait par avion, de Strasbourg à Mengen. Les avions repartant à vide, il s’agissait de les remplir à raison de trois rotations par jour ». 1935 soldats, dont 560 couchés, seront convoyés dans une centaine d’avions de type Junker ou Dakota. « On voyait tellement de souffrances autour de nous que l’on ne se plaignait pas quand on était fatigué » confie Geneviève. 

    Les rescapées de Ravensbrück
    En août 1945, la voici à Malmoë (Suède) chercher une centaine de femmes que le comte Bernadotte, diplomate suédois, a réussi à extirper du camp de Ravensbrück, deux mois avant la capitulation allemande. Un terrible spectacle. « Elles n’étaient plus que squelettes. Notre crainte était que les parents les fassent manger trop. On les a soignées sur place pendant deux mois avant de les ramener en avion ».

    En mission en afrique 1946 - CopieLa jeune convoyeuse est ensuite détachée au ministère des colonies pour évacuer des familles et des malades bloqués par les guerres à Madagascar, en Afrique, Inde et Indochine. « Les avions n’étant pas rapides et volant assez bas, il fallait 3 jours aller et 3 jours retour pour faire Paris-Dakar » se souvient-elle.

    Une vie très active
    Fin 1946, Geneviève tombe malade. Sa convalescence se passe à Villevaudé, dans la demeure familiale. Elle réussit son diplôme d’infirmière d’État en 1950 et sera monitrice IPSA, puis hôtesse à Air Maroc. En 1956, elle épouse Henry Bossu, directeur des essais chez Panhard, et devient, jusqu’en 1967, infirmière pour l’OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord). En 1968, elle travaille dans un laboratoire puis, jusqu’à sa retraite en 1981, comme infirmière à la Compagnie générale d’électricité. Après la mort de son époux en 1995, elle reste à Villevaudé.

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    Nommée chevalier de l’ordre national du Mérite par décret du 14 novembre 2003, Geneviève aura le privilège d’être décorée le 11 mars 2004 par Geneviève de Galard, l’héroïque convoyeuse de l’air de Diên Bien Phu. 

     

    S. Moroy

     

    16 000 personnes ont été ramenées dans leurs foyers sans aucun incident aérien. Les opérations se sont heureusement déroulées au cours de l’été 1945. Les équipages se sont dépensés physiquement et ont fait preuve de savoir-faire. Les convoyeuses ont montré un dévouement sans limites. R. Barthélémy. Histoire du transport aérien militaire français. Paris, France-Empire, 1981.