Étiquette : Fort de Vaujours

  • 16 hectares du Fort de Vaujours vendus à Placoplâtre par la communauté d’agglomération?

    Le maire de Courtry n’a pas confiance

    Le président de la Communauté d’agglomération Marne et Chantereine a annoncé répondre favorablement à la demande de Placoplatre de faire des sondages géologiques sur la parcelle du fort de Vaujours appartenant à la CAMC, soit 16 ha, un tiers du site (lire notre précédente édition). Xavier Vanderbise, maire de Courtry, conseiller départemental et vice-président de la CAMC, exprime sa désapprobation dans un communiqué. « Je regrette évidemment l’état de cette parcelle achetée dans la précipitation et sans aucune prudence par la majorité précédente de la CAMC pour plus de 1,5 million d’euros. Elle constitue aujourd’hui un élément de patrimoine sans aucune valeur, pollué et inexploitable ». Et d’estimer inconcevable de permettre à Placo d’effectuer une quelconque activité sur cette parcelle. « Je déplore les positions de cette entreprise qui n’a toujours pas présenté de garanties établissant l’absence de danger dans les travaux de démolition opérés sur la parcelle lui appartenant. S’il est incontestable que le site doit faire l’objet d’une dépollution, l’opacité et le manque de considération totale de Placoplatre pour la sécurité des Courtrysiens et des ouvriers présents sur le chantier ne permettent pas, pour le moment, de lui accorder une quelconque confiance ». Jugeant que la position de Jean-Pierre Noyelles va à l’encontre de ses recommandations, entérinées dans une motion votée par son conseil municipal en février, le maire prévient qu’il ne «participera pas aux votes qui iront dans le sens de cette décision ».S. Moroy 

     

  • Courtry, manifestation citoyenne, le fort de Vaujours réactive l’inquiétude

    Courtry, manifestation citoyenne, le fort de Vaujours réactive l’inquiétude

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    « Obtenir la vérité sur la radioactivité et les pollutions du fort de Vaujours », tel était le leitmotiv des 380 personnes qui ont défilé samedi 8 février après-midi, de Coubron à Courtry, à l’appel du collectif Sauvons la Dhuis (voir notre note du 16 janvier 2011)

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    « Actuellement, on a tous les services de l’Etat contre nous. Je trouve inadmissible que Claude Evin, directeur de l’Agence régionale de Santé d’Ile-de-France, refuse une étude épidémiologique, c’est-à-dire la vérité aux citoyens. Cela fait plus de 15 ans que les habitants de Coubron et Courtry savent qu’il y a un malaise ; d’autant qu’un rapport de l’ARS de juin 2012 publie des statistiques révélant que 52 % des hommes et 49 % des femmes meurent de cancer à Courtry » martèle Christophe Nédélec, président des Abbesses de Gagny-Chelles, l’une des 9 associations affiliées au collectif.  A cheval sur les départements 77 et 93, le fort surplombe Vaujours, Courtry et Coubron. Après son abandon par le Commissariat à l’énergie atomique à la fin des essais nucléaires français en 1997, Placoplatre, filiale de Saint-Gobain implantée à Vaujours, en est copropriétaire depuis 2010 avec la Communauté d’agglomération Marne-et-Chantereine.

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    Expertises et contre-expertises se sont succédé, suscitant des polémiques sur sa décontamination effective. Pour les associations écologistes, le fort n’aurait été que très partiellement décontaminé du fait des coûts élevés de dépollution, soit 1000 m² seulement sur ses 45 hectares de surface. Elles suspectent de la contamination résiduelle en matières uranifères, dont l’uranium 238. Une irradiation confirmée en 2001 par la CRIIRAD (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité) et par le CEA lui-même pour certains ouvrages noyés dans le béton vu l’impossibilité de les décontaminer. 

    Inquiétudes pour l’eau 
    Mireille Lopez, présidente de l’Adenca (Association de défense de l’environnement de Claye-Souilly et ses alentours) s’inquiète pour la qualité de l’eau. « Le fort se trouve sur la butte d’Aulnaye. Les eaux qui en découlent se dirigent pour partie vers la Morée et Aulnay-sous-Bois où il y a un captage d’eau du Sedif, et vers le ru de Chantereine qui se jette dans la Marne, en amont de l’usine d’eau potable de Neuilly-sur-Marne ». Elle redoute également des infiltrations de perchlorate d’ammonium suite à la présence d’anciennes munitions enfouies sous le fort.  S. Moroy